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ACCARD Enora GRP1 – TD 3 Droit pénal – 6.

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Cas pratique n°1

Un homme souhaiterait intenter une action en justice pour viol à l’encontre d’une femme qui
lui a imposé une fellation. Rappeler date des faits

Une fellation non consentie constitue-t-elle un viol ?

L’article 222-23 du code pénal en vigueur avant la loi du 6 août 2018 dite Loi Schiappa
indique que « Tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la
personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise est un viol. Le viol est puni de quinze
ans de réclusion criminelle. ». De plus, l’article 222-23 du code pénal qui est entré en vigueur depuis
la loi du 6 août 2018 dite Loi Schiappa énonce que « Tout acte de pénétration sexuelle, de quelque
nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui ou sur la personne de l’auteur par violence,
contrainte, menace ou surprise est un viol. Le viol est puni de quinze ans de réclusion criminelle ».

En l’espèce, la fellation est une pénétration sexuelle commis sur la personne d’autrui.
L’homme n’était pas consentant pour la fellation.

Ainsi, Romain peut intenter une action en justice pour viol contre Aurélie qui risque d’être
condamnée à une peine d’emprisonnement de quinze ans.

FAUX principe de légalité criminelle : art.111-3 et art.111-4 et application de la loi pénale dans le
temps

Cas pratique n°2

Un français en vacances en Italie se fait violemment agressé par trois italiens.

Quelle loi va être applicable lorsque un délit a été commis à l’encontre d’un français par un
étranger à l’étranger ?

La loi pénale française accompagne et protège les français victimes d’infraction à l’étranger
selon l’article 113-7 du Code pénal qui énonce que « La loi pénale française est applicable à tout
crime, ainsi qu'à tout délit puni d'emprisonnement, commis par un Français ou par un étranger hors
du territoire de la République lorsque la victime est de nationalité française au moment de
l'infraction. ». De plus, la poursuite de ce délit est exercée par la requête du Ministère public
précédée d’une plainte de la victime ou d’une dénonciation officielle par l’autorité du pays où le fait
a été commis. Enfin, le principe non bis in idem énoncé à l’article 113-9 du Code pénal illustre l’idée
qu’aucune poursuite ne peut être exercée à l’encontre d’une personne justifiant qu’elle a déjà été
jugée pour les faits ou, en cas de condamnation lorsque la peine a été subie ou prescrite.

En l’espèce, la victime est de nationalité française.

Ainsi, la loi applicable pour ce délit passible de peines d’emprisonnement est la loi pénale
française.

Principe de territorialité

Cas pratique n°3

Le vol du tableau de la Joconde s’est déroulé en France mais il a été extradé en Espagne et il
est détenu par un marchand d’art espagnol qui souhaite le revendre.
Lorsqu’un vol a été commis en France mais le butin est détenu à l’étranger quelle loi va être
appliquée pour juger ce délit ?

L’article 113-2 du Code pénal énonce que « la loi pénale française est applicable aux
infractions commises sur le territoire de la République » et le second alinéa de l’article indique que
« l’infraction est réputée commise sur le territoire de la République dès lors qu’un de ses faits
constitutifs à lieu sur ce territoire ».

En l’espèce, le musée du Louvre qui contient la Joconde est situé en France. Donc l’infraction
a été commise sur le sol français.

Ainsi, selon l’article 113-2 du Code pénal la loi applicable pour juger cette infraction
matérielle est la loi pénale française.

Légalité criminelle et principe de territorialité

Cas pratique n°4

Un crime a eu lieu à bord d’un pavillon français à proximité de Dunkerque. Tous les
protagonistes du crime sont français.

Quelle est la loi applicable pour ce crime français commis à Dunkerque ?

L’article 113-3 du code pénal indique que « La loi pénale française est applicable aux
infractions commises à bord des navires battant un pavillon français, ou à l'encontre de tels navires
ou des personnes se trouvant à bord, en quelque lieu qu'ils se trouvent. Elle est seule applicable aux
infractions commises à bord des navires de la marine nationale, ou à l'encontre de tels navires ou des
personnes se trouvant à bord, en quelque lieu qu'ils se trouvent. ». art.113-1 et art.113-2

En l’espèce, le crime a été commis à bord d’un pavillon français par un français contre un
autre français.

Ainsi, l’auteur de cet homicide volontaire va être jugé sous l’autorité de la loi pénale
française.

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