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2- Les provisions

2-1. Les conditions de déduction des provisions


La provision est la constatation comptable soit de la dépréciation,
soit de la perte subie par un élément de l’actif non amortissable, soit
d’une charge non encore effective à la date de clôture de l’exercice,
mais que les évènements en cours rendent probable. Pour qu’une
provision soit déductive, il faut :
Que la provision porte sur une charge ou perte déductible
Qu’un événement rende cette perte ou charge probable
Que la perte ou la charge soit nettement précisée.
L’évènement lié à la perte ou à la charge de fond, doit avoir son
origine dans l’exercice concentré
La provision doit pouvoir être calculée avec une précision suffisante,
En plus de ces conditions de fond, il existe deux conditions de
formes :
La provision doit être constatée dans les écritures comptables de
l’exercice
La provision doit figurer sur un relevé spécial dé posé en même
temps que la déclaration des résultats
2-2 Analyse des principales provisions
Les provisions sont différentes des amortissements sur au moins
deux points.
Contrairement aux amortissements, la provision exprime
l’amoindrissement seulement probable de la valeur d’un élément
d’actif, ensuite les provisions ne sont pas irréversibles
1-Provisions pour créances douteuses litigieuses
Une créance douteuse est une créance compromise en raison de la
mauvaise situation du débiteur mais non définitivement perdue. Une
créance douteuse n’est donc pas une créance totalement
irrécouvrable.
Une créance litigieuse est une créance sur laquelle, il existe un
désaccord non encore tranché. Une créance litigieuse n’est pas
totalement perdue. Dans les deux cas, il y a une perte probable
donnant lieu à constitution de provision qui ne saurait dépasser 75%
du montant de la créance (limite maximale acceptée par
l’administration). La perte probable doit être justifiée au moyen de
documents (un commencement de procédure est nécessaire : Acte
extrajudiciaire, rapport d’un avocat, etc…)
La provision doit être constituée client par client, ce qui interdit tout
système de provision déterminée par application d’un pourcentage
sur le chiffre d’affaires ou sur les comptes clients (provision
statistique).
Une provision pour créance douteuse ou litigieuse constituée dans
les conditions ci-dessus est déductible.
Par ailleurs une provision constituée pour une créance totalement
irrécouvrable n’est pas déductible car une provision déductible porte
sur une perte probable alors qu’ici la perte est certaine.
NB : la provision est calculée sur la créance TTC car le fisc ne restitue
pas la taxe sur les créances impayées (Note n 1691 /IND du 06
novembre 1982 de l’Administration des impôts).-
2-Provision pour dépréciation de stock.
Les provisions pour dépréciation de stocks sont déductibles.
Toutefois, les stocks sont évalués d’après le cours du jour à la date de
l’inventaire
3 –provisions pour propre assureur
Non déductibles à réintégrer, la charge provisionnée n’est pas
probable mais éventuelle
4-Provisions pour congés payés
Les provisions pour congés payés ne sont pas des déductibles
fiscalement. Elles ne seront déductibles que lorsque les congés seront
effectifs c’est à dire l’année suivante. Les provisions pour congés
payés de l’exercice N sont non déductibles donc à réintégrer au
résultat de l’exercice N. Les provisions de N-1 sont déductibles en N
et celles de N sont déductibles en N+1
5-Provisions pour licenciement
Non déductibles à réintégrer
6-Provisions pour gratifications
Elles sont déductibles à condition que le versement de la gratification
résulte d’un engagement formel pris au cours de l’exercice. Dans le
cas contraire, elles sont non déductibles caractère de réserve.
7-Povision pour charges à payer
Non déductibles à réintégrer pour l’exercice Net à déduire pour
l’exercice N-1
8-Provisions pour retraite ou départ du personnel
Elles ne sont pas fiscalement déductibles, caractères de réserve
9-Provisions pour garantie donnée aux clients
Elles ne sont pas déductibles, caractère de réserve
10- Provisions pour la charge mais une immobilisation ; en plus elles
ont un caractère de réserve.
11-provisions pour travaux et réparations
Déductibles si la charge elle-même est déductible et non déductible si
la charge ne l’est pas.
12-Provisions pour dépréciation du portefeuille
Déductibles lorsque les conditions générales de déduction des
provisions sont remplies.
13- provisions pour risques et charges déductibles
14-provisions pour pertes de change
Les provisions pour perte de change doivent être réintégrées dans le
résultat fiscal du fait que les créances et les dettes en monnaies
étrangères ont été évaluées sur la base des cours connus à la date de
clôture.
Non déductibles à réintégrer, caractère de réserve 1
15-Provisions pour congés payés
Elles ne sont pas déductibles fiscalement pour l’exercice en cours(N),
par contre pour, elles le seront pour l’exercice (N+1) .Caractère de
réserve
16-Provisions pour charges à payer
Non déductibles à réintégrer pour l’exercice N et à déduire pour
l’exercice N-1
17-provisions pour investissement(ND)
A caractère de réserve
18-provision pour impôt(ND) ou D
Elles sont déductibles si l’impôt est déductible et non déductible si la
charge ne l’est pas.
N.B : La reprise de toutes les provisions non déductibles est exonérée
fiscalement

III-ANALYSE FISCALE DES PRODUITS


Les produits imposables comprennent en principe les produits
retenus par la comptabilité de l’entreprise. Ce sont les produits
d’exploitation, les produits financiers et les produits hors activités
ordinaires(HAO)
Ne sont examinés dans le cadre de ce module que quelques rappels.
Les postes susceptibles de présenter des divergences de traitements
entre la fiscalité et la comptabilité feront l’objet d’un traitement plus
complet.
1-Montant des ventes ou travaux à retenir pour l’assiette de l’impôt
Les entreprises qui ont pour objet soit la revente en l’état des
marchandises, soit la fabrication et la vente de produits finis, soit
l’exécution des travaux mobiliers doivent retenir pour l’assiette des
impôt, toutes les sommes reçues ou créances acquises au cours de la
période d’imposition en contrepartie des ventes ou travaux
effectués.
1-1Le montant des ventes
Le montant des ventes et travaux à prendre en considération doit
être diminué des rabais, ristournes et remises lorsqu’ ils sont inscrits
sur la facture elle-même. En revanche, le prix de vente ne doit pas
être diminué des escomptes de règlement inscrit sur la facture. Ceux
–ci doivent être en effet comptabilisés au débit du compte sur la
facture «  escompte accordé ». Enfin, bien qu’ils constituent une
recette imposable. Les frais de port facturés distinctement aux
clients, ne sont pas compris dans le montant de vente, mais inscrits
au crédit du compte « port et
Selon le SYSCOA, les comptes sont tenus hors taxe. Dès lors, la TVA
ne doit pas figurer parmi les charges et produits d’exploitation.
Ventes libellées en monnaie étrangères
Les ventes libellées en monnaies étrangères, doivent être
comptabilisés le jour de l’opération par leur contre- valeur en francs
CFA. La variation du cout de change n’entraine aucune modification
du total des ventes.
La traduction comptable de ces fluctuations apparait dans les
écritures d’inventaires sous la forme d’un gain ou d’une perte de
change. Le gain est comptabilisé : le gain latent ne l’est pas. La perte
latente est comptabilisée sous forme de provision, mais non
déductibles fiscalement.
1-2 Exercice de rattachement
a- Principe

D’une manière générale, les créances consécutives à des ventes


doivent être comprises dans les produits de l’exercice au cours
duquel l’accord a été réalisé entre les parties sur la chose et le
prix. Autrement dit, les créances sur les clients (et les
versements faits d’avance par ces derniers) engendrent un
profit imposable au cours de l’exercice pendant lequel a lieu la
livraison des biens vendus pour les ventes de biens et
l’achèvement des prestations pour les fournitures de service.

b- Règles particulières

Prestations continues
Localisation et prêts d’argent : On doit inclure dans les résultats
de chaque exercice, les loyers intérêts courus et non les
sommes encaissées.
Prestations continues concernant plusieurs exercices (entretien
par exemple) ; comme précédemment, on doit inclure les
numérotations dans les résultats au fur et à mesure de
l’exécution des prestations.

1-3 Gros travaux donnant lieu à réception provisoire


Selon la doctrine de la DGI (instruction du 19 MARS 1975), les
situations et facturation s des travaux sont comptabilisées au
fur et a mesure de leur établissement dans les comptes de
produits correspondant ; même si celles-ci concernent des
marches administratifs non engagés régulièrement.
Conformément à la règle générale, une vente de cette nature
doit être rattachée à l’exercice du cours duquel l’accord des
parties a été réalisé et s’il y a lieu, la livraison effectuée.

Remarque :
a) Avance de démarrage :

Lorsqu’une entreprise reçoit de ses clients des avances de


démarrages, ces avances doivent être comptabilisées dans
un compte d’attente au passif du bilan et ne constituent
donc pas une recette imposable.

b) Retenues de garantie

Il y a retenue de garantie lorsqu’ il est prévu que, jusqu’ a


réception définitive de l’ouvrage par le maitre de l’ouvrage,
celui-ci sera en droit de retenir a titre de garantie, un certain
pourcentage sur le prix des travaux effectués. Le
remboursement de la retenue à l’entreprise ayant exécuté
les travaux, intervient un(1) an après la livraison complète de
l’ouvrage.
Il est admis que les créances correspondant à des retenues
de garantie prévues par certaines catégories de travaux ou
de fournitures et pratiques sur le montant des mémoires, ne
sauraient être considérées comme incertaines dans leur
principe.
Etant par ailleurs fixées quant à leur, les recettes de garantie
doivent être considérées comme des créances acquises que
les entreprises doivent prendre dans les résultats de
l’exercice au cours duquel elles ont pris naissance sans qu’il
ait lieu la vérification et l’acceptation des travaux en cause.

c) Travaux fait par l’entreprise pour elle-même

Lorsque les travaux faits par l’entreprise pour elle-même ont


pour conséquence une augmentation de l’actif, leur cout doit
être inscrit à l’actif du bilan. Dans cette situation ; le montant
des sommes inscrites au compte d’actif est porte au crédit du
compte 72 « production immobilisée » au titre des travaux
faits par l’entreprise pour elle-même. L’écriture
correspondante traduit non pas la prise en compte véritable
d un produit imposable mais bien une simple annulation
comptable de la précédente inscription au débit du compte
de production immobilisée des dépenses et achat de
matériaux, salaires travaux, fournitures et services
extérieurs » exposés pour la réalisation des travaux faits par
l’entreprise elle-même.

d) Prestation de service

Les entreprises qui ont pour objet principal soit la location de


biens, de services ou d’ouvrage soit l’exercice d’une activité
d’intermédiaire ou de mandataire pour le compte d’autrui
moyennant le versement de loyers, de courtage de
commission ou autres rémunération pour prix des services
rendus doivent en général prendre dans un compte l’assiette
de l’impôt les sommes qu’ elles effectivement encaissées ou
la valeur des biens et services qu’ elles ont reçu en payant
ainsi que les créances acquises par elles à la clôture de
l’exercice.
Recettes encaissées
D’une façon générale, il convient de retenir parmi les
recettes d’un exercice, l’ensemble des sommes
effectivement encaissées elles par exemple les frais de
dossier que les banques et établissement de crédit exigent
des clients auxquels ils consentent des ouvertures de crédit.

Créances acquises
Les prestataires de service doivent en principe faire état à la
clôture de chaque exercice de toutes les créances acquises
correspondant aux prestations fournies au cours dudit
exercice quel que soit la date de leur exigibilité et l’époque
effective de leur recouvrement.
Il en est ainsi par exemple pour les primes émises par les
sociétés d’assurance. Les primes constituent en effet, dès
leur échéance des créances définitivement acquises à
l’assureur et doivent en conséquence être rattachées au
résultat de l’exercice au cours duquel elles sont échues ;
même si elles sont recouvrées au cours d’exercices
ultérieurs.

2-Les produits accessoires


Les produits accessoires comprennent tous les produits que
l’entreprise réalise à l’occasion de son activité principale.
Les produits accessoires peuvent aussi provenir de la mise en
valeur de certains éléments de l’actif. Ces produits peuvent
enfin résulter d’opérations annexes effectuées par ladite
entreprise dans le cadre habituel de sa gestion. Parmi les
produits accessoires, on peut citer notamment :
 Les redevances pour brevet et licences ;
 Les revenus de locations des immeubles figurant à
l’actif du bilan.
2-1 Redevances provenant de concession de licence
d’exploitation :
Les redevances perçues en cas de concession de
licence d’exploitation par le titulaire d’un brevet d’une
marque de fabrique ou d’une formule de fabrication
présente en principe le caractère de BNC. Elles ont
toutefois le caractère de BIC lorsque les brevets,
marques de fabrique, procédés ou formules de
concession sont inscrits à l’actif du bilan.

2-2 Les revenus de locations des immeubles figurant à l’actif du bilan


Les revenus provenant de la location d’immeubles inscrits à l’actif du
bilan sont des revenus imposables à l’impôt BIC. A côté de ce
principe, il existe quelques particularités qui méritent d’être
expliquées.
2-2-1 Immeubles mis gratuitement à la disposition des membres du
personnel ayant la qualité de salarié
L’avantage ainsi consenti constitue un supplément de salaire en
nature imposable entre les mains des bénéficiaires selon l’évaluation
faite suivant le barème fiscal. L’entreprise peut dans ce cas procéder
uniquement à la déclaration de cet avantage en nature à l ITS. En
l’absence de déclaration, les avantages en nature constituent
normalement non des suppléments de salaires mais des revenus
distribués (SARL, Société par action…) ; ou des libéralités non
déductibles pour l’assiette BIC. La valeur locative est une évaluation
forfaitaire qui doit être réintégrer dans le résultat imposable.

2-2-2 Immeubles mis gratuitement à la disposition de l’exploitant


individuel, des associés de société de personnes et assimilées et des
membres de leur famille
L’avantage ainsi consenti à des personnes qui n’ont pas du point de
vue fiscal le statut de salarié constitue un produit qui doit être évalué
et intégré aux résultats imposables. L’évaluation doit être égale au
montant du loyer que l’immeuble aurait normalement procuré s il
avait été donné en location.

2-2-3 Immeubles mis gratuitement à la disposition des tiers


Il s’agit d’une libéralité non déductible qui entraine réintégration aux
résultats imposables de la valeur locative et exigibilité de l IGR(ou
BNC et IGR) pour les contribuables ne relevant pas du régime de la
distribution : entreprises individuelles, sociétés de personnes
3-Régime d’imposition des subventions

REGIME D’IMPOSITION DES SUBVENTIONS


(Réf : Note n° 3339/MEMEF/DGI-DLC/nt 022-022/2002-12/ ba du 26
décembre 2002)
Il est apparu des hésitations dans le traitement fiscal des subventions
et abandons de créances. La présente note a pour objet de définir ces
notions et d’en préciser le régime fiscal.
Il existe diverses sortes de subventions. Elles peuvent être classées en
fonction de leur objet. Ainsi, selon ce critère on distingue :
 Les subventions d’équipement ;
 Les subventions d’exploitation ;
 Les subventions d’équilibre ;
 Les subventions de recherche-développement

L’octroi de ces subventions peut être affecté de conditions. Il existe


ainsi :
 Les subventions selon le critère d’affectation ;
 Les subventions sous conditions

3-1 Les subventions selon le critère d’affectation


3-1-1Les subventions d’équipement

Définition
Les subventions d’équipement encore appelées subventions
d’investissement sont des aides financières accordées aux entreprises
et destines à la création ou à l’acquisition d’immobilisations à
l’exception de titres de participation, ou au financement d’activités à
long terme.
Ces subventions sont accordées par l’Etat, les collectivités publiques,
les organismes internationaux ou des tiers. Dans certains cas,
l’entreprise reçoit cette subvention d’investissement sous la forme
d’un transfert direct d’immobilisations.

3-1-1-2 Traitement fiscal


a) Au regard de l’impôt sur les bénéfices industriels et
commerciaux
Les subventions d’équipement accordées aux entreprises ne constituent pas
des produits rattachés a l’exercice de leur octroi. Elles doivent être regardées
comme un accroissement des capitaux.
Toutefois, ces subventions sont imposables selon des modalités particulières,
suivant que les biens qu’ elles servent à financer sont amortissables ou non.
Modalités d’imposition de la subvention servant à financer des biens
amortissables L’imposition de la subvention est étalée sur la durée
d’amortissement du bien. Le montant de la subvention est rapporté par
fractions aux résultats imposables de chacun des exercices sur la durée
d’amortissement du bien à concurrence du montant des amortissements
pratiques.
Si la subvention d’équipement n’a que partiellement financé le bien, la fraction
de la subvention rapportée aux produits de chaque exercice est déterminée par
application du taux d’amortissement du bien sur le montant total de la
subvention.
Quote-part de subvention amortie= subvention× taux d amortissement

APPLICATION
Soit une immobilisation acquise le 1er avril de l’année N à 10.000.000 de francs
et financée en partie par une subvention de 8.000.000 de francs. Le bien est
amortissable sur une durée de 5 ans selon le mode linéaire.
Le taux d’amortissement est de 20%.

Modalité d’imposition de la subvention servant à financer des biens non


amortissables

Lorsque la subvention porte sur le financement d’une immobilisation non


amortissable, le montant de la subvention est repris chaque année dans le
résultat par fractions égales calculées sur la durée d’inaliénabilité du bien, ou
en l’absence d’une telle clause d’inaliénabilité, sur une durée de cinq(5) ans.
En cas de cession de biens financés en totalité ou en partie par une subvention
d’équipement, que ces biens soient amortissables ou non, la fraction de
subvention non encore rapportée aux résultats est déduite de la valeur-
comptable nette de l’immobilisation pour la détermination de la plus-value ou
de la moins –value. La fraction de subvention ainsi déduite de la valeur
comptable nette constitue un produit à rapporter entièrement au résultat de
l’exercice de cession de l’immobilisation.
Toutefois cette fraction de subvention peut bénéficier des dispositions de
l’article 28 du code général des impôts relatives à l’exonération des plus-values
sous condition de remploi.
En cas de fusion, la fraction de subvention de la société absorbée non encore
imposable est rapportée aux résultats de la société absorbante sur la durée
restant à courir.
Pour la détermination de l’impôt minimum forfaitaire (IMF), le montant de la
reprise sur subvention n’est pas compris dans la base imposable.

b) Au regard de la contribution des patentes


Le droit sur le chiffre d’affaires de la contribution des patentes est
déterminé par application du taux de ce droit sur l’ensemble des recettes
et produits acquis dans le cadre de l’exercice de l’activité Y compris
toutes les sommes des activités annexes et accessoires ou de la
réalisation de l’actif commercial quelle que soit leur situation au regard
des taxes sur le chiffre d’affaires.
La subvention octroyée n étant pas un produit immédiatement
imposable, elle n est donc pas à rapporter au chiffre d affaires pour la
determination du droit sur le chiffre d affaires de l année de l octroi.
De meme, les reprises sur subvention d équipement ne sont pas
comprises dans la base imposable au droit sur le chiffre d affaires de la
contribution des patentes.
Toutefois, en cas de cession, le montant de la subvention rapportée au
resultat est à integrer dans le chiffre d affaires pour la determination du
droit sur le chiffre d affaires de la contribution des patentes.

C) Au regard de la taxe sur la valeur ajoutée

La subvention d’équipement affecté conformément à son objet n’est pas


imposable. Cette subvention est par ailleurs à exclure du calcul du
prorata de déduction.
Toutefois, la TVA afférente aux investissements financés en totalité ou
en partie par ces subventions est déductible dans les conditions de droit
commun.

3-1-2 La subvention d’exploitation, la subvention d’équilibre et la


subvention de recherche-développement

3-1-2-1 Définitions
La subvention d’équilibre :
La subvention d’équilibre est celle dont bénéficie l’entrepise pour
compenser tout ou partie de la perte globale qu elle aurait subie si cette
subvention ne lui avait pas été accordée.
La subvention d exploitation :
La subvention d exploitation est allouée à l entreprise pour lui permettre
de compenser l insuffisance de prix de vente de certains produits ou de
faire face a certaines charges d exploitation.
Les subventions d exploitation sont accordées par l état, les collectivités
publiques ou les personnes privées généralement à des entreprises
soumises à des obligations particulières telles que l application de tarifs
homologués, la production de biens conformement a des normes
imposées qui rendent l exploitation non rentable. Elles comprennent par
exemple, les indemnités compensatrices pour insuffisance du prix de
vente administré.
Les subventions de recherche-développement :
Il s agit de subvention accordée par l Etat, les collectivités publiques, les
organismes internationaux ou des tiers à des entreprises engagées dans
un programme de recherche scientifique ou technologique y compris la
conception de logiciels informatiques.

3-1-2-2 Traitement fiscal


a) Au regard de l impot sur les bénéfices industriels et commerciaux

La subvention d exploitation et la subvention d equilibre constituent


un enrichissement immediat pour l entreprise bénéficiaire. Elles sont
comptabilisées comme un produit lorsqu’ elles sont certaines dans
leur principe et dans leur montant.
En ce qui concerne la subvention allouée a l’entreprise dans le cadre
de son programme de recherche-développement, elle est rattacher
entièrement aux produits imposables de l’exercice de son octroi.
Toutefois, si les dépenses relatives au programme de recherche sont
immobilisées ou inscrites dans un compte de charges à repartir sur
plusieurs exercices, le montant de la subvention sera rapporté par
fraction aux résultats imposables sur la durée d’étalement des
charges à repartir ou au rythme de l’amortissement pratiqué. En tout
état de cause, la durée de l’étalement des charges a repartir ou de
l’amortissement ne pourra excéder cinq(5) ans.

b) Au regard de la contribution des patentes


Pour la détermination du droit sur le chiffre, il est tenu compte du
montant total des subventions d’équilibres et des subventions
d’exploitations.
Le montant total des subventions allouées en faveur de la recherche-
développement est également compris dans le chiffre d’affaires
lorsqu’ il n’est pas rapporté de façon étalée aux résultats imposables.
En cas d’étalement, seule la fraction rapportée au résultats
imposables est a comprendre dans le chiffre d’affaires pour la
détermination du droit sur le chiffre d’affaires.

c) Au regard de la taxe sur la valeur ajoutée

En matiere de taxe sur la valeur ajoutée, les subventions


d’exploitation sont imposables lorsqu’ elles sont directement liées au
prix des opérations taxables.
Ainsi, la subvention d’exploitation qui permet a l’entreprise de
compenser l’insuffisance de prix de vente de certains produits ou de
certaines charges d’exploitation, est imposable lorsqu’ il s’agit d’une
opération passible de la Tvn.
La subvention d’équilibre versée pour combler un déficit ne constitue
pas un complément de prix par conséquent, il n’est pas taxable. La
subvention de recherche-développement ne constitue pas non plus
un chiffre d’affaires taxables.
Toutefois, lorsqu’ il peut être établi que ces subventions constituent
la contrepartie d’une opération réalisée au profit de la partie
versante, ou l’engagement a fournir cette contrepartie, les sommes
en cause sont entièrement taxables.

3-1 Les subventions sous conditions


L’octroi de subventions peut être affecté de conditions. Selon cette
modalité, on distingue les subventions sous condition suspensive et
les subventions sous condition résolutoire.
3-2-1 Les subventions sous condition suspensive
Les sommes allouées ne prennent le caractère de subvention qu a la date de la
réalisation de la condition rattachée a leur octroi. Avant la réalisation de ladite
condition, les sommes en cause sont considérées comme de simple avances ou
prêts. Elles ne sont donc pas a rapporter au résultat.
Lorsque la condition se réalise, les sommes allouées sont considérées comme
définitivement acquise a cette date.
Elles prennent alors le caractère de subvention.
Le traitement fiscal rattaché a chaque nature sa subvention ne s’applique qu a
partir de cette date.
3-2-2 Les subventions sous conditions résolutoire
Les sommes allouées ont le caractère de subvention jusqu’ a la date de
réalisation résolutoire rattachés a leur octroi. Lorsque ladite condition se
réalisé, les sommes allouées sont considérés comme des avances.
Le traitement fiscal rattachée a chaque nature de subvention s’applique à
compter de la date de l’octroi de la subvention jusqu’ a la date de réalisation de
ladite condition.
Après cette date, les sommes précédemment imposes comme subvention sont
déduites des résultats des exercices au cours desquels les remboursements des
sommes allouées interviennent. Ces sommes suivent par ailleurs le sort des
annulations du chiffre d’affaires au regard des autres impôts et taxes.

4-Les produits financiers


Selon le SYSCOA, les produits financiers de l’entreprise sont à enregistrer dans
le compte 77(Revenus financiers et produits assimilés). Du point de vue fiscal,
les produits peuvent être classes en trois groupes.
4-1 Les produits des titres a revenues variables
Parmi ces produits, on peut citer notamment :
a. Les dividendes résultant de participation minoritaire
En droit fiscal, il faut entendre par participation minoritaire, les
participations n’entrant pas dans le régime fiscal des sociétés mères.
Selon l’article 21 du CGI, les revenus de ces partitions détenues par une
entreprise redevable des BIC subissent une déduction extracomptable de
50% de leur montant net (montant brut, déduction faite de l IRVM), lors
de la détermination du résultat fiscal.

b. Les revenus des participations reçues des filiales par les sociétés mères
(art 22du CGI) pour être sous le régime des sociétés mères, il faut réunir
certaines conditions :
 La société mère et la filiale doivent être des sociétés de capitaux (SA,
SARL…)
 La société mère doit avoir son siège social en CI
 La société mère doit détenir au moins 1O% du capitale de la filiale depuis
2 ans
Ce pourcentage s’apprécie à la date de mise en payement des produits de la
participation. Ce pourcentage n’est pas nécessaire si le prix des litres est
supérieur a 1milliard de francs.
Selon l’article 22 du CGI, lorsque les conditions sont remplies, les revenus
nets encaisses subissent une déduction Extracomptable de 95% lors de la
détermination du résultat fiscal

Clés dividendes des sociétés cotées à la BRVM


Les dividendes et tout autre produit des actions des sociétés cotées a la
BRVM subissent une déduction extra comptable de 90% du revenu net lors
de la détermination du résultat fiscal.

4-2-Les produits des titres à revenus fixes


Ils sont impossibles à l IRC avant leur prise en compte.
 Les intérêts des obligations sont exonérés à concurrence de 90% de leur
montant à (article 21-2 du CGI) condition que :
°Les obligations soient émises par des sociétés cotées a la bourse des
valeurs. Les obligations soient émises par l’Etat et ses démembrements
 Les obligations émises en CI et remboursables en 5 ans au moins sont
exonérés à hauteur de 90% de leur montant.
 Les intérêts des bons au porteur émis par la BNI sont totalement
exonérés d’impôt BIC (100%).
 Les intérêts des bons de caisse sont totalement exonérés d’impôt BIC
 Les intérêts des dépôts, prêts et comptes courants sont exonérés à
hauteur de 50% de leur montant.

APPLICATION :
Le résultat avant impôt de KOUBA s’élève à 20 000 000, lequel résultat
prend en compte les charges et produits suivants :
1. Achat d’une voiture de service pour le Directeur Général :4 000 000 F
TTC
2. AID déduit : 3 000 000 F
3. Produits finis vendus : 4 000 000 F
4. Livraison à soi-même (produits) produit émis par le comptable :
5 000 000 F
5. Produits finis imposables a 20 % : 10 000 000 F
6. Produits finis vendus : 4 000 000 F non imposables
7. La société est informée par sa banque que son compte banque a été
crédité de 70 000 000 F (produit né des dépôts)
8. Revenus / Obligations = 4 000 000
9. Dividendes reçu de sa filiale 40 000 000 sachant que l’entreprise est en
Cote d Ivoire et qu elle détient 15% du capital de sa filiale.
10. Intérêts de bon de caisse reçus : 30 000 000 ayant supporté l IBNC.
TAF : Calculer le résultat net RN. Solution :

5-1-1 Condition d’accès a l’exercice de (l’article 28)


 La plus-value doit provenir d’une cession
 La plus-value doit avoir été réalisé en fin d’exercice en cours
d’exploitation ; sont donc exclues des dispositions de l’article
28,les plus-values réalisées en fin d’exploitation qui sont placées
sous un régime particulier
 La plus-value doit porter sur des éléments de l’actif immobilisé ;
toutefois, les valeurs constituants le portefeuille de l’entreprise
(actions, parts, obligations ...) ne sont considérées comme faisant
parti de l’actif immobilisé qu’a condition d’avoir été acquises 5ans
au moins avant la date de cession, à moins que les actions ou part
représente 30% au moins du capital d’une tierce entreprise.
 L’entreprise doit prendre l’engagement de réinvestir la plus-value
dans un délai maximum de 3ans, a partir de la clôture de l’exercice
au cours duquel la plus-value à été réalisé. L’engagement doit être
donné dans une lettre adressé au directeur général des impôts
annexé à la déclaration des impôts
 Le réinvestissement doit se faire dans une entreprise en côte
d’ivoire.
 Le montant du réinvestissement doit être au moins égal au
montant de la plus-value augmenté du prix de revient des
éléments cédés.
Vo (bien cédé) + Plus-value = PC. + ∑Amortissements

APPLICATION :
L’entreprise YAO a cédé le 01 /07 /19N une machine outils acquise le
01 /01 /19N-5 au prix de 1000 000 F. Durée d’utilisation 10ans. Le prix de
cessation est 800 000
Déterminer le montant à réinvestir prévu par l’article 28 du CGI

5-1-2 Traitement de la plus-value en cas de réemploi


L’article 28 stipule que si le réemploi est effectué dans le délai de trois ans, les
plus-values distraite des BIC viennent en déduction du prix de reviens des
nouvelles immobilisations. Soit pour le calcul des amortissements, s’il s’agit des
demandes amortissables, soit pour le calcul des plus-values réalisées
ultérieurement s’il s’agit de bien non amortissable.

5-1-2-1 Réemploi en bien amortissable


La plus-value de cession n’est pas définitivement affranchit d’impôt. Pour la
plus-value réinvestie en bien amortissable, cette plus-value est déduite de la
base d’amortissement comptable pour obtenir la base d’amortissement fiscal.
Par contre, sur le plan comptable, la société devra pratiquée les
amortissements sur le prix de revient réel.
APPLICATION :
En se référant à l’IBIC-32, la plus-value placé sous l’article 28 a été réinvestie
dans l’acquisition d’une machine-outil le 01 /01 /N+ ! a 2 000 000 HT
TAF :
1- Déterminer la base fiscale d’amortissement et la base comptable
d’amortissement
2- Déterminer l’annuité d’amortissement déductible sachant que n=10 ans

5-1-2-2 Réemploi en bien non amortissable


La plus-value sera réintégrée au moment de la cession du bien.

5-1-3 cession d’un bien acquit par réemploi de la plus-value


5-1-3-1 Bien amortissable partiellement au moment de la cession
En cas de cession d’un bien acquis par réemploi de la plus-value et
partiellement amorti a la date de cession, le solde du compte 152 ( plus-value à
réinvestir) figurant au passif est à réintégré au résultat de l’exercice au cour
duquel la cession est intervenu

APPLICATION :
L’entreprise bénéficie de l’exonération de la plus-value d’IBIC – 32.
Elle emploi cette plus-value pour acquérir une machine-outil à la date du
01 /01 /N+2 à 2 000 000. A la date du 01/04/N YAO cède le bien à 800 000.
Quel est le montant de la plus-value de cession passible de l’impôt BIC sachant
que la durée du matériel et outillage est de 10 ans (mode linéaire) ?

5-3-2 cession de bien non amortissable acquit par réemploi de plus-value


L’article 28 précise que la plus-value précédemment exonéré vient en
déduction de la valeur d’acquisition de l’immobilisation pour le calcul des plus-
values fiscales sur la dite immobilisation.
APPLICATION :
La plus-value de 350 000 réalisée sur cession de machine-outil en 19N a été
réemployé le 01/01/N+1 à rachat de titre de participation de valeur 5 000 000.
Les titres ont été cédés le 01/01/N+6 à 6 000 000.
TAF : Déterminer la plus-value de cession passible de l’impôt BIC
5-1-4 Remise en cause de l’exonération
a- Investissement non réalisé
Si aucun n’investissement n’a été réaliser dans le délai de 3ans, la plus-
value doit être réintégré dans résultat ; aucune pénalité n7 est encouru.
b- Renonciation au régime de réemploi
L’entreprise peut renoncer au régime du réemploi, la plus-value est
rapportée au bénéfice imposable de l’exercice au cours duquel le délai a
expiré.
c- Réinvestissement avec un montant insuffisant
Dans ce cas soit l’intégralité de la plus-value est à réintégré à l’expiration
du délai de 3ans ou la partie non réinvestie est réintégré avec la quotité
de la partie investie à l’expiration du délai de 3ans.

APPLICATION :
L’entreprise YAO a cédé le 01/7/N une machine acquise le 01/01/N-5 à
Vo = 1 000 000, de durée d’utilisation= 10ans. Le prix de cession est de
800 000. L’entreprise décide de réinvestir la plus-value récoltée. Le
réinvestir est fait le 01/10/N+3 de montant × FHT en acquérant un
matériel et outillage de durée d’utilisation de 5ans.
TAF :
1- Déterminer la plus-value
2- Déterminer le montant de la plus-value à réintégrée au résultat dans
les cas suivants :
a- X = 1 350 000
b- X= 1 200 000
c- X= 500 000
d- X = 2 000 000
3- Supposons que le montant du réinvestissement égal 1 200 000 HT
( cas b) ce bien a été cédé le 20/12/N+4 à 1 150 000. On demande de
calculer la nouvelle plus-value à réintégré au résultat de N+4
4- Déterminer le montant minimum à réinvestir
5-2 plus-values en fin d’exploitation (article 33-CGI)
Au terme des dispositions de l’article 33 du CGI : « Les plus-values provenant de
la cession d’élément d’actif immobilisées en fin d’exploitation ou cas de cession
partielle d’entreprise et les indemnités reçu en contre partie de la cessation de
l’exercice de la profession ou au transfert d’une clientèle sont comptés dans les
bénéfices commerciaux et les bénéfices des professions non commerciales
pour la moitié de leur montant. Toute fois lorsque la cession, le transfert ou la
cessation intervient plus de 5ans apres la création ou l’achat des fonds, d’office
ou de la clientèle, la plus-value n’est retenu dans le bénéfice imposable que
pour le tiers (1 / 3) de son montant. Il est à préciser que l’imposition de ces
plus-values dans ces cas est effectuée en déduisant du résultat fiscal, de façon
extra comptable les (2/3) ou la moitié (1/2) de ces plus-values exonérées.
APPLICATION :
Une société crée en N-3 est contrainte de céder en N sa branche de négoce de
café cacao en raison du retrait par le gouvernement de son quota
d’exportateur
Installation d’usine : 1 300 000 000
Amortissement pratiqué : 304 000 000
Prix de cession : 1 000 000 000
1- Quel est le sort fiscal de la plus-value ?
2- Quel est le sort fiscal de la plus-value si la cession avait lieu en N+2