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Mécanique Quantique

Tome I. Histoires, bases et anciennes théories

I. Introduction

II. Histoire

III. Bases physiques

IV. La théorie de Bohr

V. L'expérience de Young

VI. Principes de base

Tome II. L'équation de Schrödinger

I. Hamiltonien

II. Equation de Schrödinger

III. Applications

IV. Etats liés

V. Théorie des collisions

VI. Formulation matricielle

Annexes Tome III. Symétries et spin

I. Théorie des groupes

II. Symétries

III. Spin

IV. Particules identiques et spin

V. Physique statistique

VI. Formulation matricielle

Annexes

Tome IV. L'atome d'hydrogène, les atomes et la matière

I. Atomes et molécules

II. Rayonnement

III. Structure hyperfine

IV. Maser et Laser

V. Matière

VI. Le magnétisme

VII. Supraconductivité

Tome V. Mécanique quantique relativiste

I. Vers une équation d'onde relativiste

II. Equation de Dirac

III. Solutions

IV. Hydrogénoïdes

V. Théorie des trous

VI.

Propagation et diffusion

Tome VI. Théories à variables cachées, théorèmes et décohérence

I. L'intrication quantique

II. Contextualité

III. Autres théorèmes

IV. Logique quantique

V. Applications

VI. Décohérence

VII. Théorie de Bohm

Tome VII. Interprétation de la mécanique quantique et classicalité

I. Introduction

II. Position du problème

III. Interprétations

IV. Expériences

V. Du quantique au classique

VI. Références

Tome V. Mécanique quantique relativiste

I. Vers une équation d'onde relativiste

I.1. Mécanique quantique et relativité

II. Equation de Dirac II.1. L'équation de Dirac II.2. Covariance relativiste

III. Solutions III.1. Solutions en ondes planes et projecteurs III.2. Paquets d'ondes III.3. Couplage électromagnétique III.4. Transformation de Foldy-Wouthuysen

IV. Hydrogénoïdes IV.1. Spectre non relativiste contre relativiste IV.2. Théorie de Dirac

V. Théorie des trous V.1. Réinterprétation des solutions d'énergie négative V.2. Conjugaison de charge V.3. Particules de masse zéro

VI. Propagation et diffusion VI.1. Propagateur libre VI.2. Propagation dans un champ électromagnétique externe arbitraire VI.3. Application à la diffusion de Coulomb VI.4. Méthode du temps propre de Fock-Schwinger

Tome V Mécanique quantique relativiste

Nous allons présenter ici comment la relativité fut introduite dans la mécanique quantique.

Nous nous limiterons ici à la formulation relativiste de l'équation de Schrödinger et à l'équation de Dirac incluant le spin, ainsi qu'à la reformulation des états d'énergie négative (antimatière).

Nous n'aborderons pas la théorie quantique des champs.

Nous utiliserons la convention habituelle des indices latins pour les coordonnées spatiales et les indices grecs pour les coordonnées spatio-temporelles. L'indice 0 est le temps.

I. Vers une équation d'onde relativiste

I.1. Mécanique Quantique et Relativité

Notre premier but est d’essayer d’accommoder les principes de la mécanique quantique et de l’invariance relativiste, c’est à dire, de construire une équation d’onde covariante de Lorentz.

En mécanique quantique, les états d’un système sont représentés par des vecteurs normalisés

(ou des matrices de densités

est la probabilité de trouver le système dans l’état

avec les opérateurs hermitiques,

valeur moyenne de l’observable A quand le système est dans l’état

moyenne de plusieurs mesures sur des systèmes préparés identiques, est

mesures sur des systèmes préparés identiques, est ) = ∑ p i i i ) d’un

)

=

p

i i i
i
i
i

) d’un espace de Hilbert H :

est ) = ∑ p i i i ) d’un espace de Hilbert H : 2
est ) = ∑ p i i i ) d’un espace de Hilbert H : 2

2 (ou

. Les observables physiques sont identifiés

A = A

+ (mais généralement non bornés), sur l’espace H . La

A
A

, c’est à dire, la valeur

. L’évolution dans

le temps du système sous ses auto-interactions ou sous des forces externes représentées par des champs de forces classiques donnés est décrite par l’équation de Schrödinger :

(1)

ou de manière équivalente

(2)

i

h

∂ ∂ t
t

(

t

2

)

( )

=

t

= H

(

U t

2

,

t

1

)

(t)

(

t

1

)

H est hermitique et U est unitaire et satisfait

(3)

i

h

t

2

(

U t

2

,t

1

)

=

(

H t

2

)

(

U t

2

,t

1

)

Il arrive fréquemment qu’un système soit invariant sous certaines symétries, par exemple, les symétries des forces externes. Un théorème de Wigner dit alors que de telles symétries sont représentées par des opérateurs unitaires (ou anti unitaire), qui projettent l’espace de Hilbert sur lui- même, conservent le module des produits scalaires et commutent avec H.

Un opérateur B est dit être antilinéaire si

(4)

B

(

(4) B (   )   B   B
 
)
)
 

B

(4) B (   )   B   B
 

B

+

=

+

B (   )   B   B + = + En définissant son adjoint B

En définissant son adjoint B

+ par

B

B

=
=

B

=
=

+

B

=

+ B = B .
+
B
=
B
.

=

Bson adjoint B + par B B = B = + B = + B = son adjoint B + par B B = B = + B = + B =

+

son adjoint B + par B B = B = + B = + B =

, B est anti unitaire si

D’un autre coté, la relativité restreinte dit que les lois de la nature sont indépendantes du repère de l’observateur s'il appartient à la classe des repères, les "repères galiléens", obtenus les uns des autres par des transformations du groupe de Poincaré. Ce dernier est généré par les translations spatiales et temporelles, les rotations usuelles de l’espace et les transformations spéciales de Lorentz (ou mouvements boosts), qui relient des repères relatifs en mouvement avec une vitesse relative constante. La vitesse de la lumière c est une limite supérieure absolue à la vitesse de tout

signal. L’information originaire du point spatio-temporel (

x

0

,t

0

)

atteint seulement les points

(

x ,t

c

1

(5)

1

2

)

(

dans le cône du futur

t

1

t

0

)

2

(

x

1

x

0

)

2

0

t

1

t

0

0

C’est l’expression relativiste de la causalité. Pour des vitesses typiques beaucoup plus petite que c, la mécanique galiléenne est une approximation valable.

Nous pouvons nous attendre à quelques problèmes dans la recherche d’une description relativiste et quantique de la particule ponctuelle. En effet, la relativité associe une échelle de moment p = mc à une particule de masse m. Mais les relations d’indétermination x p ~ h nous disent que pour

cm pour l’électron), le concept de particule ponctuelle peut souffrir de difficultés. Analyser la position d’une particule avec une plus grande précision nécessite une énergie-impulsion du même ordre que la masse au repos, donc permet la création de nouvelles particules. Nous voyons que cela conduit inévitablement au concept d’anti particule. Néanmoins, à une échelle intermédiaire, la mécanique quantique relativiste est applicable et justifie les développements suivants.

des échelles de longueur plus petite que la longueur d’onde de Compton D = h / mc (

D

= 3.8

10

11

Pour combiner l’invariance relativiste avec la mécanique quantique, retournons au principe de correspondance. Dans la représentation usuelle de représentation coordonnées de la mécanique

quantique, nous associons les opérateurs ih(/ t) et (

i respectivement. Pour une particule massive libre, l’énergie est donnée en terme de

moment par

moment p

)

h / i

(

h / i

)(

/ x

i

)

à l’énergie E et au

i

=

p

2

+ constante

2 m dans le schéma non relativiste et par

(7)

dans le cas relativiste.

(6)

E =

E

2

= p

2

c

2

+ m

2

c

4

A moins que cela soit spécifié explicitement, nous utiliserons le système d’unités pratique tel que

h = c = 1.

De la même manière que le principe de correspondance transforme l’équation (6) en l’équation de

Schrödinger pour la fonction d’onde

(

x

, t

)

=

x

, t

:

:

i

t

2 2 m
2
2
m

(8)

il conduit, dans le cas relativiste, de l’équation (7) à l’équation de Klein-Gordon :

(

x

, t

)

=

(

x

,

t)

(9)

2

t

2

2

m

 

(

x

,

t

)

= 0

Bien que cette équation n’ait pas la forme de Schrödinger (1), nous pouvons y remédier en la mettant sous forme matricielle. En introduisant les notations

(10)

0

i

1

le vecteur

(11)

i

~

t

m

t

x

~

i

{

=

=

m

i = 1,2,3

}(

+

1

i

=

1,0,

~

K

,3)

satisfait

pour un ensemble souhaitable de matrices hermitiques 5x5.

Si nous désirons interpréter

négative, conservée par l’évolution dans le temps. Il existe en effet une équation de continuité :

comme une fonction d’onde, nous devons trouver une norme non

∂ (12) + div j ∫ ∂ j = 0 ∂ t ( 0 où
(12)
+ div
j
j
= 0
t
(
0
où le quadrivecteur
j
j
=
i
=
2 m
t
t
(13)
1
[
(
)
]
j =
2
im

, j

i

)

est définit comme

Sous forme intégrale nous avons de manière équivalente

(14)

qui exprime que le changement dans la "charge" totale à l’intérieur du volume V correspond au flux

de j à travers la surface S enfermant V. Cependant, la densité

elle peut être considérée comme la densité d’une quantité conservée (la charge électrique par exemple), mais pas comme une probabilité positive.

t

V

d

3

x

=

S

j

d

S

n’est pas définie positive. Donc,

Un second problème apparaît quand nous constatons l’existence de solutions d’énergie négative. Toute fonction d’onde plane (15) (x,t) = N exp[ i(Et p x)]

satisfait l’équation (9), pourvu que

sont sur le même pied que les énergies physiques

que le spectre n’est plus limité par le bas. Il semble qu’une somme arbitrairement grande d’énergie puisse être extraite du système. Pour une particule initialement au repos, cela sera le cas si une perturbation externe lui permet de sauter le gap d’énergie E = 2m entre le continuum d’états positif et négatif. C’est clairement un défaut dans le concept de particule stationnaire stable.

E

2

= p

2

2 2 p + m
2
2
p
+ m

+ m . Donc les énergies négatives

E =

2 2 p + m
2
2
p
+ m

2

E =

. C’est une difficulté sévère parce

Ces raisons semblaient à ce point si insurmontable, qu’elles conduisirent Dirac à introduire une autre équation. Bien que cette dernière ait une norme positive, nous serons ultimement face au même problème d’interprétation physique des états d’énergie négative.

Exercices

1. Ecrivez explicitement un ensemble de matrices 5x5 ainsi qu'une condition auxiliaire afin de reproduire un ensemble d’équations équivalentes à (8) de la section I.1.

II. Equation de Dirac

II.1. L'équation de Dirac

Puisque l’équation de Klein-Gordon fut trouvée physiquement insatisfaisante, nous essayerons de construire une équation d’onde

i

t

=

1

i

est une fonction d’onde vectorielle et

(1)

+

m

H

, hermitique, tel qu’une densité de probabilité conservée positive existe. Nous insistons maintenant sur les trois points suivants :

sont des matrices hermitiques afin d’avoir H

i

1. Les composantes de

doivent satisfaire l’équation de Klein-Gordon, ainsi une onde plane

avec

E

2

= p

2

+ m

2

est une solution.

2. Il existe un quadrivecteur densité de courant qui est conservé et dont la quatrième composante est une densité positive.

3. Les composantes de

ne doivent satisfaire aucune condition auxiliaire, c’est-à-dire qu'à un

temps donné elles sont des fonctions indépendantes de x

Nous aurons aussi à vérifier la covariance relativiste de ce formalisme.

Dirac proposa que les matrices

(2)

{

{

i

i

2

i

,

,

=

k

}

}

=

=

2

0

0

= I

i

π

k

i

,

soient anticommutantes et de carré égal à un :

avec les crochets {A, B} de deux opérateurs utilisés pour la combinaison symétrique AB + BA, appelé l’anticommutateur.

Il est facile de vérifier que la condition 1 est satisfaite :

(3)

2

t

2

=

  1

i

+

m

2

=

(

2

+

m

2

)

Introduisons la notation

:

0 = i (4) { = ,
0
=
i
(4) {
=
,

}

i

=

i = 1,2,3

2 g

g

est le tenseur métrique, et le "slash" de Feynman :

(5)

a

/

a

 

Ceci nous permet de réécrire l’équation de Dirac comme

(6) (

i

m

)

(

i

∂/

m

)

= 0

L’équation de Klein-Gordon est alors obtenue en multipliant par (i∂/ + m). Quatre est la plus petite dimension pour laquelle des matrices satisfaisant (2) peuvent être trouvées.

Les matrices

existe seulement trois matrices hermitiques anticommutantes, les matrices de Pauli, nous avons d 4 .

i

,

i

a a

j

ont des valeurs propres égales à ± 1 . Pour i π j ,

=

(

1

)

d

i

j

i

det a a

j

= det

det a a . Donc leur dimension d doit être paire. Puisque pour d = 2, il

Une représentation explicite est fournie par i  I 0   0  0
Une représentation explicite est fournie par
i
I
0
0
0
i
=
= 
i
0
I
0
(7)
i
I
0
 0
i
=
= 
i
0
I
0

en termes de la matrice unité 2x2 I et des matrices de Pauli

lorsque l’on discute de la limite non relativiste de l’équation de Dirac.

i . Cette représentation est utile

Parmi tout les représentations équivalentes, obtenues par une transformation non singulière :

l’équation de Dirac réelle. Ceci est obtenu en échangeant

U U

1

, la représentation de Majorana joue un rôle spécial. Elle est choisie pour rendre

2

et

et en changeant le signe de

3

dans la représentation précédente :

ˆ

1

=

1

,

ˆ

2

=

,

ˆ

3

=

3

,

ˆ

=

2

. Alors seul

ˆ

est

imaginaire et l’équation de Dirac :

(8)

t

+

ˆ

+

i

ˆ

m

=

0

1

et

est réelle. Ses solutions sont des combinaisons linéaires de solutions réelles. La matrice U qui effectue ce changement de représentation et la nouvelle forme des matrices peut facilement être déterminée.

Dans la représentation à quatre dimensions (7),

peut être écrit comme un bispineur

=

terme de spineurs à deux composantes

sont appelées respectivement les grandes et petites composantes. Elles satisfont

et . Pour des raisons qui seront bientôt claires,

(9)

i

i t

t

=

=

m

m

+

1

i

+

1

i

 

 

et

en

Il est intéressant de noter la similarité entre ces équations de deux des quatre équations de Maxwell

:

(10)

rot

rot

E

B

+

+

B

t

E

t

=

=

0

0

ou explicitement

E

(11)

t i B t

où (

i

1

=

i

(

)

1

S

=

(

1/i

S

i

)

jk

=

i

)

i

S

(

i

ijk

B

)

(E)

.

Les matrices de spin matrices de Pauli

i

i jouent pour le spin 1 du champ électromagnétique le même rôle que les

S

pour le spin 1/2 et (E, iB) est l’analogue de ( , ).

La principale raison pour la construction de l’équation de Dirac était d’obtenir une densité de

probabilité positive

complexe,

l’équation de Dirac pour

(12)

= j , avec l’équation de continuité

+

R

0

j

= 0

. Puisque

est un spineur

afin d’être réel et positif. Dérivons premièrement

doit avoir la forme

+

i

+

∂ +

m

= 0

+ . De (6) nous déduisons

Mais

(13)

0

+

+

+

=

(

=

=

0

est facilement exprimé en terme de

)

+

=

=

(

)

=

0

0

Donc en introduisant

(14)

nous avons

(15)

=

i ∂/

+

0

+

m

= 0

:

:

En combinant les équations (6) et (15) on a

(16)

∂/

+

∂/

(

)= 0

Nous avons donc un candidat pour le courant

(17)

j

0  j = = =  j = 
0
 j
=
=
=
j
=
0 + + = = + + = = +
0
+
+
=
=
+
+
=
=
+

+

+

+

La densité

que j implique des termes croisés. Nous verrons ci-dessous que quadrivecteur de Lorentz.

est positive. Les petites et grandes composantes contribuent également à

j

tandis

se transforme comme un

II.2. Covariance relativiste

En accord avec le principe de la relativité, nous désirons vérifier que l’équation de Dirac garde sa forme dans deux repères reliés par une transformation de Poincaré. Alternativement, nous nécessitons que pour un système satisfaisant l’équation avec certaines conditions de liaison dans un repère donné nous pouvons associer par les transformations de Poincaré une famille d’états transformés satisfaisant la même équation avec les conditions de liaisons transformées.

Pour le premier point de vue (indépendance par rapport à l’observateur), nous remarquons premièrement que l’invariance à la translation est évidente. Considérons maintenant une

transformation de Lorentz . Soit notre système décrit par la fonction d’onde repère et par dans le second. Les deux doivent satisfaire l’équation de Dirac :

(1)

dans le premier

∂ i ∂ x ∂ i ∂ x
i
∂ x
i
∂ x

(

x

)

 

m

( ) = 0

x

 

(

x

)

m

 

(

x

) = 0

avec

x =

x

(2)

Il doit y avoir une relation locale entre doit pouvoir reconstruire lorsque

(3) (x ) = S( ) (x) S( ) est une matrice 4x4 non singulière. L’équation (2) s’écrit maintenant

et , telle que l’observateur dans le deuxième repère est donné. Nous supposons que cette relation est linaire :

(4)

i

x

x

x

S

(

)

(

x

)

mS

(

)

( ) = 0

x

Afin que cette équation soit une conséquence de (1) pour tout nous devons avoir

(4)

(

S

)

S

1

(

)

=

(

1

)
)

, et puisque

x

/

x

=

(

1

)

,

Construisons d’abord S( ) pour une transformation propre infinitésimale , qui peut être écrite comme

(5) ( = g + 1 ) où la matrice infinitésimale = g +L
(5) (
=
g
+
1
)
où la matrice infinitésimale
=
g
+L

est anti symétrique. Nous écrivons

i S ( ) = I + L 4 (6) i S 1 ( )
i
S
(
)
=
I
+ L
4
(6)
i
S
1 (
)
=
I
+
+ L
4
où les matrices
sont antisymétriques en
]
(
)
(7) [
,
= 2i g
g

. Au premier ordre en

Un ensemble de matrices

(8)

=

i

2

[

,

]

satisfaisant ces relations est donné par

Une transformation finie est de la forme

(9)

S

(

)

[

= exp

(

)

i / 4

]

est maintenant fini.

, l'équation (4) donne

Pour des rotations spatiales S est unitaire, tandis qu’il est hermitique pour des translations de Lorentz.

La forme des transformations finies est plus facilement dérivée dans la représentation chirale des matrices :

(10)

 0 I   0   0 0 = =  = 
0
I
0
0
0
=
=
=
=
 
 
I
0
0
i
0
i
=
[
,
]
=
i
0
i
0
i
i
2
0
i
i
i
0
[
]
[
]
k
=
,
=
,
=
ij
i
j
i
j
ijk
2
2
0
k

0

Dans cette représentation, les deux spineurs de Pauli de la décomposition du bispineur transforment indépendamment sous des rotations et des mouvements de translation. La représentation du groupe de Lorentz [plus exactement celle de son groupe de recouvrement SL(2,C)] est réductible à une somme de deux représentations non équivalentes : (½, 0) + (0, ½). Cependant, cette représentation est irréductible si nous incluons les transformations sous parité (réflexion spatiale).

se

Nous rappelons que les représentations du groupe de Poincaré sont classées en accord avec les

valeurs de deux opérateurs de Casimir P

générateur infinitésimal des translations, tandis que

angulaire

2

et

W

2

.

P est l’opérateur énergie-impulsion, qui est le

W est construit à partir de l’opérateur moment

J , le générateur infinitésimal des transformations de Lorentz, comme

(11)

W

=

1

2

J

P

Si

(12)

où le spin S est entier ou demi-entier.

M

W

2

dénote les valeurs propres de

2

= M

2

(

S S +

1)

P

2

,

W

2 prend seulement des valeurs de la forme

Pour les solutions de l’équation de Dirac, et donc de l’équation de Klein-Gordon,

2

la valeur m , tandis que

J est donné par

P

2

=

2

prend

 i  ( x ) =  I J   ( x )
i
(
x
)
= 
I
J
(
x
)
2
i
(
)
(13)
=
I
x
x
4
i
=
I
+
x
(x)
4
qui donne
1
(
)
(14)
J
=
+ i x
x ∂
2
Calculons alors
W
de l’équation (11) :
1
(15)
W
=
4
i
La contribution orbitale a disparu, justifiant que
Nous utilisons alors l’identité
W
corresponde au moment angulaire intrinsèque.
P
(16)
=
det
(
)
=
(
1
)
g
g
g
g
P
P
P
P
où dans la première expression
(ou
respectivement) prend les valeurs
,
,
(
,
,
),

et dans la seconde la somme tourne sur les permutations P de ( , , ). Après un peu d'algèbre utilisant l’équation de Dirac, cela conduit à

(17)

3

4

2

m

=

1

2

1

W

2

2

+ 1

m

2

=

Donc l’équation décrit des particules de spin ½.

Finalement, nous dérivons la loi de transformation du spineur

nouveau à trouver S( ) satisfaisant (4), où

dénote la matrice

sous la parité. Nous avons à

 1     1  (18) =   1  
1
1
(18)
=
1
1
Il est facile de voir que
(19)
(x)
=
0 (x)
P

est la transformation désirée. Ici

que les solutions d’énergie positive et négative ont des parités relatives opposées correspondant aux

deux valeurs propres opposées de

cela signifiera la parité intrinsèque opposée pour particule et antiparticule.

P est une phase arbitraire, inobservable. Le point important est

0 . Après la réinterprétation des solutions d’énergie négative,

Les formes bilinéaires variées construites avec

particules. Le reste de cette section est dévoué à leurs propriétés de transformation sous les transformations de Lorentz. De l’équation (3), nous déduisons que

(20)

où la seconde expression est vérifiée en utilisant les expressions explicites (9) de [et (19) pour la

jouent un rôle important en physique des

et

( ) =

x

(

)

x

0

S

(

)

+ 0

=

(

)

x S

1

(

)

parité]. Donc un produit bilinéaire

(20)

(x)A (x) se transforme selon

)

(x)

(x )A

(x ) =

(x)S

1

(

)AS(

Par exemple, de (4) nous apprenons que

(x)

(x)

se transforme comme un quadrivecteur :

(21)

 

(x )

 

(x )

 

(x

)

 

(x)

=

tandis que

(x) (x) est une densité scalaire (non définie positive).

Plus généralement, toute matrice 4x4 peut-être développée sur une base de 16 matrices. On peut montrer que l’algèbre générée par les matrices , une algèbre de Clifford pour les mathématiciens, n’est rien d’autre que l’algèbre complète de ces matrices 4x4. Introduisons la notation

(22)

5

5

i

0

1

2

3

Un consensus n’a pas été obtenu sur cette notation. Quelques auteurs introduisent le facteur i (alors

2

5

=

1 ), ou utilisent un signe différent.

Dans la représentation des matrices gamma de la section précédente

(23)

5

=

0

I

I

0

La matrice

(23) {

5

,

}

5

=

satisfait

0

et (

5

)

2

= I

Considérons maintenant les 16 matrices :

S ∫ I V ∫ i T [ ] (24) ∫ = , 2 A
S
I
V
i
T
[
]
(24)
=
,
2
A
5
P
5
Elles ont les propriétés suivantes :
(
a )
1.
2 = ±
I

2.

3. Donc la trace de tout

Pour tout

a

(

a

π

tr

a

(

b

)

2

=

tr

b

4. Pour tout couple ( ± 1 ou ± i .

a

a

,

S

=

I

), il existe un

b

tel que

a

b

, excepté

=

tr(

b

)

2

S

, s’annule :

a

=

tr

a

(

b

)

2

b

), a π b , il existe

c

π

S

=

a

=

I

b

0

=

tel que

b

a

a

.

b

=

c

à un facteur près

5. De ces propriétés, nous déduisons l’indépendance linéaire de notre ensemble { que

a

a

a = 0

Multiplier par tout les a et prendre la trace conduit à 6. Nous notons les
Multiplier par tout les
a et prendre la trace conduit à
6. Nous notons les identités suivantes :
= 4
=
2
(25)
= 4
g
=
2

a

= 0

pour tout a.

a

}

. Supposons

En utilisant cette base, nous donnons maintenant les propriétés des combinaisons bilinéaires correspondante sous les transformations propres de Lorentz ou de parités :

(x)A

(26)

S

V

T

A

P

( x ) ( x ) = ( x ) ( x ) ( x
(
x
)
(
x
)
=
(
x
)
(
x
)
(
x
)
(
x
)
=
(
x
)
(
x
)
(
x
)
(
x
)
=
(
x
)
(
(
x
)
(
x
)
=
det
(
)
(
x
)
5
5
(
x
)
(
x
)
=
det(
)
(
x
)
(
x
)
5
5

x

)

(

x

)

scalaire

vecteur

tenseur antisymétrique

pseudovecteur

pseudoscalaire

(x)

Le préfixe "pseudo" se réfère à la parité et x' est l'abréviation de

x

=

x

.

III Solutions

III.1. Solutions en ondes planes et projecteurs

Nous cherchons des solutions en ondes planes de l’équation libre de Dirac, c’est à dire des solutions de la forme

(1)

(

(
(

+

= e

= e

ik x

)

)

ik x

(

u k

u k )

(

)

énergie positive

énergie négative

avec la condition que

aussi

impulsion de la particule (avec h posé égal à 1). L’équation de Dirac implique

(2) (

k

0 soit positif. Pour vérifier l’équation de Klein-Gordon, nous devons avoir

positif de type temps n’est rien d’autre que l’énergie-

k

(

k

/

k

/ +

2

= m . Le quadrivecteur k

)

(

m u k

)

(

m v k

)

)

= 0

0

=

2

Supposons que la particule est massive, m π 0 . Dans le repère au repos de la particule, k et les équations (2) se réduisent à

(3) (

(

0

0

+

)

1)

1

u

v

(

(

m

m ,

,

0

0

)

)

0

= 0

=

= (m,0) ,

Il y a clairement deus solutions u linéairement indépendantes et deux v. Dans la représentation usuelle nous les notons comme suit :

(4)

u

(

1

)

(

m 0

,

)

1

 


0

0

 

 

0


=

u

(

2

)

(

m 0

,

)

0

 

1

0

 

0

=

 

v

(

1

)

(

m 0

,

)

  


(

v

 

 

0

0

 


0

 

1


0 0

2

(

m 0

,

)

=

= )


1

0

Nous pouvons maintenant transformer par un mouvement de translation ces solutions depuis le

repos jusqu’à la vitesse

transformation que nous avons vues. Mais il est plus facile d’observer que

(5) (

de telle manière que nous pouvons écrire

v

=

k /k

0 par une pure transformation de Lorentz, utilisant les équations de

k/

m

)(

k/ + m

)

= k

2

m

2

=

0

1/ 2    E + m   ( )   
1/ 2
 E
+
m 
(
)
) (
m
,
0
k /
+ m
(
)
(
)
2
m
u
( k
)
=
u
(
m 0
,
)
=
2 m m
(
k
+ E
)
(
) (
)
m
,
0
[
2 m m +
(
)]
1/ 2
(6)
k
(
) (
m , )
0
k / +
[
(
)]
1/ 2
m
2 m m +
(
)
(
)
v
(
k
)
=
v
(
m 0
,
)
=
1/ 2
2 m m
(
+ E
)
E
+
m 
(
)
) (
m , 0
2
m
 
1/ 2
0
(
2
2
)
Ici E dénote la quantité positive :
E ∫
k
=
k
+ m
. Les deux composantes spinorielles
et

sont les composantes non nulles de u(m,0) et v(m,0) respectivement.

Pour les spineurs conjugués nous trouvons

(7)

u

v

(

(

)

)

(

k

(

k

)

)

=

=

u

(

v

(

k / + m ) ( m 0 , ) 2 m m ( +
k /
+ m
)
(
m 0
,
)
2 m m
(
+ E
)
k /
+ m
)
(
m 0
,
)
2 m(m
+ E)

Les facteurs de normalisations ont été choisis de telle façon que

(8)

u

v

(

(

)

)

(

(

)

k u

)

k v

(

(

)

)

(

(

k

k

)

) = =
)
=
=

u

v

(

(

)

)

(

(

k v

k u

)

)

(

(

)

)

(

(

k

k

)

)

= 0

= 0

Considérons maintenant les matrices

(9)

=

=

+

(

k

)

u

= 1,2

(

1

) (

(

2 m m

k /

m

+

+

E

2 m

)

k /

(

k

)

ƒ

+

m

)

u

(

)

1 +

(

0

k

)

2

(

k

/ +

m

)

où on a utilisé l’identité valide pour k

(10) (k/ + m)

0 (k/ + m) = 2E(k/ + m)

2

De même, soit

(

k

)

v

= 1,2

(

(11)

=

=

1

) (

(

2 m m

k /

+

+

m

E