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Bilan rénal

Créatinine phospho-kinase (CPK)


ULUM/FMSS-III
Cours de biochimie clinique
Dr Joseph BERNARD jr
Bilan rénal
• Marqueurs à l’étude
• Bilan rénal
– Urée
– Azote de l’urée (BUN)
– Acide urique
– Créatinine
– Cystatine C
– Protéinurie
• CPK
Bilan rénal
• Urée
• Terme ultime principal
du catabolisme
protéique.
• 1 gramme de protéine
donne 5,5mmol d’urée.
• Valeurs de référence:
– Plasma: 3,3 à 7,6 mmol/L
– Urines: 250 à 500
mmol/24h
http://tpedukan.free.fr/part2.html
Bilan rénal
• Urée (2)
• L’urée urinaire permet:
– L’estimation de l’hypercatabolisme;
– L’évaluation de l’apport protéique d’un sujet;
– De calculer l’osmolalité urinaire.
Bilan rénal
• Urée (3)
• Le rapport U urine/U plasma permet
d’approcher le diagnostic d’insuffisance rénale
aiguë:
– Fonctionnelle ou prérénale: U urine/U plasma >
20;
– Organique (U urine/U plasma < 15);
– La baisse du rapport U urine/U plasma signe une
baisse des capacités de concentration du rein.
Bilan rénal

American Journal of Kidney Diseases, Vol 47, No 1 (January), 2006: pp 174-183


Bilan rénal
• Acide urique
• Produit de dégradation des acides nucléiques
(ADN et ARN).
• Provient également de la digestion de certains
aliments riches en acides nucléiques (foie, ris de
veau, certains poissons et volailles).
• Normalement filtré par les reins et éliminé par les
urines.
• Grâce à cette destruction, l'uricémie (taux d'acide
urique dans le sang) peut se maintenir dans des
limites convenables pour l'organisme.
Bilan rénal

Catabolisme des bases puriques en acide urique


http://biochem4.biochem.okstate.edu/~firefly/Bioch205/Bioch205clmfolder/b205clm19/dndp.htm
Bilan rénal
• Acide urique (2)
• Variations physiologiques et pathologiques:
• L'hyperuricémie peut être la conséquence d'une
hyperproduction:
– Par accroissement de synthèse: hyperuricémie
primaire
– Par accroissement du turnover des acides nucléiques:
tumeurs (plus particulièrement certaines hémopathies
malignes), détériorations tissulaires, . . .
– Lors de régimes riches en purines, par excès d'alcool.
Bilan rénal
• Acide urique (3)
• Variations physiologiques et pathologiques (2):
• L'hyperuricémie peut être la conséquence de la
réduction de l'élimination urinaire:
– Insuffisance rénale;
– Acidose lactique;
– Prise de diurétique (thiazides, diurétiques de l’anse) ou de
salicylés;
– Alcool.
• La mesure de l'acide urique dans les urines de 24 h est
utile pour caractériser le type d'hyperuricémie et
orienter le traitement.
Bilan rénal
• Créatinine
• Produit de dégradation de la créatine.
• Synthétisée par le foie et stockée par les
muscles.
• Elimination rénale par filtration glomérulaire
(90%) et par sécrétion tubulaire (10%).
• Son dosage permet d’évaluer la fonction de
filtration des reins.
Bilan rénal

Biosynthèse et métabolisme de la créatine


http://themedicalbiochemistrypage.org/aminoacidderivatives.php
Bilan rénal

http://www.jle.com/e-docs/00/00/C6/2E/article.phtml
Bilan rénal
• Créatinine (2)
• Valeur paraclinique
– Diagnostic, suivi et traitement de l’insuffisance rénale;
– Adaptation du dosage des médicaments.
• Limites
– Marqueur imparfait du DFG, en partie à cause des
variations liées:
• Aux méthodes de dosage;
• A son métabolisme (exercice et masse musculaire, apport
alimentaire protéique.
– Mauvais reflet de la fonction rénale pour les valeurs
inferieures à 40 mL/mn.
Revue Medicale Suisse, numero 3055
Bilan rénal

http://titan.medhyg.ch/mh/formation/print.php3?sid=32534
Bilan rénal

American Journal of Kidney Diseases, Vol 47, No 1 (January), 2006: pp 174-183


Bilan rénal
• Cystatine C plasmatique
• Les cystatines sont des inhibiteurs d'enzymes
protéiques.
• Filtrée par le glomérule rénal, réabsorbée et
catabolisée par les cellules tubulaires proximales.
• Non influencée par le sexe, l’âge, la masse
musculaire ou le régime alimentaire.
• Sa concentration plasmatique dépend
directement du taux de filtration glomérulaire.
Bilan rénal
• Cystatine C plasmatique (2)
• Concentration sérique fortement augmentée en
cas d'insuffisance rénale grave.
• Marqueur alternatif de la créatinine pour estimer
le DFG.
• Plus sensible que la créatininémie pour détecter
une altération débutante de la fonction rénale.
• Bon marqueur de dysfonctionnement tubulaire.
Bilan rénal

Nephrol Dial Transplant (2006) 21: 1855–1862


Bilan rénal

Rev Med Suisse 2008;4:2596-2600


Bilan rénal
Valeurs normales de paramètres du bilan rénal
Unités du système Unités du système
conventionnel international
Urée 0,10 à 0,60 g/l 1,66 à 10 mmol/l
Acide urique
Homme 35 à 70 mg/l 210 à 420 µmol/l
Femme 25 à 60 mg/l 150 à 360 µmol/l
Enfant 20 à 40 mg/l 120 à 240 µmol/l
Créatinine
Homme 7 à 13 mg/l 60 à 115 µmol/l
Femme 5 à 10 mg/l 45 à 90 µmol/l
Enfant 1,75 à 4,4 mg/l 15 à 40 µmol/l
Source: http://lesconseilsdupharmacien.info/les_examens_biologiques.htm
Bilan rénal
• Indications de l’hémodialyse
• Critères cliniques
– Les symptômes cliniques mineurs précurseurs doivent être
recherchés : diminution de l'appétit, asthénie, perte de poids,
troubles du sommeil et de l'attention.
– Il faut donc anticiper l'apparition du syndrome clinique
d'urémie.
• Signes d’urgence
– Surcharge hydrosodée avec œdème pulmonaire,
– Hypertension artérielle sévère difficile à contrôler
– Péricardite
– Encéphalopathie
– Acidose profonde
– Vomissements répétés
Annales de Biologie Clinique. Volume 58, Numéro 6, 663-74, Novembre - Décembre 2000
Bilan rénal
• Indication de l’hémodialyse
• Critères biologiques
– Urée sanguine > 40 mmol/l,
– Créatininémie > 1 000 µmol/l,
– Kaliémie > 6 mmol/l,
– Phosphorémie > 3 mmol/l,
– pH artériel < 7,10.
– DFG inférieure à 10 ml/min, voire inférieure à 15
ml/min, chez les sujets diabétiques, âgés et/ou
dénutris.
Annales de Biologie Clinique. Volume 58, Numéro 6, 663-74, Novembre - Décembre 2000
Bilan rénal
• Protéinurie
• Présence de protéines de masse moléculaire
supérieure à 10 kDa dans l’urine.
• Témoigne d’une néphropathie organique.
• Etude quantitative
– Protéinurie physiologique: < 50 mg/24 h
– Protéinurie pathologique: > 150 mg/24 h
Bilan rénal
• Protéinurie (2)
• Étude qualitative
• On distingue :
– La protéinurie physiologique inférieure à 50 mg/24 h,
contenant 2/3 de globulines et peu d'albumine ;
– Les protéinuries tubulaires : rares, avec peu d'albumine ;
– Les protéinuries glomérulaires ; elles peuvent être
sélectives, faites de 80 % d'albumine ou non sélectives,
avec toutes les fractions protéiques du plasma ;
– Les protéinuries monoclonales témoignant de la présence
d'une globuline anormale dans les urines. La plus
fréquente est la protéinurie de Bence Jones.
Bilan rénal

Rev Med Suisse 2012;8:466-472


Bilan rénal

Rev Med Suisse 2012;8:466-472


Bilan rénal

American Journal of Kidney Diseases, Vol 47, No 1 (January), 2006: pp 174-183


Bilan rénal

Rev Med Suisse 2012;8:466-472


Bilan rénal

American Journal of Kidney Diseases, Vol 47, No 1 (January), 2006: pp 174-183


Créatine phosphokinase

Rôle énergétique de la créatine phosphate


http://warddeanmd.com/mitochondrial-restoration-part-iii-d-ribose-and-creatine-increase-mitochondrial-energy-production/
Créatine phosphokinase
• Isoenzymes de la créatine phosphokinase
– CPK-1 (ou CPK-BB) localisé dans le cerveau et les
poumons;
– CPK-2 (ou CPK-MB), principalement d’origine
cardiaque
– CPK-3 (ou CPK-MM) essentiellement origine des
muscles striés

http://www.nlm.nih.gov/medlineplus/ency/article/003504.htm
Créatine phosphokinase

Causes et facteurs de risque d’élévation de la CPK


http://www.frontiersin.org/neuromuscular_diseases/10.3389/fneur.2011.00049/full
Créatine phosphokinase

Médicaments provoquant une élévation de la CPK


http://www.frontiersin.org/neuromuscular_diseases/10.3389/fneur.2011.00049/full
Créatine phosphokinase
Etiologies de CPK élevée par isoenzymes
Isoenzyme CPK-BB CPK-MB CPK-MM
Etiologies •Tumeur cérébrale •Brûlures •Crush syndrome
•Trauma crânien électriques •Rhabdomyolyse
•AVC •Défibrillation •Dystrophie
•Electroconvulsothérapie cardiaque musculaire
•Infarctus pulmonaire •Trauma cardiaque •Myosite
•Convulsions (Dashboard injury) •Injections IM
•Myocardite répétées
infectieuse (virale, •Electromyographie
leptospirose) récente
•Chirurgie •Crises convulsives
cardiaque récentes
•Chirurgie récente
•Exercice physique
intense
http://www.nlm.nih.gov/medlineplus/ency/article/003504.htm