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Tilikete Maria ~Master 1 Audit, Comptabilité et Contrôle de gestion~ MDI

Differences entre IAS17 & IFRS16 et son impact sur les états financiers

Le 1 er janvier 2019, une nouvelle norme comptable venant annuler et remplacer l’IAS 17 est
entrée en vigueur : L’IFRS 16. C’est une règlementation sur la comptabilité des contrats de
location de l'International Accounting Standard Board (IASB) ayant pour objectif d’établir des
principes concernant la comptabilisation, l’évaluation et la présentation des contrats de
location, ainsi que les informations à fournir à leur sujet pour les preneurs et les bailleurs.
Alors que L’IAS 17 est une norme qui a été publié par l’IASB en Décembre 2003 et qui se
rapporte directement aux Contrats de location, cette dernière prescrit les méthodes comptables
et les informations à fournir applicables pour les contrats de locations, tant pour les bailleurs
que pour les preneurs. Ces contrats de location doivent être classés à titre de :
• Contrats de location-financement s’ils transfèrent la quasi-totalité des risques et
avantages inhérents à la propriété, et qui entrainent la comptabilisation des actifs et des
passifs par le preneur et d’une créance par le bailleur
• Contrat de location simple s’ils entrainent uniquement la comptabilisation d’une charge
par le preneur, de l’actif résiduel par le bailleur.
L’IAS 17 exigeait donc des locataires et des bailleurs qu'ils classent leurs contrats de location
entre contrats de location-financement ou contrats de location-exploitation, et qu'ils
comptabilisent différemment ces deux types de contrats de location. Ce modèle a été critiqué
par les analystes financiers car il ne représentait pas toujours fidèlement les opérations de
location. En particulier, il n'exigeait pas que les locataires comptabilisent les actifs et les
passifs découlant des contrats de location-exploitation.

En revanche, l’IFRS 16, elle, oblige les sociétés cotées à inclure dans leurs bilans tous les
contrats de location dont la durée est supérieure à un an et dont la valeur dépasse les 5000$.
Cette norme définit un contrat de location tel que suit : « un contrat de location est un
contrat, ou une partie d’un contrat, qui confère le droit d’utiliser un actif pour une période
donnée moyennant une contrepartie »

Elle aurait comme avantages, une représentation plus fidèle des actifs et des passifs de
l’entreprises, une transparence accrue ainsi qu’une comparabilité améliorée entre les sociétés
qui utilisent la location pour disposer d’un actif et celles qui empruntent pour acquérir un
actif. Aussi, la suppression du besoin pour la plupart des investisseurs, agences de notation et
autre de faires des corrections.

Il est à noter que l’IFRS 16 a apporté de majeures différences par rapport à l’IAS 17, dont le
fait que tous les contrats de location doivent être portés au bilan des preneurs, ce qui donnera
une meilleure visibilité de leurs actifs et de leurs passifs, ainsi que l’abandon pour les
preneurs la classification de location-financement, traitant tous les contrats comme des
contrats de location-financement. Aussi, comme mentionné plus haut, les contrats de
location de moins d’un an et les contrats portant sur des actifs de peu de valeur sont exemptés
des obligations posées par l’IFRS 16
Tilikete Maria ~Master 1 Audit, Comptabilité et Contrôle de gestion~ MDI

Differences entre IAS17 & IFRS16 et son impact sur les états financiers

Mais alors, quel est l’impact sur les états financiers ?


Pour le preneur :
• Sur le bilan :
Avec l'application d'IFRS 16, les contrats de location simple sont désormais comptabilisés au
bilan de la même manière que les contrats de location-financement. Du côté de l'actif, la
société comptabilisera un actif de «droit d'utilisation» et du côté du passif, la société
comptabilisera le passif de location correspondant.

• Prenons l’exemple d’une entreprise qui a des contrats de location simple significatifs.
Son compte de résultat sera impacté comme suit :
Le contrat de location devant être en inclus dans le bilan avec l’IFRS 16, on ne retrouve plus
de ligne « charges de location » comme avec l’IAS 17, mais on retrouvera plutôt « charge
d’amortissement des actifs louées » ainsi que « charge d’intérêt sur les passifs liés à la
locations » les deux en dessous de l’EBITDA , ce qui fait que l’EBITDA est généralement
plus grand avec IFRS 16. Ce changement induit l’alignement du traitement des charges de
location pour tous les contrats de location. Tandis que la charge d’amortissement est
généralement linéaire, la charge d’intérêt se réduit au cours du contrat, et ce au fur et à
mesure des paiements liés au contrat. Il en résulte alors une diminution de la charge totale
quand un contrat de location approche de son échéance.

À noter aussi les impacts de l’IFRS 16 sur les flux de trésorerie comme suit :
Avec IFRS 16, les flux de trésorerie d’exploitation seront réduits avec en contrepartie une
augmentation correspondante des flux de financement, comparés aux montants selon IAS 17.
En effet, en appliquant IAS 17, les sociétés présentent les flux de trésorerie liés aux contrats
de location simple comme des flux d’exploitation. En appliquant IFRS 16, les
remboursements des passifs liés aux contrats de location seront inclus dans les flux de
financement. Les intérêts pourront être classés en activités de financement conformément aux
IFRS.
Pour le bailleur :

La distinction entre contrats de location-financement et contrats de location-simple a certes


disparue pour les preneurs mais pas pour les bailleurs. La comptabilisation des contrats de
location pour les bailleurs n’est pas beaucoup modifiée par IFRS 16.
En effet, le bailleur doit classer chacun de ses contrats de location soit en tant que contrat de
location simple (pas de transfert de la quasi-totalité des risques et avantages inhérents à la
propriété du bien), soit en tant que contrat de location-financement.
Pour les contrats de locations-financement, Le bailleur doit comptabiliser dans son bilan les
actifs détenus en vertu de ce contrat et les présenter comme des créances pour un montant égal
à l’investissement net dans le contrat de location. Il doit aussi fournir les informations relatives
au profit ou la perte sur la vente du bien, les produits financiers tirés de l’investissement net
dans le contrat ou encore les produits se rapportant aux paiements de loyers variables non inclus
dans l’évaluation de l’investissement net dans le contrat de location.

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