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IUA Fiscalité appliquée 2 (Fiscalité des rémunérations niveau 1 & 2) /2016-2017

CHAPITRE 1 : IMPOT SUR SALAIRE

RESUME DU COURS SUR LES FRAIS DE PERSONNEL

1. DETERMINATION DES ASSIETTES : SALAIRE BRUT IMPOSABLE (SBI) ET SALAIRE BRUT SOCIAL

ELEMENTS SBI SBS


Salaire catégoriel (salaire de base,
1 Imposables Imposables
sursalaire, HS, avantages en nature,
PRIMES : de rendement, de
responsabilité, d’ancienneté,
2 Imposables Imposables
d’expatriation, de fonction, de
gratification, d’assistance technique…
Exonérée à 3 x
3 Prime de panier mensuelle Imposables
SMIG/H/prime
4 Prime mensuelle de salissure Imposable Exonérée à 13 x SMIG/H
5 Prime mensuelle de tenue de travail Imposable Exonérée à 7 x SMIG/H
6 Prime mensuelle d’outillage Imposable Exonérée à 10 x SMIG/H
7 Prime de transport Exonérée à 25.000 Exonérée à 25.000
Allocations versées au salarié
8 Imposables imposables
représentatives d’avantage en nature
9 Allocation familiales Exonérées Exonérées
Remboursement de frais sous
présentation de facture pour les frais
10 Exonérés Exonérés
supportés par le salarié au profit de
l’entreprise
11 Complément de retraite Exonération sous la double imposable
limite de 10% de la
Prime d’assurance vie maladie rémunération totale en
12 individuellement contractée à la tête des espèce imposable et d’un Exonérées à 50%
dirigeants montant mensuel de
300.000
Primes versées aux compagnies
d’assurance dans le cadre de contrat
13 groupe d’assurance maladie au profit Exonérées Exonérées à 50%
des salariés
(Article 8 LFP 2013)
Exonérées à concurrence de
10%de la rémunération
totale en espèce (indemnités
INDEMNITES : d’équipement, de comprises) perçues par le
14 déplacement, de fonction, de contribuable, à l’exclusion de Imposables
représentation, de responsabilité, la quotité de la prime de
transport exonérée de
l’allocation familiale et de
remboursement de frais
Indemnités non utilisée conformément à
15 Imposables Imposables
son objet

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2. LIQUIDATION DES CHARGES SALARIALES ET DES CHARGES PATRONALES

Nature Nature Assiettes Impôts et Assiettes Taux sur


Chapitre Revenu Brut Revenu net
des charges détaillée Mensuelles Cotisations plafonnées
par Mois par Mois
4.1.1. IS Néant 1,2% 1 ,5%
Charges
SBI 4.1.2 .CN Néant barème Barème
fiscales
1.1 Charges 4.1.3 .IGR Néant barème barème
salariales
Charges 1647315/moi
SBS 4.1.4 .CR 6,3%
sociales s/ salarié
IMPOTS
SUR
SALAIRE Exp : 10,4% 13%
4.2. 1 IS Néant
Charges Local : 1,2% 1,5%
SBI
1.2 Charges fiscales 4.2.2 TA Néant 0,4%
patronales 1,2% tout
4.2.3 TFC néant
0,6% moitié
Charges 70 000/
SBS 4.2.4 PF 5,75%
sociales mois/salarié

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INTRODUCTION Possède la qualité de salarié celui qui est lié à un employeur par un contrat de travail. Ce
contrat créé donc un lien de subordination ou une étroite dépendance entre le salarié et l’employeur. Ainsi, le
salaire représente la rémunération perçue par le salarié en contrepartie d’un travail fait dans le cadre d’un contrat
de travail. Au sens strict, le salaire est la rémunération versée aux travailleurs du secteur privé. Cependant il
convient de mentionner que le salaire ne représente pas seulement la rémunération du salarié, mais aussi l’ensemble
de toutes les rémunérations résultant de diverses prestations exécutées dans le cadre d’une profession salariée
publique ou privée.
Devant ces revenus octroyés par l’employeur à ses employés, la Puissance Publique (Etat) fait des
prélèvements à la source desdits revenus. Du coup, nous nous interrogeons Quels sont les éléments constitutifs du
salaire (section 1) ? Quels sont les composantes imposables au regard des charges salariales et des charges
patronales (section 2) ? Comment liquide-t-on les charges sur salaire (Section 3) ? Quelles sont les obligations
administratives de l’employeur (section 4)?

SECTION 1 : LES ELEMENTS CONSTITUTIFS DU SALAIRE


Par salaire, il faut entendre le salaire de base ou salaire minimum et tous les autres avantages payés directement ou
indirectement en espèce ou en nature par l’employeur au travailleur en raison de l’emploi de ce dernier.
Le salaire comprend donc :
 le salaire proprement dit
 les accessoires de salaire.

I.LE SALAIRE PROPREMENT DIT


1) LE SALAIRE CATEGORIEL
Appelé encore salaire de base, le salaire catégoriel est le salaire minimum fixé pour la catégorie professionnelle
par le barème des salaires (catégories et échelons).
Il ne faut pas confondre salaire minimum catégoriel & le SMIG, le SMAG:

a) Le SIMG : il se définit comme Salaire Minimum Interprofessionnel Garantie ; c’est le salaire minimum
légale en dessous duquel aucun employeur ne peut payer un travailleur.il constitue donc le premier
échelon de la hiérarchie professionnelle. Il est établi sur une base horaire. C’est le gouvernement qui
décide seul de son évolution. Le SMIG s’applique à tous les secteurs d’activités sauf les entreprises
agricoles et forestières. Le SMIG est périodiquement révisé pour résoudre l’érosion monétaire. La
dernière révision date de 2014 suite à la pauvreté de la population. Le SMIG en vigueur depuis 2014 est
de 60 000 F/mois soit 60 000/173,33 = 346 F/heure

b) Le SMAG : C’est le Salaire Minimum Agricole Garanti, il s’applique aux travailleurs des entreprises
agricoles et forestières. Le SMAG en vigueur est de 16 000 + Nourriture et logement obligatoire

Les salaires minima sont fixés par arrêté du Ministre de l’emploi et de la Fonction Publique Sauf les avantages
prévus par l’article 31-1 du code du travail.

2) LE SURSALAIRE
C’est la partie du salaire brut (salaire réel) payée en supplément du salaire minimum de la catégorie, c’est à dire
l’excédent de la rémunération brute versée par l’employeur sur le salaire catégoriel. Il est en principe fixé
librement par l’employeur.
Le salaire proprement dit est payé en monnaie en cours légal et non en nature sauf si les deux parties s’y
accordent ou y sont consentantes, le payement du salaire en nature n’est pas évident ; cette question reste à discuter.
Pour l’heure, le payement en monnaie locale reste en vigueur.

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II.LES ACCESSOIRES DE SALAIRE AYANT LA MEME NATURE JURIDIQUE QUE LE SALAIRE


1) LA PRIME D’ANCIENNETE
C’est une prime destinée à récompenser la stabilité et l’expérience du travailleur dans l’entreprise. La prime
d’ancienneté est calculée sur le salaire minimum catégoriel. Elle est calculée à partir de la date d’embauche du
salarié. Elle est à tout salarié qui totalise 24 mois de travail effectif dans l’entreprise. Le taux est de 2% à partir
du 25ième mois jusqu’au 36ième mois. Ce taux est majoré de 1% par année supplémentaire jusqu'à la 25ème année
incluse. Le taux de ladite prime est plafonné à 25%.

SALAIRE : 1
M. Yao perçoit un salaire de base catégoriel de 320 000 F. il a à son actif x années de service dans son entreprise.

TAF : Calculer sa prime d’ancienneté dans les cas suivants :

1. x = 2 ans 5. x = 20 ans 9. x = 30 ans


2. x = 2 ans 3 mois 6. x = 20 ans 9 mois
3. x = 4 ans 7. x = 25 ans
4. x = 4 ans 7 mois 8. x = 25 ans 4 mois

CORRECTION : 1

CAS DURÉES SALAIRE DE BASE (SB) TAUX Prime d’anc. = t x SB


1 2 ans
2 2 ans 3 mois
3 4 ans
4 4 ans 7 mois
5 20 ans
6 20 ans 9 mois
7 25 ans
8 25 ans 4 mois
9 30 ans

SALAIRE : 2M. Yao perçoit un salaire de base mensuel de 320 000 F


TAF : Déterminer sa prime d’ancienneté dans les cas suivants :

a) Le 31/12/2010 ; embauché le 20/10/1990


b) Le 15/10/2009 ; embauché le 25/08/1982
c) Le 30/07/2008 ; embauché le 20/11/1997
d) Le 10/06/2010 ; embauché le30/12/2000

2) LA PRIME DE GRATIFICATION OU PRIME DE FIN D’ANNEE


La prime de fin d’année ou gratification constitue une rémunération additionnelle due en fin d’année au salarié.
Elle ne devient obligatoire que lorsque l’entreprise a commencé à la verser. Le montant de cette rémunération ne
peut être inférieur au ¾ du salaire minimum conventionnel de la catégorie. Bien sûr, l’employeur peut payer en
prime 100% et même plus si les résultats de l’entreprise le permettent. Le travailleur engagé dans le courant de
l’année, démissionnaire ou licencié a droit à une part de cette allocation au prorata du temps de travail effectué au
cours de ladite année. Ces allocations sont imposables au même titre que les salaires et sont passibles de charges
sociales.

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SALAIRE :3 Un travailleur a un salaire catégoriel de 200 000 F.


1) Quel doit être le montant minimum de sa gratification et le montant maximum ?
2) Quel est le montant de la gratification si le travailleur a été embauché le 1/04/N

3) LES POURBOIRES
Ils sont obligatoires et sont reversés à la caisse de la société pour être redistribués à tout le personnel au même taux.

4) PRIME DE RENDEMENT
C’est une prime donnée pour intéresser le travailleur à la productivité ou à l’activité et à l’économie des matières
premières (utilisation rationnelle des matières).

5) PRIME DE TECHNICITE
Elle est donnée pour l’expertise (sociétés diamantifères).

6) L’INDEMNITE DU TRAVAILLEUR MALADE


Le Décret N° 96-198 du 07 / 03 / 1996 donne les conditions pour que le travailleur malade voit son contrat de
travail suspendu et bénéficie d’une indemnité de maladie (article 29 de CCI).

7) PRIME D’EXPATRIATION (Article 57 CCI)


Cette prime est destinée à dédommager le travailleur recruté hors de la côte d’Ivoire (qui bénéficie d’un contrat
d’expatrié) des dépenses et risques supplémentaires auxquels il s’expose en Côte d’Ivoire. Cette indemnité est fixée
à 40% du salaire de base du contrat, généralement le salaire de base catégoriel.

PE = 40% salaire de base catégoriel

8) LES AVANTAGES EN NATURE


Un avantage en nature alloué à un salarié peut être défini comme la mise à la disposition gratuite (ou pour un prix
dérisoire) d’un bien ou d’un service non dispensable à l’exercice de la fonction du salarié dont il a le libre usage.
Ainsi un logement attribué à un supérieur constituera un avantage en nature s’il a la libre jouissance de ce logement
dans sa vie extra- professionnelle (week-end, congé…).
Par contre, un local situé sur le lieu de travail et affecté à l’usage du gardien pendant les heures de travail est un
outil de travail et non un avantage en nature.

Les avantages en nature sont évalués selon le barème administratif ci-dessous :

Tableau n°1 : Logements et accessoires

Nombre de
Electricité Eau
pièces Logement Mobilier
(a) (b)
principales
1 60 000 10 000 10 000 10 000
2 80 000 20 000 20 000 15 000
3 160 000 40 000 30 000 20 000
4 300 000 60 000 40 000 30 000
5 480 000 80 000 50 000 40 000
6 600 000 100 000 60 000 50 000
7 et plus 800 000 150 000 70 000 60 000

(a) Montant à majorer de 20 000 F par appareil individuel de climatisation ou par pièce climatisée pour les
installations centrales.

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(b) Montant à majorer de 30 000 F pour les logements dotés d’une piscine.

Tableau n°2 : Domesticité (personnel de maison)

ELEMENTS MONTANT

Gardien, Jardinier 50 000


Gens de maison 60 000
Cuisinier 90 000

Les avantages qui ne sont pas mentionnés sur le barème susvisé doivent être intégrés dans l’assiette des
impôts à leur montant réel. Il s’agit notamment : nourriture fournie par l’employeur, billets d’avion pour congés
et les frais de déménagement des travailleurs autres que le personnel bénéficiant du contrat de travail d’expatrié,
remboursements de frais de scolarité, frais de télécommunication etc...

REMARQUE/1 :

 L’utilisation personnelle d’une voiture de fonction n’est pas prise en compte pour la détermination des
avantages en nature.
 Ces montants sont comptés pour moitié lorsque les avantages sont consentis à des travailleurs du secteur
agricole.
NB : Attention il n’ya pas de texte qui nous dit si c’est à Abidjan qu’on applique ce barème ou dans les
autres régions.

REMARQUE/2 : les avantages en argent

Le Code du Travail et la Convention Collective Interprofessionnelle ne retiennent que les seuls avantages en
nature. Ils ne mentionnent pas les avantages en argent.
Par contre le Code général des impôts (Art 118 complété par le L.F.P. 1994) en fait mention et même nous
donne un exemple : ‘‘cotisations patronales versées par les employeurs à des organismes de retraite et de
prévoyance complémentaire’’.
Dans cet esprit fiscal, nous pensons qu’il faut également considérer comme avantages en argent certaines
contributions patronales faites au profit du personnel notamment :
 participation des employeurs au paiement des primes de contrats d’assurance décès ou d’assurance-vie
groupe ou individuel souscrit par le personnel
 prise en charge directe par l’employeur des frais de scolarité des enfants du personnel
 etc…

REMARQUE/3 : Allocation payée a une société de gardiennage ou au salarié directement.

Toute allocation payée par l’employeur au profit du salarié soit à lui directement ou à une société de
gardiennage est intégralement imposable.

REMARQUE/4 :

Le barème d’évaluation des avantages en nature sur le plan social est abrogé et remplacé par le barème des
impôts. Cependant dans ce cas (au plan social) si le montant réel des avantages dépasse celui du barème, on
prend le montant réel même si l’avantage en nature en question figure dans les avantages en nature de
référence. En un mot c’est le montant le plus grand d’entre les deux qu’on prend.

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SALAIRE : 4
Satisfaite de son travail l’entreprise BETHANIE loue pour son salarié TAKI deux appartements A et B dont les
caractéristiques sont :
« A » est de 4 pièces de loyer mensuel 650 000, meublé, eau, électricité, doté d’une climatisation centrale. Les
mobiliers sont la propriété de l’entreprise Enfin cet appartement est gardé par un gardien que BETHANIE a obtenu
avec la société de gardiennage VIGASISTANCE à 180 000/mois, somme versée à VIGASISTANCE
« B » est de 5 pièces meublé, électrifié avec trois appareils de climatisation, eau avec une piscine.les factures
d’électricité, d’eau, de télécommunication sont respectivement pour ce mois à 150 000 ,60 000 et 120 000.Le
gardien de cet appartement émarge dans le livre de paye de BETHANIE. Tandis que TAKI perçoit une allocation
de 85 000/mois pour le payement de son cuisinier. TAKI bénéficie d’une camionnette appartenant à l’entreprise
d’une valeur de 7 080 000 TTC pour ces courses dans l’exercice de sa fonction avec une dotation mensuelle de
carburant de 82 000.
TRAVAIL A FAIRE
Déterminer le salaire brut imposable et l’assiette sociale du salarié TAKI au titre de ce mois sachant qu’il a un
salaire de base de 400 000/mois(la réponse dans le tableau ci-dessous)

CORRECTION : SALAIRE : 4

Appartement A Appartement B TOTAL


Eléments EV/ Ev/ Ev/
Ev/ Fiscale Fiscale Sociale
Fiscale Sociale Sociale
Logement
Mobilier
Electricité
Climatisation
Eau
Piscine
Gardien
Cuisinier
Télécommunication
Camion
Carburant
Total AN (I)
Salaire de base
Allocat°/Cuisinier
Total : TRE (II)
Assiettes (I +II) 2.085.000 2.475.000

9) REMUNERATION DES HEURES CHOMEES DES JOURS FERIES.


Il y a des jours fériés chômés payés (JFCP) même s’ils tombent un dimanche. Ce sont :
 le 07 Août jour de la fête nationale.
 Le 1er Mai fête de travail.
Le chômage des JFCP est obligatoire pour l’ensemble du personnel occupé dans les établissements de toute
nature. A l’exception de tout établissement ou service qui en raison de la nature de leur activité ne peuvent
interrompre le travail (les services d’exploitation SOTRA, les compagnies aériennes, maritimes, etc.)

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En dehors de ces JFCP, nous avons également les jours fériés chômés (JFC) qui sont :
 le 1er janvier
 le lundi de Pâques
 le jour de l’Ascension
 le lundi de Pentecôte
 la fête de Ramadan (Aïd-el-Fitr)
 la fête de Tabaski (Aïd-el-Kébir)
 le 15 août fête de l’Assomption
 le 1er novembre fête de la Toussaint
 le 15 novembre Journée Nationale de la Paix
 le 25 décembre fête de Noël
 le lendemain de la Nuit du Destin (Laïlatoul-Kadr)
 le lendemain de l’anniversaire de la naissance du Prophète Mahomet (Mouloud)
 le lendemain de la fête nationale ou de la fête de travail chaque fois que ladite fête tombe un dimanche.

10) REMUNERATION DES HEURES SUPPLEMENTAIRES


L’article 21-2 du code du travail de janvier 1995 et l’article 5 du décret N°96-203 du 7 mars 1996 relatif à la durée
de travail stipule que la durée hebdomadaire du travail est de :
 40 heures pour les entreprises non agricoles
 48 heures pour les entreprises agricoles
 56 heures pour le personnel domestique et le personnel de gardiennage.
Ainsi est qualifié d’heures supplémentaires, les heures de travail effectuées au-delà de la durée normale à
l’entreprise. En cas de surcroît extraordinaire de travail en vue de maintenir ou d’augmenter la production,
l’employeur est tenu lorsqu’il obtient l’autorisation de faire effectuer des heures supplémentaires, d’informer le
personnel par voie d’affichage au moins une semaine avant l’application (48 heures en cas d’urgence).
En raison d’impératif de sécurité pour l’entreprise, de sécurité et de santé pour les travailleurs, le nombre d’heures
supplémentaires est limité à 15 heures par semaine au maximum sans que la durée de travail puisse être prolongée
de plus de trois (3) heures par jour au maximum. En outre, le nombre d’heures supplémentaires ne peut excéder 75
heures par travailleur par an.

12-1 Détermination des heures supplémentaires


Traditionnellement, c’est dans le cadre de la semaine qu’il faut apprécier si des heures supplémentaires ont été
réalisées pour les travailleurs mensuels.
Il ne peut avoir compensation entre heures normales et heures supplémentaires d’une semaine à l’autre. Pour un
travailleur journalier, les heures supplémentaires au titre d’une journée sont celles effectuées au-delà de la durée
normale journalière de service adoptée par l’entreprise qui est de 8 heures. Sauf si l’entreprise bénéficie d’une
dérogation permanente à l’horaire journalier de travail. Dans ce dernier cas, les heures normales journalières
sont de 10 heures.
NB : Sont exclus du bénéfice des heures supplémentaires :
le personnel de statut : cadre
le travailleur payé au rendement.

12-2 Taux de majoration des éléments d’assiette


En Côte d’Ivoire, dans les établissements publics ou privés même d’enseignement ou de bienfaisance, la durée
légale de travail des employés ou des ouvriers de l’un ou de l’autre sexe, de tout âge, travaillant à temps, à la tâche
ou à la pièce est de 40 heures par semaine Soit :

Sont considérées comme heures supplémentaires, les heures de travail effectuées au-delà de la journée journalière
normale applicable à l’Entreprise (8h/jour et maximum 10h/jour pour les Entreprises bénéficiant d’une dérogation

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permanente à l’horaire journalier de travail). Ainsi sont consignés dans le tableau ci-dessous les différents taux de
majoration selon le régime de 40H par semaine.

HEURES DE TRAVAIL MAJORATION TAUX


 0 à 40 heures
Heures normales th

 41ème à 46 ème heures th’ = 1,15 th


Majoration 15%
(6 heures) outh’ = th + 0,15 th
 47ème à 55 ème heures th’ = 1,50 th
Majoration 50%
(9 heures) ou th’ = th + 0,5 th
Heures de nuit effectuées les jours th’ = 1,75 th
Majoration 75%
ouvrables(21 heures à 5 heures) outh’ = th + 0,75 th
Heures de jour effectuées les dimanches et th’ = 1,75 th
Majoration 75%
jours fériés outh’ = th + 0,75 th
Heures de nuit effectuées les dimanches et th’ = 2 th
Majoration 100%
jours fériés outh’ = th + th

NB :
 Les heures d’absence non justifiées sont imputées en cas d’heures supplémentaires sur les heures rémunérées
au taux le plus fort.
 Le salaire réel comprend : le salaire de base, le sursalaire, la prime de rendement, la prime de technicité, la
prime de fonction, la prime de représentation...

SALAIRE : 5 Mr. Aly est un agent de maitrise. Son salaire de base est de 405 655. En outre, il bénéficie des
éléments suivants :
Prime d’ancienneté : 95 000
Prime de technicité : 60 000
Prime de rendement : 41 000
Prime de fonction : 100 000
Il a réalisé au cours du mois de Novembre 2008 les heures suivantes :
- 1ère semaine : 48 H dont 4 H dans la journée du dimanche
 2è semaine : 50 H
 3è semaine : 53 H dont 3 H dans la nuit du dimanche entre 21H à minuit
 4è semaine : 50 H dont 4 H de nuit, jours ouvrables entre 21H à 1H du matin
 5è semaine : 8 H

TAF : Mr. Aly est soumis au régime de 40H/semaine.


Faire le décompte des heures supplémentaires sachant qu’il a eu une heure d’absence non justifiée. Puis déduire son
salaire brut.

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CORRECTION : 5

MAJORATION DES HS
Périodes HT HN HS
15% 50% 75% 100%
1ère S
2ème S
3ème S
4ème S
5ème S
TOTAL 209 168 41 22 8 8 3

Calcul du taux horaire (th)

{ ( - )
TOTAL = 193 550

SBt = SR + PA + HS
SBt = 606 655 + 95 000 + 193 550
SBt = 895 205

III. LES ACCESSOIRES DE SALAIRE N’AYANT PAS LA NATURE JURIDIQUE DE SALAIRE


1) L’INDEMNITE DE TRANSPORT
Cette indemnité constitue une participation de l’employeur aux frais engagés par le travailleur pour son
déplacement de sa résidence à son lieu de travail. Elle n’est pas due si le travailleur habite à proximité de son lieu
de travail ou si le travailleur est transporté par l’entreprise (service de ramassage ou véhicule de fonction).

2) LA PRIME DE SALISSURE
Lorsque l’entreprise utilise des travailleurs à des travaux salissants (article 95 du code du travail), une prime de
salissure égale à 13 fois le SMIG horaire leur est versée mensuellement.

⁄ ⁄ {

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3) LA PRIME DE TENUE DE TRAVAIL


Dans les entreprises entraînant pour l’ouvrier des frais exceptionnels de vêtements ou pour lesquels une protection
supplémentaire est nécessaire, et le nettoyage des vêtements de protection. L’entretien et le nettoyage des
vêtements sont assurés par l’entreprise. Si l’entretien est assuré par le travailleur, l’employeur doit lui attribuer une
indemnité mensuelle dont le montant est égal à 7fois le SMIG horaire.

4) LA PRIME D’OUTILLAGE
Lorsque le travailleur fournit l’outillage nécessaire à l’accomplissement du travail, il perçoit une prime d’outillage
dont le montant mensuel est égal à 10 fois le SMIG horaire.

5) LA PRIME DE PANIER
La prime de panier trouve son origine dans le fait que les horaires de travail et la distance de son lieu d’habitation à
son lieu de travail amène le travailleur à se restaurer sur place. Cette prime est compensatrice de la sujétion
imposée au travailleur. Le montant de cette prime est égal à 3 fois le SMIG horaire.
Lorsqu’ils accomplissent :
 6h heures consécutives de travail de nuit
 10 heures de travail ou plus de jour, prolongé d’au moins d’une heure après le début de la
période réglementaire de travail.
 Une séance ininterrompue de travail de 10 heures dans la journée.

6) L’INDEMNITE D’EQUIPEMENT (ARTICLE 58 DE LA CONVENTION COLLECTIVE)


Il est alloué au travailleur recruté en côte d’Ivoire déplacé du fait de l’employeur pour exécuter un contrat de
travail hors de la Côte d’Ivoire et lors de son premier départ, une indemnité d’équipement dont le montant est :
 pour l’agent célibataire 600 fois le SMIG horaire
 pour l’agent marié 700 fois le SMIG horaire
 pour chaque enfant 100 fois le SMIG horaire.
A l’occasion d’un nouveau départ, cette indemnité sera renouvelée après une période de 3 ans.

7) L’INDEMNITE DE LOGEMENT
C’est une indemnité qui est destinée à couvrir les frais de logement du travailleur. Cette indemnité n’est
obligatoire que dans le cas ou le travailleur est déplacé pour exécuter un contrat de travail hors de sa résidence
habituelle.

8) INDEMNITE REPRESENTATIVE DE FRAIS DE DEPLACEMENT (CCI Art 76)


C’est une indemnité forfaitaire compensatrice des frais de nourriture et d’hébergement engagée par le travailleur
appelé occasionnellement à exercer sa profession hors du lieu de travail habituel (missions ponctuelles, tournées,
etc…)
9) AUTRES PRIMES (DIVERSES)
Ces primes peuvent être allouées aux travailleurs compte tenu de certaines conditions de travail pour encourager le
travailleur. On pourrait citer les primes de bonne conduite, de présence, de responsabilité de non accident, de paie,
de nuit, de fidélité, de présence, d’égout, exceptionnelle, d’astreinte, d’exploitation de dépannage, de risque, de
caisse de fonction, de bilan, de nourriture, de blanchissage etc.

NB : lorsque les sommes versées sont destinées à permettre au salarié de se déplacer dans le cadre de ses tâches
compte tenu de ses fonctions dans l’entreprise, il s’agit alors d’une indemnité spéciale appelé frais inhérent à la
fonction qui n’a pas la nature du salaire.

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SECTION 2 : DETERMINATION DU SALAIRE BRUT IMPOSABLE ET DE L’ASSIETTE SOCIALE


Les charges fiscales et les charges sociales ont pour assiettes respectives le salaire brut imposable & l’assiette
sociale.

I. LE SALAIRE BRUT IMPOSABLE (SBI)

Le (SBI), c’est la base de calcul des impôts sur salaire

1) ELEMENTS IMPOSABLES INTEGRALEMENT

Entrent dans l’assiette des charges sur salaire intégralement, les éléments constitutifs du salaire suivants :
 le salaire catégoriel,  la prime d’ancienneté
 le sursalaire,  la prime de fin d’année ou gratification,
 les heures supplémentaires,  prime d’expatriation,
 l’avantage en nature,  la prime d’assistance technique,
 prime de rendement  les pourboires

La prime est donnée pour encourager le travailleur des efforts effectués dans le cadre de son travail. Tandis que
l’indemnité donnée constitue un remboursement de frais inhérent à la fonction. Le plus souvent on confond prime
& indemnité (Exemple : indemnité de transport et prime de transport).En réalité les primes sont intégralement
imposables, à condition que celles-ci soient utilisées conformément leur objet à l’exclusion de la prime de
transport qui est exonérée à hauteur de 25000F/bénéficiaire/Mois. On a :
 La prime de salissure  la prime d’outillage
 La prime de panier  prime de fonction
 Participation au bénéfice de l’entreprise  prime de représentation
 Prime d’assiduité  prime de responsabilité
 la prime de tenue de travail

Si les primes précédentes sont intégralement imposables ce n’est pas le cas des indemnités suivantes :

2) ELEMENTS DE SALAIRE EXONERES TOTALEMENT OU PARTIELLEMENT

2-1 Eléments exonérés totalement (l’art 116 :1° à 14° du CGI)


a- : les allocations familiales, les allocations d’assistance à la famille, les majorations de solde d’indemnités ou de
pensions attribuées en considération de la situation ou des charges de famille.
b- :les appointements des personnels diplomatiques pour l’exercice de leurs fonctions dans la mesure où les
pays qu’ils représentent accordent des avantages analogues aux personnels diplomatiques Ivoiriens.
c- l’indemnité de stage versées aux étudiants dans le cadre de leur stage-école pour une durée n’excédent pas six
mois et pour la tranche de l’indemnité mensuelle égal ou inférieur à 150 000 F.
d- : les pensions de retraite et les rentes viagères lorsque leur montant est égal ou inférieur à 100 000 F par mois
(L.F.P. 2003).
e- :Les dépenses de santé engagées par les entreprises pour la constitution de boîte de pharmacie permettant de
faire face aux premiers soins des employés malades, les coûts de traitement du paludisme, de la tuberculose, de
l’hépatite virale, du diabète et de l’hypertension artérielle dont ces employés sont atteints ainsi que les sommes
versées aux mutuelles de santé du personnel. (L.F.P. 2005).
f- : les dépenses que l’employeur consacre à personnes la prise en charge médicale et paramédicale des ayant
contracté le VIH/SIDA ainsi que celle correspondant aux coûts des dialyses pour insuffisance rénale, les
dépenses que l’employeur consacre à la prise en charge médicale et paramédicale des personnes atteintes du
cancer ainsi que celles afférentes aux frais de dépistage de cette affection. Les dépenses peuvent être réalisées au
moyen de cotisation ou de subventions versées à des organisations spécialisées ou des associations reconnues
d’utilité publique et ayant exclusivement pour objet le financement de la prise en charge médicale et paramédicale
des salariés, à condition que ces organisations ou associations emploient au moins 85% des cotisations ou
subventions au financement de ces actions.

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2-2 Eléments exonérés partiellement (l’art 116 :1° à 17° du CGI)

a : Prime de transport (article 116 – 10° CGI):


Selon ce qui précède, l’exception est faite à la prime de transport qui est exonérée actuellement à 25
000FCFApar bénéficiaire et par Mois (alignement sur la carte SOTRA).

b. Frais de Transport en commun (article 116 -16° CGI) :


Les dépenses que l’employeur consacre à la prise en charge des frais de transport en commun, du personnel sont
exonérées dans la limite de 20 000FCFApar salarié etpar mois.

c. Frais de restauration du personnel dans les cantines de l’entreprise (article 116-17° CGI)
Les dépenses supportées par l’employeur pour la prise en charge des frais de restauration du personnel dans les
cantines de l’entreprise sont exonérées dans la limite de 30 000FCFA par mois et par salarié.

d : Les primes d’assurance maladie & les compléments de retraite (art : 116-9°CGI)
Sont exonérées des retenus salariales, sous la double limite de 10% de la rémunération brute imposable en espèce
et 300 000, les cotisations patronales versées par l’employeur à des organismes de retraite complémentaire et de
prévoyance sociale.
L’article 116-14° du CGI est aménagé par la LFP 2013 en son article 8 exonère (à 100%) désormais toutes les
sommes versées aux compagnies d’assurances à leurs courtiers, gestionnaires de portefeuille, dans le cadre du
contrat groupe d’assurances maladie.
Cette exonération ne prend pas en compte les sommes engagées lorsque l’employeur est sont propre assureur et
également la prime assurance maladie contractée à la tête des dirigeants de l’entreprise. Ces dernières sont
exonérées dans la double limite de 10% de la rémunération brute imposable en espèce et 300 000

e : Eléments exonérés à 10% de l’ensemble des rémunérations en espèce indemnité comprise : Il s’agit des
indemnités de toute sorte qui n’ont pas été justifiées par une facture ; par contre si elles sont justifiées elles sont
exonérées totalement.

Nous avons :
 indemnité de fonction
 indemnité de représentation
 indemnité de responsabilité
 indemnité représentative de frais de déplacement
 indemnité d’équipement
Ces indemnités sont exonérées à concurrence de 10% de la rémunération totale en espèce (indemnité
comprise) perçues par le contribuable. Cette limite est impérative et elle ne doit pas être dépassée sans aucun
prétexte sauf si le salarié est remboursé de ses débours sur présentation des justifications des frais
préalablement engagé par lui. Il convient en pratique de réintégrer dans le traitement imposable la part des
indemnités qui excèdent 10% de la rémunération totale.

NB1 : On entend par la rémunération totale en espèce (RE) le salaire brut à l’exclusion des avantages en nature.

NB2 : Le montant des 10% doit être déterminé globalement. Mais il convient de préciser que ces indemnités
spéciales ne doivent se cumuler avec des remboursements de frais réels.

SALAIRE : 7 : Mr. YAO perçoit un salaire brut (SBt) de 500 000 F dont une indemnité de déplacement de valeur xF
TAF : Calculer l’impôt sur salaire (IS) dû par YAO dans les cas suivants :
a) x = 46 000 F et b) x = 58 000 F

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SALAIRE : 8 : Mr. YAO perçoit un salaire brut égal à 500 000 F dont une indemnité de déplacement 50 000 F et une
indemnité d’équipement (IE) de 8 000 F.
TAF : Calculer l’IS dû par YAO.

SALAIRE : 9 : Mr. YAO perçoit un salaire brut égal à 500 000 F dont une indemnité de déplacement de montant 40
000 F et des avantages en nature de montant 60 000F.
TAF : Calculer l’IS dû par YAO.

SALAIRE : 9 bis : Mr. YAO perçoit un salaire de base égal à 500 000 F, des avantages en nature : un logement de 6
pièces meublées, bénéficie d’eau, d’une piscine. En outre, il perçoit une somme de 200.000 F pour la rentrée
scolaire. Enfin il perçoit une indemnité de déplacement de 40 000 F.
TAF : Calculer l’IS dû par YAO.

SALAIRE : 10 :

Mr. LOGEAIS bénéficiant d’un contrat d’expatrié fut embauché à la SONITRA le 1/1/N bénéficie
chaque année de la gratification de ladite entité et perçoit un taux horaire de 4 000 F, une
p de 100 000 F, des avantages en nature de montant 680.000 F. Il bénéficie d’une
indemnité d’équipement de montant 70 000F et une prime de transport de 281 629. Enfin les avantages en
nature sont de 500 000.
TAF : Calculer SBI et SBS de LOGEAIS à la date du 1/1/N+5 sachant qu’il est aligné au régime de 40 h
par semaine et qu’il a effectué 2 H supplémentaires Dimanche nuit et 4 H supplémentaires jour ouvrable
et il a eu une démis heure d’absence non justifiée.

LIBELLES SBI SBS


Salaire de base (4000x173,33)
Gratification (693 320x75%)
Prime d’ancienneté (693 320x4%)
Prime d’expatriation (693 320x40%)
50Primes de panier
Indemnité d’équipement (IEQ)
Heures Suppl( 2-0,5)4000x2+4x4000x1,15
Prime de transport
I RTE
ANALYSE DES EXONERATIONS
•Prime de transport (exonéré à 25.000)
•Indemnité d’équipement (IEQ
70 000 < 200 000 =10% x 2000000 donc
70000exonérée au plan fiscal.
.50primes de P 50x3x346 = 51900≤100 000
donc 51900exonérée au plan social
II TOTAL exonérations
III Avantage en nature
Assiettes = (I – II+III)

NB : Le paiement du complément de retraite ou de la prime assurance maladie au salarié n’est pas fréquent
le paiement est plutôt fait aux organismes de retraite complémentaires ou aux sociétés d’assurance.

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II. DETERMINATION DE L’ASSIETTE SOCIALE


1) ELEMENTS DU SALAIRE IMPOSABLES
Il arrive que l’assiette sociale ne corresponde pas à l’assiette fiscale. Ainsi, l’assiette des cotisations tient compte du
salaire de base ,du sursalaire et des avantages suivants : heures fériées payées ; heures supplémentaires ; prime
d’ancienneté ; prime d’assiduité ; indemnité de nettoyage ; la gratification ; la prime de fin d’année ; le congé
payé ; prime d’entretien ; avantages en nature ; prime de logement ; prime de production ; prime de fidélité ; prime
de pose ; prime de nuit ; prime spéciale ; prime d’expatriation ; prime de commission ; prime de dépaysement ;
prime de représentation ; prime de récolte ; prime de bonne conduite ; prime de présence ; prime de responsabilité ;
prime de non accident ; prime de paie ; prime d’égout ; prime exceptionnelle ; prime d’exploitation ; prime de
dépannage ; prime de risque ; prime de caisse ; prime de fonction ; prime de bilans ; arrondi du salaire ; prime de
vol ; complément de retraite, primes diverses, etc.

2) ELEMENTS DU SALAIRE EXONERES


Selon l’alinéa 1 de l’article 23 du Code de Prévoyance Sociale, les cotisations sont assises sur l’ensemble des
salaires y compris les avantages en nature et indemnités diverses versées par l’employeur à son personnel salarié à
l’exception des indemnités ayant le caractère de remboursement de frais.
Sont exclus de l’assiette des cotisations sociales selon l’arrêté n°3 du 11 mai 1983 les primes ci-dessous :
- Allocation familiale exonérée à 100% de son montant.
- Prime de panier : 3 SMIG horaire
- Prime mensuelle de salissure : 13 x SMIG horaire
- Indemnité mensuelle de tenue : 7 SMIG horaire
- Prime mensuelle d’outillage : 10 SMIG horaire
- Prime mensuelle de transport : 25 000 F
- Prime assurance retraite exonérée à 50% de son montant.

SALAIRE : 11 : Mr. YAO perçoit un salaire brut égal à 500 000 F dont une indemnité de transport de 8 000F et 10
primes de panier de montant 45 000F
TAF : Déterminer l’IS et CR dus par YAO.

NB : Le paiement du complément de retraite ou de la prime assurance maladie au salarié n’est pas fréquent
le paiement est plutôt fait aux organismes de retraite complémentaires ou aux sociétés d’assurance.

SALAIRE : 12
Totalisant tous les deux 10 ans 3 mois d’ancienneté dans l’entreprise SACKO Mr et Mme ASSY ont les
caractéristiques salariales suivantes :
Mme ASSY perçoit un salaire de base de 400.000 une prime d’ancienneté (à déterminer),une indemnité
d’équipement 80.000 , une prime de transport de 30.000, une allocation familiale de 100.000.Mme ASSY bénéficie
des avantages en nature évalués à 70.000 le mois. En outre SACKO verse à la SIDAM la somme de 50.000 dans le
cadre de contrat groupe d’assurance maladie. En vue de passer une bonne retraite l’allocation de 55.000 par mois
est versée par SACKO à un organisme de retraite et de prévoyance complémentaire au profit de Mme ASSY.
Mr ASSY perçoit un salaire catégoriel mensuel de 500.000, une prime d’ancienneté (à déterminer), une
allocation familiale de 14.000, il perçoit 60.000 par mois pour couvrir les frais de restauration dans les cantines de
l’entreprise, une indemnité de déplacement 40.000, une indemnité d’équipement 10.000 mais non utilisée
conformément à son objet et des remboursements de frais de réparation de la poulie du chantier de Bouaké
supportés par Mr ASSY sur ses ressources personnelles lors de sa mission sur ledit chantier montant de la facture
26.000.Mr ASSY bénéficie du car de ramassage mis à la disposition du personne pour aller au travail . Les frais de
transport supportés par l’employeur par salarié par mois sont de 50.000 en outre il bénéficie des avantages en
nature de montant global de 450.000 (dont les frais de ramassage).
Mr ASSY bénéficie également d’une prime d’assurance vie souscrit à sa tête que l’entreprise verse à la société
d’assurance NSIA à raison de 80.000 par mois. Enfin SACKO verse à un organisme de la place la somme de
55.000 par mois en guise de complément de retraite au profit de Mr ASSY.

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TAF : Déterminer le salaire brut imposable et du salaire social de Mr et Mme ASSY.

 Mme ASSY

Libellés SBI SBS


Salaire de base
Prime d’ancienneté = 10%x400.000
Allocation familiale
Prime de transport
Indemnité d’équipement
I TOTAL = RTE
RTE’ = RTE – 25.000 – 100.000 650.000 -125.000
ANALYSE DES EXONERATIONS
Allocation familiale (exonérée à 100%)
Prime de transport (exonérée à hauteur de25.000)
•Indemnité d’équipement = 80.000 52.500 =
10%x525.000
donc 52.500 exonéré
II TOTAL exonérations
III renumérotions brute imposable en espèce = (I-II)
Prime d’assurance groupe
Complément de retraite
IV TOTAL avantages en argent
ANALYSE DES AVANTAGES EN ARGENT
•Prime d’assurance groupe (exonérée à 100%)
•Complément de retraite
1ère limite = 10%X472.500 =47.250
e
2 limite = 300.000
Limite retenue = 47.250
55.000 47.250 47.250 exonérée
V TOTAL exonéré en avantage en argent
VI Avantage en argent imposable
VII Avantage en nature
Assiettes = III + VI + VII 550.250

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 Mr ASSY

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Salaire de base
Prime d’ancienneté = ……….x500.000
Allocation familiale
Frais de restauration
Indemnité d’équipement
Indemnité de déplacement
Remboursement de frais (RF)
I TOTAL =RTE
RTE’ = RTE – AF- RF ⤄ 700.000 – 14.000- 26 000
Analyse des exonérations
•Allocation familiale (exonérée à 100%)
•Remboursement de frais (exonérée à 100%)
•Frais de restauration
•Indemnité d’équipement (imposable non
utilisée/objet)
•indemnité de déplacement =40.000 66.000 = 10%x
660.000
(40.000 exonérée)
II TOTAL exonération
III Salaire brut imposable en espèce =( I-II)
Prime d’assurance vie
Complément de retraite
IV TOTAL avantage en argent
Analyse des exonérations
1ère limite = 10% x 590.000 =59 000
e
2 limite = 300.000
Limite retenue = 59 000
135.000 59 000 59.000 donc 59.000 exonérée
V Avantage en argent imposable (135.000-59.000)
Avantages en nature
Exonérations
• Frais de transport en commun du personnel
VI Avantage en nature imposable
Assiettes = III + V + VI 1.096.000

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SECTION 3 : CALCUL PROPREMENT DIT DES CHARGES


Il existe deux types de charges sur salaire :
- les retenues à la charge du salarié ou charges salariales
- les charges au compte de l’employeur ou charges patronales.

I. LES CHARGES SALARIALES (RETENUES A LA CHARGE DU SALARIE)


Il est opéré sur le salaire du travailleur deux types de retenues :
 les retenues fiscales : impôts
 la cotisation sociale salariale

1. L’IMPOT SUR LE TRAITEMENT ET SALAIRE (ITS) (RETENUES FISCALES)


Il y en avait quatre (4), mais depuis fin juin 2009, il n’en reste plus que trois (3) ; à savoir : l’impôt sur
traitement et salaire (ITS ou IS), la contribution nationale (CN) et l’impôt général sur le revenu (IGR). La
CRN qui avait été instituée par la loi des finances 2004 a donc été abrogée en fin juin 2009.

a. Impôt sur salaire (IS)

L’IS est dû par les bénéficiaires des revenus provenant des traitements publics et privés, des soldes , des indemnités
et émoluments, des salaires, des pensions et rentes viagères.
Cet impôt est liquidé au taux de 1,2% du SBI ou 1,5% du salaire net imposable (SNI)

SALAIRE : 14 : Mr. YAO touche un taux horaire de 4 000 F et des avantages en nature 100 000 F.
TAF : Calculer l’IS dû par YAO.

b. La contribution nationale (CN)


Elle a été instituée pour le développement économique, culturel de la Nation.
La CN est assise sur 80% SBI. Elle se détermine selon un tarif progressif ci-dessous.

METHODE-1

BASE (CN) = R = 80%SBI BASE (CN) = SNI


TAUX
(REVENU IMPOSABLE MENSUEL) (REVENU IMPOSABLE ANNUEL)
[0 – 50 000] [0 – 600 000] 0%
] 50 000 – 130 000] ] 600 000 – 1 560 000] 1,5%
] 130 000 – 200 000] ] 1 560 000 – 2 400 000] 5%
Supérieur à 200 000 Supérieur à 2 400 000 10%

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METHODE-2

Base(CN) = R= 80%SBI Base (CN)=R=SNI


Montant Annuel
TAUX Revenu imposable montant mensuel (CN) Revenu imposable
(CN)
mensuel Annuel
0% [0- 50 000] R × 0% -0 [0- 600 000] R × 0% – 0

1,50% ] 50 000 -130 000] R ×1,5 %-750 ] 600 000- 1 560 000] R ×1,5 % – 9 000

5% ] 130 000 - 200 000] R × 5% -5 300 ] 1 560 000 -2 400 000] R × 5% – 63 600

10% Supérieur à 200 000 R × 10%-15 300 Supérieur à 2 400 000 R × 10% – 183 600

SALAIRE : 15 Mr. YAO perçoit un taux horaire de x F et des avantages en argent de montant 100 000 F.
TAF : Calculer dans les cas suivants la CN due par YAO.
a) x = 4 000 F
b) x = 700 F

c. L’impôt Général sur le Revenu (IGR)

Le système fiscal ivoirien est une composition de plusieurs impôts. En effet, chaque catégorie de revenus est
imposée, en premier lieu, à un impôt spécifique dit impôt cédulaire. Outre ces impôts cédulaires, un Impôt Général
sur le Revenu (IGR) frappe le revenu net global annuel des personnes physiques.

Il existe deux régimes d’imposition d’IGR en CI : le régime général de l’IGR appliqué sur l’ensemble des revenus
(nous le verrons post-BTS) et le régime particulier de l’IGR perçu à la source sur les traitements des
salaires publics et privés que nous sommes en train de développer.

L’IGR se perçoit sur la même base que l’ITS et la CN mais après un abattement de 15% après déduction des
impôts déjà supportés (ITS et CN).

Base IGR = 85% [80% salaire brut imposable – (ITS + CN)] = R

Le principe général d’application de l’IGR c’est que l’IGR est fonction de la charge de la famille. Les contribuables
qui ont une charge de famille très élevée connaissent un allègement de la charge fiscale par application des parts
IGR.
Dans le double souci d’accroître les recettes fiscales tout en évitant d’étouffer l’activité de
production par un prélèvement excessif (car trop d’impôts tuent l’impôt) il est décidé d’un seuil
maximum de perception de l’IGR fixé au tiers du revenu net imposable.
Avant l’entrée en vigueur de l’annexe fiscale 2013, seul l’homme bénéficiait du quotient familial dans la
mesure où il est le chef de famille. Le Gouvernement, dans le cadre de sa politique d'égalité des genres, a fait

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adopter le 21 novembre 2012 par t'Assemblée Nationale, une nouvelle loi sur le mariage retirant à l'homme sa
qualité de chef de famille d'office et plaçant la famille sous la gestion conjointe des deux époux. Les époux
assument ensemble la direction morale et matérielle de la famille (Loi sur le mariage. Art 58 nouveau).
Pour traduire ce souci d'égalité, l'article 13 de l'annexe fiscale à fa LF p. 2013 a redimensionné l'article 248 du CGI
: désormais la puissance paternelle est accordée aux deux époux, chaque époux bénéficiera donc du quotient
familial lié au statut de marié et de chef de famille dans les conditions fixées par l’article 248 du CGI.

Nombre
Situation matrimoniale Enfant à charge Correctifs éventuels
de parts
Cas général 1 part
Cas particulier
.Célibataire Salarié ayant :
-enfant(s) majeurs, enfants décédés
.Divorcé ou veuf -sans enfant -pension de 40% au moins pour 1,5 part
.Divorcé e ou veuve invalidité de guerre ou invalidité de
travail.
-pension de veuve de guerre.
.Célibataire ou divorcé Cas général : pour lui-même 1,5 part
Avec enfant(s) à charge
.Célibataire ou divorcée Pour chaque enfant +0,5 part
Cas général 2 parts
.Marié
Sans enfant à charge Cas particulier :
.Mariée

.Marié ou veuf Pour lui-même 2 parts


Avec enfant (s) à charge
.Mariée ou veuve Pour chaque enfant + 0,5

Le maximum des parts ne dépasse pas 5. On parle souvent de personne à charge.


Est considéré comme personne à charge l’enfant mineur du contribuable ou l’enfant majeur étudiant jusqu’à 27
ans ou l’enfant infirme. On considère également comme personne à charge à condition que cela soit reconnu par la
loi toutes les personnes recueillies dans le foyer et qui répondent aux conditions d’enfant à charge. Ces charges des
familles sont prises en compte dans la notion de coefficient familial.

NB1 : l’enfant majeur infirme donne droit à une part au lieu de 0,5 part.
L’enfant mineur infirme donne droit à 0,5 part

SALAIRE : 17

CAS
Célibataire, divorcé ou veuf sans enfant à
1
charge :
2 Marié sans enfant à charge
Célibataire ou divorcé ayant un enfant à
3
charge
4 Marié ou veuf ayant un enfant à charge
Célibataire ou divorcé ayant 4 enfants à
5
charge
6 Marié ou veuf ayant 2 enfants à charge

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SALAIRE : 18
Mr YAO est veuf père de 10 enfants dont l’un est machiniste à la SOTRA 20 ans, 1 est infirme 30 ans, un autre est
étudiant au cours Pigier 24,5 ans, une est mariée 18 ans.
L’autre est étudiant à COCODY 28 ans et un autre est infirme 15 ans.
Déterminer le nombre de part de YAO.

CORRECTION : 18

PERSONNES N
1 Yao
2 Machiniste (20 Ans
3 Infirme (30 Ans)
4 Etudiant (24,5 Ans)
5 Mariée (18 Ans)
6 Etudiant (28 Ans)
7 Infirme (15 Ans)
8 Autres enfants (4 X 0,5)
TOTAL
nombre de parts retenues

TABLEAU 1 : BAREME IGR ANNUEL

Formule donnant le montant de l’IGR exigible à partir


du revenu net imposable dont le quotient par le nombre
de part est compris dans les limites indiquées à la
colonne précédente.
Inférieur à 300 000 NEANT
Compris entre ] 300 000 et 547 000] (R x 10/110) – (27 273 x N)
] 548 000 et 979 000] (R x 15/115) – (48 913 x N)
] 980 000 et 1 519 000] (R x 20/120) – (84 375 x N)
] 1 520 000 et 2 644 000] (R x 25/125) – (135 000 x N)
] 2 645 000 et 4 669 000] (R x 35/135) – (291 667 x N)
] 4 670 000 et 10 106 000] (R x 45/145) – (530 172 x N)
Supérieur à 10 106 000 (R x 60/160) – (1 183 594 x N)

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TABLEAU 2 : BAREME IGR MENSUEL

Formule donnant la retenue mensuelle IGR à effectuer à


partir du revenu net imposable dont le quotient par le
nombre de part est compris dans les limites indiquées à
la colonne précédente.
Inférieur à 25 000 NEANT
Compris entre ]25 000 et 45 583] (R x 10/110) – (2 273 x N)
] 45 584 et 81 583] (R x 15/115) – (4 076 x N)
] 81 584 et 126 583] (R x 20/120) – (7 031 x N)
] 126 584 et 220 333] (R x 25/125) – (11 250 x N)
] 220 334 et 389 083] (R x 35/135) – (24 306 x N)
] 389 084 et 842 166] (R x 45/145) – (44 181 x N)
Supérieur à 842 166 (R x 60/160) – (98 633 x N)

SALAIRE : 19 Mr YAO est marié père de 4 enfants perçoit un taux horaire de 4 000 F et des avantages en nature de
valeur 106 680.
TAF : Calculer les charges salariales de YAO

2. La charge sociale salariale (CR, CNPS)

Lors de chaque versement de salaire, une retenue à la source est opérée par l’employeur sur l’assiette
sociale du salarié au profit de la CNPS. Cette retenue représente la cotisation du salarié à l’assurance
vieillesse ou cotisation à la caisse de retraite. L’employeur de son côté doit contribuer à cette cotisation de
la caisse de retraite. Le taux global est de 14% dont 6,3% pour le salarié et 7,7% pour l’employeur. Par
ailleurs le plafond des rémunérations à retenir est fixé actuellement à = 1 647 315 par employé par mois.

CR (Caisse de retraite) CR: SBS 6,3%


[0-1 647 315]; CR = 6,3% SBS
SBS > 1 647 315; CR =103.781

(CCR)
…...……………….........................
103.781
CR mensuelle /Salarié

0
Assiette1sociale
647 315 SBS

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SALAIRE : 21: M. YAO perçoit un salaire de base de 693 320F, des avantages en nature de 100 000, un sursalaire de
6 680, une indemnité de transport de 31 000F et 20 primes de paniers de montant global 10 500F.
TAF : Calculer la CR due par M. YAO

II. LES CHARGES PATRONALES


L’employeur paie deux types de charges au titre des charges sur salaire :
 Les charges patronales fiscales
 les charges patronales sociales

1) LES CHARGES PATRONALES FISCALES

Les charges fiscales qui incombent à l’employeur sont les suivantes :


 La contribution à la charge de l’employeur et la contribution nationale pour le développement
économique, culturel et social de la nation. Ces deux charges sont appelées aussi impôt sur salaire à la
charge de l’employeur. Les deux charges sont à verser au trésor.
 La taxe d’apprentissage et la taxe pour la formation professionnelle continue. Ces deux charges sont à
verser par l’employeur au FDFP (Fonds de Développement pour la Formation Professionnelle).

LIBELLES Personnel Local Personnel Expatrié


TRESOR
1. Contribution employeur - 9,2%

2. Contribution nationale pour le développement économique


culturel et social 1,2% 1,2%

IMPOT SUR SALAIRE - SOUS TOTAL (IS) 1,2% 10,4%

F.D.F.P
0,4% 0,4%
3. Taxe d’apprentissage
1,2% 1,2%
4. Taxe pour la formation continue

TOTAL 2,8% 12%

En ce qui concerne la taxe pour la formation continue, l’employeur paie pendant l’exercice la moitié de l’impôt soit
(0,6%) et conserve l’autre moitié soit 0,6% pour la formation continue du personnel. Une régularisation étant faite
en fin d’année.
La base retenue par la contribution employeur est celle retenue pour le calcul des impôts sur salaire sans abattement
(SBIF).
NB : Les impôts sur salaires (ITS, CN, IGR) sont prélevés à la source par l’employeur qui les reverse au trésor en
même temps qu’il acquitte la contribution employeur.

2) LES CHARGES SOCIALES PATRONALES


Les charges sociales à la charge de l’employeur sont :
 Les prestations familiales
 L’accident de travail
 La cotisation patronale à la caisse de retraite (CNPS)

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a. Les prestations familiales

Les prestations familiales sont liquidées au taux de 5,75% dont 0,75% pour l’assurance et 5% pour les prestations
familiales proprement dites. La rémunération mensuelle est plafonnée à 70 000 par employé.

PF : SBS 5,75%SBS
PF
[0-70 000]; PF=5, 75% SBS
AS > 70 000; PF=4 025

(CPF)
… ...……………….............
4 025
Prestation familiale mensuelle /Salarié

70 000 Assiette sociale SBS

b. Cotisation accident de travail

La cotisation pour la couverture des risques d’accident de travail dont le taux est planché à 2% et le taux est
plafonnée à 5%. Quant à l’assiette dudit impôt elle est plafonnée à 70 000 par employé et par mois. Ainsi les taux
d’accident de travail varient pour certaines activités :
2% pour les bureaucrates
3% pour les entreprises de nettoyage, entreprises commerciales et de production.
4% pour les garages
5% pour le transport, entreprise de travaux publics, certaines entreprises de production ou
le risque du travail est très élevé.
NB : le taux d’accident de travail est toujours donné dans un sujet
AW: SBS x% SBS
SBS є [0- 70 000] Aw = x% SBS
SBS > 70 000 Aw = α
Accident de Travail

(CAw)
α…......………………......
AW mensuel / salarié

0 Assiette sociale SBS


70 000

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c. La cotisation patronale à la caisse de retraite (CNPS)

Cette charge est liquidée au taux de 7,7% du salaire brut imposable social. L’assiette de ladite charge est plafonnée

actuellement à = 1 647 315 par employé par mois.

SBS 7,7% SBS


CR [0- 1 647 315]: CR =7,7%SBS
SBS > 1 647 315: CR = 126. 843

(CCR)
126.843
…... ……………….......
CR Patronale /Salarié/mois

0
1 647 315 Assiette sociale SBS

SALAIRE : 22 :
Pour la période d’octobre 2013 l’entreprise BETA sise à la zone industrielle de BIETRY
Zone 4 parcelle K1, Rue 5, lot 32, téléphone : 40.20.20.20, N° C/C 7.777.777 W, 01 BP
303 Abidjan 01 ; ayant des activités diverses, mais surtout spécialisée dans la production
et la vente des produits d’équipement ; reconnue sous le sigle BT et de forme SARL.
L’entreprise Beta au taux d'accident de 3% a le personnel dont les caractéristiques
salariales sont :
 Yao technicien de surface a un SBI égal à 50 000 et l’assiette sociale est de 60 000
il est marié.
 Mne Dupont mariée légalement mère de 4enfants ivoirienne ; agent de maitrise a
un SBI égal à 450 000 et une assiette sociale égale à 400 000
 Enfin M. Dupont bénéficiant d’un contrat d’expatrié a un SBI égale à 2 000 000 et
une assiette sociale égale à 1 800 000.

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TRAVAIL A FAIRE
1- Calculer les retenues salariales de chaque employé.
2-Déterminer les charges patronales à l’aide d’un tableau.
3- Remplir les fiches de déclaration des impôts, du FDFP et de la CNPS ci-contre. Le
règlement est fait le 14/11/2013 par chèque BNI N° 104.104.104.104. Enfin la
régularisation des charges salariales du mois passé est soldée par une charge additionnelle
à acquitter de 51.693
CORRECTIONSALAIRE : 22 :

Question 1 : Calcul des retenues salariales de chaque employé


YAO

SBI = 50.000
a) IS = 1, 2% x 50.000 = 600

b) CN: base (CN) = R = 0.8 x 50.000 = 40.000 50.000⟾CN = 0

c) IGR: base (IGR) = 0.85 40.000 – 600 - 0] = 33.490& N = 2

Q= = 33.490 / 2 = 16.745Q = < 25.000 ⟾IGR = 0

d) CR
SBS = 60.000CR = 6,3% x 60.000 = 3.780⟾CR = 3.780
e) TOTAL retenu à la source (TR/S)
TR/S = IS + CN +IGR +CR = 600 +0 + 0 + 3.780= 4.380

Mme DUPONT

SBI = 450.000
a) IS = 450.00 x 1, 2% = 5.400
b) CN: base (CN) = R = 0.8 x 450.000 = 360.000

REVENUS IMPOSABLES CALCULS MONTANTS


] 0-50.000] 50.000 x 0% 0
] 50.000-130.000] 80.000 x 1,5% 1.200
] 130.000-200.000] 70.000 x 5% 3.500
] 200.000-360.000] 160.000 x 10% 16.000
TOTAL CN = 20.700

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c) IGR = base (IGR) = 0.85 360.000-5.400-20.700] = 283.815&N = 2 + 0, 5 x 4 = 4

=Q= = 70.953.75 avec 45.584 Q 81.583 ⟾ IGR = R x 15/115 – 4076 x N

IGR = 283.815 x 15/115 – 4076 x4 = 20.715 avec20.715 x 283.815 donc IGR = 20.715.

d) CR; SBS = 400.000


CR = 6.3% x 400.000 = 25.200
e) Total des (TR/S)
TR/S = IS + CN + IGR +CR= 5.400 + 20.700 + 20.715 + 25.200 = 72.015

Mr DUPONT

a) IS = 1, 2% x 2.000.000 = 24.000
b) CN: base (CN) = R = 0,8 x 2.000.000 = 1.600.000

Revenus imposables calculs montants


] 0-50.000] 50.000 x 0% 0
] 50.000-130.000] 80.000 x 1,5% 1.200
] 130.000-200.000] 70.000 x 5% 3.500
] 200.000-1.600.000] 1.400.000 x 10% 140.000
TOTAL CN = 144.700

c)IGR : base IGR = R 0,85(1.600.000-24.000-144.700) = 1.216.605&N = 4


Q= = 1.216.605 / 4 = 304.151,25⟾220.334 Q 389.083 ⟾ IGR = R x 35/135 – 24.306 x N

IGR = 1.216.605 x 35/135 – 24.306 x 4⟷IGR = 218.192 or 218.192 405.535 = x 1.216.605

DoncIGR = 218.192

d) CR = 6, 3% x1.647.315 = 103.781
e) TR/S = 24.000 + 144.700 + 218.192 + 103.781 = 490.673

Question 2 : Déterminer les charges patronales à l’aide d’un tableau.

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CHARGES PATRONALES FISCALES CHARGES PATRONALES SOCIALES


DGI FDFP CNPS

Personnel SBIF SBS IS TA TFC PF AW CR TOTAL

Yao (ivoirin)

Mme
DUPONT
(ivoirienne)

Mr Dupont
(expatrié)

TOTAL

CHEQUE N° X ………………

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SECTION 4 : LES OBLIGATIONS DES EMPLOYEURS

I. LA TENUE D’UN LIVRE DE PAIE

Le livre de paie ou registre de paie ou encore journal de paie est un document obligatoire, tenu par l’employeur et qui contient les informations suivantes : La date de
paiement de l’impôt, la nature, le montant, l’évaluation des avantages en nature, le montant des retenues opérées, la référence de la déclaration englobant le paiement.

Exemple de livre de paie

SNAP = SBIF – AN – TR /S – acompte + [(Indemnités non imposables + Remboursement (sur bulletin)]

Nom et - acomptes
Salaire Salaire Retenue Total Indemnité
prénoms Nombre Heures Primes Avantage - avances Net à
de Sursalaire brut des non
des de part supplémentaires imposables en nature Fiscales sociales - opposition payer
base imposable retenues imposable
salariés ITS CN CRN IGR CR - prêts

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II. LA DELIVRANCE D’UNE PIECE JUSTIFICATIVE A L’EMPLOYE

L’employeur est tenu de délivrer à chaque employé un bulletin de paie qui doit comporter les éléments suivants :
 Salaire de base + HS + Primes + indemnités soumises aux retenues = S. Brut imposable
 Salaire net = Salaire Brut – retenues.
 Salaire net à payer = salaire net + indemnités non imposables – Avances et Acomptes.

EMPLOYEUR : SALAIRIE :
NOM : NOM :
ADRESSE : PRENOMS :
N° IMMATRICULATION CNPS : FONCTION :
N° DE COMPTE CONTRIBUABLE : ADRESSE :
MATRICULE :
CATEGORIE :
GAINS RETENUES
Salaire de base ………………..
Sursalaire ………………..
Prime d’ancienneté ………………
Heures supplémentaires ………………
Primes diverses imposables ………………..
Avantages en nature ……………….

Salaire brut total ………………

ITS …………………
CN ………………..
IGR ………………..
CR …………………

…………………..
Indemnités non imposables …………………
Remboursement …………………
Acomptes ………………….
Avances ……………………
Opposition ……………………
Prêt …………………..
Avantages en nature …………………..
TOTAL ………………. (1) ……………………..(2)
Net à payer (1) – (2)
Signature du travailleur Cachet

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III. LA DECLARATION MENSUELLE ET VERSEMENT DE L’IMPOT


Dans les 15 premiers jours de chaque mois, l’employeur doit déposer auprès de la sous direction des
impôts sur les salaires une déclaration et verser les retenues afférentes au paiement effectué pendant le
mois précédent.
Lorsque le montant total des redevances mensuelles n’excède pas 25 000 F, l’employeur est autorisé à
déposer des déclarations trimestrielles avant le 16 Avril, le 16 juillet, le 16 octobre, le 16 janvier.

IV.DECLARATION RECAPITULATIVE DES SALAIRES VERSES AU COURS DE L’ANNEE (ETAT 301 & la DISA)
Au 30 Avril de chaque année, tous les employeurs sont tenus de remettre aux contributions directes
(sous Direction des Impôts sur salaires) un état des salaires attribués au personnel au cours de l’année
précédente (imprimé CDIR 301). Cet état permet de déterminer le montant des impôts sur salaire
exigibles au titre de l’année en vue de la comparer en vue de le comparer au montant acquitté dans
l’année.
La régularisation consiste :
 A payer un supplément d’impôt si le montant exigible est supérieur au montant acquitté
 Dans le cas contraire, c’est-à-dire si le montant exigible est inférieur au montant acquitté, il a
un crédit d’impôt à récupérer sur les prochaines déclarations fiscales.
Selon l’article 170 du Livre de Procédures Fiscales, le retard ou le défaut de production de l’état
prévu à l’article 127 du Code Général des Impôts est sanctionné par une amende de 200 000 Francs,
majorée de 20 000 Francs par mois ou fraction de mois supplémentaire.
De même tout employeur est tenu d’adresser chaque année, avant 31 Mars chaque année, à l’Agence
dont il relève une déclaration faisant ressortir pour chacun des salariés ou assimilés occupés dans
l’entreprise, le montant total des rémunérations payées pour la période. L’objectif est de procéder à
toutes les régularisations relatives aux versements effectués au cours de l’année par l’entreprise au titre
des prestations familiales, des accidents de travail et du régime de retraite.
L’établissement de ce document dénommé Déclaration Individuelle des Salaires Annuels (DISA)
s’effectue à l’occasion de la régularisation annuelle des cotisations. La DISA comporte deux imprimés
de base distincte :
 un document dénommé DISA relatif à la situation de chaque salarié au cours de l’année
considérée avec les informations relatives au cotisant ;
 un complément récapitulant toutes les cotisations versées au cours de l’année par l’employeur
que l’on compare aux éléments calculés à partir de la DISA.

V.COMPTABILISATION DES SALAIRES ET IMPOTS SUR SALAIRES

1) CONSTATATION DES SALAIRES ET REGLEMENT

6611 Appointements et salaire personnel national x


6621 Appointements et salaire personnel non national x
663 Indemnités forfaitaires versées au personnel x
6617 Avantage en nature
422 Personnel rémunération due x
781 Transfert de charge x
(constatation)

422 Personnel rémunération due x


4212 Personnel acompte x
4213 Personnel frais avancés x
431 Sécurité sociale x
447 Etat, impôt sur salaire à la source x

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(retenues sur salaire)


Personnel rémunération due
422 Banque x
521 (règlement) x

2) CONSTATATION DES IMPOTS, CHARGES SOCIALES ET REGLEMENT

6413 Charges Patronales, Impôts, salaires x


6414 Taxes d’apprentissage x
6415 Formation professionnelle continue x
664 Charge Sociaux x
4472 Impôt sur les salaires x
4310 Sécurité Sociale x
(constatation)
Impôts sur les salaires
4472 Sécurité sociale x
4310 Banque x
(règlement des Charges Patronale)
521 x

NB : Les avantages en nature sont constatés dans les comptes de charge par nature par le crédit d’un
compte de trésorerie. Lors de la cotisation enfin du mois, on transfert ces avantages en nature dans les
frais de personnel par le compte 781.

6228 Location et charge diverses x


521 Banque x
(Lors du paiement)

6617 Avantage en nature du personnel x


781 Transport de la charge x
(lors de la centralisation du mois)

Le personnel intérimaire

6371 Personnel intérimaire x


521 Banque x
(Lors du règlement)

6671 Rémunération transférée du personnel intermédiaire x


6672 Rémunération transférée du personnel détachée prêté x
6371 Rémunération personnel intermédiaire x
6372 Rémunération personnel détaché ou prêté x

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CHAPITRE2 : LES INTERRUPTIONS DU TRAVAIL, LA FIN DU CONTRAT DE TRAVAIL

I. LES INTERRUPTIONS DU TRAVAIL : CAS DES CONGES PAYES


Le droit aux congés payés fait partie du contrat de travail.
Pour la détermination de la durée du congé acquis, les périodes d’absence ci-après sont considérées
comme des périodes de service actif (code T, Art 25) :
- les absences pour accident du travail ou maladie professionnelle
- les périodes de repos des femmes en couche
- les absences pour maladie dans une limite de 6 mois
- les permissions exceptionnelles accordées au travailleur à l’occasion d’événements familiaux
et ce, dans la limite de 10 jours.
- absences pour activités syndicales prévues à l’article 25 de la CCI
- cessation provisoire d’activité de l’entreprise (sauf entreprise de bâtiments et travaux
publics).

1) LA PERIODE DE REFERENCE (code T, art 25.5 et 6)


Le droit pour un salarié de prendre effectivement congé s’ouvre après une durée de service effectif
d’1 an s’étendant :
- de la de l’embauche ou du retour du dernier congé
- au dernier jour qui précède celui du départ pour le nouveau congé
Le congé doit effectivement être pris dans les 12 mois qui suivent cette période.

2) LA DUREE DU CONGE
L’article 25.1 du code T stipule que le travailleur acquiert droit au congé payé à raison de deux jours
ouvrables par mois.
L’article 69 de la CCI, prenant une position plus avantageuse pour le salarié, stipule que la
durée du congé payé à la charge de l’employeur est déterminée à raison de 2,2 jours ouvrables par
mois. Conformément au code, la CCI étant la plus favorable, c’est elle qui est à retenir.

2-1 Le calcul de la durée du congé en jours ouvrables

Déterminer la durée précise de la période de référence


Exemple1 : Date de retour du dernier congé : 20/9/2009
Date programmée du prochain départ :1/1/2011
- Durée période de référence = 15 mois 10 jours soit 15,33 mois
- Nombre de jours ouvrables de congé = 2,2 x 15,33 = 33,726 J à arrondir en cas de besoin
au nombre entier de jours immédiatement supérieur, soit 34 jours ouvrables.

2-2 Conversion des jours ouvrables en jours calendaires pour le personnel local

Méthode 1 : Consulter le calendrier à partir du jour fixé pour le départ en congé et ajouter aux jours
ouvrables les Dimanches et les jours fériés survenant dans la période.
Méthode 2 : Méthode théorique par calcul, on considère qu’il y a 24 jours ouvrables dans les 30 jours
calendaires du mois :
- 1 jour ouvrable = 30 / 24 = 1,25 jour calendaire
- 1 jour calendaire = 24 / 30 = 0,8 jour ouvrable
Pour les salariés employés hors de leur lieu de recrutement (les expatriés, les déplacés ou éloignés), le
code stipule que les délais de route ne sont pas pris en compte dans la durée minimale de repos
ininterrompu. Pour le Code la durée de congé pour les expatriés par exemple sera calculée comme ci-
dessus et majorée de délais de route.

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2-3 Pour les expatriés


La CCI prévoit les durées ci-après :
-premier séjour : 5 jours calendaires de congés par mois de service ;
- second séjour et plus : 6 jours calendaires de par mois de service.
Exemple : 2
Mr Mc GOVERN, juriste aux USA a été recruté le 1er septembre N à Washington. Il a pris service le
1er octobre N à la société Cargill côte d’ivoire au siège d’Abidjan. Il part en congé le 31 octobre
(N + 1).
Calculons la durée de son congé payé.

2-4 Majoration de la durée du congé

MAJORATION SELON LE
MAJORATION SELON LA CCI
ANCIENNETE CODE DE TRAVAIL EN SON
EN SON ART 69
ART 25 AL 2
Après 5ans d’ancienneté Néant 1Jours ouvrables
Après 10 ans d’ancienneté Néant 2Jours ouvrables
Après 15 ans d’ancienneté 2Jours ouvrables 3Jours ouvrables
Après 20ans d’ancienneté 4Jours ouvrables 5Jours ouvrables
Après 25ans d’ancienneté 6Jours ouvrables 7Jours ouvrables
Après 30 ans d’ancienneté 8Jours ouvrables 7Jours ouvrables

APPLICATION : 1/ A LA DUREE DU CONGE


Calculons la durée des congés payés des agents Kouadio Brigitte, Konan Annabelle et Stone Elvis de
nationalité anglaise recruté à Londres, tous trois ingénieurs d’exploitations à la cité aérienne Eburnéa
Air à son siège d’Abidjan. Leurs états de service sont décrits ci-après :

Eléments Kouadio Brigitte Konan Annabelle Stone Elvis


Nature du contrat de local local Expatrié
travail
Ancienneté 16 ans 7 ans 9 ans
Date retour du dernier 1er décembre (N-1) 1er juin(N) 1er septembre (N-1)
congé
Date départ prochain 30 NOV(N) 1er août (N+1) 30 juin (N)
congé
Le délai de route aller-retour de stone est fixé par contrat à 15 jours calendaires.

3) L’ALLOCATION DE CONGE
3.1. L’allocation de congé pour un travailleur mensuel
Les articles 25.8 et 31.7 du code stipulent que l’employeur doit verser au travailleur, pendant toute la
durée du congé, une allocation au moins égale aux salaires et aux divers éléments de rémunération tels
que les commissions, les primes et les prestations diverses ou les indemnités représentatives desdites
prestations dans la mesure où elles ne constituent pas un remboursement de frais.
L’article 71 de la CCI, plus précis, énumère les éléments à prendre en compte dans la détermination de
l’assiette de l’allocation de congé. Ce sont :
 le salaire brut : salaire de base + prime ancienneté + autres primes (à l’exclusion des
indemnités et primes représentatives de frais) + heures supplémentaires + avantage
en nature et/ou avantage en argent (dans la mesure où le salarié ne constituerait
pas à un jouir pendant la durée de congé).
 la prime de fin d’année
 l’indemnité d’expatriation.

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L’article 31.7 du code et la cci conviennent que l’allocation de congé est la moyenne mensuelle des
éléments d’assiette ci-dessous énumérés. La période de référence ne peut excéder les 12 mois de
service précédent la cessation du travail (code, art 31.7 dernier alinéa).

3-1-1 Calcul selon la période de référence

La période de référence est le temps entre la date de retour de congé et la veille de départ en congé.
Cette méthode est adoptée lorsque le salarié a perçu des salaires identiques pendant la période de
référence, on adopte le calcul selon la période de référence.
Les éléments à prendre en considération pour déterminer l’allocation sont :

 Le salaire proprement dit


 Les éléments ayant la nature juridique de salaire (heures supplémentaires, prime d’ancienneté,
gratification).
Ne sont pas pris en compte les accessoires qui n’ont pas la nature juridique de salaire et qui
correspondent à un remboursement de frais (indemnité de déplacement, prime d’outillage, prime de
panier, prime de salissure).

SALAIRE : 1

Le Travailleur Akoto est revenu de son dernier congé le 1/4/2009. L’employeur a programmé son
prochain départ en congé le 1/1/2011.dans son bulletin de paye il a un salaire catégoriel de 300 000 ;
une prime de rendement de mensuel de 40 000 ; bénéficie d’une indemnité de transport de 29 000 ;
enfin il a 21 ans d’ancienneté.

TAF : Calculer son allocation de congé

3-1-2 Calcul selon la formule des « 12 derniers mois »

Dans ce cas il faut :


 déterminer la durée du congé
 calculer le salaire moyen mensuel des 12 derniers mois
 diviser le salaire moyen journalier
En fin multiplier le salaire moyen journalier par le nombre de jours calendaires de congé.

SALAIRE : 2 En reconduisant l’application précédente, supposons qu’Akoto bénéficie d’un sursalaire de


200 000F/mois et d’une prime de panier de 10 000F/mois au cours des 5 derniers mois précédents son
congés.
TAF : Calculer son allocation de congé.

SALAIRE : 3:
Madame Konan Annabelle est ingénieur d’exploitation à la Cie Aérienne Eburnéa Air. A la veille de
son départ en congé fixé 1er août (N +1), elle cumule 14 mois de service effectif, ce qui lui donne droit
à 40 jours calendaire de congé. Mme Konan a libéré le logement de fonction pendant ses congés. Le
cumul des éléments de rémunération des 12 mois précédent le mois de départ en congé s’articulent
comme suit :
Salaire de base 5 400 000
Sursalaire 8 600 000
Heures supplémentaires réalisées sur les 12 mois 900 000
Prime d’ancienneté 378 000

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Prime de fonction 1 200 000


Indemnité de voiture 1 800 000
Prime de technicité 600 000
Avantage en nature logement 4 500 000
Prime de fin d’année 337 500
Total brut 23 715 500
Calculons l’allocation de congé à verser par Eburnéa Air à Mme Konan Annabelle

3-2 L’indemnité de congé versée au travailleur journalier

L’article 25.10 code du travail de 1995 stipule que les travailleurs engagés à l’heure ou à la journée
pour occupation temporaire, perçoivent une indemnité compensatrice de congé payée en même temps
que le salaire acquis, au plus tard à la fin de la dernière journée de travail.
Cette indemnité est égale au douzième de la rémunération acquise au cours de cette période. Le code
étend le même dispositif aux travailleurs des entreprises de travail temporaire pour les missions de
durée inférieur à 12 mois (code, art 25.11).
En lieu et place du douzième prévu par le code, la CCI adopte une position plus avantageuse en
retenant le onzième du salaire. Nous retiendrons donc le onzième.

Exemple : 3
Mr Koné richard, journalier, à travailler 8 heures par jour pendant 10 jours. Son contrat a pris fin le 15
mars (N). Calculons le salaire de Koné et le montant de l’indemnité compensatrice de congé payé ;
sachant qu’il est payé à 16 500F la journée.

3-3 L’indemnité compensatrice de congé en cas de rupture du contrat

L’article 25.9 du code du travail de 1995 stipule que lorsque contrat prend fin avant que le salarié
n’ait pu prendre effectivement ses congés. Une indemnité calculée sur la base des droits à congé
acquis au jour de l’expiration du contrat doit lui être versée à titre de compensation.
Une divergence est apparue sur la question de savoir si la durée de préavis non effectuée ne par le
salarié mais indemnisée par l’employeur doit elle être prise en compte comme temps de présence pour
le calcul de l’indemnité compensatrice de congé.
La doctrine estime, suivie en cela par l’usage, que le préavis non effectué ne constitue pas une période
de service effectif et par conséquent il ne peut être pris en compte dans le calcul de l’indemnité de
congé.
La jurisprudence (arrêt d’appel) estime, au contraire, qu’il faut en tenir compte car le défaut de
préavis est imputable à l’employeur et ne doit entraîner aucune diminution des droits à congé du
travailleur.
Dans l’état actuel des choses, nous adoptons la position de la jurisprudence.

II.INTERRUPTION DU TRAVAIL : LA FIN DU CONTRAT DE TRAVAIL

- Indemnité de préavis
- Indemnité de licenciement

1) L’INDEMNITE DE PREAVIS

La rupture du contrat de travail peut être dommageable pour la partie qui n’en prend pas l’initiative.
La législation a prévu de protéger celle qui subit une brusque rupture du contrat en prévoyant des
dispositions qui visent à atténuer les inconvénients. Il s’agit du préavis et de l’indemnité de
licenciement que nous verrons plus loin.

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Le préavis est l’obligation pour la partie qui rompt le contrat d’observer un délai entre la
notification de sa décision et la rupture effective des relations de travail c’est l’article 16-4 du code du
travail qui définit le préavis.

1-1 Durée de préavis


Le code du travail de 1995 de par son décret d’application n°96-20 du 7 mars 1996, a simplement
repris la grille prévue par la CCI de Juillet 1977 :

Catégories professionnelles Ancienneté Durée de préavis


 jusqu’à 6 mois 8 jours
 de 6 mois à 1 an 15 jours
Travailleur classé dans les 5  de 1 an à 6 ans 1 mois
premières catégories  de 6 ans à 11 ans 2 mois
 de 11 ans à 16 ans 3 mois
 plus de 16 ans 4 mois
Travailleur classé en 6ème catégorie  jusqu’à 16 ans 3 mois
et au-delà  plus de 16 ans 4 mois

1-2 L’indemnité compensatrice de préavis


Elle est égale au salaire brut que le salarié aurait perçu s’il avait travaillé suivant l’horaire normal de
l’entreprise. Ce qui exclut la prise en compte des heures supplémentaires effectuées de façon
épisodique.
Par contre y entrent : l’allocation de forfait d’heures supplémentaires, la prime d’ancienneté,
l’indemnité d’expatriation, les avantages en nature seulement dans la mesure où le travailleur ne
continue pas à en jouir, l’indemnité de logement.

SALAIRE : 4 Mr DJOMO est cadre 8e catégorie. A fin Novembre 2010, il totalisait 18 ans de service. Le
1er Décembre 2010 il a été licencié pour raison économique. Son salaire brut à fin Novembre
s’articulait comme suit :
Salaire de base 400 000
Prime de fonction 80 000
Indemnité de transport 100 000
Avantages en nature logement et accessoires 600 000
(DJOMO a aussitôt libéré les lieux)
Calculer l’indemnité de préavis à verser à Mr DJOMO.

2) L’INDEMNITE DE LICENCIEMENT

2-1 Conditions d’octroi de l’indemnité

L’Article 16 du Code du Travail du 12 Janvier 1995 dispose : ‘‘Dans tous les cas où la rupture n’est
pas imputable au travailleur, y compris celui de force majeure, une indemnité de licenciement,
fonction de la nature de service continu dans l’entreprise est acquise au travailleur ou à ses héritiers’’.
L’Article 1er du Décret N°96-201 du 7 mars 1996 relatif à l’indemnité de licenciement et portant
application du code du travail précité stipule que la résiliation du contrat de travail du fait de
l’employeur entraîne, pour le travailleur ayant accompli une durée de service effective égal à 1 an et
qui n’a pas commis de fautes lourdes, le paiement d’une indemnité de licenciement distincte du
préavis.
L’indemnité de licenciement est donc due par l’employeur à deux conditions :
- La rupture du contrat ne doit pas être imputable au travailleur (exemple : cas de démission, cas de
faute lourde).

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- Le travailleur doit avoir accompli dans l’entreprise une durée de service continu égal au moins à 1
an, durée identique à celle ouvrant droit au congé payé.

2-2 Calcul de l’indemnité de licenciement

La rupture du contrat de travail du fait de l’employeur ouvre droit au travailleur, ayant accompli une
durée de service effectif égal à un an et n’ayant pas commis de faute lourde, le paiement d’une
indemnité de licenciement.
L’indemnité de licenciement est fonction du salaire mensuel moyen des 12 derniers mois qui ont
précédé la date du licenciement.
C’est un barème progressif qui est adopté en fonction de l’ancienneté du travailleur.
NB : SMMG = Salaire Minimum Moyen Garanti

Ancienneté dans l’entreprise Pourcentage


De 1 à 5 ans 30% du SMMG
De 6 à 10 ans 35% du SMMG
Plus de 10 ans 40% du SMMG

Au montant de l’indemnité proprement dit s’ajoute une gratification dont le montant peut aller à
100% du salaire, le congé payé et l’indemnité de préavis si le licenciement est exécuté immédiatement.
La durée de préavis est fonction de la catégorie et de l’ancienneté du travailleur dans l’entreprise.
La partie qui ne respecte pas le préavis a l’obligation de verser à l’autre une indemnité compensatrice
égale à la rémunération et aux avantages de toute nature dont aurait bénéficié le salarié pendant la
durée de préavis restant à courir s’il avait travaillé.

SALAIRE : 5
M. Aly est licencié de l’entreprise Paradis après 8 ans et 6 mois d’ancienneté. Son
salaire pendant les 12 derniers mois d’activités a été fixé comme suit :
- 45 500f pendant les 3 premiers mois
- 50 000F pendant les 9 autres mois de cette période

TAF Calculer son indemnité de licenciement

3) REGIME FISCAL APPLICABLE A L’INDEMNITE DE LICENCIEMENT

Comme tout revenu de travail, l’indemnité est passible des impôts et autres retenues sur salaires.

Par note n°780 DI.ITS du 3 Septembre 1968, note titrée « Réglementation de la situation Fiscale
des salariés en cas de départ définitif » le Directeur Général des impôts précise le dispositif fiscal
suivant :
Sont soumis à ce dispositif, les indemnités exceptionnelles réglées par l’employeur à l’occasion du
départ définitif d’un salarié :

- que le départ soit volontaire ou forcé ;


- que le versement ait un caractère obligatoire ou facultatif ;
- quels que soient le motif invoqué et la terminologie employée (prime ou indemnité de
licenciement, de rupture de contrat, de départ volontaire, de départ à la retraite, etc…)

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3.1- Minimum imposable

Les indemnités de l’espèce dont le montant total est inférieur ou égal à 50 000 Francs seront négligées.
Les indemnités dont le montant excède 50 000 Francs ne subiront pas d’autre abattement que celui
défini au paragraphe suivant.

3.2- Quotité imposable

La fraction desdites indemnités à soumettre à l’impôt est fixée uniformément à la moitié de leur
montant. L’indemnité EST IMOSABLE SI ELLE EST SUPERIEURE à 50 000 Francs.

Exemple :4
Indemnité de licenciement versée : 51 000 F IMPOSABLE car > 50 000
Quotité imposable de l’indemnité = 50 %51 000 = 25 500 F

Nous disons bien 50 % de l’indemnité imposable et NON 50% de la fraction excédent 50 000 F.

3.3- Période d’imposition


Pour l’utilisation du barème des retenues à la source ou l’application de la règle au prorata temporis en
ce qui concerne l’IGR perçu sur rôle, on prolongera la période rémunérée en solde de présence et de
congé d’une durée égale au quotient du montant imposable de l’indemnité de départ par la
rémunération moyenne mensuelle de l’année du départ.

En d’autres termes, le salarié sera considéré comme ayant prolongé fictivement son séjour dans
l’entreprise durant le temps qui lui eût été nécessaire pour acquérir la somme taxable sur la base de sa
rémunération habituelle.

3.4- Mode d’imposition

L’imposition des indemnités de départ et la régularisation obligation avant départ s’effectuées et


l’imputation en une seule opération comportant : le calcul des impôts dus sur toutes les sommes
perçues au cours de l’année du départ, la déduction des retenues déjà effectuées et l’imputation de la
différence sur les sommes revenant au salarié.

3.5-Les étapes de l’imposition de l’indemnité de licenciement

ETAPE 1 : Période de l’Imposition (PI)


Période allant de janvier à la date de départ
+ Durée de congé
+ Durée de préavis
+ Nombre de mois d’étalement
Total = PI = période d’imposition

Avec : nombre de mois d’étalement=

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ETAPE 2 : Rémunération Imposable de toute la période (RI)

Sommes des salaires imposables de janvier à la date de départ


+ Indemnité compensatrice de congé
+ Indemnité de préavis (éventuellement)
+ Quote-part de prime de fin d’année
+quotité imposable de l’indemnité de départ
Total = RI = rémunération imposable

ETAPE 3 : Impôt Exigible de la période (IE)


IE = IS + CN + IGR

ETAPE 4 : Impôt Restant à Prélever (IRP)


IRP = impôt exigible (IE) – impôt déjà prélevé

Etape 5 : Rémunération Total (RT) (salaire du mois non compris)


Indemnité de licenciement
+ Indemnité compensatrice de congé
+ Indemnité de préavis (éventuellement)
+ Quotte de prime de fin d’année
Total =RT= rémunération totale

ETAPE 6 : rémunération nette (RN) (salaire de départ non compris)


RN = RT – IRP – Retenues (CNPS)

APPLICATION : 2/ IMPOSITION DE L’INDEMNITE DE LICENCIEMENT


Mr DOUMBIA est le directeur des ressources humaines de la société MATOX. Marié et père
de 6 enfants dont deux respectivement âgés de 24 et 26 ans. Atteint par la limite d’âge le 31
octobre N. A son départ de l’entreprise il a perçu outre son salaire du mois d’Août :
-indemnité de retraite 18 000 000
-quotte part de gratification 1 500 000
-indemnité compensatrice de congé 3 100 000 correspondent à 45 jours.
La rémunération mensuelle de Mr DOUMBIA comprend :
-salaire catégoriel 500 000 -sursalaire 1 900 000
-prime d’ancienneté 80 000 -Indemnité de déplacement 280 000
-Prime de transport 130 000 -Allocation 30 000
Avantage en nature 800 000
Question : Effectuez les régularisations fiscales nécessaires ; en déduire la rémunération
nette à verser à Mr DOUMBIA sachant que les impôts prélevés de janvier à fin octobre N ont
été les suivants :
IS 240 000 ; CN 330 000 ; IGR 350 000 NB : le licenciement a lieu fin novembre.
MATOX verse à une compagnie d’assurance retraite la somme de 600 000F pour Doumbia

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CHAPITRE 3 : LES DECLARATIONS FISCALES ET SOCIALES

I. LES DECLARATIONS MENSUELLES

1) LES DECLARATIONS FISCALES

Les impôts sur salaires sont des impôts déclaratifs en ce sens que, c’est le redevable qui établit
l’assiette de l’impôt, procède à sa liquidation et-paie spontanément. Ces impôts ne sont pas recouvrés
par voie de rôle. Ce système déclaratif tient sa fiscalité des systèmes de contrôle et sanctions mis en
place par l’administration fiscale.

1.1- Les obligations mensuelles des employeurs du régime du réel

Ces obligations sont décrites aux articles 125 et 126 du CGI pour ce qui concerne les impôts à la
charge des salariés et aux articles 138, 139 et 141 du CGI pour ce qui concerne les impôts à la charge
des employeurs. Enfin, des indications complémentaires sont apportées par le titre de l’annexe fiscale
à la loi n°67-588 du 31 octobre 1967. Nous pouvons noter les obligations suivantes :

 Retenir l’impôt sur salaire à la charge des salariés :


 Tenir un livre de paie mentionnant pour chaque salarié

- identité du salarié ;
- date, nature et montant des paiements ;
- montant des avantages en nature ;
- montant des retenues opérées ;
- référence du bordereau de versement des retenues.
- Verser dans les 15 premiers jours de chaque mois, les retenues sur salaire et la
contribution à la charge des employeurs se rapportant aux salaires du mois précédent.
- Accompagner chaque versement mensuel d’une déclaration des impôts sur salaire.

1.2- Description de l’imprimé : titre déclaration des impôts sur les salaires

Nous divisons les cadres accessibles aux redevable à (l’exclusion du cadre réservé) en huit (8) parties :

- identification civile du Redevable


- identification fiscale
- cadre « A » « Impôts Retenus aux salariés »
- montant total de la déclaration
- imputations et Régularisations
- total, à Acquitter
- moyens de Règlement des imprimés

1.2.1- Identification Civile de Redevable

a) Non et prénom (ou Raison social in extenso)

Nom et prénoms : lorsque l’employeur est un exploitant individuel, nous inscrivons sur cette ligne ses
nom et prénoms tels qu’ils apparaissent sur sa carte nationale d’identité ou son registre de commerce.

Exemple : KOUAME Yao Paul

Raison sociale (in extenso) : lorsque l’employeur est une société, à la place du Nom et Prénoms nous
avons une « Raison sociale » quand il s’agit de société de personnes et une dénomination sociale

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lorsqu’il s’agit de société de personnes et une dénomination sociale lorsqu’il s’agit de société de
capitaux .
Exemple : union des Transporteur de Korhogo
Ces raisons ou dénominations, sociales doivent être notées cette ligne « in extenso » c’est-à-dire
entièrement et non sous forme d’un diminutif.

Exemple de diminutif : U Transp KGO

b) Pour les sociétés ; sigle

Raison ou Dénomination sociale condensée sous laquelle est identifiée la société.


Exemple : UTK

c) Forme

Il s’agit de la forme juridique :


Société Anonyme « S.A », Société en commandite par action 3sca3 ? Société) Responsabilité Limitée
« SARL » etc…

d) Profession

Elle découle de l’activité principale exercée par l’employeur

Exemple : Profession de la UTK : transporteur

e) Adresse

Adresse géographique, postale et téléphonique


Exemple : localité : Cocody 08 BP 100

Tél : 22 48 33
Quartier (ou zone) : Rivera III, Rue Amiens n° 110 du lot 320

3.1.2.2- Identification fiscale

a) centre des impôts

Le centre de 1 ; a direction générale des impôts auquel est rattachée l’entreprise compte tenu de son
lieu d’implantation
Exemple : une entreprise installée à Adjamé dépendra du centre de la DGI d’Adjamé.

b) Période d’imposition

Pour les employeurs soumis aux déclarations mensuelles ;, ils utiliseront les deux (2) cases du mois.
Noter le mois au titre duquel la déclaration est effectuée.

Exemple : Août 0/8/ Décembre / 1 / 2 /


Mois Mois

Les déclarations mensuelles ne doivent pas utiliser la case « Trim » (Trimestre) même pour préciser le
trimestre auquel dépend le mois.
Pour les employeurs relevant de la Déclaration trimestrielle.

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Exemple : Année 2008 4 / T /

Les déclarations trimestriels n’utiliseront pas la case « Mois » même s’ils prennent envie de préciser le
mois au cours duquel ils effectuent la déclaration trimestrielle. La case « Mois » est réservée aux
seules déclarations mensuelles.

- La case « Année » : que le déclarant soit mensuel ou trimestriel, l’année à laquelle se


rattache la période d’imposition doit être mentionnée.

Exemple : Année 2008 0 / 2 /


Année

Période d’imposition : Octobre 2008, déclaration mensuel.

/1/ 0/ / 4 /T/ / 0 / 2 /

Mois Trimestrielle Année

c) N° de compte

Il s’agit du numéro de compte contribuable attribué par le DGI à l’employeur.


C’est un numéro numérique : 7 chiffres + 1 lettre

Exemple : /9/9/2/5/7/6/8/x/

1.2.3- Cadre « A3 » Impôts Retenus aux Salariés

Indication des lignes :

Elles sont indiquées par numéro dans des cases

/0/1/ /0/2/ / 0 / 3 / etc. identifient les lignes 01,02,03, etc.

A chaque ligne est associée une information.


/ 0 / 1 / …………………… IS (régime général seulement)

Il a été noté plus haut que le livre de paie doit indiquer pour chaque salaire, le montant des différentes
retenues fiscales opérées sur la déclaration dans le cadres « A » les totaux des différents impôts
ressortant du livre de paie.

Case (1) : Reporter le total « IS » du livre de paie


Case (2) : Reporter le total « CN » du livre de paie
Case (3) ou case (4) : Reporter le total « IGR» du livre de paie
Case (5) : Reporter le total « CNS » du livre de paie
Case (6) : Total des cases 1, 2, 3, 4 et 5

1.2.4- Cadre « B » Impôts à la charge de l’employeur

Impôts concernés : * Contribution proprement dite (CGI article 67)


* Contribution Nationale pour le développement
économique, culturel de la nation
Personnel local = 1,20 % = 80% (0+1,5%)
Personne expatrié = 10,40% = 80 % (11,5% + 1,5%)

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Ligne 7 :

Case (7) : Effectif du personnel de statut local, personnel titulaire de contrat de travail de type
local quelque soit la nationalité du salarié.

Case 8 : Total des salaires bruts imposables reconnus au personnel local. Ces informations peuvent
être obtenues dans le livre de paie.

Case 9 : Résultat de l’opération : case (8) x 1,20% = case (9)

Ligne 8 :

Case (10) : Effectif du personnel de statut expatrié. Selon la CCI, le statut d’expatrié est accessible
aux étrangers recrutés hors de Côte d’Ivoire pour exercer un emploi en Côte d’Ivoire.

Case (11) : Total des salaires bruts impossibles reconnus au personnel expatrié.
Case (12) : Résultat de l’opération : case (11) x 10,4% = case (12)

Ligne 9 :
Case (13), (14), (15) concernent les employeurs relevant du régime agricole

Ligne 10 :
Case (16), (17), (18) concernent les employeurs du régime fermage

Ligne 11 :

Case (19) : Total effectif du personnel des régimes général et agricole


Case (19) : case (7) + case (10) + case (13)
Case (20) : Total salaire brut imposable reconnu au personnel des régimes général et agricole
Case (20) ; somme des montants à payer résultant de l’addition des cases (9), (12), et (15)
Case (21) = case (9) + case (6) + case (15)

1.2.5- Montant total de la déclaration

Ligne (12) : Cette ligne n’a plus sa raison d’être

Ligne (14) : Imputation PRELEVEMENT 10% : Prélèvement institué par la loi n° 90-435 du 29
mai 1990 sur les sommes mises en paiement par le Trésor Public. Ces retenues effectuées par le
Trésor Public constituent un crédit d’impôt imputable en priorité sur la TVA et la TPS et en cas
d’insuffisance sur d’autres impôts notamment les impôts sur les traitements et salaires.

Case (24) : Inscrire le reliquat du prélèvement 10% à imputer sur les impôts, sur les salaires
exigibles.

La case (24) vient en diminution de la case (22).

NB : le prélèvement de 10% est abrogé au niveau des grandes entreprises par la loi de finance pour
la gestion 2003.

Ligne 15 :

Régularisations sur mois précédents. Cette ligne est ouverte pour noter les « trop perçus » ou les
« moins perçus ».

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1.2.6- Total à acquitter

Ligne 16 :

Le total à acquitter est le net à payer à la DGI au titre des impôts sur les salaires proprement dits.
C’est ce montant qui est porté sur le chèque à libeller à l’ordre des « impôts sur salaires ».

Case (26) = case (22) – case (23) – case (24) – case (25) si est un trop perçu.
Case (26) = case (22) – case (23) – case (24) – case (25) si est moins perçu.

1-2-7. Moyens de règlement des impôts

Trois (3) moyens sont prévus pour le règlement des impôts :

 Chèque bancaire barré


 Chèque de virement postal
 Mandat – lettre

Une fois le moyen de règlement choisi, il faut remplir la ligne correspondante.


Prenons par exemple « chèque bancaire barré ».

N : c’est le numéro du chèque. Sur les chèques SGBCI par exemple, le numéro est porté en haut à
gauche : « chèque N° 00164000254 »

Du : inscrire la date d’émission du chèque. Elle est identique à celle portée dur le chèque.
Sur le chéquier SGBCI, pour les comptes couverts à Abidjan, nous voyons la mention : Abidjan, le 12
Mars 20N. C’est la date d’émission du chèque.

Sur : indiquer le nom de la banque sur qui est émis le chèque. On parle de « banque tirée ». Si nous
réglons les impôts au moyen d’un chèque bancaire SGBCI, « la banque tirée » est bien sûr la SGBCI.

Montant : inscrire la somme portée sur le chèque. Le montant est conforme à la somme portée en
lettres et en chiffres sur le chèque. Ce montant est égal au montant de la case (26).

Lieu et date : lieu d’implantation du redevable et date de la rédaction de la déclaration. Rappelons que
cette déclaration doit se faire au plus tard le 15 du mois suivant celui au titre duquel est effectuée la
déclaration.

Signature : c’est la signature du redevable, c’est-à-dire de l’employeur.


Recommandations de l’Administration des impôts : le règlement doit toujours être annexé à la
déclaration. L’usage des mandats-cartes est interdit.

1.3- Description de l’imprimé titré « Taxe à verser au FDFP »


Cette page 2 a été placée par l’Administration des impôts sous un cadre « C » titré « Taxes à la
charge de l’employeur à verser au FDFP ».

Rappelons que les cadres « A » et « B » figurent sur la page 1. Pour une meilleure description du cadre
« C » ou page 2, nous allons le disséquer en cinq (5) parties :
- identifications fiscale et civile
- réparation de l’effectif
- versements obligatoires
- paiement des taxes
- régularisation annuelle

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ANNEXE

1.3.1- Identification fiscale et civile de l’employeur

1.3.2- Réparation de l’effectif

L’effectif du cadre « B » de la page 1 est reparti ici en fonction de leur classe dans l’entreprise sans
distinction de la nature de leur contrat de travail (contrat local ou contrat expatrié).
Cadres : effectif ou nombre de cadres
Maîtrises : effectif ou nombre d’agents de maîtrise
Employés : effectif ou nombre des employés (personnel de bureau)
Ouvriers : effectif ou nombre des ouvriers (personnel d’usine et
techniciens de Surface)
L’effectif total des quatre rubriques est égal au total porté à la case (19) ligne 11 du cadre B, page 1.

1.3.3- Versements obligatoires

Ces versements obligatoires concernent la Taxe d’Apprentissage et la Taxe à la Formation


Professionnelle Continue « part complémentaire ».

Case (27) : Total salaire bruts : reporter à la case (27) le contenu de la case (20) ligne 11 de la page 1.

Ligne 14 de la page 2 :

Case (28) = Montant de la taxe d’apprentissage du mois


= Case (27) x (80 % x 0,50 %)
Case (28) = Case (27) x 0,40 %
Ligne 15 de la page 2 : Case (29) : montant de la part complémentaire de la taxe à la FPC à verser
obligatoirement.

Case (29) = Case (27) x (80 x 1,50 % / 2)


= Case (27) x (80 x 0,75 %)
= Case (27) x 0,6 %
Le taux global de la taxe à la FPC est de 1,5 % avant abattement ou 1,2 % après abattement. Les
entreprises sont tenues de verser au FDFP (Fonds de la Formation Professionnelle).
A chaque déclaration, la moitié de la taxe due, soit 0,6 % appelée « taxe FPC part complémentaire ».
Qu’en est-il de l’autre moitié ? : Les employeurs sont autorisés à la conserver pour le financement
direct des plans de formation qu’ils engagent au cours de l’exercice. Ces plans doivent être agréés par
le FDFP. Cette moitié fera l’objet de régularisation annuelle.

1.3.4- Paiement des taxes

La taxe d’apprentissage et la taxe à la FPC sont payées séparément :


- le montant de la taxe d’apprentissage (case 28) est réglé par chèque bancaire barré libellé à
l’ordre de « FPC Taxe d’Apprentissage »
- le montant de la taxe à la FPC part complémentaire (case 29) est réglé par chèque bancaire
barré libellé à l’ordre de « FDFP Taxe FPC ».

Ces taxes peuvent également être réglées en espèces, dans ce cas, mettre une croix dans le carré du
numéraire.
Le cumul FPC à ce jour (case 29 bis) doit être mentionné. Il est à reverser en fin d’année si aucune
formation agréée par le FDFP n’a été réalisée.

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1.3.5- Régularisation annuelle

Ligne 16 Case (30) : Masse salariale totale de l’exercice


Inscrire à la case (30), le total annuel des salaires bruts imposables. C’est la somme des cases (20) des
12 mois de l’exercice.
Case (30= Somme case (20)i ; i = 1,2……………………..,12

Case (30) = case (20) du mois de Janvier N + case (20) du mois de Février N + case (20) du mois de
Mars N + Case (20) du mois d’Avril N + ………. + case (20) du mois de Décembre N.
…………………………………………………………………………………….
= Masse salariale totale de l’exercice

Ligne 17, Case (31) : Contribution 1,2 %


C’est le montant de la taxe globale annuelle à la FPC due par l’employeur.
Case (31) = Case (30) x 1,20 %

Ligne 18, Case (32) : Versements déjà effectué : c’est la somme des cases (29) des 12 mois de
l’exercice.
Case (32) = Somme case (29)I ; I = 1,2…………………..,12

Ligne 19, Case (33): Engagement sur plans agréés par le FDFP. Les plans de formation éligibles au
financement de la taxe FPC sont ceux agréés par le FDFP.
Le décret n° 92-529 du 02 Septembre 1992 autorise l’utilisation directe par les entreprises de la moitié
de la taxe à la FPC (0,6) sous réserve que les plans de formations ainsi financés aient été agréés par le
Secrétariat Général du FDFP.
Le financement des plans de formations est d’abord assuré par l’enveloppe de 0,6 % détenu par
l’entreprise. Le concours financier du FDFP est sollicité en cas d’excédent des plans agréés sur le 0,6
%.

La case (33) a recueillir le total annuel des plans de formation agréés et exécutés.
L’entreprise doit joindre les pièces justificatives d’agrément par le Secrétariat Général du FDFP.

Ligne 20, Case (34) : versement à effectuer. Il peut intervenir lorsque les plans de formation agréés et
exécutés sont inférieurs à l’enveloppe de 0,6 % ou lorsque pour une raison quelconque (par exemple
de e qu’elle devra être lorsque tout ou partie de ce 0,6 % n’aurait pas été utilisé à des fins de
formation.
Versement à effectuer si : Case (31) > Case (32) + Case (33)
Montant du versement Case (34) :

Case (34) = Case (31) – Case (32) – Case (33)

Ou

Ligne 20 = Ligne 17 – Ligne 18 – Ligne 19

Cette régularisation s’effectue en même temps que la déclaration du dernier mois de l’exercice. Le
versement de régularisation (case 34) se fait par chèque bancaire barré libellé à l’ordre de « FDFP,
Taxe à la FPC ».

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2) LES COTISATIONS SOCIALES SUR SALAIRES

Description de la déclaration mensuelle titrée : « Appel de Cotisation Mensuelle »

Ce document tient sur une seule page. Nous allons diviser les rubriques accessoires au redevable en
sept (07) parties :

- identification CNPS de l’employeur


- identification civile de l’employeur
- salaires bruts payés au cours de la période assiette des cotisations
- personnes exonérées des cotisations retraites et prestations familiales
- décompte des cotisations dues
- moyens de règlement des cotisations

2.1- Identification CNPS de l’employeur

L’article 5 de la loi n° 99-477 du 02 Août 1999 portant modification du Code de Prévoyance Sociale
fait obligation à tout employeur occupant des travailleurs salariés de s’affilier à la CAISSE.

La caisse identifie l’employeur au moyen :


- d’un code établissement
- d’un code activité
- d’un numéro employeur de la période au titre de laquelle l’appel de cotisation est effectué.

2.2- Identification civile de l’employeur

L’employeur indique son nom et prénoms ou sa raison sociale ainsi que son adresse.

2.3- Salaires bruts payés au cours de la période

Inscrire dans la case (1), le total des salaires bruts versés aux salariés au titre du mois, objet de
déclaration.
Ce salaire brut n’est pas à confondre ni avec le salaire brut imposable (ou base retenue pour le calcul
des impôts) ni avec le salaire brut social (Assiette CNPS).
Le salaire brut dont il est question est l’ensemble des rémunérations en espèces, des avantages en
nature et des avantages en argent.

2.4- Assiette des cotisations

Dans le présent point, le salaire à prendre en compte dans les catégories de salaires, c’est le salaire brut
soumis à cotisation ou Assiette CNPS ou salaire brut social et non le salaire tel que déterminé dans la
case (1).

Case (2) : Inscrire dans cette case, le nombre de salariés (les occasionnels et les non mensuel) dont le
salaire brut social journalier est inférieur ou égal à 3 231 francs.

Case (3) : Inscrire dans cette case, la somme des salaires bruts sociaux versés aux salariés de la case
(2). La case (3) constitue l’assiette de, calcul des cotisations sociales au régime de retraite imputables
aux salariés journaliers et occasionnels rémunérés au plus 3 231 francs par jour.

Case (4) : Inscrire dans cette case, le contenu de la case (3) si aucun salarié ne cumule pour le mois un
salaire supérieur à 70 000 Francs ; sinon pour ce salarié, observez le plafond de 70 000 Francs.

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En effet, pour cette catégorie de salaires inférieur ou égaux à 3 231 Francs par jour, la case (4),
représentant l’assiette des cotisations au titre des régimes des prestations familiales et des Accidents
du Travail est égale à la case (3).

Exemple : 5

Il a été versé aux salariés journaliers ci-après, les salaires bruts sociaux suivants au titre du mois de
Novembre.
 Salariés : X Y Z
 Salaires bruts sociaux du mois 55 000 68 000 80 000
 Nombre de jours travaillés 10 20 27
 Salaires bruts journaliers 5 500 3 400 2 963

55 000 / 10 = 5 500 F
60 000 / 17 = 3 529 F
75 000 / 24 = 3 125 F

Nombre de salariés et occasionnels rémunérés au plus à 3 231 Francs par jour : 1 (salarié Z)
Nombre de salariés et occasionnels rémunérés à plus de 3 231 Francs par jour : 2 (salariés X et Y)

Case (2) : 1 Case (3) : 80 000 F Case (4) = 70 000 F

Le salarié Z bien que rémunéré à moins de 3 231 Francs par jour cumule pour le mois de Novembre
80 000 Francs. En pareil cas, il sera observé pour l’assiette des prestations familiales et des accidents
de travail, le plafond mensuel de 70 000 Francs par salarié. Ce qui explique le contenu de 70 000
Francs de la case (4).

Case (5) Inscrire dans cette case, le nombre de salariés (les occasionnels et les non mensuels) dont le
salaire brut social journalier est supérieur à 3 231 Francs.
Dans l’exemple ci-dessus ; les salariés X et Y rentrent dans la case (5).

Case (6) : Inscrire dans cette case, la somme des salaires bruts sociaux reconnus aux salariés de la case
(5). Chaque salaire brut social est plafonné à 45 fois le SMIG mensuel soit 1 647 315 Francs. Le
montant de la case (6) constitue l’assiette des cotisations de retraite imposable aux salariés journaliers
et occasionnels dont la rémunération journalière est supérieure à 3 231 francs.

Case : (7) : inscrire dans cette case, la somme des salaires bruts sociaux reconnus aux salariés de la
case (5). Chaque salaire brut social à 70 000 Francs. Le montant de la case (7) constitue l’assiette des
cotisations au titre des prestations familiales et des accidents de travail imputables aux salariés de la
case (5).
Case (5) : 2 Case (6) : 123 000 Case (7) : 123 000
Case (8) : Inscrire dans cette case, le nombre de salariés mensuels dont le salaire brut social individuel
est inférieur ou égal à 70 000 Francs par mois.

Case (9) : Inscrire la somme des salaires bruts sociaux versés aux salariés de la case (8).

Case (9) : Case (10) car les salaires individuels sont inférieurs ou égaux à 70 000 Francs

Case (11) : Inscrire le nombre de salariés mensuel dont les salaires bruts sociaux individuels sont
compris entre 70 000 et 1 647 315 Francs par mois.

Case (12) : Inscrire la somme des salaires bruts sociaux aux salariés de la case (11).

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Case (13) : Inscrire la somme des salaires bruts sociaux aux salariés de la case (114). Mais chaque
salaire brut social individuel est plafonné à 70 000 F.

Case (14) : Inscrire le nombre de salaires bruts sociaux individuels sont supérieurs à 1 647 315 Francs.

Case (15) : Inscrire la somme des salaires bruts sociaux reconnus aux salariés de la case (14). Mais,
chaque salaire brut social individuel est plafonné à 1 647 315 Francs.

Case (15) = 1 647 315 F x case (14)


Case (16) = 70 000 F x case (14)
Case (17): case (17) = case (2) + case (5) + case (8) + case (11) + case (14)
Case (18): case (18) = case (3) + case (6) + case (9) + case (12) + case (15)
Case (19): case (19) = case (4) + case (7) + case (10) + case (13) + case (16)

2.5- Personnes exonérées de cotisations retraite et prestations familiales

L’article 5 du Code de Prévoyance Sociale du 02 Août 1999 fait obligation à tout employeur occupant
des travailleurs salariés de s’affilier à la caisse. Cette affiliation prend effet à compter du premier
embauchage d’un travailleur salarié.

Case (20) : Inscrire le nombre de salariés ne cotisant pas au régime de retraite (par exemple : les
salariés à l’essai non encore embauchés).

Case (21) : Inscrire la somme des salaires bruts versés au personnel de la case (20).

Case (22) : Inscrire le nombre de salariés pour qui l’employeur ne cotise pas au régime des prestations
familiales (par exemple les ouvriers et manœuvres du secteur agricole).

Case (23) : Inscrire la somme des salaires bruts versés au personnel de la case (22).

2.6- Décompte des cotisations dues

Case (24) : Reporter le montant de la case (19)


Case (25) : Résultat de l’opération case (24 x 5,75 %
Case (26) : Case (26) = case (19) + case (23)

Le régime des Accidents du Travail n’exonère pas des cotisations, les contribuables exclus du régime
des prestations familiales. Ce qui explique que la case (23) est intégré à l’assiette des cotisations des
Accidents du Travail.

Case (27) : Porter le taux de risque d’accident du travail à l’entreprise. Ce taux est compris entre 2 et 5
%.
Case (28) = case (26) x case (27)
Case (29) : Reporter le montant de la case (18)
Case (30) = case (29) x 8 %
Case (31) : Egale à case (25) + case (28) + case (30) correspond au montant à reverser à la CNPS au
titre des cotisations à payer.

2.7- Moyens de règlement des cotisations

Le règlement des cotisations se fait par chèque bancaire ou chèque postal libellé à l’ordre de l’Agent
de la comptable de la CNPS. Le chèque de paiement est annexé à la déclaration.

 Taux de cotisations applicables en matière d’accidents du travail

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Catégorie I : Taux de 2 %

Professions libérales à caractère juridique, sanitaire et autres professions artisanales, activité


d’Administration, notamment :

- Agent d’affaires
- Administrateurs de biens et Gérants d’immeubles
- Architectes, Décorateurs, Dessinateurs, Géomètres
- Entreprises d’étude topographiques
- Avocats, Notaires, Huissiers, Comptables et Experts comptables
- Médecins, vétérinaires
- Agences de presse, de publicité
- Etablissement de crédit, d’assurance
- Hôtels, restaurants, pensions de famille
- Entreprise de spectacles, cinémas
- Associations confessionnelles, professionnelles, sportives et syndicats de commerce, offices,
collectivités et établissements publics ou semi-publics à caractère administratif
- Hôpitaux, cliniques, maisons de santé, de retraite, garderies, crèches, pouponnières,
associations ou sociétés à caractère sanitaire, services médicaux d’entreprise ou inter-
entreprise
- Etablissements d’enseignement
- Organismes de recherches scientifiques
- Cordonniers, bijoutiers et horloges, mécaniciens, dentistes, tapissiers, selliers, tailleurs
- Exploitations ne coopératives agricoles
- Etablissements ne comportant que du personnel administratif, gens de maison, domestiques,
chauffeurs de voiture de maître attachés au logement
- Elèves des établissements d’enseignement technique, des centres d’apprentissage et des
centres de formation professionnelle
- Travail pénal exécuté en régie directe
- Administration communale (personnel administratif)

Catégorie II : Taux de 3 %

Activités ou établissements relevant du commerce et de l’industrie, notamment :


- Commerce de gros, demi-gros, de détail, d’import-export : (épicerie, alimentation, boissons,
boulangeries, boucheries, charcuteries, glaciers, salons de thé, bars, cafés, cabarets,
bijouteries, pharmacies, vêtements, coiffures et instituts de beauté, pompes funèbres, librairies,
photographies, stations services, garages sans réparation de voiture, etc…)
- Transitaires, garde-meubles, entrepôts, magasinages
- Fabriques de chaussures, d’objet en cuir
- Industries alimentaires et des boissons
- Activités de conditionnement et de préparation des produits alimentaires
- Manufactures de tabacs et cigarettes
- Industries textiles et du vêtement, des toiles et bâches
- Imprimeries
- Entreprises de nettoyage, de jardinage
- Exploitations forestières
- Voyages, représentants
- Entreprises de gardiennage, de surveillance

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Catégorie III : Taux de 4%

- Abattoirs
- Scieries (attachées ou non à une exploitation forestière)
- Industries du bois, du papier, du verre, de l’électricité et de la radio, du fonds, du gaz, des
métaux, des matières plastiques, des produits chimiques, de la savonnerie, de la tannerie et des
peintures, de l’automobile (construction, réparation, mécanique automobile, rechapage des
pneus, fabriques d’accumulateurs)
- Transport maritimes et fluviaux, chargement des navires, manutention, acconage

Catégorie IV : Taux de 5 %

- Transports terrestres
- Transports aériens
- Chantiers navals
- Pêcheries
- Pompiers personnels de sauvetage
- Bâtiments et travaux publics, fabrication de matières premières pour bâtiment (chaux, ciment
agglomérés, béton, plâtre, briques, tuiles …)
- Constructions et pose de charpentes et menuiserie métallique
- Entreprises de réseau et de centrale électrique, voirie, génie civil, distribution d’eau
- Exécution de travaux souterrains ou sous-marins
- Mines, carrières, prospection, sondage et forage, captage et adduction d’eau.

APPLICATION : 3 /DECLARATION MENSUELLE


Pour la période d’octobre 2013 l’entreprise BETA sise à la zone industrielle de BIETRY Zone
4 parcelle K1, Rue 5, lot 32, téléphone : 40.20.20.20, N° C/C 7.777.777 W, 01 BP 303
Abidjan 01 ; ayant des activités diverses, mais surtout spécialisée dans la production et la
vente des produits d’équipement ; reconnue sous le sigle BT et de forme SARL.
L’entreprise Beta au taux d'accident de 3% a le personnel dont les caractéristiques salariales sont :
 Yao technicien de surface a un SBI égal à 50 000 et l’assiette sociale est de 60 000 il est
marié.
 Mne Dupont mariée légalement mère de 4enfants ivoirienne ; agent de maitrise a un SBI
égal à 450 000 et une assiette sociale égale à 400 000
 Enfin M. Dupont bénéficiant d’un contrat d’expatrié a un SBI égale à 2 000 000 et une
assiette sociale égale à 1 800 000.

Travail a faire
1- Calculer les retenues salariales de chaque employé.
2-Déterminer les charges patronales à l’aide d’un tableau.
3- Remplir les fiches de déclaration des impôts, du FDFP et de la CNPS ci-contre. Le
règlement est fait le 14/11/2013 par chèque BNI N° 104.104.104.104. Enfin la régularisation
des charges salariales du mois passé est soldée par une charge additionnelle à acquitter de
51.693

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II. DECLARATION DE FIN D’ANNEE

1- DECLARATION RECAPITULATIVE DES SALAIRES VERSES AU COURS DE L’ANNEE (ETAT 301)

Au 30 Avril de chaque année, tous les employeurs sont tenus de remettre aux contributions directes
(sous Direction des Impôts sur salaires) un état des salaires attribués au personnel au cours de l’année
précédente (imprimé CDIR 301). Cet état permet de déterminer le montant des impôts sur salaire
exigibles au titre de l’année en vue de la comparer en vue de le comparer au montant acquitté dans
l’année.
La régularisation consiste :

 A payer un supplément d’impôt si le montant exigible est supérieur au montant acquitté


 Dans le cas contraire, c’est-à-dire si le montant exigible est inférieur au montant acquitté, il a
un crédit d’impôt à récupérer sur les prochaines déclarations fiscales.

1.1- Personnes tenues de souscrire à la déclaration


La déclaration récapitulative des salaires doit être souscrire par tout particulier et toute société ou
association occupant des employés, commis, ouvrier ou auxiliaires, moyennant traitement, salaire ou
rétribution. Elle n’est pas à remplir par les particuliers qui emploient des domestiques. De même, les
ordonnateurs-délégués ou sous ordonnateurs des budgets de l’Etat, des départements, des communes
concernant leur personnel, à cet effet, l’Administration fiscale met à la disposition des contribuables
concernés, un imprimé dit « Etat CDIR 301 ».
La déclaration récapitulative des salaires est déposée en triple exemplaire à la Direction des
Contribuables avant le 30 Avril de chaque année. (Loi des finances 2003).

1.2- Contenu de la déclaration


Indépendamment des renseignements concernant le déclarant, l’état CDIR 301 de couleur jaune
comprend quatre tableaux.

a) Renseignements concernant le déclarant


Les renseignements à fournir par le déclarant sont :
- sa raison sociale
- sa profession
- sa forme juridique
- son adresse
- son numéro de compte contribuable
- le nom et l’adresse du comptable qui a rempli la déclaration
- le nombre d’établissements que possède le déclarant
- l’effectif de l’entreprise
- l’exercice comptable (du 01/01/N au 31/12/N)

Tableau I- Etat récapitulatif des versements effectués ou à effectuer au titre des divers impôts
sur salaire et de l’Impôt Général sur Revenu

Ce tableau récapitule mois par mois les versements d’impôts sur salaires effectués par l’entreprise du
1er Janvier au 31 Décembre. Pour le remplir, il convient de reporter mois par mois, le contenu des
déclarations mensuelles d’impôts sur salaires déposés au cours de l’année.
La dernière ligne permet de porter le montant des régularisations d’impôts sur salaire à effectuer avant
le 30 Avril de l’exercice suivant.

Les versements d’impôts sur salaires effectués à titre d’ajustement donnent lieu à l’établissement
d’une « régularisation annuelle ».
Pour effectuer cette régularisation, il convient de :

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 Additionner les rémunérations imposables versées à chaque salarié


 Relever les impôts correspondants au vu du barème annuel
 Retrancher des ces impôts, ceux effectués pendant les douze premiers mois
 Retenir la différence en cas de retenue insuffisante ou restituer au salarié le montant des
sommes retenues en trop.

b) Tableau II – Etat récapitulatif des salaires et rétributions de toute nature versés aux
salariés de l’entreprise

Seules sont à porter sur ce tableau, les personnes rétribuées par un seul employeur dont la
rémunération, ramenée à l’année, excède en pratique 450 000 Francs. En ce qui concerne les pensions
et rentes, les noms des bénéficiaires percevant plus de 20 000 Francs par an doivent être portés sur la
déclaration.
Les rémunérations des personnes qui exercent simultanément des fonctions chez plusieurs employeurs
doivent obligatoirement être déclarées, quel que soit le montant de ces rémunérations.

Colonne 3 : Nom, prénom du salarié


Il est recommandé d’inscrire les salariés dans un ordre logique au choix de l’entreprise (ordre
alphabétique, ordre d’importance décroissance, etc…). Il est nécessaire de regrouper d’une part les
salariés relevant du régime général et d’autre part, ceux qui relèvent du régime agricole. En outre, si
l’employeur est une SARL, il est demandé de porter en tête de la liste des salariés le ou les, gérants ne
disposent pas de plus de 50 % des parts sociales.

Colonne 6 : Régime
Si le salarié relève du régime général, porter la lettre G ; s’il relève du régime agricole, porter la lettre
A.
Il est rappelé que les salaires versés à certaines professions relevant des activités agricoles sont
exonérés de l’impôt sur les traitements et salaires et de la contribution nationale (Article 48-8 du code
Général des Impôts). (Voir liste des entreprises agricoles et des catégories professionnelles exonérées).
Cette exonération ne concerne pas l’IGR, la Contribution Nationale de Solidarité et la Contribution de
l’employeur (contribution proprement dite et autres taxes à la charge des employeurs) qui restent dus.

Colonne 8 : Local ou expatrié

Il est rappelé que l’Administration fiscale considère que, a la qualité d’expatrié, le salarié de nationale
étrangère qui occupe des fonctions d’encadrement ou qui perçoit des rémunérations, avantages en
nature compris, supérieures à celles habituellement perçues par les salariés de nationalité Ivoirienne ;
(circulation du 20 Janvier 1994). L’application de cette doctrine conduit, dans certains cas, à
considérer comme expatrié, tout travailleur étranger occupant une activité d’encadrement même si les
rémunérations qu’il perçoit sont égales ou inférieures à celles d’un salarie de nationalité ivoirienne.
Une telle interprétation versées au personnel expatrié ou considéré comme tel, à la contribution
employeur au taux de 12 % au lieu de 2,8 %.

Colonne 10 et 11 : Situation de famille


La situation de famille à retenir est la plus favorables (c’est-à-dire donnant droit au plus grand nombre
de parts) existant soit au 1er Janvier, soit au 31 Décembre.

Colonne 12 : Nombre de parts d’IGR


Le nombre de parts est calculé en fonction de la situation de famille et du nombre d’enfants à charge.

Remarque : Le Calcul des parts des veufs et divorcés ayant des enfants à charge ou ayant eu des
enfants à charge devenus majeurs obéit à des règles particulières. L’enfant informe donne droit à une
part entière. Voir également en ce qui concerne le nombre de parts de la mère cédulaire.

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Colonne 13 : Nombre de jours d’application des paiements


Il convient de retenir à titre de règle générale, qu’un salarié figurant dans les effectifs du 1 er Janvier au
31 Décembre d’une année est censé être taxable sur une période de 360 jours quels que soient ses
gains au cours de ladite année.
Un nombre de jours inférieur à 360 jours n’est envisageable qu’en cas d’embauche ou de départ en
cours d’année.
Un nombre de jours supérieur à 360 jours est possible en cas de départ du salarié en cours d’année.

Colonne 14 : Montant des salaires et rémunérations accessoires


Dans cette colonne, figurent les rémunérations en espèces : salaire proprement dits, allocations de
congé, gratifications et éventuellement, en cas de départ du salarié, l’indemnité de préavis, la fraction
taxable des indemnités de départ (indemnité de licenciement, indemnité de départ à la retraite, etc…).
Des ajustements peuvent être pratiqués concernant des sommes imposables qui figurent ou pas sur les
bulletins de salaire. En principe, jusqu’à présent, les sommes qui sont intégrées dans la base
imposable en plus des rémunérations en espèces proprement dites sont inscrites dans la colonne 14.

Est à comprendre dans les sommes imposables, la fraction des cotisations sociales prises en charge par
l’employeur qui excèdent soit 10 % de la rémunération annuelle du salarié soit, 3 600 000 Francs par
an (12 x 300 000 Francs).

Colonne 15 : Montant des avantages en nature suivant le barème


Les avantages en nature sont calculés en fonction du nouveau barème fixé par l’arrêté du 7 Novembre
1996.
Les avantages en argent peuvent être inscrits dans cette colonne. Il est rappelé que les avantages en
argent sont imposables sur leur montant réel et que constitue un avantage en argent, toute somme
versée à un salarié représentative d’une dépense personnelle.

Colonne 16 : Montant des avantages en nature selon leur valeur réelle


Cette colonne peut être servie en raison des avantages en nature retenus pour leur valeur réelle au lieu
de la valeur du barème.

Remarques

 Il est admis que les frais de transport pour congés annuels des salariés bénéficiant
d’un contrat dit d’expatrier ne constituent pas des avantages en argent ou en nature et
par suite ne sont pas imposables. Cette solution n’est applicable qu’aux seuls
« expatriés » titulaires d’un contrat de travail d’expatrié.

 L’utilisation personnelle d’une voiture de fonction n’est pas prise en compte pour la
détermination des avantages en nature.

Salarié ayant quitté l’entreprise

Les employeurs doivent également fournir la liste des salariés ayant quitté définitivement l’entreprise
en mentionnant pour chacun d’eux la date de départ, le montant du salaire d’activité, la durée du
préavis, et celle du congé, la nature et le montant de toutes les rémunérations perçues à l’occasion du
départ définitif. Cette liste est établie sur un document de l’état des salariés.

c) Tableau III – Vérification des versements effectués

Ce tableau comporte trois parties détaillant :


 les effectifs de l’entreprise au 1er Décembre ou à la cession de l’entreprise
 les salaires annuels

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 les impôts dus


 il fait ressortir les rémunérations relatives au personnel local, au personnel agricole. Il permet
un rapprochement avec les sommes portées en comptabilité.

d) Tableau IV – Rapprochement avec la comptabilité

Ce tableau permet de faire apparaître le montant des salaires portés en comptabilité au titre de la
période du 1er Janvier au 31 Décembre. Figurent notamment dans la comptabilité ; les indemnités de
départ qui ne sont imposables que sur la moitié de leur montant.

3.1.3- Sanctions pour défaut de déclaration

Au plus tard le 30 Avril de chaque année, l’entreprise est tenue d’établir un état appelé ‘‘l’état 301’’
relatif à l’exercice précédent (N-1). Cet état doit être déposé au centre des impôts au plus tard le 30
Avril de l’année N.
Selon l’article 170 du Livre de Procédures Fiscales, le retard ou le défaut de production de l’état prévu
à l’article 127 du Code Général des Impôts est sanctionné par une amende de 200 000 Francs, majorée
de 20 000 Francs par mois ou fraction de mois supplémentaire.
La régularisation annuelle consiste à préparer les impôts réellement dus au titre de l’année à ceux
effectivement versés pendant l’année.
Lorsque les impôts normalement dus sont supérieurs à ceux versés, la différence est à payer lors de la
prochaine déclaration mensuelle.
A l’inverse, lorsque le montant des impôts normalement dus est inférieur à celui versé, la différence
est une créance sur l’Etat qui est à déduire du montant de la prochaine déclaration mensuelle.

APPLICATION : 4 / ETAT 301et ETAT 302

L’entreprise SAKOH a embauché 4 salariés dont les caractéristiques sont :

Noms et prénoms SBI IS CN IGR


DUPONT Directeur expatrié,
1 800 000
marié 2 enfants
KOUASSI René technicien
250 000
supérieur, marié 2 enfants
KOUAME Brigitte secrétaire
80 000
célibataire sans enfant
TOURE moussa ouvrier non
36 700
qualifié célibataire sans enfant
Total

Le livre de paie dont on a extrait ces données est de septembre 2012.


*Mr KOUASSI a eu un troisième enfant en octobre
*Mme KOUAME Brigitte a été embauchée le 01/09/12
*les salaires n’ont pas variés dans toute l’année.

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NB : SAKOH a versé des honoraires de 5 000 000 au cabinet MONDON situé à l’immeuble
des hévéas 3e étage porte 20 n°CC4444444w tel 22222424. Enfin honoraires a versé à notre
avocat YAO KOUASSI pour défendre notre dossier au tribunal 2 000 000
TAF :
Etablir l’Etat 302 et l’Etat 301 de la période 2012

2- La Déclaration Individuelle des Salaires Annuels : DISA

2.1- La déclaration annuelle

Tout employeur est tenu d’adresser chaque année, avant 31 Mars, à l’Agence dont il relève une
déclaration faisant ressortir pour chacun des salariés ou assimilés occupés dans l’entreprise, le montant
total des rémunérations payées pour la période. L’objectif est de procéder à toutes les régularisations
relatives aux versements effectués au cours de l’année par l’entreprise au titre des prestations
familiales, des accidents de travail et du régime de retraite.

L’établissement de ce document dénommé Déclaration Individuelle des Salaires Annuels (DISA)


s’effectue à l’occasion de la régularisation annuelle des cotisations.

La DISA comporte deux imprimés de base distincte :

 un document dénommé DISA relatif à la situation de chaque salarié au cours de l’année


considérée avec les informations relatives au cotisant ;
 un complément récapitulant toutes les cotisations versées au cours de l’année par l’employeur
que l’on compare aux éléments calculés à partir de la DISA.

2.2- L’importation de la DISA dans la reconstitution de la carrière

La Déclaration Individuelle des Salaires Annuels (DISA) doit être établie annuellement par
l’employeur et adressé, avant 31 Mars, à l’Agence don il relève. Elle fait ressortir pour chacun des
salariés ou assimilés occupés dans l’entreprise, le montant total des rémunérations pour la même
période.

L’établissement de ce document dénommé Déclaration Individuelle des Salariés Annuels (DISA)


s’effectue à l’occasion de la régularisation annuelle des cotisations.

SALAIRE : 6
A la fin de l’exercice 2008, on constate dans les livres de paie de l’entreprise IONIX, qui cotise au
taux AT/MP de 3 % que les salariés qui y exercent ont perçu annuellement les rémunérations suivantes
(y compris les avantages en nature et indemnités diverses après avoir retranché les frais
professionnels) :
KOUAME Joseph 20 963 500
TOURE Bakary 15 663 290
GBAHI Solange 9 500 000
GUEHI André 4 500 000
YAPO Christian 2 900 000
GOBE Albert 760 000

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Tous ces six (6) salariés ont fait plus de 12 mois dans l’entreprise et sont régulièrement déclarés à la
CNPS.

Remplir la DISA et son complément étant étendu que l’employeur a régulièrement payé
trimestriellement les cotisations suivantes :

IT2008 1 170 321


2T2008 1 165 500
3T2008 1 170 000
4T2008 1 170 321

Nota Bene : Les salaires n’ont pas variés dans l’année.

La DISA comporte deux (2) imprimés de base, distincte :


 Un document dénommé DISA relatif à la situation de chaque salarié au cours de l’année
considérée avec les informations relatives au cotisant. Ces informations recueillies permettent
d’alimenter le compte individuel du salarié. Ces informations permettent à l’organisme de
Sécurité Sociale de mettre à jour la carrière du salarié et lui permettent ainsi de disposer des
informations nécessaires pour le paiement des prestations de retraite et d’accidents de travail
quand l’un des risques survient.
Un complément récapitulant toutes les cotisations versées au cours de l’année par l’employeur que
l’on compare aux éléments calculés à partir de la DISA.
En fin d’exercice, il faut comparer le montant des cotisations annuellement exigibles à celui versé
pendant l’année.
Lorsque le montant exigible est supérieur à celui versé, la différence est à charge en même temps que
le dépôt de la déclaration intervenant le 31 Mars de l’année en cours pour les cotisations de l’exercice
précédent.
A l’inverse, lorsque le montant des cotisations exigibles est inférieur à celui versé, la différence est
une créance sur la CNPS qui ne peut être déduite de la prochaine déclaration trimestrielle ou
mensuelle qu’avec l’autorisation expresse de la CNPS.

Trois cas de figures peuvent se présenter après le remplissage de la DISA :

a. Pas de régularisation

C’est le cas où l’entreprise a payé exactement la somme qu’elle devait. Il apparaît donc que le total 2
est égal au total 1.

b. L’entreprise a payé moins qu’elle devait

C’est le cas où le total 2 est supérieur au total 1. Cette différence doit faire l’objet d’un reversement à
la CNPS par chèque barré joint à la DISA.

c. L’entreprise a payé plus qu’elle devait

C’est le cas où le total 2 est inférieur au total 1.


Cette différence bénéficie alors auprès de la CNPS d’un crédit de cotisation.
Remarque :

Le défaut de déclaration de la DISA entraîne les sanctions suivantes pour l’employeur :


- le refus de délivrer toute attestation de régularité des sanctions
- une pénalité de 10 % du montant total mensuel des cotisations dues.

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2.3- Problèmes liés à l’exploitation de la DISA

Pour être exploitable par l’institution de Sécurité Sociale, la DISA doit être bien remplie au niveau de
toutes les rubriques. Ce qui suppose que les numéros salariés soient portés devant les noms des
travailleurs. Au cas où un salarié n’est pas connu dans les fichiers de l’institution de Sécurité Sociale,
à l’occasion de l’élaboration de la DISA, l’employeur doit profiter pour le déclarer en joignant un
imprimé de déclaration du travailleur.

A cette occasion également, l’on profitera pour effectuer la régularisation des cotisations à partir du
complément indispensable à la DISA qui est un document obligatoire qui confirme l’annualité des
cotisations sociales que l’on est obligé de fractionner en raison de la mensualisation de la
rémunération.

2.3.1- Nature des sommes à déclarer

Selon l’article 80 du CGI, les entreprises doivent déclarer les commissions, courtages, ristourne
commerciale ou autres vacations, honoraires occasionnels ou non, gratifications et d’une manière
générale toutes rémunérations versées à des tiers ne faisant pas partie du personnel salarié, lorsque ces
sommes excèdent 10 000 F par an pour in même bénéficiaire.
Doivent être déclarés, notamment :

 Les honoraires versés aux administrateurs des sociétés anonymes en rémunérations de leur
fonction de direction ;
 Les sommes payées en contrepartie des prestations d’assistance technique ;
 Les sommes payées pour l’usage ou la concession de l’usage d’un brevet, marque ou
commerce, d’un dessin ou d’un modèle ;
 Les honoraires occasionnels ou non versés aux membres des professions libérales (avocats,
conseil, notaire, agent d’affaires, expert comptable, etc…) ;
 Les rémunérations pour l’usage ou concession de l’usage d’un droit d’auteur sur une œuvre
littérale, artistique ou scientifique ;
 Les rémunérations payées pour des informations ayant trait à une expérience acquise dans le
domaine industriel, commercial ou scientifique.

Les dispositions du CGI sont interprétées largement par l’Administration fiscale qui considère que les
sommes versées en contrepartie de prestations intellectuelles doivent être déclarées et ce, quel que soit
le domicile fiscal du bénéficiaire (Côte d’Ivoire).

2.3.2- Déclaration

Un état récapitulatif de ces différentes rémunérations doit être déposé chaque année au plus tard le 30
Avril.
A cet effet, un imprimé spécial est mis à la disposition des contribuables par la Direction des Impôts.
Le montant à déclarer est le montant total des sommes versées aux tiers, donc toutes taxes comprises.
Il appartient ensuite aux bénéficiaires dans leur déclaration personnelle de revenues de déduire lesdites
taxes.
L’entreprise doit également porter sur la déclaration, le nom et l’adresse de chaque bénéficiaire de la
rémunération. La déclaration permet à l’Administration d’effectuer des rapports avec la situation
fiscale des bénéficiaires et de contrôle si les impôts et taxes relatifs à ces rémunérations ont bien été
acquittés.

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CAS D’APPLICATION : 5 / DISA

En vous appuyant sur les tableaux ci-dessous représentatifs du livre de paie du mois de
Décembre N de l’entreprise industrielle SOTACI, procéder à la comptabilisation des salaires. Le
paiement du salaire a lieu le 30 Décembre par virement bancaire. Le paiement des impôts et
cotisations sociales sur salaire a été fait le 15 Janvier (N+1) par chèque bancaire. Ces moyens de
règlements ont accompagné les différentes déclarations. Le taux d’accident de travail est de 4%.
Le cumul du salaire brut imposable N A été de 90 000 000 Francs

Employés AIMAR
KONE LOH N’DRI PEHE AKA KORE Totaux
Salaires expatrié
* Salaire de base 120 000 230 000 2 600 000 1 500 000 70 000 56 000 800 000 5 376 000
* Prime d’ancienneté 12 000 11 500 - 45 000 10 500 6 720 64 000 149 720
* Indemnité déplacement 20 000 25 000 200 000 150 000 2 000 2 000 100 000 535 000
* Indemnité Responsabilité - - 125 000 60 000 - - - 185 000
* Indemnité d’expatriation - - 1 040 000 - - - - 1 040 000
* Allocation Familiale 10 000 7 000 - 30 000 25 000 20 000 - 82 000
* Prime de panier 10 000 6 000 - 60 000 800 1 600 - 78 400
* Prime de salissure 10 000 - - - 10 000 10 000 - 30 000
* Prime de tenue de travail 5 000 - - - 2 500 2 500 - 10 000
Rémunération brute 187 000 279 500 3 965 000 1 845 000 138 800 116 820 964 000 7 496 120
Avantages en nature - - 480 000 360 000 - - 160 000 1 000 000
Avantages en argent - - 325 000 175 000 - - 50 000 550 000
Salaire brut 187 000 279 500 4 770 000 2 380 000 138 800 116 820 1 174 000 9 046 120
Salaire brut imposable 163 000 279 500 4 770 000 2 380 000 138 800 116 820 1 174 000 9 046 120
Salaire brut social 157 147 246 867 4 210 000 2 199 367 88 947 71 967 1 074 000 8 048 295
IS 1 956 2 928 49 740 23 880 1 188 1 020 12 234 92 946
CN 1 220 4 460 316 300 143 900 438 270 66 860 533 448
IGR 4 143 8 587 623 545 204 479 1 446 - 114 981 957 181

Retenues fiscales 7 319 15 975 989 585 372 259 3 072 1 290 194 075 1 583 665

CR 8 486 13 331 88 955 88 955 4 803 3 886 57 996 266 412

Total retenues 21 297 29 306 1 078 540 461 214 7 875 5 176 252 071 1 855 479
Salaire Net à virer 165 703 250 194 2 886 460 1 383 786 130 925 111 644 711 929 5 640 641

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DOSSIER : 3

Monsieur N’guessan François est agent de maîtrise, marié et père de 3 enfants. A sa date de
licenciement le 30 Septembre N, il cumule 20 ans 3 mois d’ancienneté.
Sa rémunération mensuelle comprend :

- salaire de base 120 000


- sursalaire 160 000
- prime de transport 30 000

Outre son salaire du mois de Septembre N, Monsieur N’guessan a droit à :

- une indemnité de préavis de 3 mois


- un congé d’un mois soit 280 000
- une quote-part de gratification de 260 000
- une indemnité de licenciement de 1 200 000

Travail à faire :

Effectuer les régularisations fiscales, en déduire la rémunération nette à verser à Monsieur N’guessan
sachant que les impôts acquittés de Janvier à Mai s’élèvent à :

IS : 20 200
CN : 56 600
IGR : 90 000
En annexe : barème IGR annuel.
Tableau de Q formule IGR annuel

Quotient familial = R / N Formule donnant le montant de l’IGR exigible à


partir du revenu net imposable dont le quotient par
le nombre de parts est compris dans els limites
indiquées à la colonne précédente
Inférieur à 300 000 Néant

Compris entre 300 000 et 547 000 (R x 10 / 100) – (27 273 x N)


548 000 et 979 000 (R x 15 / 115) – (48 913 x N)
980 000 et 1 519 000 (R x 20 / 120) – (84 375 x N)
1 520 000 et 2 644 000 (R x 25 / 125) – (135 000 x N)
2 645 000 et 4 669 000 (R x 35 / 135) – (291 000 x N)
4 670 000 et 10 106 000 (R x 45 / 145) – (530 000 x N)

Supérieur à 10 160 000 (R x 60 / 160) – (1 183 594 x N)

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LEXIQUE FISCAL
Acompte provisionnel : c’est une avance d’impôt à imputer sur l’impôt exigible.

Action : titre de propriété négociable émis par une société de capitaux en représentation d’une partie
de son capital.

Assiette : ce terme désigne :


- d’une part, l’ensemble des règles appliquées ou des opérations effectuées par les services pour
déterminer les éléments (bénéfice, chiffre d’affaire, valeur des biens achetés ou reçu en
héritage, etc.) qui doit doivent être soumis à l’impôt.
- d’autre part, le résultat de ces opérations auquel est appliqué ensuite le taux ou le barème de
l’impôt. Dans ce deuxième cas, il est synonyme de « base » ou en matière d’impôt sur le
revenu, par exemple, de « revenu net imposable ».

Assujetti : personne soumise à un impôt. Une personne soumise à la TVA est un assujetti à la TVA

Base d’imposition : revenus, biens, droits ou valeurs auquel est appliqué le taux ou le barème de
l’impôt pour obtenir la somme due par la personne imposable.
CGI : code général des impôts : ensemble des lois fiscales codifiées.

Champ d’application : ensemble des biens, des activités, des situations ou des opérations concernées
par une disposition fiscale ou budgétaire et détermination des limites dans lesquelles cette disposition
s’applique dans le temps et dans l’espace.

Contribuable : terme général pour désigner toute personne astreinte au paiement des contributions,
impôts, droits ou taxes dont le recouvrement est autorisé par la loi.

Crédit d’impôt : créance sur le Trésor dont bénéficie sous certaines conditions, par exemple :
- Les personnes ayant des produits d’obligations, d’autre négociable ou bon de caisse qui ont
subi une retenue à la source. Le crédit d’impôt est ajouté au revenu imposable et ensuite déduit
de l’impôt sur le revenu.
- Les personnes ayant acquis des équipements de production d’énergie utilisant une source
d’énergie renouvelable
- Les personnes ayant fait l’acquisition de certains gros équipements (chaudières, ascenseurs,
gros équipement sanitaires, etc.)
- Les entreprise industrielles et commerciales, sur option ; pour leur dépenses de recherche, de
formation professionnelles et d’apprentissage.

Le crédit d’impôt concernant la TVA s’impute sur l’impôt dû ou fait l’objet d’un remboursement total
ou partiel si le montant de l’impôt est nul ou inférieur à celui du crédit.

Domicile fiscal : une personne est considérée comme ayant en CI son domicile fiscal lorsqu’elle se
trouve dans l’une au moins des quatre situations suivantes :
- Avoir son foyer en CI ;
- Avoir son lieu de séjour principal en CI;
- Exercer, à titre non accessoire, une activité professionnelle en CI ;
- Avoir le centre de ses intérêts économique en CI.

Par ailleurs, sont également considérés comme ayant leur domicile en CI, les agents de l’Etat qui
exercent leurs fonctions ou sont chargés de mission dans un Etat étranger et qui ne sont pas soumis
dans ce pays à un impôt personnel sur l’ensemble de leurs revenus.
- Echéance : c’est la date de paiement (date butoir) de l’impôt.
- Exonération, exemption : Etre exonéré ou exempté de l’impôt c’est ne pas être soumis à cet impôt ;
ne pas payer cet impôt.

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Exonération, exemption : dispense d’impôt sous certaines conditions fixées par loi. Exemple : le
régime d’exonération de l’impôt sur les bénéfices des entreprises nouvelles dans les zones A et B qui
bénéficient de l’article 110 du CGI

Foyer fiscal : le foyer fiscal est le lieu où un contribuable habite normalement, c’est-à-dire le lieu de la
résidence habituelle, à condition que cette résidence (en France) ait un caractère permanent. Le foyer
fiscal constitue, par ailleurs, l’entité familiale de base retenue pour déterminer l’impôt sur le revenu.

Impôt : c’est le prélèvement obligatoire effectué par la puissance publique auprès des personnes
physiques ou morales par voie d’autorités et sans contrepartie directe en vue de la couverture des
dépenses publiques et à des fins d’interventionnisme étatique.
* Les impôts directs sont assis sur le revenu du contribuable, l’impôt cédulaire frappe une
catégorie de revenu, l’impôt général sur le revenu frappe tous les revenus du contribuable
(particulier).
* L’impôt indirect est un impôt qui n’est pas assis sur le revenu mais appliqué en cas de dépenses
ou de consommation (TVA, TPS).

Liquidation de l’impôt : calcul de l’impôt par l’application du taux ou du barème à la base imposable
et compte tenu d’éventuelles déductions ou réductions.
LPF : livre des procédures fiscales

Mise en recouvrement : opération par laquelle la créance du trésor devient certaine à une date
déterminée. Cette date fixe le délai dont dispose effectivement le contribuable pour payer l’impôt
ou pour réclamer contre l’impôt mis à sa charge.

Quotient familial : dispositif permettant de prendre en compte les charges de famille du foyer fiscal.
Le quotient familial permet de proportionner l’impôt sur le revenu au nombre de personnes composant
le foyer fiscal. Il consiste à diviser le revenu imposable du foyer fiscal concerné par le nombre de
parts, ce nombre dépendant de la situation d chaque contribuable et au nombre de personnes
considérées comme étant à sa charge.

Recouvrement : perception des sommes d’argent due et, par extension, ensemble des opérations
tendant à obtenir le paiement d’une dette d’argent ; réception d’un paiement volontaire ou forcé.

Redevable : personne à qui incombe le paiement d’un impôt.

Redevance : prix à payer en contrepartie de la concession d’un droit ou d’une prestation de service.
Exemple : redevance audiovisuelle pour droit d’usage d’un appareil récepteur de télévision.

Résidence principale : habitation où réside habituellement un contribuable.

Rôle : liste des contribuables qui indique, pour chaque redevable, le montant de l’impôt ainsi que de
certains éléments de son calcul.

Taxe : représente le coût d’un service rendu par la collectivité qui la perçoit (taxe d’enlèvement des
ordures ménagères). Ce caractère restrictif n’est guère respecté. Dans la pratique, le terme taxe est
devenu synonyme d’impôt.

SUPPORT DE COURS : MASTER 2 ; FORMATEUR : BROU TOURE 63

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