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GUIDE SIMPLIFIE DE GEOTECHNIQUE

EUROCODE 7

Fondations superficielles
Rédacteur : Ph. FAUSTIN

Code Formation – V1 – 03/03/2011 www.groupe-qualiconsult.fr


PARTIE I

SOMMAIRE

1. Définition 4
2. Fondations Superficielles 9
2.1. Rappel EUROCODE 9

2.2. Définition 10

2.3. Vérifications à effectuer – EN 1997-1 article 6.4 12


2.4. Sol de fondation 16

2.5. Dimensionnement CAS CHARGE CENTREE 23


2.5.1. 5.1 Diagramme des moments pour une semelle 24

2.5.2. Vérification de non-poinçonnement 28

2.6. Dimensionnement CAS CHARGE EXCENTREE 31


2.6.1. Détermination des armatures de la semelle 31

2.6.2. Vérification de non-poinçonnement 32

2.7. Dispositions constructives 33

2.8. Exemple dimensionnement : cas semelle Charge centrée 42

2.9. Exemple dimensionnement: cas semelle charge


excentrée 50

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PARTIE I

Préambule

Ce document n'est pas un traité sur l'EUROCODE 7.

Le but est d'apporter à l'ingénieur généraliste de QUALICONSULT un certain


nombre d'éclaircissement sur les règles de dimensionnement de la
NF EN 1997 EUROCODE 7.

Il s'agit ici du TOME1 : fondations superficielles

Ce guide est la propriété de QUALICONSULT. Il ne peut être utilisé, reproduit,


communiqué ou divulgué à l’extérieur de la Société.

Dans le cadre des SEMELLES SUPERFICIELLES, objet du tome 1, nous


présenterons successivement :

 un Rappel des § de l' EUROCODE 7,

 les Vérifications à effectuer –EN 1997-1 article 6.40, le Dimensionnement avec


un CAS CHARGE CENTREE, le type de Diagramme des moments pour une
semelle à prendre en compte et surtout la Vérification de non-poinçonnement,

 le Dimensionnement avec un CAS de CHARGE EXCENTREE, la


Détermination des armatures de la semelle et la Vérification de non-
poinçonnement,

 les Dispositions constructives,

 un Exemple de dimensionnement : cas semelle avec une charge centrée,

 Un Exemple de dimensionnement : cas semelle charge avec une charge


excentrée.

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PARTIE I

1. Définition

NF EN 1997 - EUROCODE 7

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PARTIE I

NF EN 1997-1 Norme Européenne

Section 1 : Généralités

Section 2 : Bases du calcul géotechnique

Section 3 : Données géotechniques

Section 4 : Surveillance de l'exécution des travaux, suivi et entretien

Section 5 : Remblais, rabattement de nappe amélioration et renforcement des

terrains

Section 6 : Fondations superficielles

Section 7 : Fondations sur pieux

Section 8 : Ancrages

Section 9 : Ouvrages de soutènement

Section 10 : Rupture d'origine hydraulique

Section 11 : Stabilité générale

Section 12 : Remblais

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PARTIE I

Annexes A à J

A -Facteurs partiels et de corrélation pour les états limites ultimes et valeurs


recommandées (Normative)

B -Commentaires sur les facteurs partiels des approches de calcul 1, 2 et 3


(Informative)

C -Exemples de procédures pour déterminer les valeurs limites de la pression des


terres sur les murs verticaux (Informative)

D -Exemple de méthode analytique de calcul de la capacité portante (Informative)

E -Exemple de méthode semi-empirique pour l’estimation de la capacité portante


(Informative)

F -Exemple de méthodes d’évaluation du tassement (Informative)

G -Exemple de méthode de détermination de la pression de contact présumée des


fondations superficielles sur rocher (Informative)

H -Valeurs limites des déformations des structures et des mouvements des


fondations (Informative)

J -Aide-mémoire pour la surveillance des travaux et le suivi du comportement des


ouvrages (Informative)

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PARTIE I

NF EN 1997-2 Norme Européenne

Section 1 Généralités

Section 2 Planification des reconnaissances de sites

Section 3 Prélèvement des sols et des roches et mesures hydrauliques

Section 4 Essais en place sur sols et roches

Section 5 Essais de laboratoire sur sols et roches

Section 6 Rapport de reconnaissance du terrain

Annexes informatives

 essais au pénétromètre statique CPT & CPTU (4.3)


 essais au pressiomètre PMT (4.4)
 essais au dilatomètre rocher RDT (4.5)
 essais de battage au carottier SPT (4.6)
 essais de battage d’une pointe conique DP (4.7)
 sondage par poids WST (4.8)
 essais au scissomètre FVT (4.9)
 essais au dilatomètre plat DMT (4.10)
 essais de chargement de plaque PLT (4.11).

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PARTIE I

Rappel des unités

Pour les calculs géotechniques, les unités suivantes ou leurs multiples sont
recommandées :

 force kN
 masse kg
 moment kN.m
 masse volumique kg/m³
 poids volumique kN/m³
 contrainte, pression, résistance et rigidité kPa
 coefficient de perméabilité m/s
 coefficient de consolidation m²/s

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PARTIE I

2. Fondations Superficielles

2.1. Rappel EUROCODE

Section 6 Fondations superficielles

6.1 Généralités
6.2 États limites
6.3 Actions et situations de calcul
6.4 Considérations relatives au calcul et à

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PARTIE I

2.2. Définition

Les fondations sont les ouvrages de transition entre les charges appliquées sur des
murs, des voiles ou poteaux et le sol porteur.

Les semelles en béton armé sont superficielles :

 isolées

 continues ou filantes

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PARTIE I
Elles permettent :

 de transmettre les charges au sol,


 de répartir les contraintes.
 Les actions à prendre en compte sont :

Les charges transmises par les voiles, les murs ou les poteaux isolés : permanentes
et d’exploitation, verticales, supposées centrées sur l’axe des semelles, ou et avec
un effort horizontal et un moment d'excentrement.

 Le dimensionnement des semelles de fondation se base sur les hypothèses


suivantes :

 le sol d'assise est isotrope homogène,

 les semelles sont rigides,

 le diagramme de répartition des pressions sur le sol est de type


MEYERHOF.

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PARTIE I

Code Formation – V1 – 03/03/2011


PARTIE I
Notations Utilisées par les EC7

 V charge verticale ou composante normale de la résultante des actions


appliquées à la base de la fondation,

 V d valeur de calcul de V,

 V'd valeur de calcul de l'action verticale, effective ou composante normale de la


résultante effective des actions appliquées à la base de la fondation,

 Rd valeur de calcul de la résistance à une action,

 Rp ;d valeur de calcul de la force résistante due à la pression des terres sur le


côté d'une fondation,

 Ac surface totale de la base de la semelle chargée en compression,

 cu ;d valeur de calcul de la cohésion du sol d'assise non drainée,

 γR ;h facteur partiel pour la résistance au glissement,

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PARTIE I

Cf. EN 1997-1 article 6.5

 Capacité portante : EN 1997-1 article 6.5.2

Vd O Rd
Rd : méthode analytique ou semi-empirique ou prescriptive.

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PARTIE I

Glissement sur la base : EN 1997-1 article 6.5.3

Hd O Rd + Rp;d
Rd = V'd .tan δd ou (V’d .tan δk) / δR;h

Rd = Ac.cu;d ou (Ac .cu;k) /γ R;h

[+ Rd O 0,4 Vd ]

Etats limites ultimes (ELU) -article 6.5

 Stabilité générale (art. 6.5.1 section 11)


 Renversement (art. 6.5.4)

e/B < 1/3 ( ou 0,6 D )

 Résistance structurale (article 6.8 EN 1992 à 6 et 9)


 Déplacements à considérer (article 6.5.5)

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PARTIE I
Etats limites de service (ELS) -article 6.6

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PARTIE I

Semelle L*B

Il faut que p=Q'/L*B<qu ELU

Cas de charge avec excentrement

 Soit VEd la charge verticale (ELU) et MEd le moment fléchissant (ELU) au niveau
de la base de la fondation (assise).

La charge ultime extérieure VEd (ELU) tient compte du poids de la semelle, du sol
situé au- dessus du dallage éventuel et de la charge variable sur le dallage.

Le sol est caractérisé par une réaction ultime qu(ELU).

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PARTIE I

Il faut que q'=Q'/L*(B-2e)<qu ELU

Avec e=MEd/VEd

Estimation de la capacité portante

Afin d'estimer la valeur de la capacité portante d'une fondation reposant sur un sol,
des essais en place tels que l'essai pressiométrique Ménard peuvent être utilisés (NF
P 94 110), cf. exemple :

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PARTIE I
Lorsque l'on utilise l'essai pressiométrique, la valeur R de la capacité portante d'une
fondation de surface comprimée A', soumise à une charge verticale est liée à la
pression limite du sol par la fonction linéaire suivante :

R
= σ 'v ,0 + kp*le
A'

Annexe E de EC.7.1 (informative)

où :


contrainte effective de rupture


K facteur de capacité portante

σ’v,0 contrainte effective verticale initiale au niveau de la base de la fondation

P*le valeur de calcul de la pression limite nette équivalente (déduite de l’essai


pressiométrique)

Les valeurs numériques du facteur de capacité portante K varient entre 0,8 et 3 en


fonction du type de sol, de la profondeur d'encastrement et de la forme de la
fondation.

La pression limite nette équivalente P*le est déduite de la pression limite nette P*l,
qui est définie pour un essai pressiométrique comme la différence (Pl – P0 )entre la
pression limite Pl et la pression horizontale des terres au repos P0 au niveau de
l’essai.

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PARTIE I

 Etats-limites ultimes de mobilisation de la capacité portante

On vérifie, pour chaque combinaison des ELU :

q' réf O (1/2)(q'u – q'o) iδß + q'o

 Etats-limites de service de mobilisation du sol

On vérifie, pour chaque combinaison des ELS :

q' réf O (1/3)(q'u – q'o) iδß + q'o

iδß est un coefficient minorateur tenant compte de l'inclinaison de la charge et de la


géométrie du sol de fondation.

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PARTIE I

Dans ce qui suit, tous les angles sont exprimés en degrés et :

 « δ » désigne la valeur absolue de l’inclinaison par rapport à la verticale de la


charge sollicitant la fondation,

 « c’ » désigne la cohésion drainée ou effective du sol (en kPa), quelque soit les
résultats on a :

« c’ » < 50 kPa,

 « γ » désigne le poids volumique du sol (en kN/m3).

Le coefficient minorateur dépend fortement de la cohésion du sol.

La valeur de celle-ci doit donc être choisie avec beaucoup de discernement et la plus
grande prudence; en l’absence d’essais probants en nombre suffisant, la cohésion
doit être négligée.

 Cas d’une fondation sur sol horizontal soumise à une charge centrée inclinée

Sols cohérents :

Pour les sols purement cohérents, le coefficient minorateur iδßc est pris égal à :

(1 δ/90)²
(1-δ/90)
δ/90)
Argile, limon, craie, marne, marno-calcaire et roche.

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PARTIE I

Sols frottants :

Pour les sols purement frottants, le coefficient minorateur iδßf est pris égal à :

Sols cohérents et frottants :

Pour les sols frottants et cohérents, le coefficient minorateur iδßfc est pris égal à :

iδßfc= iδßf+(iδßc- iδßf)*(1-e-c'/γγB)

 Etats-limites ultimes de renversement

On vérifie, pour chaque combinaison des ELU, que la surface de sol comprimé sous
la fondation est au moins égale à 10 % de la surface totale de celle-ci.

• Etats-limites de service de décompression du sol

On vérifie, pour chaque combinaison des ELS, que la surface de sol comprimé sous
la fondation est au moins égale à 75 % de sa surface totale.

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PARTIE I

2.5. Dimensionnement CAS CHARGE CENTREE

Les semelles de fondations sont calculées pour que :

 la contrainte sur le sol d'assise p (cas centrée) ) n'excède pas la contrainte qu


ELU.

 les armatures inférieures seront déterminées par la méthode des moments.

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PARTIE I

 Le cisaillement VEd le long du périmètre de zones de contrôle situées à une


distance a du nu du poteau ou voile comprise entre 0 et 2d hauteur utile de la
semelle ne dépasse pas une valeur limite Vrd. (cf. EC2 § 6.4.2,§ 6.4.3, § 6.4.4)

 Les aciers inférieurs sont correctement ancrés.

2.5.1. 5.1 Diagramme des moments pour une semelle

semelle a'*b'*h poteau a*b

L’Eurocode 7 propose de calculer le moment dans une section située à 0,35* b de


l’axe du poteau, en prenant en compte que les charges du sol sur la semelle, soit :

N Ed
[b' −0 ,7b]2
8b'

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PARTIE I

N Ed
b

0 ,35b 0,15b

h d

N Ed
b' b'

section de calcul

2
N Ed  b' 
Semelle filante M Ed =  2 − 0 ,35 b
2 b'  

Le calcul des aciers est effectué par la méthode des moments [EC2, § 9,8,2,2 ] avec
un porte-à-faux majoré de 0,15 fois la largeur du poteau (Fig.9 .13 de l’EC2-1-1).

La charge de calcul NED doit déjà être majorée des coefficients de sécurité en
combinaison caractéristique de l’ELU.

Semelles filantes :

N [b' −0 ,7b]
2 2
N  b' 
M Ed = Ed  − 0 ,35b  = Ed
2b'  2  8b'

Semelles isolées rectangulaires, choix de d :

d = Min d x ; d y ( )
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PARTIE I

Rappel détermination des armatures

Si béton de propreté :

c nom = 30 mm d = h − (3 2φ + 30 )

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PARTIE I

Code Formation – V1 – 03/03/201


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PARTIE I
2.5.2. Vérification de non-poinçonnement

Cf. cf. EC2 § 6.4.2,§ 6.4.3, § 6.4.4

poteau (b.c)

θ ≥ arctan(1 2 ) d h

contraintes engendrant le
poinçonnement

c c'

a
0 ≤ a ≤ 2d
b

b'

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PARTIE I

Poinçonnement semelle rectangulaire

Le phénomène de poinçonnement peut apparaître si la charge verticale transmise


par le voile ou le poteau sur la semelle est trop importante.

Cisaillement limite de poinçonnement selon (EC2, §6.4.2, 6.4.3 et 6.4.4) le long de


contours de contrôle situés à une distance a du nu du poteau (voile) au plus égale
à 2d.

A priori, le contour de contrôle le plus défavorable n’est pas connu.

Il faut effectuer la vérification pour a variant de 0 à 2d.

Pour le contour de contrôle le plus grand : a = 2d

Le périmètre du contour de contrôle est :

2πa

u=2b+2c+2π

 l'aire à l'intérieur du contour de contrôle A:

πa²
A=(b+2a)c+(c+2a)b-bc+π

 valeur nette de l’effort de poinçonnement agissant :

 A 
V Ed ,red = N Ed  1 − 
 b' c' 

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PARTIE I

 e
N Ed effort normal arase supérieure de la semelle

 cisaillement agissant :

 A 
V Ed ,red = N Ed  1 − 
 b' c' 

 cisaillement résistant

3 1
[
v Rd = max C Rd ,c k ( 100 ρ l f ck )1 / 3 ; v min ] 2ad
avec
vmin = 0 , 035k f ck
2 2

Asx Asy
ρx = ρy =
c' d x b' d y ρ l = ρ lx .ρ ly
; pourcentage moyen

0 ,18  200 
C Rd ,c = k = Min  2 ;1 + 
γC  d (mm ) 

dx + dy
d (mm ) =
2 = hauteur utile moyenne (mm)

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PARTIE I

2.6. Dimensionnement CAS CHARGE EXCENTREE

Les semelles de fondations sont calculées pour que :

 la contrainte sur le sol d'assise q' (cas charge excentrée de e) n'excède pas la
contrainte qu ELU.

 les armatures inférieures sont déterminées par la méthode des moments.

2.6.1. Détermination des armatures de la semelle

semelle a'*b'*h poteau a*b

Mu dans le sens b'

si e< b'/2+0,35 b avec e=Mu/Vu

TORSEUR en pied de poteau

on calcule Fmax=Mu1/z

soit Fmax=Vu(b'-0,7b)²/7,2d(b'-2e)

et

A=Fmax/fyd

Si e> b'/2+0,35 b et e=Mu/Vu

TORSEUR en pied de poteau

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PARTIE I
DIMENSIONNEMENT LIMITE

2.6.2. Vérification de non-poinçonnement

Cf. cf. EC2 § 6.4.2,§ 6.4.3, § 6.4.4

VEd est à multiplier par { 1+k'MEd.u/ VEd,red.w}

avec :

MEd.u =moment appliqué en pied de poteau

b =côté du poteau parallèle à excentricité de la charge

c =autre côté du poteau

w =0,5 b²+bc+4 cd+16 d²+2p db

valeurs de k':

b/c O0,5 1 2 P3

k' 0,45 0,6 0,7 0,8

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PARTIE I

2.7. Dispositions constructives

 Diamètre minimal d’armatures :


φmin = 8 mm
cf. §9.8.2.1(1) Note AN

 Condition de non fragilité

L’article 9.8.2 relatif aux semelles de fondation de poteaux et de voiles n’indique pas
de section minimale d’armatures.

 Ancrages des armatures

- Cas des semelles filantes:

l bd ≤
[b' −0 ,70b]
si 4 , il n’est pas nécessaire de prévoir des crochets aux extrémités
(filantes).

 Cas des semelles isolées :

l bd ≤
[b' −0 ,70b] [ c' − 0 , 70c ]
lbd ≤
si 4 et 4 ,

Il n’est pas nécessaire de prévoir des crochets aux extrémités.

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PARTIE I

 Armatures en attente relatives au ferraillage des poteaux ou des voiles

A VERIFIER AVANT LE DEBUT DES TRAVAUX

 Vérifier l'aptitude des fonds de fouille à recevoir les ouvrages (cf. les conclusions
du RAPPORT d'étude de sols & fondations de l'affaire, devant répondre au
minimum à la mission de type G12 de la NF P 94-500), ainsi que les précautions
prises éventuellement contre la nature « agressive » du terrain.

 Cas des sols agressifs

Déterminer l'agressivité d'un sol est important pour le choix des matériaux à utiliser
lors de la mise en œuvre.

Connaître l'agressivité d'un terrain permet de définir par le concepteur : le ciment,


son dosage minimal et celui des autres constituants du béton, les adjuvants
éventuels et les protections rapportées ainsi que leur condition de mise en œuvre.

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PARTIE I

Durée indicative d'utilisation de projet

Catégorie Durée
de durée indicative
Exemples
d'utilisation d'utilisation de
de projet projet (années)

1 10 Structures provisoires (1)

2 25 Éléments structuraux remplaçables,

3 25 Structures agricoles et similaires

4 50 Structures de bâtiments courants

Structures des bâtiments


5 100
monumentaux ou stratégiques

(1)
Les structures ou parties de structures qui peuvent être démontées
dans un but de réutilisation ne doivent normalement pas être
considérées comme provisoires.

Les bâtiments courants étudiés sont des projets de catégorie 4


(durée de vie 50 ans)

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PARTIE I

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PARTIE I

 Joint de dilatation, de rupture ou de tassement ?

Les joints de dilatation sont arrêtés au niveau supérieur des fondations ou du sous-
sol.

Fonction ? Permettre les mouvements de la structure, engendrés par les


comportements des différents matériaux lors des variations de la température.

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PARTIE I

Pour les bâtiments, on peut ne pas tenir compte dans les calculs des variations
linéaires en plan dans les bâtiments dont les superstructures (parties hors sol) sont
découpées en blocs, séparés par des joints dits de dilatation, la distance entre ces
joints n'excédant pas :

 25 m dans les départements voisins de la Méditerranée (régions sèches à forte


opposition de température),
 30 m à 35 m dans les régions de l'Est, les Alpes et le Massif Central,
 40 m dans la région parisienne et les régions du Nord,
 50 m dans les régions de l'Ouest de la France (régions humides et tempérées).

Les distances précédentes peuvent être augmentées, sur justifications spéciales, par
des dispositions constructives appropriées permettant aux variations linéaires de se
produire sans gêne.

Les tassements différentiels (variations altimétriques) sont contrôlés par des joints de
tassement ou de rupture.

Les joints de rupture sont prévus entre 2 parties d'un ouvrage quand on risque des
tassements différentiels importants pour des charges différentes ou un sol qui peut
posséder des risques de compressibilité.

(cf. conclusions et sujétions du RAPPORT d'étude de sols & fondations de l'affaire,


devant répondre à la mission de type G12 de la NF P 94-500)

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PARTIE I

 Fondations à des niveaux différents

Dans le cas de semelles isolées ou filantes parallèles, qui sont à des niveaux
différents, les niveaux des fondations successives doivent être tels qu’une pente de 3
de base pour 2 de hauteur relie les arêtes des semelles les plus proches.

Dans le cas où deux semelles filantes sont perpendiculaires et situées à des


profondeurs différentes, on place sous la semelle filante la moins profonde, du gros
béton dosé à 250 kg de ciment par m3, de largeur identique à celle de la semelle et
de profondeur variant suivant la pente de 2/3.

Le béton ne pouvant pas tenir sur une pente aussi importante, des redans ('forme de
marches d’escalier') sont réalisés.

 Précautions concernant le gel

Le niveau de fondation doit être descendu à une profondeur suffisante pour mettre le
sol d’assise à l’abri des conséquences du gel.

Cette profondeur dépend de la nature du sol, de l’altitude et du climat. Elle varie de


0,5 m à 1 m généralement, les 1 m pouvant être dépassés en montagne.

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PARTIE I
La carte ci-dessous (M. CADIERGUES) montre les profondeurs hors gel à adopter
suivant les régions.

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PARTIE I

Ces valeurs doivent être corrigées en fonction de l'altitude en ajoutant 5 cm par


tranches de 200 m au dessus de 150 m d'altitude.

EXEMPLE :

Bâtiment situé à 600 m d'altitude dans le département du Rhône :

- de 0 à 150 m : 0,70 m
- au dessus de 150m : 600-150/200*0,05 = 0,11 m

soit 0,81 m 0,85 m

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PARTIE I

2.8. Exemple dimensionnement : cas semelle Charge


centrée

- Données en case de couleur suivante :

- Résultats en case de couleur suivante :

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PARTIE I

Béton

Acier

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PARTIE I

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PARTIE I

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PARTIE I

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PARTIE I

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PARTIE I
PARTIE I

2.9. Exemple dimensionnement: cas semelle charge


excentrée

Idem hypothèses du §2.8 de l'exercice précédent SAUF

A = b = 0,6 m

avec MedG = 15,0 t.m

et MedQ = 6,9 t.m

soit Med = 1,35*15,0 + 1,5*6,9 = 30,6 t.m

et Exc = Med/Ned = 0,100 m < 2,6/2 + 0,35*0,6 = 1,510 m

Medx = 306*(2,6-0,7*0,6)²/8/(2,6-2*0,1) = 75,74 t.m

µ = 75,74/2,4/0,56²/16,66667/100 = 0,06038056

α = 0,07790326 et Z = 0,5425497 m

Soit Ab = 100*75,7413/0,5425497/434,78 = 32,11 cm²

Medy = 306*(2,4-0,7*0,6)²/8/2,4 = 62,48 t.m

µ = 62,48/2,6/0,54²/16,66667/100 = 0,0494472

α = 0,06341 et Z = 0,526302 m

Soit Aa = 100*62,48/0,526302/434,78 = 27,30 cm²

Code Formation – V1 – 03/03/2011 50/57


PARTIE I
Vérification de non-poinçonnement

On obtient :

da = 0,54 m db = 0,56 m

soit dmoyen = (0,54 + 0,56)/2 = 0,55 m

et % Acier moyen = , 


, 
 /, / ,
/, 
/ ,  =

0,002398629 = 0,239862871 %

Code Formation – V1 – 03/03/2011 51/57


PARTIE I

Le cisaillement résistant vaut VRd

avec CRd,c = 0,18/1,5 = 0,12 (AN) ;

Code Formation – V1 – 03/03/2011 52/57


PARTIE I

vRd = Max(0,355179223;0,34947968).2*0,54/0,405 = 0,947144595 MPa

VEd,red = 3,06-(3,06/2,4/2,6).A = 2,15411263 MN

et

vEd = (VEd,red)/u/d = 2,15411263/4,944690049/0,54 = 0,806743683 MPa

1+k'MEd.u/ VEd,red.w : 1+0,6.30,6.10-2.4,944690049/2,154113/9,012750263

:1,046761231

pour a=0,405 m

vEd est multiplié par { 1+k'*MEd*u/ Ved,red*w}

soit vEd*

on obtient le rapport:

vEd*/vRd

Il faut que ce rapport soit inférieur à 1.

Code Formation – V1 – 03/03/2011 53/57


PARTIE I

pour a = 0,405 m on obtient :

0,806743683*1,046761231/0,947144595 = 0,8920

< 1 Vérifié

Si ce n'est pas le cas :

 on augmente les aciers longitudinaux


ou
 on augmente la hauteur h de la semelle.

Code Formation – V1 – 03/03/2011 54/57


PARTIE I

Code Formation – V1 – 03/03/2011 55/57


PARTIE I

Code Formation – V1 – 03/03/2011 56/57


PARTIE I

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