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LES PROVISIONS

Formatrice: Fatima BOUKTI


ISTA 1 - Settat
BOUKTI FATIMA

Sommaire
Définitions
Types de provisions
Partie 1: les provisions pour dépréciation
BOUKTI FATIMA

Définition

Une provision est la constatation comptable :

Soit d’une dépréciation de la valeur d’un élément d’actif


(provision pour dépréciation)
Soit d’une augmentation du passif exigible à long moyen
ou à court terme (provision pour risque et charges)
BOUKTI FATIMA

LES PROVISIONS POUR DÉPRÉCIATION DES ÉLÉMENTS D’ACTIF,

Types la constatation comptable de l’existence pour un élément d’actif d’une valeur actuelle
devenue inférieure à la valeur d’entrée ou à la valeur nette d’amortissement.
Les éléments de l’actif à provisionner sont ceux susceptibles d’une dépréciation probable à
savoir :
- Les immobilisations non amortissables : terrains, fond de commerce, les titres de
participation.
- Les stocks : certains produits en stock peuvent subir une dépréciation ou une perte de
valeur à l’occasion d’une détérioration par exemple.
- Les créances : dans le risque de non paiement de la part de client en difficulté.

LES PROVISIONS POUR RISQUES ET CHARGES:

Elles sont destinées à couvrir des risques et des charges que des événements survenus au cours de
l’exercice ou en cours rendent probables nettement précisées quant à leur objet mais dont la
réalisation est incertaine.

LES PROVISIONS RÉGLEMENTAIRES,

Ce sont des provisions qui ne correspondent pas à l’objet normal d’une provision et
comptabilisées en application de dispositifs fiscales.
BOUKTI FATIMA

PARTIE 1
Les provisions pour dépréciation 
BOUKTI FATIMA
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Les provisions pour dépréciation des


immobilisations :

Au moment de l’inventaire, le comptable doit rapprocher les valeurs figurant au bilan (valeur
d’entrée enregistrées aux coûts historiques) aux « valeurs actuelles » qui reflètent la valeur réelle
du bien.

L’évaluation des valeurs actuelles obéit au principe de prudence c'est-à-dire :

Les plus values actuelles ne sont pas enregistrées


Les moins values sont prises en considération dés qu’elles sont probables.
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Pour constituer une provision pour dépréciation d’éléments d’actif immobilisé il faut créditer un compte
de provisions pour dépréciation d’immobilisation « rubrique 29 » et débiter un compte de charges
d’exploitation, financières ou non courantes « rubrique 61, 63 ou 65 » suivant la nature de la dotation.

Les comptes à créditer lors de la création ou de l’augmentation d’une provision pour dépréciation
d’actif immobilisé :
2920 provisions pour dépréciation d’immobilisation incorporelles
2930 provisions pour dépréciation d’immobilisation corporelles
2941 provisions pour dépréciation des prêts immobilisés
2948 provisions pour dépréciation des autres créances financières
2951 provisions pour dépréciation des titres de participation
2958 provisions pour dépréciation des autres titres immobilisés

Les comptes à débiter lors de la constitution ou de l’augmentation d’une provision pour dépréciation :

6194 dotations d’exploitation aux provisions pour dépréciation d’immobilisation


6392 dotations aux provisions pour dépréciation d’immobilisations financières
6596 dotations non courantes aux provisions pour dépréciation
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Lors de l’annulation d’une provision devenue sans objet ou de sa diminution il faut débiter le compte
de provision concerné par le crédit d’un compte de reprise, rubrique : 71, 73 ou 75 suivant la nature
de cette reprise.

Les comptes concernés sont les suivants :


7194 Reprise sur provisions pour dépréciation des immobilisations
7392 Reprises sur provisions pour dépréciation d’immobilisations financières
7596 Reprises non courantes sur provisions pour dépréciation
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Application
A l’inventaire de l’année N, L’entreprise a estimé une dépréciation jugée
réversible (probable) d’un fond de commerce d’une valeur de 20 000 DH.

A l’inventaire de l’année N+1, la même entreprise estime la dépréciation


probable à 15 000 DH uniquement.
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Provisions pour dépréciation d’éléments


de l’actif circulant :

1. Les stocks :

Les comptes de stocks sont ventilés entre les postes suivants :


311 Marchandises
312 Matières et fournitures consommables
313 Produits en cours
314 Produits intermédiaires et produits résiduels
315 Produits finis

La régularisation des stocks de l’entreprise est traitée comme suit :


A la clôture de l’exercice, après avoir effectué l’inventaire extracomptable, le compte de stock concerné est
crédité de la valeur du stock initial par le débit d’un compte de variation. A cette date ce compte de stock est
débité du montant du stock final par le crédit du même compte de variation.
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Les provisions sur les stocks : A la date d’inventaire le comptable doit rapprocher le coût d’acquisition des
stocks à leur valeur actuelle et déterminer s’il ya lieu une dépréciation qui donnera lieu à la constatation d’une
provision.

Dépréciation = coût d’acquisition – valeur actuelle du bien à la date d’inventaire.

La valeur actuelle à l’inventaire = la valeur probable de vente

Les provisions éventuelles doivent être annulées avec le stock initial et constatées avec le stock final.
En effet, le rajustement de la provision ne peut se faire que si les stocks dépréciés ayant fait l’objet d’une
provision, sont les mêmes au début et à la fin de l’exercice ce qui est rare. Ce qui fait, qu’en général on
annule l’ancienne provision en totalité avec l’annulation du stock initial et on constate la totalité de la nouvelle
provision avec la constatation du stock final.
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Exemple
Dans l’entreprise ABC l’état des stocks au 31/12/N est la suivante :
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En supposant que les stocks dépréciés ayant fait l’objet d’une provision sont les mêmes au début et
à la fin de l’exercice, on procède simplement à un complément de provision.
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2. Provision pour dépréciation créances :

Au 31/12 de l’année, l’entreprise procède à un tri au sein de son porte feuille clients en vue de ressortir les
informations :

Lorsque certains clients présentent des difficultés de paiement et qu’ils n’ont pas encore réglé leurs
dettes à échéance, on peut penser qu’il s’agit d’une perte probable.
Il s’agit d’un amoindrissement résultant de causes dont les effets sont jugés réversibles. Dés lors il convient
d’évaluer la provision à constater et à prendre en compte au niveau de la détermination du résultat imposable de
l’exercice.

Dans ce cas deux situations peuvent se présenter :


Clients douteux:
constater une dotation complémentaire dans le cas de l’augmentation de la perte probable
passer une reprise sur provision pour la réajuster par rapport à l’exercice précédent dans le cas contraire.
Clients non douteux :
1. virer le compte client au compte clients douteux en vertu du principe de clarté (reclassement des clients)
2. créer la provision pour la partie qu’on estime non recouvrable (mais pas de manière définitive).
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- En cas de règlement d’un client douteux pour lequel on a passé antérieurement une provision, il
faut :
Passer l’écriture de règlement
Reprendre la provision qui n’a plus lieu d’exister.

- En cas de créances non irrécouvrables (clients insolvables) deux situations sont possibles si le client est douteux il
faut : solder la créance douteuse évaluée en TTC par la constatation de la perte sur créance irrécouvrables pour le
montant HT, la TVA doit être débitée pour être soldée (régularisée). Et puis annulée la provision devenue inutile.

- Si le client est non douteux, il faut dans ce cas solder directement le compte client par le montant de
la créance TTC par la constatation d’une perte sur créance irrécouvrable par le montant HT. La TVA
doit être soldée. Dans ce cas il n’ya pas de provision à annuler puisqu’elle n’a initialement jamais
existé.
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À RETENIR

Clients ordinaires (solvables) aucune écriture

Clients douteux (présentent un risque d’insolvabilité) reclassement + constatation de provision

Clients insolvables à solder
La base de calcul des provisions est HT
Les comptes clients et clients douteux sont toujours évalués en TTC
La perte sur créance irrécouvrable est évaluée HT
Les règlements doivent venir en déduction des montants des créances en TTC.
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Application 1
Travail à faire : Passer les écritures comptables nécessaires au 31/12/N 
A la fin de l’exercice N l’état des créances douteuses et des créances
irrécouvrables est la suivante :
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Application 2
Travail à faire : Passer les écritures comptable au 31/12/N et puis au 31/12/N+1 
A la fin de l’exercice N, lors de l’inventaire, l’état des créances douteuses et
irrécouvrable se présente ainsi :

Au 31/12/N+1, la situation des clients douteux est la suivantes :


- Ali : sa situation s’est aggravée, il convient de porter la provision à 60%.
- Brahim : il a réglé au cours de N 5 000 DH, on décide de solder son compte
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Provision pour dépréciation des titres :

La provision pour dépréciation n’est constaté que si la valeur d’origine (VO) des titres est
supérieure à la valeur d’inventaire (VI) : VO ˃ VI

Provision pour dépréciation = valeur d’origine – valeur d’inventaire

- VO = VI : Aucune écriture puisqu’il n’a ni plus value ni moins value


- VO ˂ VI : en vertu du principe de prudence, on ne doit rien faire puisqu’il s’agit d’un profit
latent.
- La règle de non compensation des plus et moins values potentielles s’applique pour les titres
de nature différente.
- En revanche, s’agissant des titres de même nature cette compensation peut exister.
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Application
Travail à faire :
1- Analyser et comptabiliser les opérations au 31/12/N, puis au 31/12/N+1.
2- Analyser et comptabiliser l’opération de cession d’avril. 
A la clôture des exercices au 31/12/N et au 31/12/N+1, l’état des titres détenus par l’entreprise Amal
se présente ainsi :

Au cours du mois Avril l’entreprise a cédé par chèque 200 actions A à 310 DH l’une.
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1- Au 31/12/N
Actions A : 1 500(300-280) = 30 000 moins value latente ⇒ à constater une provision
Action B : 40(200-190) = 400 moins value⇒ à constater une provision
Actions C 25(240-220) = 500 moins value ⇒ à constater une provision
Actions D 30(150-160) = -300 plus value latente, donc par application du principe de
prudence aucune écriture ne s’impose.
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A la fin de l’exercice N+1, il faut nouveau comparer la valeur d’origine avec la nouvelle valeur
à l’inventaire afin de déterminer s’il y a lieu :
- D’augmenter la provision déjà constatée
- De la diminuer ou de l’annuler,
- Ou de la maintenir inchangée.

Analyse :

- Actions A :
Provision au 31/12/N = 30 000
Nouvelle dépréciation = 1 500(300-285)= 22 500

Soit une diminution de 30 000-22 500 = 7 500 reprise de la provision
- Action B : provision au 31/12/N= 400

Nouvelle dépréciation au 31/12/N+1 : 40(200-185) = 600 soit une augmentation de 200
- Actions C : ancienne provision =500 Nouvelle provision au 31/12/N+1= 25(240-225) =375 Soit

une diminution de 500-375 = 125 reprise de provision
- Actions D :  dépréciation au 31/12/N+1 = 30(150-146) = 120⇒provision