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Stabilité d’un dièdre

Dans un massif moyennement fracturé, un bloc rocheux est défini géométriquement par les plans de

discontinuité et par la forme de l’excavation. Le bloc est initialement bloqué par le massif,
l’excavation

venant libérer progressivement les efforts de butée. La méthode des blocs — ou des dièdres (cf.
partie 3.1.1)

— a pour objectif de définir le renforcement (ancrage passif ou actif) nécessaire à la reprise des
efforts

pour maintenir le bloc en place, que ce soit en voûte ou en parement.

Le mécanisme de rupture résulte de l’action de la pesanteur et de la structure des discontinuités.


Dans

le cas de la chute libre en toit, c’est uniquement la pesanteur qui entraîne l’instabilité. Dans le cas
d’un

glissement, une loi de comportement des discontinuités doit être prise en compte.

Le bilan des actions motrices et des actions résistantes permet de déterminer un coefficient de
sécurité.

L’étude de la stabilité de dièdre comporte quatre étapes principales :

– le recueil des données géométriques et géomécaniques : détermination de l’orientation et du


pendage

des principales discontinuités (analyse structurale);

– l’identification des dièdres potentiellement instables qui peuvent glisser ou tomber au contour de

l’excavation (analyse cinématique);

– le calcul du coefficient de sécurité dépendant du mode de rupture de l’équilibre;

– le calcul du renforcement nécessaire par dièdre instable pour obtenir un facteur de sécurité
acceptable.

Des algorithmes de calcul permettent d’identifier automatiquement les blocs susceptibles de tomber.
En

2D, pour des cas simples d’un ou deux dièdres, les calculs peuvent être menés à la main jusqu’au
dimen-

sionnement du boulonnage :