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Optimisation du soutènement

Une fois paré de nos deux courbes — l’une caractérisant le comportement du terrain et l’autre celui

du soutènement — on va pouvoir les coupler pour étudier l’interaction roche-structure. Comment?

On va simplement superposer les deux courbes. La pression fictive de l’un correspond parfaitement

au chargement du second. Mais le couplage va nécessiter l’introduction d’un nouveau paramètre : le

déplacement à la pose du soutènement. En effet, le soutènement n’est pas posé immédiatement au


front

de taille, et encore moins dès les prémices de déconfinement en avant du front. Il est posé à
quelques

décimètres en arrière 9 , alors que le terrain s’est déjà partiellement déconfiné. On ajoute ainsi un
paramètre

u d , qui est stricto-sensu le déplacement en paroi à la pose du soutènement. u d est bien entendu
étroitement

lié à λ d , taux de déconfinement à la pose.

Le point d’intersection des deux courbes correspond ainsi au point d’équilibre entre terrain et soutè-

nement. C’est ce point (P éq , u éq ) qui donne l’état mécanique de la structure "à l’infini", loin du
front

de taille. Toute la puissance de la méthode convergence-confinement réside donc dans cette


simplicité de

représentation. En jouant sur chacun des paramètres du problème, on optimise le soutènement : pas
ou

peu de plasticité pour le terrain, et chargement à 70 ou 80 % de la rupture pour le soutènement.