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Des nombres, un outil pour le dessin 1

Algèbre Général chap. 2 :


Les complexes sans complexes

1 Des nombres, un outil pour le dessin

On définit dans le plan habituel deux axes orthonormés, on désigne l’axe horizontal comme x’Ox
et l’axe vertical comme y’Oy; tout point de coordonnées (x, y) sera représenté par le nombre
x + iy.

Exemple 1. Placez dans un repère orthonormé que vous aurez tracé sur votre cahier (ou au
tableau) les points représentés par les complexes:
1 + i , 2 + i, 3 + i, 1 − i, 2 − i, 1 + 3i, 1 − 3i, −1 + i, −1 + 2i, −1 − 3i

Travaux dirigés 1
Exercice 1. Placez dans un repère orthonormé que vous aurez tracé sur votre cahier (ou au tableau) les points
représentés par les complexes : 1 + i , 2 + i, 3 + i, 1 − i, 2 − i, 1 + 3i, 1 − 3i, −1 + i, −1 + 2i, −1 − 3i .

Théorème 2. Fondamental
On obtient ainsi un nouvel ensemble de nombres C, avec
lesquels on pourra :
1) faire les mêmes opérations qu’avec les autres ( R).
2) faire de nouvelles choses : résoudre plus d’équations.

1.1 Les opérations + et ×

Remarque 3. On définit l’addition des complexes par une translation des points.

Exemple 4.
Placer le point A(1+2i) et le point B(−3+i), mener à partir de A un vecteur AC égal a OB;
déterminer les coordonnées de C.
Le point C représente le complexe (1 + 2i) + (−3 + i).

Définition 5. L’addition des complexes :


(a+bi) + (c+di) = (a+c)+ (b+d)i

Proposition 6. L’addition des complexes a les mêmes


propriétés que l’addition des réels, et
−(a+bi) = −a − bi.
2 Section 2

Exemple 7. a. Calculer (5 + 2i) + (8 − 3i); (5 + 2i) − (5 − 2i); (5 + 2i) + (5 − 2i).


b. Représenter les points correspondant aux complexes suivants :
3 + 2i, 3 − 2i, −3 + 2i, −3 − 2i

Définition 8. La multiplication des complexes :


(a+bi)×(c + di) = (ac-bd)+(ad+bc)i

Travaux dirigés 2
Exercice 2.
a. Calculer (3+2i)×(2 + 3i); (2 + 2i) × (3 + 3i); (3 + 3i) × i; (3 + 3i)(3 − 3i)
b. Soit z = 1 + i, calculer les puissances successives z, z 2, z 3, z 4.
c. Même question pour z = 1 − i.

Exercice 3.
a. Calculer (3 − 2i)×(2 − 3i); (2 − 2i) × (3 − 3i); (3 − 3i) × i; (3 − 3i)(3 + 3i)
b. Calculer les puissances successives i2, i3, i4, i5, ...

c. Soit z = 1 + 3 i, calculer les puissances successives z, z 2, z 3.

2 Maxima

2.1 input/output
un exemple
(%i1) z:1+2*%i;
(%o1) 2 %i + 1
(%i2) z*z;
2
(%o2) (1 + 2 %i)
(%i3) expand(z*z);
4 %i - 3

2.2 Partie réelle, partie imaginaire


realpart(z), imagpart(z)

2.3 Représentation d’une liste de points


plot2d([discrete,[[1,4],[2,1],[4,-5],[3,2]]],[style,points],same_xy);
Pour plus d’informations
http://michel.gosse.free.fr/documentation/fichiers/faq.pdf
Outils du plan complexe: conjugué, module, argument 3

3 Outils du plan complexe: conjugué, module, argument

3.0.1 Conjugaison

Définition 9. Le conjugué d’un complexe :


Soit le complexe z=a+bi,
on appelle conjugué de z le complexe a−bi.
Voir ce que cela signifie dans le plan complexe
On note z̄ le conjugué de z.

Théorème 10.
1) La conjuguée d’une somme c’est la somme des conjugués.
2) Le conjugué d’un produit c’est le produit des conjugués.

Exemple 11.
Trouver les conjugués de
π
i
a. z=1+4i+2e 5
b. u=(2 + 3i)(5 − 4i)

Exemple 12. Un exo pour paresseux :


a. Sachant que (4+5i)2+ (2-10i)2=105, que vaut (4-5i)2+ (2 +10i)2 ?
b. Sachant que (3+4i)2−6(3 + 4i) + 34 = 0, que vaut (3-4i)2−6(3 − 4i) + 34 ?

Définition 13. La partie réelle d’un complexe, la partie


imaginaire d’un complexe :
Soit un complexe z=a+bi,
a est appelé la partie réelle de z, on écrit
a=Re(z)
b est appelé la partie imaginaire de z, on écrit
b=Im(z)
ATTENTION : la partie réelle de z et la partie imaginaire
sont des réels !
4 Section 3

Exemple 14.
a. Tracer l’ensemble des points correspondant à des complexes z pour lesquels Re(z)=Im(z).
b. Tracer l’ensemble des points correspondant à des complexes z pour lesquels Re(z) = − Im(z).

Travaux dirigés 3
Exercice 4.
a. Repérer les affirmations justes pour tous les complexes z:
i) z + z̄=2Re(z)
ii) z − z̄=2Im(z)
iii) z × z̄ est un réel positif
Corriger celle(s) qui est(sont) fausse(s).

Re(z) = 1
b. Trouver les complexes z tels que
Im(z̄) = 2
c. Tracer l’ensemble des points correspondants aux complexes z tels que Re(z)>Im(z).

Re(z) = 2
d. Tracer l’ensemble des points correspondants aux complexes z tels que .
Re(z) > Im(z)

3.0.2 Module

Définition 15. Le module d’un complexe :


Soit un complexe z=a+bi,
on appelle module de z, et on note |z |, le réel
positif √ √
a2 + b2 = zz̄ .
Il mesure la longueur OM (où M est le point qui
représente le complexe).

Remarque 16.
1. Le module du complexe 0 + 0i est égal à 0.
2. Si le module de z est nul alors z = 0.

Exemple 17.
a. Repérer dans le plan avec son repère orthonormé l’ensemble des points représentés par les
complexes z tels que |z | = 1.
b. Repérer dans le plan avec son repère orthonormé l’ensemble des points représentés par les
complexes z tels que |z | 6 1.
c. Repérer dans le plan avec son repère orthonormé l’ensemble des points représentés par les
complexes z tels que |z − 1| = 1.
d. Repérer dans le plan avec son repère orthonormé l’ensemble des points représentés par les
complexes z tels que |z − (2 + i)| = 1.
Outils du plan complexe: conjugué, module, argument 5

Théorème 18. Le module d’une somme, le module d’un produit:


Soient z et z’ sont deux complexes,
alors :
|z + z ′| 6 |z | + |z ′| (faites un dessin)
|z × z ′| = |z ||z ′| (y’a pas de dessin convaincant)

Travaux dirigés 4

Exercice 5.
a. Trouver (avec le moins possible de calculs) le module du complexe z=(1 + i)4
b. Trouver (avec le moins possible de calculs) le module du complexe z=(3 + 4i)10 .
c. Expliquer pourquoi |(11 + 17i)1293 | = |(17 + 11i)1293 | (sans les calculer)

Exercice 6.
a. Trouver (avec le moins possible de calculs) le module du complexe z=(2 − i)4
√ 
b. Trouver (avec le moins possible de calculs) le module du complexe z= 1 + 3 i 10 .
c. Comparer |(101 + 177i)1293| et |(177 − 101i)1293| (sans les calculer)

Problème 1. Fil d’Ariane


1. Soient les complexes z = 2 + 3i et t = 3 − 3i, déterminer le plus proche de l’origine.
2. Déterminer un complexe z qui se trouve à une distance de l’origine égale à 13 et dont les parties réelle et
imaginaire sont des entiers négatifs. Indication: 144+25=169.
√ √
3. Trouver un complexe z tel que |z − 1| = 2 et |z + 1| = 10, et dont la partie imaginaire est positive.

3.0.3 Argument

Remarque 19.
Pour identifier un point M dans le plan, connaître sa distance de l’origine ne suffit pas, il faut
aussi connaitre la direction du vecteur OM.
6 Section 3

Définition 20. L’argument d’un complexe de module ρ  0.


Tout complexe de module ρ  0 s’écrit sous la forme
z=ρ[ cos (t) + sin (t)i]
où t est un angle mesuré en radians, défini à un
multiple de 2π près.
t est appelé l’argument (modulo 2π) de z.
Le complexe ρ[ cos (t) + sin (t)i] s’écrit ρeit.

Travaux dirigés 4

Exercice 7.
a. Dans le plan tracer le cercle « trigonométrique » et y placer les points correspondant aux complexes
π π π π
i i i i
ei0, e 6 , e 4 , e 3 ,e 2 .
b. Dans le plan tracer le cercle « trigonométrique » et y placer les points correspondant aux complexes
π π π π
, e ,e ,e .
−i 6 −i 4 −i 3 −i 2
e
c. Dans le plan tracer le cercle « trigonométrique » et y placer les points correspondant aux complexes
2π π 5π
i i3 4 i
e 3 , e ,e 6 ,eiπ .
d. Dans le plan tracer le cercle « trigonométrique » et y placer les points correspondant aux complexes
7π 5π 4π
i i i
e 6 , e 4 ,e 3 ,ei2π .

Proposition 21. Calcul de l’argument de z=a+bi.



1) On trouve le module ρ = a2 + b2

a


 cos (t) = ρ
2) On cherche t (dans [0, 2π]) tel que et
 sin (t) = b


ρ

3) Alors : z=ρeit
Outils du plan complexe: conjugué, module, argument 7

Proposition 22.
Si z est un complexe, Arg(z̄)=−Arg(z)
Si z et u sont des complexes, Arg(z ×u)=Arg(z) + Arg(u)
(à 2π près)

Définition 23. La forme exponentielle (ou polaire) d’un


complexe non nul.
Tout complexe non nul s’écrit :
z= |z |eit
où t est l’argument de z.

Exemple 24.
Trouver la forme exponentielle des complexes suivants

2 + 2i, 1 + 3 i, 5 − 5i.

Travaux dirigés 5

Exercice 8. Trouver la forme exponentielle des complexes suivants



a. 2 + 2i, 1 + 3 i, 5 − 5i.
√ √
b. 3 + i, 1 − 3 i, 3 − 3i

c. 2i, −1 − 3 i, −5i

3.1 cabs/carg

sous Maxima le module se calcule par la fonction cabs, l’argument se calcule par la fonction carg.

3.2 La division dans C

Remarque 25.

Si z est différent de 0 , z× |z |2
=1
8 Section 3

Définition 26. L’inverse d’un complexe non nul.


Si z est un complexe non nul, son inverse, noté

z −1 , est le complexe .
|z |2

En effet z × |z |2
= 1.

Comme pour R, l’existence de l’inverse de tout nombre complexe non


nul, confère à C, une structure de corps.

Remarque 27.
a + bi
Lors de la division de deux complexes c + di on ne peut pas
s’arrêter là, il faut arriver à l’écrire sous la forme p + qi.
Pour cela on opère ainsi
a + bi (a + bi)(c − di) (a + bi)(c − di) ac + bd bc − ad
c + di
= (c + di)(c − di)
= c2 + d2
= c2 + d2
+ c2 + d2
i

Travaux dirigés 6

Exercice 9.
a. Calculer les inverses des complexes suivants
1+i, 2+4i, 3-2i, 7i
b. Effectuer les divisions suivantes
(1 + 3i): (1 − 3i), (2 − i): (3 + i), (4 + i): (3 − 2i), (i): 2 + i, (1 + i): 3i

Exercice 10.
a. Calculer les inverses des complexes suivants
1+2i, -2+4i, -2i, -5-7i
b. Effectuer les divisions suivantes
(2 + 3i): (1 − 3i), (2 − 5i): (3 + i), (4 + i): (3 + 2i), (3i): 2 − i, (1 + i): (−3i)
Outils du plan complexe: conjugué, module, argument 9

Proposition 28. Le module de l’inverse c’est ...


Soit z  0, alors =
1 1
z |z |

Exemple 29.
1
Sans calculer l’inverse de z trouver le module de .
1 z
a. z =3 + 4i, z = ?
1
b. z = 4 + 3i, z = ?
1
c. z = 12 + 5i, z = ?

3.3 Propriétés de la forme exponentielle des complexes

Théorème 30.
Pour tous complexes non nuls :
1) reit × ρeiθ = (rρ)ei(t+θ).
1
2) l’inverse de reit c’est r e−it.
(comme les exponentielles réelles)
3) donc Arg(1/z)=−Arg(z).
reit r
4) et ρeiθ
= ρ ei(t−θ).

Exemple 31. Calculer, en utilisant les propriétés de la forme exponentielle


1+i 4 + 4i
a. √ ; √
1 + 3i 3+i
√ 
b. (1 − i) 1 + 3i ;
13π
i
15e 5
c. 8π
i
27e 5
10 Section 4

Travaux dirigés 7

Exercice 11. Calculer, en utilisant les propriétés de la forme exponentielle


1−i 4 + 4i
a. √ ; √
1+3i 3 −i
√ 
b. (1 + i) 1 + 3i

i
15e 5
c. 8π
i5
27e
Problème 2. Fil d’Ariane
1. Résoudre l’équation (2 + i)z = 2 − i
2. Résoudre l’équation iz + 1 = i − 1
π π
i i6
3. Résoudre l’équation ze 3 =e

4 Applications graphiques

4.1 Points alignes

Proposition 32.
Soient trois complexes a,b,c (distincts les uns des autres),
c−a
ils representent des points alignés si et seulement si b−a
∈ R.

4.2 Translater un point


Soit le point M(a, b), pour le deplacer de (u, v) on additionne les complexes a + bi et u + vi.

4.3 Tourner autour de l’origine


Soit le point M(a, b), pour le faire tourner d’un angle θ on multiplie a + bi par eiθ
exemple :
plot2d([discrete,[[1,2],[0,0],[realpart((1+2*%i)*(0.5*sqrt(2)+0.5*sqrt(2)*%i)),imagpart((1+%i)*(0.5*sqrt(2)+0.5*

4.4 Construire un polygone regulier

4.4.1 D’abord fabriquer la liste des points

exemple:
mespoints(a,n):=block([k,b,L],b:a,L:[[realpart(b),imagpart(b)]],for
k:2 thru n do (b:b*a,L:endcons([realpart(b),imagpart(b)],L)),return(L))$
(%i8) mespoints(1+%i,10);

(%o8) [[1, 1], [0, 2], [- 2, 2], [- 4, 0], [- 4, - 4], [0, - 8]]

4.4.2 Tracer l’ensemble des points

plot2d([discrete,mespoints(0.5+0.5*sqrt(3)*%i,6)])
Applications graphiques 11

Un autre octogone:

4.5 Commencer une spirale : tourner et multiplier


Au lieu de multiplier par un complexe de module 1 qui représente une rotation autour de l’origine,
on va multiplier par un complexe de module différent de 1, qui représente à la fois une rotation et
une homothétie, toutes deux de centre O.
12 Section 4

4.5.1 Une spirale en expansion

prendre un complexe de module >1


par exemple: z = 1 + i

4.5.2 Une spirale en contraction


Calculs avancés 13

5 Calculs avancés

Proposition 33. Formules d’Euler.


eit + e−it eit − e−it
cos(t)= 2 et sin(t)= 2i

Proposition 34. Formule de De Moivre.


(cos(t) + i sin(t))n = cos(n t) + i sin(nt)

Proposition 35. La formule du demi-angle.


t
t i
1 + eit = 2 cos 2 e 2
et  
t π
t  i −
1 − eit = 2 sin 2 e 2 2

En particulier :
 

t t t
 t θ
i −i i i −
2 2 2 2 2 t 
1 + eit e e +e e cos 2
1) 1 − eiθ
= 
θ θ θ
 =  
θ
i
2
−i
2
i
2 −i sin 2
e e −e
 

t t t
 t θ
i −i i i −
2 2 2 2 2 t 
1 + eit e e +e e cos 2
2) 1 + eiθ
= 
θ θ θ
 =  
θ
i
2
−i
2
i
2 cos 2
e e +e

Remarque 36.
Les identités remarquables, connues dans R, sont aussi vraies dans les complexes.

Exemple 37.
a. Calcul de cos(4t) en fonction seulement de cos(t) et sin(t):
première étape: cos(4t)= Re(e4i t) (=De Moivre)
deuxième étape: e4it = (cos(t) + i sin(t))4=
cos(t)4 + 4 cos(t)3sin(t)i + 6 cos(t)2sin(t)2i2 + 4 cos(t) sin(t)3 i3 + sin(t)4 i4 (=binôme)
troisième étape: exprimer les puissances de i
e4it = cos(t)4 + 4 cos(t)3 sin(t)i − 6 cos(t)2sin(t)2 − 4 cos(t)sin(t)3i + sin(t)4
quatrième étape: récupérer la partie réelle
cos(4t)=cos(t) 4-6 cos(t)2sin(t) 2 +sin(t)4

b. Calcul de sin(4t) en fonction seulement de cos(t) et sin(t) :


sin(4t)=4 cos(t) 3sin(t) − 4 cos(t)sin(t)3
14 Section 6

Exemple 38.
a. Exprimer cos(t)3 comme combinaison linéaire de fonctions de type cos(kt) et/ou sin(kt)
ei t + e−i t
première étape: cos(t)= 2
(Euler)
1
deuxième étape: cos(t)3= 8 (eit + e−it)3
1 1
troisième étape: 8 (eit + e−i t)3= 8 (e3it + 3e2ite−it + 3ei te−2it + e−3i t)(binome)

1 1
quatrième étape: simplifier 8 (eit + e−it)3 = 8 (e3it + 3eit + 3e−it + e−3it)
cinquième étape: retrouver les cos(kt) et/ou sin(kt)
(e3it + 3eit + 3e−it + e−3it)=2 cos(3t)+2 cos(t)
1 1 3
finale: cos(t)3= 8 (2 cos(3t)+2 cos(t))= 4 cos(3t)+ 4 cos(t)

Travaux dirigés 8
Exercice 12.
a. Exprimer cos (5t) en fonction de cos (t) et sin (t)
b. Exprimer sin (3t) en fonction de cos (t) et sin (t)
c. Exprimer sin(t)3 comme combinaison linéaire de cos (kt) et/ou sin (kt); attention aux signes
d. Exprimer sin(t)4 comme combinaison linéaire de cos (kt) et/ou sin (kt); attention aux signes
1 + eiπ/4
e. En utilisant la formule du demi-angle simplifier le quotient
1 − eiπ/8

Problème 3. Fil d’Ariane


π π
i
1. Résoudre l’équation e 4 z + 1 = e 4
−i

2. Exprimer sin(5t) en fonction de cos(t) et sin(t)


3. Exprimer cos(3t) en fonction de cos(t) et sin(t)
4. Exprimer cos(t)3 comme combinaison linéaire de cos(kt) et/ou sin(kt); attention aux signes
5. Exprimer sin(t)3 comme combinaison linéaire de cos(kt) et/ou sin(kt); attention aux signes

6 La trigonométrie

6.1 Rappels indispensables


π π π π
Les angles de base à connaître sont 0, 6 , 4 , 3 , 2
.

Exemple 39.
a. Dans le plan tracer le cercle « trigonométrique » et y placer les points correspondant aux
π π π π
arguments 0, 6 , 4 , 3 , 2 .
b. Dans le plan tracer le cercle « trigonométrique » et y placer les points correspondant aux
π π π π
arguments 0, − 6 , − 4 , − 3 , − 2 .
c. Dans le plan tracer le cercle « trigonométrique » et y placer les points correspondant aux
2π 3π 5π π
arguments 3 , 4 , 6 , .
d. Dans le plan tracer le cercle « trigonométrique » et y placer les points correspondant aux
7π 5π 4π
arguments 6 , 4 , 3 , 2π.
La trigonométrie 15

Théorème 40. A connaître :

0 π/6 π/4 π/3 π/2


√ √
3 2 1
cosinus 1 2 2 2
0
√ √
1 2 3
sinus 0 2 2 2
1

Il y a un moyen mnémotechnique :

0 π/6 π/4 π/3 π/2


√ √ √ √ √
4 3 2 1 0
cosinus 2 2 2 2 2
√ √ √ √ √
0 1 2 3 4
sinus 2 2 2 2 2

Exemple 41.
Trouver les arguments

1 3
a. z= 2 + 2
i
√ √
2 2
b. z= 2 + 2 i
c. z=1
d. z = i

Proposition 42. Propriétés fondamentales de cosinus et sinus.


1. Pour tout t, cos( −t)= cos(t), « la fonction cosinus est paire »
Pour tout t, sin( −t)=− sin(t),« la fonction sinus est
impaire »
2. Pour tout t, cos(π+t)=− cos(t), « π est une anti-période pour
la fonction cosinus »
3. Pour tout t, sin(π + t)=− sin(t), « π est une anti-période pour
la fonction sinus »
16 Section 6

6.1.1 Travaux dirigés 9

Exercice 13.
0 -π/6 −π/4 −π/3 −π/2
cosinus . . . . .
sinus . . . . .

2π/3 3π/4 5π/6 π


cosinus . . . .
Exercice 14.
sinus . . . .

Exercice 15. Trouver les arguments



1 3
a. z= - 2 + 2
i

1 3
b. z= - 2 - 2 i
√ √
2 2
c. z= 2 - 2 i
d. z= - 1
e. z=- i

Exercice 16. Trouver les arguments



1 3
a. z= 2
+ 2
i

1 3
b. z= 2 - 2 i
√ √
2 2
c. z= 2 + 2 i
d. z= - 1
e. z= i

Problème 4. Fil d’Ariane.


Parmi les graphes suivants reconnaitre celui de sinus et celui de cosinus :
IMAGE-1
La trigonométrie 17

IMAGE-2

IMAGE-3

IMAGE-4
18 Section 7

7 Les racines n-ièmes d’un complexe non nul

Définition 43. Racines n-ièmes.


Soit z=ρeit un complexe non nul et n∈N* ,
on appelle racines n-ièmes les complexes α tels que
αn = z.

Théorème 44. Les n racines n-ièmes de z=ρeit.


Les racines n-ièmes de z=ρeit sont les complexes
 
1 t kπ
i n +2 n
ρ e
n , k=0,..,n-1.


Remarque 45. Ces n complexes ont le même module et leurs arguments sont échelonnés de 2
kπ n
en 2 ; ils forment les sommets d’un polygone régulier, de centre O, inscrit dans un cercle de
n
1
rayon ρ n .

Théorème 46. Les n racines n-ièmes de 1.


Les racines n-ièmes de z=1 (= ei0 ) sont les
complexes  

i 2n
e , k=0,..,n-1.
Ils forment les sommets d’un polygone régulier, de
centre O, inscrit dans le cercle unité.

Exemple 47.
Les racines n-ièmes de 1 sont
n=1 1
n=2 1, −1 √   √

π
i 23 1 3 i 3 1 3 2
n=3 1, e =− + i ( appelé j), e =− − i ( appelé j )
2 2 2 2
 π  π
i i 32
n=4 1, e 2 =i, eiπ = −1, e =−i
Equation de second degré dans C 19

Théorème 48.
La somme des n racines n-ièmes de 1 est égale à 0.
Le produit des n racines n-ièmes de 1 est égal à ( −1)n−1.

Travaux dirigés 10
Exercice 17.
a. Déterminer les racines 6-ièmes de 1.
b. Trouver parmi celles-ci celles qui sont des racines 3-ièmes de 1.
c. Déterminer les racines 4-ièmes de 1
d. Trouver parmi celles-ci celles qui sont des racines 6-ièmes de 1.

Remarque 49.
On retiendra que l’on sait trouver les racines n-ièmes de z seulement lorsqu’on arrive à
déterminer son argument.

Problème 5. Fil d’Ariane.


2iπ
1. On pose ω = e 12
a. ω est une racine n-ième de 1, pour quelle(s) valeur(s) de n ?
X11
b. Retrouver la valeur de ωk ?
k=0
11
Y
c. Calculer la valeur de ω k (attention !).
k=0

2. Déterminer {z ∈ C, z 6 = 1} ∩ {z ∈ C, z 5 = 1}; vous aurez avantage à placer ces points sur le cercle
trigonométrique.

2iπ
3. On pose α = e 8 .
a. Déterminer le plus petit entier naturel p>0 tels que α p = 1.
b. Déterminer le plus entier naturel p>0 tels que α p = −1

4. Est-ce que {z ∈ C, z 6 = 1} ∪ {z ∈ C, z 4 = 1}={z ∈ C, z 12 = 1}? vous aurez avantage à placer ces points sur
le cercle trigonométrique.

8 Equation de second degré dans C


Théorème 50.
Soient les nombres (réels ou complexes) a,b,c
(avec a  0) et l’équation du second degré
ax2 + bx + c = 0.
Soit ∆ = b2 − 4ac son discriminant .
On désigne par δ un nombre (réel ou complexe,
20 Section 8

selon ce qui sera possible) tel que δ 2 = ∆.


Alors:

 √ √ o


n
2 −b + ∆ −b − ∆
1) Si ∆ > 0 , ax + bx + c = 0 x∈ 2a
, 2a
n o
−b
2) Si ∆ = 0 , ax2 + bx + c = 0 x ∈ 2a
3) Sinon ( ∆ non réel ou bien ∆ < 0) l’équation
ax2 + bx + c = 0 n’a pas de solutions réelles, mais :
si on considère (le complexe non réel) δ tel que δ 2 = ∆,
alors
2
ax + bx + c = 0 x∈
n
2a

−b + δ −b − δ
, 2a .
o

8.0.2 Travaux dirigés 11


Exercice 18.
a. Résoudre l’equation 2x2 − 2x − 3 = 0
b. Résoudre dans R l’equation 2x2 − 2x + 3 = 0
c. Résoudre dans C l’equation 2x2 − 2x + 3 = 0
d. Soit l’équation x2 − 6x + c ; déterminer pour quelles valeurs du réel c :
i) elle a deux racines réelles distinctes
ii) elle a une racine réelle unique
iii) elle a deux racines non réelles

—————————————————————————————————————–

8.1 Les racines carrées d’un complexe

Définition 51.
La racine carrée du nombre complexe non nul
z=a+bi est le nombre complexe x vérifiant l’équation :
x2 = a + bi.
Nous allons donc étudier cette équation.
Equation de second degré dans C 21

Proposition 52. Algorithme de résolution de l’équation


x2 = a + bi.
1) on pose x=u+vi, u et v seront les inconnues, ce sont
des réels. (
x2 = u2 − v 2 + 2uvi
2) on calcule :
|x|2 = u2 + v 2

 
3) on raisonne :(
a + bi = u2 − v 2 + 2uvi
2
x =a+bi √
a 2 + b2 = u2 + v 2

 
 
2 2

 −a + a2 + b2 = 2v 2
 
 a=u −v

 

b = 2uv b = 2uv
√ √
2 2 2 2
 a +b =u +v a2 + b2 = 2u2
 

 

 a +


 √
 q √
−a + a2 + b2 a + a2 + b2
= v2 u = ±

 

2
 
 2 

b = 2uv .
q
−a + a2 + b2
 √
a + a2 + b2
 v = ± 2
= u2

 

le signe du produit uv = signe de b
 
2

et on a : x2 = a + bi 
Remarque 53. On obtient (grâce à la condition sur le signe) deux couples (u, v) et (−u, −v)
x ∈ {u + vi, −u − vi}.

Proposition 54. LES DEUX RACINES CARREES D’UN


COMPLEXE NON NUL a+bi.
Les racines carrées du complexe non nul a+bi,
sont les deux complexes u + vi, −u − vi calculés
au-dessus.
22 Section 8


Exemple 55. Recherche des racines carrées du complexe −1 + 4 5 i ( = a + bi)
première étape: on pose x =(u + vi, u et v seront les inconnues, ce sont des réels.
x2 = u2 − v 2 + 2uvi
deuxième étape: on calcule

 
|x|2 = u2 + v 2 



−1 + 4 5 i = u2 − v 2 + 2uvi

2 √
troisième étape: on raisonne : x = −1 + 4 5 i

 
    1 + 80 = u2 + v 2
 −1 = u2 − v 2 10 = 2v 2 5 = v2
   
√  √  √
4 5 = 2uv 4 5 = 2uv 4 5 = 2uv
 9 = u2 + v 2
  8 = 2u2
  4 = u2


 u = ±2


d’où on tire v = ± 5 .
 le signe du produit uv = signe de b = +

√ √
D’où x=−2−i 5 ou x=2+i √ 5  √ √
On écrira x2 = −1 + 4 5 i ⇔ x ∈ −2 − 5 i, 2 + 5 i
Au fait, avez-vous pensé à vérifier ?

Théorème 56. Les racines carrees d’un complexe non nul, VERSION MAXIMA

(i%1) solve(x2=a + b∗%i,x);


suivi de
(i%2) [realpart(%),imagpart(%)];
vous donnera un couple [u,v] tel que (u+vi)2=a + bi.

Ceci vous permettra de résoudre n’importe quelle équation du second degré à coefficients réels
ou complexes.

Théorème 57. La somme et le produit des racines d’une


équation du second degré.
Soient les nombres (réels ou complexes) a,b,c
(avec a  0) et l’équation du second degré
ax2 + bx + c = 0.
Les deux racines  x1, x2 (éventuellement confondues)
 x1 + x2 = −b

vérifient a
c
 x 1x 2 =

a
On peut montrer l’équivalence:
« x1, x2 sont les  racines de l’équation ax2 + bx + c = 0 »


 x1 + x2 = −b

 x 1x 2 =

a
c
a
Objectifs du cours 23

8.1.1 Travaux dirigés 12


Exercice 19.
a. Déterminer deux nombres dont la somme vaut 28 et le produit 196.
b. Existe-t-il deux réels (!) dont la somme vaut 101 et le produit 3001 ?
c. Existe–t-il deux nombres dont la somme vaut −1 et le produit vaut −1 ? Sont-ils réels ou complexes non
réels ?
d. Résoudre dans C l’équation x2 = 5 + 12i
e. Résoudre dans C l’équation x2 = 5 − 12i
Problème 6. Fil d’Ariane.
1. La surface d’une pièce rectangulaire est de√287 m2, son périmètre est de 34m, trouver ses dimensions.
2. Trouver deux réels a et b tels que a − b=2 2 et ab = 287.
3. Trouver un complexe z = a + ib, sachant que |z | = 13 et a + b = 17.

9 Premiers pas avec Maxima


On lira l’introduction à Maxima (campus)
Voici un petit exercice (que je trouve) amusant: tracer un polygone régulier à 5 cotés =
pentagone régulier
on part du complexe t:%e^(%i*2*float(%pi/5));
(float signifie qu’on va calculer de manière approchée les π/*)

on definit la liste « maliste » qui contient les couples formés par les coordonnées des points
correpondants aux puissances successives d’un complexe z
maliste(z):=block([k,w,L],w:z,L:[[float(realpart(w)),float(imagpart(w)]], for k thru 5 do
(w:w*z,L:endcons([float(realpart(w)),float(imagpart(w))],L)),return(L));
on a des float pour approcher les cos et les sin
puis pour tracer le polygone on place les points et on les relie
plot2d([discrete,maliste(t)]);

Question 58.
Si on pose t= t:%e^(%i*4*float(pi/5));
que se passe-t-il ? pourquoi ?
Et un polygone régulier avec 7 cotes ?
convexe ?
croisé ?

10 Objectifs du cours
Savoir comment est composé un nombre complexe.
Savoir le représenter dans le plan complexe.
Savoir additionner et multiplier des complexes.
Savoir ce qu’est le conjugué d’un complexe, savoir calculer le conjugué d’une somme, d’un
produit.
Savoir ce qu’est le module d’un complexe, savoir le calculer, savoir ce que représente le module
dans le plan complexe.
Propriétés du module d’une somme, d’un produit.
Savoir ce que représente l’argument d’un complexe, savoir le calculer.
Propriétés de l’argument d’un produit, d’un conjugué.
Savoir trouver l’inverse d’un complexe non nul, savoir effectuer une division de complexes.
24 Section 10

Connaitre et savoir employer les formules d’Euler, de De Moivre, du demi-angle.


Connaitre les propriétés de sin et cos.
Connaitre les valeurs usuelles de sin et cos.
Comprendre ce que sont les racines n-ièmes d’un complexe non nul; savoir les déterminer lorsque
l’argument de z est connu.
Savoir utiliser Maxima pour définir des complexes, les représenter, calculer avec.

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