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Projet fin d’étude

En vue d’obtenir le diplôme de technicien


spécialiser en commerce international

Sujet :
L’impact de l’e-commerce sur l’économie
marocaine

Elaboré par :
Abdellah Boudebouch
&
Soukaina Jair
Encadré par :
Pr. Mohammed Laklai
Remerciements :

Avant d’entamer ce projet, nous profitons de cette occasion pour remercier tout
d’abord notre formateur Mr Mohammed Laklai qui n’as pas cessé de nous
encourager pendant la durée de formation ainsi pour sa générosité en matière de
formation et d’encadrement.

J’exprime aussi ma gratitude et tout mon respect à mes parents, qui m’ont
toujours encouragé dans la poursuite de mes études, pour leur aide et leur
soutien moral qui m’a été très précieux.

Enfin nous tenons à remercier tout le personnel de l’école Efet pour leur
sympathie et leur gentillesse.
Introduction :
Le e-commerce selon les derniers chiffres est en bonne croissance. Il se dit que
de belles perspectives l’attendent. Mais, loin de tout optimisme béat, l’achat en
ligne au Maroc est encore à ses balbutiements, au regard des statistiques du
secteur comparées avec d’autres pays bien en avance.
Depuis 2007, les ordinateurs, les appareils électroménagers, les vols et de
nombreux autres articles ont été mis à la disposition pour l’achat sur Internet aux
marocains en utilisant des cartes émises par des banques locales.
Bien que cette merveille technologique pourrait contribuer fortement à renforcer
l’édifice économique national, cela nous laisse à poser plein de question : La
création d’une plateforme est-elle faisable et rentable ? Quelles sont donc les
différentes facettes de cette forme de vente à distance ? C’est quoi l’impact
de l’e-commerce sur l’économie marocaine ? Et comment le consommateur
marocain réagit-il face au commerce électronique aujourd'hui ?
Chapitre1 : Vision globale du E-

commerce. I- E-commerce :
1-Définition :

On appelle « Commerce électronique » (ou e-commerce) l’utilisation d’un


média électronique pour la réalisation de transactions commerciales. La plupart
du temps il s’agit de la vente de produits à
travers le réseau internet, mais le terme de e-
commerce englobe aussi les
mécanismes d’achat par internet (pour le B
To-B).

Extrait du document intitulé « Introduction au e-Commerce


(commerce électronique) » issu de Comment Ça Marche
(www.commentcamarche.net) et mis à disposition sous les termes
de la licence Creative Commons.

2-Historicité :
Les débuts et l’évolution du commerce électronique sont intimement liés avec
l’évolution et la généralisation d’Internet. Depuis près d’une décennie, le secteur
de l’Internet enregistre des chiffres de croissance impressionnants mais il est
intéressant de revenir au début du e-commerce.

Au départ, l’absence d’autorité centrale capable de définir des règles et de les


sanctionner a laissé craindre une certaine forme d’anarchie sur Internet et a
largement freiné le développement d’activités commerciales sur ce réseau. Il
s’est formé, quasi naturellement, une sorte de code de bonne conduite
(Nétiquette) qui a longtemps régulé les comportements sur le réseau.
L’utilisation du réseau à des fins commerciales a longtemps fait parti de ces
comportements rejetés. Il y a également d’autres facteurs expliquant un décalage
dans l’arrivée du e-commerce. En effet, la langue principale dans les débuts de
l’Internet, était presque exclusivement l’anglais. De plus, l’ergonomie et le
graphisme étaient très sommaires et peu adaptables à des activités de ventes.
Mais surtout, l’esprit des principaux acteurs de l’Internet, dans les années 80 et
90 était orienté vers le partage gratuit et libre de l’information. Esprit, là encore,
peu compatible avec des activités commerciales.

L’ouverture du réseau au grand public et la généralisation des accès à Internet


ont complètement inversé ces facteurs de ralentissement. Même si l’idée de
gratuité de l’information est toujours présente, cette évolution était nécessaire.
Le réseau ne pouvait continuer à accueillir un nombre d’utilisateurs toujours
plus croissant sans accepter et promouvoir un modèle économique viable. Le
coût des infrastructures de télécommunication ne peut en effet être financé que
par les seuls abonnements versés aux fournisseurs d’accès à Internet.

Fixer une date précise au lancement des activités purement commerciales sur
Internet parait un exercice quasiment impossible mais nombreux sont ceux qui
s’accordent à le situer vers le milieu des années 90. Une certitude, par contre,
c’est que la naissance et le développement de l’e-commerce sont liés à des
évolutions techniques significatives du réseau, au développement de la vente à
distance et, d’une manière générale, à l’évolution même de la société et à son
ouverture vers ce réseau.

(source : www.e-commerces.eu)

3-Typologie de l’e-commerce :
Les différents types de e-commerce

1. B2C (Business-to-Consumer)
Le e-commerce B2C englobe les transactions effectuées entre une entreprise et
un consommateur.

C’est l’un des modèles de vente les plus utilisés dans le contexte du commerce
électronique. Lorsque vous achetez des chaussures chez un détaillant de
chaussures en ligne, il s’agit d’une transaction d’entreprise à consommateur.

2. B2B (Business-to-Business)
Le commerce électronique inter-entreprises concerne les ventes effectuées entre
des entreprises, comme un fabricant et un grossiste ou un détaillant.
Ce type de e-commerce n’est pas orienté vers le consommateur et n’existe
qu’entre les entreprises.

Le plus souvent, les ventes inter-entreprises se concentrent sur les matières


premières ou les produits qui sont reconditionnés ou combinés avant d’être
vendus aux clients.

3. C2C (Consumer-to-Consumer)
L’une des premières formes de e-commerce est le modèle C2C. Il se rapporte à la
vente de produits ou de services entre, vous l’avez deviné : les clients.

Il s’agit notamment des relations de vente de consommateur à consommateur


comme celles observées sur eBay ou Amazon, par exemple.

4. C2B (Consumer-to-Business)
Le modèle du C2B renverse le modèle traditionnel du commerce électronique (et
c’est ce que l’on voit couramment dans les projets de crowdfunding).

Le C2B signifie que les consommateurs individuels mettent leurs produits ou


services à la disposition des acheteurs commerciaux.

Un exemple de cela serait un modèle commercial comme iStockPhoto. Les


photos d’archives sont disponibles en ligne pour achat directement auprès de
différents photographes.

5. B2A (Business-to-Administration)
Ce modèle couvre les transactions effectuées entre les entreprises et les
administrations en ligne. Un exemple serait les produits et services liés aux
documents juridiques, à la sécurité sociale, etc.

6. C2A (Consumer-to-Administration)
Même idée ici, mais avec des consommateurs vendant des produits ou services
en ligne à une administration. Le modèle C2A pourrait inclure des services de
consultation en ligne pour l’éducation, la préparation de déclarations de revenus
en ligne, etc.

Le B2A et le C2A se concentrent tous deux sur l’amélioration de l’efficacité au


sein du gouvernement grâce au soutien des nouvelles technologies
d’informations et de communication.

4- Les avantages de l’e-commerce :

Pour le client :
• Le e-commerce est un efficace outil de présélection.

• L'offre est actualisée très souvent.

• La recherche du meilleur prix grâce à la concurrence .

• Avoir des caractéristiques précisent des produits

Pour les entreprises :

• L'augmentation de la visibilité des entreprises à l’internationale. • Le panier

moyen des cyber-acheteurs supérieur celui d'un simple acheteur.

• Les entreprises peuvent mettre des catalogues à jour tous les jours en
renouvelant la page d’accueil, ce qui donnera aux clients une envie de revenir.

5- Les inconvénients de l’e-commerce :

Pour les clients :

•Pistage informatique à partir des cookies.

• Piratages de cartes bleues sur internet

• Problèmes de livraison, risques de contrefaçons

• Disparition de la relation vendeur-client.


Pour les entreprises :

•Incertitude des entreprises vis à vis les moyens de paiement.

• La résistance des intermédiaires (grossistes, distributeurs) qui craignent une


destruction d'emplois assortie d'une perte de chiffre d’affaires.

II- Le développement de l’e-commerce :

QUELLES SONT LES RAISONS DU DÉVELOPPEMENT DU


E-COMMERCE ?
Les raisons du développement du commerce électronique sont diverses. C’est un
investissement à forte valeur ajoutée. Il est autant bénéfique aux distributeurs et
fournisseurs qu’aux utilisateurs finaux.

En effet, le client, pour se procurer tout ce dont il a besoin, n’a qu’à effectuer ses
achats sur le Web. Il n’a plus besoin de se déplacer, ni de faire le tour des
magasins pour pouvoir trouver le produit qu’il recherche. Il dispose de
l’intégralité des informations et des caractéristiques du produit souhaité (prix,
couleurs disponibles, taille, matière, etc). Ceci est aussi valable pour les
prestations de services.

De plus, la livraison de la commande est effectuée à domicile, et ce en


respectant les délais préconisés par le fournisseur. Les prix pratiqués sur Internet
sont généralement inférieurs à ceux pratiqués sur le marché réel.
En ce qui concerne le commerçant, la vente à distance lui épargne une part
importante des charges et lui rapporte plus de marchés.

III- Le E-commerce et la E-logistique :


1-Def de la e-logistique :
La logistique est appelée sur internet e-logistique et elle peut aussi
avoir le nom d’infologistics. C’est l’un des éléments essentiels de la
vente électronique qui a pour but de maîtriser l’ensemble de la chaîne
de production.

2-Les facteurs relationnels du e-commerce et la


logistique :
• Contribution du au travail en flux tendu.
• Fluidifications des communications entre producteurs et
distributeurs, entre producteurs et leurs sous-traitant.
• Identification rapide des besoins, réduction des délais de
livraison.

3-Les fonctions touchées dans l’entreprise par la e


logistique :

• La chaîne de valeur.
• La chaîne logistique.
• L’approvisionnement.
• L’administration et les finances.
• La production.
• Les achats.
• Les ventes et la distribution.

4-Avantages apportés par la e-logistique : Les avantages les plus


importants apportés à l’entreprise par la e-logistique sont ¬ Avantages au
niveau de l’approvisionnement.
¬ Avantages au niveau de la gestion de l’inventaire.
¬ Satisfaction du client.
5-La différence entre la e-logistique et la logistique globale :
La différence entre la e-logistique et la logistique globale est la suivante :
Les différentes commandes établies par les clients, ainsi que le suivi de ces
dernières par l’entreprise, se font sur Internet. Par rapport à la logistique globale
et traditionnelle on peut dire que la e-logistique, grâce à Internet, a plus de
choix, plus de services et plus d’informations et surtout beaucoup plus de
rapidité.
Nous pouvons donc affirmer que la e-logistique est la logistique du e-commerce.

IV- Le processus d’achat en ligne :

1- La visite du site marchand


2- Consultation de la fiche produit
3- Commande de l’article choisi
4- Validation
5- Recevoir la confirmation
6- L’attente de la préparation de la commande
7- Réception de la commande

1-Les 5 étapes du processus d’achat :


5 étapes pour comprendre le processus d’achat des individus

a. La prise de conscience du besoin :

Cette première étape est la prise de conscience d’un manque qui peut être
satisfait par l’achat d’un bien ou d’un service. Sur internet, cette prise de
conscience peut être provoquée par un emailing, par des bannières interstitielles
etc… Nous nous trouvons alors dans le cas d’un achat impulsif.

b. La recherche d’informations :

Le consommateur, après avoir reconnu son besoin, va rechercher des


informations sur le produit ou le service. Il va comparer les solutions qui
s’offrent à lui en fonction de ses propres critères de choix.

Le rôle d’internet dans cette phase du processus d’achat est important car sur ce
support, les informations sont nombreuses et facilement accessibles. Le but pour
l’entreprise ici est de se démarquer de la concurrence soit par exemple par des
prix plus bas soit par une qualité plus élevée.

c. L’évaluation des options :

Pour les cyberconsommateurs, cette phase est devenue plus simple notamment
grâce à l’expansion des comparateurs de prix sur le web. De la même façon, de
nombreux blogs proposent maintenant des tests produits, des comparaisons de
produits et des avis, ce qui facilite la tâche des internautes.

d. La décision d’achat :

Ici, c’est le passage à l’acte d’achat. A noter que sur internet, le paiement reste
toujours un petit frein. Il s’agit alors pour les entreprises de jouer sur la notion
de confiance. Si vous avez tout mis en œuvre sur votre site e-commerce pour
que le consommateur soit rassuré lors de son achat et pour qu’il ait confiance en
vous alors il n’y aura aucune difficulté à ce que ce dernier passe au paiement en
ligne.
e. L’analyse post-achat :

Cette phase est devenue très importante, il ne faut surtout pas l’oublier. Elle
correspond en fait au degré de satisfaction ou d’insatisfaction après achat.

Le consommateur, devenu consom’acteur grâce aux avis en ligne, peut


recommander de manière positive ou négative une entreprise ou un
produit. Il est donc important pour tout marchand, au-delà de l’acte
d’achat, de comprendre si les individus sont réellement satisfaits et s’ils sont
prêts à en parler autour d’eux. Le bouche-à-oreille étant un canal de
diffusion particulièrement puissant, il s’agir pour les marchands de surfer
sur la tendance en surveillant ce qui se dit sur sa marque.
V- L’analyse SWOT de l’e-commerce :
L'analyse SWOT permet de mesurer l'importance des forces et des faiblesses
d'un secteur, ainsi que de mettre en avant les opportunités qui s'offrent à lui et
les menaces qui peuvent freiner son bon développement.

LES FORCES
LES FAIBLESSES
LES OPPORTUNITES
LES MENACES
LES FORCES

Les forces du commerce électronique sont nombreuses. En effet, le mode de vie


des consommateurs a beaucoup changé au fil du temps. L'arrivée d'Internet et
plus particulièrement celle des smartphones et des tablettes ont renforcé le
commerce en ligne. Beaucoup de boutiques ou en tous cas les plus rentables
possèdent leur propre application, et cela permet au client de gagner un temps
considérable. Les applications sont en effet optimisées pour être pratiques,
simples d'utilisation et proposent des choix personnalisés aux clients, qui sont
alors sans cesse poussés à la consommation.

Outre le gain de temps, il faut également noter que le choix sur le net est
beaucoup plus vaste que dans les magasins physiques. Les boutiques n'ayant pas
ou tout du moins beaucoup moins de frais, elles peuvent en outre se permettre de
pratiquer des tarifs très attractifs. Prenons l'exemple d'Amazon, le célèbre géant
américain. Le site est une véritable foire fouille où les consommateurs pourront
trouver tout ce qu'ils cherchent ou presque à des tarifs plus que compétitifs.
Les délais de livraison sont également beaucoup plus courts qu'il y a quelques
années en arrière avec un meilleur suivi. Les consommateurs sont beaucoup
moins réticents aujourd'hui, même si ce n'est absolument pas une généralité,
quant au fait de payer avec leur carte bancaire sur des sites.

Notons enfin que la grande majorité des services après ventes sont beaucoup
plus aboutis, avec des conseillers présents sous forme de chat ou même un
numéro de téléphone pour joindre le personnel, ce qui tend peu à peu à renforcer
la confiance des clients.
LES FAIBLESSES

Nous parlions du paiement sur le net. Tout le monde n'est pas à l'aise avec cela,
même si les réfractaires sont de moins en moins nombreux. La peur des
arnaques et des fraudes est toujours présente dans les esprits et il est vrai qu'il
n'y a jamais eu autant de fraudes à la carte bancaire que ces dernières années.

Les boutiques en ligne ne permettent ni d'essayer ni de tester le produit. Selon le


type d'achat, cela peut être un frein pour certains clients. Notons également que
pour les achats d'appareils Hi-Tech comme les smartphones ou ordinateurs, les
clients ont souvent peur d'acheter et de ne pas recevoir le produit ou de ne pas
bénéficier d'assurances assez importantes en cas de vol ou de casse du produit
durant le transport.

Enfin, et c'est davantage le cas sur des produits onéreux, les clients ne sont pas
sûr des services après-ventes que l'on trouve en ligne. Les Français sont donc
nombreux à aimer acheter des petits produits sur le net, mais préfèrent avoir
affaire à un conseiller pour des achats plus importants.

LES OPPORTUNITES

Les opportunités sont nombreuses sur ce type de segment. Les années qui
arrivent verront de plus en plus de boutiques en ligne, et même les boutiques
physiques font dorénavant une grosse partie de leurs chiffres grâce aux
commandes en ligne sur leur site.

Le « click and collect » fait partie du commerce électronique puisque les


consommateurs achètent sur le net et vont récupérer leurs produits dans le
magasin de leur choix. C'est la même chose pour les drives des grandes
distributions.

Tout est fait pour permettre aux clients d'être plus autonomes dans leurs achats
et grâce au e-commerce, les cyber acheteurs peuvent commander partout dans le
monde. On ne peut pas imaginer le futur sans commerce électronique, car celui
ci est rentré dans les habitudes de vie.
LES MENACES

Pour certains marchés, le commerce électronique peut présenter plus


d'inconvénients que d'avantages. C'est le cas, comme nous l'avons dit plus haut,
des produits onéreux que les consommateurs préfèrent payer certes plus cher,
mais être surs que la livraison se fera sans encombre. Les magasins physiques ne
sont donc pas près de fermer leurs portes, car même si le e-commerce permet
aux clients une meilleure autonomie, il ne leur permet pas de tester un produit
directement sur place ou de se rendre compte de ses caractéristiques physiques.

Les fraudes que l'on n'a de cesse de répertorier concernant les paiements en ligne
font toujours peur à beaucoup de consommateurs qui ont de toute façon pour
beaucoup encore besoin d'un conseiller physique pour les aider dans leur choix.

Sources : Les nouveaux défis du commerce électronique, Judith Rochfeld ; Commerce électronique :
techniques et enjeux, Pierre Reboul ; Commerce électronique et marketing électronique, Foued Sabbagh

VI-Les 5 forces de Porter de l’E-commerce :


1. Le pouvoir de négociation des clients :

La demande est très éclatée. Le pouvoir de négociation des clients est donc
théoriquement faible.

2. Le pouvoir de négociation des fournisseurs :

Hormis exceptions, les fournisseurs sont nombreux sur chaque segment de


marché. Ils ne sont pas vraiment en situation de dicter leurs conditions aux sites
et donc de récupérer une bonne partie des marges.
Ce sont même plutôt les sites leader qui seraient en position de force face à une
négociation vu le chiffre important qu’ils font.
3. Les produits de substitution
Même si l’électronique grand public ne constitue qu’une petite partie des biens
et services vendus par ce genre de site, le risque avec la crise économique est
que de plus en plus d’internautes utilisent ce type de plateforme pour faire des
achats.

4. Les nouveaux entrants :

La réalisation et l’hébergement de site web se sont vraiment démocratisés et l’e


commerce en a bénéficié en plein. Aujourd’hui, à peu près quiconque peut
ouvrir un site de vente sur Internet.

5. La concurrence intra-sectorielle :

Entre les leaders du commerce électronique, la concurrence est très forte au


niveau des prix, ce qui a pour effet de travailler avec des marges très réduites.

❖Comment appliquer les forces de Porter au


commerce en ligne ?

Si vous tenez un commerce en ligne, les forces de Porter vous seront aussi utiles
que pour une entreprise physique pour analyser l’intensité de la concurrence. Cet
outil peut vous aider à générer la matrice SWOT de votre entreprise.

Pour un site e-commerce, vous devrez considérer l’influence des géants du e


commerce, comme Amazon, eBay, PriceMinister, Fnac, CDiscount… Mais vous
devez aussi considérer votre activité de manière plus restrictive. Vous situez
vous dans les sites e-commerce de ventes aux enchères comme eBay, les sites
d’e-commerce classiques comme Rue du Commerce, les places de marché
comme PriceMinister, ou les sites de ventes privées ? Vous pouvez ensuite
affiner selon votre secteur d’activité : mode, voyage, électronique, généraliste…
Et enfin, selon votre cible : B2B ou B2C.
Quel que soit votre secteur, vous verrez que l’intensité concurrentielle est rude
en e-commerce car les sites sont très nombreux. Mais seuls quelques acteurs
sortent du lot et concentrent la grande majorité des clients !

Les commerces en ligne se distinguent par un pouvoir de négociation plutôt


faible puisque la demande est très éclatée. Quant au pouvoir de négociation des
fournisseurs, il est plutôt faible car les sites e-commerces vendent souvent
plusieurs marques et ont donc un portefeuille fournisseur très diversifié.

En outre, la menace des produits de substitution est plutôt faible : c’est d’ailleurs
plutôt le e-commerce qui menace le commerce physique ! Quant à la menace
des nouveaux entrants, elle dépend fortement de votre secteur : les sites
d’enchères, par exemples, ont des barrières fortes car eBay incarne la vente
d’enchères en ligne et est donc indétrônable. A l’inverse, les sites e-commerces
classiques ont des barrières à l’entrée plutôt faible car avec les CMS et autres
solutions faciles, mettre en place un site e-commerce est aujourd’hui (presque) à
la portée de tous !

Chapitre 2 : L’e-commerce au Maroc :

1-L’évolution de l’e-commerce au Maroc :


❖ Aujourd’hui, plus d’un Marocain sur deux est connecté à Internet.
Et cette généralisation de l’accès à Internet a largement contribué à
l’essor de l’E-commerce au Maroc. Les politiques publiques ont
joué un rôle très important dans l’évolution et le développement de
l’économie numérique du Royaume.
Tous les chiffres le confirment, l’E-commerce marocain poursuit
son progrès d’année en année. Il a encore de beaux jours devant lui.
En effet, si le nombre de sites e-commerce au Maroc évolue chaque
jour, il en est de même pour celui des personnes connectées.

❖ Ces trois dernières années, le Maroc a été particulièrement


prolifique en termes d’E-commerce. En 2018, le Royaume a occupé
la 5e place en Afrique en termes d’E-commerce selon l’indice du
commerce électronique d’entreprise à consommateur (B2C) de la
Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement
(CNUCED). Si en Afrique le Maroc se hisse au 5e rang derrière
d’autres pays comme le Nigéria et l’Afrique du Sud en matière de
taille de marché de l’E-commerce, il est passé de la 85e à la 81e
place sur 151 pays évalués au niveau mondial. Ce rapport de la
CNUCED se base sur le nombre d’acheteurs en ligne, le niveau de
sécurité des serveurs et la facilité de paiement et de livraison.

❖ L’adoption du paiement par carte a aussi grandement contribué à


cet essor de l’E-commerce au Maroc. Depuis 2012, le paiement en
ligne a augmenté de 60% selon les statistiques du Centre
Monétique Interbancaire (CMI). Dans le détail, les sites marchands
et sites des facturiers affiliés au CMI ont réalisé près de 9,8 millions
d’opérations de paiement en ligne via cartes bancaires, marocaines
et étrangères, pour un montant global de 4,8 milliards de DH durant
l’année 2019, en progression de +18,2% en nombre et +46,7% en
montant par rapport à l’année 2018. Une progression largement
favorisée par les grands facturiers, les compagnies aériennes et les
services eGov.

Le CMI fait observer que l’activité reste très fortement dominée par
les cartes bancaires marocaines à hauteur de 96,2% en nombre de
transactions et de 91,6% en montant.

Toutefois, même si les Marocains sont aujourd’hui habitués à


commander en ligne, ils préfèrent toujours autant régler leurs
transactions avec de l’argent liquide. Si les chiffres sont
difficilement vérifiables, le paiement cash à la livraison
représenterait près de 95% du total des ventes E-commerce. Il
existe encore certains blocages à relever pour que l’achat et le
paiement en ligne deviennent enfin un automatisme et un réflexe
quotidien et anodin…

2-L’impact de l’e-commerce sur l’économie marocaine : •


Le taux de contribution d’Internet au PIB marocain a été
évalué à 0,9% fait remarquer que « près des deux tiers
de cet impact économique proviennent de la
consommation privée tirée par la croissance rapide des
recettes issues de l’Internet mobile et des voyages en
ligne ».
• Multiplication des sites d’achat en ligne, particulièrement
ceux d’achats groupés comme en témoignent les chiffres
de Maroc Télécommerce qui font état de 714.000
transactions en ligne en 2011 au Maroc.

3-L’impact de covid-19 sur l’e-commerce au Maroc :


Le paiement en ligne s’installe au Maroc et la crise sanitaire confirme cette
tendance. En clair, le secteur de l’e-commerce a de beaux jours devant lui.

La crise sanitaire du Coronavirus a réconcilié les Marocains avec le paiement en


ligne. En effet, l’e-commerce s’est installé comme une tendance forte depuis la
mise en place du confinement. C’est même devenu un comportement courant
pour le consommateur de faire ses courses en ligne, en quelques clics. Il est à
préciser que ce changement d’habitudes a été constaté dans quasiment tous les
secteurs. Commerçants, distributeurs… ont dû mettre les bouchées doubles, en
adaptant leur stratégie de communication pour assurer leur présence et conserver
le lien avec leurs clients. Les sites marchands ont vu leur performance
s’améliorer de façon exponentielle, leurs ventes ont enregistré une croissance
soutenue au cours de la crise.

En effet, au terme du premier trimestre 2020, l’activité monétique nationale a


recensé 102,9 millions de transactions pour 87 MMDH. Pour cette période,
l’activité est en progression de 5,8% en nombre d’opérations et de 7,8% en
montant par rapport au 1er trimestre 2019. Un autre impact, et non des
moindres, a été observé durant cette même période : celui du fort intérêt des
commerçants pour la vente à distance avec paiement via Internet ou sur TPE 3G
à la livraison. « Il y a eu une vraie prise de conscience de l’utilité de l’usage du
paiement sans contact », explique Ismail Bellali, DGA du Centre monétique
interbancaire (CMI).
4-Le comportement du consommateur marocain vis-à-vis l’e-
commerce :

• La propriété pour le commerce classique chez les marocains. •


L’absence d’inculcation de l’e-commerce aux esprits des marocains. •
Manque de confiance entre le e-consommateurs et les distributeurs. •
Pas de maitrise d’outil d’informatique.

5-Exemples de sociétés de l’e-commerce marocaines :


• CTM
• Banque centrale populaire
• Microchoix
• Europe car
• Royal Air Maroc
• Jevoyage …

5-Statistiques :