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Master Finance Islamique

Le marketing mix appliqué à la finance islamique :


Cas de Banque ASSAFA

Réalisé par
Iliass El Harrar Amrani
Imane Azbida
Ayoub Tourdi
Omkalthoum Ben Jelloul
Saliha Zerbane

Encadré par: Dr. mohamed BenTahar

Année universitaire : 2018 – 2019


Plan
Chapitre 1 cadre théorique
I. Généralité sur la finance islamique

1. Particularité sur la finance islamique


2. Principaux produits islamiques

II. Le marketing mix bancaire

1. Le marketing bancaire
2. Le marketing mix
3. Les politiques du marketing mix bancaire
4. L’élaboration du marketing mix

Chapitre 2 Etude de cas : Dar Assafa

I. Vue d’ensemble sur ASSAFA BANK

II. Le marketing mix pratiquée au sein de ASSAFA BANK

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Introduction
Aujourd’hui, le Maroc a accueilli les banques participatives, un nouveau produit du système
bancaire et financier marocain qui répondra à de nombreuses attentes et besoins espérés .
Dans le but de garantir un lancement réussi de ce nouveau modèle alternatif de financement,
les banques participatives doivent élaborer des plans marketing efficaces afin de répondre au
mieux aux attentes de la clientèle. De ce fait, et compte tenu de la diversité des stratégies
marketing que les banques peuvent adopter en phase de lancement, nous estimons qu’une
stratégie basée marketing mix pourrait être bénéfique et contribuer à l’atteinte des objectifs.
qu’est-ce qu’un mix marketing ? et comment une stratégie basée marketing mix permettrait à
la banque participative de mieux répondre aux exigences de sa clientèle ?

on suppose que les banques participatives marocaines en phase de démarrage utilisent la


stratégie marketing mix comme un levier de différenciation qui devra s’intéresser a
comprendre et anticiper les comportements des clients pour pouvoir les toucher par des
produits adaptés . et que le marketing mix est un outil performant pour le succès de ces
banques au Maroc .

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Chapitre 1 Cadre théorique

I. Généralité sur La finance islamique


1. Particularité sur la finance islamique
Considérée comme la solution crédible et alternative à la finance conventionnelle, la finance
islamique continue sur son évolution constante et rapide.
Selon la Banque Islamique de Développement (BID), l’industrie de la finance
islamique progresse d’une façon continue depuis la création des premières institutions au
courant des années soixante-dix.
D’après des récentes statistiques dans ce domaine, le nombre d’institutions
financières islamiques c’est élevé à plus de 300 institutions propagés dans plus de 75 pays,
dont 101 sociétés Takaful islamiques.

Les banques marocaines ont commencé à commercialiser les produits islamiques en


octobre 20073, avec l’instauration des trois produits islamiques4: Mourabaha Moucharaka et
Ijara. Les lancements successifs de ces produits dits alternatifs se sont toutefois effectués
discrètement. Or, le Maroc a de sérieux atouts et tous les éléments favorables pour devenir un
véritable espace internationale pour ladite finance islamique. Du fait qu’elle permet
de diversifier et renforcer le système financier national.

En revanche, l’année 2017 a été plus chaude, par de la loi n° 103-12 relative aux
établissements de crédit et organismes assimilés, Le texte de la loi introduit les banques
participatives dans le code bancaire et pose le cadre réglementaire pour la création, le
fonctionnement et les activités de banques participatives et définit les points concernant le
domaine d’application, les dépôts et les produits commercialisés par les banques
participatives.

Le fonctionnement des banques islamiques repose sur les principes dictés par le Coran, la loi
islamique (chariaa), sa jurisprudence (fiqh) et sa tradition (sunna). Ces principes se basent sur «
un droit de propriété » fondé sur le travail, l’héritage et/ou l’échange, sur une utilisation juste du
capital, sur un rapport équitable des cocontractants face à l’incertitude et aux risques (spéculation
hasardeuse et dangereuse), sur la conformité des projets financés aux préceptes de l’Islam et sur
l’adossement des financements à un actif réel.
Les règles auxquelles obéissent les banques islamiques se présentent comme suit :

- l’interdiction du riba ;
- l’interdiction gharar et du maysir ;
- l’interdiction des investissements illicites ;
- le partage des pertes et des profits ;
- l’adossement de toute opération financière à un actif tangible.

2. Principaux produits islamiques

Les principaux produits bancaires islamiques peuvent se présenter selon qu’il s’agit d’un contrat
de société, d’un contrat de vente . La Moudaraba et la Moucharaka constituent des contrats de

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société. Dans ce cadre, la banque intervient entant que copropriétaire et sa rémunération est
liée à son apport au financement du projet (principe de partage de perte et profit). La
Mourabaha , le salam, l’Ijar, l’Istisnaa constituent des contrats de vente basés sur l’application
d’une marge bénéficiaire et sur l’adossement du financement à un actif réel ainsi que d’autres
produits des institutions non bancaires comme les sukuk l’assurance takaful .

a) Les instruments de financement

Instrument Caractéristiques

Morabaha un contrat de vente dans lequel le vendeur informe l’acheteur du coût


d’acquisition du bien et négocie avec lui une marge de profit (prix,
marge incluse, redevances habituellement payées en versements
échelonnés).
Toutes les clauses sont fixées d’avance : le prix de revient, la marge
bénéficiaire (qui reste inchangée dans le cas d’un retard du paiement)
et délai de paiement.
Ijara Achat/location d’un bien avec/sans promesse de vente et/ou de
renouvellement de contrat de location à terme.
Salam un contrat de vente comptant avec une livraison différée de la
marchandise. La Banque n’intervient pas comme vendeur à crédit de
la marchandise acquise sur commande de son client, mais comme
acquéreur, avec paiement comptant d’une marchandise qui lui sera
livrée à terme par son partenaire.
Istisnaa Contrat de construction d’un ouvrage mobilier ou immobilier
moyennant un prix payable d’avance : c’est un contrat d’entreprise en
vertu duquel une partie (al mostasnii) demande à une autre (assanii)
de lui fabriquer ou construire un ouvrage moyennant une
rémunération payable d’avance, de manière fractionnée ou à terme
(une variante .

b) Les instruments participatifs

Instrument Caractéristiques

Moudaraba Financement avec une clef de répartition des pertes et profits


prédéterminée.
La gestion du projet est réalisée par le client. Le partage des bénéfices
est convenu d’avance entre les parties et les pertes sont supportées par
l’apporteur du capital (la banque) sauf s’il y a négligence de la part du
client.

Moucharaka Forme de capital investissement où la banque s’engage à financer un


projet, et à en partager les profits et les pertes qui en découlent en

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fonction d’un ratio préétabli.
Les cocontractants apportent une part dans le capital mais l’un d’entre
eux s’occupe de la gestion du projet. Le partage des bénéfices est
effectué, en principe, enfin de contrat (avec éventuellement un
versement périodique d’une somme fixe au gérant, à titre d’avance, le
montant versé venant en déduction des profits à verser
ultérieurement).

c) Les instruments des institutions non bancaires

Instrument Caractéristiques
Il s’agit d’un produit financier adossé à un actif tangible et à
Sukuk échéance fixe qui confère un droit de créance à son propriétaire. Le
sukuk est ainsi un produit financier qui s’apparente aux
obligations, ayant une échéance fixée d’avance et étant adossé à un
actif permettant de rémunérer le placement. Ils sont structurés de
telle sorte que leurs détenteurs courent un risque « de crédit » et
reçoivent une part de profit de l’actif sous-jacent (qui doit être
obligatoirement licite) et non un intérêt fixe. On distingue deux
types d’émissions de sukuks : les souverains (émis par un État) et
les corporatifs (émis par une société ou banque). Les produits sous-
jacents des sukuks peuvent être représentés par des contrats tels
l’Ijara, la Moucharakah ou la Moudharaba. Les sukuks étant par
nature adossés à des actifs, ils sont en mesure de financer le
développement des infrastructures, et de nombreux pays émergents
envisagent de financer leurs projets par l’émission des sukuks.

C’est un concept d’assurance basé sur la coopération et la


assurance Takaful protection et sur l’aide réciproque entre les participants. Il est
fondé également sur la mutualisation des risques, l’absence
d’intérêt (interdiction du riba), le partage des profits et des pertes
(Moudharaba), la délégation de gestion par contrat d’agence
(Wakala) et l’interdiction des investissements illicites (Haram).
Dans l’assurance Takaful, on différencie les fonds des actionnaires
et des sociétaires. Les actionnaires ne doivent ni profiter, ni avoir
de perte sur les opérations d’assurance. Afin de contourner
l’interdiction liée à la prise excessive de risque (Al Gharar) et au

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paiement et réception d’intérêt (riba), la prime prend la forme
d’une donation à la communauté des assurés pour leur intérêt
mutuel. Ces donations doivent couvrir l’ensemble des charges
techniques et les frais de gestion. L’opérateur n’est qu’un manager
des contributions de la communauté des sociétaires et doit calculer
toutes les charges d’exploitation et les faire supporter par le fonds.
La compagnie Takaful s’engage à redistribuer les bénéfices à ses
sociétaires

II. Présentation des 4P du Marketing Mix dans le cadre des banques


participatives
1) Produit
Le produit est un bien ou un service, voire plus souvent, l’association des deux, pour
permettre à l’entreprise de proposer une solution globale et ainsi, bénéficier d’un avantage
concurrentiel.
L’objectif de la politique de produits consiste en fait à effectuer une adéquation
maximale de la production bancaire aux besoins exprimés par les consommateurs cibles, de ce
fait, la politique du produit est un élément très important de la politique de marketing : elle
concerne la création de nouveaux produits, l’entretien des produits existants.
Selon la loi 103-12, les banques participatives peuvent procéder au financement de
la clientèle à travers notamment les produits suivants :
 Mourabaha
 Ijara
 Moucharaka
 Moudaraba
 Salam
 Istisna’a

2) Prix
Un client ne choisit pas uniquement un produit à cause de son design, de ses qualités
ou de sa marque commerciale, il a également une attitude vis-à-vis du prix du produit.
Afin de servir ses clients et répondre à leur besoins de financement, la banque
participative transférera la propriété du bien au coût de sa valeur d’acquisition majorée d’une
marge bénéficiaire fixée par la banque en concertation avec le client.
La banque participative génère donc son bénéfice à travers la marge qu’elle rajoute.
Cette dernière diffère d’une banque à une autre.
D’où, l’avantage concurrentiel ne peut s’acquérir que via la modération du bénéfice
dans le but de fidéliser les clients et ne pas les permettre de comparer entre ses produits
participatifs et ceux de la banque conventionnelle et leur offrir le pack optimal rassemblant la
qualité du financement accordé au meilleur coût et en parfaite harmonisation avec leurs
préceptes religieux.

3) Communication

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La politique de la communication se définit par : « Toutes les actions d’une firme :
pour se faire connaître et s’apprécier elle-même en tant qu’entreprise et faire connaître et
apprécier ses produits». Le contenu d’une politique de communication est donc de faire
connaître l’entreprise, son savoir- faire d’une manière globale afin de lui conférer une image
qui soit le reflet de son identité. Pour ce faire, l’entreprise agit simultanément sur deux
dimensions : A savoir, une dimension regroupant la communication externe aux divers
publics de l’entreprise et la communication interne tournée vers le personnel.
Les banques participatives, étant nouvelles sur le marché bancaire marocain, doivent
relever le défi de se présenter à la population marocaine sans pour autant utiliser le référentiel
Halal/ Haram dans leur communication et cependant, trouver des manières adéquates pour
faire passer les messages souhaités et attirer l’attention d’un peuple affamé d’une alternative
de financement autre que la conventionnelle.
4) Distribution

La distribution est marquée par l’exclusivité traditionnelle du circuit que constitue le


réseau d’agence de chaque établissement. La politique de distribution est élaborée selon trois
éléments :
- les objectifs de l’entreprise : l’implantation d’une entité doit répondre à la stratégie globale
de la banque définie par les objectifs cohérents avec la politique marketing.
- l’environnement : l’évolution de l’environnement démographique sociologique, culturel et
économique implique nécessairement une adaptation de la politique de distribution. Les
données recueillies du marché constituant une base sur laquelle reposera le choix des circuits
(lieu d’implantation, l’aménagement, les caractéristiques de la concurrence, forces et
faiblesses et la connaissance de ses pratiques).
- le diagnostic de sa propre entreprise : la taille, la puissance financière, son image de marque,
sa gamme et ses caractéristiques (produits à promouvoir) forme et qualité du réseau ainsi à
cerner les nouveau choix.
La politique de distribution s’articule sur :
- l’optimisation du rapport point de vente / population : cette stratégie de distribution est
qualifiée d’extensive car elle permet d’augmenter le nombre de guichets.
- L’optimisation du rapport client / point de vente : l’optimisation de ce rapport correspond à
une stratégie intensive en matière de distribution, il s’agit en effet d’arrêter l’arrosage en un
point de vente pour faire venir un nombre accru de clients aux agences.
- L’optimisation du rapport ressources / clients : afin d’optimiser ce rapport, une politique
marketing intensive dans les agences doit compléter la stratégie de distribution également
intensive, il ne s’agit plus de développer le nombre de clients mais davantage les ressources
que ces clients apportent.

 L’adéquation d’une stratégie basée marketing mix pour une entrée


réussie
Une stratégie marketing d'entreprise est une démarche d’étude et de réflexion dont le
but est de s'approcher au plus près de l’adéquation offre-demande. Cette démarche s'inscrit au
sein de la stratégie de l'entreprise.
Il s'agit pour l'entreprise de viser à augmenter le chiffre d'affaires, les parts de marché
et la permanence des clients par différenciation, motivation ou adaptation de l'offre solvable
augmentant ainsi les économies d'échelle.

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Dans ce cadre, le marketing stratégique, composante de la stratégie marketing, s'assure
auprès des autres fonctions clés de l'entreprise de la faisabilité de l'offre.
La stratégie marketing se confond souvent avec la stratégie d'entreprise notamment
dans les organisations faisant appel à un nombre restreint de métiers (de DAS) et négocie
ainsi directement l'optimisation des synergies (ou flexibilité) de l'organisation et
la rentabilité attendue par le service financier.
En fait, elle se résume souvent à l'élaboration d'un marketing-mix dont la cible
désignée est le client.
Le client est le centre d’intérêt de la banque participative, sa satisfaction est
primordiale. Partant de cette logique, nous estimons qu’une stratégie basée Marketing Mix
est adéquate afin d’assurer un lancement réussi des banques participatives dans le contexte
marocain, et ce compte tenu de plusieurs éléments :
 Cette stratégie réunit l’ensemble des éléments (4P) qui pourront influencer le
comportement du client ou sa décision d’achat des produits ;
 La politique produit permettra à la banque de se concentrer sur les produits agréés par
la loi des finances et d’innover de telle sorte que le client se retrouve dans l’obligation
d’y adhérer.
 La politique Prix poussera la banque à mieux réfléchir avant d’établir sa marge
bénéficiaire et fixer un prix imbattable pour maintenir son avantage concurrentiel ;
 La politique Communication présente une opportunité incontournable pour que la
banque innove et construise un incontestable « pack entrée » afin d’attirer les clients
potentiels, les satisfaire et les fidéliser.
 La politique Distribution n’est qu’un moyen pour que la banque répartisse ses agences
d’une façon à ce qu’elles soient proches de tous les citoyens et également, pour
qu’elles créent de nouvelles alternatives d’accès à ses services à travers des
innovations technologiques modernes.

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Chapitre 2 Etude de cas : ASSAFA BANK.
On va mettre l’accent dans cetteétude de cas sur le marketing mix pratiqué au sein de
ASSAFA BANK.

I. Vue d’ensemble sur ASSAFA BANK

Bank Assafa‫ بنك الصفاء‬est une banque participative universelle dédiée à la finance
islamique au Maroc. Lancée en 2017, Bank Assafa succède à Dar Assafaa Litamwil
filiale d’Attirariwafa bank dédiée à la commercialisation de la précédente génération de
produits islamiques, dits alternatifs, créée en 2010.

Voici quelques informations concernant cette banque :

Raison sociale Bank Assafa‫بنك الصفاء‬


Actionnaires Attijariwafa bank
Président du directoire Youssef BAGHDADI
Capital initial 350 millions de dirhams
Répartition du capital Attirariwafa bank 100%
Agrément de Bank Al-Maghrib 2017
Démarrage juillet 2017
Réseau d’agences vingtaine d’agences au démarrage
Site internet www.bankassafa.com

II. Le marketing mix pratiquée au sein de ASSAFA BANK


1) Les produits offerts :

On distingue deux types de produits chez cette banque : les comptes bancaires et les produits
de financement.

1-1) Compte bancaire

Ils sont en nombre de quatre et ils ciblentle large public : particulier – professionnel, au
Maroc et a l’étranger ainsi que les entreprises

1-1-1) ASSAFA HISSAB

Pour qui ? Les atouts

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Un compte de dépôts à vue qui - La date de valeur est exactement égale à
permet à son titulaire de disposer de la date d’opération à laquelle l’opération
différents moyens de paiement est enregistrée sur le compte.
(cartes, chèques, etc.) et d’effectuer
des opérations bancaires courantes Particuliers et - Exonération des frais de tenue de
(virements, prélèvements Professionnels compte.
automatiques, versements et retraits, résidents au Maroc
encaissement chèques et LCN, … - Le titulaire du compte peut souscrire à
etc.) toute une palette d’offre de produits et
services (Cartes, Banque à distance,…)

1-1-2) ASSAFA HIJRA

Pour qui ? Les atouts

- La date de valeur est exactement égale à


la date d’opération à laquelle l’opération
un compte de dépôts à vue qui est enregistrée sur le compte.
permet à son titulaire de disposer de
différents moyens de paiement Particuliers et - Exonération des frais de tenue de
(cartes, chèques, etc.) et d’effectuer Professionnels résidents compte.
des opérations bancaires courantes à l’étranger
(virements, prélèvements - Le titulaire du compte peut souscrire à
automatiques, versements et retraits, toute une palette d’offre de produits et
encaissement chèques et LCN,… services (Cartes, Banque à distance, …)
etc.)

1-1-3) ASSAFA MIHANI

Pour qui ? Les atouts

- La date de valeur est exactement égale à


la date d’opération à laquelle l’opération
Un compte courant qui permet à son est enregistrée sur le compte.
titulaire de disposer de différents
moyens de paiement (cartes, chèques, Entreprises et - Exonération des frais de tenue de
etc.) et d’effectuer des opérations Professionnels résidents compte.
bancaires courantes (virements, au Maroc
prélèvements automatiques, - Le titulaire du compte peut souscrire à
versements et retraits, encaissement toute une palette d’offre de produits et
chèques et LCN, … etc.) services (Cartes, Banque à distance, …)

1-1-4) ASSAFA TAWFIR

Pour qui ? Les atouts

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Est un compte à vue non rémunéré qui Particuliers et - La date de valeur est exactement égale
permet à son titulaire de préparer son Professionnels, Il peut à la date d’opération à laquelle
épargne. Le titulaire du compte également être ouvert l’opération est enregistrée sur le compte.
dispose d’une carte avec une capacité pour des enfants
de retrait de 1000 DH par jour. mineurs, avec - Exonération des frais de tenue de
autorisation des compte.
parents ou de leur
tuteur légal. - Le titulaire du compte peut souscrire à
toute une palette d’offre de produits et
services (Cartes, Banque à distance,…)

1-2) les produits de financement

Ils se divisent en financement pour l’immobilier et pour les autos, il s’agit de Mourabaha.

1-2-1) ASSAFA AKAR

1-2-1-1) ASSAFA SAKAN

ASSAFA SAKANE dite mourabaha sakane est un contrat par lequel la banque acquiert, à la
demande d’un client, un bien immobilier, en vue de le lui revendre moyennant une marge
bénéficiaire convenue et fixée d’avance. Le règlement par le client se fait par des mensualités
constantes sur une durée fixée d’avance.Il concerne :

 L’Acquisition d’un logement neuf ou ancien à usage d’habitation


 L’Acquisition d’un terrain destiné à la construction d’un logement à usage
d’habitation
 Avec possibilité d’intégration de l’ensemble des frais de transactions dans le
financement

Ce produit est destiné auxParticuliers & professionnels (Fonctionnaires, Salariés, Professions


libérales, entrepreneurs, Commerçants, MRE), bancarisés au Maroc.

1-2-1-2) ASSAFA BINA

ASSAFA BINAA dite mourabaha binaa est un contrat par lequel la banque acquiert, à la
demande d’un client, des matériaux et des équipements pour construction d’un bien
immobilier, en vue de les lui revendre moyennant une marge bénéficiaire convenue et fixée
d’avance. Le règlement par le client se fait par des mensualités constantes sur une durée fixée
d’avance.

Il concerne :

 L’acquisition des matériaux et des équipements pour construction d’un bien


immobilier à usage d’habitation ou professionnel.
 L’acquisition des matériaux et des équipements pour construction des biens
immobiliers dans le cadre de la promotion immobilière.

Il est dédié auxPersonnes morales ainsi que Particuliers & professionnels (Fonctionnaires,
Salariés, Professions libérales, Entrepreneurs, Commerçants, MRE), bancarisés au Maroc.
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1-2-1-3) ASSAFA AKAR MIHANI

ASSAFA AKAR MIHANI dite mourabaha pour local commercial ou professionnel, est un
contrat par lequel la banque acquiert, à la demande d’un client, un bien immobilier ou terrain
à usage professionnel, en vue de le lui revendre moyennant une marge bénéficiaire convenue
et fixée d’avance.

Le financement peut couvrir également tous les frais des 2 transactions.

Le règlement par le client se fait par des mensualités constantes sur une durée fixée d’avance.

Pour l’acquisition du terrain destiné à la promotion immobilière :

Le règlement par le client se fait à la fin de la 1ère année et / ou au fur à mesure des avances
sur réservations des biens (appartement ou lot de terrain).

Ce produit répond aux besoinsdesPersonnes morales ainsi que Particuliers & professionnels
(Fonctionnaires, Salariés, Professions libérales, Entrepreneurs, Commerçants, MRE),
bancarisés au Maroc.

1-2-2) ASSAFA SAYARAT

Par l’intermédiaire d’un contrat ASSAFA SAYARAT dite mourabaha sayara, Bank
Assafa acquiert, à votre demande, un véhicule neuf en vue de vous le revendre
moyennant une marge bénéficiaire convenue d’avance. Le règlement se fait alors par
redevance constante sur une durée fixée à l’avance.

- Il est destiné aux particuliers et professionnels souhaitant acquérir un véhicule neuf ;

- Personnes âgées au minimum de 18 ans révolus à la 1ère redevance et au maximum de 60 ans


à la dernière redevance ;

3) Le prix :

Une étude du cabinet Al Maâli réalisé en mai 2017 a montré que le prix des produits
participatifs sont élevés, ce d’où la réaction du président du directoire du groupe Youssef
Baghdadi qui estime que les prix de Bank Assafa sont compétitifs.

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« Il n’est pas logique de comparer les prix des banques classiques et ceux des banques
participatives. Le process de gestion des deux types de banques n’est pas du tout le même. Le
process de gestion de la banque participative est unique ; dans le sens où on ne facture au
client que ce qui est prévu par le contrat initial. Tous les frais de retard, de recouvrement ou
autres accessoires, ne trouvent pas leur place dans la facturation des organismes participatifs

».

3) Distribution

Bank Assafa dispose à présent du réseau de distribution le plus large parmi les banques
participatives au royaume. Elle devra compter 40 agences d’ici la fin de l’an 2018. La banque
dispose également de deux agences mobiles, mobile banking et Internet banking (Assafa Net
et Assafa Mobile) et un Centre de Relation Clientèle disponible 6/7j

Ville Nombre des agences


Casablanca 6
Rabat 3
Tanger 2
Fès 2
Tamara 1
Dakhla 1
Beni-Mellal 1
Berkane 1
Nador 1
Agadir 1
Laayoune 1
Meknès 1
Marrakech 1
Oujda 1
Sale 1
Tétouan 1
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4) Communication

La vision de la banque est fondée sur les cinq valeurs suivantes : Confiance, Dévouement,
Innovation, Intégrité et Transparence. Bank Assafa mise sur la communication en utilisant
tous les supports possibles : La télévision, la radio, la publicité sur le web, la presse,
affichages tous formats pour que les produits atteignent le maximum du public et de faire
connaitre de plus en plus ces nouvelles formes de financement éthiques et conforme à la
sharia.

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Conclusion
Pour conclure, nous recommandons aux banques participatives, d’adopter une stratégie
basée marketing mix afin de bien étudier les attentes de la population marocaine en termes de
financement et pouvoir proposer des produits et services financiers participatifs créateur de
valeur et apporteurs de solutions réelles aux exigences de la cible. Les principaux défis devant
la banque participative au Maroc, se manifestent en ses capacités à innover des produits
conformes à la Charia , bien présentés afin de combler le manque de financement engendré
par l’inadéquation des offres proposées aux préceptes religieux et également par des raisons
relatives aux coûts des opérations de crédit.
En définitive, et en comparaison à ses voisins, le Maroc a peut-être pris quelques
années de retard pour développer son secteur bancaire participatif. Toutefois, avec tous les
atouts qu’il possède et le marché potentiel qu’il présente, il pourrait très vite revendiquer le
statut du hub financier islamique, non seulement au Maghreb, mais sur tout le continent
africain.

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