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Le mortier

Utilisé pour la réalisation de joints, d’enduits, de chapes et divers travaux de


scellement, de reprise et de rebouchage, le mortier se distingue du béton car il
ne comporte pas de gravier.
Mortier de chaux
Le mortier de chaux est un mélange de chaux, de sable et d’eau. Il est plus
souple, plus facile d’emploi et durcit plus lentement que le mortier de ciment.
Mais il n’est pas imperméable. Il est surtout utilisé pour réaliser des enduits
muraux et des finitions.
Mortier bâtard
Le mortier bâtard associe la chaux et le ciment, additionnés de sable et d’eau. Il
est idéal pour l’assemblage de briques, pour des enduits décoratifs ou pour les
travaux de couverture (scellement de tuiles, solin, rives). La présence de la
chaux rend le mélange souple, mais la teneur en ciment permet une prise assez
rapide.
Mortier de ciment
Le mortier de ciment est un mélange de ciment (type Portland) , de sable et
d’eau. Il peut être à base de ciment gris, de ciment blanc ou de ciment prompt,
éventuellement complété par des adjuvants. On l’utilise dans les travaux les
plus courants.
Le mortier de ciment est le plus répandu. Il demande un temps de séchage de
trois à quatre semaines pour un durcissement complet.

 CPJ35 ,résulte du mélange de clinker en quantité au moins égale


à 65% et d'autres constituants tels que laitiers, cendres volantes,
pouzzolanes ou fillers (un ou plusieurs) dont le total ne dépasse
pas 35%. conviennent bien pour les travaux de maçonnerie

Sable fin ou gros?


Le maçon opte traditionnellement pour du sable fin. Mais le sable fin,
et surtout le sable argileux (sable jaune gras), exige un dosage plus
élevé en eau, et par conséquent aussi en ciment. Ce qui augmente la
sensibilité au retrait. De plus, les particules argileuses absorbent
beaucoup d'eau, rendant ainsi le mortier durci plus sensible au gel. Le
sable jaune gras réduira en outre l’adhérence. C’est pourquoi son
utilisation est déconseillée.
Du sable moyen à gros (Dmax = 2 mm) permettra de réaliser un
mortier correctement ouvrable. Celui-ci exigera moins de ciment,
tout en garantissant une bonne résistance mécanique. De plus, le
mortier présentera un retrait limité et la présence d'une quantité
réduite de matériaux fins ou d'adjuvants empêchera le ‘ressuage’ de
l'eau de gâchage.
Conseil: Lors de la livraison de sable sur chantier, demandez une
attestation de la composition et de la granulométrie de celui-ci.

Eau
L’eau de gâchage revêt deux fonctions dans le mortier de
maçonnerie:
 Hydratation du liant, assure le durcissement
 Utilité temporaire: améliore l’ouvrabilité du mortier (s’évapore
après la mise en œuvre)
N’ajoutez pas trop d’eau
Une trop grande quantité d’eau de gâchage rendra le mortier plus
poreux, mais aussi moins résistant et plus sensible au gel ainsi qu’aux
substances agressives. Le mortier sera davantage sujet au retrait et
durcira beaucoup plus lentement. C’est pourquoi, dans les mortiers
modernes, la contribution de l’eau à l’ouvrabilité sera remplacée par
l'utilisation contrôlée d’adjuvants.
Le facteur eau-ciment (facteur E/C) revêt une grande importance.
D’autre part, l’eau ne doit pas être extraite trop rapidement du
mortier. L’absorption d’eau initiale des blocs pour murs intérieurs
joue ici un rôle. En été, il pourra ainsi être conseillé d’humidifier les
éléments de maçonnerie en terre cuite.
o Utilisez uniquement de l’eau propre
L’eau impropre ou l’eau de puits pourra avoir des influences très
néfastes sur la qualité du mortier de maçonnerie. Cela pourra aussi
entraîner la formation d’efflorescences sur l’ouvrage de maçonnerie.
L’eau de gâchage pour mortier de maçonnerie doit être conforme
aux dispositions de la norme NBN EN 1008. On utilisera
habituellement de l’eau de distribution.
Les 4 étapes pour bien préparer son mortier :
 verser des granulats et du ciment dans un contenant Dans un
contenant, verser les granulats (sable) et le liant (ici du ciment).
L'auge doit être bien nettoyée.

 Mélanger soigneusement à sec le ciment et le sable à


maçonner.
 Réaliser un cratère au milieu et y verser progressivement
de l’eau claire.

 Malaxer à la pelle ou à la truelle jusqu’à obtenir une


consistance pâteuse. Pour obtenir la consistance voulue,
rajouter ciment, sable ou gravier dans les proportions
utiles.
Dosage correct du ciment
 Une quantité trop faible de ciment entraînera un mortier
poreux et non-lié ,
 Un surdosage du ciment entraînera un mortier fortement sujet
au retrait et non-adhérent

ESSAI DE FLEXION ET DE COMPRESSION (


Echantillon
Trois éprouvettes prismatiques avec des dimensions 160 mm x 40
mm x 40 mm.
Préparation et conditionnement des éprouvettes
La préparation et la cure dépendent du type de mortier :
• Mortiers avec liants hydrauliques et mortiers à base de
chaux aérienne/ciment avec une masse de chaux
aérienne ≤ 50% de la masse totale de liant:
- Le moule est rempli en 2 couches +/- égales et chaque couche étant
compactée par 25 coups de dame.
- L’excédent de mortier est éliminé à l’aide d’un couteau à araser,
afin d’obtenir une surface de mortier plane et de niveau avec le bord
supérieur du moule
- Le stockage: voir tableau ci-dessous

Mode opératoire
Essai de flexion:
Les prismes sont positionnés sur les rouleaux supports. Une charge
est appliquée à une vitesse comprise entre 10 et 50 N/s de telle sorte
que la rupture se produits au bout de 30 à 90 s.
Essai de compression:
Les demi-prismes obtenus sont alors testés à la compression. Une
charge est appliquée à une vitesse comprise entre 50 et 500 N/s de
telle sorte que la rupture se produits au bout de 30 à 90 s.
Expression des résultats


f : la résistance à la flexion [N/mm²]
b : et d la largeur et l’épaisseur [mm]
F : la charge maximale appliquée en flexion [N]
L : la distance entre axes des rouleaux porteurs [mm]
La résistance à la flexion est calculée à 0.05 N/mm² près et la
moyenne des trois résultats obtenus est enregistrée à 0.1 N/mm²
près.


R :la résistance à la compression [N/mm²]
Fc : la charge maximale appliquée en compression [N]
A : la section transversale [mm²]
La résistance à la compression est calculée à 0.05 N/mm² près et la
moyenne des six résultats obtenus est enregistrée à 0.1 N/mm² près.
Résistance à la compression des éléments de
maçonnerie – NF EN 772-1
La résistance en compression est une propriété mécanique qui correspond à la
capacité maximale admissible par une pierre naturelle lorsque celle-ci est
soumise à une charge d’écrasement.
Il apparaît évident que cette caractéristique soit déterminée
expérimentalement dès lors que la pierre se destine à être employée dans une
application structurale en tant qu’élément porteur.

Principe et méthode d’essai :

Dix éprouvettes sont nécessaires pour la conduite de cet essai. Selon la NF B10-601, les
échantillons doivent être des cubes de 10 x 10 x 10 cm. Les échantillons sont préalablement
séchés à l’air conformément au mode opératoire suivant :
stocker les éprouvettes pendant au moins 14 jours dans le laboratoire à une température ≥
15 °C et une humidité relative ≤ 65 %.
Il est permis de soumettre les éprouvettes aux essais avant 14 jours si une masse constante a
été atteinte.
Les éprouvettes, après préparation mécanique des surfaces ou, si nécessaire, après
surfaçage, sont disposées au centre du plateau d’une presse mécanique. Utiliser toute
vitesse d’application de la charge adaptée puis, à environ la moitié de la charge maximale
escomptée, ajuster la vitesse de telle manière que la charge maximale soit atteinte au
minimum en 1 min environ. Le Tableau 1 est donné à titre de guide pour le choix de la
vitesse appropriée pour l’application de la charge.

Résistance à la Vitesse d’application de la


compression prévue charge (N/mm2)/s
(N/mm2)

< 10 0.05

11 à 20 0.15

21 à 40 0.3
Tableau 1 : Vitesse d’application de
la 41 à 80 0.6 charge
> 80 1.0

La résistance en compression (Rc) est


définie comme le rapport entre la charge maximale atteinte et la surface de l’éprouvette soumise à la
charge, selon la formule suivante :

Rc : résistance à la compression, en MPa (équivalent à N/mm²) ;

F : charge maximale atteinte, en N ;

A : surface de l’éprouvette soumise à la charge, en mm²