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THEORIES DES

RELATIONS INTERNATIONALES

Dr. John GODONOU DOSSOU, Intl. Rel., Fmr. Dean/Fac.; Political Sci-
entist; Strategic and Defence Analyst, AU Snr. Officer, Expert /Post-
Conflict Reconstruction & Development; ITRIPS’ Executive Director
Lecturer UAC/ENAM/EPAC /Researcher to Staff Colleges, Defense
Academies, Academician of War Studies/Conflict Analyst, Consultant
With UN/REC's; Senior Lecturer/ Researcher: Universities/ De-
fense/Staff Colleges / High Police Academies; Peace /Security Tel.:
+211(0)911983638/0123813116; 0929186873; +211(0)955194941
+ 24103120394, +22995796919/22921363534
Web: www.operationspaix.net/GODONOU-DOSSOU-John-Dr, www.peaceresearch.org;
E-mail: peaceresearch4@yahoo.fr; www.africa-union.org

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COURS SEMESTRIEL 30 heures X 2
DESTINATAIRES: ETUDIANTS, DIPLOMATES, PARLEMENTAIRES, AGENTS DE LA FONCTION
PUBLIQUE INTERNATIONALE, OFFICIERS D’ETAT-MAJOR DES ARMEES

OBJECTIFS

Le cours de Théorie des Relations Internationales (RI) poursuit un objectif global et des objectifs spécifiques.
Les Relations Internationales satisfont-elles aux critères généraux de toute science? Ont-elles un objet et une
méthode? L’objet, c’est ce par quoi la discipline scientifique se définit, se constitue, son champ de connaissan-
ce; quant à la méthode, elle renvoie à la démarche suivie pour construire la vérité scientifique.

Le cours a pour ambition de présenter autant l'objet matériel que l'objet formel des relations internationales. La
partie théorique du cours examine les contributions de plusieurs penseurs et de leurs Ecoles dans des relations
internationales par une étude des textes fondamentaux et des idées contemporaines sur leur interprétation ou
pertinence. Les matières d’enseignement incluent l'émergence et l’apparition de différents éléments de la
pensée réaliste et tous ses paradigmes, "la société internationale", la doctrine libérale, le réalisme, le marxisme,
le courant transnationaliste et ses différentes écoles, et les problèmes de la guerre et de la paix. L'exposé des
paradigmes, théories et approches s'organise autour de trois ensembles, à savoir les acteurs (étatiques et non
étatiques), la nature de leurs interactions ou stratégies (coopératives ou compétitives) et, enfin, le cadre
(structures, normes, institutions) dans lequel celles-ci se déploient. Les explications couvriront les thèses des
auteurs tels que Thomas Hobbes, Hugo Grotius, Emmanuel Kant, E.H. Carr, Karl Marx, Hans Morgenthau,
Raymond ARON, Robert O. KEOHANE et Joseph NYE, etc.

Tout au long du cours, une attention particulière est consacrée à la mobilisation pratique des concepts. Les
exemples sont tirés tant de l’histoire diplomatique que de la politique internationale contemporaine. Le cours de
«Théorie des relations internationales» a pour objectif de familiariser les étudiants avec les approches théori-
ques des relations internationales. Il consiste en un état de l’art de la discipline, abordée à travers ses principa-
les approches et secteurs thématiques.

Le cours ne tranche pas le débat sur les différents apports théoriques et systémiques. Il s’agit seulement de
dresser un inventaire des recherches poursuivies depuis que les relations internationales se sont constituées en
discipline autonome, de dégager les lignes de force séparant les différents courants, d’étudier les évolutions à
l’intérieur d’une même école de pensée pour, peut être, parvenir à suggérer d’éventuelles passerelles entre des
travaux plus complémentaires que véritablement concurrents.

Le centre d’intérêt porte sur et le contexte et les idées. Le cours examinera également des interprétations
récentes et la pertinence contemporaine de différentes "traditions" ou Ecoles de pensée au regard de la
politique internationale.

Le cours s’appuie sur notre Cahier de Théories des relations internationales. La lecture d’autres ouvrages
de théories des RI est fortement recommandée. La meilleure façon d’aborder les théories des relations interna-
tionales consiste à commencer par des manuels établissant un lien entre les théories et les grands problèmes
internationaux contemporains (Voir notamment la bibliographie).

PLAN
INTRODUCTION
Définitions
Théorie des relations internationales/ Théories générales/ Théories partielles/
Paradigme
Ecole de pensée
Théorie des systèmes: Définition et Historique
Les spécificités de l’approche eastonnienne

CHAPITRE 1 LA PROBLEMATIQUE CONCEPTUELLE EN RELATIONS INTERNATIONALES


SECTION 1 L’OBJET DES RELATIONS INTERNATIONALES
SECTION 2 LA PROBLEMATIQUE CONCEPTUELLE ET REPERAGE DE L’OBJET EN
RELATIONS INTERNATIONALES
Paragraphe 1. Le repérage de l’objet de la science des relations internationales
Paragraphe 2. Les rapports entre le droit international et la science des relations internationales
SECTION 3 LES PARADIGMES DE LA SOCIETE INTERNATIONALE
Le paradigme du Temps Mondial
Le paradigme du choc des civilisations
Le paradigme de «l’ordre mondial relâché» et «du monde privé de sens»

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CHAPITRE 2 LA PROBLEMATIQUE THEORIQUE DES RELATIONS INTERNATIONALES
SECTION 1 LES THEORIES GENERALES DES RELATIONS INTERNATIONALES
Paragraphe 1. Le réalisme
a. Le paradigme de l’état de nature
b. Le paradigme de la puissance
c. Le paradigme de l’intérêt
Paragraphe 2 Les conséquences du réalisme
a. la centralité de l’Etat
b. Le réalisme pessimiste
c. La triade: Etat-Violence-Anarchie
Paragraphe 3 La reformulation du réalisme: le néo-réalisme
a. La remise en cause du réalisme
b. L’école du déclin
Paragraphe 4 Le marxisme-léninisme
Paragraphe 5 Le courant transnationaliste
* le fonctionnalisme;
* l’Ecole de l’interdépendance complexe;
* l’Ecole du mondialisme;
L’obsolescence des théories classiques
SECTION 2 LES THEORIES PARTIELLES DES RELATIONS INTERNATIONALES
Paragraphe 1 Théorie de la prise de décision dans les relations internationales
Paragraphe 2 Les théories sur les acteurs internationaux
Paragraphe 3 Théorie sur les interactions dans le cadre des systèmes Internationaux
CHAPITRE 3 APPROCHE THEORIQUE DES ORGANISATIONS INTERNATIONALES
Section 1 Méthodes ou approches descriptives
Section 2 Méthodes ou approches analytiques
Section 3 Théorie des systèmes des Organisations Internationales
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE

SYNTHÈSE DE THÉORIES DES RELATIONS INTERNATIONALES

La discipline académique des Relations internationales est une branche de la science politique qui s'intéresse
à tous les phénomènes politiques susceptibles de dépasser les frontières d'un État. Elle concerne les relations
entre les États au sein du système international, le rôle des organisations intergouvernementales, des organisa-
tions non gouvernementales et des acteurs transnationaux, notamment économiques (firmes multinationales).

Les Relations internationales sont un domaine de recherche académique mais peuvent servir à la formulation
des politiques étrangères. Elles empruntent à de nombreuses autres disciplines: anthropologie et anthropologie
culturelle, droit, économie, géographie, histoire, psychologie, sociologie L'agenda de recherche est extrême-
ment vaste (ce qui pose un problème fondamental de définition des limites de la discipline): mondialisation et
souveraineté de l’État, rôle des organisations internationales, développement économique, crime organisé,
prolifération nucléaire, enjeux écologiques, terrorisme, droits de l'homme, etc.

L'apparition de la discipline Le besoin de développer une étude scientifique de la politique internationale est
apparu comme une nécessité au lendemain de la Première Guerre mondiale: il s'agissait de comprendre
comment un conflit si dévastateur avait pu éclater, afin d'éviter de futurs conflits de grande ampleur. Une série
d'institutions furent alors mises en place, suivant les préceptes d'une nouvelle morale internationale dont
l'exemple est incarné par le discours des «14 points» du président Woodrow Wilson (8 janvier 1918): dévelop-
pement du droit international pour favoriser la résolution pacifique des différends; mise en place d'organisations
internationales; construction d'une nouvelle moralité internationale en faveur de la paix; promotion de la démo-
cratie et du libre-échange.

En dépit du volontarisme de leurs promoteurs, ces institutions n'ont pas réellement fonctionné. La Société des
Nations, en particulier, a été handicapée par le refus du Congrès américain à l'adhésion des États-Unis; le
Pacte Briand-Kellogg, bannissant l'emploi de la force dans les relations internationales, était bien trop ambi-
tieux. L'échec de la «SDN» a été consommé par l'invasion de l'Éthiopie par l'Italie de Mussolini. En somme, le
système de sécurité collective mis en place par la SDN était condamné à échouer: les États étaient obligés
d'accepter certaines règles dans la conduite de leur politique étrangère; mais ces règles très contraignantes
ignoraient les situations où la rationalité même pouvait pousser les États à violer le statu quo: la Seconde
Guerre mondiale qui éclate en 1939 est la preuve empirique de l'échec de l'idéalisme wilsonien.

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Le Réalisme (aujourd'hui, réalisme «classique») apparaît au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Plus
qu'un corpus cohérent, il s'agit d'une approche qui considère que la séparation entre la politique et l'éthique est
indispensable à la compréhension des phénomènes internationaux. Mais les auteurs qui représentent ce
courant (Carr, Morgenthau) ont en commun le rejet de l'idéalisme, qui a été incapable d'anticiper et d'expliquer
la répétition des conflits mondiaux.

L'École anglaise est un courant de pensée en relations internationales. Elle est représentée par des auteurs
comme Martin Wight, Hedley Bull, David Mitrany ou encore John Burton. L'École anglaise envisage les rela-
tions internationales comme un faisceau complexe de relations entre les États, qui forme une «société interna-
tionale» (et pas seulement un «système interétatique»). Par contraste avec la théorie réaliste qui postule un
état de nature international au sens «hobbesien» du terme («la guerre de tous contre tous»), l'École Anglaise
adopte une conception «lockienne» (l'état de nature comme état d'égalité mais absence d'un juge impartial).
L'école anglaise conçoit les relations internationales comme une société sans État.

Cette société peut être déduite des principales institutions qui régulent les relations internationales: la guerre,
les «grandes puissances», la diplomatie, l'équilibre de la puissance (balance of power), et surtout la reconnais-
sance mutuelle par les États de leur souveraineté.

La science politique est une discipline relativement récente, dont certains datent l'émergence (du moins en ce
ème
qui concerne la science politique moderne), au XVI siècle avec Nicolas Machiavel (séparation de la morale
et de la politique). Déjà, dans l'Antiquité, il existe des formes d'organisations politiques, la polis (dont est issu le
mot politique, qui signifie cité) dans la démocratie grecque, la Res Publica (chose publique) qui instaure l'égalité
de tous quant aux droits politiques dans la Rome antique, à l'exception des esclaves. Une curiosité hexagonale,
dans le grand public, est que Nicolas Machiavel, inventeur du genre littéraire du "récit de voyage", soit connu
comme homme politique et que Michel de Montaigne, homme politique, soit connu comme inventeur du genre
littéraire des "Essais".

Dans la Pensée chinoise de Marcel Granet, l'art politique datait des «écoles confucéennes». L'Administration
publique chinoise est la plus ancienne, le «mandarinat», a commencé à cette époque. En Europe, la politologie
est à la conjonction du Droit, de la Sociologie et de la Psychologie.

L'anglophonie distingue en political scientist et political analyst pour les pratiquants à deux niveaux distincts,
politics et policies, respectivement. Auparavant la formation en science politique se faisait dans une Faculté de
Droit. Un État commence par des articles de Droit constitutionnel. La formation en "Économie politique" se
donnait aussi en Droit, là où Vo Nguyen Giap avait eu son doctorat en économie politique, avant de devenir
Général, sur le terrain, après avoir gagné des batailles. La politologie se ramifie en trois grandes branches
administration publique, relations internationales, études militaires et stratégiques.

Mais ce n'est véritablement qu'au milieu du 19ème siècle que naissent les sciences sociales et parmi elles la
science politique, surtout grâce aux changements engendrés par l'ère industrielle et l'industrialisation. Cette
industrialisation influe sur les sciences sociales (nouvelles catégories sociales, patronat, travailleurs) et le
développement de moyens de communication et de transport. C'est aussi la fin des grandes explorations, on
cherche davantage à comprendre le monde et son fonctionnement. On assiste à l'essor de l'individualisme, et
par réaction à celui-ci, à la montée des nationalismes. Changement important: la main divine est supplantée par
le scientisme; jusque là, les savants devaient connaître toutes les disciplines, mais en raison de la multiplicité
des nouvelles disciplines, chaque scientifique peut dorénavant se consacrer à sa seule discipline.

Il s'opère une scission de l'économie et de la politique. L'État acquiert au fil du temps de nouvelles compéten-
ces, d'où un développement de l'administration pour le soutenir. Comme l'ensemble des sciences sociales, la
science politique cherche à connaître le fonctionnement de la société et tente d'apporter des solutions par la
multiplication des études.
ème
Au XX siècle Pendant que la science politique évolue aux États-Unis, il y a stagnation en Europe durant
l'entre-deux guerres, sans doute parce que certains pays passent sous le joug de régimes autoritaires. Le
développement aux États-Unis est stimulé par l'absence de contraintes et par la venue d'un certain nombre de
scientifiques réfugiés (allemands, anglais, italiens, autrichiens).

Dès 1945, la science politique entre dans une nouvelle phase de son développement, il y a accord sur toute
une série d'objets d'étude qui forment le champ de la science politique, il y a une revendication commune de
l'expression «Science Politique», émergence de vecteurs de distribution des résultats des recherches. Selon
Philippe Braud, la science politique recouvre la théorie politique, la sociologie politique, la science administrati-
ve, les relations internationales. D'autres y ajoutent les études stratégiques. Selon Maurice Duverger, la science
politique n'est constituée que par la sociologie politique.

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CHAPITRE 1 LA PROBLEMATIQUE CONCEPTUELLE EN RELATIONS
INTERNATIONALES

En tant que discipline scientifique et activité sociale, les relations internationales bénéficient d’une
audience croissante: la médiatisation instantanée des événements, l’interaction prononcée entre le
dedans et le dehors, la professionnalisation par un corps de spécialistes des sciences sociales
ayant constitué les relations internationales en objet de savoir distinct, en fonds de commerce
expliquent, dans une certaine mesure, le succès mondain des relations internationales. En tant
qu’activité sociale, les relations internationales embrassent pratiquement tous les domaines de la
vie humaine: le sida à travers l’amour, la naissance à travers la croissance démographique, la
technologie, etc. sont devenus des objets de coopération internationale. En tant que discipline
scientifique, les relations internationales ont reçu une plus grande consécration universitaire à
travers la création des chaires des relations internationales, les Revues spécialisées (Foreign
Affairs, etc), les Instituts de Relations Internationales I.R.I.C., I.R.I.S., I.H.E.G., Diplômes, etc.

SECTION 1 L’OBJET DES RELATIONS INTERNATIONALES

Alors que l’étude des relations internationales comme discipline fait son apparition après la 1ère
Guerre Mondiale (Harvard and Columbia Universities), apparaissant alors comme une science
sociale américaine, les Relations Internationales sont en passe d’universalisation, Edwards CARR,
The Twenty Years Crisis, 1919-1939, Londres, Macmillan, 1956, Jacques HUNTZINGER, Intro-
duction aux Relations Internationales, Paris, Seuil, 1987. Ainsi donc, le terme «Relations Interna-
tionales» désigne à la fois une activité sociale et une discipline scientifique. On peut utiliser le
terme «Relations Internationales» pour rendre compte en même temps, d’une part, des opérations
de maintien de la paix des Nations Unies, de l’engagement de la responsabilité internationale de
l’Etat suite à une action ou omission (Décision de la C.I.J. du 24 mai 1980 sur l’Affaire des Person-
nels diplomatique et consulaire des Etats-Unis à Téhéran), de l’engagement de la responsabilité
des personnes agissant au nom de l’Etat (Accord de Londres du 8/8/1945 portant statut du Tribu-
nal de Nuremberg chargé de juger les grands criminels de guerre allemands et, récemment, les
criminels de la guerre de Yougoslavie et du Rwanda), et d’autre part, de la théorie des régimes
internationaux (ouvrages de ORAN Young et de Raymond ARON. Autrement dit, la bifonctionnalité
du terme «Relations Internationales» marque la relation incestueuse qui existe entre le fait, la
pratique et la réflexion scientifique sur le fait, sur la pratique ex: Relations Internationales en tant
qu’activité sociale: UNIMOZ; pratique: activité scientifique: comment UNIMOZ fonctionne. Ce qui
importe dès lors est de tracer la ligne de démarcation entre le fait et la réflexion.

Ici, par Relations Internationales, il faut entendre la discipline scientifique. Ce qui nous préoccupe
est la science des Relations Internationales; la connaissance objective et positive du secteur de
l’activité sociale qui relève des Relations Internationales, c’est-à-dire la guerre, la paix, le flux des
échanges, des migrations, la recherche. En d’autres termes, il s’agit des Relations Internationales
en tant que science sociale autonome. Parler des Relations Internationales en tant que science
sociale autonome, c’est se situer sur le terrain de l’analyse savante. Il existe d’autres approches,
démarches et lectures des Relations Internationales qui ne sont pas scientifiques. Elles ont,
suivant l’expression de Philippe BRAUD, une logique fondatrice différente. La lecture des Rela-
tions Internationales par les hommes d’Etat, les politiques impliqués dans la défense d’une cause
vise à la justification de l’action, d’où la valorisation des faits par des éléments qui renforcent leur
point de vue. La lecture des Relations Internationales par les philosophes et les prophètes est
dominée par la question des valeurs: qu’est-ce qu’un bon Gouvernement? Comment envisager la
paix perpétuelle entre les nations? Emmanuel KANT. L’éthique est au centre des Relations Inter-
nationales.

La lecture médiatique des Relations Internationales est dominée par la préoccupation de captiver
l’attention du lecteur, de l’auditeur ou du spectateur. La lecture, l’analyse et l’interprétation doivent
être attractives, séduisantes et facilement compréhensives. Il s’ensuit une simplification qui ne va
pas sans travestissement de la réalité. Par contre, la lecture scientifique des Relations Internatio-
nales est spécifique, sa logique fondatrice est l’élucidation. Elle ne sert ni les bons sentiments, ni
les justes causes. Il s’agit d’une entreprise positive permettant de comprendre, d’expliquer,
d’interpréter en dissipant les fausses apparences, en ébranlant les illusions. Ce qui est en jeu est
la connaissance scientifique des Relations Internationales.

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Dès lors, se pose le problème suivant: les Relations Internationales satisfont-elles aux critères
généraux de toute science? Ont-elles un objet et une méthode? L’objet, c’est ce par quoi la disci-
pline scientifique se définit, se constitue, son champ de connaissance; quant à la méthode, elle
renvoie à la démarche suivie pour construire la vérité scientifique. Somme toute, il s’agit d’un
questionnement fondamental car toute science sans objet est vide, de même toute discipline sans
méthode est aveugle. Ainsi donc, pour introduire la science des Relations Internationales, il
convient d’envisager, tour à tour, l’objet et la méthode.

SECTION 2 PROBLEMATIQUE CONCEPTUELLE ET REPERAGE DE L’OBJET EN


RELATIONS INTERNATIONALES

En tant que science normale, au sens de Thomas KUHN, c’est-à-dire une recherche solidement
fondée sur un ou plusieurs accomplissements scientifiques passés, considérés comme pouvant
fournir le point de départ à d’autres travaux, les Relations Internationales se caractérisent par un
objet et le paradigme de la Société internationale.

Suivant qu’on se reporte à Jacques HUNTZINGER (Introduction aux Relations Internationales,


page 10), selon lequel les Relations Internationales ont pour objet l’étude scientifique de la vie
internationale, ou à Daniel COLARD qui considère que l’étude scientifique des Relations Interna-
tionales consiste à examiner positivement et globalement les phénomènes internationaux, à mettre
en lumière les liens de causalité et les facteurs déterminants de la révolution et à tenter d’en
formuler une théorie intelligible, il reste que la ou les caractéristique(s) du fait ou phénomène
international sont à préciser.

Forgée à la fin du 18ème siècle par l’Anglais Jerry BENTHAM, l’expression ‘’international’’ est
sujette à des usages et à des investigations variés. Elle recouvre des situations très différentes les
unes des autres: les relations diplomatiques entre Etats, les relations entre partis politiques ou
organisations situées dans des Etats différents, les guerres civiles (Liberia, Somalie, Angola, etc.),
l’enlèvement d’un touriste de l’Etat A par le terroriste dans un Etat B. Bref, l’expression ‘’internatio-
nal’’ a une géométrie variable. De la même manière, en sociologie politique, la définition de l’objet
politique pose problème, notamment à travers la querelle entre les partisans de la thèse de l’Etat
et ceux de la thèse du pouvoir.

En Relations Internationales, la définition du fait ‘’international’’ n’est pas évidente. La définition


classique assimile Relations Internationales et Relations diplomatiques ou interétatiques. C’est une
approche qui privilégie le rôle des Etats, de la diplomatie, de la paix et de la guerre dans la vie
internationale. Elle minore et ignore l’importance des activités économiques, de l’idéologie, de la
culture, etc. La première école est soutenue par Raymond ARON. C’est autour du rôle prééminent
et prépondérant de l’Etat en tant que centre autonome de décision que Raymond ARON bâtit sa
théorie politique des Relations Internationales (Stephen LAUNAY, La pensée politique de
Raymond ARON, Paris, Presses Univ. de France, 1995). D’autres auteurs, tel que Marcel MERLE,
tout en prenant en considération l’extension du champ des Relations Internationales à l’économie,
à l’idéologie, à la culture, aux migrations, etc., définissent l’‘’international’’ à partir de l’Etat vers
l’Etat.

Selon Marcel MERLE, «le monde est divisé entre Etats et constitué par la juxtaposition de ces
Etats. Par conséquent, aussi longtemps que l’Etat subsiste et son existence est matérialisée sur le
terrain par la frontière, les Relations Internationales ne peuvent se définir que par rapport à lui»,
Sociologie des Relations Internationales, Paris, Ed. Dalloz, 1974, page 10.

Sous cette optique, la définition appropriée des Relations Internationales est celle qui a comme
critère de spécificité la frontière. «Seront donc qualifiés de Relations Internationales les flux qui
traversent ou même tendent de traverser les frontières». Cette définition rejoint celle de
ROSEMBAUM Naomi qui pense que «les Relations Internationales peuvent être définies en terme
de frontières qu’elles transgressent». Parmi les flux qui traversent ou tendent de traverser la
frontière, on peut citer les Relations interétatiques, les rapports entre individus ou groupes
d’individus situés de part et d’autre des frontières. Les flux sont de nature politiques, économiques,
démographiques, culturels, touristiques. Cette approche a le mérite d’aller au-delà du cadre étriqué
de l’interétatisme. Toutefois, l’international demeure appréhendé à partir du territoire. Selon
Marcel MERLE, si l’on perd l’ancrage territorial, le territoire comme champ d’action sur lequel

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s’entrecroisent toutes les autres influences, l’international devient un magma confus et indescripti-
ble, (Article: Un système international sans territoire, Communication, Colloque L’international sans
territoire, Association Française de Science Politique, 16-17 mars, 1995).

L’international est un référent équivoque qui recouvre des situations très différentes les unes des
autres: les relations diplomatiques entre Etats, mais aussi les rapports qui peuvent exister entre
personnes privées ayant des nationalités différentes engagées dans les relations internationales,
des entreprises. Les relations internationales vont au-delà des relations formelles entre Etats.
C’est en ce sens que James ROSENAU parle de l’existence d’un «continuum transnational».
L’international renvoie à différents faits sociaux: guerres civiles, stratégies commerciales d’une
firme multinationale. Les élections à l’intérieur d’un Etat peuvent avoir une influence au-delà de
l’Etat concerné et intéresser les Relations internationales (l’élection en Cote d’Ivoire en octobre
2010). A cet effet, James ROSENAU parle d’un continuum transnational. Cette deuxième école
intègre la 1ère de Raymond ARON. Qu’est-ce qu’un fait international? James ROSENAU démontre
qu’il est difficile de séparer l’interne de l’international. C’est une interaction permanente. Tout peut
devenir international. L’impact du fait interne rejaillit sur le dehors pour devenir international: café,
touristes, sécheresse ou les deux extrêmes du continuum transnational, Etudes internationales,
juin 1979. La thèse du continuum transnational illustre la diversité et l’étendue du champ d’étude
des Relations internationales. Les Relations internationales, dans la perspective de James
ROSENAU, sont des relations multicentrées. A côté des relations inter étatiques ou intergouver-
nementales, s’établissent des relations transnationales, c’est-à-dire des relations qui par volonté
délibérée ou par destination se construisent au-delà du cadre étatique national et qui se réalisent
en échappant au moins partiellement au contrôle ou à l’action médiatrice des Etats, Bertrand
BADIE et Marie-Claude SMOUTH, Le retournement du monde, sociologie de la scène internatio-
nale, Paris, P.F.N.S.P., 1992, page 70. Il y a plusieurs acteurs. C’est un désordre international. Les
relations intergouvernementales et les relations transnationales participent à la définition dialecti-
que et complémentaire de l’international. Il est difficile de déterminer les sens, la nature immuable
de l’international. Comme le suggère Jacques HUNTZINGER, «plutôt que d‘établir l’existence des
relations internationales en soi, il vaut mieux parler d’internationalisation des faits sociaux. Les
relations internationales sont la science des faits sociaux internationalisés». A partir de ce repéra-
ge de l’objet de la science des relations internationales, on peut envisager ses rapports avec les
disciplines connexes.

SECTION 3 LES PARADIGMES DE LA SOCIETE INTERNATIONALE

Il s’agit d’une opinion partagée par la société scientifique. Existe-t-il une société internationale?
Voilà une question lapidaire à laquelle nous sommes confrontés en ce sens que les relations
internationales sont souvent considérées comme caractérisées par le règne des intérêts,
l’instabilité des rapports sociaux, l’absence de soumission à un pouvoir central, la loi du plus fort.

PARAGRAPHE 1 LES PARADIGMES

Dans la perspective hobbesienne, les relations internationales renvoient à l’état de nature. Dès
lors, il devient très difficile de parler de société internationale, car qui dit société dit un minimum
d’ordre, d’organisation, bref un Etat plus ou moins civilisé. Comment peut-on parler de société pour
caractériser un milieu marqué par la compétition permanente entre souverainetés multiples et
rivales, par la légalité et la légitimité du recours à la force?

En dépit de ce tableau apocalyptique des relations internationales, il est possible de parler de


société internationale. Il n’y a pas d’interactions possibles entre acteurs sociaux sans un minimum
de règles, de normes, de procédures codifiées. La société internationale est, dans une certaine
mesure, une société relationnelle et institutionnelle, René DUPUY. Il importe de ne pas rendre
compte de la société internationale à partir du modèle de la société intégrée, parfaite. Il faut
prendre la société internationale telle qu’elle est, comme une société sui generis, spécifique,
ayant ses logiques et ses dynamiques propres. La société interne n’est pas si intégrée et ordonnée
qu’on le prétende. Ces différentes caractéristiques relèvent, dans une certaine mesure, plus de
l’idéalisation que de l’observation sociologique. En effet, si l’on s’en tient à la définition de Max
WEBBER, qui considère l’Etat comme une instance politique revendiquant le monopôle de la
violence légitime dans un cadre territorial précis et sur une communauté humaine déterminée,
force est de constater que la dynamique des sociétés politiques révèle toute une autre réalité.

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Ainsi, en est-il en ce qui concerne le monopole de la violence légitime, des logiques de proliféra-
tion d’armes échappant au contrôle du pouvoir central, aux Etats-Unis surtout par la privatisation
de la force publique (garde présidentielle), de la montée du terrorisme qui participe de la négation
du monopole de la violence par l’Etat. La violence n’est pas maîtrisée par un centre unique. La
Société internationale n’est pas parfaite. Les groupes privés sont réellement détenteurs de la force
(GIA en Algérie, Iran, Brigades Rouges, Al Qaïda, etc.). La Société internationale est aussi une
société violente. Chaque société a son type d’acteurs. De même, il convient de relativiser la
société interne en tant que société intégrée, en ce sens que celle-ci est constamment traversée
par des dynamiques centrifuges: problèmes de cohabitation des groupes sociaux (Flamands et
Wallons, Anglo-saxons et Hispanophones). Il y a des dynamiques de désintégration au sein des
sociétés internes.

Somme toute, la meilleure attitude méthodologique est celle qui consiste à rendre compte de la
Société internationale sans préjugés, sans a priori. Selon BULL et WATSON, Expansion of
International Society, (à lire) la Société internationale renvoie à un groupe d’Etats ou plus géné-
ralement à un groupe de communautés politiques, indépendantes qui ne forment pas seulement
un système en ce sens que le comportement de chacun est sujet au calcul des autres, mais ont
aussi établi, par le dialogue et le consentement mutuel, des normes et des institutions pour la
conduite de leurs relations et reconnaissent qu’il est de leurs intérêts communs de maintenir l’ordre
établi. La Société internationale a une dynamique d’organisation. Seulement, il y a écart entre la
pratique des Etats et les normes.

De cette définition de BULL et WATSON, apparaît la distinction entre système et société. Le


système international, selon ORAN Young, (système et société dans la conduite des affaires
mondiales, le rôle des Organisations internationales, Article publié dans Revue internationale des
Sciences sociales, n° 144, juin 1995) renvoie à un ensemble d’entités territoriales, suffisamment et
politiquement organisées, qui entrent en interactions les unes sur les autres dans la poursuite de
leur propre prospérité. Le système international est un système des Etats marqué par l’égoïsme.
On peut envisager l’existence d’une société internationale sans la communauté internationale. La
notion de système est très souvent utilisée dans la perspective méthodologique. Ici, le système
renvoie à la manière de penser, de voir les relations internationales à travers les catégories
d’interactions, d’organisations, d’hiérarchies, d’environnement. L’Afrique est un système régional.
On peut parler des systèmes américain, européen, asiatique. C’est une analyse systémique. On
peut montrer en quoi l’Afrique est un système international partiel, lire Philippe BRAUD, Théorie
des systèmes et relations internationales, Bruxelles, Ed. Emile Bruylant, 1977, Barry BUZAN,
International Systems to International Society, Structural Realism and Regime Theory , Revue
internationale, vol. 47, n° 3, 1991, pp. 327-352.

De manière générale, la société internationale est associée à l’idée de promotion d’objectifs


communs et de valeurs partagées à travers un réseau de normes et d’institutions, d’où la théorie
des régimes internationaux et l’idée de bonne gouvernance. La notion de société internationale est
aussi associée à l’idée d’ordre international. Il convient ici d’envisager les différents niveaux de
l’ordre international.

PARAGRAPHE 2 LES DIFFERENTS NIVEAUX DE L’ORDRE INTERNATIONAL

Le 1er ordre international renvoie aux pratiques et institutions qui ont assuré et assurent un mini-
mum d’ordre. Le 2ème niveau est celui de la théorie générale des rapports entre Etats caractérisée
par un équilibre des forces, lequel limite la définition de l’intérêt national (diplomatie multipolaire =
équilibre des forces = restriction de l’intérêt national. Le 3ème niveau est celui des théories internes
étatiques. La configuration des rapports étatiques engendrée par l’inter étatisme limite la liberté de
manœuvre des Etats.

Le modèle d’ordre de la société internationale est, dans une perspective empirique, l’ordre inter
étatique réaliste. Il s’agit ici de l’ordre par la puissance, l’ordre assurée par les plus forts (le Conseil
de sécurité confie le maintien de la paix aux puissances victorieuses), de l’ordre par l’équilibre =
monde bipolaire = moins de tension, de l’ordre par la dissuasion, de l’ordre par les institutions
internationales, de l’ordre par l’intégration régionale (lire Ordre et désordre dans le monde, Cahiers
français, n° 263, oct.-déc. 1993). L’ordre inter étatique réaliste épouse les dimensions du système
international.

8
La dimension horizontale renvoie aux relations entre les principaux acteurs (1945-1990); le
maintien de l’ordre international était condominium; vertical = entre les forts et les faibles = l’ordre
par la force. La dimension fonctionnelle renvoie aux domaines couverts par les relations inter
étatiques: échanges économiques qui peuvent être interprétés de manières différentes à partir de
deux théories: la théorie rose ou théorie de l’interdépendance entre Etats et la théorie sombre celle
de la dépendance qui renvoie à l’exploitation de la périphérie par le centre. L’idée de société
internationale doit être mise en interaction avec celle de Global Society (World) au sens de
BURTON, c’est-à-dire une société qui intègre, non seulement les Etats mais, aussi les individus,
les groupes privés, les organisations internationales d’où la métaphore de la toile d’araignée.

La société internationale est liée dans sa formation aux mutations diverses, notamment sur le plan
technologique. D’abord, il s’agit de la formation du ‘’monde fini’’ caractérisée par des songes
universalistes = empires, religions: christianisme et islamisme, les grandes découvertes,
l‘appropriation et le partage du monde entre les 19ème et 20ème siècles par les révolutions industriel-
les, par les dynamiques impériales, ensuite, la mondialisation technologique, économique et
financière et les biens communs tels que l’environnement, les droits de l’homme. Ici, la société
internationale se trouve associée à l’idée de Temps mondial car, en fait, il y a une renégociation
collective du rapport Temps/Espace à partir de trois principaux facteurs.

Le premier facteur équivaut aux transformations scientifiques, technologiques de grande ampleur


qui modifient le rapport Temps/Espace. Le deuxième facteur est relatif aux bouleversements à
caractère politique et culturel qui accréditent le sentiment de vivre les temps nouveaux: la renais-
sance de la modernité après la 2ème Guerre Mondiale. Le troisième facteur est le sentiment
individuel et collectif d’être confronté à un problème d’accélération du Temps. Le Temps Mondial
est un concept initialement forgé par Wolfram EBERHART pour désigner l’existence d’un climat
international qui influençait les choix politiques ou sociaux d’un moment particulier. Il repose sur
deux principaux critères: le critère de proximité et le critère de simultanéité = convergences entre
mutations technologiques, politiques, culturelles, économiques dans le système de l’Après-guerre
froide. La notion du Temps Mondial permet de rendre compte de l’existence problématique de la
société internationale en ce sens qu’elle met en relief les contraintes qui déterminent, à un moment
donné, les choix des sociétés politiques dans un sens collectif. Ainsi, en a-t-il été, à partir du 16ème
siècle, de l’universalisation progressive du modèle Etat/Nation présenté comme la forme par
excellence d’organisation des sociétés politiques. Ici, c’est le sentiment de participer au Temps
Mondial qui entraîne l’imposition ou la limitation du modèle Etat/Nation. L’existence de la société
internationale peut être relativisée à partir d’un certain nombre d’éléments.

1er paradigme: Le Temps Mondial n’est pas un temps de l’uniformité, il cohabite avec les temps
locaux. Ainsi, en est-il de l’islamisme, de l’asiatisme dans un contexte d’universalisation de la
modernité occidentale. Autrement dit, il existe des logiques de déviances, de remises en cause, de
réinterprétations, d’où le discours sur la réinvention du capitalisme. Le capitalisme américain est
différent du capitalisme japonais qui est différent du capitalisme nigérian. Il prend en compte la
logique du terroir.

2èm e: Le paradigme du choc des civilisations, élaboré par Samuel HUNTINGTON, (lire la Revue
Foreign Affairs, Vol. 72, n° 3, 1993, Revue Commentaire, Vol. 18, n° 66, 1994), remet en cause
l’idée de la société internationale ou de la communauté internationale dans le contexte d’Après-
guerre froide. Selon Samuel HUNTINGTON, «Les grandes causes des divisions de l’humanité,
principales sources de conflits, seront culturelles. Le choc des civilisations dominera la politique
mondiale. Les lignes de fractures entre civilisations seront les lignes de front de l’avenir». La
configuration de la société internationale se trouve alors dominée par huit civilisations majeures:
«occidentale, confucéenne, japonaise, islamique, hindouiste, slave-orthodoxe, latino-américaine et
peut-être africaine». A partir de l’inévitabilité d’un monde fait de civilisations, d’un monde déterminé
par le syndrome du pays frère, par des regroupements de civilisations, Samuel HUNTINGTON
postule l’inévitabilité d’un monde où règnent deux poids deux mesures: l’un pour les pays frères,
l’autre pour ceux qui ne le sont pas. Il construit comme axe central de la politique de l’avenir
«l’Occident contre le reste du monde». Le conflit majeur, selon Samuel HUNTINGTON, est un
conflit entre l’Occident et les Etats islamo-confucéens à propos de l’arme nucléaire, des armes
chimiques, bactériologiques, de tout ce qui relève de l’électronique appliquée. C’est un conflit qui
est dramatisé par l’importance entre les civilisations ou, plus précisément, le faible échos rencontré

9
dans les civilisations extra occidentales, par le culte de l’idée de l’abstraction, par des concepts
d’individus, de constitutions, de séparation des pouvoirs, des libertés qui caractérisent l’Occident,
d’où l’impossibilité d’une société internationale. Samuel HUNTINGTON n’a porté son point de vue
que sur la relation conflictuelle. Suivons le 3ème paradigme dans le même ordre d’idée.

3èm e paradigme: Le paradigme de la turbulence ou de la politique post internationale est avancé


par James ROSENAU pour évoquer la multiplication des acteurs exotiques, intra et transétatiques
vivant dans la confusion de projets, de moyens et d’espaces dans une fluidité de relations multipo-
laires et polycentrées. Il en découle une certaine dérégulation et une certaine imprédictibilité du
système. Les individus et leurs implications dans le système international sont à prendre en
considération.

4èm e paradigme: Le paradigme de «l’ordre mondial relâché» et «du monde privé de sens» est
défendu par ZAKI Laïdi. Le monde privé de sens traduit la double perte de la finalité (vers où va-t-
on?) et de la centralité du fait de la crise des institutions internationales, nationales ou sociales. Le
problème se pose en matière de centralité: exigences internationales face aux exigences nationa-
les. Il en découle une crise de sens, une absence de toute perspective politique dans le contexte
de mondialisation de la puissance. L’ordre mondial relâché a plusieurs niveaux: prolifération
nucléaire, économique = les Dragons de l’Asie. Il n’y a pas un Etat détenteur de la destination. Les
dynamiques sont multiples et contradictoires. D’après ZAKI, il y a divorce entre sens et puissan-
ce. Alors que l’ordre international centralisé, bâti dans les années 60, bipolaire, vertical, fonction-
nait sur la base de trois principes: * la dissuasion nucléaire, * la prépondérance du facteur politico-
stratégique sur les contraintes économiques (U.R.S.S.-CUBA), * la subordination des conflits
périphériques à ceux du centre/ pro américain ou pro russe, l’ordre mondial relâché de l’Après-
guerre froide est marqué par la fin du conflit idéologique Est-ouest et la transformation des règles
du jeu international, d’où la perte des repères collectifs.

De ce qui précède, il apparaît que la science des relations internationales a un objet, un champ de
connaissance constitué par le fait social internationalisé. Il importe maintenant de savoir comment
s’organise le rapport à l’objet. C’est la question de la méthode, de l’élaboration théorique.

CHAPITRE 2 LA PROBLEMATIQUE THEORIQUE EN RELATIONS INTERNATIONALES

Il est impossible de soutenir la scientificité des relations internationales sans aborder la question
de la méthode ou de la théorie, c’est-à-dire du mode de connaissance, de sélection, de mise en
ordre et d’explication de la réalité. Si les relations internationales sont une science, il importe de
préciser quel est son mode de connaissance de la réalité.

Conception de la théorie
-Théorie
-L’Ecole de pensée commence à agiter le paradigme dominant
-Le modèle se structure et est combattu ou résiste
- Le paradigme dominant et compétitif est accepté par la majorité des penseurs.
L’école de pensée se manifeste, se cristallise au niveau des revues qui proposent des modèles
alternatifs. Le paradigme dominant se cristallise en théorie par les phénomènes de récurrence, par
la loi de l’offre et de la demande. Il ne doit pas y avoir de contradictions internes dans une théorie.
La théorie doit justement rendre compte de la réalité.
La théorie est la simplification et la schématisation de la réalité. Les théories rendent compte des
phénomènes compliqués. En Relations internationales, les théories servent à faire accepter une
certaine lecture du monde aux autres.

SECTION 1. HISTORIQUE, EVOLUTION DE ‘’SYSTHEMS THEORY’’

La Théorie des systèmes fait partie des systèmes des Relations internationales empruntés de la
biologie. La théorie des systèmes s’intéresse à deux choses au moins: comment un système
politique arrive à survivre dans son environnement et quelles sont les modalités de la survie?
Pourquoi et comment un système politique se désintègre t-il? La théorie du système est celle de
l’environnement politique. C’est la survie ou la mort du système.

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La théorie a ses origines dans la biologie. BERTALANFFY étudie la manière dont les plantes
vivent dans leur milieu: environnement/ relation eau, oxygène, écosystème qui constituent des
entités relationnelles. Au début des années 50, le politologue américain, David Easton, est intrigué
par une chose: comment l’environnement agit sur le système politique pour sa survie ou désinté-
gration, Theory of Political Systems en 1953, The Analysis of Political Systems. Le nom d’Easton
est associé à la ré interprétation du système politique. L’ouvrage est manifestement novateur.
EASTON crée une école de pensée et l’approche se cristallise. C’est l’année de frissonnement et
de naissance de l’approche eastonienne (désintégration/survie), David Apter, Politics of the
Developing Areas, 1960-61.

PARAGRAPHE 1 SPECIFICITES DE L’APPROCHE EASTONIENNE, DE QUOI S’AGIT IL?

David Easton part d’un constat et propose un schéma simple: une théorie historique, géographi-
quement, non spécifique. Partout dans le monde, il existe des besoins, des demandes formulées
aux autorités (inputs injectés dans le système politique composé de trois acteurs ou variables:
l’exécutif, le législatif et le judiciaire. Le système politique constitue la boîte noire. Easton ne
s’occupe pas de la boîte noire, mais de ce qui sort de cette boite (outputs/décisions). A partir des
outputs, il tire des conclusions, il postule: indifférence, soutien, hostilité aux propositions (feed-
back). La fonction de feedback est une fonction corrective; d’autres demandes sont formulées
après le feedback.
1er cas de figure: Les décisions issues sont inférieures et entraînent une baisse de soutien.
2ème cas de figure: Les décisions qui sont prises correspondent plus ou moins aux demandes
formulées. Selon Easton, c’est la stabilité du système motivé par le soutien.
3ème cas de figure: Les décisions excèdent, sont supérieures aux demandes et entraînent un
renforcement du système suite aux doléances accordées.

DEFINITION DU SYSTEME

On peut dire qu’il existe un système quand il est possible de démontrer que le volume des interac-
tions, des relations entre plusieurs unités est plus important entre ces unités et celle de leur
environnement. Il doit y avoir un type spécifique de relations, de flux, de relations internes organi-
ques qui vont satisfaire les unités à croître. Les rapports sont cycliques et cybernétiques. Dans les
systèmes dictatoriaux, il n’y a pas de feedback populaire qui permet de réajuster, de modifier leur
réaction, de même pour les partis uniques. Le système politique d’Easton possède la caractéristi-
que de l’allocation autoritaire des valeurs (Authoritative Allocation of Values). C’est une des clés du
système. Une fois les décisions sorties, les autorités doivent les considérer comme s’appliquant à
tous dans l’environnement. D’après Easton, plus il y a recours, plus on peut apporter des fonctions
correctives. Il ne s’agit pas de contester l’output, mais de retirer le soutien et d’appliquer les
décisions sorties On cherche à modifier l’exécutif, le législatif et le judiciaire.

Selon Ernst Haas, The Nerves of Government, la manière dont est irriguée l’information dans le
système permet au gouvernement de vivre. C’est l’information qui est le pouvoir en politique. Le
système politique décide et a tout le pouvoir de décision. Si un système politique fait échec au
niveau de l’information, il ne peut perdurer. Tous les matins le président des Etats-Unis d’Amérique
doit lire les rapports du FBI, de la CIA, etc. La théorie des systèmes a beaucoup d’applications.
Elaborée dans un contexte de politique nationale dans The Political Systems, il ne consacre que 5
pages à la politique internationale.

Application à la politique nationale


Exemple du Cameroun (1990/1992): Les demandes formulées (Input) refusées par l’exécutif, le
législatif, le judiciaire. Ce refus crée des décisions, des discours manifestement contraires à l’input.
L’output: décision de la sphère politique (refus, réactions hostiles, ville morte). Deux types de
discours: discours du pouvoir et celui de la population. Ce cas a porté sur la désintégration socioé-
conomique, le renforcement du pouvoir central et le retrait de confiance. Les réponses étaient
segmentées, blocage, stagnation. Par contre, il y a stabilité renforcée du système en Libye grâce à
la redistribution de la manne pétrolière.

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PARAGRAPHE 2 CRITIQUES DE LA THEORIE DES SYSTEMES

La théorie du système a fait l’objet d’un certain nombre de critiques importantes. La 1ère critique est
celle de son insistance sur la stabilité. Le but des théoriciens est d’aboutir à un système stable, or
pour les sciences sociales, il existe un système stable et un système instable. EASTON n’a pas
appliqué la stabilité à la théorie des systèmes et ne l’a non plus appelée système stable. La
stabilité positive est la réaction des administrés. Elle traduit une symbiose entre les dirigeants et
les citoyens. La stabilité négative se caractérise par un manque de participation du citoyen à la
stabilité politique. Lorsque la population ne participe pas (parti unique) le système n’est pas
menacé. Pour EASTON, c’est un système stable. 2ème critique: le système eastonien n’a pas été
appliqué à un grand nombre de systèmes et régimes politiques. Il possède un sous-bassement
démocratique où le choix de l’individu peut influencer le système politique. Easton a une prétention
universaliste. L’input et l’output sont cycliques et rotatifs, quels que soient le temps, la culture, le
milieu géographique, le socle démocratique qui sous-tendent le système. 3ème critique: c’est une
théorie conservatrice qui refuse le progrès. C’est la théorie du statu quo, celle qui privilégie ce qui
doit être à la fonction corrective ou le feedback. C’est la fonction de la stabilisation du système. En
somme, il peut exister autant de systèmes politiques que de pays. Tout semble spécifique à une
situation, et il en résulte que la théorie des systèmes n’est pas véritablement spécifique. Il n’y a
pas une direction générale. Chaque pays, chaque nation a un système. La capacité d’accéder et
de rester au pouvoir se retrouve partout, Philipe Braillard, Théories des Systèmes, David Easton,
Dougherty and Phalgrafl, Contending Theory of International Relations.

Une des critiques majeures pour qu’elle devienne réalité est la volonté politique qui constitue la
principale contradiction: les Etats ont droit de regard, ils sont les détenteurs de la souveraineté,
d’où la compétence de l’Etat peut faire ombrage au fonctionnalisme. Le fonctionnalisme ne peut
triompher que lorsque l’Etat disparaît. La relation est exclusive. Aucun Etat ne peut se défaire de
ses attributs.

SECTION 2 FONDEMENTS THEORIQUES

Existe-t-il une théorie des relations internationales impliquant, comme toute théorie, un choix, une
mise en ordre de données, une construction de son objet? Par théorie des relations internationa-
les, il faut entendre, à la suite définie par BRAILLARD, Théorie des relations internationales, Paris,
P.U.F., «un ensemble cohérent et systématique de propositions ayant pour but d’éclairer la sphère
des relations sociales que nous nommons internationales». Par rapport à l’élaboration théorique
en relations internationales, la thèse constamment évoquée, notamment par Raymond ARON, est
celle de l’impossibilité d’une théorie. C’est une thèse qui repose sur des arguments d’ordre inter-
nes et externes.

1. Le caractère réducteur de toute théorie, car la théorie, pour atteindre la globalité, pour
parvenir à une connaissance générale, dépasse et parfois trahit la singularité de chacun des faits
observés.

2. Le caractère conservateur de toute théorie. Dès lors qu’un cadre explicatif est constitué, il
tend à minimiser tout phénomène qui ne s’y inscrit pas. Il tend à figer le monde et à récuser le
changement.
3. L’irréductibilité de l’objet des relations internationales à une approche unique du fait des
éléments suivants:
* Multiplicité des facteurs interdisant de distinguer le domaine interne du domaine international,
* L’Etat, comme acteur principal, ne poursuit pas un but unique défini en termes d’intérêt et
même de sécurité, d’où la pluralité des buts poursuivis par l’Etat (économique, culturels, politi-
ques),
* absence de paramètres comptables comparables aux principes de base de l’économie
* absence de distinction entre variables dépendantes et les variables indépendantes, ce qui
aurait suggéré une possibilité d’influer le cours des événements,
* absence de mécanismes automatiques de restauration de l’équilibre,
* absence de possibilités de prédiction et d’action

12
L’argument de l’irréductibilité de l’objet des relations internationales à une approche unique fonde
la réserve, voire l’hostilité de Raymond ARON vis-à-vis de toute théorie des relations internationa-
les.

Hans MORGENTHAU, par contre, parle clairement de la science des relations internationales
dans son ouvrage Politics Among Nations, et entend élaborer une théorie des relations internatio-
nales soumise à un test empirique. Il se propose d’interpréter les faits à partir des lois objectives
liées à la nature suivant une approche qualifiée de praxis herméneutique. Il s’agit, pour lui, page
14, «de découvrir et de comprendre les forces qui déterminent les relations politiques entre les
nations et de mettre en évidence la façon dont ces forces agissent les unes sur les autres ainsi
que sur les relations politiques et institutions internationales». C’est un souci incontestable. La
réhabilitation de la théorie des relations internationales s’est traduite dans les années 60 par
l’élaboration des théories explicatives générales. Ainsi, en est-il de la démarche behaviouriste qui
se proposait, à travers le quantitativisme, d’analyser le comportement des acteurs. Tout n’est pas
quantifiable: la haine, la morale. Il y a la dimension qualitative: visite des chefs d’Etat africains
entre eux et en Occident. Il s’agit de dégager l’analyse scientifique d’une part, et l’analyse systé-
mique d’autre part, Philippe BRAILLARD.

Dans les années 80, la défense et l’illustration d’une approche systémique des relations internatio-
nales est le fait de Kenneth WALTZ, Theory of International Politics, 1979, chef de file du courant
néoréaliste. Selon cet auteur, toute théorie est artifice, toute discipline scientifique s’invente en
sélectionnant les faits et en les interprétant. Autrement dit, toute théorie repose sur le fondement
de la sélection de certains facteurs de façon à fournir une explication et même une possibilité de
prédiction. Il est possible d’envisager une théorie des relations internationales, notamment, en
considérant comme faisant partie de ladite théorie tout cadre d’intelligibilité, tout cadre conceptuel
qui favorisent l’organisation de la recherche et la formulation des hypothèses permettant
d’interpréter et d’expliquer les phénomènes étudiés. Selon Philippe BRAILLARD, il peut y avoir
une théorie des relations internationales ayant une validité universelle. Il n’existe pas des lois
générales des relations internationales, Le trimestre du monde, n° 15, 3ème trimestre, 1991. Par
contre, au sens de cadre conceptuel, il existe des théories générales et des théories partielles des
relations internationales.

Par «théories générales», il faut entendre, non pas un modèle explicatif à portée universelle mais
plutôt, une théorie qui cherche à expliquer les relations internationales à partir d’une vision globale,
d’ensemble. Quant aux «théories partielles», elles renvoient à l’explication d’un aspect des
relations internationales.

SECTION 3 NOTION DE SYSTEME

La notion de système n’est pas récente. La sociologie à ses débuts élabora de vastes construc-
tions tentant d’organiser la diversité sociale et humaine. Nous distinguons le modèle sociologique
et le modèle eastonien.

PARAGRAPHE 1 LE MODELE SOCIOLOGIQUE

L’Esprit des lois de Montesquieu relevait du désir de dépasser les faits et de trouver les principes
les régissant. Avec Auguste Comte, il ne s’agissait plus de procéder de manière analytique mais,
au contraire, d’élaborer un système visant à «la coordination rationnelle de la série fondamentale
des divers évènements d’après un dessin unique». Durkheim affirma plus tard la priorité du tout
sur les parties, c’est-à-dire qu’il était désormais privilégiée une approche holiste qui culminera avec
le structuralisme. Enfin, Karl Marx en faisant dépendre l’évolution des régimes politiques de l’Etat
des forces de production, posera à l’extrême la détermination des superstructures politiques par
les infrastructures économiques et sociales dans une sorte de «métabolisme général» de la
société.

PARAGRAPHE 2 LE MODELE EASTONNIEN

Le modèle de David EASTON ajoute la dimension théorique qui manquait au fonctionnalisme


comme à la cybernétique tout en insistant sur les mécanismes de régulation. Il emprunta à la
cybernétique la notion de causalité en boucle fermant le système sur lui-même par les mécanis-

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mes de rétroaction convertissant les outputs en nouveaux inputs. Pour Marcel Merle les inputs
sont constitués par l’ensemble des demandes et des soutiens qui vont être dirigés sur le système
considéré comme un tout. A l’intérieur du système, les demandes et les soutiens sont convertis par
la réaction combinée de tous les éléments constitutifs du système et provoquent finalement, de la
part de l’autorité régulatrice, une réaction globale qui exprime la manière globale dont le système
tente de s’adapter aux incitations et aux pressions qui émanent de l’environnement.

Cette réaction globale (outputs) constitue la réponse du système, mais amorce en même temps un
nouveau circuit de réactions (feedback) qui contribue, à son tour, à modifier l’environnement d’où
partiront ensuite de nouvelles demandes et de nouveaux soutiens. Le modèle eastonien insiste
donc sur la composante dynamique des systèmes sociaux et sur leurs capacités d’adaptation aux
contraintes de leur environnement.

Kenneth WALTZ, père du courant néoréaliste, prit fait et cause en faveur de la nécessité d’une
telle approche systématisante en précisant d’emblée que «la théorie est un artifice». Dans un
article retentissant, il publia dans The Journal of International Affairs son argumentaire de Theory
of International Politics pour justifier, non seulement la faisabilité d’une théorie mais également, sa
raison d’être. Par l’économie politique, il justifie qu’une théorie se fonde sur le choix de certains
facteurs jugés plus explicatifs que d’autres et sur la description des relations que ces facteurs
entretiennent entre eux. Dès lors, la théorie doit être évaluée par rapport à ce qu’elle prétend
étudier, ce qui explique qu’elle fournisse un modèle d’explication général, mais pas applicable à
des cas particuliers

En laissant de coté l’école historique, il existe donc deux approches possibles pour conceptualiser
les relations internationales. Pour certains, le domaine ne permet de recourir qu’à une simple
sociologie. Pour d’autres, une théorie peut malgré tout être envisagée pourvu qu’elle respecte
l’impératif de parcimonie, condition indispensable pour permettre à cette théorie d’exister indépen-
damment de son objet.

Le cours de Théorie des relations internationales ne prétend pas trancher le débat. Il s’agit seule-
ment de dresser un inventaire des recherches poursuivies depuis que les relations internationales
se sont constituées en discipline autonome, de dégager les lignes de force séparant les différents
courants, d’étudier les évolutions à l’intérieur d’une même école de pensée pour, peut-être, parve-
nir à suggérer d’éventuelles passerelles entre des travaux plus complémentaires que véritable-
ment concurrents.

SECTION 3 LES NOUVEAUX CHAMPS ET LES THEORIES DU CHANGEMENT

L’incapacité de se dégager des évènements, à défaut même de pouvoir les anticiper, affecte plus
que jamais les recherches théoriques à la fin des années quatre-vingt. La croyance dans la stabili-
té de la bipolarité que l’on retrouve tout au long de la théorie de Waltz apporte à ce titre la démons-
tration la plus flagrante des handicaps de l’approche théorique. La réunification allemande,
l’effondrement de l’Union Soviétique et la dissolution de la bipolarité ne pouvaient certes rester
sans incidence sur la recherche scientifique. L’absence d’un mécanisme de relève de la puissance
identifiable, car comparable à des phénomènes antérieurs, ajoutait au trouble d’une communauté
confrontée, du jour au lendemain, à la disparition des éléments les plus stables de sa culture.
La théorie n’explique que les lois régissant son domaine d‘observation. Elle ne crée pas ses lois,
pas plus qu’elle ne prétend à la vérité qui, pour reprendre Kenneth Waltz, appartient au domaine
de la loi, mais pas de la théorie. Elle n’est donc qu’une représentation de l’organisation du domai-
ne étudié mais n’a pas de pouvoir sur cette organisation. Elle peut décrire son mode de fonction-
nement et même expliquer les raisons d’une rupture. Elle ne peut anticiper cette rupture dont elle
se rendra compte qu’à posteriori.

La crise systémique affectant les relations internationales a néanmoins obligé les internationalistes
à porter un œil neuf sur leur environnement et a, dans ce sens, largement clarifié les positions.
Dans une grande mesure, elle a même pacifié le débat entre deux écoles issues des tendances
réalistes et mondialistes qui ont découvert leur complémentarité dès lors qu’elles ne pouvaient plus
prétendre à l’exhaustivité.

14
LES THEORIES DU CHANGEMENT

Quoiqu’au cœur de tout ce qui se rapporte au politique, la conceptualisation du changement


demeure la pierre d’achoppement de toute théorie. A l’exception du marxisme qui avait intégré la
révolution dans sa vision du devenir du monde sans toutefois expliquer les mécanismes internes
de transformation, les autres approches théoriques se sont résolues à intégrer le caractère dyna-
mique de tout système international. Elles ne sont pas pour autant parvenues à rendre compte de
cet élément perturbateur venant rompre la permanence nécessaire à la validation de la théorie.

La conclusion est donc d’ouvrir un nouveau champ d’études et de faire dorénavant porter l’intérêt
de la discipline sur les nouveaux mécanismes d’interaction et d’agrégation des niveaux micro et
macro plutôt que de continuer à opposer les nivaux.

SECTION 4 LES THEORIES GENERALES DES RELATIONS INTERNATIONALES

Le réalisme, le marxisme-léninisme et le courant transnationaliste sont des théories générales qui


permettent d’avoir une vue d’ensemble des relations internationales.

PARAGRAPHE 1 LE REALISME

Le réalisme est la 1ère école des relations internationales née aux Etats-Unis par réaction à
l’idéalisme du Président WILSON et à l’isolationnisme. Il s’impose comme principal mode
d’analyse des relations internationales, voir Hans MORGENTHAU. Il s’agit de découvrir et
d’étudier les implications des lois objectives qui régissent le comportement des nations les unes
avec les autres. Les paradigmes du réalisme sont les suivants:

1. Le paradigme de l’état de nature, qui selon HOBBES, est caractérisé par la loi de la jungle.
Ici, l’ordre interne est issu d’un pacte social, ce qui fait que l’Etat a l’obligation de défendre les
intérêts de ses mandants: c’est la puissance publique détentrice de la souveraineté. Par consé-
quent, l’Etat ne peut être soumis à aucune règle au-dessus de lui, d’où le désordre international, la
normalisation de la violence. Dans cette perspective, la spécificité des relations internationales se
fonde, selon Raymond ARON, sur la légitimité et sur la légalité du recours à la force armée de la
part des acteurs.

2. Le paradigme de la puissance
La puissance est le fondement de toute relation sociale, car chaque Etat est une volonté de
puissance. Selon H. MORGENTHAU, les hommes d’Etat pensent et agissent en termes d’intérêts
définis comme puissance.

3. Le paradigme de l’intérêt
L’intérêt est l’unique justificatif de l’action internationale. Pour servir les intérêts de l’Etat, l’attitude
du prince, selon MACHIAVELLE, oscille autour des figures du lion et du renard.

A1. Les conséquences du réalisme


La première conséquence est la centralité de l’Etat. Dans la perspective réaliste, les relations
internationales sont monopolisées. La deuxième conséquence est l’impossibilité de l’harmonie de
la perspective réaliste pessimiste. La troisième conséquence est la cristallisation de la triade: Etat-
Violence-Anarchie. Les attitudes s’acquissent, les acteurs sont portés vers le conflit et la coopéra-
tion.

A2. La reformulation du réalisme: le néo-réalisme


Le courant néoréaliste est né aux Etats-Unis, dans les années 80, dans un contexte marqué par
l’abandon progressif des idéaux véhiculés par l’administration démocrate et la victoire de REAGAN
ayant entraîné un retour à la puissance. Kenneth WAILTZ est le chef de fil du courant néoréaliste
qu’il construit autour des points suivants:
* la réaffirmation de l’omnipotence et de l’autonomie du tout politique ébranlée par le transna-
tionalisme. «Les Etats sont des unités dont les interactions fondent la structure des relations
internationales. Aussi longtemps que les Etats principaux sont les acteurs majeurs, la structure de
la politique internationale se définit par rapport à ceux-ci, car une théorie qui ignore le rôle central
de l‘Etat ne pourrait s’avérer possible qu’à compter du moment où les acteurs non-étatiques se

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révèleraient en mesure de concurrencer les grandes puissances et non pas seulement quelques
puissances de second rang».
* La souveraineté est un facteur commun d’identité étatique en dépit des différences sur le plan
de la taille et de la capacité des Etats. Les Etats sont identiques quant à leurs tâches.
* La différence entre l’ordre interne et l’ordre international réside dans les différents modes
d’organisation de l’usage de la force. Le paradigme de la vie internationale va alors être constitué
par la recherche de la sécurité, car dans un environnement anarchique, l’Etat ne peut compter que
sur ses moyens
* L’anarchie des rapports entre Etats ne signifie pas et n’implique pas une violence aveugle
parce que, d’une part, tout acteur met constamment en balance les bénéfices et les coûts de
recourir à son droit d’utilisation de la force. D’autre part, la hiérarchisation entre Etats est un moyen
de résorber l’anarchie.

En définitive, le système international est à la fois anarchique et ordonné. Il est régulé par des
équipes de pouvoir, par l’émergence des pôles permettant de réguler les relations internationales,
de les organiser.

De manière secondaire, on peut citer comme exemple de reformulation du réalisme l’Ecole du


déclin, avec des auteurs tels que Paul KENNEDY, Robert GILPIN, qui se fonde sur les points
suivants:
 le système international est caractérisé par la lutte pour la puissance entre les acteurs
indépendants dans un environnement;
 le changement intervient lorsque les bénéfices qu’un acteur peut en tirer sont supérieurs
aux investissements nécessaires. Par contre, le statu quo est maintenu lorsque les bénéfices
qu’un acteur peut en tirer sont inférieurs à ce qui en résulterait d’une nouvelle distribution de la
puissance. Pour vouloir le changement, il faut qu’il ait intérêt;
 la théorie des cycles, le renouvellement permanent. Toute théorie s’affirme, périt;
 la volonté des puissances dominantes peut générer un ordre international à travers des
institutions. Ici, la force du plus fort se transforme en droit, en ordre international qui transcende la
puissance en faisant partager ses bénéfices et ses coûts par le plus grand nombre: (O.N.U. qu’est-
ce que c’est? Si ce n’est la concrétisation de la puissance dominante);
 la finalité des empires n’est pas la guerre, mais plutôt la paix parce que celle-ci ralentit le
déclin et génère la stabilité. Par conséquent, l’intérêt des nations dominantes est la stabilité et
l’hégémonie (l’ordre par la puissance); pourquoi les Etats-Unis épaulent les Etats russes?

A3. La remise en cause du réalisme


La remise en cause du réalisme peut s’analyser à partir de deux principaux éléments. Le premier
élément est la fin du tout politique marquée par l’emprise, le poids de l’économie. Le deuxième
élément est la diversification des acteurs des relations internationales.

PARAGRAPHE 2 LE MARXISME-LENINISME

La théorie marxiste des relations internationales découle de l’interprétation de la conception


marxiste des rapports sociaux. Elle est fondée sur les points suivants:
1. La structure socio-économique d’un pays est déterminante pour le comportement internatio-
nal de celui-là.
2. Quant à la politique étrangère des Etats, elle est fonction des intérêts de classes et de la lutte
de classes à l’intérieur de ce pays.
3. Les conflits entre Etats sont l’expression et la conséquence de divers pays dans lesquels la
classe minoritaire exploite la classe majoritaire.
4. L’impérialisme est le stade suprême ou monopolistique du capitalisme.
5. La paix marxiste est assurée par la victoire du prolétariat des divers pays. La disparition du
capitalisme entraîne celle de la lutte de classes et les conflits entre les nations.

PARAGRAPHE 3 LE THEOREME DE L’IMPOSSIBILITE

Cette expression empruntée à Richard ASHLEY représente les conceptions pessimistes et


conservatrices du réalisme qui considérait que la violence des relations internationales trouvait ses
origines dans l’impossibilité où est placée l’Humanité de satisfaire ses besoins. C’est parce que les

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biens sont rares, fondement de la science économique, qu’il convient d’optimiser l’emploi des
ressources pour atteindre des objectifs fixés par l’action politique.

L’état de nature trouverait, en effet, ses origines dans cette impossibilité pour le genre humain
d’assouvir la totalité de ses besoins. Incapable de subvenir aux besoins de tous les hommes, la
nature une fois passé l’Age d’or de l’Eden, imposerait cette lutte sans fin de l’homme pour sa
survie et ce conflit permanent entre les intérêts obligatoirement antagonistes.

PARAGRAPHE 4 LE COURANT TRANSNATIONALISTE

L’Ecole transnationaliste vise à dépasser l’égoïsme des intérêts nationaux par l’intégration de la
société internationale. Il regroupe quatre pôles distincts: le fonctionnalisme, l’Ecole de
l’interdépendance complexe, le mondialisme et l’impérialisme.

1. Le fonctionnalisme trouve son origine dans l’intégration européenne. C’est une théorie
empirique mise en œuvre par les praticiens, de hauts fonctionnaires internationaux tels que David
MITRANY et Ernst HAAS. Le fonctionnalisme dénonce les excès du réalisme, notamment en
remplaçant les critères d’intérêt et de sécurité par ceux de paix, de bien-être et de participation. Ce
qui est recherché c’est le dépassement des égoïsmes nationaux par une collaboration profitable à
tous. Dans son ouvrage fondamental, A Working Peace System, David MITRANY proposait, en
1943, que l’on réfléchisse sur la perspective d’un ordre mondial à partir des besoins de tous les
hommes et non en termes de répartition du pouvoir (Etat-Fédération-Confédération). En termes de
besoin, on peut dégager la santé, les conditions de vie. Il s’agissait d’identifier les problèmes à
résoudre pour assurer le bien-être, d’où la proposition de MITRANY que l’on s’occupe des sec-
teurs d’intérêts communs: santé, transport, énergie, que l’on crée un réseau d’agences internatio-
nales pour triompher des nationalismes. Le néofonctionnalisme des années 60 est passé de la
sphère économique à la politique en élaborant l’hypothèse de la supranationalité et de l’intégration
politique.

2. L’Ecole de l’interdépendance complexe


L’Ecole de l’interdépendance complexe est animée principalement par deux auteurs: Robert O.
KEOHANE et Joseph NYE. Dans leur ouvrage, Transnational Relations and World Politics, ils
insistent sur la mise en contact des économies, des régimes et des sociétés. Selon ces auteurs,
les interactions qui structurent la société internationale peuvent être divisées en quatre pôles:
l’information, le commerce d’objets physiques, les flux financiers, la libre circulation des hommes et
des idées. En fait, la société internationale intègre aussi bien les rapports gouvernementaux,
domestiques, les rapports entre individus, les opinions publiques, d’où The World Politics Para-
digm, c’est-à-dire le paradigme d’une société mondiale de relations entre une pluralité d’acteurs
étatiques, intra étatiques et non étatiques. Deux instruments sont mis en exergue pour mesurer
l’interdépendance entre les Etats, Robert O. KHEOANE, Power and Interdependence, 1977.

Le premier instrument. La sensibilité renvoie à la vitesse et à l’ampleur d’un changement induit par
un Etat A dans un second pays. Le deuxième instrument est la vulnérabilité qui renvoie aux
possibilités offertes à l’Acteur B de résister aux changements provoqués par l’Acteur A. ex. Chine
qui résiste à la Russie.

Dès le premier choc pétrolier, septembre 1973, les puissances militaires du monde se sont retrou-
vées devant un dilemme, car l’OPEP a fixé le prix du pétrolier; création des structures de complé-
mentarité par d’autarcie, il faut une distribution équitable des ressources Interdépendance entre le
Nord et le Sud.

Thèmes principaux: complémentarité une distribution équitable transfert des technologies du nord
vers le sud. La coopération sud-sud contredit la philosophie de l’interdépendance accrue entre les
pays du sud. Le NOEM (Nouvel Ordre Economique International) constitue une approche des
universitaires, des politiciens de gauche, centre de gauche, Norvège, Irlande, Suède (74 aux
années 90) l’approche émane d’une certaine catégorie des pays nordiques.

CRITIQUES
1- Les critiques formulées à l’encontre de l’interdépendance s’adressent au transnationalisme.
Finalement, on pense à tort que les firmes internationales, les OI, les ONG et les autres entités ont

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plus de poids que les Etats Nations. Seul l’Etat peut décider du sort des êtres humains. Malgré
l’importance de l’économie par rapport au politique, les Etats priment et demeurent les acteurs
centraux du système international.
2- Le transfert de technologies comme élément de re équilibrage. La gauche a critiqué cette
approche qui n’amoindrit pas le fossé entre le nord et le sud. La technologie transférée est à la
limite obsolète; Le nord ne peut pas transférer la technologie de pointe car elle correspond à des
besoins nationaux bien précis. Le Japon investit 14% de son PNB pour la recherche. Pour se
développer, il faut la recherche contextuelle par rapport à l’environnement. Le transfert participe au
retard et non à l’avancement des pays du sud. Le transfert de technologies a été un grand thème
dans les années 70. L’Afrique du Sud a conduit des recherches pour son et développement, et a
stimulé son programme d’armement grâce à l’embargo au temps d’apartheid.
3-l’interdépendance n’est pas une approche de science politique mais une mystification. C’est un
slogan politique. Le monde n’a pas été créé avec ceux qui le dirige aujourd’hui convergence vers
une occidentalisation avec possibilité pour le sud de rattraper le nord. Le sud est interdépendant à
partir de la référence du nord.
4-L’interdépendance est née d’une situation historique: le blocage de l’accès aux biens des pays
du sud dont avaient besoin les pays du nord, R. O. Keohane and Joseph Nye, Transnational
Relations and World Politics, Cambridge, Harward Univ. Press, 1972, Power and Interdependence:
World Politics in Transition, Boston, Little Brown; 1977.

3. L’Ecole du mondialisme
L’Ecole du mondialisme tourne autour de John BURTON. Ici, la société internationale regroupe
une pluralité d’acteurs, aux statuts divers tels que les O.N.G., les firmes multinationales. Ces
acteurs entretiennent entre eux des liens multiples, des transactions diverses qui sont représen-
tées, par John BURTON, sous la métaphore de la toile d’araignée. La Société Monde est caracté-
risée par l’échange qui vise à satisfaire les besoins fondamentaux, représentée par les individus.

4. L’Ecole de l’impérialisme
L’Ecole de l’impérialisme est représentée par la théorie marxiste-léniniste.
Karl MARX, dans: Le Manifeste du Parti Communiste, essaie de définir le socialisme. Le Capital
est un essai critique de la société capitaliste anglaise victorienne. Marx n’épouse pas l’approche
des capitalistes. Il développe une théorie politique, philosophique et économique. Sa démarche
est la dialectique, opposition des idées contraires qui font naître une idée nouvelle. Marx emprunte
la démarche de Engels: les entités contraires: la bourgeoisie et le prolétariat, entités sociales. La
bourgeoisie est différente du prolétariat. Son raisonnement philosophique est emprunté de la
démarche hégélienne, son matérialisme dialectique se fonde sur les forces de production. La
réflexion politique analyse de manière chronologique la société humaine à partir de l’esclavage.
(Esclavage, société féodale, société capitaliste, socialiste, communiste. A l’étape du socialisme,
c’est l’Etat qui gère la société. Le communisme est resté de l’utopie. La structure et la superstruc-
ture représentent une analyse de MARX qui génère ses propres contradictions.

5. L’approche de la dependencia
Cette approche trouve sa genèse à la fin de la 2ème guerre mondiale. C’est l’argentin Raul Prebisch
qui en 1947, publie un article dans lequel pour la 1ère fois il met en doute l’argument selon lequel le
développement des pays du nord entraînera celui du sud Il s’agit de la théorie des effets induits.
Pour lui, le développement du nord n’entraînera pas celui des pays du sud. L’approche qu’il
propose est celle de la reforme, insiste-i, que les pays du sud aient des capacités de rattraper ceux
du nord. Son approche a donné lieu a plusieurs critiques (Celso Furtado, Samir Amin ont récupéré
sa théorie). Prebisch écrit dans une perspective réformiste (CNUCED, GATT/OMC)

Contenu de l’approche, termes clés: le centre et la périphérie


Il faut comprendre le rôle du centre dans le centre et du centre dans la péri-
Eli- Centre phérie. L’élite du sud est formée dans les écoles du nord. Elle est issue d’une
te (Nord)
bourgeoisie comprador qui n’est pas celle de production et qui n’a aucune
plus-value. Pour les dépendantistes, tant que dure ce lien, le sud sera exploité.
Périphérie L’élite du sud bénéficie du Nord tout en le servant, d’où seul effet de conver-
(Sud) gence, et non d’entraînement à quoi s’ajoutent les divergences d’intérêts; ce
Elite qui accentue l’écart de développement et un élargissement du fossé entre le
Subordi- Nord et le sud. Les différentes élites bourgeoises ont noué une alliance pour
nation
du Sud
servir les intérêts du nord.

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Les dépendantistes sont les avocats de la reforme; ils veulent que soit brisée
l’alliance entre le sud et le nord. La réforme est la thérapeutique de l’approche
dépendantiste. Quant aux marxistes, l’échange est tout sauf égalitaire (exploi-
tation du sud par le nord), les classes prolétaires du sud et du nord ont les
mêmes combats. La thérapeutique des marxistes est différente des dépendan-
tistes. Pour eux, il faut appliquer la révolution qui passe par la nationalisation,
la récupération des biens de la bourgeoisie: phase transitoire du changement
des rapports entre les deux grandes classes.

Contenu de l’approche, termes clés: le centre et la périphérie


Il faut comprendre le rôle du centre dans le centre et du centre dans la périphérie. L’élite du sud
est formée dans les écoles du nord. Elle est issue d’une bourgeoisie comprador qui n’est pas celle
de production et qui n’a aucune plus-value. Pour les dépendantistes, tant que dure ce lien, le sud
sera exploité. L’élite du sud bénéficie du Nord tout en le servant, d’où seul effet de convergence, et
non d’entraînement à quoi s’ajoutent les divergences d’intérêts; ce qui accentue l’écart de déve-
loppement et un élargissement du fossé entre le Nord et le sud. Les différentes élites bourgeoises
ont noué une alliance pour servir les intérêts du nord.

Les dépendantistes sont les avocats de la reforme; ils veulent que soit brisée l’alliance entre le sud
et le nord. La réforme est la thérapeutique de l’approche dépendantiste. Quant aux marxistes,
l’échange est tout sauf égalitaire (exploitation du sud par le nord), les classes prolétaires du sud et
du nord ont les mêmes combats. La thérapeutique des marxistes est différente des dépendantis-
tes. Pour eux, il faut appliquer la révolution qui passe par la nationalisation, la récupération des
biens de la bourgeoisie: phase transitoire du changement des rapports entre les deux grandes
classes.

Samir Amin suggère la déconnexion de l’Afrique des structures du nord et la planification du


système économique. Le guyanais Walter Rodney, politologue, a essayé de démontrer le système
d’exploitation dans son ouvrage Comment l’Europe a sous développé l’Afrique (How Europe
Undeveloped Africa). Cette théorie a été monopolisée par les Latino américains: croissance en
développement et développement sans croissance.

CRITIQUES
En fin de compte, l’approche de la dependencia ramène tout au déséquilibre des rapports nord-
sud et n’explique rien du tout. Quant au sous développement des pays du sud, c’est une approche
globalisante qui manque de spécificité que Prebisch propose. L’approche, en fait, n’est pas une
analyse théorique, mais une idéologie moins structuraliste que marxiste. La preuve est que des
pays qui ont été dominés ont fait de leurs anciens dominateurs des égaux (basin du Sud Est
asiatique Japon, l’Europe et l’Ouest au sortir de la 2ème guerre mondiale).

Hypothèses de l’approche de la dependencia sur le plan de la méthodologie


C’est un jeu à somme nulle, car, en dehors des ressources, on peut trouver des substituts telle que
l’intelligence humaine, point de départ et d’arrivée de cette théorie. En somme, le sud est à la
merci du Nord. Dans les relations Nord-Sud, on peut supposer que le développement du Nord est
dû à l’exploitation du Sud au temps Colonial (Royaume-Uni et l’Inde). Pour las pays nordiques
(Norvège, Irlande, Suède) c’est le contraire. Ils se sont développés indépendamment des pays du
Sud. Pour le Tiers-monde, c’est l’équité. Il y a des discours capitalistes (Filière de la dépendance
prêts du FMI, CFD (Caisse Française de Développement).

SECTION 3 LES THEORIES PARTIELLES DES RELATIONS INTERNATIONALES

Les théories partielles ont pour objet les aspects particuliers des relations internationales. Il s’agit,
notamment, des théories relatives aux acteurs internationaux, au système international, aux
interactions, aux conflits et aux organisations internationales et à la prise de décision.

A. LES THEORIES SUR LES ACTEURS INTERNATIONAUX


Elles se caractérisent par la prépondérance de l’Etat. Elles sont structurées, d’une part, par l’étude
des déterminants de la politique étrangère (variables structurelles, culturelles, géophysiques),
d’autre part, par l’étude des processus ou théories de la prise de décision.

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B. LES THEORIES SUR LES INTERACTIONS DANS LE CADRE DES SYSTEMES
INTERNATIONAUX
Il s’agit de la mise en exergue de deux éléments principaux:
1. La structure du système international à travers les variables ayant trait à la configuration des
rapports de force, à la polarité (modèles bipolaire et multipolaire), à la hiérarchie des acteurs
(théorie de la dépendance, de la périphérie par rapport au centre).
2. La structure du système international et les processus d’interaction.

C. THEORIE DE L’INTEGRATION
Les approches théoriques de l’intégration sont très diverses. Il s’agit, notamment, de l’approche
institutionnelle qui est celle des fédéralistes, de l’approche fonctionnelle portée vers l’action et de
l’approche fondée sur l’identification, l’étude systémique et empirique favorisant l’intégration.

D. THEORIE DE L’ORGANISATION INTERNATIONALE


Il s’agit, d’une part, des études portant sur le fonctionnement des organisations internationales,
d’autre part, des études portant sur le rôle des organisations internationales.

SECTION 4 THEORIES DE LA PRISE DE DECISION, ORIGINES, HYPOTHESES, PROCESSUS


ET LIMITES

La théorie de la prise de décision (Decision-Making Theory) est une théorie de la science politique
qui aide à décider; elle ne reste pas de l’abstrait, mais sert à la gestion de la cité et à
l’appréhension d’un certain nombre de problèmes à transformer en réalité.

PARAGRAPHE 1 ORIGINES

Depuis la fin de la 2ème Guerre mondiale, l’intérêt s’est accru pour cette théorie, et selon EASTON,
les outputs sont les décisions politiques qui sortent du système. Il serait erroné de croire que
l’approche de la prise de décision a commencé en science politique. Initiée par les politologues,
plusieurs disciplines ont précédé la science politique dont la théorie de prise de décision. Les
psychologues se sont penchés sur les motifs qui poussent les individus à privilégier telle ou telle
décision et pourquoi certains ne décident pas. Les économistes, quant à eux, se sont concentrés
sur les choix de consommateurs et des producteurs, des investisseurs et des industries. Ce n’est
que plus tard que les politologues s’intéressent au comportement de l’électorat en termes de prise
de décision. La question de savoir ce qui motive les décisions prises par les législateurs, les
membres de l’exécutif, les dirigeants syndicaux et les politiciens est le thème central de cette
théorie en science politique.

Comme définition, on peut dire que la prise de décision est l’acte de choisir parmi plusieurs alter-
natives possibles dans un contexte où existent l’incertitude et le risque. C’est un processus
concret, car les retombées affectent directement les décideurs.

PARAGRAPHE 2 LES HYPOTHESES DE LA THEORIE DE PRISE DE DECISION

Les éléments qui composent la prise de décision sont l’environnement, la rationalité du décideur,
et surtout les critères pertinents par rapport à la situation.

A. L’environnement
Les décisions ne sont pas prises dans un environnement neutre. Les décideurs politiques doivent
agir dans un environnement qui tienne compte des dimensions nationales et internationales. Cet
environnement appelle une approche micro et macro.
* La qualité et le flux de l’information
Il faut qu’il existe une situation objective, c’est-à-dire le jugement que le décideur a du monde, sa
perception du système national ou international. Harold et Margaret SPROUT ont parlé de
l’environnement psychologique du décideur auquel ils ont contrasté l’environnement opérationnel
du décideur. Il y a problème quand les deux divergent. L’environnement psychologique du déci-
deur est la conscience qu’il a de sa marge de manœuvre. L’environnement opérationnel est ce que
vous autorisent les textes en matière de prise de décision. L’environnement opérationnel précise
toutes les tâches que le décideur peut faire et ne pas faire.

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Premier cas: la conscience de l’environnement que vous avez est supérieure, vous travaillez en
situation de sous régime, manque d’efficacité. Deuxième cas: la conscience dépasse la palette qui
est accordée, l’idée que leur domaine de prise de décision est plus grand que ne leur confèrent les
textes. L’environnement culturel est très important.

B. La rationalité du décideur
On suppose que les décideurs doivent être rationnels. Dans leurs tentatives explicatives, les
spécialistes des sciences sociales n’ont pas d’autres choix que de supposer la rationalité du
décideur à partir de plusieurs options. Pourquoi cette supposition? Quelles sont les caractéristi-
ques d’un choix rationnel?
* Logique. Alternatives et meilleur choix (optimal). Une décision rationnelle est celle qui apparaît
aux yeux du décideur comme la meilleure alternative possible. Pour qu’il y ait rationalité, il faut
que, placé dans le même contexte, le choix du décideur soit le même; il faut qu’apparaisse une
même logique en ayant recours au raisonnement logique, optimum, constance. La rationalité est
requise pour des raisons de commodité; l’irrationalité ne s’apprête pas à la raison. Richard
SNIDER a démontré que les conditions dans lesquelles a été défini le choix rationnel sont erro-
nées partout pour les décideurs de haut niveau.
* Erronées parce que les décideurs de haut niveau initient dans des situations de crise, d’où le
manque de temps. Le temps joue contre les décideurs, et il y a une limite pour effectuer les
évaluations.
* Manque de capacité aux décideurs de choisir compte tenu du stress et de l’anxiété.
* Les décideurs de haut niveau disposent des informations dont ne disposent pas leurs collabo-
rateurs. Ils ont la maîtrise et la gestion de l’information. Ils disposent tous des éléments
d’appréciation.
* La culture fournit des bornes à ne pas franchir. Le pouvoir politique est le pouvoir de
l’information.

C. Les cinq étapes de la prise de décision


1. L’établissement des critères. Quels sont les critères pertinents par rapport à la situation? le
choix des objectifs, les buts à atteindre?
2. Sélection des critères pertinents pour atteindre l’objectif
3. Identification des moyens
4. Décision stratégique (arme nucléaire), définition d’une solution alternative
5. Décision d’agir: comporte deux aspects * quand agir et * comment agir. La décision du moment
d’agir est très importante, et enfin l‘évaluation de l’action.

PARAGRAPHE 3 LIMITES DU MODELE DE LA THEORIE DE PRISE DE DECISION

1. On suppose que les décideurs disposent des informations fiables et qu’elles sont opéra-
tionnelles. Or, en réalité, pour la plupart du temps, les statistiques sont dépassées, les informa-
tions les plus importantes sont frappées du sceau ‘’confidentielles’’ et l’on évoque l’intérêt national,
la raison d’Etat pour ne pas livrer les informations à ceux qui en ont besoin pour agir. Les informa-
tions les plus importantes sont cachées aux spécialistes.
2. La plupart du temps, les décisions sont prises dans la précipitation et le souci de rester
dans le délai. Par conséquent, on ne dispose pas du temps pour suivre et respecter toutes les
étapes. Le facteur temps élimine cette approche systémique sans évacuer toutes les alternatives.
3. La résultante. En réalité, les décisions sont prises dans la jurisprudence pour l’administration,
or il faut que les parties prenantes soient d’accord et satisfaites de la décision prise. La phase
terminale ou de satisfaction complète la jurisprudence qui est la première phase.

PARAGRAPHE 4 CAS DE PRISE DE DECISION

En relations internationales, quelques cas d’école en théorie de la prise de décision méritent d’être
mentionnés. Il s’agit, notamment, de la crise des missiles de Cuba (1962), du coup d’état de la
Grenade et de son invasion, de l‘attentat du Liban sur les marines américains (1983).

A. CRISE DES MISSILES, 1962 (CUBA)


Le 16 septembre 1962, des avions espions américains découvrent la mise sur pied d’une base à
Cuba par l’URSS pour le lancement des missiles. La période allant du 22 au 28 octobre 1962

21
constitue le moment critique. La présence de l’URSS aux côtes américaines est irrecevable et
inacceptable car les Soviétiques peuvent détruire à partir de la base cubaine tout objectif.

Première phase ou pré crise: le constat de la situation est fait par la Central Intelligence Agency
(CIA) et la Council of National Security (CNS). Deuxième phase: Les autorités américaines
saisissent et informent les dirigeants soviétiques pour le démantèlement de la base.
KHROUTCHEV et le Polit bureau demandent le démantèlement de la base américaine en Turquie,
mais les Américains refusent le chantage soviétique. La crise commence le 22 octobre 1962. Les
responsables du Pentagone et de la Maison Blanche se concertent et mettent sur pied une cellule
de crise composée de l’Etat-Major, et du ‘’Attorney General’’ dans the Crisis Situation Room.
Robert KENNEDY est placé à la tête de la cellule de crise. Il décline ses options. 1ère option:
bombardement aérien, option écartée. 2ère option: Embargo et action diplomatique auprès des
Nations Unies pour dénoncer l’URSS et en finir avec CASTRO. La solution maximaliste est écar-
tée par la CNS et la cellule de crise. 3ère option: le blocus est enclenché par la marine américaine
le 25 octobre pour empêcher la sortie et l’entrée de Cuba. Cette option est finalement acceptée. La
marine américaine occupe les eaux internationales à la lisière des eaux territoriales cubaines. Le
26 octobre, KHROUTCHEV accepte l’assouplissement, le compromis, et la négociation a été faite
le 27 octobre sans condition. Le 28 octobre, les bases ont été complètement démantelées, et la
crise prit fin le jour même. Par précaution les Américains ont fait un léger blocus jusqu’au 20
novembre 1962, date à laquelle ils rapatrient leur marine.

Réflexion
C’est la crise la plus grave de la période guerre froide qui a marqué la fin de la confrontation entre
les deux superpuissances, pouvant entraîner la 3ème guerre mondiale, suite aux tensions idéologi-
ques. Grâce aux Think Tanks américains qui ont réfléchi en groupe, la crise a été évitée. Dans le
cas de la crise des fusées, la pensée de Robert KENNEDY est devenue la pensée du groupe.
Ceci est le propre de la situation de crise. La personnalité de Robert KENNEDY est considérable.
La fin de la crise a permis le dégel dans les relations Est-Ouest qui a suivi. L’approche réaliste a
obligé les Soviétiques à démanteler leur base. Le téléphone rouge est un signe du dégel qui a
matérialisé les relations entre les deux super puissances. Les deux ont mis sur pied un ensemble
de procédures qui éviteraient l’éclatement d’un conflit nucléaire en 1962. Désormais,
l’interdépendance est une réalité entre les deux puissances, prélude à la période de détente
(1972-1980)

B GRENADE, LIBAN 22 AU 28 OCTOBRE 1983 (7 JOURS)


Samedi 22 octobre: 5h 15 Reagan est briefé à Augusta Gulf Club par Mac FARLANE, et le Secré-
taire d’Etat SHUTLZ du coup d’état de la Grenade. Décision à prendre: Invasion. 11h 45: après 9
jeux, Mac FARLANE fait un round up de la situation à Reagan et SHUTLZ. 12h 45: SHUTLZ
téléphone au Département d’Etat pour une éventuelle invasion de la Grenade. Dimanche 28
octobre 1983: 7h 30 Reagan, SHUTLZ, Mac FARLANE sont à bord de US Air Force ONE. Ils
apprennent la mort de 240 marines à Beyrouth. 8h 38: M. et Mme Reagan arrivent à la Maison
Blanche. Reagan condamne devant la Presse l’attentat. 9h 30, le Président discute dans le bureau
de crise avec Mac FARLANE, Mac MAHON, directeur adjoint de la CIA, James BAKER, Conseiller
à la Maison Blanche, Messe, le général VESSEY, commandant des chefs d’Etats Majors, le
Secrétaire d’Etat à la Défense Kaspar WEINBERGER, le vice-président George BUSH. Mardi 25
8h 15, le Secrétaire d’Etat informe le Congrès de l’invasion de la Grenade annoncée à la presse
une heure plus tard.

C. PERSONNELS DIPLOMATIQUE ET CONSULAIRE DES ETATS-UNIS A TEHERAN


4 novembre 1979 au 20 janvier 1981 (444 jours d’otage)

D. MORT DE BEN LADEN: LES GRANDES ETAPES DE L’OPERATION «GERONIMO»


Après des années de traque, c’est en août 2010 que les services de renseignement américains
repèrent ben Laden dans un complexe situé à Abbottabad, une petite ville du nord du Pakistan à
50 km à peine de la capitale, où il réside avec une partie de sa famille. S’ensuivent des mois de
préparation et cinq réunions avec le Conseil national de sécurité pour fixer les modalités de
l’opération baptisée «Geronimo», nom d’un guerrier apache qui désigne ben Laden. Le président
Barak Obama donne son feu vert vendredi 29 avril 2011. L'assaut a lieu dans la nuit du 1er au 2
mai 2011.

22
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et Kauppi (Mark), International Relations Theory. Realism, Pluralism, Globalism and Beyond, Londres, MacMil-
lan, 3e éd., 1999. Le quatrième est complet et à jour quant aux approches générales contemporaines: Burchill
(Scott) et al., Theories of International Relations, Basingstoke, Palgrave, 3e éd., 2005. Le cinquième couvre
parfaitement les applications sectorielles des approches générales: Carlsnaes (W.), Risse (T.) et Simmons (B.)
(eds), Handbook of International Relations, Londres, Sage, 2002. Le sixième, original, illustre les théories des
relations internationales à partir d’une mise en perspective critique de la production cinématographique: Weber
(Cynthia), International Relations Theory. A Critical Introduction, Londres, Routledge, 2e éd., 2005. Le septiè-
me, pédagogique, applique les théories des relations internationales à un événement récent, la guerre au
Kosovo, pour montrer comment les théories permettent de mieux comprendre l’actualité internationale: Sterling-
Folker (Jennifer) (ed.), Making Sense of International Relations Theory, Boulder, Lynne Rienner, 2006.

Pour des points critiques sur l’état de la discipline, voir les ouvrages collectifs suivants:
Booth (Ken) et Smith (Steve) (eds), International Relations Theory Today, Cambridge, Polity Press, 1995.
Ciprut (John) (ed.), The Art of the Feud. Reconceptualizing International Relations, New York, Praeger, 2000.
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Smouts (Marie-Claude) (dir.), Les nouvelles relations internationales. Pratiques et théories, Paris, Presses de
Sciences Po, 1998.

Ainsi que trois numéros spéciaux de revue:


Foreign Policy, N° 110, printemps 1998: «Frontiers of Knowledge. The State of the Art in World Affairs».
Review of International Studies, 24 (5), décembre 1998: «Special Issue. The Eighty Years’ Crisis 1919-1999».
International Organization, 52 (4), automne 1998: «International Organization at Fifty.
Exploration and Contestation in the Study of World Politics».

Plutôt que de résumer des théories, certains ouvrages présentent des théoriciens:
Chan (Stephen) et Wiener (Jarrod) (eds), Theorizing in IR. Contemporary Theorists and Their Critics, Lewiston,
Mellen, 1997.
Griffiths (Martin), Fifty Key Thinkers in International Relations, Londres, Routledge, 1999.
Neumann (Iver) et Waever (Ole) (eds), The Future of International Relations. Masters in the Making? Londres,
Routledge, 1997.
Thompson (Kenneth), Masters of International Thought. Twentieth Century Theorists and the World Crisis,
Bâton Rouge, Louisiana State University Press, 1980.

Quant aux dictionnaires, ils détaillent les concepts fondamentaux de la discipline:


Evans (Graham) et Newnham (Jeffrey), The Penguin Dictionary of International Relations, Penguin, 1998.
Griffiths (Martin) et O’Callaghan (Terry), International Relations. Key Concepts, Londres, Routledge, 2002.
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Smouts (M.-C.), Battistella (D.) et Vennesson (P.), Dictionnaire des relations internationales.Approches,
Concepts, Doctrines, Paris, Dalloz, 2e éd., 2006.

Compilations d’extraits de livres et d’articles de Relations internationales:


Der Derian (James) (ed.), International Theory. Critical Investigations, Londres, MacMillan, 1995.
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Little (Richard) et Smith (Micheal) (eds), Perspectives on World Politics. A Reader, Londres, Routledge, 3 éd.,
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Méritent une mention à part, les anthologies en plusieurs volumes de:


Chan (Stephen) et Moore (Cerwyn) (eds), Theories of International Relations, Londres, Sage, 2006.
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