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Illusion d’optique

Sujet : En utilisant l’intérieur d’une boite en carton (type boite à chaussure), vous
réaliserez la maquette d’un espace intérieur qui mettra en évidence une illusion
d’optique (anamorphose, aberration perspective, travail graphique ou
chromatique…). Vous devrez percer la boite (voir croquis) pour définir le point de vue
du spectateur afin que l'illusion fonctionne. Vous pouvez installer des volumes,
peindre, dessiner, installer des miroirs, de la lumière (lampe de poche), bref créer un
dispositif qui s’inspirera des solutions apportées par les artistes mis en fichier joint
(ou d’autres).

Vous pouvez aussi jeter un œil (façon de parler) sur le site du musée de l’illusion à Paris
https://museedelillusion.fr/expositions/
Illusion d'optique

Définition:

C'est la perception déformée de la réalité, de la forme, de la couleur, des dimensions ou du


mouvement des objets.
L’œil perçoit une image, qui est ensuite analysée par le cerveau.
Le cerveau cherche à mettre du sens, mais si les informations sont contradictoires, il ne parvient
pas à les interpréter.
A un moment donné, le cerveau face à toutes ces informations ambiguës, sature et se fatigue.
Par conséquent, il amplifie les contrastes, les contours, les couleurs, les perspectives, les reliefs,
les mouvements.

Depuis toujours, l’Homme est intéressé par les illusions d'optique, et exploite les failles de notre
vision. Dès l’Antiquité, des techniques architecturales étaient utilisées dans la construction de
bâtiments de façon à tromper notre œil. Au IIIème siècle avant J-C, Le mathématicien Euclide
avance des théories concernant le point de fuite, qui seront réutilisées au XIVème siècle par des
peintres florentins tels que Raphaël, Michelangelo, Piero della Francesca, qui se servirent de ces
théories pour créer un effet de perspective. Au XVIème siècle, Léonard de Vinci s’intéresse
également à ce phénomène dans un domaine plus géométrique (voir le rôle de la perspective
conique).

"L'école d'Athènes", Raphaël

Plus tard, au 20éme siècle, de nouveaux artistes s’affirment dans le domaine des illusions
d’optique, dans la peinture, le dessin et les graphismes.

Il existe plusieurs illusions d'optique:

Art Cinétique:

Mouvement artistique fondé sur le mouvement qui débute en 1955, lors de l’exposition «Le
Mouvement», présentant «des œuvres qui se meuvent ou sont mues».

Les œuvres sont motorisées ou modifiées par l’intervention des spectateurs ou encore par des
éléments naturels tels que le vent ou l’eau.
Marcel Duchamp ″Rotoreliefs″, en 1935.

Des spirales sont dessinées sur des disques en carton qui sont mis en mouvement sur un tourne
disque

Op’art :

Mouvement artistique fondé sur l’illusion d’optique qui débute vers 1960.
Son nom provient de l’expression Optical art.
Les œuvres semblent se mouvoir dans l’œil du spectateur sans que celles-ci soient mobiles.

Cet art fait appel aux compositions géométriques, aux superpositions de lignes ou de trames, aux
contrastes de formes et de couleurs.

Victor Vasarely

Peter Kogler
Il réalise des œuvres dans lesquelles il prend possession d’un espace, constitué de murs blancs
ordinaires, qu’il va transformer avec des motifs faits de lignes qui vont s’entrecroiser. Cela va
former des illusions déstabilisantes, qui vont transformer le lieu et permettre aux spectateurs
d’interroger l’espace. Y a-t-il un relief ? un trou ? ou bien le sol et les murs sont -ils lisses ?
Les anamorphoses

De nombreux artistes réalisent des « trompe-l'œil » dans la rue, en représentant des scènes et
des objets qui semblent, selon un angle de vue particulier, en trois dimensions sur l'asphalte. Ils
sont de multiples nationalités, et restent la plupart du temps dans l'anonymat, néanmoins certains
sont reconnus, comme Julian Beever, Eduardo R. Relero, Edgar Mueller, Manfred Stader, ou
encore Kurt Wenner.

Julian Beever

Différents éléments composent l'escargot : le banc, le sol et un poteau. Sa coquille aux allure
sphérique est en réalité ovale.

Certaines de ces illusions ne sont pas seulement destinées au plaisir des yeux ; d'autres sont
aussi créées dans le but de dénoncer une injustice. Julian Beever se présente aussi comme un
artiste engagé, dénonçant les inégalités.
Felice VARINI
Pour lui aussi, tout est une question de point de vue. Sur chacune de ses œuvres, le point de
vue fonctionne comme un point de lecture. La forme peinte n’est cohérente qu’au moment où le
spectateur se trouve à un endroit précis.

Georges Rousse
L’artiste et photographe français Georges Rousse, pionnier de l’anamorphose
contemporaine, réalise des illusions d’optique aussi colorées qu’envoûtantes. Dans cette série, il
transforme des lieux désaffectés en de véritables oeuvres d’art monumentales.
L’accumulation

Bernard Pras

Lui n’a pas choisi la craie, la peinture… Mais l’accumulation d’objet en tous genres.
Les ombres (et l’accumulation)

Tim Noble et Sue Webster

Les miroirs

Léandro Erlich

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