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13 août 2019

Affaire Epstein - Partie 2 : Un pervers au cœur des réseaux


de pouvoir

Epstein est mort alors qu’il aurait dû être


surveillé, et aujourd’hui on ne sait pas si ses
complices, ou les clients des filles mineures
qu’il prostituait, seront un jour inculpés.

Cela n’en prend pas le chemin, mais en tout


cas, du tréfonds de leurs vacances, schiappa
et taquet, les pieds nickelés de la protection
de l’enfance, nous ont sorti un communiqué
de presse pour demander "l’ouverture
d’une enquête" sur les activités d’Epstein
en France [1]. Et les médias français
semblent découvrir cette affaire qui dure
depuis 10 ans. Grand moment.

Cette agitation de shciappa et tacquet est étonnante, car Epstein a forcément des connexions
importantes chez nous, pour atterrir et décoller comme il le voulait avec des mineures étrangères.
On va y revenir, mais en tout cas ce serait bien la première fois que les politiques cherchent à faire la
lumière sur un réseau pédocriminel (n’en déplaise à Castelnaud, grand ami de Bensussan et marié à
l’avocate Florence rault qui défend les accusés de pédocriminalité).

Certains doivent être un peu inquiets, dans notre pédoland, mais pas trop car ils savent bien qu’ici,
officiellement, les réseaux pédocriminels n’existeront jamais.

On a vu qui était Epstein, son parcours surprenant dans le monde de la finance, on va aborder plus
en détail ses différentes activités. La fortune d’Epstein a toujours posé question aux observateurs. Il
semblait riche à millions, sans qu’on sache bien d’où provenait cette fortune.

Epstein avait plusieurs propriétés et deux avions, un Boeing et un jet, ainsi qu’un hélicoptère,
qui voyageaient beaucoup, et avec beaucoup de monde. Clinton, par exemple, a fait une vingtaine de
voyages avec lui, notamment jusqu’à Hong-Kong, Singapour, la Thaïlande et Brunei [2], ou encore
vers une base navale US au Japon où l’avion est resté deux jours [3]. Dans ses avions, Epstein pouvait
transporter des mineures et leur faire passer des frontières sans la moindre difficulté, y compris en
France.

Son argent lui a servi à financer des campagnes électorales : on a ainsi appris tout récemment que
certains d’entre eux avaient reversé l’argent à des associations, comme Stacey Plaskett, députée
démocrate des Iles Vierges qui a reçu de l’argent pendant plusieurs années, le sénateur démocrate
de New York Chuck Schumer, ou Bill Richardson du Nouveau Mexique, accusé par l’une des victimes
d’avoir profité de son exploitation sexuelle.
De 1980 à 2003, la presse US a calculé
qu’Epstein aurait donné au moins 139.000$ à des
démocrates, dont Clinton. Ce qui semble assez
peu vu les sommes révélées récemment. Virginia
Roberts, dans ses déclarations, a affirmé
qu’Epstein et Maxwell l’ont envoyée très
rapidement faire des "massages" à divers
politiques, comme Bill Richardson, George
Mitchell, ou encore Stephen Kaufman, un autre
démocrate. Du coup, ils étaient tous redevables à
Epstein. Et les filles étaient aussi envoyées chez
des financiers, des patrons de multinationales, des
avocats, des acteurs et autres VIP…

Et puis, il a cette ile, aux Iles Vierges, achetée en 1998. Epstein y a même construit un mini temple
aux couleurs d’Israël, orné de deux chouettes dorées, dans laquelle il semble qu’il y ait des tunnels.
Le FBI y a fait une petite excursion le 12 août.

Les connexions
Finance

Epstein, dont la justice estime aujourd’hui la


fortune à environ 560 millions de dollars
(dont 56 en cash), commence donc dans la
finance chez Bear Stearns, où il rencontre
un tas de businessmans, de banquiers, de
politiques et de gens aussi riches
qu’influents. Sa fortune a très vite suscité
diverses interrogations, car il ne déclare
presqu’aucune activité de ses sociétés.

Au sujet de son passage à Bear Stearns,


disons qu’il lui a permis de se faire un
carnet d’adresses et pas mal d’argent, avant
de se faire virer. Selon une procédure qu’il a
lancée contre la banque, Epstein détenait environ 176.000 actions de Bear Stearns, pour près de 18
millions de dollars, en août 2007.

Quand la crise de la banque a commencé en 2007, le cours de l’action s’est effondré mais il a quand-
même réussi à en revendre un paquet avant que la banque dévisse : ce mois-là il a vendu 56.000
actions à 101 $ (elles étaient à près de 160 $ fin avril 2007), puis 120.000 autres en mars 2008 quand
la banque a coulé, mais avec de grosses pertes (il a revendu 20.000 actions à 35$ et le reste à 3$). Il
aurait aussi perdu 50 millions dans un fonds spéculatif appartenant à Bear Stearns.

Après avoir été viré de Bear Stearns, Epstein lance en 1981 J. Epstein & Co, un fonds de placements
qu’il gère pendant quinze ans. C’est à cette époque qu’il se rapproche de Larry Summers, alors
président d’Harvard, une université à laquelle Epstein fera de nombreux dons, qui deviendra
secrétaire au Trésor de Clinton et conseiller d’Obama. C’’est là aussi qu’il rencontre Alan Dershowitz,
ami et fan de Trump[4] qui deviendra son avocat, Leslie Wexner et aussi tout un tas de scientifiques.

L’argent de Wexner

Selon certains, une partie de l’argent d’Epstein vient de Wexner, mais leurs relations d’affaires
rentent assez mystérieuses. Dans les années 80, Epstein officie pour Wexner en tant que conseiller
financier, et devient en 1991 son chargé de pouvoir [5] dans sa boîte historique, L Brands Inc. mais il
est probable qu’il le conseillait surtout sur les moyens d’évasion fiscale [6]. Et certaines mauvaises
langues disent que Wexner était le seul client de J Epstein & Co.

Autour de 1995, Epstein a aussi été directeur de deux fondations appartenant à Wexner : la Wexner
Foundation, qui vise à renforcer la communauté juive et ses leaders, et sa filiale la Wexner Heritage
Foundation. Il a aussi été président de la Wexner’s NA Property Inc., une société qui était sur le
marché du développement d’une ville près de Colombus.

Wexner affirme aujourd’hui qu’il a coupé les ponts avec son ancien ami depuis ses ennuis judiciaires.
Ce qui est étonnant car à ce moment, personne ou presque ne lui a tourné le dos. Et puis, en
2008 Epstein donné 46 millions de dollars à un fonds de charité tenu par la femme de Wexner, tandis
qu’en 2011 c’est une maison de Manhattan appartenant à Wexner qui a été transférée à Epstein par
un circuit financier offshore [7]. Wexner lui aurait aussi filé son Boeing 727.

Et début août Wexner s’est réveillé d’un coup[8], accusant publiquement Jeffrey Epstein de lui avoir
piqué plein de fric (il parle de plus de 46 millions de dollars, mais on est a priori encore loin du
compte).
Pyramide de Ponzi à 450 millions de dollars

A la fin des années 80 et jusqu’en 1993, une magnifique fraude


s’est déroulée avec Epstein comme protagoniste de premier plan.
Ladite fraude a vu la condamnation en 1997 à 20 ans de prison de
Steven Hoffenberg, le patron de Towers Financial Corp..
Mais bizarrement Epstein est passé à travers[9] cette procédure.

Du fond de sa prison, Hoffenberg dénonce depuis 2013 son ancien


bras droit, Epstein, avec qui il travaillait au quotidien dans les
années 80, et l’accuse d’avoir pleinement participé à la pyramide
de Ponzi[10] en question. D’ailleurs, il pense qu’une partie des
millions d’Epstein viennent de là, ce qui est très probable :
200.000 personnes avaient été touchées, pour plus de 500
millions de dollars.

Hoffenberg déclare que l’argent serait parti dans un fonds créé


par Epstein aux Iles Vierges en 1996, le Financial Trust Company. Il
a déposé plusieurs plaintes, de même que les victimes, contre
Epstein, en vain[11].

Ce qui est certain, c’est qu’une multitude de sociétés écrans (off-shore, qui sont basées dans des
paradis fiscaux, des LLC notamment [12]) ont été créées par Epstein –comme l’ont montré les
Paradise Papers. Or il est connu que ces sociétés servent quasi exclusivement à frauder et blanchir de
l’argent sale. En tant que bon gestionnaire de fortune, Epstein conseillait à ses clients sur les
meilleurs chemins de l’évasion fiscale, et probablement que certains de ses secrets se trouvent aussi
de ce côté-là.

Jusqu’en 2013, la banque privilégiée d’Epstein était, nous dit-on, JP Morgan. Puis il s’est rabattu sur
la Deutsche Bank qui a eu la bonne idée de ne s’interroger qu’en 2018 sur ses différents comptes. Ce
qui lui a permis de réaliser de nombreuses transactions, signalées –à contrecœur- aux autorités de
régulation pour suspicion de fraude. Epstein aurait ainsi transféré des millons de dollars issus de
douzaines de et vers différents comptes via la Deutsche Bank.

L’argent d’Epstein n’est pas que le sien : il joue aussi avec celui des investisseurs dont il gère les
actifs. Il y a aussi, très probablement, des détournements d’argent, dont ces pyramides de Ponzi,
pourtant très faciles à détecter.

Et puis il y a tout son business offshore, tous ses investissements dans des start-up technologiques.

A cette époque, les affaires d’Epstein sont florissantes. Un article paru en 2002 dans un magazine
New Yorkais relate les propos d’un financier de la place de New York à propos d’Epstein : "Il m’a dit
une fois qu’il avait 300 personnes qui travaillaient pour lui, et j’ai aussi entendu qu’il gérait l’argent de
Rockefeller".

Apollo
Epstein était également proche jusque très récemment des dirigeants d’Apollo Global Management,
un des plus gros fonds d’investissements et gestion d’actifs (qui gère notamment les 5 milliards de
retraite de fonctionnaires Californiens), en particulier de son patron et co-fondateur Leon Black qu’il
connait depuis les années 90. Epstein venait lui rendre visite dans les bureaux pour parler stratégie
fiscale avec les dirigeants.

Les liens entre Epstein et Apollo étaient plus


étroits que les déclarations des uns et des autres
ne le laissent penser aujourd’hui. En 2015, Black a
envoyé le co-fondateur d’Apollo Marc Rowan à
une réunion au domicile d’Epstein à Manhattan,
avec des représentantes du groupe Edmond De
Rothschild (Ariane De Rothschild et Cynthia
Tobiano), pour discuter d’un rapprochement
commercial des deux entreprises.

Par ailleurs, depuis au moins 2001 et jusqu’en


2012, Epstein était directeur de la Leon Black
Family Foundation. Mais Black et la fondation
disent qu’en fait il est parti en 2007 et qu’il
s’agit d’une erreur.

En 2015, Black et Epstein faisaient toujours affaire


ensemble : BV70 LLC (une fondation de charité
déguisée sous un trust, contrôlée par Black) a
reçu 10 millions de dollars de la fondation
Epstein, Gratitude Amercia.

Epstein a aussi investi en 2011 dans Environmental Solutions Worldwide (ESW), qui créé des produits
de contrôle des émissions, avec plusieurs personnes proches de Leon Black, donts ses quatre enfants.
Des directeurs exécutifs d’Apollo son aussi au conseil d’administration de cette société.

ESW a eu quelques ennuis, notamment en 2002 quand la SEC suspectait son président d’alors, Bengt
Odner, d’avoir participé au détournement de 15 millions des fonds de l’entreprise [13]. En 2011, ESW
qui a déclaré un chiffre d’affaires de 12 millions de dollars à peine, a aussi déclaré 9 millions de
pertes. A partir de 2015 plus aucun bilan n’a été publié.

Les fondations

Sur l’aspect financier des magouilles d’Epstein, il faut aussi mentionner ses fondations, en plus de
celles qu’il a gérées, notamment pour Wexner ou Black. On peut parler d’un petit empire de la
philanthropie, ce truc indispensable aux riches pour compléter leur panoplie de VIP. Difficile de dire
combien il en possède, puisqu’elles sont hébergées aux Iles Vierges et fonctionnent comme des
sociétés offshore lambda. L’argent est distribué de tous les côtés : à des programmes de recherche, à
des associations, à des fondations appartenant à ses copains, et on ne sait où.
Il y a la maison mère, la Jeffrey Epstein
VI Foundation créée en 2000 aux Iles
Vierges. Il y a aussi Enhanced Education
crée en 2002 et Gratitude America Ltd,
créée en 2012, les deux aux Iles Vierges.
L’objectif de Gratitude America [14] est
de financer des "organisations dans le
monde qui cherchent à célébrer les Etats-
Unis d’Amérique et les Idéaux
Américains" (sic.).

En 2016 et 2017 elle a financé une école


orthodoxe juive huppée de filles à
Manhattan, un programme de tennis
pour les jeunes, une crèche d’Harlem,
une association de lutte contre le
cancer, la troupe de théâtre d’Harvard, à
la Kuhl Foundation, au MIT et d’autres
programmes divers et variés. En 2016 et 2017, Gratitude America a aussi donné 100.000 et 50.000$ à
la Bruce and Marsha Moskowitz Foundation, appartenant à un proche de Trump qui interfère dans la
politique nationale et qui figure aussi dans le carnet d’adresses d’Epstein.

A un moment, il a aussi eu la C.O.U.Q. Foundation, qui a existé de 1999 à 2012 et a donné 25.000$ à
la fondation des Clinton, la J. Epstein Virgin Islands Foundation, ou encore Epstein Interests active de
1992 à 2013, gérées par les mêmes personnes qui changent de rôle de temps en temps, et dont les
fonds se déplacent d’une structure à l’autre. Une partie de l’argent finissait dans des campagnes
électorales.

Epstein a déclaré que sa fondation avait donné à plus d’une centaine d’organisations depuis 2008,
année où il a plaidé coupable des faits de recours à la prostitution. De 2015 à 2017 il dit que sa
fondation Gratitude America Ltd. a donné 1,84 millions à plusieurs associations du pays. Mais selon
les médias, plusieurs de ces associations qui auraient été bénéficiaires des largesses d’Epstein disent
qu’elles n’ont rien reçu, ou alors beaucoup moins qu’annoncé.

La C.O.U.Q aurait aussi donné 500.000$ en 2007 à la Ramaz School de New York, où son avocat Jay
Lefkowitz (également conseiller des deux Bush)est impliqué, ou 250.000$ à la fondation for Criminal
Justice, dont un autre de ses avocats, Gerald Lefcourt, était membre du conseil d’administration.

Début 2008, Epstein a versé 46 millions de dollars à la fondation de Wexner YLK, qui déclare pourtant
qu’à cette époque il avait déjà pris ses distances. La YLK, créée par Mme Wexner en décembre 2007,
ne subventionnait apparemment que la Columbus Foundation, qui finance elle-même des initiatives
pour "renforcer la communauté". YLK a fermé dès 2009, et ses actifs ont été transférés au Wexner
Family Charitable Fund.

Les circuits financiers liés aux transferts d’argents via ces fondations ressemblent à ceux du
blanchiment d’argent et de l’évasion fiscale.

Mafia
Si les connexions de Trump avec la mafia depuis ses débuts dans l’immobilier commencent à être
connues, celles d’Epstein le sont moins. Pourtant, à ses débuts Epstein était entouré de gens qui
avaient gravité dans l’entourage d’un sulfureux avocat, Roy Cohn, gay –bien qu’il condamnait
publiquement l’homosexualité puisqu’il était de droite- et anticommuniste mais surtout maître
chanteur. Parmi ces personnes, Trump n’était pas le dernier, et a été lui-même très proche de Roy
Cohn (mort en 1986).

Mais il y avait aussi le magnat des médias Rupert Murdoch, Alan Dershowitz ou Mort Zuckerman
(autre propriétaire de médias). Cohn, qui avait été l’assistant du sénateur McCarthy, aimait aussi les
people et était très proche de la mafia juive, menée à son époque par Meyer Lansky, et d’autres
mafieux enrichis grâce à la prohibition, Lewis Rosenstiel et son partenaire Samuel Bronfman, ainsi
que de gens du Congrès Juif Mondial et du B’naï B’rith.

Dans les années 50 et 60, Cohn et Rosenstiel organisaient des soirées qui leur permettaient de faire
chanter des personnalités. Par exemple en 1958 au Plaza Hotel de Manhattan, suite 233. Hoover y
était, habillé en drag queen, et des adolescents mineurs également. Cohn, Hoover et Rosenstiel ont
eu des relations sexuelles avec eux.

Hoover se serait fait avoir au moins 2 fois par Cohn et Rosenstiel. Les deux fois, il y avait des garçons
mineurs avec lesquels il a eu des rapports sexuels. Cohn a déclaré à James Rothstein, du NYPD, chef
de la division trafic humain et mœurs, qu’il faisait partie d’une organisation chargée d’organiser le
chantage sur des politiciens, à l’aide de mineurs prostitués, et son rôle était de faire venir les garçons
et d’amener les cibles mêmes réticentes à passer à l’acte.

Selon lui, cette opération de chantage s’inscrivait dans le cadre de la lutte anti communiste de
l’époque, même si les soirées qu’il organisait et ses chantages ont duré jusqu’aux années 80.
Cohn évoque aussi un lien avec le Watergate avec l’épisode méconnu du vol d’un "blackbook" au
parti démocrate avec les noms de politiciens pédos des deux partis. Cohn était proche du cardinal
Spellman, du Diocèse de New York, gay également et qui était présent à au moins une des partouzes
au Plaza de Manhattan. On notera que Trump a ensuite racheté le Plazza Manhattan, où il a organisé
des soirées dans les années 90, avec de la coke, de très jeunes mannequins, et qui finissaient en
partouzes.

Les informations étaient remontées aux renseignements US et à la mafia, bien-sûr.

Il se trouve que les soirées d’Epstein ressemblent beaucoup à ce schéma.

Mannequins
Depuis les années 80, quand il se faisait passer pour un recruteur de modèles pour la marque Victoria
Secrets de son ami Wexner, Epstein apprécie le milieu du mannequinat.

Jean-Luc-Brunel

Un de ses amis d’antan, Jean-Luc Brunel (ils sont brouillés depuis [15]), présent à moult partouzes,
selon les déclarations de plusieurs victimes et selon les messages entre lui et Epstein qui ont été
saisis. Brunel est le fondateur et propriétaire à 85% (en 2010) de l’agence de mannequine MC2
Models [16], basée à Miami et Tel Aviv. Il dit avoir découvert Monica Bellucci, Sharon Stone, Jerry
Hall et bien d’autres stars des podiums. Avant cela, il dirigeait Karin Models, également basée à
Paris.
Selon Virginia Roberts et d’autres témoins, il a procuré de nombreuses filles étrangères à Epstein (et
à d’autres) via son agence de mannequins, et Epstein s’est vanté devant elle d’avoir "couché avec
plus de 1.000 filles de Brunel". Certaines de ces filles fournies par Brunel étaient mineures, et c’est lui
qui emmenait les plus jeunes aux soirées d’Epstein.

Virginia Roberts a déclaré en 2015 devant le tribunal qu’elle a été forcée à avoir des relations
sexuelles avec lui de nombreuses fois entre ses 16 et ses 19 ans, année où elle a quitté le réseau. Ces
faits ont eu lieu à Paris, dans le sud de la France, aux USA, et aux orgies sur l’ile privée d’Epstein aux
Iles Vierges.

"Il était un autre des contacts puissants d’Epstein qui avait de nombreux contacts avec des filles
jeunes partout dans le monde. En fait, la seule similarité avec Epstein et leur seul lien en amitié
semblait être que Brunel pouvait trouver des douzaines de filles mineures et nourrir le solide appétit
d’Epstein (et Maxwell) pour les rapports sexuels avec des mineures", a-t-elle précisé sous serment.

Selon elle, Brunel semblait avoir un "arrangement avec le gouvernement américain" pour obtenir des
passeports et d’autres documents de voyage pour des filles, âgées de 12 à 24 ans, qu’il amenait aux
Etats-Unis pour des objectifs d’exploitation sexuelle.

En fait, il ne gérait pas vraiment l’agence, et passait son temps comme recruteur, pour repérer des
filles à travers le monde et leur proposer un boulot de modèle.
Puis, il en rabattait certaines vers les soirées d’Epstein ou les massages. En 2005 quand Brunel a créé
l’agence MC2 Model & Talent, Epstein y aurait investi 2 millions de dollars. Brunel a nié tout
financement de l’agence par Epstein, mais Maritza Velasquez, une ancienne collaboratrice a déclaré
aux enquêteurs que Brunel lui avait confié qu’Epstein finançait les appartements pour les filles,
assurait les liquidités quand il le fallait etc. Et Brunel vivait dans un appartement d’Epstein. Elle se
souvient aussi qu’Epstein était en colère quand elle n’a pas réussi à obtenir un visa pour faire venir
Nadia Marcinkova, alors âgée de 14 ans. Marcinkova qui est devenue l’une des principales
rabatteuses d’Epstein.

Voilà une drôle d’agence, qui a besoin de financements privés pour assurer son activité
quotidienne [17], pendant que de grosses sommes d’argent étaient transférées aux Iles Vierges.

L’ancienne collaboratrice de Brunel entendue par les enquêteurs mentionne les liens de Brunel et
Epstein avec le brésil, où ils se procuraient des filles. Elle explique que les filles étaient payées
100.0000$, parfois 200.000$, mais quand elles revenaient de ces quelques jours avec la bande de
tarés, elles ne voulaient plus jamais travailler pour ce genre de types.

Les deux ont aussi effectué de nombreux voyages dans les avions d’Epstein et Brunel est allé lui
rendre visite en prison. Un message manuscrit de Brunel à Epstein montre qu’il lui a réclamé une
mineure de 16 ans pas blonde, sachant donner des leçons de Russe "gratuitement".

Avant de lancer MC2, Brunel grouillait déjà à Paris dans le milieu du mannequinat, et avait créé dans
les années 70 une agence appelée Karin, devenue Karin Paris. A l’époque, selon le livre d’un certain
Michael Gross paru en 1995, Brunel était « considéré comme un danger », qui aimait « la drogue et
les viols silencieux » parce que « ça l’excite ». Une Néo-Zélandaise que Brunel avait recrutée à 17 ans
et ramenée à Paris a raconté qu’il avait mis fin à sa carrière en répandant partout le bruit qu’elle était
accro à la coke, après qu’elle ait refusé de coucher avec lui.

Il était réputé pour violer les filles, avec son bras droit, un dénommé Claude Haddad, qui pouvait se
vanter de droguer et violer des filles de 13 ans. Une journaliste qui a enquêté sur cette affaire a
entendu cinq femmes qui ont déclaré avoir été agressées sexuellement par Brunel et/ou Haddad.
Brunel a aussi travaillé pour l’agence Ford, qui l’a viré quand les rumeurs à son sujet sont devenues
trop importantes.

En 2017 Brunel a porté plainte contre Epstein pour lui avoir fait perdre des millions et l’avoir plongé
une dépression à cause de la mauvaise pub que lui faisaient les ennuis judiciaires du fan de
massages. Bref, on commence à s'amuser et même Médiapart a enfin parlé de lui dans un long
article.

Trump Models

Trump lui aussi avait créé son agence de


mannequins, appelée Trump Model
Management, en 1999. La boîte amenait des
filles aux Etats-Unis depuis l’étranger,
notamment l’Europe de l’est et la Russie avec des
visas de tourisme, ce qui signifie qu’elles
n’avaient pas le droit d’y travailler. Pourtant,
certaines y restaient plusieurs années de suite.

Trump en détenait 85% et l’agence lui rapportait


environ 2 millions par an.

Dans les années 80 et 90, Trump était aussi un


grand ami de John Cassablancas, patron de
l’agence Elite qu’il avait fondée en 1972, qui
couchait avec ses recrues mineures au vu et au
su de tous [18]. Cassablancas trainait également
avec Brunel et Haddad.

En 1996, Trump a racheté la franchise du


concours Miss Univers, et en 1999 il a lancé l’agence T-models, devenue ensuite Trump Model
Management.

Puis, il a décidé de lancer sa propre fille dans le mannequinat, et à l’âge de 13 ans elle signait chez
Elite (dont Trump connaissait parfaitement la réputation) où elle a mené une courte carrière. Quant
à lui, il trainait dans les jurys des concours organisés par l’agence avant de lancer les siens, comme
Trump Realty Brazil (au Brésil) au conseil d’administration duquel il y avait Cassablancas.

Peter Listerman

Citoyen Russe, il serait l’un des rabatteurs d’Epstein, et allait chercher les victimes dans les collèges
et lycées. Il est réputé pour mettre en relation des types riches et de jeunes mannequins depuis des
dizaines d’années, et s’en vantait lui-même dans des interviews.
Il ramenait des filles depuis l’Ukraine et la Russie
pour les faire travailler dans des agences d’escorts
pour VIP. Selon un article du New York Post, il a été
vu alors qu’il rendait visite à Epstein, mais lui nie
tout lien.

Il parle des filles qu’il livre aux VIP comme des


« chicken » (terme qu’on retrouve dans le
Pizzagate) ou des "génisses".

En 2009 dans un tabloïd Russe il a dit "Mes clients


d'Hollywood et les oligarques sont lassés des filles
moscovites, américaines ou européennes
émancipées, qui ressemblent à des robots.L Tout le
monde en a marre de ces filles démoniaques, ils veulent de la douceur et du romantisme".

Selon le témoignage d’une mannequin qu’il l’a rencontré à 14 ans, Kristina Goncharova, Listerman lui
a demandé de très nombreuses fois si elle était d’accord pour un mariage. D’ailleurs, il dit organiser
des mariages entre types riches et jeunes filles des payes de l’Est.

Sciences

En bon mégalo, Epstein était fasciné par l’eugénisme, même si ça prend la forme de recherches sur
l’ADN et l’ingénierie génétique, ou sur le transhumanisme. Pour financer ses délires, il a créé sa
fondation en 2000, la Jeffrey Epstein VI Foundation, qui investit dans la science et un peu dans
l’éducation : neurosciences, intelligence artificielle, physique, intelligence artificielle…
On a même appris qu’il comptait transformer son ranch en usine à bébés, avec son
ADN évidemment, et qu’il voulait se faire cryogéniser le pénis. C’était même, semble-t-il, un grand
sujet de discussion avec ses amis scientifiques.

Il a fait dès les années 90 des chèques à l’université de Harvard, dirigée alors par son ami Lawrence
Summers, pour financer des programmes de recherches menés par ses amis scientifiques.

Parmi ses investissements dans la science :

 Via sa fondation il a donné 30 millions de dollars à l’université de Harvard, notamment le


Program for Evolutionary Dynamics destiné à étudier "les principes de mathématiques
fondamentales qui guident l’évolution", dirigé par son ami Martin Nowak, auquel il
avait donné 30 millions de dollars en 2003 [19].

 Est un des principaux donateurs du Origins Project, poussé par des gens de Harvard comme
Steven Pinker et Lawrence Krauss.

 On a aussi appris qu’Epstein avait parlé de nombreuses fois à ses amis scientifiques de son
intention de mettre son sperme dans une vingtaine de femmes à la fois lors d’une partouze
et de transformer son ranch en usine à bébés, une pratique assez courante hélas dans ce
pays, afin de disséminer son ADN.

 En 2011 il a donné 20.000$ à la Worldwide Transhumanist Association, devenue Humanity


Plus, via sa fondation, ainsi que 100.000$ pour le salaire de Ben Goertzel, le vice-président de
Humanity Plus.

 Il voulait se faire cryogéniser le pénis et disséminer son ADN dans le monde.

 Il a aussi investi dans la recherche sur l’intelligence artificielle (IA) menées par le OpenCog
Group à Hong-Kong et MicroPsiProject2 à Berlin. En 2013, un article de la fondation d’Epstein
qui évoquait cet investissement précisait que la start-up berlinoise était "sur le point de
copier le cerveau humain" grâce à un programme développé par Joscha Bach, spécialiste des
sciences cognitives et de l’IA.

Epstein a aussi de nombreuses fréquentations parmi les scientifiques les plus éminents aux Etats-
Unis et ailleurs (liste partielle sur son ancien site) :

 Stephen HAWKING qui est venu aux Iles Vierges.

 Marvin MINSKY, spécialisé dans l’IA. Virginia Roberts déclare qu’Epstein lui a demandé
d’avoir des relations sexuelles avec lui sur son île.

 Ben GOERTZEL d’OpenCog Foundation à Hong-Kong.

 Joscha BACH et le MicroPsi 2 Project.

 Stephen M KOSSLYN.

 Martin A NOWAK, qui a dirigé le programme d’Harvard sur la biologie mathématique et


l’évolution dynamique. Au sujet d’EPSTEIN, NOWARK avait déclaré en 2003 : « Je suis
stupéfait par les connexions qu’il a dans le monde scientifique. Il connaît un nombre
incroyable de scientifiques. Il connaît tout le monde ».
 Lawrence H SUMMERS, président d’Harvard de 2001 à 2006 et futur secrétaire d’Etat au
Trésor sous CLINTON. Sous son mandat à Harvard, EPSTEIN aurait donné au moins 25 millions
de dollars au programme for Evolutionary Dynamics.

 Eric LANDER

 George CHURCH, spécialiste de la physique moléculaire.

 David GROSS, physicien

 Frank WILCZEK, physicien au MIT et partenaire de GROSS.

Renseignements

Epstein est en cheville avec les services de renseignements US et américains, a minima. Alexander
Acosta, le procureur qui lui a permis de s’en tirer grâce à un accord illégal en 2008, a déclaré qu’il a
agi de la sorte parce qu’on lui avait dit qu’Epstein appartenait aux renseignements et qu’il fallait le
laisser tranquille. C’est du moins ce qu’il a expliqué à l’équipe Trump quand il a été recruté comme
ministre du Travail. Il a été viré le 12 juillet suite au scandale, justement pour son rôle dans
l’exonération d’Epstein.

De quels renseignements parle-t-il ? probablement des services US, FBI, CIA ou autre. Car même en
travaillant, comme on va le voir, pour les israéliens, Epstein n’aurait jamais bénéficié d’une telle
impunité s’il n’avait pas aussi rencardé les services de sa terre natale –et de domiciliation.

Selon Robert Steele, ex agent de la CIA, Epstein travaillait à la fois pour le Mossad et la CIA. Son but
était de coincer et de faire chanter des personnalités politiques. Et il est assez évident que si les
israéliens avaient été les seuls à bénéficiers des tuyaux et magouilles d’Epstein, son impunité aurait
été de beaucoup plus courte durée.

Le FBI a publié une partie de ses dossiers concernant Epstein, mais ils sont tellement caviardés que
cela en devient suspect. Mais on y découvre tout de même qu’Epstein serait devenu un
"informateur" du FBI dans l’espoir d’éteindre la procédure de 2005-2008. D’ailleurs l’enquête
fédérale a son sujet a été close quand Epstein a donné des "informations" au FBI sur les
malversations –qu’il connaît bien- de la banque Bear Stearns.

Il a aussi les liens d’Epstein avec des politiciens et membres des services israéliens, via des
investissements dans des start-up de nouvelles technologies proches des renseignements, comme
Carbyne Ltd, dans laquelle il a investi avec Ehud Barak, ex premier ministre israélien et président de
Carbyne, qui espère faire son retour en politique aux prochaines législatives en Israël [20]. Carbyne,
basée à Tel-Aviv et à New-York, a été créée en 2014 pour développer des technologies de
communication ultra rapides pour agir en cas de crise, en utilisant toutes les sources de données
disponibles. Ehud Barak et Jeffrey Epstein y ont investi dès 2015.

Celle qui occupe le poste de directrice dans cette boîte est Nicole Junkermann, ancien mannequin
née en Allemagne, elle a grandi à Marbella, étudié le business à Monaco puis à Harvard, et est
aujourd’hui installée à Londres. D’après les carnets de bord des pilotes d’Epstein, elle a voyagé deux
fois seule avec Epstein en 2002 (trajet le Bourget – Birmingham) et une fois en mars 2002 avec deux
autres passagers. Comme elle avait déjà 27 ans, il est peu probable qu’Epstein cherchait à lui sauter
dessus.

Elle a co-fondé en 1998 Winamax (paris de foot en ligne revendu en 2001) et d’un fonds de capital-
risque axé sur le sport, United Sports, en 2005. « Depuis 2011, elle est revenue à ses racines dans
l’innovation numérique et les technologies expérimentales – des domaines tels que la robotique, le
génome, la réalité virtuelle et l’intelligence artificielle », mentionne sa page sur le site de Carbyne.
Elle possède un fonds d’investissement, NJF Capital Ltd., qui possède des actifs ou la totalité d’une
trentaine de start-ups et réalise des investissements avec des personnalités de la Silicon Valley
comme Eric Schmidt de Google ou Peter Thiel de Paypal, qui a aussi investi 15 millions de dollars
dans Carbyne en 2018.

Par ailleurs, son nom apparaît dans les fuites des Panama Papers issus du cabinet Mossack Fonseca
dans le cadre du scandale de corruption de la FIFA[21]. Elle est l’ex de Robert Louis Dreyfus et est
mariée à un magnat de l’industrie italien. Elle a été nommée récemment comme conseillère au sous-
secrétariat de la santé et de l’aide sociale de Grande-Bretagne, dans le tout nouveau Healthtech
Advisory Board, qui doit conseiller le ministre Matt Hancock sur la « vision technologique de la santé
et de l’action sociale ».

Parmi l’équipe de direction de Carbyne, il y a aussi d’anciens militaires qui ont été impliqués dans les
barbouzeries israéliennes, comme le PDG Amir Elichai, le directeur exécutif Pinchas Berkus, qui fut
membre d’une unité d’élite de l’armée appelée IDF8200 Cyber Intelligence Unit, ou le co-fondateur
Lital Leshem, qui est toujours officier de réserve. On y trouve même comme expert un ancien flic
anglais, Andy Rooke, spécialiste des systèmes de transports intelligents et ex conseiller des autorités
anglaises et européennes en matière de sécurité routière, un réserviste de l’armée US dans la police
militaire, Brett Whitney pour le développement commercial ou encore un ancien collaborateur de
député US et agent du bureau des affaires politiques à l’ambassade US en Afghanistan, Trae
Stephens, qui a collaboré à l’équipe de transition de Trump pour le département de la Défense en
novembre 2016 et collabore dans Founders Fund, un fonds d’investissement lancé par le milliardaire
Peter Thiel (également actionnaire de Carbyne, membre du conseil d’administration de Facebook
et supporter de la campagne de Trump auquel il a filé 1,25 millions pendant la campagne, et puis
250.000$ en 2018) et six autres types..

Et puis, il y a la co-fondatrice de Carbyne (qui en possède toujours des parts), Lital Leshem, est une
collaboratrice d’Erik Prince [22], le fondateur de Blackwater, une société militaire privée impliquée
dans divers scandales, notamment du trafic sexuel, en Yougoslavie par exemple. Récemment, Prince
et Leshem disaient qu’il avait une solution pour le Venezuela, à savoir installer 4 à 5.000 hommes sur
place pour mettre au pouvoir l’opposant de droite à Maduro, un scenario qu’on ne connaît que trop
bien.

Selon The Times of Israël du 16 juillet 2019, "Barak a déclaré au Daily Beast avoir rencontré Epstein à
des dizaines d’occasion, et notamment après la révélation de l’organisation d’orgies sexuelles à ses
différents domiciles qui auraient impliqué des mineures" à Manhattan et aux Iles Vierges, mais il
n’aurait jamais vu de mineures chez lui ou participé à des partouzes.

Carbyne (qui s’est appelée durant quelques années Reporty Homeland Security Ltd.) a aussi des liens
avec l’industrie militaire US, notamment via Michael Chertoff, ex conseiller de Bush qui a écrit le
Patriot Act (surveillance de la population) et siège au conseil de surveillance de l’entreprise.

La boîte a également des liens avec des oligarques proches de Poutine : Viktor Vekselberg, un
ukrainien proche de Poutine [23], et Andrew Intrater, depuis septembre 2017, via Columbus Nova
Technology Partners, une boîte pour laquelle Michael Cohen a été consultant jusqu’en août
2017[24].

Selon un média d’influence Turc, "Epstein a travaillé en étroite collaboration avec Israël, à l'avant-
garde d'une initiative privée visant à apporter au secteur privé la technologie de pointe du
renseignement militaire israélien, offerte au plus offrant". Si c’est cela, il y a forcément des trappes
dans les programmes, qui permettent aux israéliens d’avoir la main sur les données et/ou les
programmes.

En tout cas, comme le note ce journal, TRT World, "Même si la société fournit des services
d’intervention d’urgence, aucun des administrateurs ou des membres du conseil consultatif n’a de
formation en systèmes d’intervention d’urgence".

On peut aussi s’interroger sur le fait qu’un


hélicoptère appartenant à Epstein a le
même numéro d’immatriculation qu’un
avion de la société militaire privée
DynCorp.

Dans les années 80 déjà, Epstein disait à


qui voulait l’entendre qu’il travaillait pour
des gouvernements, pour récupérer de
l’argent détourné par les dictateurs
africains. Etonnant au vu des circuits
habituels de "recouvrement" dans ce genre
de magouilles, mais pourquoi pas. Et sur
son site, Epstein se vante lui-même d’être
un "ancien membre" de plusieurs comités :

 Le Mind Brain and Behaviour Committee à Harvard,

 La commission Trilatérale,

 Le Council on Foreign Relations (CFR),

 La New York Academy of Science

 Le conseil d’administration de la Rockefeller University

 La Edge Organization

Soyons clairs : on ne peut pas faire partie de ces organisations, même si la plupart sont plus ou moins
tenues par les Rockefeller, si on est seulement un agent au service d’Israël. En particulier la
Trilatérale, haut lieu de discussions informelles entre leaders politiques et économiques d’Asie,
d’Europe et des USA et le CFR qui est l’un des instruments de la politique impérialiste US.
Par ailleurs, on sait que ses villas étaient truffées de caméras et qu’il conservait les vidéos en
plusieurs exemplaires et en divers endroits. Virginia Roberts a expliqué qu’elle avait demandé les
bandes où elle figure à la justice et au FBI, mais ça lui a été refusé.

Est-ce que le réseau servait à nouer des relations plus "intimes" avec des partenaires potentiels de
business, et, tant qu’à faire, à avoir de quoi peser sur leur décision ?

Les liens avec Trump


Epstein et Trump se connaissent
depuis les années 80, ils sont
voisins à Palm Beach et ont fait de
nombreuses "soirées" ensemble.
Le frère d’Epstein a témoigné en
2009 que Trump a voyagé au
moins une fois dans le jet
d’Epstein, en 1997, à partir de
Palm Beach. Ils se sont brouillés
fin 2004, début 2005, pour une
histoire de propriété sur laquelle
Epstein lorgnait et que Trump a
rachetée dans son dos pour la
revendre trois fois le prix.

Epstein a également confirmé


leurs liens, mais a fait appel au
5e amendement quand on lui a demandé d’évoquer leurs partouzes communes.

On a vu que l’avocat Roy Cohn représente un lien déjà consistant eux deux, Dershowitz en est un
autre, même s’il tente de faire croire qu’il a pris depuis longtemps ses distances avec Epstein et qu’il
fut un donateur des campagnes de Clinton. En effet, Dershowitz est bien introduit à la Maison
Blanche sous l’ère trump, notamment dans le cadre de conseils au sujet des négociations de paix
entre Israël et la Palestine qu’il donnait encore en avril de cette année à une équipe composée de
Trump, de son gendre Jared Kushner, de l’ambassadeur David Friedman et d’un envoyé spécial
israélien. Dershowitz a aussi déclaré qu’il a parlé avec les conseillers de la Maison Blanche avant que
la décision de transférer l’ambassade US à Jérusalem.

En 1971, Trump a pris Roy Cohn comme avocat quand il a débarqué à Manhattan pour se lancer dans
l’immobilier, et a développé ses contacts notamment du côté de la mafia.

L’histoire de ce terrain est assez intéressante : En 2004, Epstein a parlé à Trump d’une villa qu’il
voulait racheter à Palm Beach, pensant qu’il n’avait pas les moyens de la racheter. Mais Trump a
réussi à obtenir un prêt de la Deutsche Bank (via une société baptisée Trump Properties LLC,
entièrement financée par la Deutsche Bank), et a pu mettre 5 millions de $ de plus qu’Epstein, soit 41
millions au total. Il a ensuite rénové la maison et l’a remise en vente pour 125 millions puis vendue
96 millions à un russe proche de Poutine, Dmitry Rybolovlev, propriétaire de l’AS Monaco, qui n’y a
jamais vécu.
Le viol de deux mineures de 12 et 13 ans

Parmi les victimes d’Epstein, au moins une dénonce des faits


commis également par Trump : Katie Johnson a dénoncé des
viols commis par Epstein et par Trump durant l’été 1994 à
Manhattan, quand elle avait 13 ans, en présence d’une autre
victime âgée de 12 ans.

Elle était arrivée en bus à New York pendant les vacances, pour
tenter de se lancer dans le mannequinat. Au moment où elle
allait reprendre le bus pour retourner chez elle, elle a rencontré
un certaine Tiffany, qui lui a proposé de venir à une soirée pour
y rencontrer des gens qui pouvaient l’aider. C’est comme cela
qu’elle s’est retrouvée à quatre « soirées » chez Epstein à
Manhattan [25].

A la 3e partie, Trump l’a attachée à un lit, frappée et violée.


Epstein l’a violée à la deuxième et à la troisième soirée, elle a
ensuite été menacée par les deux et ils lui ont rappelé qu’ils
étaient puissants et faisaient ce qu’ils voulaient. Elle y est
encore retournée trois fois.

Elle mentionne, à la troisième des quatre partouzes auxquelles


elle a été amenée, une fillette de 12 ans qui a été forcée de
participer aux faits commis par Trump et d’être également
violée. Trump a dit à Katie Johnson qu’elle devait se taire si elle
ne voulait pas disparaître comme cette fille, Maria, âgée de 12
ans, impliquée dans le 3e incident avec Trump, et qu’elle n’a
jamais revue par la suite. Lors des faits, les deux filles avaient
été forcées de s’habiller en servantes. A la fin Trump a jeté 400$ par terre à Katie Johnson.

Elle a expliqué dans sa déposition : "Trump a dit que je ne devais jamais rien dire si je ne voulais pas
disparaître comme Maria, une fille de 12 ans qui a été forcée de participer au troisième incident avec
TRUMP, et que je n’ai pas revue depuis (…) et qu’il était capable de faire tuer toute ma famille".

Entre les soirées, elle rentrait chez elle dans l’Oklahoma, puis Tiffany la rappelait.

Dès qu’elle a signalé les faits à la justice le 26 avril 2016, elle a reçu des menaces (coups de fils
anonymes avec personne qui parle) et a demandé une mesure de protection.

Selon la plainte rédigée justice, dès le 28 avril 2016, Trump a fourni une déclaration à American
Media Inc. et / ou à Radar Online LLC, disant que "ces accusations sont non seulement complètement
fausses, mais dégoutantes au plus haut point et clairement destinées à solliciter l’attention des
médias". Il a aussi diffusé des documents d’ordre diffamatoires contre la plaignante.

Le 5 novembre 2016 Katie Johnson a abandonné la procédure. Il n’y a pas eu d’enquête sur cette
jeune "Maria".

Les propos de Katie Johnson sont largement confirmés par Tiffany X, qui l’a fait rentrer dans le réseau
et était présente lors des faits.
Entendue par la police en 2016, elle a expliqué qu’elle avait rencontré Epstein en 1990 quand elle
avait 22 ans. Elle a participé à une série de soirées en 1990, et a été "payée pour divertir un certain
nombre d’invités de Mr Epstein".

En 1991, elle a été "promue" au poste de "party planner", organisatrice des soirées du pervers, et job
consistait aussi à superviser personnellement les "rencontres" entre les mineures ramenées par
Epstein et ses invités. Elle explique que "sa mission était d’amener des adolescentes attirantes à ces
soirées". Cela a duré de 1991 à 2000, pour des soirées organisées à la Wexner Mansion à New York
sur la 71 rue, occupée par Epstein. C’est dans ce cadre qu’en 1994 elle a rencontré Katie Johnson qui
allait repartir dans sa province, et qu’elle l’a « persuadée » de venir chez Epstein en lui disant qu’elle
pourrait y rencontrer des gens qui l’aideraient pour sa carrière.

"J’étais à ces soirées et j’ai personnellement été témoin quand la victime a été forée de pratiquer
différents actes sexuels avec Mr Donald Trump et Mr Epstein. Les deux savaient qu’elle avait 13 ans".
Elle a personnellement assisté à quatre relations sexuelles que la victime a été forcée d’avoir avec
TRUMP.

Elle mentionne le viol commis en présence de la fillette de 12 ans appelée Maria. Trump a forcé Katie
Johnson et Maria à lui faire des fellations et les a violées devant Tiffany X. Elle a aussi vu à deux
reprises Epstein tenter de violer Katie Johnson.

Elle a vu Epstein violer et agresser sexuellement des mineures plus jeunes encore que Katie Johnson.
Elle a aussi assisté aux menaces de Trump et d‘Epstein contre Katie Johnson, y compris la menace de
Trump de la faire disparaître comme Maria, la fille de 12 ans et de tuer sa famille.

Quand elle a quitté son "travail" pour Epstein elle aussi a été menacée de la tuer elle et sa famille si
elle parlait de quoi que ce soit, et elle savait qu’ils avaient les moyens de le faire car elle les avait déjà
vus à l’œuvre.

Michael Cohen
Un autre lien entre Trump et Epstein est Michael Cohen, ex avocat de trump et témoin clé de la
procédure sur les liens de Trump avec la Russie. Ce grand fan de trump a investi dans les projets
immobiliers de son idole, a travaillé pour dans la Trump Organization, et quand Trump est devenu
président en 2017, Cohen a créé une boîte, Essential Consultants, pour monnayer l’accès à
Trump [26]. La boîte aurait aussi servi payer pour éteindre des procédures, notamment celles lancées
par Stormy Daniels et Karen McDougal pour des viols (éteintes pour 280.000$ semble-t-il) [27].

Cohen, qui se serait vanté d’avoir menacé et fait pression pour le compte de trump contre environ
500 personnes, représentait Trump dans la procédure contre Katie Johnson. Il est également lié au
business des nouvelles technologies, via un des associés d’Epstein, l’anglais Andrew Intrater, qui est
donc lui-même partenaire d’Ehud Barak, notamment, dans Carbyne. Intrater a été également
entendu par la commission Mueller sur les liens de Trump avec la Russie pour ses liens avec Viktor
Vekselberg et il est accusé d’avoir transféré 583.000$ à Cohen via son a société d’investissement,
Columbus Nova Technology Partners, dont les US disent qu’elle est une filiale du Renova Group, qui
appartiendrait à Vekselberg.

Enfin, Wayne Madsen, ancien fan de trump, a publié en février 2017 une liste de plusieurs
procédures contre Trump pour des viols sur des mineurs, garçons et filles, qui ont été réglées "à
l’amiable" [28] à coups de millions de dollars.

La France

Aujourd’hui, le FBI s’intéresse aux activités d’Epstein hors des Etats-Unis. C’est heureux, et on espère
vivement qu’ils s’intéresseront à la France, où Epstein a un domicile, et d’où il revenait lors de son
arrestation à sa descente d’avion sur le sol US début juillet. Car, on dirait bien que les autorités
françaises manquent de curiosité à ce sujet.
En effet, au vu du dossier –disponible en ligne avec les témoignages, on ne peut que s’interroger sur
certains points, notamment :

 Comment Epstein a-t-il pu faire circuler des mineures vers et depuis la France (aéroport du
Bourget), en avion, sans aucun problème de douane ? Et cela même après 2001 et le
renforcement drastique des contrôles aux frontières.

 Qui étaient ces deux fillettes de 12 ans, fournies par un de ses "amis" à Epstein - Jean-Luc
Brunel selon certaines sources- pour son anniversaire, et qui sont parties de France jusqu’à
Londres juste pour y être violées lors d’une partouze ? Selon Virginia Roberts, "elles venaient
de France parce qu’elles étaient vraiment pauvres là-bas et que leurs parents avaient besoin
d’argent", et elles auraient été amenée ensuite à palm Beach.

 Qui étaient les fréquentation d’Epstein en France ? Car on suppose qu’il ne faisait pas
l’ermite durant ses séjours au pays des droits des pédos. D’ailleurs, dans son carnet
d’adresses figurent quelques personnalités du tout paris comme un ex de Caroline de
Monaco, des décorateurs et stylistes jet-setteurs, des aristos…

Selon Maritza Vasquez, qui a travaillé comme contrôleur financier pour l’agence Karin à partir de
1998 puis pour MC2, en 2010 Epstein et Brunel avaient l’intention de créer une agence de
mannequins à Paris avec une française, sur le modèle de celle de Trump. Le projet n’aurait pas
abouti.

On a appris le 12 août que le parquet de Paris avait transmis les éléments disponibles sur ce volet, et
ceux-ci seraient "en cours d’analyse et de traitement".

Nous reviendrons sur ce volet français de l'affaire.

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Ce dossier est tentatculaire. On touche à l'ingénierie sur l'humain, aux renseignements, aux réseaux
de blanchiment et de détournement d'argent, à l'exploitation sexuelle de mineurs et donc à la
corruption. L'affaire Epstein amène à mettre le doigt au coeur du système de pouvoir international.
Même s'il reste encore beaucoup à décrypter, on comprend qu'à ce niveau de magouilles, les
collusions dépassent largement les clivages affichés pour le populo, par exemple entre la Russie et
israël, ou entre la Russie et les Etats-Unis, ou entre Israël et la Russie. L'échiquier international qu'on
nous montre serait-il une construction, un story-telling pour le bon peuple?

Partie 1:

Affaire Epstein - Partie 1 : le système Epstein - donde vamos

L'affaire Epstein, qu'on pensait enterrée, a resurgi ces dernières semaines avec une nouvelle mise en
cause parce que sa première condamnation, absolument ridicule, était le fruit d'un accord illégal
passé dans le dos des victimes. Et puis le 9 août, Epstein est retrouvé mort dans sa cellule.

http://dondevamos.canalblog.com

Partie 3:

Affaire Epstein - Partie 3: Ghislaine Maxwell menacée avant d'être arrêtée, Jean-Luc Brunel tranquille
en France sur sa péniche - donde vamos

L'affaire Epstein a connu des épisodes assez épiques : suicide suspect d'Epstein, cavale pendant 1 an
de sa copine Ghislaine Maxwell, pendant que Jean-Luc Brunel, resté en France, coule des jours
paisibles sur une péniche en bord de Seine. Certains ont peut-être cru que la mort d'Epstein allait
mettre un point final aux interrogations des victimes et des citoyens.

http://dondevamos.canalblog.com
[1] Le communiqué du 12 août précise « Nous rappelons à cette occasion notre détermination entière
à protéger les jeunes filles des violences sexuelles et notamment des réseaux d’exploitation criminelle,
qui donnera l’occasion à de nouvelles mesures lors du dernier trimestre de l’année. ». Sauf qu’il y a
aussi des enfants dans cette histoire.

[2] Selon le pilote, Clinton devait y faire des discours.

[3] Outre Clinton et Epstein, Ghislaine Maxwell et Sarah Kellen, deux de ses rabatteuses favorites,
étaient présentes à l’aller, et au retour quatre personnes de plus les accompagnaient : Mike Epstein,
Doug Band un businessman politicien qui était aussi l’avocat de Clinton, et deux femmes appelées
Janis et Jessica qui d’après le pilote appartenaient aux renseignements.

[4] Dershowitz est né en 1938, est avocat et prof de droit à Harvard (il fut le jeune prof de la fac à 28
ans).Il a défendu OJ Simpson, Epstein, Trump, Barak Obama, Bill Clinton, Benjamin Netanyahou,
Marlon Brando, Frank Sinatra, et évidemment Harvey Weinstein. Il écrit des chroniques dans
différents journaux importants, et à la télé surtout sur Fox News où il défend toujours TRUMP.
Pseudo défenseur des « libertés publiques », est dans le courant libertarien. C’est un sioniste
convaincu même s’il dit qu’il est « seulement » pro israélien. Il aurait rencontré Trump à Mar A Lago,
et est venu diner à la Maison Blanche peu après une perquisition du FBI au bureau de Michael Cohen,
ex partenaire de Trump dans l’immobilier et diverses magouilles.

[5] Epstein peut donc signer des actes et agir au nom de Wexner.

[6] Alors qu’il n’avait aucun titre dans l’entreprise, il en rencontrait régulièrement les dirigeants.

[7] Cette maison avait été achetée en 1989 par Wexner pour 13 millions dollars. Il l’a restructurée et
vendue en 1998 à Epstein NES LLC, pour 0$. Autre étrangeté dans cette transaction : d’après les
documents mentionnés par Bloomberg, Epstein a signé pour les deux parties du contrat.

[8] Il explique avoir découvert des malversations commises par Epstein dans sa fondation en 2007,
après que l’affaire des massages ait éclaté et qu’il ait, d’après ce qu’il déclare aujourd’hui, coupé les
ponts avec Epstein.

[9] Seul Hoffenberg a été cité nommément dans les poursuites, pour le reste ils ont été appelés « co-
conspirateurs », mais il s’agissait très probablement d’Epstein tout seul.

[10] La pyramide de Ponzi est une escroquerie basique, inventée au XVIIe siècle : on promet aux gens
de placer leur argent et de leur donner un gros rendement du genre 12, 15% par an, et on se sert de
l’argent des nouveaux pigeons pour rémunérer les premiers quand ils réclament un peu de cash.

[11] Pourtant Hoffenberg dénonce des faits précis comme des détournements d’argent de certains
clients vers d’autres, ou le siphonage de quelques millions.

[12] LLC, pour « Limited Liability Companies », des coquilles vides qui permettent d’acquérir des
propriétés immobilières de manière discrète à l’égard des services fiscaux, très usitées dans le cadre
du blanchiment d’argent (y compris en France bien-sûr).

[13] L’affaire a été réglée par un accord sans que l’on sache le fin mot de l’histoire.

[14] A ne pas confondre avec une association de vétérans du même nom (Gratitude America Inc.).

[15] En fait, en 2015 Brunel a déposé une plainte assez étonnante contre Epstein, qui ressemble à
une tentative de se dissocier de son sulfureux ami. Cette plainte demandait réparations car les
procédures contre Epstein avaient nui à l’image de Brunel et il en était meurtri et aurait perdu des
millions de dollars.

[16] Il l’a créée ne 2005 avec Jeremy Fuller. Elle est d’abord implantée à New York.

[17] D’ailleurs Brunel maquillait les comptes pour laisser croire à Epstein que la boîte était en bonne
santé et qu’il lâche encore de l’argent. Les filles pouvaient être payées en cash sans être déclarées.

[18] En 2002 il a été poursuivi par une ancienne mannequin de l’agence, qui l’accusait de viols
commis quand elle avait 15 ans. En 1998, une enquête a été ouverte à Paris sur la prostitution des
filles via l’agence Elite entre 1994 et 1997, et plusieurs personnes dont Robert De Niro ont été
entendues. L’affaire a été dégonflée au fil de la procédure, pourtant il y avait des mineures parmi les
victimes. Il faut dire que parmi les clients, il y avait « de riches émirs arabes clients de nos marchands
d'armes, des intermédiaires peu scrupuleux, des play-boys argentés et dépravés, un ancien gendarme
de l'Elysée, un médecin cannois, une ancienne gloire du tennis, un producteur de cinéma ». Le
photographe Jean-Pierre Bourgeois avait même été arrêté en janvier 1997, et avait déjà été
soupçonné dix ans plus tôt des mêmes faits, de même que l’ex mannequin Annika Brumark.

[19] L’argent n’a pas été rendu par l’université après le scandale.

[20] Ce retour a été un peu plombé par ses liens avec Epstein, diffusés par la presse locale. Et son
concurrent Netanyahou, lui aussi présent dans le carnet d’adresses d’Epstein, s’est fait un plaisir de
rediffuser les articles qui y faisaient référence. Du coup, Barak, qui a au passage admis avoir rendu
visite à Epstein, cherche à le faire expulser de leur business commun, même si la presse israélienne
minimise la participation d’Epstein dans Carbyne.

[21] Une boîte qu’elle contrôlait avec Jacobs Holding (société de la famille suisse Jacobs) appelée
Infront Sports & Media, qui vend les droits médias des coupes de foot, était dirigée par le neveu de
Sepp Blatter et a été vendue en 2011 pour 650 millions d’euros tout de même.

[22] Leshem vient d’être nommée directrice des relations avec les investisseurs du fonds
d’investissement de Prince, Frontier Resources Group, dont il aurait vendu une majorité à un type
proche du président chinois, un dénommé Chang Zhenming.

[23] Vekelsberg a été entendu par le procureur Mueller dans le cadre de l’enquête sur les liens entre
Trump et la Russie. Il est soupçonné par les US de mener des activités nuisibles pour le compte du
gouvernement russe.

[24] Via sa boîte Essential Consulting, qui a également servi au versement d’argent à l’une des
victimes de viol de Trump, Stormy Daniels, à la suite d’un accord pour la faire taire.

[25] Ces soirées ne passaient pas pour les plus chics de la ville, et certains invités, selon un
témoignage, étaient choqués du nombre de jeunes mannequins russes.

[26] Il a reçu pour cela plusieurs millions de dollars d’entreprises comme Novartis ou AT&T.

[27] Ces règlements menés pendant la campagne électorale de 2016 ont valu 3 ans de prison à
Cohen, qui a été condamné en mai 2019.

[28] Cette liste a été diffusée sur Facebook notamment. Elle mentionne six procédures :

1) Michael Parker, 10 ans, viom oral à Mar-a-Lago, Palm Beach, FL, 1992. Trump aurait versé 3
millions à ses parents.
2) Kelly Feuer, 12 ans, relation sexuelle forcée à la Trump Tower. Trump aurait payé 1 million de
dollars en 1989.

3) Charles Bacon, 11 ans, viols oral et anal en 1994 à la Trump Tower. Trump aurait versé 3 millions.

4) Rebecca Conway, 13 ans, agression sexuelle et viol oral, chez Trump à Charlottesville. Il aurait payé
5 millions de dollars.

5) Maria Olivera, 12 ans. Sa famille aurait reçu 16 millions pour régler la procédure pour viols
survenus à Mal A Lago en 1993.

6) Kevin Noll, 11 ans, viol anal à la Trump Tower en 1998. Le cas a été réglé aussi mais on ignore pour
quel montant.

[29] Il faut savoir qu’à ces soirées de produits de luxe où des types très riches sont invités, on fait
aussi venir tout un tas de mannequins dont une partie peuvent être réservées pour la soirée à des
tarifs de VIP.