Vous êtes sur la page 1sur 43

Evolution des systèmes

d’Information

1
• Le système d’information est aujourd’hui au cœur du
fonctionnement de toute organisation et son efficacité en
conditionne les performances.

2
• La difficulté réside dans la mise à disposition des SI efficaces
est de trouver un équilibre entre les enjeux suivants :

1. Identifier les changements pour la mise en œuvre de la


stratégie de l’entreprise ;
2. Préserver la cohérence et l’amélioration de l’efficacité du SI;
3. Agencement rapide de systèmes de qualité tout en limitant
les risques et les coûts liés à la communication entre les
différentes fonctions impliquées, à l’intégration des
nouvelles technologies, des outils et méthodes.
4. Apparition des concurrents sur des marchés
traditionnellement protégés ;
5. Les clients sont de plus en plus avertis, exigeants et sélectifs ;

3
• Pour relever ces défis, les modèles d’entreprise évoluent de
systèmes pyramidaux ou hiérarchiques simples vers des systèmes
ouverts reposant sur un réseau complexe de processus
coopérants. (Selon journaldunet.com)

Dans ce contexte il faut continuer (Selon journaldunet.com) :


1. identifier, anticiper différentes actions de progrès potentiels ;
2. faire des choix et fixer les priorités d’investissements ;
3. établir et suivre la relation entre les systèmes informatiques et
la stratégie de l’entreprise.

4
Urbanisation du SI
• L'urbanisation du système d'information (d’une organisation) est une
discipline d’ingénierie informatique consistant à faire évoluer son système
d’information pour qu'il soutienne et accompagne de manière efficace les
missions de cette organisation et leurs transformations.
• L'urbanisation du SI prend en compte l'existant et doit permettre de mieux
anticiper les évolutions ou contraintes internes et externes touchant le SI,
et en s'appuyant le cas échéant sur des opportunités technologiques.
• Les concepts manipulés peuvent s'apparenter à ceux de l’urbanisation de
l’habitat humain (ex : organisation des villes, du territoire), concepts qui
ont été réutilisés en informatique pour modéliser la réingénierie du SI.
• L'urbanisation SI est l'action d'urbaniser le SI : cette démarche prévoit des
principes et règles ainsi qu'un cadre cohérent, stable et modulaire, auquel
les différentes instances décisionnaires de l'organisation peuvent se
référer pour toute décision d'investissement par rapport au management
du SI.

5
Définition : On appelle urbanisation du SI la mise en œuvre
d'une démarche d'urbanisme du SI, conduire une démarche
de transformation du SI en fonction d'une cible définie dans le
plan d'urbanisme. (https://www.urba-ea.org/)

6
Urbanisation d’un SI

7
8
Enjeux de l'urbanisation du système
d'information
• L'urbanisation facilite la transformation continue
du SI.
1. Trouver un équilibre entre :
 la mise en œuvre plus rapide de nouveaux systèmes
 l’amélioration de l’efficacité globale du SI,
 les changements liés aux évolutions réglementaires,
 la sauvegarde de la cohérence du SI
2. Mais…
 les modernisations et réorganisations sont
permanentes

9
Pourquoi l’urbanisation?
1. Organiser les briques du SI dans un objectif de flexibilité et
de réactivité.
2. Décliner et intégrer progressivement les demandes
d’évolution du SI par une approche rationalisée,
 En évitant les effets « dominos »
 En « chassant » les redondances,
 En partageant des composants
 En maîtrisant l’intégration des nouveaux composants

La démarche d’urbanisation des SI et qui vise un SI capable


de soutenir et d’accompagner la stratégie d'entreprise dans
le meilleur rapport coûts/qualité/délais.

10
Principe de l'urbanisation du SI
Elle s'appuie sur deux règles de bases :
1. Une application doit appartenir à un et un seul bloc afin de
limiter les impacts lorsqu'on remplace celle-ci (règle de
couplage faible).
2. Les dépendances doivent respecter les notions de
cohérence forte et de couplage faible :
entre les applications,
entre les modules d'une même application,
 entre les composants d'un même module

11
• La notion de Cohérence Forte / Couplage Faible indique que
deux applications doivent communiquer entre elles de façon
simple et efficace, mais que la dépendance entre ces deux
applications est minimale (idéalement inexistante). Cela
permet donc de retirer un bloc pour le remplacer sans
perturber le reste du SI.

12
Application des concepts
d'urbanisation
L’urbanisation du SI est une démarche d'aide à la transformation,
rationalisation, simplification et amélioration du SI. Certains
auteurs comparent le SI à l’image d’une ville, c'est-à-dire
réfléchie, structurée, durable.
Dans le prolongement de cette analogie qui a toutefois des limites ,
l'urbanisation du SI consiste à planifier des refontes structurantes
pour optimiser, les échanges, les services, la flexibilité, la
modularité... et d'une façon plus générale à répondre à la
stratégie SI de l'entreprise en parallèle de l'évolution du métier.

13
Plan d'urbanisme SI
ou cartographie
Ce PU ou cartographie est très essentiel dans l’urbanisation des
SI, aussi appelée plan d’occupation des sols (POS).
Le POS consiste à représenter le SI en s'appuyant sur
une cartographie fonctionnelle du SI et un découpage en
capacités autonomes, de description de plus en plus fine :
• les zones,
• les quartiers,
• les îlots,
• et enfin les blocs fonctionnels ou encore les briques

14
L’urbanisation vise :
– à renforcer la capacité à construire et à intégrer des sous-
systèmes d'origines diverses,
– à renforcer la capacité à faire interagir les sous-systèmes
du SI et les faire interagir avec d’autres SI donc
l’interopérabilité ,
– à renforcer la capacité à pouvoir remplacer certains de ces
sous-systèmes.
et de manière générale pour le SI à :
– favoriser son évolutivité, sa pérennité et son
indépendance,
– renforcer sa capacité à intégrer des solutions hétérogènes
(Progiciels, éléments de différentes plates-formes,...).

15
Cartographier l’existant, la cible permet d’identifier les
perspectives de changements et les étapes stables ainsi que
des conséquences sur les coûts, les durées et les risques des
projets d’évolution des SI.

16
Exemple de règles de découpage du SI
 Règle 1 : Séparation du Back-office du Front-office.
 Règle 2 : Découpage par processus et par métier. On crée ainsi
les zones Décisionnel, Support et Métier (la zone Métier peut
être découpée en plusieurs blocs)
 Règle 3 : Il faut isoler ce qui est partagé par le Back-office et le
Front-office ainsi que ce qui les intègre. On définit donc les
zones Intégration et Données Partagées.

17
Exemple
• Front-office : Une application de front office est la partie d'un
système informatique accessible aux utilisateurs finaux ou aux
clients, ex : guichet, service de clientèle.

• Back-office : La notion de back-office correspond à la partie


qui n'est visible que par l'administrateur du site et qui permet
de gérer le contenu, les fonctionnalités...

18
Les types de Zones
• Dans le découpage d'un SI on distingue habituellement différents
types de zones :
1) Les zones des échanges avec l’extérieur du SI : acquisition/émission
de/vers les partenaires : clients, fournisseurs.
2) Les zones des activités opérationnelles : gestion des opérations
bancaires, gestion des opérations commerciales, gestion des opérations
logistiques internes, etc. ;
3) Les zones de gestion des données de référence communes à l'ensemble
du SI : les référentiels de données structurées (données clients, catalogue
de produits et services, etc.) ;

19
4) Les zones de gestion des gisements de données : ensemble des
informations produites quotidiennement, communes à l'ensemble du
SI (données de production, etc.) ;
5) Les zones des activités de support : comptabilité, ressources humaines,
etc. ;
6) Les zones des traitements pour l’aide à la décision et le pilotage :
informatique décisionnelle.

20
Exemple
Une partie du découpage du système d'information d'une banque :

1.Ensemble des zones d'activités opérationnelles


1.1. Zone production bancaire
1.1.1. Quartier gestion des crédits
1.1.1.1. îlot gestion des crédits immobiliers
1.1.1.1.Bloc fonctionnel gestion d'un impayé

21
La liste de thématiques métier et/ou fonctionnelle peut être
obtenue par :

 l'analyse des exigences du système et définir la stratégie


de l’entreprise.

22
23
Architecture Cartographie Eléments représentés sur la cartographie

Architecture Métier Processus Objectifs stratégiques


Processus/Tâches
Architecture Fonctionnelle Fonctionnelle SI
Domaines fonctionnels
Référentiels et Flux
Architecture Applicative Applicative Systèmes Informatiques
Applicatifs/Progiciels
Composants, Objets, Métiers, Flux,…

Architecture Technique Technique Matériels (serveurs, postes de travail,…)


Logiciels (Système d’exploitation, SGBD,…)
Architecture Réseau

24
Isabelle Contini,2005

25
Couche Métier ou d’un point de vue
Métier
Le SI d’un point de vue métier est constitué :
i. Des processus de l’entreprise et des organisations qui y participent,
ii. Des informations qui transitent dans les différents processus,
iii. et des règles de gestion utilisées par les métiers et les processus mises
en œuvre par une même entité organisationnelle de l’entreprise

26
La définition de la stratégie de l'entreprise conduit à répertorier :
• Les métiers stratégiques qu’elle exerce vis-à-vis de son marché et
autour desquels elle structure ses activités et son organisation -
un métier stratégique (exemples : octroi de crédit, courtage
d'assurance, ligne de fabrication, etc.) correspond à une
combinaison de :
segments de marché
offres commerciales ou marketing,
 techniques de distribution ;

27
• Les métiers opérationnels qu’elle exerce dans le cadre de
chacun des métiers stratégiques (exemples : production,
marketing, gestion des risques, etc.).
Les activités exercées par l'entreprise, sont de plusieurs types :
• Les activités opérationnelles qui contribuent à la fabrication
des produits vendus ou à l’élaboration des services rendus aux
clients,
• Les activités de gestion
• Les activités de pilotage

28
• L'analyse du système métier peut s'appuyer sur les techniques de
Business Process Management BPM ou Gestion des processus
métier) qui visent à :
i. Modéliser les processus de façon transversale à l'entreprise,
dans le cadre d'une gestion de programme
ii. Outiller ces processus pour faciliter une exécution fluide (avec
Workflow, moteur de règles ou d’exécution)
iii. Piloter l'activité de ces processus au moyen d'indicateurs (gestion
de qualité, performance)

29
Le système d'information (SI) d'un point de vue fonctionnel est
constitué de l’ensemble :
• des fonctions, c'est-à-dire des capacités du SI,
• des objets métiers : de l'information (issue des
processus) structurée en entités ou objets.
L'analyse fonctionnelle constitue la « pierre angulaire » de la
démarche d'urbanisme car ce point de vue est le « levier »
principal d'urbanisation du SI.

30
• Un SI urbanisé doit pouvoir isoler facilement les sous-systèmes
d’information supportant différents métiers et pouvant évoluer
à terme vers des systèmes d’information autonomes.
Exemple : une entreprise veut séparer ses métiers de distribution
(vente) et ses métiers (gestion des produits) dans des unités
organisationnelles différentes

31
L'urbanisation d’un SI combine :
– la volonté de pouvoir isoler certaines de ses parties pour pouvoir les
faire évoluer facilement
– et l'objectif de mutualiser (mettre en commun avec des SI d'autres
partenaires) ou d’externaliser d’autres parties plus stables, moins
stratégiques, pour réaliser des économies.
Alors l’architecture fonctionnelle recense à l’intérieur de chaque
zone, quartier et îlot, les blocs fonctionnels qui entrent dans
la composition du SI pour qu’il supporte les processus métiers
de l'entreprise.

32
Le bloc fonctionnel assure :
– une cohésion forte, cohésion entre les objets qu’il gère et les fonctions
qu’il assure,
– un couplage faible, soit un nombre limité d’échanges avec les autres
blocs du SI.
La granularité du bloc fonctionnel (le niveau de maille du
découpage) doit :
– faciliter sa réutilisation dans différents processus et renforcer la
modularité du SI
– favoriser son remplacement par un bloc offrant des fonctionnalités
équivalentes.

33
Le bloc fonctionnel constitue l’unité fonctionnelle à outiller de
façon interchangeable. Un bloc fonctionnel est défini par :
– les objets métiers qu’il gère pour le compte du SI,
– les services fonctionnels, interfaces permettant d’échanger avec les
autres blocs du SI, cela inclut les flux qu'il prend en charge et ceux qu'il
produit,
– les fonctions qu'il regroupe (fonctions liées aux objets métier), et les
règles de production des données qu’il communique.

34
• Le système d'information d'un point de vue informatique est
constitué d'un ensemble structuré :

– de composants matériels
– de composants logiciels
– et de centre de données

permettant d’automatiser tout ou partie d’un SI et dont


l’administration et l’exploitation sont assurées par une même
entité organisationnelle (unité d’administration et
d’exploitation).

35
Cette vue globalisante utile pour les non-informaticiens se découpe
traditionnellement en différents points de vue bien distincts en
informatique :
i. le point de vue applicatif qui se focalise sur les applications
du SI indépendamment des plates-formes qui les hébergent
ii. le point de vue technique qui se découpe lui-même en :
• point de vue logiciel (qui décrit l'architecture logicielle d'une
application ou d'une plate-forme qui l'héberge)
• point de vue infrastructure technique (qui décrit l'architecture réseau)
• point de vue physique ou matériel (qui décrit l'architecture matérielle)

36
• Dans l'étude de l'existant, il faut prendre en compte ces différents
types d'architecture, afin d'évaluer les vulnérabilités des sous-
ensembles, ce qui ne peut être fait qu'en prenant en compte les
niveaux technique et physique.

• Pour la définition de l’architecture cible, on peut se limiter à


l'architecture applicative.
• L'architecture applicative définit l’ensemble des applications
constituant la partie automatisée d’un système d’information ainsi
que leurs modalités d’assemblage et de communication. Elle est
une instanciation de l’architecture fonctionnelle d’un SI dans un
environnement technique et d’exploitation donné .

37
• Le bloc applicatif est un ensemble de composants logiciels qui
présentent une cohérence
 fonctionnelle : données et traitement sur les mêmes objets métiers,
 technique : implémentation globale mono-plateforme

Le bloc applicatif est autonome dans la mesure où son


fonctionnement doit être indépendant du chemin que
l'information aura suivi en amont et poursuivra en aval.

38
Le bloc applicatif est décrit en termes de :

• Structures de données qu’il gère


• Procédures fonctionnelles qu’il exécute
• Services applicatifs qu’il met à disposition d'autres blocs
ou des utilisateurs
• Messages qu’il reçoit (les événements qu’il traite) et qu’il
publie (les comptes-rendus d’événements ou d'opérations
qu’il produit)

39
• Les constituants du bloc applicatif (données et services)
peuvent être publics (le bloc en donne la visibilité pour
permettre à d’autres blocs de les utiliser) ou privés (pour les
besoins internes du bloc).
• Un bloc applicatif est un objet logiciel concret qui, dans un
contexte technique donné, offre à l’ensemble du SI,
l'implémentation des fonctionnalités des prises définies par le
bloc fonctionnel correspondant.
• Un bloc applicatif communique avec les autres blocs par
échange de messages et par appel de services.

40
• Donc urbaniser un SI c’est mettre en œuvre les activités
suivantes :
1. cartographie du SI
2. établissement des règles d’urbanisation
3. mise en conformité su SI existant
4. gestion des besoins d’évolution

41
On peut dire qu’un SI urbanisé :
1- Répond à l’évolution des besoins métier
2- Est cohérent avec la stratégie de l’entreprise
3- Peut s’adapter rapidement à un changement majeur
4- Interagit avec l’extérieur

42
La démarche d’urbanisation s’articule sur 3 axes clés qui
s’alimentent mutuellement :

1. La modélisation de la stratégie
2. La cartographie des systèmes existants (métier,
fonctionnels, applicatifs, techniques)
3. La détermination des systèmes cibles (métier,
fonctionnels, applicatifs, techniques)

43

Vous aimerez peut-être aussi