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/LEGISLATION/

Chapitre 01 et 02
Introduction et definition
I/ INTRODUCTION AU DROIT :

1.A. DEFINITION DU DROIT :


Le Droit, est l'ensemble des dispositions interprétatives ou directives qui à un
moment et dans un Etat déterminés, règlent le statut des personnes et des biens, ainsi
que les rapports que les personnes publiques ou privées entretiennent. La solution des
conflits entre personnes privées en raison de leurs statuts différents ou de relations
faisant appel au droit international sont régis par le Droit International privé. Les
relations juridiques entre États sont déterminées par le Droit International Public.
En considération de l'objet du Droit, et dans un but pédagogique, le Droit privé
fait l'objet de divisions telles que : le droit civil, le droit procédural, le droit
commercial, le droit social et à leur tour ces matières font l'objet de sous-divisions, par
exemple le droit civil se divise en : droit des personnes, droit des régimes
matrimoniaux, droit des successions, droit des biens, droit des obligations et des
contrats.

1.B. SOURCES DU DROIT

1.1. QU’EST-CE QUE LE DROIT ?

Le droit est constitué de l’ensemble des règles qui s’appliquent en un lieu donné (sur
un territoire défnii à une époque donnée. Le lieu peut être un Etat ou un
regroupement d’Etats (Union maghrébine, Union Européenne, Organisation des
Nations-Uniesi, une subdivision administrative d’un Etat (région, département,
commune pour la Francei. En raison des mutations de la société, le droit est amené à
évoluer. Certaines règles deviennent caduques et il faut répondre aux besoins de la
société en faisant évoluer les règles juridiques et en en créant de nouvelles.

2. LE DROIT ALGERIEN

Le droit algérien est un système de droit écrit : inspiré du droit français jusqu’au 5
juillet 1973, ces lois ont été abrogées et donc inspiré de la nouvelle constitution
algérienne, il est caractérisé par la codifcation systématique des acquis juridiques et
est constitué en système fondé sur la référence systématique à l’écrit, d’où le rôle
primordial de la loi. Cependant, il utilise également des sources dérivées (ou
indirectesi.

2. LES TEXTES FONDAMENTAUX

Le droit algérien s’appuie sur les textes fondamentaux que sont :

A. LA CONSTITUTION :

Loi fondamentale, la constitution qui régit actuellement l’Algérie (constitution votée


par référendum populaire après l’indépendancei. Elle est composée du préambule de
fondements historiques et l’appartenance musulmane de l’Algérie et inspirée de la
Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du texte constitutionnel proprement
dit et des décisions du Conseil constitutionneli.

B. LES TRAITÉS INTERNATIONAUX


Une fois ratifés par le Parlement ou par voie référendaire, ils ont une force obligatoire
supérieure à une loi et à la constitution.

LES SOURCES DU DROIT :

C. LA LOI

Elle est constituée de l’ensemble des textes législatifs. On distingue plusieurs sortes
de lois : lois constitutionnelles (qui modifent la constitutioni, lois organiques (qui
précisent et appliquent des articles de la constitutioni, lois ordinaires adoptées à
l’issue de la navette parlementairei.

D. LE DÉCRET
Sa rédaction et sa promulgation reviennent au pouvoir exécutif : les décrets sont
signés par le président de la République et le Premier ministre (ils sont souvent les «
décrets d’application » d’une loii.

E. L’ORDONNANCE :

Après avis favorable du Conseil d’Etat et avec l’assentiment du président de la


République, l’ordonnance est adoptée en Conseil des ministres et a force de loi.

F. L’ARRÊTÉ

Il peut être ministériel, préfectoral ou municipal dans l’ordre hiérarchique. C’est une
décision d’ordre pratique. Selon sa source, il s’applique à un territoire
géographiquement délimité.

3. LES SOURCES DÉRIVÉES (INDIRECTES)

Mais il fait également appel à :

A. LA JURISPRUDENCE :

Ce sont des textes émanant des cours de justice sur lesquels s’appuient les magistrats
pour régler certains litiges. Ces textes peuvent être une interprétation de la loi ou une
réponse donnée à une situation caractérisée par le vide juridique. Ils « font
jurisprudence », c’est-à-dire qu’ils constituent une référence pour trancher dans des
cas identiques.

B. LA DOCTRINE :

C’est un ensemble d’analyses et d’études de concepts juridiques, de cas concrets ou de


faits de société qui peuvent aider le magistrat dans sa prise de décision.

C. LA COUTUME :

Il s’agit d’un ensemble d’habitudes et de réactions à des situations pratiques nées en


dehors de la justice mais faisant l’objet d’un large consensus au sein des autorités
judiciaires qui les ont avalisées et éventuellement généralisées au fl du temps.

Jurisprudence, doctrine et coutume peuvent être à l’origine d’un acte législatif qui
entérine et formalise une pratique, lui donnant par là force de loi.
II. PRINCIPALES DIVISIONS DU DROIT :

1.A. LE DROIT PENAL :

Le droit pénal est la branche du droit qui détermine les infractions, les sanctions que
la société impose à ceux qui commettent ces infractions et les mesures de prévention
ainsi que les modalités de la répression des faits constitutifs d'infractions.

Le droit pénal doit répondre au principe de légalité. Le législateur tient de la


Constitution, ainsi que du principe de légalité des délits et des peines qui résulte de
l'article 8 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, l'obligation de
fixer lui-même le champ d'application de la loi pénale et de définir les crimes et délits
en termes sufsamment clairs et précis
Le droit pénal doit aussi répondre aux principes de la non-rétroactivité de la loi pénale
plus sévère et de la rétroactivité de la loi pénale plus douce.

Les dispositions du droit pénal algérien sont contenues dans le Code pénal.

Les règles générales du droit pénal relèvent du droit pénal général.


Les règles spécifques concernant les infractions relèvent du droit pénal spécial.
Les modalités d'application du droit pénal relèvent de la procédure pénale.

1. B. LE DROIT CIVIL :

Le droit civil est celui qui règlemente les relations privées des citoyens entre eux. Il
s’agit de l’ensemble des normes juridiques régissant les liens personnels ou
patrimoniaux entre des personnes privées, qu’elles soient physiques ou morales, de
nature privée ou publique. Son objectif est de protéger les intérêts de la personne au
sein de l’ordre morale et patrimonial.
Cette branche du droit reconnait chaque personne en tant que sujet de droit, peu
importe ses activités particulières. En général, elle renferme l’ensemble des normes
fgurant dans le code civil. Concernant le droit anglo-saxon, le droit civil correspond au
droit continental (ou civil lawi et au droit positif (en opposition au droit natureli.
Le droit civil comprend donc le droit des personnes (dans la mesure où il règle leur
capacité juridiquei, le droit des obligations et des contrats, le droit des biens, le
droit de la famille, le droit des successions et les normes de responsabilité civile,
par exemple.
Pour comprendre la branche du droit civil, il faut tout d’abord connaitre la notion du
droit naturel, qui est l’ensemble des principes du juste et de l’injuste ayant pour
inspiration la nature. Les droits naturels, qui sont universels et inaliénables, se
matérialisent au moyen du droit positif ou effectif.
Le droit positif, à son tour, peut être divisé en droit public et en droit privé. Au sens
large du terme, le droit civil fonctionne en quelque sorte comme synonyme de droit
privé, étant donné qu’il engage les normes relatives à l’État et à la capacité des
personnes.

C. LE DROIT ADMINISTRATIF :

Le droit administratif est l’ensemble des règles de droit applicables aux organismes
publics, d’une part dans leur composition et dans leur fonctionnement et d’autre part
dans leurs rapports avec les administrés que sont les populations. Composante
principale du droit public, le droit administratif concilie l’intérêt général et les intérêts
particuliers. Il s’applique notamment au pouvoir exécutif et tranche les conflits qui
peuvent opposer un particulier à l’administration.
Parfois, nous n’aimons pas la loi, car elle oblige ou empêche de faire ce que nous voulons. Pourtant, pour
cohabiter dans une société, nous devons avoir quelques règles à suivre. Quels sont ses rôles et ses
importances ?

Les rôles de la loi


On peut dire que la loi remplit quatre fonctons diférentes, chacune d’elles étant d’une importance
capitale pour notre bien-être. La loi nous :

 Défend du mal. C’est sa première foncton et la plus capitale.


 Permet de promouvoir le bien commun. Une communauté a besoin d’une loi pour résoudre le
dilemme du prisonnier, distribuer entre des mains privées des biens et limiter les gens d’agir
selon leur désir naturel
 Règle des diférends concernant les ressources limitées
 Encourage à faire ce qui est juste. Sinon, pourquoi est-il illégal d’avoir des relatons sexuelles en
public, ou d’avoir des relatons sexuelles avec des animaux, ou de déterrer des cadavres, ou de
prendre des drogues hallucinogènes ou d’aider des gens à se tuer ?

Les importances de la loi


Que la loi ait ou non un rôle à jouer pour nous encourager à faire ce qu’il convient de faire, personne ne
doute de l’importance de la loi dans les trois premiers rôles cités en haut. En conséquence, il est
largement admis que la santé et la richesse des natons dépendent essentellement de la mesure dans
laquelle l’état de droit est maintenu et respecté dans ces natons, comme dans le site Web de la Banque
mondiale, le site Web des Natons Unies ou le présent artcle sur l’importance de la considératon des
droits de possession et de l’état de droit pour le développement d’un pays. Par conséquent, on accorde
beaucoup d’atenton aux indices qui tentent de déterminer dans quelle mesure les pays du monde
enter respectent des éléments comme la primauté du droit et les droits de possession privée.

Les préoccupatons de la loi


Il faut reconnaître que de nombreuses critques sont exprimées à l’égard des avantages qui sont censés
découler de l’existence de la loi et du respect de l’État de droit. D’autres vont plus loin et afrment
qu’entre de mauvaises mains, la loi peut devenir un instrument du mal, un moyen par lequel les
dirigeants d’un pays peuvent voler des biens aux gens et opprimer les minorités. On soutent aussi que
même si la loi n’est pas utlisée comme instrument du mal, il peut devenir complice en faisant des choses
telles que :

 Empêcher les fonctonnaires de faire le nécessaire pour prévenir les atrocités terroristes
 En accordant des droits aux personnes et en les encourageant à les exercer, ceci favorise une
culture préjudiciable de plainte et d’indemnisaton qui éloigne les gens les uns des autres et les
décourage d’aider d’autres personnes par crainte d’être poursuivis en justce

La politique environnementale en Algérie :


Réalités et perspectives :
L’Algérie est confrontée a de sérieux problèmes de polluton industrielle. Le parc industriel est ancien,
fréquemment inefcace et polluant. Le processus d’industrialisaton s’est efectue usquu' récemment sans
prendre en compte les nécessaires précautons environnementales. Les pollutons engendrées par le re et
d’eaux industrielles non traitées, les émissions de gaz et la producton de déccets dangereux, dont la
geston n’a pas encore trouve des solutons, posent de sérieux problèmes environnementaux.

Actuellement, la producton de déccets solides industriels en Algérie a dépassé les 1 240 000 t/an, dont 40
% sont considères comme toxiques et dangereux. La zone industrielle d’Es-Senia a Oran, par exemple,
produit a elle seule 10 000 t/an de déccets solides et liquides, ainsi que des quanttés considérables de
produits toxiques qui, contenus dans les eaux résiduaires industrielles, sont re etés vers le milieu naturel
(mer, oueds…).

Les déccets sont généralement stockes sur les lieux de producton sans tenir compte des normes et règles

Environnementales natonales ou internatonales.

Au vu de cete situaton, une analyse approfondie a été menée, pour proposer une stratégie d’amélioraton
de la geston des déccets industriels.

INTRODUCTION :

L’industrie algérienne a connu un important développement tant par sa diversité que par sa capacité,
mais le s’est efectue dans des conditons qui n’ont pas respecte les préoccupatons
environnementales.
Malgré l’existence de lois relatves a la protecton de l’environnement, les projets industriels ont été
réalises sans etudes d’impacts.
Les operateurs economiques ont privilegie les sites faciles a aménager, proches des lieux ofrant un
important potentelde main d’oeuvre, a proximite des voies de communicaton et disposant de toutes
les commodites.
Dans le choix des procedesde fabricaton, les criteres de protecton de l’environnement n’ont pas ete
essentels.
Dans ce contexte, l’impact environnemental resultant de l’actvite industrielle apparait
alors preoccupan] : rejets sans traitement, polluton atmospherique, producton de dechets industriels
toxiques oudangereux.

DE ‫ة‬CHETS ET POLLUTION INDUSTRIELLE :

La producton des dechets industriels en Algerie pour l’annee 2003 depasse les 1 240 000 t/an, dont 40 %
sont consideres comme toxiques et dangereux. La zone industrielle d’Es-Senia a Oran, par exemple,
produit a elle seule 10 000 t/an de dechets solides et liquides. Les donnees regroupees dans la fgure
(1) montrent que l’industrie qui produit le plus de dechets solides est celle de la siderurgie et de la
metallurgie, suivie par celle du textle [3]. Ces dechets sont generalement stockes in situ
sur les lieux de producton sans tenir compte des normes et reglementatons en vigueur, qu’elles soient
natonales ou internatonales. Ce mode de stockage peut conduire a une contaminaton des eaux
souterraines et a une polluton de l’air en l’absence de traitement des fumees. Les rejets d’eaux
residuaires industrielles fortement concentrees en produits toxiques dangereux tels que sels de metaux
lourds, colorants, hydrocarbures, solvants chlores et autres se font directement dans la nature (mer,
oueds…)

LA POLITIQUE ENVIRONNEMENTALE :

En Algerie, la prise de conscience des problemes environnementaux a ete progressive [6]. La demarche
suivie a ete la consttuton, par strates successives et par secteur, du cadre insttutonnel qui encadre la
geston environnementale. La plupart des insttutons qui ont ete mises en place ont un domaine
d’acton base sur des preoccupatons etroites et compartmentees, ce qui limite l’efcacite des actons.
Le cadre
legislatf est egalement insufsant. L’Algerie a certes elabore une loi cadre pour l’environnement (5
fevrier 1983) : cependant, son applicaton a ete retardee du fait de procedures excessives et
d’insufsances au niveau de la concepton.A partr de 1995, la creaton de la Directon generale de
l’environnement et des Inspectons de l’environnement au niveau des diferents departements du pays
etait destnee a densifer l’architecture insttutonnelle et a ameliorer les capacites de surveillance et
de controle de l’etat de l’environnement [7]. De meme, la creaton du Haut Conseil de l’environnement et
au developpement durable (HCEDD) devait permetre d’engager une demarche globale et integree. Dans
la realite, le HCEDD n’a pas ete operatonnel. Ainsi, malgre l’existence de multples insttutons, les
capacites de ces dernieres sont restees limitees a diferents domaines : formulaton de strategies,
coordinaton, etudes et recherches, controle et etudes d’impact. Au niveau decentralise, la geston
environnementale municipale s’est averee egalement tres insufsante. La creaton en 2000 du ministere
de l’Amenagement du territoire et de l’Environnement (MATE) a ouvert des perspectves nouvelles. Un
vaste
programme de renforcement insttutonnel et juridique est en cours. Un Rapport natonal sur l’etat et
l’avenir de l’environnement et le developpement durable (RNE 2000) a ete adopte par le conseil des
ministres.Une Strategie natonale de l’environnement (SNE) et un Plan natonal d’actons pour
l’environnement et le developpement durable (PNAE-DD) ont ete prepares, dans une perspectve
décennale. Un plan d’actons prioritaire triennal a ete defni. Le gouvernement a consent d’importants
Investssements environnementaux dans le cadre du plan triennal de relance economique (2001-2004).
La fscalite environnementale a ete introduite dans la loi de fnances 2002. La concertaton avec les
acteurs socioeconomiques et les citoyens s’organise : un vaste debat natonal a ete lance au niveau de
toutes les communes du pays.
Il ressort cependant qu’aucune strategie de geston des dechets toxiques et dangereux n’a ete mise en
place jusqu’a ce jour par les insttutons concernees, en depit de la multtude de rencontres, colloques et
seminaires qui inscrivent a l’ordre du jour le theme de la geston des dechets et de l’environnement.
Annoncer le danger, prevoir le risque, faire de la projecton sur le futur, de la prospectve a Court, moyen
et long terme ne tent pas lieu de decision operatonnelle.

OBJECTIFS ET PERSPECTIVES :

Les lecons trees de l’analyse des causes et des facteurs de la crise ecologique demontrent clairement
l’etendue et la gravite des problemes lies a la geston des dechets et de l’environnement en Algerie qui
afectent la sante et la qualite de la vie de la populaton, la productvite et la durabilite du capital
naturel, l’efcacite de l’utlisaton des ressources et la compettvitede l’economie en general et
l’environnement regional et global.
Aussi les objectfs environnementaux devraient consister a :

Améliorer la santé et la qualité de vie des citoyens


- Ameliorer l’acces aux services d’eau potable et de l’assainissement.
- Diminuer les risques lies a la polluton d’origine industrielle.
- Ameliorer la qualite de l’air dans les grandes villes et aux abords des zones industrielles.
- Diminuer la producton des dechets et introduire leur geston integree, tant au niveau insttutonnel
que fnancier.
- Ameliorer les cadres juridique, insttutonnel et de geston des dechets et de l’environnement.

Réduire les pertes économiques et améliorer la compéttvité


- Ratonaliser l’utlisaton des ressources en eau.
- Traiter les eaux residuaires industrielles pour leur reutlisaton dans le procede de producton.
- Ratonaliser l’utlisaton des ressources energetques.
- Ratonaliser l’utlisaton des materes premieres dans l’industrie.
- Minimiser la producton des dechets toxiques et dangereux en minimisant les fux.
- Valoriser les dechets par leur reutlisaton comme matere premiere dans d’autres process de
producton.
- Introduire et promouvoir les nouvelles technologies qui minimisent la producton de dechets.
- Ameliorer la geston environnementale, la maitrise des couts de producton, l’image de marque et la
valeur marchande des
entreprises.
- Transformer (eventuellement fermer) les entreprises industrielles les plus polluantes et les moins
viables economiquement.

UNE STRAT ‫ة‬GIE AUX MULTIPLES FACETTES :

La Strategie natonale de l’environnement et du developpement durable (SNE-DD), et le Plan natonal


d’acton pour l’environnement et le developpement durable (PNAE-DD) qui en decoule, augurent une
ere nouvelle pour l’Algerie. Ils prennent appui sur un releve critque des enjeux et defs auxquels le pays
doit faire face et sur une analyse etendue de l’impact des problemes environnementaux en Algerie. LE
PNAEDD replace la problematque environnementale et celle de la geston des dechets dans le contexte
d’un developpement economique et social, en vue de relier la ≪ transition environnementale ≫ ainsi
envisagee a une ≪ transition économiquedans laquelle le pays s’est engage.
Une strategie de developpement durable qui permetra la croissance economique et la preservaton des
equilibres des diferents ecosystemes peut etre declinee dans cinq directons :

Renforcement du dispositf législatf et réglementaire :

Il est necessaire d’adapter la loi relatve a la protecton de l’environnement afn de mieux artculer
environnement et developpement durable, d’introduire les principes d’acton preventve, de precauton
et du pollueur-payeur, de developper les instruments economiques et fnanciers et de favoriser
l’informaton et la partcipaton du public.
La mise en oeuvre de la loi relatve a la geston integree des dechets est en cours. Un cadastre natonal
des dechets est en phase d’elaboraton. Un premier projet pilote de centre d’enfouissement de dechets
industriels speciaux est programme.

Renforcement insttutonnel :

Promulguer de bonnes lois est essentel pour la protecton de l’environnement. Disposer de capacites
sufsantes est determinant pour les faire appliquer. Les priorités pour l’amélioraton du dispositf
insttutonnel concernent le developpement des meters de l’environnement, le renforcement des
capacites de surveillance, la verbalisaton des actvites polluantes, le suivi de la qualite des ecosystemes,
la mise en place d’un systeme d’informaton environnementale, la promoton des technologies propres
et la geston des dechets.

A cet efet, cinq insttutons sont en voie de créaton :

- Le Conservatoire natonal des méters de l’environnement qui consttuera un cadre de formaton


specialisee pour la mise en place d’apprentssages nouveaux et une large difusion de methodologies et
techniques de préservaton et de protecton de l’environnement.
- L’Observatoire natonal de l’environnement et du developpement durable (ONE-DD) pour renforcer et
ameliorer le fonctonnement des structures de surveillance et de mesure de la qualite des diferents
milieux, inexistantes ou en cours d’acquisiton. L’observatoire, organisme coordonnateur, accueille
egalement le systeme d’informaton environnementale qui permetra la collecte, l’echange et la
difusion des donnees, necessaires a l’amelioraton de la gouvernance environnementale.
- Le Centre natonal des technologies plus propres pour assister les entreprises et les orienter
progressivement vers des technologies plus propres.
- L’Agence natonale des dechets pour assurer les missions de régulaton, d’incitaton et de contrôle,
determinantes pour l’encadrement d’un programme de geston intégrée des déchets.

Mise en place d’instruments économiques et fnanciers :

Une enveloppe de 320 millions de dollars US par an doit etre consacrée a la politque environnementale.
Le cout d’une telle politque ne peut etre du seul ressort de l’Etat. Les usagers benefciaires de services
environnementaux, les consommateurs de ressources rares, les generateurs de pollutons, tous les
agents economiques et sociaux dont les actvites afectent a des degres divers l’environnement devront
partciper a cet important efort. La loi de fnances de 2002 devrait perMETTRE un debut d’applicaton du
principe pollueur-payeur et ainsi generer des ressources fnancieres, a travers les nombreuses
dispositons positves qui y sont contenues :
- Revalorisaton de la taxe d’enlevement des dechets banals pour se rapprocher des couts de geston,
- Insttuton de taxes incitatves au destockage des dechets speciaux et des dechets lies aux actvites
hospitalieres,
- Revalorisaton de la taxe sur les actvites polluantes et insttuton d’une taxe additve sur la polluton
atmospherique.
La taxe relatve aux dechets permetra le recouvrement d’une part importante des frais de leur geston
(collecte, transport, mise en decharge controlee). Le produit des autres taxes sera reverse, en grande
parte, au Fonds pour l’environnement et de la depolluton (FEDEP).

Coopératon fnancière internatonale au service de l’environnement et du développement durable :


La cooperaton mondiale est entree dans une nouvelle ere ou la cooperaton economique et la
cooperaton ecologique s’averent desormais indissociables. Si le developpement des pays pauvres est
pour parte tributaire des pays riches, la survie de la biosphere se trouve, pour une large part, entre les
mains
des pays en developpement. Face a des menaces communes et a des responsabilites partagees mais
diferenciees, les natons sont appelees a cooperer et a fonder une alliance nouvelle .
On peut esperer un passage fecond d’une interdependance subie vers une solidarite pleinement
assumee. Le renforcement de la cooperaton fnanciere internatonale au service du developpement
durable est indispensable dans la phase de transiton economique et ecologique.
La mobilisaton de ressources natonales, relayees par les investssements directs etrangers, est certes a
meme de donner l’impulsion necessaire a la croissance et au developpement durable.
Ces investssements touchent un grand nombre de pays, mais sont inegalement reparts. La part de
l’Afrique a diminue en 2000 et est descendue au-dessous de 1 % du fux global. Aussi, des ressources
supplementaires sont-elles necessaires.
La relance de l’aide publique au developpement (APD) joue un role vital pour completer les autres
sources de fnancement.
Il convient de l’augmenter sensiblement pour qu’elle puisse ateindre l’objectf de 0,7 % du PIB des pays
industrialises et epauler l’efort de developpement des pays en voie de developpement
. L’existence de biens collectfs mondiaux, tels que la defense de l’environnement et la difusion des
connaissances au service du developpement durable, est de l’interet de tous.

Coordinaton et partcipaton :

Le processus d’elaboraton du PNAE-DD va permetre d’associer les diferents departements ministeriels


ayant des responsabilites environnementales, les agences environnementales, le secteur universitaire et
les associatons ecologiques. Pour capitaliser l’experience acquise, un mecanisme de coordinaton
permanente est prevu dans le cadre de la mise en oeuvre du PNAE-DD. Pour rafermir la cooperaton
entre experts natonaux et internatonaux des diferents secteurs, des rencontres internatonales seront
organisees periodiquement dans les domaines de la geston integree des dechets toxiques et dangereux,
des pollutons industrielles, des instruments economiques et de la fscalite environnementale.
La mise en place du systeme d’informaton environnementale consttuera une banque de donnees
importante pour la connaissance de la quantte et de la qualite des dechets banals et dangereux,
facilitera les echanges, permetra de mieux integrer les diferentes actons et d’ameliorer la gouvernance
environnementale par grand theme.

Sensibilisaton, éducaton et formaton :

La consolidaton de la liberte d’expression et l’emergence d’une societe civile plurielle ont eu des
repercussions immediates. Les medias, et notamment les journaux, difusent periodiquement des
informatons relatves a la degradaton de l’environnement, mais leur impact est limite par le manque de
journalistes specialises dans le domaine de l’environnement.
Le mouvement associatf est egalement actf. Son emergence est incontestable. Il existe plus de 200
associatons ecologiques.
Du fait de leur jeunesse, elles ont eu en general un caractere local et comme domaine d’actvite
principal, la communicaton et la sensibilisaton.
Certaines associatons ont pu ester en justce contre certaines entreprises polluantes. Il faut cependant
noter que peu d’associatons ont des capacites d’interventon dans des projets
de terrain. Sachant que la geston economique est inseparable de la geston environnementale, les chefs
d’entreprises doivent etre sensibilises aux problemes de l’environnement industriel.
Des departements HSE (Health, Security and Environment) doivent etre crees pour la prise en charge de
la geston des dechets solides dangereux et toxiques, des rejets d’eaux usees et des emissions de gaz
polluants. L’introducton de l’educaton environnementale a l’ecole est un outl puissant de
sensibilisaton et un relais incomparable de difusion d’une conscience environnementale dans la
societe.Au terme d’une conventon signee entre les ministres de l’Environnement et de l’Educaton,
des enseignements d’educaton environnementale seront introduits dans les cycles primaires, moyens et
secondaires.
Ces enseignements ne seront paracheves que vers la fn de l’annee en cours. La formaton universitaire a
l’environnement est encore au stade du balbutement en Algerie. Elle doit etre reconsideree et valorisee
au niveau du doctorat et de la formaton post-doctorale. La formaton de specialistes de
l’environnement et de l’ecologie industrielle devient une necessite pressante. Le controle de la qualite
de l’environnement et du respect des normes releve de la qualifcaton de personnes chargees de cete
mission.

CONCLUSION :

Les enjeux lies a la geston des dechets industriels en partculier,et a la protecton de l’environnement en
general, sont considerables et prennent une importance capitale dans un pays en transiton comme
l’Algerie. La politque environnementale passee est riche d’enseignements, meme dans ses aspects les
plus negatfs, dans le sens qu’elle permet d’agir sur les dysfonctonnements enregistres.
Il faudra une forte impulsion politque pour engager des actons aboutssant rapidement a des
amelioratons tangibles.
Des lorsque les tenants et les aboutssants de la politque environnementale sont clairement afches,
compris et surtoutbien acceptes, la prise de conscience se developpera plusrapidement et les
comportements ainsi que les mentalites evolueront de facon positve. Une politque d’antcipaton et de
controle devra etre conduite avec intelligence et rigueur sil’on souhaite que les resultats souhaites en la
matere soient ala dimension du developpement natonal atendu.

C’est pourquoi les mesures preconisees ne peuvent se reduirea des recommandatons de principe ou de
pure forme, maisdoivent etre comprises et acceptees par tous les acteurse conomiques et sociaux. La
reussite d’une telle politque passepar l’associaton et l’implicaton de toutes les partes interessees,et
plus generalement de la societe civile dans son ensemble.
La mise en oeuvre operatonnelle de cete politque, reelle mentnovatrice, est une composante
essentelle du developpementndustriel et urbain de l’Algerie.
Définition de législation environnemental :

Par défininii, le drini de l’eiinriiieeeii esi le oiioeti qun attel la triieoinii ei la


tréseriainii de la iaiure, qun nionie la luiie oiiire les iunsaioes ei qun inse
l’aeéiageeeii de l’estaoe rural, urbani ei du tairneinie ouliurel. Il oiisiniue uie
soneioe iiuie jeuie esi réoeiie, le drini eiinriiieeeiial eiglibe des lins, déoreis,
arrêiés, onroulanres, dnreoinies ei règleeeiis nssues d’uie légnslainii ei qun siii
attlnoables iiui oniiyei, ajiuier oela des iirees, des lngies dnreoirnoes ei des
reoieeaidainiis édnoiées aux adeninsiraieurs ei aux dnrngeaiis. L’ibjeoinf insé tar
l’allnaioe eiire les soneioes jurndnques ei les soneioes de l’eiinriiieeeii, esi tar
exoelleioe :

• La sauiegarde, la triieoinii ei la tréseriainii de l’eiinriiieeeii ei de sa


qualnié ;

• La séournié sainianre de l’êire hueani ;

• La gesinii rainiiielle des ressiuroes iaiurelles ;

• La luiie oiiire les triblèees de l’eiinriiieeeii, sur l’éohelle régniiale iinr aussn
tlaiéianre ei leurs oiiséqueioes sur la ine des hueanis, des iégéiaux ei des
aineaux.
• Priiéger le sil, l’anre ei l’eau ei rétarer les dieeages oausés tar l’hieee.

Ceteidaii les soneiinfques, les oheroheurs ei la sionéié eiinère dinieii assnenler ei


oietreidre les iirees jurndnques qun régleeeiieriii la relainii hieee
eiinriiieeeii. A oei efei les ohefs d’éiais ei oillabirainii aieo les stéonalnsies du
dieanie, dinieii aiienidre les ibjeoinfs tréoniés ei aditiaii de iiuielles
alieriainies, ei treiaii la triieoinii de l’eiinriiieeeii oieee ui deiinr d’éiai, qun
dini êire fiaioer des fiids d’éiai, treidre des eesures d’niierdnoiniis ei
d’iblngainiis, fxer des oiuis tiur les bneis de l’eiinriiieeeii éié subieinr, fiaioner
ei eioiurager l’niiesinsseeeii oiioeriaii l’eiinriiieeeii.

Chapitre 3. Réglementation générale

1. La protection du consommateur

Loi n° 09-03 du 29 Safar 1430 correspondant au 25 février 2009 relative à la protection du


consommateur et à la répression des fraudes.
Article 1er. La présente loi a pour objet de fixer les règles applicables en matière de protection du
consommateur et de répression des fraudes.
Art. 2. Les dispositions de la présente loi s’appliquent à tout bien ou service offert à la
consommation à titre onéreux ou gratuit, par tout intervenant et à tous les stades du processus de
. Denrée alimentaire : toute substance traitée, partiellement traitée ou brute, destinée à
mise à la consommation.
l’alimentation humaine ou animale, englobant les boissons, la gomme à mâcher et toutes les
substancesDes
utilisées dans la fabrication, la préparation et le traitement des aliments, à l’exclusion des
définitions
.substances
Étiquetage
Art.:3.toutes
employées mentions,
uniquement
Au sens écritures,
deindications,
sous forme
des dispositions ladeprésente marques,
médicaments,
loi, labels, par
de entendu
il est images,
cosmétiques : ou deillustrations
tabacs ; ou
signes
. Exigences
Innocuité
Consommateur
Emballage
se rapportant
:spécifiées
absence
: tout
: toute
àcontenant
totale
:un
ensemble
personne
bien,
ou présence
constitué
figurant
des
physique
spécifications
dans
sur
de ou
tout
matériaux
une
morale
emballage,
denrée
techniques
qui
dealimentaire
acquiert,
toute
document,
d’un
nature,
produit,
àà titre
des
écriteau,
destiné
niveaux
onéreux
liées àétiquette,
àla
acceptables
ou
conditionner,
santé
gratuit,
et
fiche,
à un
la
et
carte,
conserver,
sans dangers,
sécurité
bien ou bague
duprotéger,
un oudecollerette
service contaminants,
présenter
consommateur
destiné accompagnant
età permettre
àetune d’adultérant,
la ou
utilisation
loyauté lades
se
manutention,
de
référant
finale, toxines
à un
échanges,
pour sonlefixées
naturelles
stockage
produit,
besoin
par ou
et
quel
propre
la leréglementation
deou
transport
que
toute
soitautre
pour lela
debesoin
forme
tout
substance
et produit
ou le
dont
d’une
support
et
respect
susceptible
autre
assurer
personne
est
l’accompagnant,
l’information
obligatoire
de rendre
ou d’un
l’aliment
; animal
du
indépendamment
consommateur
dont
nocifilpour
a la la
charge
;dusanté
mode; ded’apposition
manière1 aiguë
; ou chronique ;
. Intervenant : toute personne physique ou morale intervenant dans le processus de mise à la
consommation des produits ;
. Processus de mise à la consommation : ensemble des étapes de production, d’importation, de
stockage, de transport et de distribution aux stades de gros et de détail ;
. Production : opérations consistant en l’élevage, la récolte, la cueillette, la pêche, l’abattage, le
traitement, la fabrication, la transformation, le montage et le conditionnement d’un produit, y
compris son stockage au cours de sa fabrication et avant sa première commercialisation ;
. Produit : tout bien ou service susceptible de faire l’objet d’une cession à titre onéreux ou gratuit ;
. Produit sain, loyal et marchand : produit exempt de tout défaut et/ou vice caché, présentant une
garantie contre toute atteinte à la santé, à la sécurité et/ou aux intérêts matériels et moraux du
consommateur ;
. Produit sûr : tout produit qui, dans des conditions d’utilisation normales ou raisonnablement
prévisibles, y compris de durée, ne présente aucun risque ou seulement des risques réduits à un
niveau bas, compatibles avec l’utilisation du produit et considérés comme acceptables dans le
respect d’un niveau de protection élevé pour la santé et la sécurité des personnes ;
. Produit dangereux : tout produit ne répondant pas à la définition du produit sûr défini ci-dessus ;
. Rappel du produit : opération consistant à retirer un produit du processus de sa mise à la
consommation par l’intervenant concerné ;
. Sécurité : recherche de l’équilibre optimum entre tous les facteurs concernés et visant à réduire les
risques de blessures dans toute la mesure de ce qui est applicable ;
. Service : toute prestation fournie, autre que la remise d’un produit, même si cette remise peut être
l’accessoire ou le support de ladite prestation ;
. bien : tout objet matériel cessible à titre onéreux ou gracieux ;
. Conformité : tout produit mis à la consommation répondant aux conditions figurant dans les
recommandations techniques, aux exigences sanitaires et environnementales ainsi qu’à l’innocuité
et la sécurité qui lui sont propres ;
. Garantie : lorsqu’un produit présente un défaut, l’intervenant doit, au cours d’une période
déterminée, changer ce dernier ou rembourser son prix ou le réparer ou modifier la prestation à ses
frais ;
. Crédit à la consommation : toute vente de biens ou de services dont le paiement est échelonné,
différé ou fractionné.
DE LA PROTECTION DU CONSOMMATEUR
- De l’obligation d’hygiène, de salubrité et d’innocuité des denrées alimentaires
- De l’obligation de la sécurité des produits
- De l’obligation de la conformité des produits
2
- De l’obligation de la garantie et du service après-vente
- De l’obligation de l’information du consommateur
- Des intérêts matériels et moraux des consommateurs (Tout service offert au consommateur ne doit
pas nuire à son intérêt matériel et ne doit pas lui causer de préjudice moral.)

Chapitre 4 : Organismes de contrôle

1. La direction du contrôle et des prix (DCP)

Rôle Des Agents De Contrôle


Le rôle des agents chargés du contrôle est de s'assurer du respect des obligations légales mises à la
charge des intervenants et de la conformité des biens et services.

1/ Obligation d'hygiène, de salubrité et d'innocuité des denrées alimentaires :

- respect de l'obligation de l'innocuité des produits ;

- respect des conditions de salubrité et d'hygiène des personnels, des locaux...

2 / Obligation de sécurité des produits :

- caractéristiques, composition, emballage et condition d'emballage et entretien ;

- Interactivités avec d'autres produits ;

- sa présentation, son étiquetage, instructions concernant son utilisation... ;

- catégories de consommateurs (déconseiller à ...).

3 / Obligation de conformité des produits :

Tout produit mis à la consommation doit satisfaire à l'attente légitime du consommateur :

- Nature, Espèce, Origine, Qualités substantielles, Composition, Teneur en principes utiles, Identité.

- Auto contrôle, quantité, Provenance, Date de fabrication, Date limite de consommation, Mode
d'utilisation, Précautions d'emploi...

4 / Obligation de garantie et du service après-vente :

- Le droit à l’essai ;

- Le service après-vente (remplacement, réparation, remboursement du prix, modifier la prestation).

5 / Obligation d'information du consommateur :


3
- Étiquetage, marquage ou tout autre moyen approprié ;

- Langue arabe et accessoirement une ou plusieurs autres langues.

6 / Intérêts matériels et moraux des consommateurs :

- ne doit pas nuire à l'intérêt matériel du consommateur ;

- ne doit pas causer de préjudice moral au consommateur.

2. Le Centre algérien du contrôle de la qualité et de l’emballage (CACQE)

Est un établissement public à caractère administratif (EPA) placé sous la tutelle du Ministère
du commerce. Il est créé par décret exécutif n° 89-147 du 08 août 1989 modifié et complété par le
décret exécutif n° 03-318 du 30 septembre 2003.

Le Centre est un espace intermédiaire qui constitue d’une part, un soutien technique aux
administrations chargées du contrôle de la qualité et de la sécurité des produits et d’autre part, un
appui aux opérateurs économiques dans le cadre de la mise en œuvre des programmes de promotion
de la qualité de la production nationale...

Le Centre est dirigé par un Directeur Général assisté par un secrétaire général et de quatre
(04) chefs de divisions. Il est doté de 33 laboratoires dont 04 régionaux et vingt-neuf (29) annexes,
d’un Conseil d’Orientation qui délibère sur toutes les questions liées aux activités du Centre et
d’une Commission Scientifique et Technique (CST) qui donne son avis sur divers points (plan
annuel de recherche scientifique, demandes d’autorisation d’ouverture de laboratoires d’analyses de
la qualité, …).

Missions et activités du CACQE :

Le CACQE a pour missions principales la protection de la santé et la sécurité des consommateurs.

Les principales activités du Centre peuvent être regroupées dans les volets suivants :

 Le contrôle analytique qui consiste en la vérification de la conformité des produits par


rapport aux normes et spécifications légales ou règlementaires qui les caractérisent ;

 La gestion, développement et fonctionnement des laboratoires d’analyse de la qualité ;

 La Promotion de la qualité de la production nationale ;

4
Le soutien technique et scientifique aux services chargés du contrôle de la qualité et de la
répression des fraudes ;

La participation
 à l’élaboration des normes des biens et services mis à la consommation au
sein des comités techniques nationaux ;

 L’information, la communication et la sensibilisation du consommateur ;

L’assistance et le soutien aux opérateurs économiques pour la maitrise de la qualité des


produits et services qu’ils mettent sur le marché

Principales activités analytiques des laboratoires :

Le CACQE compte actuellement 33 laboratoires dont 29 opérationnels répartis sur tout le


territoire national. Le contrôle analytique effectué par les laboratoires de la répression des fraudes
concerne les divers produits de consommation mis sur le marché aussi bien les produits importés
que ceux produits localement. Le nombre moyen d’échantillons traités annuellement est d’environ
18925. Ce nombre est appelé à évoluer avec la réception des nouveaux projets de laboratoires en
cours de réalisation.

Le Centre effectue et prend en charge deux types d’analyse : les analyses physicochimiques et les
analyses microbiologiques qui couvrent les domaines suivants :

 Les produits agroalimentaires ;

 Les produits cosmétiques et d’hygiène corporelle ;

Les
 produits industriels. Il s’agit essentiellement des activités de la section contrôle et

d’essai des appareils électrodomestiques et celles fonctionnant au gaz qui sont réalisés au
niveau du laboratoire régional de Constantine.

D’autres produits industriels sont pris en charge dans le cadre de conventions établies avec
des laboratoires spécialisés. Ces analyses sont effectuées sur des échantillons prélevés par les agents
habilités (Directions de Commerce de wilaya DCW) dans le cadre de la répression des fraudes.