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IMPACT DE LA CULTURE JAPONAISE

SUR LE MANAGEMENT A LA JAPONAISE


MANAGEMENT
PARTICIPATIF
SOUS LA SUPERVISION DE
Mr SIDIKI Aboubakar

PAR LES ETUDIANTS DE QSE 5 :

NGOUANAT WOUAMBA Dany Gaetan


GUEMDJO KAMKUIMO Amelle Lucie
KALTOUMI GANA
PLAN DE L’EXPOSE
INTRODUCTION
I. Contexte historico-économique japonais
1) Contexte historique
2) Contexte économique
II. Management et culture d'entreprise au Japon
1) Caractéristiques de la culture japonaise
2) Spécificité du management à la japonaise
CONCLUSION
Introduction
Le Japon a connu un essor économique considérable après la
seconde guerre mondiale, en appliquant des méthodes de
management inédites et un processus décisionnel bien singulier.
Nous allons tenter d’expliquer comment ce management et ce
processus décisionnel ont émergé de la culture japonaise, quels en
sont les fondements, comment ils s’appliquent dans l’entreprise,
pourquoi ils ont obtenu d’aussi bons résultats avant de se heurter
à certaines limites que nous exposerons. Notre sujet, l’impact due
la culture japonaise sur le management à la Japonaise, expliquera
également la manière avec laquelle un manager japonais évolue
dans l’entreprise, ce qui dicte ses décisions, tout ce qui en somme
le différencie d’un manager européen ou américain.
I. Contexte historico-économique
japonais
I.1. La structure

Le système économique Japonais est divisé en deux, composé d’une


part par les grandes sociétés telles que Mitsubishi, Mitsui et
Sumitomo et d’autre part par les sociétés satellites ou PME. Les
grandes sociétés appelées aussi « Keiretsus » sont les héritiers des
Zaibatsus, groupes démantelés par les Américains en 1945. Si les
liens financiers sont moins importants de nos jours, les liens humains
existent toujours entre les filiales. Ces conglomérats ont des activités
diverses que ce soit dans l’assurance, l’industrie lourde et le
commerce et sont généralement composés d’un noyau dur : une
banque, une industrie et une entreprise qui a une fonction à la fois
commerciale, financière et informative (ex : Mitsubishi Bank,
Mitsubishi Corporation (Sogo Shosha), Mitsubishi Industries).
D’autres géants de l’industrie appartiennent à ses grandes sociétés
comme Honda, Sony, Toyota, Nippon Steel et concentrent 25% de la
main-d’œuvre Japonaise et 50% de la production industrielle.
I.1. La structure

Les PME, quant à elles, concentrent 75% de la main-d’œuvre et 50%


de la production industrielle. Les liens PME / Grandes sociétés sont
beaucoup plus forts que n’importe où ailleurs dans le monde car elles
produisent généralement pour le compte des grandes firmes. Leur
relation tourne à l’avantage des grandes sociétés car celles-ci sont
donneuses d’ordres.
Un employé d’une grande société sera généralement embauché dès la
sortie de l’école pendant la période printanière (date à laquelle sont
effectués les recrutements dans tout le Japon) et, à partir de ce
moment-là, il restera dans la même entreprise jusqu’à l’âge de 55
ans, âge de la retraite. Durant sa période active, il sera rémunéré
selon l’expérience pour finalement se faire payer une prime de départ
équivalente à six fois son salaire annuel suivit d’une proposition de
poste à temps partiel dans une société satellite.
I.1. La structure

Pour les employés des PME, la vie active ne sera pas aussi facile, car
l’emploi à vie n’est pas garanti, les salaires ne seront pas aussi
élevés que dans les grandes sociétés. Les perspectives de carrière
sont faibles car les postes à responsabilité sont réservés aux
retraités des grandes sociétés. L’employé de PME devra se contenter
à sa retraite de tenir une échoppe ou d’aller vivre dans la famille de
son fils aîné. Voilà donc pourquoi l’éducation est si importante sur
l’archipel car c’est l’unique chance d’intégrer une grande société et
obtenir l’emploi à vie et tous ses avantages.
I.2. Les secteurs
Le japon est comme beaucoup de pays de la triade une
économie de services. Néanmoins on peut remarquer
qu’elle conserve tout de même 7% de personnes actives
dans le secteur primaire contre 2% aux Etats-Unis. Le
secteur industriel rassemble quant à lui 33% de la
population active, ce qui constitue un pourcentage
supérieur à celui des Etats-Unis de 10 points. Ce
pourcentage est d’ailleurs en recul depuis les années 70
du fait de la concurrence des NP Notamment dans le
secteur de l’électronique. Enfin le secteur des services
concentre plus de 60% de la population active et son
plein essor depuis des années permettra au Japon de
rattraper prochainement les 70% et 75% de la France et
des Etats-Unis.
II. Management et culture d'entreprise
au Japon
II.1. Caractéristiques de la culture
japonaise
• De part leurs cultures les mots qui
caractérisent le mieux le climat qui règne
au JAPON sont les mots comme : calme,
serein, agréable, pratique, confortable

• Contrairement à l’idée qu’on se fais


généralement de ce pays, celle d’un pays
industrialisé à outrance, surpeuplé, pollué,
stressant, fermé et incompréhensible

• Pour comprendre la culture japonaise, il est


important de connaître les principaux axes
de pensée qui ont constitué ses
fondements.
II.1. Caractéristiques de la culture
japonaise
• Ces axes sont :
– Le bouddhisme : le zen
– Le confucianisme : se base sur deux principe
fondamentaux
• l’humanité (Jin) et
• le respect de la hiérarchie sociale(Rei) (la notion de
respect est apprise dès le bas âge)
– Le shintoïsme: qui est animiste. Tous les éléments
de la nature ont un sens spirituel. Le peuple japonais voyait
traditionnellement un caractère sacré dans chaque élément
de la nature.

• Ces pensées religieuses et éthiques sont toutes des


pensées polythéistes qui donnent une vision du
monde bien différente de celle du monothéisme qui
est largement répandu en Occident.
II.1. Caractéristiques de la culture
japonaise
II.1. Caractéristiques de la culture
japonaise
Ainsi donc le polythéisme pratiqué au japon apporte lui
apporte un sens fort de la communauté et de la responsabilité
sociale

➢ La culture japonaise est une culture d’artisan.


➢ C’est une culture qui s’attache à la qualité et au travail
minutieux.
➢ Elle voit aussi le travail sur le long terme.
➢ Elle ne cherche pas à gagner de l’argent à court terme.
➢ Elle n’a pas d’esprit opportuniste.
➢ Elle n’hésite pas à mettre beaucoup de temps pour réaliser
un travail de qualité.
➢ Elle a également un sens fort de l’honneur pour son travail.
➢ Elle engage son honneur dans le travail.
II.2. Spécificité du management japonais
due à l’impact de leurs cultures

Abegglen (1958) a déterminé trois caractéristiques


dans le style de gestion des entreprises japonaises
L’emploi à vie, la promotion par l’ancienneté et le
syndicat maison.

❖ L’emploi à vie : la première responsabilité sociale


de l’entreprise consiste à donner un emploi aux
gens et à en assurer la stabilité

D’ailleurs une entreprise qui licencie ses salariés à


tout prix pour sortir d’une crise ou pour réaliser plus
de bénéfice pour l’intérêt de ses actionnaires sera
jugée irresponsable et très mal vue par la société,
II.2. Spécificité du management japonais
due à l’impact de leurs cultures

❖ Le syndicat maison : Au Japon chaque entreprise


a son propre syndicat donc deux entités ne
s’opposent pas catégoriquement, au contraire, ils
se consultent régulièrement et travaillent souvent
ensemble car ils ont la conviction d’appartenir à la
même communauté et de partager le même sort.
Ils ont donc intérêt à s’entendre.

L’avantage est que le syndicat ne fait pas de grève


sauvage, et l’entreprise consulte toujours son
syndicat pour des décisions importantes telles que
les investissements, les fusions et les acquisitions,
la mutation du personnel, etc.
II.2. Spécificité du management japonais
due à l’impact de leurs cultures

❖ La promotion par l’ancienneté : Assure une augmentation


constante des revenus des salariés mais aussi elle leur
permet d’accéder aux postes de responsabilité

Avec le temps de nombreuses entreprises japonaises ont


introduit le système de promotion au mérite qu’elles
combinent avec le système traditionnel basé sur
l’ancienneté

Ces caractéristiques sont considérées comme les trois


piliers qui soutiennent le système japonais et constitue la
spécificité de la gestion japonaise par rapport aux autres
systèmes managériaux dans le monde
II.2. Spécificité du management japonais
due à l’impact de leurs cultures
le mode de production
Est une autre spécificité de la culture japonaise qui se
trouve dans le sentiment donné au lieu et aux outils de
travail.

Les Japonais, qui sont shintoïstes, voit l’esprit dans tous les
objets et considèrent que le lieu et les outils de travail ont
un sens sacré et ils les respectent particulièrement. Ainsi le
lieu de travail doit être toujours propre,
Le shintoïsme est basé sur le principe de pur et d’impur : la
pureté est le bien et l’impureté, le mal.

Ces spécificités culturelles ont des influences particulières


sur la méthode de production chez les Japonais. Elles
constituent la base de méthodes qui sont aujourd’hui
mondialement connue
II.2. Spécificité du management japonais
due à l’impact de leurs cultures
Ces spécificités culturelles ont des influences particulières
sur la méthode de production chez les Japonais. Elles
constituent la base de méthodes qui sont aujourd’hui
mondialement connue comme

❑ 5S,
❑ Kaïzen,
❑ Kanban,
❑ Just in time,
❑ TPS (Toyota Production System),
❑ zéro défaut et
❑ TQC (Total Quality Control).
II.2. Spécificité du management japonais
due à l’impact de leurs cultures
Présentation de quelques méthodes
Le 5S
Le 5S est une méthode qui reflète le plus la culture
japonaise et indique cinq mots japonais commençant par S:
1) SEIRI tri
2) 2) SEITON rangement
3) 3) SEISO nettoyage
4) 4) SEIKETSU propreté
5) 5) SHITSUKE discipline

Le 5S n’est pas une méthode scientifique, mais une


disposition mentale qui est à la base de toutes les
méthodes
II.2. Spécificité du management japonais
due à l’impact de leurs cultures
Présentation de quelques méthodes
Le Kaïzen

▪ Le Kaïzen est un mot japonais qui signifie « amélioration


continue ».
▪ Ce mot est maintenant mondialement connu et il est au
cœur de la méthode de production et d’innovation
japonaise.
▪ La méthode Kaïzen est née avec l’esprit de la culture
japonaise : l’esprit de groupe.
II.2. Spécificité du management japonais
due à l’impact de leurs cultures
Présentation de quelques méthodes
Le TPS (Toyota Production System)

▪ L’idée de base du TPS est d’éliminer totalement les


gaspillages dans le système de production de Toyota.

▪ L’idée est née dans les années 50 juste après la


Seconde Guerre mondiale
Conclusion
La culture japonaise a été formée sous les influences du bouddhisme, du confucianisme et du
shintoïsme. Ce sont des religions polythéistes qui ne possèdent pas la notion de Dieu tout-puissant ni
l’idée de la transcendance de l’Être absolu. Ces religions n’ont pas agi dans l’histoire du Japon de
façon à développer la pensée universelle et l’idée d’abstraction que nous trouvons dans la culture des
religions monothéistes. Elles n’ont pas non plus agit pour favoriser l’affirmation du soi et la notion de
droit. Par contre, elles ont favorisé le développement de l’esprit de groupe et de l’harmonie, et le sens
du pragmatisme. La force de l’entreprise japonaise, qui a poussé le Japon au rang de deuxième
puissance économique au monde, est attribuable à la volonté collective de réussir et à la rigueur
organisationnelle du travail. L’entreprise japonaise fonctionne comme une communauté. Ses membres
sont stables et ils ont une vision de l’entreprise à long terme. Ils travaillent avec les autres sur la base
de la confiance. La gestion japonaise fait contraste avec la gestion étatsunienne qui a une vision à
court terme et voit la gestion d’entreprise surtout sous l’aspect financier. L’écart entre les deux
modèles est important, mais il n’est pas insurmontable
Merci pour votre aimable
attention