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MÉMOIRE DE FIN D’ÉTUDE

En vue de l’obtention du diplôme de Licence


Option : Gestion

Intitulé :

La Création d’entreprise :
Cadre conceptuel et étude de faisabilité

Réalisé par : Encadré par


 LAILA ZAHIRI
M. KHALIFA AHSINA
 AICHA ELGAROUAD Professeur à la FSJE
 SANAE TIJAR AIT MELOUL

ANNEE UNIVERSITAIRE : 2019- 2020


DEDICACES

Nous adressons nos plus profonde gratitude à nos chers parents


et à nos très chers qui nous ont soutenu tous au long de nos existence
et c’est avec émotion que nous leurs exprime toute nos affection, nous
leurs témoigne notre grande reconnaissance et notre profond respect.

A nos frères, et nos sœurs

A nos tentes et nos oncles

A tous nos cousins et nos cousines

A tous ceux qui marqué notre existence et que Notre stylo n’a pas
cité.

2
Remerciements
Avant de développer l’idée de notre projet de
fin d’étude ; nos tenons à adresser nos profondes
reconnaissances et nos extrêmes gratitude à Mr. Rahim ETTOR
doyen de la faculté des sciences Juridique
économique et sociale et tout le corps professoral pour leurs efforts
déployés à raison de notre formation durant les trois années.

Nos meilleurs remerciements s’adressent à notre encadrant


Mr. Khalifa AHSINA pour son encadrement et son assistance durant
l’élaboration de ce travail.

Enfin, nous tenons à remercier toutes les personnes qui nous ont
conseillées et soutenues durant ce travail : nos familles, nos amis ….
Résumé
Crée une entreprise et la développer est une aventure à la fois passionnante,
frustrante et risquée .Cette aventure n'est pas réservée aux jeunes ou à ceux
disposant d'énormes moyens financiers ,il y a de jeunes fonctionnaire et de vieux
entrepreneurs et les entrepreneurs célèbres, La création d'entreprise et son
développement sont un énorme de travail de toutes les minutes ,poursuivi
pendant de longues années .Notre travail a pour objectif de montrer l'importance
de création d'une entreprise dans notre société économique. Nous étudierons le
sujet de la création d'entreprise en plusieurs points importants, au départ un
cadre conceptuel de l'entrepreneuriat dans lequel nous allons cerner les
différents concepts de l'entrepreneuriat et l'entrepreneur, ses types et ses formes ;
ensuite dans la deuxième ; nous allons traiter les étapes qu’il va suivre pour
créer une entreprise, les formes juridiques de l'entreprise au Maroc et aussi
l'étude de processus de création d'une entreprise.

Mots clés
Entreprise, aventure, création entreprise, entrepreneuriat, entrepreneur
Abstract
Setting up and developing a business is an exciting, frustrating and risky
endeavor. This endeavor is not just for young people or those with huge
financial resources but also for young employees and old and famous
entrepreneurs. Business creation and its development are a huge work in all
minute details which last for years. This paper aims at showing the importance
of business creation in our economic society.

The project studies the issue of business creation in several important points.
The first pat initially examines the conceptual framework of entrepreneurship
through which it defines the different concepts of entrepreneurship and
entrepreneur, the different types and forms. The second part of the study deals
from the steps that are followed to create a business, to the legal forms of the
business in Morocco and finally provides a study of the process of creating a
business.

Keywords :
Endeavor ; business creation ; entrepreneur entrepreneurship
LISTE DES ABRIVIATIONS

PME : Petite ou moyenne entreprise


SA : Société anonyme
SARL : Société à responsabilité limitée
BFR : Besoin en fonds de roulement
IS : Impôt sur les sociétés
SCS : Société en commandite simple
SNC : Société non collectif
SCA : Société en commandite par actions
SEP : Société en participation
GIE : Groupement d'intérêt économique
ONG : Organisation non gouvernementale
TIS : Technologies de l'information et de la communication
ES : Entrepreneurs sociaux
Liste des figures et des tableaux

Figure 1 : Molisation du phénomène entrepreneurial.......................................14


Figure 2: La formalisation de l'idée.....................................................................34
Figure 3: L'approche de marché..........................................................................35
Figure 4: Statut juridique.....................................................................................35
Figure 5: Les étapes du business plan.................................................................37
Figure 6: Le plan de l'étude de marché...............................................................41

Tableau 1: Caractéristique le plussouvent attribuée aux entrepreneurs par les


spécialistes en comportement............................................................................18
Tableau 2: Compte de résultat prévisionnel.......................................................45
SOMMAIRE
Dédicaces

Remerciements

Résumé

Abstract

Liste des abréviations

Introduction Général

Chapitre I : Généralités et concept de l’entrepreneuriat

 Section 1: Le phénomène de l’entrepreneuriat


 Section 2 : Les concepts de base de la théorie de l’entrepreneur
 Section 3 : Les types et formes d’entrepreneuriat Marocaine

Chapitre II : Les étapes de création d’une entreprise

 Section 1 : L’entreprise
 Section 2 : La naissance de projet
 Section 3 : L’élaboration du projet

Conclusion

Les annexes
Introduction générale :

Depuis quelque année, les organismes internationaux sont lancés dans des
programmes d’action visant à étudier la dynamique entrepreneuriale et les politiques
mises en œuvre par les pays pour stimuler et faciliter, la création d’entreprise.
L’entreprenariat (plus rarement entreprenariat) est l’action de créer de la richesse
et/ou de l’emploi par la création ou la reprise d’une entreprise. Les apporte de
l’entrepreneuriat à l’économie et la société concernent la création d’entreprise, la
création d’emploi, l’innovation, le développement de l’esprit d’entreprise dans les
entreprises et les organisations et l’accompagnement des changements structurels. La
création d’entreprise et d’une façon plus large, l’entrepreneuriat sont unanimement
reconnues comme étant des phénomènes vitaux pour la société, par leur contribution à
la régénération et au développement de l’économie.

An cour de 15 dernier année, le concept d’entreprenariat à connues des évolutions


parmi les plus important, le concept s’est déplacé d’une situation singulière et il faut
bien l’admettre encore peu fréquente ; celle de création entreprise vers le registre plus
généraux, touchant à l’état d’esprit et certaine comportement.

Ces changements ont entrainé par voie de conséquence des modifications du champ
conceptuel lié à ce mot.

Aujourd’hui, l’entreprenariat se trouve au cœur du développement humain ; elle donne


des perspectives sur l’avenir, favorise l’expression du potentiel des personnes.

Différente forme d’entreprenariat cohabitent qui mêlent les niveaux individuel ;


collectif ; organisationnel.

Le concept de l’entrepreneur a évalué avec le temps, pendant le moyen âge français, le


mot « Entrepreneur » désignait un personne qui assume une tâche ; puis ; il désignera
un individuel hardi ; prompte à prendre des risque économique.
Notre projet de fin de formation se devise en trois chapitres :

 Le premier chapitre sera consacré au phénomène de l’entreprenariat et nous


allons approfondir quelque notion clés.
 Dans le deuxième chapitre on va traiter un panorama de la création de
l’entreprise toute en présentant l’idée de projet ; et les étapes nécessaire pour le
créer.

Nous allons voir aussi que l’étude de processus de création se fait sur la base de
l’étude économique ; l’étude financière ; l’étude juridique, qui sont les principales
étapes de création d’une entreprise.
L’entreprenariat est un terme à l’origine issu de terme entrepreneur qui est passé à
la langue anglais « entrepreneurs hip »

Il est également considéré comme un phénomène économique et social,


l’entrepreneuriat est censé dynamiser les entreprises, participer à la création d’emplois.

Dans ce chapitre, nous allons présenter quelque notion sur le phénomène de


l’entreprenariat, l’entreprise et l’entrepreneur, et nous allons étudier l’entreprenariat en
tant que phénomène économique et social.

Section 1 : Le phénomène de l’entrepreNEUriat

L’entrepreneuriat est un thème général, il se présente comme une discipline en


constriction, la recherche dans ce domaine vise à comprendre le concept et à expliquer
l’activité et dynamique entrepreneuriale. .Dans ce point nous citerons quelques
définitions et diverses otiques du phénomène entrepreneurial.

1.1 : C’est quoi l’entrepreneuriat ?


La notion de l’entreprenariat propose une grande variété de définition, mais nous
devons tous d’abord revenir à la définition d’origine. Le terme ‘‘entreprenariat’’ a été
défini la première fois à la Harvard Business School par le professeur Howard
Stevenson1 Sa définition est la suivante : l’entreprenariat est la poursuite d’une
opportunité au-delà des ressources que vous contrôlez. La poursuite implique une
certaine détermination et concentration dans l’effort.

1.2 : Difficultés d’une définition du concept d’entrepreneuriat


Le mot ‘entrepreneuriat’ n’est pas répertorie dans les dictionnaires usuels, le terme
désigne l’action et l’effet d’entreprendre un verbe qui fait référence au fait de mener à
bonne fin une œuvre un projet ou un affaire.

1
Howard Stevenson [2009], « Entrepreneuriat », in L'encyclopédie libre [en ligne] Réf. Du 20 février 2009], disponible sur
www.wikipedia.org.
L’objet de l’entrepreneuriat est normalement un projet qui développé avec l’effort et
qui fait face à plusieurs difficulté et/ou contraintes dans le but de le mener à bout à un
point établi.

Dans le dictionnaire des sciences de gestion, l’entrepreneuriat désigne l’état de celui


ou de ceux qui sont entrepreneurs .Cet état résultat de trois éléments indissociables ;
l’esprit d’entreprise, la création d’entreprise, et l’entrepreneur lui – même.

En tant que phénomène économique et social, les apports de l’entrepreneuriat à


l’économie et à la société sont considérables et ils concernent:

 La création d’entreprises et le renouvellement du parc dans le différent


domaine d’activités,
 La création d’emploi comme une réponse aux problèmes,
 L’innovation et les opportunités innovantes,
 Le développement de l’esprit d’entreprendre dans les entreprises et les
organisations (prise d’initiative, prise de risque, orientation vers les
opportunités, réactivité ou flexibilité…)
 Et l’accompagnement de changements structurels au niveau de
l’environnement politique, technologique, social ou organisationnel
(exemple du secteur tertiaire, l’internet, les TIC…).

1.3 : Les divers regards sur le phénomène entrepreneurial


Dans ce point, nous exposons quelques regards des chercheurs, qui reflètent la
complexité du phénomène de l’entrepreneuriat, qui est lui –même un domaine de
recherche à multiple point d’entré. Pour Thierry VERSTRAETE2 (2000) :
« L’entrepreneuriat est un phénomène complexe et comme un type particulier
d'organisation impulsé par un entrepreneur qui agit pour tenter de concrétiser, au sein
de la structure dans laquelle il baigne, la vision qu'il se fait de cette organisation. Il
s'efforce de la rendre conforme à la représentation qu'il en fait «. Ce terme
d’entrepreneuriat contient le mot Entrepreneur, donc la démarche entrepreneuriale est

2
VESTRAETE T, entrepreneuriat : connaitre l’entrepreneur, comprendre ses actes, Le Harmattan
économie et Innovation, 1999, p 11
impulsée par l’individu. Pour cet auteur, ce concept est défini comme un champ
d’étude scientifique qui présente un modèle construit, lequel est compose de trois
dimensions : la dimension cognitive, la dimension praxéologique (l’action) et la
dimension structurelle (la structure).

Figure 1 : Molisation du phénomène entrepreneurial

Source : Verstraet, 1999

Selon Gartner3 (1990): l'entrepreneuriat s'entend comme l' « appropriation et la


gestion des ressources humaines et matérielles, dans le but de créer, de développer et
d'implanter des solutions permettant de répondre aux besoins des individus ».
L'entrepreneur crée des activités pour lutter contre la pauvreté, pour produire des biens
et services,... utiles à la société.
Pour Verstraet et Fayolle4 (2005), quatre paradigmes permettent de cerner le
domaine de recherche en entrepreneuriat : la création d'une organisation (non réduite à
la seule création d'entreprise, les expressions « émergence organisationnelle » ou

3
Gasser cité par HENAULT G., Op. Cité., P. 121
4
Thierry Verstraet, Alain Fayolle (2005), Paradigmes et entrepreneuriat, Revue de l'Entrepreneuriat,

14
«impulsion d'une organisation » étant plus appropriées), la détection-construction-
exploitation d'une occasion d'affaires, la création de valeur, l'innovation.
Selon Paturel5 (2007) propose une définition syncrétique de l’entrepreneuriat.
Celui-ci est « à partir d’une idée, l’exploitation d’une opportunité dans le cadre d’une
organisation impulsée, créée de toutes pièces ou reprise dans un premier temps, puis
développée ensuite, par une personne physique, seule ou en équipe, qui subit un
changement important dans sa vie, selon un processus qui aboutit à la création d’une
valeur nouvelle ou à l’économie de gaspillage de valeur existante ».
La compréhension du phénomène de l’entrepreneuriat ne peut se réaliser avec une
simple synthèse des définitions élaborées par plusieurs concepteurs. Chaque auteur
explique avec une manière différente le concept et la façon dont il approche ce
phénomène. C’est pour cette raison qu’il intéressant d’exposer dans ce qui suit
l’évolution et la tendance actuelle de la recherche en entrepreneuriat.

On conclut que l'entrepreneuriat désigne l'action d'entreprendre de mener à bien


un projet et souvent utilisé dans le secteur des affaires. Le terme entreprendre signifie
la création d’une activité (économique) pour atteindre un objectif, répondre à un
besoin, le créateur représente l’entrepreneur.

5
Robert Paturel (2007), Grandeurs et servitudes de l’entrepreneuriat, Editorial du n° spécial de la Revue internationale
de psychosociologie consacré aux Représentations entrepreneuriales, Direction R. PATUREL, C. SCHMITT et C. BOURION,
Volume XIII, n° 31, Hiver 2007, pages 27-43.
Section 2 : Les concepts de base de la théorie de l’entrepreneur

L'entrepreneur c'est un personnage principal étudié par plusieurs économistes, et


dans cette section nous allons essayer de voir quelques définitions et quelques théories
proposées par certains chercheurs.

2.1 : Définition de l’entrepreneur


Le mot« entrepreneur » est né en France, l’original des mots « entrepreneur » et «
entreprise » sont du verbe « entreprendre » remonte au 16éme siècle.
Le mot entrepreneur désigne au XVIII siècle « celui qui entreprend quelque chose ».
Le dictionnaire universel du commerce, publie à paris en 1723 a donné au mot
entrepreneur la définition suivante :
« Celui qui entreprend un ouvrage. On dit un entrepreneur de manufacture,
entrepreneur de bâtiment, pour dire un manufacturier, un maitre maçon ».
De l'avis les chercheurs en entrepreneuriat notent que la notion d’entrepreneur remonte
à R. Cantillon 6(1697-1755) pour cet auteur, l’entrepreneur est un preneur de risque.
J.A. Schumpeter 7(1911) l’entrepreneur se définit un agent économique dont la
fonction est de produire de nouvelles combinaisons productives, Il est également
capable de transformer une invention en une innovation réussie.
D’autre auteurs ont définit l’entrepreneur comme suit :
Israël Kirzner 8(1973) a définit l’entrepreneur est celui qui saisit les opportunités
qui se présentent devant lui en faisant valoir son sens d’alerte.
J.B.SAY9(1803) quant à lui voie en l'entrepreneur la pierre angulaire de la
dynamique capitaliste. L'entrepreneur est donc un créateur et consommateur de valeur,
laquelle valeur est indispensable à la prospérité de la société. Son objectif n'étant pas
l'exploitation du travail d'autrui mais plutôt d'être économiquement indépendant. Il en

6
Cantillon, R. (1755). Essai sur la nature du commerce en général. History of Economic Thought Books
7
Schumpeter, J. A., & Perroux, F. (1935). Théorie de l'évolution économique. Paris: Dalloz
8
Kirzner, I. M. (2005). Human attitudes and economic growth. Caton J., 25, 465.
9
Say, J. B. Manuscrits sur la monnaie, la banque et la finance (1767-1832). Cahiers Monnaie ET Financement, Université
Lumière-Lyon II, 1995.
Ressort en définitive trois sortes d'opérations industrielles: les recherches du savant,
les applications de l'entrepreneur et l'exécution de l'ouvrier.
Frank Knight10 définit l’entrepreneur comme l’agent économique qui assure le
risque dans un environnement incertain.

2.2 : Caractéristiques de l’entrepreneur


L’entrepreneur doit avoir quelques caractéristique qui distingue des personnes
ordinaire et devrais avoir des trais de personnalité exceptionnel qui l’incite à l’activité
d’entrepreneuriat, des traits de comportement dans l'action qui sont le lot commun des
entrepreneurs qui réussissent sont :
~ Energie et dynamisme :
On ne devient pas entrepreneur et, surtout, on ne réussit pas dans cette fonction si le
temps de travail est celui des accords professionnels. On n'est pas entrepreneur à temps
partiel ! Créer une entreprise représente un effort important, mobilisateur de temps,
d'énergie. La développer de même.
~ Confiance en soi :
Un investisseur n'acceptera pas de placer des fonds dans une affaire gérée par
quelqu'un qui n'aurait pas confiance en soi. Confiance en soi, pas confiance qu'en soi.
Détermination, mais pas Obstination. Rester sourd aux avertissements que donnent les
faits est l'une des causes fréquentes de faillite.
~ Capacité à intégrer le long terme :
Créer une entreprise, une organisation, suppose, dans le présent, développer un
ensemble d'actions qui n'auront un sens que plus tard. Il n'y a pas de création
d'entreprise réussie sans capacité à imaginer demain, sans perception de la durée, sans
vision du moyen et du long terme. Les objectifs de l'entrepreneur sont situés dans le
futur Tout ce qu'il fait dans le présent aura une conséquence demain.

10
Knight, K. (1967) "A descriptive model of the intra-firm innovation process", Journal of Business of the Université of
Chicago, vol 40, 1967

17
~ Capacité à résoudre de multiples problèmes :
Lorsqu'on crée une entreprise, on doit s'attendre et être prêt à surmonter des difficultés
de tous ordres, traiter plusieurs problèmes en même temps. Il ne suffit pas de les
résoudre théoriquement, mais en plus de mettre les solutions en œuvre.

~ Acceptation de l'échec :
L'échec fait partie de la réussite. Il n'existe pas d'œuvre humaine sans revers ou
déconvenues. Pour le vrai entrepreneur, l'échec, l'erreur, le revers est source de remise
en question, de détection de nouvelles opportunités et donc de réussite ultérieure.
~ Mesure dans la prise du risque :
L'entrepreneur n'est pas un joueur qui s'enrichit en faisant un coup. Il prend des risques
longuement appréciés, calculés, qui sont dans une perspective à moyen ou long terme.
~ Ouverture à l'innovation et à la création :
Pour qu'une entreprise survive, elle doit évoluer : dans ses produits, dans ses
structures, sur le plan social. D'où la nécessité d'une ouverture généralisée à
l'innovation.

Tableau 1: Caractéristique le plussouvent attribuée aux entrepreneurs par les


spécialistes en comportement
Innovateurs Besoin de réalisation

Leaders Internalisé

Preneurs de risques modérés Confiance en soi

Indépendant Implication à long terme

Créateurs Tolérance à ambigüité et à l’incertitude

Energétique Initiative

Persévérants Apprentissage
Originaux Utilisation des ressources

Optimistes Sensibilité envers les autres

Orientes vers les résultats Agressivité


Flexibles Tendance à faire confiance

Débrouillard Argent comme mesure de performance


Source : Robert wtterwulghne (1998), po, Cite, p47 (In Fillion, le champ de L’entrepreneuriat :
historique, évaluation et tendances, revue internationale le PME, vol, 10, n°10,1997 p132).

L’entrepreneur doit être un manager, un technicien un créateur (avoir un esprit


d’entreprise), un innovateur (introduction des nouvelles techniques et nouveaux
procédés), un développeur (contribuer aux problèmes qui rongent la société où il vit),
etc.…

Pour conclure cette section l’entrepreneur est considère comme l’acteur principale
de l’entrepreneuriat .Il peut bouleverser son milieu et son environnement par l’acte de
création d’entreprise qui est considéré .certains auteurs, l’acte fondamental de
l’entrepreneuriat Murray et Mac Milan (1998) proposent que l’entrepreneuriat soit
11
définit comme « la création de nouvelle entreprises ». Ils sont suivis par Gartner
(1989), à la suite de Vesper (1982), qui définit l’entrepreneuriat comme un ensemble
de comportements menant à la création d’une entreprise. De plus, Bouabdallah K.et
Zouach A. ont défini l’entrepreneuriat comme « un processus qui dans une économie
conduit un entrepreneur à la création d’une entreprise »12.

11Sandrine Emin, « l’intention de créer une entreprise des chercheurs publics : le cas français », thèse de doctorat en science
de gestion, université pierre mendés France, novembre 2003, p62
12Khaled Bouabdallah et Abdallah Zouach : « entrepreneuriat et développement économique », in : les cahiers du cread n°73
/2005, p 17
Section 3 : Les types, les formes d’entrepreneuriat marocain

Parler de L’entreprenariat au Maroc s’est d’abord admette la


cohabitation de deux catégorie, formel (entrepreneuriat d’opportunité) et informel
(entrepreneuriat forcé ou de nécessité).

L’entrepreneuriat de la nécessité, qui, très souvent relève d’une forme d’auto emploi

« Entrepreneuriat de survie». C’est-à-dire qu’une personne n’a finalement pas d’autres


choix que de créer son propre emploi généralement à domicile.

L’entrepreneuriat formel ou d’opportunités : émane d’une intention stratégique de


personnes qui ont cerné une opportunité sur un marché, et qui ont décidé de créer leur
propre entreprise. Cette sphère est très fertile en matière d’innovation et de
développement d’occasions d’affaires.

Entrepreneuriat informel (forcé, de nécessité ou de survie) : c’est une forme d’auto


emploi, c'est-à-dire que finalement une personne n’a pas le choix que de créer son
propre emploi généralement à domicile.

3.1 : Les types d’entrepreneuriat :

 L’Entrepreneuriat d’imitation :
Permet au créateur de changer, parfois de façon radicale, sa propre situation :
l’essaimage en est un bon exemple.
 L’entrepreneuriat de valorisation :
Le fait d’un entrepreneur ayant une idée nouvelle et innovante dans le domaine de la
recherche et développement.
 L’entrepreneuriat d’aventure :
Création d’une nouvelle valeur/ un produit suscitant souvent un changement
d’importance dans l’économie et souvent entouré par un grand risque.
 L’entrepreneuriat – relève :
Transfert de propriété d’entreprise déjà existante d’un entrepreneur à un autre. Cela
peut ne pas créer de valeur ajouté nouvelle.
3.2 : Les formes d’entrepreneuriat :
L’entreprenariat au Maroc bénéficie d'une certaine démocratisation. En effet, la
constitution prévoit la liberté d'entreprendre et la réserve à tous les citoyens.
Cependant deux secteurs (informel et formel) constituent le tissu économique
marocain.
En plus le Maroc se situe dans un contexte chargé de multiples défis, l'accord
d'association avec les pays étrangers, la lourdeur des procédures administratives, le
manque de financement... etc. ce qui exige la mise à niveau des pratiques du
management plus particulièrement dans les petites et moyennes entreprises.
C'est dans ce cadre, que certains types d'entrepreneuriat sont apparues et sont devenues
très dominantes au Maroc il s'agit de l’entrepreneuriat coopératif, associatif, solidaire
et les activités génératrices de revenus.
Depuis l'adoption en 1983 de programme d'ajustement structurel, et le lancement dans
le vaste programme de privatisation, on a assisté à l'émergence d'une nouvelle
bourgeoisie commerçante et industrielle, porteuse de dynamiques économiques et
sociales innovantes : « l'émergence d'un nouveau groupe social, les entrepreneurs
privés, signifie-t-elle l'amorce d'un processus irréversible de construction d'une société
civile qui entend s'affirmer et s'organiser de manière indépendante et autonome ? »
(Tangeaoui, 1993).
L'entrepreneuriat social, est alors une autre forme d'entrepreneuriat qui a vu le jour.
Elle a pour but la promotion du changement social et vise à bouleverser les règles des
jeux en créant des solutions innovantes qui satisfont des besoins sociaux. Les
combinaisons de ressources crées par les entrepreneurs sociaux privilégient l'impact
social par rapport au profit. L'émergence de l'ES est étroitement liée à l'idée que les
individus sont multidimensionnels, ils sont plus que des acteurs économiques qui
maximisent le profit. Et si vous chercher une réponse définitive à ce que c'est
l'entrepreneuriat social vous risquez d'être déçu13.

13
Driss FERHANE, Vers une francophonie entrepreneuriale Colloque international, 3 et 4 Mars 2008
Cette dernière forme d'entrepreneuriat a un grand rôle à jouer, notamment les ONG qui
a pour but entre autres la réduction de la pauvreté, la sensibilisation et même la
promotion d’emploi.
3.2.1 : formes de l’entrepreneuriat: quelques exemples
Les formes de l’entrepreneuriat peuvent aller de la création d’une nouvelle structure à
la simple reprise.
 Création d’une nouvelle entreprise :
-Traditionnelle ou (activité connue, projet répétitif).
-Technologique et Innovante : Technopreneuriat ou création d’entreprise
technologique; cyber entrepreneuriat ou création d’entreprise d’internet et de e-
commerce ; Ecopreneuriat ou la création d’entreprises vertes (développement durable,
responsabilité sociale).
La création d’une nouvelle entreprise peut concerner les petites et micro-entreprises, le
travail indépendant, les PME, les grandes entreprises…
 Création d’une entreprise par franchise :
La franchise constitue un levier particulier de création dont le promoteur bénéficie,
entre autres, d’une notoriété existante.
 Reprise, cession et transmission d’entreprises :
C’est une forme d’entrepreneuriat qui consiste à reprendre une activité ou une
entreprise déjà existante. Le créateur ici est une personne physique ou morale appelée
repreneur. Il peut s’agir d’une ou de plusieurs personnes reprenant une PME, une start-
up ou même une grande entreprise. A moins que l’exploitant n’exerce en nom propre,
une question va se poser très tôt au repreneur : créer une nouvelle société et déposer de
nouveaux statuts ou reprendre la société en cours ? Tout dépend de la situation.
Concernant les relations avec les clients et les fournisseurs, le message de continuité
représente en général un avantage non négligeable. Le repreneur n’aura pas besoin de
solder les comptes clients et fournisseurs pour ne pas remettre en cause d’éventuels
avantages antérieurs durement acquis.
 entrepreneuriat organisationnel ou intrepreneuriat :
C’est Pinchot14 (1985) qui est le premier qui a introduit le mot « intrapreneurship » ;
Pour lui, l'intrapreneuriat revient à entreprendre dans une structure existante en
développant des pratiques et comportements entrepreneuriaux à l’intérieur d’une
grande entreprise. Le personnage-clé de ce phénomène est l’Intra preneur.
 Entrepreneuriat coopératif ou collectif : Coopérative ou entreprise
collective :
Les entreprises coopératives et collectives offrent des voies de rechange quant aux
modes de créer, de gérer et de développer des organisations. L’entrepreneuriat
coopératif ou collectif implique la mise en commun de ressources différentes de
l’entrepreneuriat purement économique. Il insiste surtout sur les ressources humaines,
sociales et relationnelles.

 Entrepreneuriat solidaire et social :


Cette forme d’entrepreneuriat se manifeste dans la création d’activités bénévoles, ou
l’innovation (et amélioration) dans les secteurs d’activités bénévoles existantes. Il
s’agit aussi de la création et du développement organisations à buts non lucratifs qui se
différencient des entreprises économiques par le fait que leur objectif primordial n’est
pas le gain de l’argent mais de servir un intérêt général ou défendre une cause.

En définitive l’entrepreneuriat est un phénomène assez vaste se présentant sous


divers quatre types et cinq formes, chaque forme de l’entrepreneuriat regorge
d’avantage et d’inconvénients.

14
Pinchot, G. (1986), Intra prendre: Au sein de l’entreprise, donnée aux hommes la possibilité d’entreprendre. Paris: Les
Éditions d’organisation.
CONCLUSION

Tout au long de ce chapitre, nous avons essayé de faire une revue de la littérature
concernant le phénomène entrepreneurial en identifiant les principales théories et
caractéristiques de l’entrepreneur qui est l’acteur fondamental de l’entrepreneuriat.

L’entrepreneuriat est perçu comme un phénomène hétérogène, complexe et


multidimensionnel. Il devient un moyen pour les entrepreneurs d’assurer leurs
capacités d’innovation et leur compétitivité.

La création d’entreprise est devenue aujourd’hui le mot d’ordre en manière de


développement. Elle n’est rien sans l’entrepreneur innovateur. En effet, c’est ce
dernier qui crée des entreprises.
25
Le terme « entreprise » est très fréquemment employé dans la vie courante,
surtout dans le milieu des affaire sans que l’on puisse s’accorder sur une définition
monosémique. Or, de nos jours il apparait hautement important de s’entendre sur le
contenu à donner au concept de l’entreprise tant au plan national, régional
qu’international. En l’absence d’un tel accord, il est difficile de résoudre certaines
questions telles que la fiscalisation ou d’une manière générale de promouvoir le
développent de l’entreprise.

Dans ce chapitre, nous allons présenter le processus de création d’entreprise, tout en


développant les notions clés de l’entreprise, sa rôle, sa forme juridique, les étapes
nécessaire pour crée cette dernier avec une étape du processus de création d’un
entreprise.

Section 1 : L’entreprise

Que l'on parle d'entreprise, de firme ou d'organisation; un essai de définition


apparaît tout de même assez complexe. Mais si l'on considère la logique propre à la
démarche de l'économie industrielle qui repose sur l'hypothèse selon laquelle
l'industrie se transforme sous l'effet des stratégies des firmes 15, on peut
raisonnablement parler de la firme comme l'unité de base de l'ensemble que constitue
l'industrie.

L'entreprise est une unité dont l'activité essentielle consiste à transformer des flux
d'entrées (matières premières, services...) en flux de sortie (produits finis, déchets...)
selon une relation technique appelée fonction de production (Gilbert Koenig,
1988),16

15
http://www.theses.fr/2001MARN0098 vu le 17-05-2014
16
http://www.klubprepa.fr/Site/Document/ChargementDocument.aspx?IdDocument=2404 visite le 17-05-2014
1.1 : La notion d’entreprise
La notion de l'entreprise n'est pas encore clairement dégagée, pas plus en droit
positif qu'en économie politique. Il en résulte que « les auteurs ont donné de
l'entreprise un grand nombre de définitions plus ou moins larges.

Selon F. PERROUX17 « l'entreprise est une organisation de la production dans


laquelle on combine les prix des divers facteurs de la production apportés des agents
distincts du propriétaire de l'entreprise en vue de vendre un bien ou des services sur le
marché pour obtenir par différence entre deux prix( prix de revient et prix de vente) le
plus grand gain monétaire possible ».

H. TRUCHY 18une entreprise est « toute organisation dont l'objet est de pouvoir
à la production, à l'échange ou à la circulation des biens ou des services... C'est l'unité
économique dans laquelle sont groupés et coordonnés les facteurs humains et
matériels de l'activité économique.

19
Selon M. MASOIN l'entreprise peut se définir comme une organisation dans
laquelle un entrepreneur affecte, contre revenus, des facteurs de production à la
production de biens ou des services destinés à l’échange, en vue de la réalisation d’un
profit.

1.2 : le Rôle de l’entreprise


L'entreprise que nous venons de définir ci haut a trois rôles à jouer, entre autres : le
rôle technique, économique et social.
 Son rôle technique est de produire dans les meilleures conditions, par une
bonne organisation (que nous étudions d'autre part dans le cours d'économie de
l'entreprise).
 Son rôle économique est d'adapter la production aux besoins de la
consommation.
 Son rôle social est de répartir équitablement les revenus de la production.

17
18
F. PERROUX, cité par CRUTZEN A., Ibidem
H. TRUCHY, cité par CRUTZEN A., Ibidem
19
M. MASOIN, cité par CRUTZEN A., Ibidem
1.3 : les formes juridiques de l’entreprise
Si l’on considère la forme juridique, il existe différents types d’entreprises au
Maroc, bien que les plus connues soient la Société Anonyme (SA) et la Société à
Responsabilité Limitée (SARL). Les différentes formes juridiques des entreprises sont
les suivantes :
 les sociétés de personnes : la société en nom collectif, la société en
commandite simple, la société en participation. Ces sociétés se caractérisent par
l’aspect prédominant du facteur personnel “intuitu personae”.

 les sociétés de capitaux : la société anonyme (SA), la société à responsabilité


limitée (SARL) et la société en commandite par actions.

 les sociétés à réglementation particulière : les sociétés d’investissement, les


sociétés coopératives d’achat, les sociétés coopératives de consommation, les
sociétés mutualistes.

En dehors de l’entreprise individuelle, là SA et la SARL sont les deux types de


sociétés les plus courants.

La Société Anonyme (SA)


Définition:
Société commerciale dans laquelle les associés, dénommés actionnaires en raison d’un
droit représenté par un titre négociable ou action, ne supportent les dettes sociales qu’à
concurrence de leurs apports.
Caractéristiques :
• Le nombre d’actionnaires ne peut être inférieur à 5.
• Le capital minimum est de 3 millions de DH pour les SA faisant appel public à
l’épargne et, 300.000 DH dans le cas contraire.
• Le montant nominal de l’action ne peut être inférieur à 100 DH.
• Les actions en numéraire doivent être libérées lors de la souscription d’au moins le
1/4 de leur valeur nominale. Les actions en nature sont libérées intégralement lors de
leur émission.
• Le capital doit être intégralement souscrit ; à défaut la société ne peut être constituée.
• La Société jouit de la personnalité morale à partir de son immatriculation au Registre
de commerce.
• La société n’a pas de raison sociale mais une dénomination sociale.
• La Direction générale de la société est attribuée de plein droit au président du conseil
d’administration, par ailleurs toute nomination d’un directeur général, toute définition
de ses fonctions et de ses pouvoirs ne peuvent avoir lieu que sur proposition du
président, de même que sa révocation.
• Le président est révocable à tout moment par le conseil d’administration.
• La SA comprend un Directoire et un Conseil de Surveillance

La Société à Responsabilité Limitée (SARL)


Définition :
La SARL est une société commerciale qui constitue un type intermédiaire entre les
sociétés de personnes et de capitaux. L’acquisition de la personnalité morale est
subordonnée à l’immatriculation au registre de commerce.
Caractéristiques :
• Une seule personne dite – associée unique- peut constituer la SARL.
• Le nombre maximum d’associés ne peut dépasser 50.
• Le montant du capital social est librement fixé par les associés et doit être libéré d’au
moins le quart et déposé obligatoirement dans un compte bancaire bloqué. Son retrait
ne peut être effectué qu’après immatriculation au Registre de Commerce.
• La part sociale est d’au moins 10 DH. Les parts sociales détenues qui peuvent être
transmissibles par voie de succession et cessibles entre conjoints et parents
successibles ne peuvent être cédées à des tiers qu’après consentement de la majorité
des associés.
• Le contrôle de la gestion d’une SARL est confié à un ou plusieurs commissaires aux
comptes si le chiffre d’affaire dépasse 50 millions de dirhams.
La Société en nom collectif (SNC)
Définition :
La société en nom collectif est une société dont les associés ont tous la qualité de
commerçants et répondent indéfiniment et solidairement des dettes sociales.
Caractéristiques :
• La société en nom collectif est désignée par une dénomination sociale, à laquelle peut
être incorporé le nom d’un ou plusieurs associés, et qui doit être précédée ou suivie
immédiatement de la mention « Société en nom collectif ».
• Tous les associés sont gérants, sauf stipulation contraire des statuts qui peuvent
désigner un ou plusieurs gérants associés ou non, ou en prévoir la désignation par acte
ultérieur.
• Les associés peuvent nommer à la majorité des associés un ou plusieurs commissaire
s aux comptes.
• Les parts sociales sont nominatives et ne peuvent être cédées qu’avec le consentemen
t de tous les associés;
• La société prend fin par le décès de l’un des associés sauf s’il a été stipulé que la
société continuerait, soit avec les associés seulement, soit avec un ou plusieurs héritier
s, ou toute autre personne désignée par les statuts.

La Société en Commandite Simple


(SCS) Définition :
La société en commandite simple est constituée d’associés commandités et d’associés
commanditaires. Elle est désignée par une dénomination sociale à laquelle peut être
incorporé le nom d’un ou plusieurs associés commandités et qui doit être précédée ou
suivie immédiatement de la mention « Société en commandite simple ».
Les dispositions relatives aux sociétés en nom collectif sont applicables aux sociétés
en commandite simple (sous réserve des règles prévues au premier chapitre de la loi
sur les sociétés en commandite simple / voir BO n° 4478 du 1- 5-97 / page 485).
Type d'entreprise composée de 2 catégories d'associés :
Les commandités, qui jouent le même rôle et assument les mêmes responsabilités que
les associés d'une société en nom collectif.
Les commanditaires, qui n'ont pas de pouvoir décisionnel et dont la responsabilité des
dettes de l'entreprise se limite à leur mise de fonds. Ils fournissent argent et biens à la
société.
Le dépôt d'une déclaration d'immatriculation auprès du registraire des entreprises est
également obligatoire.

La Société en Commandite par Actions (SCA)


Définition :
La société en commandite par actions dont le capital est divisé en actions est
constituée entre un ou plusieurs commandités, qui ont la qualité de commerçants et
répondent indéfiniment et solidairement des dettes sociales, et des commanditaires qui
ont la qualité d’actionnaires et ne supportent les pertes qu’à concurrence de leurs
apports.
La société en commandite par actions est désignée par une dénomination ou le nom
d’un ou de plusieurs associés commandités peut être incorporé et doit être précédé ou
suivi immédiatement de la mention « société en commandite par actions ».
Caractéristiques :
• Le nombre des associés commanditaires ne peut être inférieur à trois (3).
• Un associé commandité ne peut être membre du conseil de surveillance ; et les
actionnaires ayant la qualité de commandités ne peuvent participer à la désignation
des membres de ce conseil.
• L’assemblée générale ordinaire des actionnaires désigne un ou plusieurs
commissaires aux comptes.
• Le conseil de surveillance assume le contrôle permanent de la gestion de la société. Il
dispose à cet effet, des mêmes pouvoirs que les commissaires aux comptes.

La Société en Participation (SEP)


Définition :
La société en participation n’existe que dans les rapports entre associés et n’est pas
destinée à être connue des tiers.
Elle n’a pas la personnalité morale. Elle n’est soumise ni à l’immatriculation, ni à
aucune formalité de publicité et son existence peut être prouvée par tous les moyens.
Les associés conviennent librement de l’objet social, de leurs droits et obligations
respectifs et des conditions de fonctionnement de la société.
Si la société a un caractère commercial, les rapports des associés sont régis par les
dispositions applicables aux sociétés en nom collectif à moins qu’il n’en soit stipulé
autrement.
Caractéristiques :
• A l’égard des tiers, chaque associé contracte en son nom personnel. Il est seul engagé
même dans le cas où il révèle le nom des autres associés sans leur accord. Toutefois, si
les participants agissent en qualité d’associés, ils sont tenus à l’égard des tiers comme
des associés en nom collectif.

Le Groupement d’Intérêt
Économique Définition :
Le GIE n’est pas une société, il constitue un cadre juridique intermédiaire entre la
société et l’association pour la mise en commun de certaines activités par des
entreprises. Donc il est constitué entre des personnes morales en vue de mettre en
œuvre tous les moyens propres à faciliter ou à développer l’activité économique de ses
membres et améliorer ou accroître les résultats de cette activité.
Caractéristiques :
• Le GIE est désigné par une dénomination sociale qui doit être suivie de la mention «
groupement d’intérêt économique » ou du sigle GIE.

• Il est constitué entre deux personnes morales au minimum.

• Il peut être créé sans capital.

• Le GIE ne peut être constitué au moyen d’un appel à l’épargne

• L’objet du GIE peut être civil ou commercial selon la nature.

• Il est nécessaire de soigner la définition de l’objet dans le contrat constitutif.

• Il est constitué par un écrit qui peut être sous la forme authentique (notarié) ou sous
seing privé.
Pour conclure cette section l’entreprise est donc une structure ou collaborent
différents service permettant le bon fonctionnement de l’entreprise dont le but étant de
faire bénéfices.

Section 2 : La naissance de projet


Pour construire un projet de création d’entreprise il est recommandé d’agir avec
méthode en respectant des étapes chronologique.

2.1 : Les 6 étapes de la création d’une entreprise

Pendant la phase de création, l’entrepreneur est confronté à une série de situations


qu’il veut gérer simultanément. Cependant, créer une entreprise nécessite d’agir avec
méthode. En effet, les différentes étapes de la création d’entreprise s’inscrivent dans
un processus structuré. Voici les étapes de la création d’une entreprise qui vous
aideront à passer de l’idée au projet d’entreprise.

2.1.1 : La formalisation de l’idée

Dans cette étape, il s’agit de passer du rêve un peu vague à une idée claire et précise.
Vous devez être capable de mettre clairement en forme votre projet. Il n’y a pas de
bonne ou de mauvaise idée dès lors qu’il y a une opportunité à saisir ou un besoin à
satisfaire. Vous pouvez évaluer votre idée gratuitement grâce à notre outil.
L’expérience démontre que deux facteurs conduisent très souvent à l’abandon de
projets :

 le caractère très (ou trop) innovant,


 l’envie de créer sans projet précis.

Vous devez donc vous poser ces deux questions avant de vous lancer :

 quelle est la capacité de mes futurs clients à accepter mon idée de produit ou
service ?
 quelle est sa réelle utilité par rapport à l’offre existante ?

Figure 2: La formalisation de l'idée

Source : https://www.capital.fr/votre-carriere/creation-d-entreprise-les-5-cles-pour-trouver-
la-bonne-idee-1208627

2.1.2 : L’approche du marché

L’étude de marché est une étape très importante. Confronter votre produit ou service
aux futurs clients vous permettra de cerner leurs attentes, d’adapter
et/ou faire évoluer votre offre en conséquence.
Il convient donc de vous assurer que le marché est porteur et de définir une stratégie
commerciale adéquate :

 le prix : combien vos clients sont-ils prêts à payer et pour quel produit ou
service ? Quelle est votre marge ?
 la distribution : vous devez définir vos canaux de distribution, en fonction de
chaque segment de clientèle,
 la communication : c’est le message que vous délivrerez afin de séduire la
clientèle et la fidéliser.
Figure 3: L'approche de marché

Source : http://aixponentielle.fr/concurrence-croissance/

2.1.3 : Le choix du statut juridique :

Le choix du statut juridique est déterminant pour votre entreprise. En effet il aura un
impact considérable sur la vie quotidienne de la structure et de ses possibilités
d’évolution. Deux grandes familles de statut s’offrent à vous :

 les entreprises individuelles, qui n’a pas de personnalité morale,


 les sociétés (SARL, SA, SNC, etc.) qui ont une personnalité morale.

En cas de besoin, notre partenaire vous accompagne dans le choix de la forme


juridique.

Figure 4: Statut juridique

Source : www.lecoindesentrepreneurs.fr/forme-juridique-entreprise/
2.1.4 : L’élaboration du business plan :

L’élaboration de votre business plan est la clé de la réussite de votre projet. Il permet
de présenter l’ensemble des éléments qui le composent afin de convaincre les
investisseurs (banques, business Angel, etc.) de vous financer. Vous devrez
notamment aborder dans ce document le business model de votre entreprise ainsi que
le montage financier. Le modèle économique (ou business model) permet de définir la
manière dont votre entreprise générera du cash. Un business model a 6 fonctions :

 Articuler la proposition de valeur (quel est votre produit ou service ?)

 Identifier un segment de marché (quelle(s) catégorie(s)s de clients ciblez-


vous ?)
 Définir la structure de la chaîne de valeur dans l’entreprise (quelles sont les
différentes fonctions de l’entreprise, les activités clés qui contribuent à la
création de valeur ?)
 Spécifier les mécanismes de génération de revenus
 Définir la position de l’entreprise dans la chaîne de valeur externe (quel est
votre positionnement face aux partenaires ou concurrents?)
 Formuler une stratégie à partir de l’analyse concurrentielle (Comment
faîtes-vous face à la concurrence?)

Les réponses à ces questions vous aident les entrepreneurs à définir clairement leurs
offres. Ce travail préparatoire sera d’une aide utile lorsqu’il faudra notamment
présenter un projet aux investisseurs potentiels.

Le montage financier consiste à traduire en termes financiers, tous les éléments


réunis au cours des précédentes étapes. Il faudra construire un modèle économique
en adéquation avec les moyens disponibles ou mobilisables. Il s’agit des moyens
humains (le nombre de postes à pourvoir), des moyens de production (les locaux et le
coût d’installation), les moyens matériels d’exploitation (les machines et outils), les
éléments incorporels (brevets ou licences).
Il faut faire attention aussi à ne pas sous-estimer les frais nécessaires à la
maturation du projet. En effet, pendant les premiers mois, l’entrepreneur ne réalisera
peut-être pas de vente et n’aura donc pas de revenus. Or, il aura des frais de
fonctionnement à couvrir. Le montage financier devra tenir compte de ces décalages
de trésorerie qui constitue le BFR (besoin en fonds de roulement) de l’activité

Figure 5: Les étapes du business plan

Source : Par helenageorge, février 1st, 2018

2.1.5 : La recherche de financements :

Après avoir défini le business model élaboré votre stratégie. Il s’agit maintenant
de réunir les capitaux nécessaires pour financer les différents besoins durables
identifiés dans les étapes précédentes. Plusieurs sources de financement sont possibles :

 Les deniers personnels,


 la famille, les amis (encore appelés « Love money »),
 les organismes privés (les banques, certaines associations ou fonds spécifiques
d’aide aux créateurs d’entreprise, les sites de crowdfunding, etc.),
 les organismes publics (L’Etat, les régions, les départements, BPI France,
etc.).

Tous ces financements dépendront donc souvent de la nature de votre projet, du


montant de votre besoin en financement mais aussi de votre implantation
géographique.

2.1.6 : Les démarches administratives

Vous avez une idée d’entreprise fiable et dont vous avez pu vérifier tous ses aspects.
Votre stratégie est élaborée tout comme votre dossier de création. Il vous a permis
d’obtenir les financements nécessaires pour vous lancer dans cette aventure. Il ne reste
plus qu’à réaliser les dernières démarches administratives pour ouvrir officiellement
votre entreprise.

2.2 : idée de projet

Une idée de création d’entreprise est tout d’abord une réponse à un problème le
commerce s’appuie sur un échange entre deux parties, l’une propose un produit ou un
service qui apporte une valeur ajoutée, l’autre acquière le produit ou service pour la
valeur ajoutée moyennant finance. L’échange repose sur la valeur ajoutée. Pour qu’il y
ait valeur ajoutée, il faut que le produit (ou service) comble un manque ou résolve un
problème du client.
Pour créer une entreprise, il faut donc identifier un problème ressenti ou vécu par une
population et proposer un moyen de le résoudre. Les startups appellent cela le « pain
point » ou point de douleur, cette notion est intéressante car elle permet de caractériser
ce qu’est une bonne idée de création qui, à l’image du médicament, offre une solution
à la douleur de patient. Une bonne idée a donc les caractéristiques suivantes :

 elle s’attache à résoudre « un problème » identifié et localisé (nature, amplitude,


récurrence…)

 elle ne nécessite pas de convaincre les clients qu’ils ont un besoin du


produit pour traiter leur problème,
 elle s’intéresse à un marché de clients « proactifs »et ouverts aux solutions qui
leur sont présentées,

 elle s’adresse à des personnes prêtes à payer pour solutionner leur problème.

Ainsi, trouver une idée de création, c’est en fait identifier un problème commun à un
groupe de personnes et leur apporter une solution pour laquelle ils sont prêts à dépense
une somme suffisante. Plus la solution imaginée est adaptée à leurs besoins, plus le
projet à des chances de voir le jour. Identifier et caractériser le besoin des clients
potentiels avant de commencer à concevoir la solution est déterminant pour réussir sa
création d’entreprise.

Une idée de création d’entreprise qui dispose d’un marché économique


Il est important de trouver des idées qui répondent à un marché. En effet, votre offre
future répondra à une demande future. Il faut donc mettre ce concept avec la
notion de marché, et aussi d’Océan Bleu (marché ou espace stratégique
économiquement non exploité qui permet de ses positionner sans se confronter à la
concurrence.) et d’Océan Rouge (un marché ou espace concurrentiel ou l’entreprise est
contrainte de faire mieux que ses concurrentes pour survivre).

Trouver une idée pour créer son entreprise n’a de sens que s’il existe un marché
économique dans lequel l’entreprise pourra se développer. Charge à vous, futur
dirigeant, de vous assurer que ce marché existe que le projet est viable et que vous êtes
l’homme de la situation pour le mener à bien.

2.3 : Le porteur du projet de création :

Définir son idée nécessite aussi de se poser certaines questions quant à la cohérence de
votre projet de création avec votre projet de vie. Bien que votre projet soit
économiquement faisable il se peut qu’il ne soit pas adapté à votre personnalité.

En effet, la cohérence Homme / Projet est un facteur clé de succès.

Avant d’aller plus loin dans le projet, il faut vérifier cette cohérence en s’interrogeant
sur ses contraintes personnelles et ses compétences.

 Les contraintes personnelles


Les réponses aux questions suivantes clé pour une création réussie:

1. Pouvez-vous dégager suffisamment de temps pour la préparation de votre projet?

2. Etes-vous prêt à supporter le stress lié à la création puis à la gestion de votre


entreprise?

3. Votre santé vous permet-elle de surmonter des périodes intenses de travail?

4. Avez-vous la capacité financière pour limiter votre salaire pendant la première


année de création?

5. Votre conjoint et votre famille sont-ils prêts à vous soutenir?

6. Avez-vous une porte de sortie en cas d’échec?

 Les compétences du créateur d’entreprise

Un créateur d’entreprise doit posséder à la fois :

1. Une personnalité adaptée aux qualités nécessaires pour réussir le projet.

2. Une capacité à faire face aux risques du démarrage de l’entreprise : endurance


physique, force psychologique …

3. Un savoir-faire technique, commercial, managérial, indispensable à la bonne


conduite du projet.

4. Une expérience riche et variée est un atout considérable,

5. Un bon réseau: un tissu relationnel important dans le milieu concerné.

Les connaissances et l’expérience acquises demandent, bien souvent, à être


complétées par une formation adéquate.

Ce projet nous a parmi d’être en immersion dans le fonctionnement et la


réalisation d’un projet, avec des rôles spécifiques pour chacun.

Cela nous as apportés une expérience dans le déroulement d’un projet, le travail en
équipe, écouter les autres, le partage d’idées, recevoir des ordres ou en donner…
Cela va beaucoup nous aidés pour le projet tutoré à venir mais également pour plus
tard lorsque que nous serons en entreprise.

Section 3 : élaboration du projet

Après avoir vérifié la cohérence du projet personnel avec le projet de création,


vous pouvez passer à l’élaboration du projet dans ses détails.

3.1 : L’étude économique

Cette étape est fondamentale et décisive car elle vous fera représenter correctement le
marché où vous allez évoluer au cours des 3 à 5 ans à venir.

3- 1-1: L’étude de marché

Figure 6: Le plan de l'étude de marché

Quel
Quelle Quelle environnement
Que marché?
demande? concurrence? et quelles
tendances?

Source : www.creerentreprise.fr

L’étude de marché est le pivot de presque toute création d’entreprise. Elle permet de
répondre à de nombreuses questions vitales pour votre réussite : Quel est mon produit
ou mon service ? Qui sont mes concurrents ? Qui sont mes fournisseurs ?
Mon entreprise est-elle compétitive ?
Alors ne commettez pas la même erreur que beaucoup d’entrepreneurs en bâclant cette
étape de la création d’une entreprise. En effet, après votre évaluation de projet, cette
seconde étape permet de valider définitivement la viabilité de votre idée. Elle permet
de vérifier que votre offre est en adéquation avec la demande. L’étude de marché vous
permet de collecter des informations sur votre future clientèle et sur les entreprises
concurrentes.
On distingue :
L’étude quantitative : il s’agit de rassembler des informations chiffrées sur les
caractéristiques, comportements, attentes et habitudes d’achat des individus ou
organisations formant le marché en question. Ces chiffres peuvent être obtenus par
questionnaire ou sondage à grande échelle sur le terrain ou encore par téléphone. La
méthode de l’échantillonnage peut être utilisée. L’étude quantitative permet récupérer
et de croiser différents types de données : âge, sexe, lieu de résidence, catégorie
socioprofessionnelle, loisirs, habitudes, opinions, etc.
 L’étude qualitative : il s’agit de plonger plus en profondeur dans l’analyse des
acheteurs et de leur comportement. L’étude qualitative peut être réalisée par des
entretiens individuels ou collectifs, ou encore par des observations de terrain (enquête
terrain).
Au final, l’objectif de l’étude de marché est de montrer qu’il y a un potentiel de
marché et d’amener à la détermination d’un positionnement commercial et à la
rédaction d’un plan marketing : choix d’un positionnement produit, d’un
positionnement prix, d’un réseau de distribution et d’une politique de communication.

3-1-2 : La stratégie commerciale


Une Stratégie commerciale, Ces objectifs doivent être alignés sur votre stratégie
marketing. Cette dernière est basée sur une démarche s’opère en trois phases, S, T, P,
Segmenting, Targeting, Positionning du Framework de Dawn Iacobucci:

Segmenting:

Step1: Subdiviser un marché selon divers critères (géographique, psychologique,


ethnique, culturel, démographique …)
Step2: créer une représentation de chaque groupe de consommateurs partageant ces
critères

Step3: OBJECTIF: Définir un produit de sorte à le rendre attractif à un groupe de


consommateurs.

Targeting: Cela permet à l’entreprise de choisir quel(s) segment(s) elle peut cibler en
fonction de ses produits, et en fonction de la rentabilité escomptée

Positionnement:

Step1: il s’agit d’identifier les spécificités d’une entreprise, d’une enseigne, d’un
produit ou d’un service qui permettent une différenciation avec la concurrence

Step2: le positionnement consiste à définir les caractéristiques et spécificités que l’on


souhaite octroyer au produit, à la marque ou à l’entreprise afin de se différencier sur le
marché

3.2: L’étude financière

L’étude financière d’un projet est une étape importante dans la réalisation d’une
entreprise. Lorsqu’on décide de mettre sur pied un projet, hormis les outils tels que
l’étude de marché et l’analyse de faisabilité, il existe aussi un outil non moins
important : l’étude financière. L’étude financière se définie comme un outil assurant
l’évaluation logique de l’état des finances d’un projet, d’une entreprise, ou d’une
personne. Autrement dit, elle n’est rien d’autre que le calcul des premières estimations
du chiffre d’affaires d’un projet et des dépenses qui seront engagées. En d’autres
termes, faire une étude financière de projet c’est prévoir comment financer les
dépenses courantes, les dépenses d’investissement et d’installation.

Une étude financière de projet c’est aussi évaluer les capitaux nécessaires pour son
lancement, évaluer sa viabilité financière, sa capacité à générer des profits, et le temps
au terme duquel ces profits pourront être perçus. Au cours de cette étape cruciale, vous
aurez donc à explorer tous les contours financiers de votre projet.
Dans le cadre d’une entreprise, il est encore appelé prévisionnel. Le but essentiel de
cette étude financière est de vous éclaircir sur la situation financière de votre projet,
afin de faciliter votre prise de décision. Car au bout du compte, vous aurez une idée
des revenus et des bénéfices que vous tirerez de ce projet. Il est important de savoir
qu’il existe plusieurs méthodes d’étude financière de projet. Chacune de ces méthodes
impose de passer par un certain nombre d’étapes plus ou moins importantes.

Pour s’assurer un projet viable, une bonne étude financière est indispensable. Faire une
étude financière d’un projet n’est cependant pas chose très aisée.

Afin de vous aider dans votre démarche d’étude financière et, par la même, dans votre
volonté à réaliser un projet, nous allons vous donner quelques lignes sur la démarche
d’une étude financière.

 La première phase d’une étude financière consiste à faire une analyse


stratégique de votre projet ; en d’autres termes, vous devez recenser les
opportunités futures de votre entreprise, ainsi que les difficultés auxquelles elle
pourra faire face, à cours, moyen ou long terme.
 La deuxième phase consiste à élaborer un plan de financement de votre projet.
Ici, vous devrez évaluer les besoins financiers pour la mise en œuvre de votre
projet et trouver les moyens qui vous permettrons de couvrir ces besoins.
 La troisième phase donne une appréciation de votre chiffre d’affaires.
 La quatrième étape est celle de l’estimation des charges. En effet, votre
entreprise pour survivre devra certainement s’acquitter de plusieurs charges. Il
est donc question de recenser toutes ces charges sans restriction aucune et d’en
faire une synthèse.
 A L’étape cinq, il s’agit d’établir un compte de résultat prévisionnel. Celui-ci se
fera en prenant en compte les données des deux précédentes étapes. C’est lui
qui vous permettra d’évaluer votre capacité à rembourser vos emprunts et
surtout de savoir si vous aurez suffisamment de bénéfices pour vivre de votre
projet. Il peut être établi sous forme de liste ou sous forme de tableau. A vous
de faire le choix de la formule qui vous correspond le mieux.
Tableau 1: Compte de résultat prévisionnel
Compt Ann Année 2 Année 3
e
ée 1
A Chiffre d'affaires 70
- ventes
Stock début de période 0 … …

Achats de la période 60 … … …
Stock fin de période (-) … … …
B Coût de revient des … … …
ventes
C Marge bénéficiaire brute … … …
Charges d'exploitation à
déduire:
Charges du personnel 62
Services et bien divers 61
Amortissements- 63
réductions valeur
Provisions pour 63
risques et charges
Taxes et impôts 64
D Total des charges …. … …
d'exploitation
E A ajouter: produits 74
d'exploitation
F Résultat d'exploitation
G -A déduire: charges 65
financières
-A ajouter produits
75 … … …
financiers
H Résultat brut
I A déduire: charges 67 … … …
d'impôt
J Résultat à affecter A B C
La sixième et dernière étape d’une étude financière est celle qui vous permettra de
surveiller l’évolution de votre trésorerie sur 12 mois.

3.3 : Etude juridique

3.1.1 : Définition étude juridique

L’étude juridique marque l’étape finale de préparation de votre projet. C’est pourquoi
elle doit être élaborée après les études commerciales et financières et s’y adapter. A
cette étape, il s’agit de choisir une structure juridique pour votre projet.

La structure juridique correspond au cadre légal dans lequel vous allez exercer votre
activité. Ce cadre légal entraînera des conséquences sur votre statut aux niveaux
patrimonial, social et fiscal.
3.1.2 : Dossier juridique concernant la constitution d’une entreprise
Etape 1: Certificat négatif

Tout commence par la dénomination de l’entreprise. Le certificat négatif est


indispensable pour l’identification et l’enregistrement de l’entreprise.

Passé un délai d'un mois, les certificats négatifs non retirés seront annulés. Idem
pour les certificats négatifs retirés et non déposés pour inscription au registre du
commerce.

Toutes les entreprises sont concernées par le certificat négatif. Seules les entreprises
individuelles qui n'optent pas pour une enseigne échappent à la règle.

La demande de certificat négatif se fait à l’Office Marocain de la Propriété


Industrielle et Commerciale représenté au sein du Centre Régional d'Investissement.

Quant aux documents demandés ils ne sont pas trop compliqués. Il faut présenter :

- Une demande sur imprimé à retirer auprès du CRI

- Carte d'identité nationale ou passeport,


- Photocopie de la carte d'identité nationale ou passeport si l'investisseur se fait
représenter par une autre personne

Inutile de rappeler qu’il faut payer :

- 50 Drh pour la recherche


- 100 Drh pour le certificat négatif
- 20 Drh pour le timbre de quittance
Etape 2 : Établissement des statuts
Un investisseur ne peut créer une société sans statuts. Cet acte notarié est
indispensable pour déterminer les détails techniques de ladite entreprise. Ces
renseignements sont à définir avec le cabinet juridique chargé du dossier de la
création.

Les organes concernés de l’établissement des statuts des sociétés sont les cabinets
juridiques, fiduciaires, notaires, avocats, experts comptables, les conseillers
juridiques, etc.

Quant aux frais, le prix de l’établissement des textes est à décider avec le cabinet
concerné. Il entre dans les honoraires du cabinet juridique. En revanche, les frais de
timbres pour la légalisation est fixé à 20 Drh par feuille. Par ailleurs, le droit
d’enregistrement est de 1,5% du capital, avec un minimum de 1000 Drh.

Etape 3 : Inscription à la patente « taxe professionnels » et


l’identifiant fiscal
L’inscription à la patente et à l’identifiant fiscal varie d’une entreprise à une autre.
Pour les entreprises individuelles, il faut s’inscrire à la Patente, IGR et à la TVA.

En revanche, à l'exception de la SNC sur option, les sociétés commerciales


s’inscrivent à la Patente, IS et à la TVA.

L’enregistrement se fait à la Direction Régionale des Impôts représenté au sein du


Centre Régional d'Investissement.

Pour la patente, il faut délivrer les documents suivants :


- Agrément ou diplôme pour les activités réglementées
- Accord de principe pour les établissements classés
- Le contrat de bail au l'acte d'acquisition ou attestation de domiciliation par une
personne morale

Il n’y a pas de frais d’inscription.

Etape 4 : Immatriculation au registre de commerce :


Toutes les sociétés commerciales sauf la société en participation sont concernées.
Le dépôt de la demande d’immatriculation au registre de commerce se fait au
niveau du Tribunal de Commerce représenté au sein du Centre Régional
d'Investissement.

Cette opération coûte 350 Drh pour les personnes morales (Dépôt des statuts : 200
Drh ; immatriculation au RC : 150 Drh) et 150 Drh pour les personnes physiques.

Etape 5 : Publications sur les journaux d’annonces légales :


Jadis la publication officielle se faisait uniquement sur le bulletin officiel.
Désormais, il est possible de publier la création sur les journaux d’annonces légales.

Toutes les sociétés commerciales doivent le faire. Pour les SA, SAS et les GIE, la
publication se fait en deux étapes : la première dans un Journal d'annonces légales
avant immatriculation au RC et la seconde dans un Journal d'annonces légales et au
Bulletin officiel après immatriculation. Pour les autres formes de sociétés
commerciales, la publication dans un Journal d'annonces légales et au Bulletin
officiel se fait après l’immatriculation au RC.

Les frais d’annonces varient d’un journal à un autre selon le nombre d’espace
acheté.

Contactez un journal de la place : ils ont des services spéciaux pour les annonces
légales. Achetez des copies du Journal, et n'oubliez pas d'en garder une copie au
minimum.
Les autres copies (2) devront être déposé auprès du greffier du tribunal du
commerce, présent dans le CRI.

EXEMPLE D’ANNONCES LEGALES

Réf. : C-0050664/13

Constitution d'une SARL


Au terme d'un acte S.S.P du 27/09/2013 à Fès, il a été dressé les statuts d'une SARL
AU des caractéristiques suivantes:
Dénomination: Sté HKZ TRAVAUX SARL AU
Siège social: Lotis Basma Lot 104 Hay Oued Fès
Capital: 10.000,00 DH, divise en 100 parts d'une valeur de 100 drh chacune, repartis
Comme Suite: - Lakhlafa Zarhouni 100 parts
La durée: 99 Années
Objet:- Entrepreneur de Travaux divers
Gérance: Lakhlafa Zarhouni
Le dépôt légal a été effectué au tribunal de commerce de Fès, le 07/10/2013 sous n°
2173 Registre du commerce n° 42297
.
.
Mise en ligne : 21.10.2013

Pour conclure, il apparaît important de dégager les fondamentaux à l’élaboration


et à la conduite de l’intervention. Il ne s’agit pas ici de rendre compte de l’intégralité
des enjeux attachés à l’engagement d’un travail de prévention dans le champ de la
protection de l’enfance, mais de mette en exergue les principaux éléments rendant
possible ce type de dispositif.
Conclusion Générale

L’entrepreneuriat est avant tout un choix stratégique, plutôt qu’une obligation,


c’est un projet de société dans la mesure de sa contribution au développement
économique et social d’un pays.

Le Maroc à instaurer des grandes réformes structurelles qui ont étés à l’origine
de la croissance qu’a connu le Maroc jusqu’à nos jour.

Il est en train de donner un nouveau souffle à l’entrepreneuriat et à la création de


l’entreprise à travers des programmes d’aide et de soutien des jeunes pour créer
leur propre projet afin de réaliser d’une part leur désir ou leur rêve et donc éviter
Le chômage des jeunes diplômés. Et d’autre part inventer et exploiter les
opportunités innovantes qui émanent de l’environnement.

Mais toutes ces reformes reste insuffisantes car il y a des grands problèmes qui
rendent la création de l’entreprise un peu compliquée et les jeunes démotivé, on
peut citer par exemple : la corruption, la bureaucratie et beaucoup de formalités
et de documents.

Et enfin, l’Etat doit créer un environnement incitant à la création d’entreprise sur


tous les niveaux : institutionnel, économique et social.
Annexes 1 : Le compte de résultat prévisionnel

Le compte de résultat prévisionnel est un tableau financier présenté en liste reflétant le


niveau l’activité économique sur une durée appelée exercice comptable. Il synthétise
l’ensemble des produits et des charges d’une entreprise pour se solder par un résultat

Afin d'établir un compte de résultat prévisionnel, vous devez vous projeter dans
l'avenir, vous considérer en situation d'exploitation, et rester modeste dans vos
prévisions de ventes.

Vous devez commencer par constituer une colonne de charges fixes et variables, à
savoir :

 Charges d'exploitation (achat de biens, de matières premières)


 Achats de fournitures (électricité, eau,...)
 Fournitures d'entretien ( de papeterie, petites fournitures)
 Charges externes (loyers et charges locatives, loyers crédit-bail, assurances,
entretien, ménage, ...)
 Autres charges externes (Frais d'actes, honoraires, frais d'affranchissement,
téléphone, publicité, frais de transport et de déplacement, voyages, ...)
 Impôts et taxes (taxe professionnelle, autres impôts sauf IS, taxes,...)
 Frais de personnel (salaires et charges sur salaires)
 Dotations aux amortissements et aux provisions
 Charges financières (intérêts débiteurs)
 Charges exceptionnelles (toute charge imprévue)

Vous poursuivez par la construction d'une colonne de produits (recettes), à savoir :

 Produits d'exploitation (ventes de biens finis , chiffre d'affaires)


 Produits financiers (Intérêts perçus sur placements)
 Produits exceptionnels (subventions, aides).

Vous totalisez individuellement ces deux colonnes, et pouvez rencontrer deux


situations :

Soit la colonne charges est plus importante, et vous réaliserez une perte,

Soit la colonne recettes est plus importante et vous réaliserez un bénéfice.

 Calculer les différents agrégats du compte de résultat prévisionnel

Les successions de produits et charges prévisionnels vont permettre de calculer


d’importantes variables du compte de résultat prévisionnel. Les voici :

Résultat d’exploitation = chiffre d’affaires prévisionnel + autres produits – achats


d’exploitation – charges externes – impôts et taxes – charges de personnel – dotations
aux amortissements

Résultat financier = produits financiers – charges financières

Résultat exceptionnel = produits exceptionnels – charges exceptionnelles

Résultat courant = résultat d’exploitation + résultat financier + résultat exceptionnel


Résultat net = résultat courant + résultat exceptionnel – impôts sur les bénéfices –
participation des salariés

Le compte de résultat prévisionnel va notamment permettre de déterminer le montant


de la marge commerciale ou la marge de production et de l’excédent brut
d’exploitation (EBE). Il peut également être présenté sous une forme particulière en
classant les charges selon leur nature (charge fixe ou charge variable) à travers un
compte de résultat différentiel. La marge sur coûts variables sera notamment mise en
évidence.
Annexes 2 :

1 : Ouvrages imprimés

 Howard Stevenson [2009], « Entrepreneuriat »,


 VESTRAETE T, entrepreneuriat : connaitre l’entrepreneur, comprendre ses actes,
Le Harmattan économie et Innovation
 Gasser cité par HENAULT
 Thierry Verstraet, Alain Fayolle (2005), Paradigmes et entrepreneuriat, Revue
de l'Entrepreneuriat,
 Robert Paturel (2007), Grandeurs et servitudes de l’entrepreneuriat
 Cantillon, R. (1755). Essai sur la nature du commerce en général. History of
Economic Thought Books
 Schumpeter, J. A., & Perroux, F. (1935). Théorie de l'évolution économique
 Kirzner, I. M. (2005). Human attitudes and economic growth
 Say, J. B. Manuscrits sur la monnaie, la banque et la finance (1767-1832). Cahiers
Monnaie et Financement
 Knight, K. (1967) "A descriptive model of the intra-firm innovation process
 Sandrine Emin, « l’intention de créer une entreprise des chercheurs publics : le cas
français »,
 Khaled Bouabdallah et Abdallah Zouach : « entrepreneuriat et développement
économique
 Driss FERHANE, Vers une francophonie entrepreneuriale Colloque international
 Pinchot, G. (1986), Intra prendre: Au sein de l’entreprise, donnée aux hommes
la possibilité d’entreprendre

 F. PERROUX, cité par CRUTZEN


 H. TRUCHY, cité par CRUTZEN
 M. MASOIN, cité par CRUTZEN
2 : Sites web consultés

 https://www.africmemoire.com/part.4-a-10-lentrepreneur-selon-harvey-
leibenstein-2069.html
 https://www.memoireonline.com/04/11/4400/m_Le-bon-fonctionnement-des-
entreprises-publiques-comme-facteur-du-developpement-cas-de-loffice-
n4.html
 https://fr.wikipedia.org/wiki/Entrepreneuriat
 https://www.esam-ecoles.com/entreprendre-possibilites-avantages/
 http://hal.archives-ouvertes.fr/docs/00/06/14/48/PDF/These_Bruyat.PDF
 https://fr.slideshare.net/charfimacc/chapitre2-les-formes-entrepreneuriales
 https://d1n7iqsz6ob2ad.cloudfront.net/document/pdf/5384a95182d95.
 www.lesdefinitions.
 www.mde.ci/actualites/quest-ce-que-lentreprenariat/
 www.iciformation.fr/article-2049-entrepreneuriat-definition-simple-et-
complete.html
 www.omidoc.com/catalog/product_info.php?products_id=65
 http://www.ipcf.be/Uploads/Documents/doc_263.
 http://www.fondationinvest.ma/Boiteaoutis/Kit_investissement/CANEVA-
FCE-2009.
 https://www.creer-mon-business-plan.fr/etapes-de-creation-dune-entreprise
Dédicaces...............................................................................................03

Remerciement........................................................................................04

Résumés.................................................................................................05

Abstract...........................................................................................06

Liste des Abréviations.............................................................................07

Sommaire........................................................................................08

Liste des figures et des tableaux..................................................09

Introduction Générale....................................................................10

Chapitre 1 : Généralités et concept de l’entrepreneuriat...............12

Section 1 : Le phénomène de l’entrepreneuriat...........................13

1.1 : C'est quoi l'entrepreneuriat.........................................................13

1.2 : Difficultés d'une définition du concept d'entrepreneuriat..........13

1.3 : Les divers regards sur le phénomène entrepreneuriat...................14

Section 2 : Les concepts de base de la théorie de l’entrepreneur17

2.1 : Définition de l'entrepreneur........................................................17

2.2 : Caractéristiques de l'entrepreneur..............................................18

Section 3 : Les types et formes d’entrepreneuriat Marocaine........21

3.1 : Les type d'entrepreneuriat...............................................................22

3.2 : Les forme d'entrepreneuriat............................................................23


3.2.1 : forme de l'entrepreneuriat : quelques exemple...........................23

Chapitre 2: Les étapes de création d'une entreprise....................................26

Section 1: L'entreprise................................................................................27

1.1 : La notion d'entreprise...................................................................28

1.2 : Le rôle de l'entreprise...................................................................28

1.3 : Les formes juridiques de l'entreprise.............................................29

Section 2 : La naissance de projet................................................................34

2.1 : Les 6 étapes de la création d'une entreprise................................34

2.1.1 La formalisation de l’idée........................................................34

2.1.2: L'approche du marché...............................................................35

2.1.3 : Le choix du statut juridique......................................................36

2.1.4 : L'élaboration du business plan...................................................37

2.1.5 : La recherche de financements...................................................38

2.1.6 : Les démarches administratives.................................................39

2.2 : Idée de projet..............................................................................39

2.3 : Le porteur du projet de création..................................................40

Section 3 : Élaboration du projet...................................................................42

3.1 : L'étude économique.....................................................................42

3.1.1 : L’étude de marché.............................................................42

3-1-1 : La stratégie commerciale…..................................................43

3.2 : L’étude financière…............................................................44

3.3 : L’étude juridique…..................................................................47

3.3.1 : Définition l’étude juridique…................................................47

3.3.2 : Dossier juridique concernant la constitution d’une entreprise… 47


Conclusion Générale...........................................................................51

Annexes........................................................................................................52

Annexes 1 : Le compte de Résultat prévisionnel…..........................53

Annexes 2 : Bibliographie…..................................................................56

1 : Ouvrages Imprimés…..............................................................56

2 : Site Web consultés…..................................................................57

Table des matières.......................................................................................58