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Introduction

CHAPITRE 7 La normalisation comptable marocaine

On appelle normalisation comptable, l’ensemble des textes et des dispositions qui


concourent à unifier la comptabilité, tout en lui donnant un maximum d’efficacité
pour l’ensemble des partenaires économiques

Au Maroc, la normalisation comptable est matérialisée par le Code Général de la


Normalisation Comptable (CGNC)

Le CGNC comporte principalement :


- une Norme Comptable Générale qui présente les principes généraux et les
méthodes applicables à tous les agents économiques
- un Plan Comptable Général des Entreprises qui présente le plan des comptes,
leur codification et leur fonctionnement

Les objectifs de la normalisation comptable marocaine sont :

-servir les chefs d’entreprises et les divers gestionnaires de ces entreprises

-améliorer l’information économique externe à l’entreprise notamment celle de ses


partenaires directs : clients, fournisseurs, banquiers, salariés et épargnants…

-faciliter l’enseignement et la formation

-se prêter aux traitements automatisés (informatique)

-être en harmonie avec les règles comptables internationales

-fournir à l’Etat et à la statistique nationale une information fiable

Au Maroc, plusieurs textes de lois meublent le contexte juridique du champ


comptable. Parmis ces sources de droit comptable, on retient :

- au niveau national
 les différents textes fiscaux notamment les lois sur la TVA, sur l’IS et
sur      l’IGR
 La loi n°9-88 instituant la comptabilité normalisée dans les entreprises
 les différents textes du droit des sociétés et du code de commerce

- au niveau international :
 les normes IFRS élaborées par la commission des normes comptables
internationale IASC
 les directives de la commission des communautés européennes
CEE notamment les 4° et 7° directives
 les directives de l’ONU et ses différents organismes

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Les principes comptables fondamentaux
Les entreprises doivent à la fin de chaque exercice comptable produire les états de
synthèse aptes à donner une image fidèle de leur patrimoine, de leur situation
financière et de leur résultat

La représentation d’une image fidèle repose nécessairement sur un certain nombre


de conventions de base, constitutives d’un langage commun, appelées principes
comptables fondamentaux

Lorsque les opérations, évènements et situations sont traduits en comptabilité dans le


respect des principes comptables fondamentaux et des prescriptions du CGNC, les
états de synthèses sont présumés donner une image fidèle du patrimoine, de la
situation financière et des résultats de l’entreprise. Cette image fidèle est la
traduction du principe anglo-saxon de True and Fair View

Dans le cas ou l’application stricte d’un principe ou d’une prescription se révèle


contraire à l’objectif de l’image fidèle, l’entreprise doit obligatoirement y déroger.
Cette dérogation doit être mentionnée dans l’ETIC et dûment motivée avec
indication de son influence sur le patrimoine, la situation financière et les
résultats de l’entreprise

Les principes comptables fondamentaux retenus par le CGNC sont au nombre de sept
à savoir :

1. la continuité d’exploitation :
Les informations comptables relatives à une entreprise sont établies dans l’hypothèse
de la poursuite de son activité. Un bilan ne peut être présenté, sauf exception, en
valeurs liquidatives.

2. la permanence des méthodes :


A moins qu’un changement exceptionnel n’intervienne dans la situation de
l’entreprise, la présentation des comptes annuels comme les règles d’évaluation
retenues ne peuvent changer d’un exercice à l’autre.

3. le coût historique :
A leur date d’entrée dans le patrimoine de l’entreprise, les bien acquis à titre onéreux
sont enregistrés à leur coût d’acquisition, les biens acquis à titre gratuit à leur valeur
vénale et les biens produits à leur coût de production.

4. la spécialisation des exercices :


La vie de l’entreprise est découpée en périodes (généralement de douze mois)
appelées exercices comptables. Seules les charges et les produits imputables à
l’activité d’un exercice peuvent être inscrites dans les comptes de cet exercice.

5. la prudence :

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En vertu de ce principe, les produits ne sont comptabilisés que s’ils sont
définitivement acquis (les plus-values) alors que les charges sont constatées dès
qu’elles sont probables (les provisions)

6. la clarté :
Les éléments d’actif et de passif de l’entreprise doivent être évalués séparément et
aucune compensation ne peut être opérée entre les postes d’actif et de passif du bilan
ni entre les charges et les produits du compte résultat

7. l’importance significative :
La comptabilité de l’entreprise doit révéler toute information susceptible d’influencer
l’opinion que les lecteurs des états de synthèse peuvent avoir sur le patrimoine, la
situation financière et les résultats de l’entreprise

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Documents de base

Respect des
7 principes
fondamentaux

Etats de synthèse

Etat de synthèses
Im dèle

FIN +
ag
fi

ETIC
e

fid age
èle
Im

Dérogation justifiée

Fin

SCHEMA DE L’IMAGE FIDELE

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