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PARTIE

BIBLIOGRAPHIQUE

A. ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE :
I. PRESENTATION DES ESPESES CIBLE :
1. POULPE COMMUN (OCTOPUS VULGARIS)
1.1. Origine du nom
1.2. Classification
1.3. Distribution géographique
1.4. Biotope
1.5. Description
1.6. Alimentation
1.7. Reproduction – Multiplication
2. SARDINE COMMUNE (Sardina pilchardus)
2.1. Origine du nom
2.2. Classification
2.3. Distribution géographique
2.4. Biotope
2.5. Description
2.6. Alimentation
2.7. Reproduction – Multiplication

I. PRESENTATION DES ESPESES CIBLE :


1. POULPE COMMUN (OCTOPUS VULGARIS)
1.1. Origine du nom
 Origine du nom français

Poulpe vient du grec [polupous] = pieds multiples.


L'autre nom français « pieuvre » vient d'un mot d'un langage des îles Anglo-normandes, mis en
exergue par V. Hugo.

 Origine du nom scientifique

Octopus : du latin [octopus] = huit pieds.


vulgaris  : du latin [vulgaris] = commun.

1.2 . Classification
TERME TERME EN DESCRIPTIF
SCIENTIFIQUE FRANÇAIS

Organismes non segmentés à


symétrie bilatérale possédant
un pied musculeux, une
radula, un manteau sécrétant
Embranchement Mollusques
Mollusca des formations calcaires
(spicules, plaques, coquille)
et délimitant une cavité
ouverte sur l’extérieur
contenant les branchies
Yeux complexes, coquille
interne, externe cloisonnée ou
Classe absente, cavité palléale
Cephalopoda Céphalopodes
musclée, siphon musculeux,
tentacules ou bras (munis de
ventouses), poche à encre.
Ventouses sur les bras, au
nombre de 10 au moins. Bras
hecto cotyle pour le transfert
du spermatophore. 2
Sous-classe Coleoidea / Coléoïdes /
branchies, 2 néphridies, une
Dibranchiata Dibranchiaux
coquille interne ou vestigiale,
des chromatophores, une
poche à encre, un grand
cerveau.
8 bras. Corps en forme de sac.
Ordre Octopoda Octopodes Ce sont les poulpes.

Nageoires et lame inter


Sous-ordre Incirrina / Incirrata Incirrates brachiale perdues. Benthiques
pour la plupart.
Famille Octopodidae Octopodidés

Genre Octopus

Espèce vulgaris

1.3. Distribution géographique


Le poulpe commun se rencontre dans les eaux tempérées et tropicales du monde entier. Il abonde tout
particulièrement en Méditerranée et en Atlantique Nord-est de la Manche au Sénégal en passant pas les
îles des Açores, des Canaries et du Cap Vert. En France métropolitaine, il est présent sur tout le bassin
méditerranéen et sur toute la façade atlantique. La limite actuelle de sa distribution (2013) semble
s'arrêter en Manche Ouest sur les côtes nord de Bretagne ou de Normandie. Anciennement connu des
côtes normandes et jusqu'au sud de la mer du Nord (France et Belgique) dans la première moitié du
XXe siècle, il semble y avoir disparu depuis quelques dizaines d'années. Les hivers très rigoureux de
1956/57 et surtout 1962/63 sont évoqués pour expliquer ce recul de limite de distribution, mais
quelques observations plus récentes (années 1980/1990) contredisent cette hypothèse.

1.4. Biotope
Le biotope caractéristique du poulpe est le milieu benthique côtier de substrat rocheux, des rivages
jusqu'à la limite supérieure du plateau continental (environ 150 m).

De nombreuses observations montrent que la densité en poulpes décroît avec la profondeur.


Le coralligène et les amas rocheux sont privilégiés par les poulpes, mais les fonds sableux ou vaseux et
les herbiers sont en certaines régions très fréquentés. Les facultés mimétiques du poulpe lui permettent
de se confondre avec n'importe quel milieu.

Casanier, le poulpe à un comportement territorial, chaque animal à son propre gîte. Sédentaire, il
semble cependant obéir à des migrations en période de ponte (zones tempérées où la reproduction est
saisonnière).

1.5. Description
Le corps du poulpe est constitué d'une tête globulaire portant de chaque côté, des yeux caractérisés par
leur pupille horizontale. La tête est prolongée par un corps musculeux (le manteau) qui contient les
organes. Le manteau se découpe en plusieurs lobes tentaculaires garnis de deux rangées de ventouses.
Les huit bras en étoile sont réunis par une membrane inter-brachiale et forment une couronne au centre
de laquelle s'ouvre le bulbe buccal avec le « bec de perroquet ». La partie ventrale du manteau est
entaillée par une large fente (fente palléale) vers la cavité palléale où se trouvent les branchies
(respiration) et les viscères. Issu de cette cavité un entonnoir renversé, le siphon latéral, forme une
sorte de tuyère qui sert à chasser l'eau de la cavité palléale sous l'effet des contractions du manteau. Le
principe de réaction réalisé par cet entonnoir permet un déplacement propulsif unique dans la nature.

Le poulpe adulte a un poids moyen autour de 3 kilos, et bien que rares, des individus de 10 kilos ont
été signalés. La taille d'environ 60 cm peut atteindre parfois 1,20 mètre chez les femelles et 1,30 mètre
chez les mâles.

Photo 1. POULPE COMMUN (OCTOPUS VULGARIS)

1.6. Alimentation
Animal carnivore, le poulpe se nourrit essentiellement de crustacés, de mollusques céphalopodes et
bivalves et très rarement de poissons.
Pour s'alimenter, le poulpe met en œuvre successivement :

 l'action des bras et des ventouses pour la capture des proies et le transport jusqu'au gîte.
 l'action mécanique des mandibules « bec de perroquet » pour déchiqueter les crustacés ou de la
radula pour percer la coquille des bivalves.

l'action chimique d'un venin, la céphalotoxine qui paralyse au préalable les proies. Ce venin est
capable de tuer un lapin.
Les parties dures des carapaces et des coquilles sont rejetées. Le gîte du poulpe est bien souvent
marqué par une agglomération de déchets pour en masquer l'entrée .Le poulpe ne dédaigne pas d'entrer
en concurrence déloyale avec les pêcheurs en prélevant des crustacés dans les appareils de pêche
(nasses, casiers).

1.7. Reproduction –Multiplication


Maturité sexuelle :

 les mâles sont matures dès que leur poids atteint 200 g.
 les femelles, même les plus petites, le sont à 500 g.

Parade : La femelle sollicite le partenaire en nettoyant obstinément ses ventouses ; le mâle répond en
exhibant les siennes et en tendant ses bras vers la femelle. Simultanément, les yeux s'entourent d'un
cercle foncé.

Accouplement : le mâle se sert de son troisième bras (à droite en partant du milieu de la tête),
l'hectocotyle, modifié en spatule à l'extrémité et parcouru sur sa longueur par une gouttière. Il introduit
l'hectocotyle dans la cavité palléale de la femelle pour injecter dans l'oviducte les spermatophores. Les
spermatophores vont libérer, dans une glande de l'oviducte, quantité de spermatozoïdes qui
féconderont les ovules lors de leur passage dans l'oviducte. Cette glande fournit également les tiges et
le mucus pour la fixation des œufs.

Période de ponte : de mars à novembre, de trois à huit semaines après l'accouplement suivant la
température de l'eau. La femelle pond ses œufs (100 000 à 500 000 - longueur environ 2 mm -
agglomérés en une cinquantaine de cordons) en les fixant au plafond

de sa grotte de ponte. La hauteur des cordons dépend de la hauteur sous plafond. La ponte peut durer
de deux à quatre semaines.

Incubation : La femelle ventilera sa ponte jusqu'à éclosion (de 24 à 125 jours suivant la température),
sans s'alimenter durant toute cette période. Elle meurt à la fin de l'éclosion.

2. SARDINE COMMUNE (Sardina pilchardus)


2.1. Origine du nom
 Origine du nom français

Le nom de sardine vient du latin [sardina], diminutif de [sarda] = petit poisson, sardine.
 Origine du nom scientifique

Sardina est donc le diminutif du mot latin [sarda] = sardine. L'île de la Sardaigne, [Sardinia] en latin,
lui doit peut-être son nom. La sardine devait être très abondante dans les eaux entourant cette île. Le
genre Sardina a été défini par Antipa en 1904.
Pilchardus est la latinisation du mot anglais [pilchard] = grosse sardine.

2.2. Classification

TERME TERME EN DESCRIPTIF


SCIENTIFIQUE FRANÇAIS
Animaux à l’organisation complexe définie
par 3 caractères originaux : tube nerveux
Embranchement dorsal, chorde dorsale, et tube digestif
Chordata Chordés
ventral. Il existe 3 grands groupes de
Chordés : les Tuniciers, les Céphalocordés
et les Vertébrés.
Sous- Chordés possédant une colonne vertébrale et
embranchement Vertebrata Vertébrés un crâne qui contient la partie antérieure du
système nerveux.
Ossification du crâne ou du squelette tout
Classe Actinopterygii Actinoptérygiens entier. Poissons épineux ou à nageoires
rayonnées.
Sous-classe Neopterygii Néoptérygiens Poissons à arêtes osseuses, présence d’un
Teleostei Téléostéens opercule, écailles minces et imbriquées

Ordre Clupeiformes Clupéiformes

poissons essentiellement marins. Absence


d’écailles sur la tête, certaines espèces en
Famille Clupeidae Clupéidés sont même dépourvues sur le corps. Ligne
latérale courte ou absente, dents minuscules
ou absentes. Planctonophages.

Genre Sardina

Espèce Pilchardus

2.3. Distribution géographique


Zones DORIS :
 Europe (côtes françaises),
 Méditerranée française,
 Atlantique Nord-Est, Manche et mer du Nord françaises,
Sardina pilchardus évolue en Atlantique Nord-Est, de l'Islande et la Norvège au Sénégal. On la
retrouve également en Méditerranée, notamment dans sa partie occidentale, et jusqu'en mer Noire.
2.4. Biotope
La sardine d'Europe est une espèce marine pélagique, elle vit donc en pleine eau dans les mers et
l'océan bordant le continent européen. Elle fait partie du necton, par opposition au plancton, et vit de la
côte jusqu'au large, entre la surface et le fond, jusqu'à 100 m de profondeur environ.

2.5. Description
Sardina Pilchardus est un poisson d'une vingtaine de centimètres se déplaçant en bancs.
De forme allongée et fusiforme, de section ovalaire, comprimé latéralement, il présente un museau
pointu et une bouche terminale .Les nageoires pectorales sont basses, les nageoires
pelviennes implantées en arrière de l'origine de l'unique nageoire dorsale. On note l'absence de
nageoire adipeuse. Les deux derniers rayons de sa nageoire anale sont plus longs que les autres.
La sardine d'Europe possède des écailles grandes pour sa taille, se détachant facilement, et un opercule
strié bien caractéristique. Des scutelles, écailles à pointe proéminente, sont disposées le long du profil
ventral mais ne forment pas de carène véritable .Elle montre des flancs argentés et un ventre
relativement clair et brillant. Son dos de couleur vert émeraude, parfois bleu turquoise, présente
des irisations ainsi que des taches sombres, le long de la ligne latérale, qui ne sont pas toujours visibles
sous l'eau.
Après la mort du poisson, la couleur du dos vire du vert au bleu franc en quelques heures.
Photo 2. SARDINE COMMUNE (SARDINA PILCHARDUS)
2.6. Alimentation
Les sardines sont des animaux planctonophages. Elles se nourrissent principalement de zooplancton et
plus particulièrement de petits crustacés planctoniques, les copépodes (Temora sp., Paracalanus sp.).
Bien que la présence de végétaux, du phytoplancton, ait été constatée dans le tube digestif de certains
individus, leur consommation semble plutôt accidentelle. Elle est liée au mode d'alimentation de
l'animal qui se nourrit surtout par filtration. Il se déplace avec la bouche ouverte, les proies étant
retenues au niveau des branchies lorsque l'eau ressort. Ainsi, des proies autres qu'animales peuvent être
consommées si elles sont retenues par les branchies.
Les sardines ont une alimentation plutôt nocturne : elles remontent à la surface pendant la nuit, suivant
la migration verticale du zooplancton, migration nycthémérale, afin de s'en nourrir.

2.7. Reproduction – Multiplication


Les sardines atteignent la maturité sexuelle à une taille comprise entre 10 et 20 cm, selon les
populations.
La période principale de frai se situerait entre octobre et juin, avec un pic entre décembre et mars.
Cependant, des sardines matures et des œufs sont retrouvés plus ou moins toute l'année sur nos côtes.
Plus les individus vivent au Sud, et plus la période de frai commence tôt et dure longtemps.
La reproduction se déroule sur le plateau continental, essentiellement dans les eaux côtières, plus
riches en nourriture et plus chaudes, sans qu'il semble exister de zone bien définie.
La femelle peut pondre jusqu'à 60 000 œufs, moins denses que l'eau : ils remontent donc à la surface.
La fécondation, externe, se fait dans l'eau par la laitance du mâle. Une fois fécondés, les œufs éclosent
au bout de 2 à 4 jours pour donner une larve de quatre millimètres environ.