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Dakka Nouhaila

15019978

Thème 1 : Définition du contrat et principes généraux


Introduction :
La notion du contrat est fondamentale dans la vie en société, sans laquelle les rapports humains seraient inconcevables.
Ainsi le contrat est un acte juridique par excellence, cependant le DOC ne définit pas le contrat mais il en précise les
conditions de validité. Le contrat peut être défini comme un accord de volontés destinés à produire des effets de droit
et plus précisément à créer des droits et des obligations. En d’autres termes, il s’agit d’une convention, d’une source
volontaire d’obligations. Les obligations ont été voulues par les parties. Le terme convention est plus large puisqu’il
désigne tout accord de volontés destiné non seulement à créer des obligations mais à les éteindre ou les transférer. Par
ailleurs si tout contrat est une convention, toute convention n’est pas un contrat. Sur le plan juridique ; il n’y pas grand
intérêt à distinguer contrat et convention qui sont soumis au même régime juridique. Il convient de souligner à cet
égard que le contrat est un acte juridique bilatéral issu de deux ou plusieurs volontés.

Ainsi la présentation de l’histoire et de l’évolution du droit, au Maroc, permet de rappeler qu’avec l’avènement du
protectorat, dès les premières années, on assistait à un véritable foisonnement dans la production législative. Une
frénésie dans l’élaboration des codes et textes.

Le droit marocain des obligations et contrats est depuis 1913, codifié dans un monument législatif, le dahir des
obligations et contrats, que les juristes du Royaume désignent sous l’appellation de DOC. Ce Dahir mis en place par les
autorités françaises du protectorat le 12 août 1913, avait pour objectif précis, de mettre un terme à des usages
incertains, flottants, contradictoires et mal connus, susceptibles de gêner l’implantation française et le développement
économique qui devait s’ensuivre. Le DOC, dans la formulation des normes qu’il édicte, se présente comme un
ensemble de règles de droit, emprunté dans sa conception, dans sa présentation et dans son contenu au code civil
français, exception faite des relations familiales qui relèvent de la compétence du droit musulman ou du droit
hébraïque, pour les nationaux.

Il ne faut guère occulter le fait que le texte avait été mis en place pour permettre aux français et étrangers de bénéficier
d’un environnement juridique comparable à celui de leur pays d’origine. Le système juridique marocain antérieur au
protectorat était exclusivement celui du droit musulman non codifié mais d’une richesse reconnue lui ayant permis, à
travers les siècles, de régir la vie spirituelle et temporelle du croyant. C’est dans cet environnement que devait être
importé un droit de source étrangère mais qui ne pouvait aller à l’encontre de la charia ni en méconnaître les règles
dans son application aux autochtones.

Ainsi le DOC fut élaboré à un moment crucial de l’histoire du Maroc. Il ne pouvait donc s’agir d’une simple transposition
du Code Napoléon. Le Dahir formant Code des Obligations et Contrats est toujours en vigueur avec quelques rares
modifications.

La réforme du droit des contrats et des obligations vise à moderniser une partie d’un droit qui date de 1804 et à adapter
le droit français à l’évolution du droit international et du droit européen des contrats dans lesquels il s’insère. Il vise à le
rendre plus attractif à l’extérieur dans un contexte de forte concurrence entre droits nationaux. Cette réforme a le
double objet, d’une part le réaménagement du droit des contrats à un droit constant dans un souci d’intelligibilité,
d’autre part, l’introduction de certaines innovations juridiques jugées nécessaires en vue de simplifier et clarifier la règle
de droit.

Plan :

I) Les fondements du droit des contrats :


1- Le principe de l’autonomie de la volonté
2- Le principe de la force obligatoire
II) Les principales innovations de la réforme des droits des contrats :
1- Suppression de la cause
2- Retour du principe de la bonne foi
I) Les fondements
1- AV
La théorie générale des obligations s’appuie sur le principe de l’autonomie de la volonté qui se base sur
l’idée que les hommes naissent libres et égaux, que l’Etat doit respecter cette liberté et cette égalité
naturelle, qu’il n’y a d’obligation que volontaire et que le contrat réalise forcément la justice. Il n’y a pas
la nécessité de protéger une partie contre une autre, un contractant vulnérable face à un professionnel
averti. Il n’y pas théoriquement à craindre qu’une partie dicte ses conditions à une autre ni à se
préoccuper de l’injustice ou du déséquilibre « qui dit contractuel dit juste ». C’est-à-dire que dans le
principe de l’autonomie de la volonté on n’admettait pas qu’il faut consacrer les droits fondamentaux
d’une partie au contrat.

2- Le principe de la force obligatoire :


« Le contrat est la loi des parties », telle était la formule par laquelle le DOC énonce la force obligatoire
du contrat valablement formé. Ce principe tire son originalité du principe de l’autonomie de la volonté,
il s’impose non seulement aux parties mais aussi au législateur et au juge. Ainsi, le législateur marocain
à l’instar de son homologue français dans l’article 1134 du code civil assimile l’obligation née du contrat
à une prescription légale pour dire que le contrat valablement formé s’impose au même titre que la loi.
En revanche, les rédacteurs du contrat ne sont pas toujours des juristes, et tous juristes ne sont pas de
bons rédacteurs de contrat. C’est la raison pour laquelle il arrive souvent qu’un contrat soit mal rédigé :
emploi de termes impropres ou sans signification juridique, clauses ambiguës … Ces défectuosités
engendrent par conséquent des difficultés et souvent des litiges. Il appartient de ce fait au juge de,
trancher, c’est-à-dire de donner à la clause litigieuse la signification et la portée qui lui paraissent
s’imposer. Néanmoins,

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