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Licence professionnelle :

Finance et fiscalité des organisations

Rapport de stage
Sous le thème :

L’évaluation de l’efficacité de
l’autoentrepreneur

Effectué par : Encadrant pédagogique :

x Oumaima Mr CHARBA

Encadrant professionnel :

Madame CHENNOUFI IMANE

Membre de Jury :

 Président :
 Membre :

FSJES Meknès / 2018-2019

1
Remerciements

Il très agréable avant la description du déroulement de mon stage de remercier LA


DIRECTION PROVINCIALE DES IMPOTS MEKNES d’avoir bien m’accepter en tant que
stagiaire.

Je tiens à exprimer ma profonde gratitude à mon encadrant, Madame CHENNOUFI Iman,


que je remercie considérablement de m'avoir fait confiance et bien accepté de m'encadrer
et aussi pour la patience, la compréhension et la générosité dont elle m'a fait preuve.

J'exprime également ma grande gratitude et tout mon respect à Monsieur CHARBA, qui
m’a fait l'honneur de juger mon travail. Je l'assure de ma profonde reconnaissance.

Je remercie tous les professionnels qui ont acceptés de nous partager leurs savoir-faire.
Je pense principalement aux responsables du DGI, ainsi que tout le corps administratif et
professoral de la fsjes Meknès.

Enfin,

 Une pensée pour mes chers parents, mon frère et mes amis, auxquels je suis toujours
reconnaissant de m'avoir continuellement donné de précieux conseils et appuis.
 À toutes les personnes que je porte dans mon cœur et qui ont sans le savoir participé
de manière considérable à ma réussite.

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Sommaire
REMERCIEMENTS ............................................................................................................................................ 2
INTRODUCTION ............................................................................................................................................... 4
LISTE DES ABREVIATIONS ............................................................................................................................... 5

PREMIERE PARTIE : PRESENTATION DE LA DGI ................................................................................................. 6


1. HISTORIQUE DE LA DGI : ............................................................................................................................ 6
2. PRESENTATION ET ORGANIGRAMME : ............................................................................................................ 6
3. LES MISSIONS : ......................................................................................................................................... 9
DEUXIEME PARTIE : LES TACHES EFFECTUEES ................................................................................................. 10
 LA DIFFERENCE ENTRE L’IMPOT ET LA TAXE : .................................................................................................. 10
 LES TACHES EFFECTUEES : ......................................................................................................................... 10
I. Concernant l’IR (régime forfaitaire) : ............................................................................................. 10
II. Concernant la TP :.......................................................................................................................... 14
III. Autres tâches : ............................................................................................................................... 16

TROISIEME PARTIE : L’EVALUATION DE L’EFFICACITE DE L’AUTOENTREPRENEUR .......................................... 17


I. PRESENTATION DE L AE ...................................................................................................................... 17
1. DEFINITION ET STATUT : ................................................................................................................ 17
2. CONDITIONS DE L’AE : ................................................................................................................... 17
II. INSCRIPTION ET IDENTIFICATION DE L AE : ......................................................................................... 18
III. LES AVANTAGES DE L’AE : .................................................................................................................. 19
IV. L’AE : REMEDE POUR LE SECTEUR INFORMEL : ............................................................................... 20
CONCLUSION ................................................................................................................................................. 24
ANNEXES : ..................................................................................................................................................... 25
BIBLIOGRAPHIE ............................................................................................................................................. 29

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Introduction

Durant ma formation en licence professionnelle finance et fiscalité à la faculté des


sciences juridiques ; économiques et sociales de Meknès, j’étais amenée à effectuer un
stage de fin de formation d’une période d’un mois (Mai). Afin d’avoir une vision plus
globale et réelle sur le domaine de la finance, j’ai choisi d’effectuer mon stage au sein de
la Direction Provinciale des Impôts de Meknès.

Après un stage d’un mois au sein de la Direction Régionale des Impôts de Meknès, nous
avons eu l’opportunité d’avoir une initiation théorique et pratique aux différents impôts,
et spécialement l’impôt sur le revenu, vu que nous avons passé notre stage de fin d’étude
au niveau de la subdivision de la fiscalité des personnes physiques.
La fiscalité est une notion qui a suscité plusieurs définitions ; néanmoins toutes ces
définitions s’accordent sur le fait que la fiscalité est l’ensemble des (lois, systèmes,
administrations…) ayant un rapport avec l’impôt.
Ce dernier est un prélèvement obligatoire effectué par l’état auprès du contribuable sans
contrepartie directe.
L’impôt joue au moins trois rôles :
 Un rôle financier : en effet l’impôt (recette fiscale) la principale source de
financement du budget de l’état.
 Un rôle économique : l’impôt est un instrument de la politique économique de l’état.
 Un rôle social : l’impôt est un outil susceptible de réduire la pauvreté et de lutter contre
les inégalités sociales.
Le présent rapport est divisé en trois grandes parties, la première a pour but de donner
un aperçu sur le fonctionnement de la direction régionale des impôts, la deuxième
présente les différentes tâches qu’on a eu l’opportunité d’exercer durant notre période
de stage. La troisième partie quant à elle, traite notre thématique, qui s’intitule « l’auto
entrepreneur : un remède pour le secteur informel ».

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Liste des abréviations

DGI : Direction générale des impôts


DRI : Direction régionale des impôts
DPI : Direction Provinciale des impôts
IR : Impôt sur le Revenu
RNR : Régime net réel
RNS : Régime net Simplifié
RF : Régime Forfaitaire
AE : Auto Entrepreneur
TP : Taxe professionnelle
VL : Valeur Locative
IF : Identifiant Fiscal
ICE : Identifiant commun de l’entreprise
CA : Chiffre d’affaire
SIT : système intégré de taxation
CGI : Code Général des Impôts

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Première partie : présentation de la DGI

1. Historique de la DGI :

L’administration fiscale vie actuellement un progrès remarquable tant au niveau de sa


gestion interne qu’au niveau de la gestion de la matière imposable. En effet, l’administration
cherche sans cesse d’adapter son organisation et renforcer ses moyens humains et matériels afin
d’évoluer avec son environnement.

Jusqu’en 1990, l’organisation de la Direction des Impôts était caractérisée par une structure
administrative de type horizontal, suivant les catégories d’impôts. Cette structure était à l’origine
du cloisonnement des services ne permettant pas une bonne appréhension de la matière
imposable et de la multiplicité des interlocuteurs vis-à-vis du contribuable. Enfin, elle était
caractérisée par une concentration du pouvoir décisionnel au niveau central.

À partir de 1991, cette structure a évolué vers une organisation fonctionnelle (Assiette,
Vérifications et Contentieux) ; et a connu l’amorce d’un processus de déconcentration pour une
gestion de proximité.

2. Présentation et Organigramme :
o DGI
La direction Générale des impôts (DGI) est une direction centrale du Ministère de
l’économie et des finances. Sa principale mission consiste à assurer les recettes fiscales. À
ce titre, elle détermine les bases sur lesquelles sont prélevés les impôts d’État (TVA, IS, IR,
droits d’enregistrement), ainsi que certains impôts locaux gérés pour le compte des
collectivités locales (notamment taxe d’habitation, taxe des services communaux, taxe
professionnelle.

La direction générale des impôts englobe 15 directions régionales à travers le Royaume :


Celle d’AGADIR, de Marrakech, Settat, El Jadida, La Wilaya du grand Casablanca, La Wilaya
de Rabat, Kenitra, Fès, Béni Mellal, Tanger, Nador, Oujda, Tétouan, Mohammedia et
Meknès. Et c’était cette dernière qui a fait l’endroit de mon stage.

o DPI :

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La Direction Provinciale des Impôts est un service extérieur de la direction générale des impôts
qui relèvent directement du ministre de l’économie et de finances donc il s’agit d’un service
administratif décentralisé elle a son siège à la ville nouvelle Meknès

En effet la direction provinciale de Meknès a été créée en 1991 répartie en quatre services à
savoir :

 Un service provincial d’assiette

 Un service provincial des vérifications

 Un service des ressources humaines de la formation et des affaires générales

 Un service provincial de l’inspection des services

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 Organigramme :
Ci dessous un schéma simple et précis qui définit la hiérarchie da la DPI et mon entité de stage :

DIRECTION PROVINCIALE DES Service de secrétariat


IMPOTS MEKNES

Service Service des RH, de Service


Service Service
provinciale la formation et des provinciale
provinciale provinciale
de
des d’assiette II d’assiette I affaires générales
l’inspection
vérifications
des services

La RAF
Ismaïlia Bureau de contrôle
La RAF et d’enregistrement
mutation
La TSAVA
Bureau des Subdivision El
affaires Hajeb
judiciaires

Subdivision des personnes


morales I et II

Subdivision ISMAILIA
Professionnels personne Unité de stage
physiques

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Subdivision EL MENZEH
Professionnels personnes
physiques
Service d’accueil l(BAC)

3. Les missions :
Asseoir les impôts d’État, les recouvrer, veiller à la bonne application de la loi et gérer pour le
compte des collectivités locales l’assiette de certains impôts locaux : telles sont nos principales
missions.
- Assiette de l’impôt :
Cette mission consiste à déterminer les bases sur lesquelles sont prélevés :
Les impôts d’État (taxe sur la valeur ajoutée, impôt sur les sociétés, impôt sur le revenu, droits
d’enregistrement et de timbre) ;
La taxe professionnelle, la taxe d’habitation et de la taxe de services communaux (impôts locaux).
Les gestionnaires chargés de l’assiette instruisent également les réclamations des contribuables.

- Recouvrement :
Les recettes de l’administration fiscale (RAF) sont chargées du recouvrement de la taxe sur la
valeur ajoutée, de l’impôt sur les sociétés, de l’impôt sur e revenu au titre des profits fonciers et
des droits d’enregistrement et timbre.

- Contrôle fiscal :
Le contrôle fiscal constitue la contrepartie du système déclaratif qui caractérise notre fiscalité.
Ce contrôle s’opère dans le cadre d’une procédure stricte garantissant les droits des
contribuables. Il a un rôle dissuasif et pédagogique. Il est exercé :
Sur pièces, dans les locaux des services fiscaux, par les gestionnaires des dossiers des
contribuables qui procèdent à l’examen des déclarations déposées travers le recours aux
renseignements et documents qu’ils détiennent ;
Sur place, par les inspecteurs vérificateurs qui se rendent auprès des contribuables pour vérifier
la sincérité des éléments déclarés, en les rapprochant des écritures et documents comptables.

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Deuxième partie : les taches effectuées

Avant d’entamer cette partie, il est indispensable de savoir :

 La différence entre l’impôt et la taxe :


L’impôt (IR, IS) : une prestation pécuniaire, obligatoire qui est payée par des personnes
physiques, ainsi que des personnes morales.

L’impôt est payé à l’État et n’est pas la contrepartie d’un service « particulier et
identifié » : contrairement par exemple au cas où l’on recourt aux services d’un artisan, on
paye ses services. Ici l’impôt ne vient pas rémunérer l’État de ses services, d’autres
prélèvements existent pour cela, mais vient contribuer à former le budget de l’État : on dit
que l’impôt sert à couvrir les dépenses publiques et à réaliser les prestations économiques
et sociales de l’État.

La taxe (TVA, TP, TH, TSC) : Fondamentalement une taxe n’est pas bien différente d’un
impôt en ce sens qu’il s’agit également d’un prélèvement fiscal définitif.
La taxe est également une somme d’argent qui est payée par des contribuables : elle est
donc pécuniaire, obligatoire quand elle est due et effectuée par voie d’autorité.

La véritable différence entre l’impôt et la taxe réside dans leur finalité : la taxe est liée à
une prestation de service rendue par un organisme de service public.

La taxe vient, en effet, rémunérer le fonctionnement d’un service public ou l’utilisation d’un
ouvrage public, contrairement à l’impôt qui n’est pas affecté à une dépense en particulier
mais qui concourt au budget global de l’État.

 Les taches effectuées :


J’ai eu l’occasion de découvrir deux types d’impôts : l’impôt sur le revenu (l’IR) selon le
régime forfaitaire ainsi que la taxe professionnelle (TP).

I. Concernant l’IR (régime forfaitaire) :


Le régime forfaitaire est un régime approximatif qui ne nécessite pas une comptabilité
approfondie comme le régime du résultat net réel (RNR)et le régime du résultat net simplifié
(RNS).

L'option pour le régime du bénéfice forfaitaire reste valable tant que le chiffre d'affaires réalisé
n'a pas dépassé pendant deux années consécutives 1Millions de Dirhams pour les sociétés de fait,
indivision et entreprises individuelles qui exercent une activité commerciale, industrielle,
artisanale, lotissement de terrain et promotion immobilière , et n’a pas dépassé 250 000 Dirhams
pour les sociétés de fait, indivision et entreprises individuelles qui exercent une activité de
prestation de service et profession libérale .

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- Calcul de l’IR selon le régime forfaire :

Pour calculer l’impôt selon le régime forfaitaire, on doit calculer le Bénéfice minimum et le
Bénéfice forfaitaire en choisissant la valeur la plus élevée.

 Bénéfice forfaitaire = Chiffre d’affaire *un coefficient (en pourcentage déterminé dans le CGI)
 Bénéfice minimum = Valeur locative * un coefficient de 0,5 à 10 (selon l’importance de
l’activité)

1) La saisie :
L’impôt passe essentiellement par 4 étapes : l’état calculé, l’état préparé, l’état émis et enfin
l’état recouvré ou payé.

Avant la saisie de l’impôt, les contribuables déposent leurs déclarations auprès du Bureau
d’accueil (BAC) pour être distribuer aux secrétaires de chaque subdivision qui par leur rôle les
transmet au secteur concerné.

Après le dépôt, le gestionnaire est amené d’effectuer trois opérations :

 La prise en charge :
Dans cette opération, on détermine la valeur locative ainsi que l’ensemble des déductions
(charges de famille par exemple)

 Générer le rapport d’analyse :


C’est l’étape où on vérifie le montant de l’IR théorique ainsi que les majorations si elles existent.

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 Traiter le dossier :
C’est la dernière étape pour la validation de l’impôt calculé

2) Contentieux :
Lorsque l’imposition est élevée, on se retrouve devant deux cas : soit le contribuable refuse de
payer et dans ce cas l’administration fiscale recourt à la vérification et le contrôle. Soit on dégrève
son impôt par la procédure du contentieux si les motifs sont convaincants, sinon la demande sera
rejetée.

Le contentieux fiscal définit tous les litiges qui sont fondés sur le droit fiscal. La grande majorité
des contentieux fiscaux concernent soit le mode de calcul de l’impôt, soit le mode de
recouvrement de l’impôt. Le contentieux fiscal peut être considéré comme une catégorie de
contentieux administratif.

Le contentieux concerne à la fois l’IR, La TP et La TVA. On distingue entre 4 types de contentieux :

Double emploi Faux emploi Erreur matériel Surtaxation


•imposition double •l'imposition ne •Erreur de •imposition élevée
(BAC) doit pas être l'administration
émise (BAC) (secteur)

Le traitement du contentieux débute par l’instruction Word (voir annexe 1) qui englobe les
informations de la personne et le motif du contentieux. Ensuite, on recourt au traitement au

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niveau du SIT.Aprés que la décision du contentieux soit confirmée par le directeur, les titres
d’annulations seront imprimés pour que l’impôt soit dégrevé au niveau de la perception.

3) La remise gracieuse :
Si le contentieux est un dégrèvement de l’impôt, la remise gracieuse est une réduction des
majorations d’assiette (déclaration) ou de recouvrement (paiement). Le contribuable dépose sa
demande accompagnée d’un extrait de rôle (perception). Le gestionnaire a le droit de dégrever
que 50% de majorations. Or, le directeur peut réduire jusqu'à 100%. Ainsi, le contribuable reçoit
sa décision : remise gracieuse (annexe 2)

4) La relance :
Tout en respectant le délai de prescription, la direction relance ses contribuables défaillants
en suivant la procédure prévue par l'article 228 du CGI :

o 1ère lettre de rappel :

Si un contribuable n'a pas déposé son déclaration du revenu global d'une année non
prescrite, on l'invite dans un premier temps par une lettre appelée « première lettre de
rappel » à déposer ou à compléter sa déclaration ou à réparer les omissions signalées, et
ce dans un délai de 30 jours suivant la date de réception de ladite lettre.

Si la lettre est bien reçue par le contribuable, on reçoit alors un avis de réception, signé par
le ce dernier, mentionnant la date de sa réception. Dans le cas contraire la lettre est
retournée au secteur concerné avec mention du motif de retour : adresse inexacte ou
insuffisante, refus de réception par le contribuable, local fermé …

o 2ème lettre de rappel :

Si le contribuable ne formule aucune réponse à la 1ere lettre de rappel dans les délais
légaux ; on l'informe alors par une 2ème lettre de rappel dans laquelle on mentionne la
référence de la 1ere lettre et on lui signale que à défaut de réponse à la présente lettre
dans un délai maximum de 30 jours à partir de la réception de la lettre, une imposition
d'office sera établie sur les bases et les rappels évaluées indiquée dans ladite lettre.

o Taxation d’office :

Si à l’expiration du 2ème délai aucune réponse n’a été formulée par le contribuable,
l’inspecteur procède alors à une taxation d’office sur les bases qu’il déjà évaluées dans la
2éme lettre de rappel.

5) L’auto entrepreneur :
L’autoentrepreneur est un régime nouvellement crée qui vise à atteindre certains objectifs plutôt
sociaux que politiques. Ce régime permet donc d’intégrer le secteur informel dans le marché du
travail, c’est pourquoi la majorité opte pour ce régime.

L’interface de l’auto entrepreneur (ci-dessous) assure bien le nombre important des inscriptions.

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Cette interface ne permet pas de filtrer que les inscriptions du secteur 2, Donc il est nécessaire de
faire un filtrage manuel pour viser les contribuables du secteur concerné afin de les identifier.
Cette identification nécessite deux étapes :

1ére étape : On vérifie par la CIN si la personne exerce déjà une autre profession et donc possède
déjà d’un Identifiant fiscal.

2émeétape : On inscrit les nouveaux contribuables, enregistrés dans l’interface de l’AE par les
banques, dans le programme SIT. On saisit donc leurs données (Nom-Prénom-Adresse-Activité…)
ainsi que la valeur locative selon la profession et le secteur. De telle manière l’autoentrepreneur
est devenu identifié par la Taxe Professionnelle (TP), l’Identifiant fiscal (IF) et l’identifiant commun
de l’entreprise (ICE).

II. Concernant la TP :
Selon la loi 47-06 : La taxe professionnelle s’applique à toute personne physique ou
morale de nationalité marocaine ou étrangère qui exerce au Maroc une activité professionnelle.

La Taxe professionnelle se calcule en multipliant la Valeur locative (annuelle) par la classe


concernée (selon l’importance de l’activité)

C1 30%
C2 20%
C3 10%

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NB :

- Les nouveaux contribuables sont exonérés de la TP pendant 5 ans.


- La TP est liée au local, au contraire l’IF est lié à la personne.

1) Création de la TP :
Afin de s’inscrire à la taxe professionnelle, il est indispensable pour le contribuable
d’avoir les pièces suivantes :

- Demande d’inscription à la TP(BAC)


- Acte de loyer ou acte de propriété (plus le reçu de loyer)
- Copie de la CIN
- Autorisation pour exercer l’activité (pour certaines activités)

La création de la TP c’est une étape d’appréhender et d’inscrire un nouveau


contribuable. Elle est réalisée sur le S.I.T « Système Intégré de Taxation ».

L’inscription à la taxe professionnelle est sanctionnée par une « attestation d’inscription à


la TP » remise au contribuable. (Annexe 3)

2) L’assainissement :
Avant la reconduction de 2014, le travail était aléatoire et pénible à cause du manque du
système informatisé. Cette dématérialisation a engendré des problèmes concernant la TP
(patente auparavant).

Grace au progrès technique et technologique, le personnel de la DPI a pu organiser leur


travail par un nouveau site crée nommé : Système Intégré de Taxation <<SIT>> qui
permet de collecter, de traiter et d’analyse une masse importante d’informations et de
données, provenant de différentes sources d’informations concernant les contribuables.

Le gestionnaire aujourd’hui, crée les TP des contribuables par le SIT. Donc deux
contribuables risquent de posséder le même numéro de la taxe professionnelle étant
donné que l’ancien contribuable qui a eu sa patente avant 2014 n’était pas inscrit dans le
site SIT.

Le gestionnaire reçoit une liste de toutes les personnes qui ont un problème dans le
système. Alors, en cherchant par l’IF dans le SIT, il est facile de vérifier les informations du
contribuable afin de recourir aux corrections nécessaires. Cette tâche d’assainissement
parait cruciale à la fois pour le contribuable et le personnel.

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3) Correction de la Valeur locative :
La déclaration d’inscription a la taxe professionnelle se fait par deux voies. Le contribuable a le
droit de se diriger directement vers la DPI pour déposer sa déclaration. Ou bien cette déclaration
se fait au sein du Centre Régional des Investissements (CRI). Les fonctionnaires de ce centre
estiment juste des valeurs fictives de la valeur locative. Le moment où le dossier arrive à la Dpi, il
faudra corriger cette valeur estimée dans le programme. Il existe deux méthodes pour déterminer
la valeur locative réelle :
 Contrat de loyer : le contribuable (locataire) amène l’acte juridique qui a signé avec
son locateur et dans lequel est mentionnée la valeur du loyer.
 Poste de comparaison : Des fois, la valeur locative est évaluée par rapport aux autres
loyers situés dans le même secteur. Le gestionnaire a le droit dans ce cas de réaliser une
enquête afin de faire la comparaison.

Après que la valeur locative soit déterminée, elle sera multipliée par 12 (Valeur locative
annuelle) et validée dans le système afin de calculer l’impôt.

III. Autres tâches :


1) Les attestations (ex : PPA)

Pour avoir l’accès aux attestations, les contribuables sont obligés de déposer une
demande au niveau du service d’accueil (BAC) précisant l’objet de l’attestation afin qu’elle
soit prête après 48 heures.

 PPA : Paiement Par Anticipation :


La PPA est une attestation délivrée au contribuable pour payer l’impôt avant qu’il soit émis. La
non recevabilité de l’imposition et l’obtention du Visa sont les raisons qui nécessitent d’opter
pour ce paiement. (Annexe 4)

2) Le classement des dossiers :

N’importe quel travail dans la vie exige une organisation et un ordre. Dans le bureau, le
gestionnaire, à l’aide des stagiaires, doit organiser ses dossiers afin de faciliter son travail. Il
existe plusieurs formes pour classer les dossiers. La méthode la plus utilisée et là plus
organisée est le classement par l’identifiant fiscal de la personne (l’IF). Dans le cas d’un
litige, il est facile de trouver les données des contribuables.

3) La réception :

Cette mission paraît simple mais elle prend une grande partie du temps du travail du
gestionnaire. Le Client est Roi ! Le client ici c’est le contribuable. Une grande majorité des
gens ignorent le fonctionnement du travail surtout les personnes âgées, il faut donc les
renseigner et les orienter avec patience et pertinence. Sans oublier les réclamations qui
proviennent des contribuables et qui amènent à des états de colère et de nervosité dont le
gestionnaire doit faire face afin d’assurer une situation à l’amiable avec le contribuable.

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Troisième partie : L’évaluation de l’efficacité de
l’autoentrepreneur

Avant 2015, le revenu professionnel de l’IR se composait de trois principaux régimes


fiscaux : Régime du Résultat net réel (RNR), Régime du résultat net simplifié (RNS) et le
régime forfaitaire (RF). La loi de finances pour l’année 2014 a prévu un régime fiscal
spécifique et optionnel, en faveur des personnes physiques exerçant leur activité
professionnelle en tant qu’autoentrepreneur.
Ce régime fiscal a été complété par la loi n°114-13 publié au bulletin officiel n°6344 du 12
mars 2015 qui régit le statut de l’autoentrepreneur. La création de ce statut juridique est
de nature surtout à réduire les activités exercées d’une manière informelle, développer
l’esprit entrepreneurial et faciliter pour les jeunes l’accès au marché du travail grâce à
l’auto emploi.

I. PRESENTATION DE L AE

1. DEFINITION ET STATUT :
Toute personne physique qui exerce, en son nom personnel, à titre individuel, une activité
indépendante pour générer un revenu principal et qui exerce une activité commerciale,
industrielle, artisanale, artistique ou une prestation de service pourra devenir auto
entrepreneur.

Le statut de l’autoentrepreneur est accordé à toute personne physique exerçant à titre


individuel, une activité industrielle, commerciale ou artisanale ou prestataire de services.

La liste des activités industrielles, commerciales et artisanales ainsi que celle relative aux
activités considérées comme prestations de services pouvant être exercées dans le cadre
du statut de l’autoentrepreneur ont été fixées par le décret n° 2-15-303 du 30 décembre
2015.

2. CONDITIONS DE L’AE :
Pour bénéficier du régime de l’autoentrepreneur, le chiffre d’affaires annuel encaissé ne
doit pas dépasser :

 500 000 DHs pour les activités industrielles, commerciales et artisanales.


 200 000 DHs pour les prestations de services

Autres conditions :

 Ne pas exercer une activité exclue du régime de l’Autoentrepreneur ;

 Opter pour le statut de l’Autoentrepreneur lors de l’inscription au registre national


de l’autoentrepreneur ;

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 Adhérer au régime de sécurité sociale ;

 Souscrire trimestriellement auprès de Barid Al Maghrib ou par procédé électronique


les déclarations du Chiffre d’affaires et verser le montant de l’impôt dû.

II. INSCRIPTION ET IDENTIFICATION DE L AE :


o Procédures d’inscription :

- Pré-inscription au Registre National de l’Auto Entrepreneur(RNAE)

- Impression du formulaire

- Dépôt du dossier à l’une des agences BAM (formulaire + photocopie de CIN + Photo)

Après avoir faire le premier tri du dossier du contribuable (l’auto Entrepreneur) par
l’agence BAM, cette dernière est censée activer sa demande au niveau de l’application et
d’envoyer un e-mail à l’administration fiscale pour procéder à l’inscription du contribuable
(attribuer un IF et une TP et générer l’ICE).

À ce stade, les gestionnaires de chaque secteur ajoutent, l’IF et la TP attribués, au dossier


du contribuable en se connectant sur le SI-AE en saisissant l’identifiant et le mot de passe.

Enfin, la suite de la procédure qui nécessite la délivrance d’une carte de l’Auto


Entrepreneur et le suivi du contribuable sera assuré par les agences de BAM.

Une fois inscrit au Registre National de l’Autoentrepreneur (RNAE), L’auto entrepreneur


est reconnu à travers :

• L’Identifiant Commun de l’Entreprise (ICE), qui est son numéro de RNAE ;

• L’Identifiant fiscal ;

• Le numéro d’identification à la taxe professionnelle.

La carte de l’autoentrepreneur :

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III. LES AVANTAGES DE L’AE :
o LES AVANTAGES FISCAUX

Ce statut donne à l’autoentrepreneur plusieurs avantages fiscaux :


Impôt sur le revenu
Les personnes physiques ayant opté pour le régime de l’autoentrepreneur sont soumises à
l’impôt sur le revenu, en appliquant au chiffre d’affaires encaissé TTC l’un des taux
suivants :
1% sur le montant qui ne dépasse pas 500 000 DH pour les activités commerciales,
industrielles et artisanales ;
2% sur le montant qui ne dépasse pas 200 000 DH pour les prestations de service.
Ces taux sont libératoires de l’I.R.
Taxe sur la valeur ajoutée :

L’auto entrepreneur est exonérée de la TVA au titre des activités exercées.

Taxe professionnelle :

Exonération de la taxe professionnelle pendant une période de 5 ans à compter de la date


du début d'activité ainsi que pour les terrains, constructions de toute nature, additions de
constructions, matériels et outillages neufs acquis en cours d’exploitation, directement ou
par voie de crédit-bail.

o AUTRES AVANTAGES

- Procédures et formalités simplifiées ;

- Interlocuteur unique : Le réseau d’agences de Barid Al-Maghrib ;

- Régime de couverture sociale spécifique très avantageux ;

- Exemption de l’inscription au registre du commerce : Les auto entrepreneurs sont


dispensés de l’obligation prévue au code du commerce de tenir une comptabilité et de
s’inscrire au registre de commerce.

- Possibilité de domicilier son activité dans sa résidence ou dans les locaux exploités en
commun par plusieurs entreprises sans que sa résidence principale ne puisse faire l’objet
de saisie à raison des dettes dont il est redevable ;

- Dispense de tenir une comptabilité ;

- Possibilité de délivrer des factures à ses clients ;

o NOUVEAUX AVANTAGES :

La Direction Générale des Impôts informe les autoentrepreneurs que les dispositions de
la loi de finances pour l’année 2019 ont prévu deux mesures fiscales en leur faveur.

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 Réduction des taux de l’impôt sur le revenu applicable au chiffre d’affaires encaissé par
l’autoentrepreneur

A compter du 1er janvier 2019, le chiffre d’affaires encaissé par l’autoentrepreneur est
soumis à l’impôt sur le revenu selon l’un des nouveaux taux libératoires suivants :

 0,5% au lieu de 1% pour les activités commerciales, industrielles et artisanales ;

 1% au lieu de 2% pour les prestataires de services.

 Révision à la baisse du minimum du montant des sanctions applicables en cas de


défaut ou de retard dans le dépôt de la déclaration du chiffre d’affaires de
l’autoentrepreneur

À compter du 1er janvier 2019, le minimum à émettre au titre des sanctions ci-après a été
réduit de 500 à 100 dirhams pour :

 La majoration applicable en cas de défaut ou de retard dans le dépôt de la déclaration


du chiffre d’affaires ;

 L’amende applicable en cas de déclaration incomplète ou insuffisante, lorsque les


éléments manquants ou discordants n’ont pas d’incidence sur la base de l’impôt ou sur son
recouvrement.

IV. L’AE : REMEDE POUR LE SECTEUR INFORMEL :

L’État a créé un nouveau régime fiscal en 2015 : le régime de l’autoentrepreneur. Dans


son contexte, il vise à atteindre certains objectifs tel que :

 Développer l’esprit entrepreneurial

 Faciliter pour les jeunes l’accès au marché du travail grâce à l’auto-emploi

 Intégration des activités exercées d’une manière informelle

Ainsi que le principal objectif c’est :

 Intégrer le secteur informel et encourager l’auto emploi.

Nous sommes en 2019 et le statut Autoentrepreneur au Maroc ne cesse de prendre son


élan et connait une croissance significative. De plus en plus de personnes se sont inscrites
dans le registre national de l’autoentrepreneur. Le but est de bénéficier de ses
quelques avantages et d’atteindre certains objectifs. Cependant, la question qu’on doit se
poser : est-ce que ces avantages ont pu pousser les gens à s’adhérer à ce statut ? Et est-ce
que l’état a pu atteindre ses objectifs visés ?

Certes, le régime Autoentrepreneur au Maroc n’a pas réussi à faire ces premiers pas
correctement. Rien n’est parfait dans ce bas monde. Depuis fin 2015 jusqu’à fin 2017, le

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statut Autoentrepreneur n’a pas cessé de donner matière à confusion quant à la
comparaison des textes de loi aux dispositions mises en place par l’État.

Pour assurer ce constat, on a effectué un questionnaire auprès de quelques


autoentrepreneurs. Pour faciliter la tâche, on a ciblé les jeunes pour répondre à notre
questionnaire sur << L’efficacité de l’auto entrepreneur >>.

1. Vous êtes :

2. Votre âge :

3. Êtes-vous inscrits au régime de l’autoentrepreneur ?

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4. En quelle année vous êtes inscrits ?

5. À quel point ce régime vous a été utile ?

6. Pensez-vous que ce régime vous a apporté une valeur ajoutée ?

7. Est-ce que votre identification au registre national de l’autoentrepreneur(RNAE)


vous a donné une certaine confiance et assurité auprès de vos clients ?

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8. Pensez-vous que ce régime a pu vraiment réduire le secteur informel ?

Synthèse :

En réalisant in questionnaire auprès des autoentrepreneurs, on a pu constater que :

- Le nombre des inscrits est en croissance d’une année à l’autre ;


- Une évolution remarquable dans l’année 2019 ;
- Le niveau de satisfaction de ce régime est favorable ;
- L’AE a permis aux contribuables de bénéficier de certains avantages surtout la
confiance et l’assurité auprès de leurs clients ;
- Certes, l’état a pu résoudre beaucoup de problèmes et atteindre ses objectifs visés :
réduire le secteur informel, par la voie de l’AE, mais elle a pu réduire qu’une partie de
ce secteur.

En guise de conclusion, l’AE a pu réaliser un grand succès ces dernières années grâce à
ses multiples avantages que ce soit pour les contribuables ou pour l’état.

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Conclusion

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Annexes :

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Bibliographie

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