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Je passe deux mois ici à Paris où je fais un cours de français dans une école de langues.

J’apprends le français depuis deux ans, et j’espère améliorer mon français ici.

Je viens d’une petite ville près de Boston dans l’état de Rhode Island aux Etats-Unis. J’aime bien
où j’habite mais jusqu’à maintenant je n’ai jamais vraiment voyagé. J’ai toujours voulu voir le
monde, et surtout connaître l’Europe. Alors j’ai décidé de passer une année en Europe, et j’ai
déjà passé quatre mois en Irlande, et deux semaines à voyager en Norvège, en Suède, et au
Danemark. J’aime bien le Scandinavie : mon grand-père était suédois donc j’ai toujours rêvé d’y
aller.

L’année prochaine je compte continuer mes études de françaises à Boston donc j’ai décidé de
passer deux mois en France pour améliorer mon français. Je parle assez bien, mais je veux
développer mon vocabulaire et surtout améliorer mon accent parce que je trouve l’accent très
difficile. J’ai parlé avec mon prof de français avant de partir et il a vécu à Nice quand il faisait
ses études. Il m’en a beaucoup parlé et même suggérer une école de langues où il avait étudié.
Voilà donc je me suis retrouvé sur la Côte d’Azur.

Le cours a commencé la semaine dernière et nous avons cours tous les jours entre 16h and 18h.
La prof est sympa. Enfin, je dis ça parce que je sais qu’elle va lire mon journal. Elle nous a
demandé d’écrire chaque semaine et c’est pour ça que je raconte ma vie. Elle s’appelle Mme S.
et elle parle assez lentement, donc je n’ai pas trop de difficultés pour la comprendre. Alors c’est
plus facile de la comprendre que la plupart des gens dans les rues de Nice. Mais je suppose que
ce sera un peu plus facile chaque semaine. Je vais essayer d’utiliser les nouvelles expressions que
j’apprends chaque jour dans mon journal donc j’espère que vous les aimerez. Comme ça j’ai
l’occasion de pratiquer mon français et je vais repartir de Nice avec de très bons souvenirs,
aussi bien culturels que linguistiques.

Je pense que c’est tout pour le moment. J’ai beaucoup de faire parce que j’essaie de trouver un
emploi ; c’est assez cher ici donc je dois gagner un peu d’argent pour pouvoir me payer de mes
études à Nice. Je viens d’acheter le journal et je vais regarder les petites annonces. À la semaine
prochaine.

Me revoici. Alors, j’ai eu une semaine assez difficile, mais ça va quand même : tout est bien qui
finit bien (j’ai appris cette expression cette semaine). Je vous explique.

Après mon cours de français mardi soir j’ai décidé d’aller au centre de la ville. J’aime bien faire
les magasins—enfin c’est plutôt du lèche-vitrines parce que je n’ai pas encore trouvé d’emploi.
J’avais feuilleté les livres au FNAC et j’étais sur le point de sortir du magasin quand je me suis
rendue compte qu’il y avait un garçon derrière moi qui était en train de fouiller dans mon sac. Je
me suis retournée et il est parti en courant—avec mon portefeuille. Il est sorti du magasin et il a
descendu l’escalier. Le vigil posté à l’entrée du commercial centre a commencé à le courser et
un jeune homme l’a aidé en lui faisant un croche pied. Le garçon est tombé sur la terre et le vigil
l’a attrapé. Quel soulagement ! Le vigil m’a rendu mon portefeuille mais je n’ai pas eu
l’occasion de remercier le jeune homme. C’était vraiment dommage parce qu’il était très
mignon. Mais, comme j’ai déjà dit, tout est bien qui finit bien.
Alors, quoi d’autre ? Cette semaine en classe nous avons fait un peu de révision : nous nous
concentrations sur les temps des verbes, et c’est bien parce que je les trouve assez difficile. Le
passé ça va … alors je ne dois pas dire le passé parce que, comme M nous a dit, il n’y a pas un
seul passé : il y a le passé composé, l’imparfait, et le plus-que-passé. Il y a aussi un autre temps
dont elle nous a parlé, mais ce temps est utilisé seulement dans les livres. C’est un peu trop
difficile pour moi. Cependant le nouveau temps verbal que nous avons appris cette semaine c’est
le futur, donc je vais essayer d’écrire un peu à propos de ce que je vais faire—ou de ce que je
ferai cette semaine.

Jeudi et vendredi j’essayerai trouver un emploi. Maintenant c’est urgent ! Je regarderai dans les
vitrines des cafés et des magasins (en fait hier soir on m’a offert un emploi dans un bar américain
dans le vieux Nice, mais je ne veux pas y travailler : je n’aurai pas beaucoup d’opportunités de
pratiquer mon français dans un bar américain.). Samedi j’irai à la plage avec R, une étudiante
espagnole qui est dans ma classe. Nous passerons l’après-midi sur la plage et nous nous
baignions. S’il ne fait pas beau nous irons au musée d’art moderne.

Alors c’est tout pour aujourd’hui. À la semaine prochaine en espérant d’avoir un travail d’ici-là.

Bonjour tout le monde. J’ai de bonnes nouvelles aujourd’hui pour vous. J’ai un emploi ! Après
avoir passé toute la journée jeudi à me balader dans les rues du vieux Nice où j’ai demandé dans
tous les magasins et les cafés s’ils avaient besoin de quelqu’un, j’étais complément épuisée. J’en
avais marre. J’étais sur le point de rentrer à mon appartement quand j’ai remarqué un petit café à
côté du marché des fleurs. Le propriétaire était en train de servir des boissons à un groupe de
touristes américains et il avait du mal à se faire comprendre—les Américains ne parlaient pas
beaucoup français. J’ai traduit ce que l’homme essayait de leur dire et il était très impressionné
par mon français. Quelques minutes plus tard, je n’étais plus au chômage.

J’ai donc commencé vendredi soir et ça s’est très bien passé. La plupart de ses clients était
français donc j’ai eu plein d’opportunités de pratiquer mon français, et il y avait des touristes
aussi avec qui j’ai pu parler anglais. Le propriétaire est très gentil ; il m’a expliqué tout ce que je
devais savoir, et il a l’air content avec mon travail. Son fils travaille en général dans le café
aussi, mais il a des examens en ce moment ; il étudie à la FAC. Je n’ai pas encore le rencontré,
mais il va reprendre son travail la semaine prochaine après ses examens, donc je vous tiendrai
au courant.

Comme prévu je suis allé à la plage avec R samedi. Il faisait super beau, donc nous avons eu de
la chance. Elle est très sympa et c’est bien parce qu’elle ne parle pas anglais, donc il faut que
nous parlions en français ensemble. Hein ! Vous avez vu ça ? Mon premier subjonctif. Nous
avons commencé cette semaine en classe : il faut utiliser le subjonctif après l’expression ‘il faut
que’ et comme vous voyez je l’ai bien utilisé. Alors, j’espère que je l’ai bien utilisé.

J’ai aussi commencé à lire un livre en français sur la plage samedi. Il s’appelle La Gloire de Mon
Père et c’est un livre d’un auteur français qui s’appelle Marcel Pagnol. Il était du sud de la
France, pas loin de Nice, et il a écrit aussi Jean de Florette. J’ai vu ce film il y a deux ans au
cinéma de Montpellier. Lire en français c’est assez difficile parce qu’il y a toujours beaucoup de
mots que je ne connais pas. Mais avec mon petit dictionnaire je comprends plus au moins ce qui
se passe. Tiens, mes amis, c’est tout pour aujourd’hui. Je vous souhaite une bonne semaine. À
bientôt !

J’ai beaucoup de nouvelles cette semaine. Tout s’est bien passé, surtout au café. Je vous explique
pourquoi.

Vous vous souvenez que le fils de M faisait ses examens la dernière semaine. Enfin il a repris
son travail au café cette semaine. Et vous n’avez pas le croire : en fait il est le jeune homme qui
faisait un croche pied au pickpocket à Nice. C’est grâce à lui que je n’ai pas perdu mon
portefeuille. Je n’ai pas eu l’occasion de le remercier, mais maintenant, oui. Il est très gentil.

J’ai travaillé mardi matin et mardi après-midi avant le cours de français et comme il pleurait il
n’y avait pratiquement personne dans le café la toute journée. Je me suis passé des heures
entières bavarder avec J. Il est très intéressant. Il étudie l’architecture à Nice et il est très calé. Il
m’a expliqué les différents styles de l’architecture autour le café. Et qu’est qu’il est mignon. Et
sa mère travaille dans le cinéma. Elle est styliste, je pense, mais je n’en ai pas sure.

Mais je dois parler d’autre chose. Je ne veux pas vous ennuyer (il est quand même trop
mignon). Cette semaine en classe nous avons parlé des emplois et du travail. J’ai pu dire aux
autres que j’ai maintenant un emploi—et R veut connaître J aussi. Il faut dire que je ne sais
vraiment pas ce que je veux faire à l’avenir. Ma mère m’a dit que je dois faire une année pour
m’aider à me décider. Bien sûr j’adore tout ce qui est mode—les vêtements, et tout ça—mais
je ne sais pas si c’est vraiment une carrière.

Je travaillais avec A cette semaine : nous préparions une présentation à propos des carrières. A
est très sympa : il était professeur d’anglais et j’ai l’impression qu’il aimait beaucoup enseigner
l’anglais. Peut-être j’aimerais aussi être une professeure. Mais je préférais être une institutrice :
je préfère les petits enfants parce que j’aurais peur des grands. Peut-être j’en vais parler un petit
plus avec A la semaine prochaine. Peut-être qu’il pourra me donner des conseils.

Il faut que je file. Je vais au cinéma ce soir et je dois aussi aller au café parce que j’y ai laissé
mon parapluie. Quelle coïncidence, hein ?

Je reviens avec mon petit journal de mon séjour à Nice. Comment ça va ? Moi ça va bien. J’ai eu
une semaine très chargée. Malheureusement, j’ai dû travailler beaucoup, mais d’un autre côté
j’ai pu passer beaucoup de temps avec J. Bien sûr, j’essaye de rester cool quand je suis avec lui,
je ne veux pas qu’il sache que je suis complètement amoureuse avec lui (bon subjonctif, n’est-ce
pas ?) Mardi soir, après le travail, il m’a invité à prendre un café avec lui. Nous avons passé
deux heures à bavarder à propos de ses études, des voyages, de la musique et des films. Et vous
n’allez pas le croire … Je vous ai dit que sa mère travaille dans le cinéma, vous vous souvenez ?
Donc elle est styliste pour un film dont la sortie est prévue au festival de Cannes. J va
accompagner ses parents à la première, et il m’a invitée. Je vais au festival de Cannes. C’est
incroyable. Quand j’ai décidé de venir à Nice pour étudier le français je n’aurai jamais imaginé
aller au festival de Cannes. Cependant j’ai un petit problème, et j’en ai déjà parlé avec M, la
mère de J. J’ai rien de me mettre—je n’ai que des jeans, des shorts et des t-shirts et ce n’est pas
vraiment le bon style pour la Croisette de Cannes. Elle m’a dit que ne m’inquiéter pas. Elle
veut que j’aille la voir ce soir après le travail et elle va s’en charger apparemment.
À part de cette très bonne nouvelle, qu’est-ce que je peux vous raconter d’autre cette semaine ?
En fait, pas grand-chose. Comme j’ai déjà dit, j’ai beaucoup travaillé, et les cours à l’école de
langues s’est bien passé. Nous avons appris un peu plus à propos du subjonctif cette semaine et
comme d’habitude M veut que nous utilisions ce que nous avons appris en classe dans nos
journaux. En fait elle nous a dit qu’elle préfère que nous l’appelions S : il semble que MS fasse
trop vieux.

J’ai aussi parlé avec A. Il m’a raconté des histoires très marrantes de l’école où il travaillait avant
de prendre la retraite. Les élevés l’aimaient bien : il a dit que si un professeur a du respect pour
ses élevés, les élevés auraient du respect pour son professeur. Ce n’était pas toujours comme ça
dans mon école. Enfin, je vous laisse : la semaine prochaine j’espère vous raconter de ma visite à
Cannes.

Quelle expérience ! Vendredi dernier j’ai passé une soirée sensationnelle à Cannes. Vraiment
inoubliée ! Je vais vous dire l’histoire entière depuis le début.

J’étais censée à chez J—désolé si je n’étais pas en classe vendredi—et une voiture nous a
cherchés vers dix-sept heures et demi. C’était une vielle Daimler, des années cinquante, je pense.
On donc est arrivé sur la Croisette—c’était la classe, exactement comme dans le cinéma. Quand
nous arrivions, il y avait même un tapis rouge et nous avons sorti de la voiture. Le paparazzi
nous attendait. Il a pris des photos de x, et je pense qu’il a pris quelques-uns de J et moi aussi.
Peut-être je serai en Paris Match cette semaine ; dis donc, qui est cette jeune fille dans les bras du
fils de M ?

On est entré dans la palace où ils passent tous les films du festival. À l’entrée ils nous ont offert
un verre de champagne, et ensuite on a pris sur places pour regarder le film. Les vedettes étaient
sur le premier rang, mais on était un peu plus vers la fond. Ce ne faisait rien, et il faut dire que
ce n’était pas le type de film que j’aime regarder normalement. Je ne comprenais pas beaucoup
mais, comme j’ai a dit à M, les costumes étaient impressionnants.

Après le film on est allé à une fête sur la Croisette dans l’un des hôtels. Je ne me suis souvenu
plus le nom de l’hôtel, et il faut dire que je n’étais pas à l’aise. J a suggéré que nous faisions une
petite promenade pour prendre l’air. On est descendu à la plage. Il faisait beau, les étoiles
brillaient sur le ciel, les vagues doucement le rivage, et il m’a embrassée.

Qu’est que c’était romantique. Je n’oublierai jamais cette soirée. Alors, je n’ai plus rien de vous
raconter. D’autant plus que J est sur le point d’arriver : on sort ce soir. On va rencontrer R et son
nouvel ami colombien qui est aussi dans notre classe.

Comme vous l’entendez, j’ai un peu mal à la gorge cette semaine. Apparemment on dit qu’on a
un chat dans la gorge, pas une grenouille comme en anglais. Il faut dire que je suis un peu honte.
J’ai relu le journal de la semaine dernière et je n’ai parlé que de J. Je pense que je fabule un peu
sur lui. N’inquiétez pas : tout ça va bien avec J. Mais je me suis promise de je ne pas parler de
lui dans mon journal cette semaine. Désolé. Je sais que vous aimez savoir tout ce que se passe
dans ma vie privée.

Alors cette semaine en classe nous avons parlé de ce que et ce qui, ce qui c’était quand même
assez difficile (ça se dit comme ça ?) Nous avons dû faire un exercice de conversation dans
lequel nous devions décrire notre vie dans dix ans. C’était bien difficile. Je travaillais avec V,
c’est une Australienne très marrante qui est toujours très vivante en classe. J’ai décidé que dans
dix ans je serai mariée, que j’aurai fini mes études à Boston et que je serai retourné en France où
j’habiterai avec mon mari français. Bref, j’en ai dit trop, je pense. V est trop rigolote. Elle est
directrice d’un site web pour les australiens qui cherchent l’âme sœur. C’est dommage, parce que
V n’a personne. Je pense qu’elle devrait s’inscrire à son propre site. Elle est très gentille, et en
plus elle est très belle comme femme, mais j’ai l’impression qu’elle travaille trop et qu’elle n’a
pas assez temps pour trouver quelqu’un. C’est dommage qu’elle ne suive pas ses propres
conseils.

Je pense que j’ai déjà parlé du livre que je lis en ce moment. Je l’ai presque fini et je l’adore. Le
petit garçon qui est le personnage principal de l’histoire est très mignon. S, notre prof, m’a dit
qu’il existe un film du livre, qu’il est excellent et qu’il est très fidèle, il paraît. Je devrai essayer
de regarder ce film, peut-être quand je rentrai chez moi parce qu’ici je n’ai pas de dvd lecteur.

Je n’allais dire rien à propos de J cette semaine, mais il faut que je vous mette au courant, au
moins. Tout se passe très bien. Il passe l’année prochaine en Italie pour étudier l’architecture et il
a dû faire un stage de préparation à l’université cette semaine. Je ne l’ai donc pas beaucoup vu,
mais hier soir il était au café quand j’ai fini mon travail et on est allés prendre une glace dans la
vieille ville. Ce week-end il veut que j’aille à Monaco avec lui. Je n’y suis jamais allée, donc ça
me dit bien. Il va me faire visiter toutes les attractions pour les touristes. Il ne voulait pas qu’on
y aille avant, parce qu’il y avait Grand Prix de Monaco et tout le tralala ; ça vaut vraiment la
peine de voir Monaco sans les tribunes, selon de J.

J’ai toujours mal à la gorge. Le chat n’est pas encore parti. Je n’arrive pas à y croire mais ça
sera mon dernier journal parce que nos cours de français finissent cette semaine. J’espère que
vous avez aimé mon journal ici sur la Côte d’Azur. C’est bizarre : tant de choses ont changé
depuis ma première semaine et mon premier journal. Il y a huit semaines je ne connaissais pas J ;
je ne me sentais pas trop à l’aise en français, et je n’avais aucun d’idée ce que je voulais faire
après mon séjour à Nice. Tout a changé.

Mardi soir Alf, l’ancien prof d’anglais dans notre classe de français, nous a invités à chez lui
pour une petite soirée. Il habite dans un petit village près de Nice et depuis six mois il rénove sa
maison, et sa femme est arrivée cette semaine donc il a décidé d’inviter tous ses amis pour la
crémaillère. C’était très sympa. Il faut dire que la plupart des invités étaient un peu plus âges,
mais j’ai passé le soir avec R et P (qui sont toujours amoureux, l’un de l’autre).

J’ai enfin fini La Gloire de Mon Père. J’ai vraiment aimé ce livre, et c’est le premier livre que
j’ai lu sans avoir de traduction pour m’aider à comprendre. Je suis donc très contente de l’avoir
lu sans des problèmes. S m’a dit qu’il existe un deuxième volume de la série qui s’appelle La
Château de Ma Mère, donc je vais essayer de le trouver à la FNAC avant de partir de Nice.

Et oui, j’ai bien dit partir. Etant donné que notre classe de français est sur le point de finir j’ai
décidé de partir. Avant je ne savais pas de ce que à faire, mais quand on était à Monaco ce week-
end J m’a dit qu’il doit passer l’été en Italie. Il passe deux semaines à Florence et ensuite quatre
semaines à Rome, où il doit étudier l’architecture et il m’a demandé si je voulais l’accompagner.
Après avoir beaucoup réfléchi, j’ai décidé de dire oui. Il faut dire que je ne sais pas si c’est une
bonne idée—je n’aime pas les choses soient compliques et sérieuses. De toutes manières à
Florence J loge dans des résidences universitaires et moi je serai dans un petit hôtel à côté, et
ensuite à Rome nous serons tous les deux dans une auberge de jeunesse. On verra bien ce qui se
passera.

Bien, c’est tout pour cette semaine. J’espère que vous avez aimé lire mon journal pendant les
dernières huit semaines et que je n’ai pas trop parlé de ma vie privée. Je vous souhaite une bonne
continuation.

Je parle un peu de français. Je suis marié et ma femme habite toujours en Angleterre. Elle va
arriver bientôt parce que nous avons acheté une maison près de Nice. J’essaie de rénover la
maison avant de son arrivée. J’ai commencé à apprendre le français à l’âge de treize ans quand
j’ai commencé à l’école secondaire, mais ça c’était en 1962, donc j’ai beaucoup oublié.
Néanmoins j’ai toujours aimé le français et nous sommes allés en vacances en France plusieurs
fois, donc j’ai toujours voulu améliorer mon français.

Je suis maintenant à la retraite. Jusqu’à l’année dernière j’étais prof d’anglais dans un lycée
dans le Kent. J’ai un bon ami qui est professeur de français à l’école—il prend sa retraite cette
année—et il m’a donné un cours de français qu’il a téléchargé de l’internet pour ses élevés. J’ai
suivi toutes les leçons donc j’ai commencé à mieux comprendre, et je suis très content d’avoir
l’opportunité d’utiliser mon français maintenant.

Je me suis inscrit dans un cours de français dans une école des langues privée à Nice et pendant
deux mois j’y vais tous les après-midis pour pratiquer mon français avec les autres étudiantes.
J’aime bien la classe ; c’est sympa de connaître des gens de tous les coins du monde. Notre prof
nous a demandé d’écrire des petites essaies chaque semaine. Donc c’est pourquoi j’écris ce
journal.

Alors, c’est pourquoi je suis ici sur la Côte d’Azur. Il y a deux ans nous sommes venus en
vacances à Nice et nous sommes tombés amoureux, surtout de l’arrière-pays. Après beaucoup de
recherche et plusieurs visites nous avons acheté une petite maison à dix kilomètres de la ville.
La maison n’est pas très grande, mais elle a des vues magnifiques sur la baie de Nice, et j’adore
m’asseoir sur la terrasse pour en profiter. La maison a toujours besoin d’un peu de travaux : c’est
une vieille dame qui avait la maison avant nous. Elle est maintenant dans une maison de retraite.
La maison est solide, mais disons qu’elle a besoin d’un relooking.

Bienvenue à mon deuxième journal. Cette semaine je dois pratiquer le temps du futur donc je
vais vous parler de ce que je ferai ce week-end.

J’aime beaucoup la musique classique, je joue la clarinette et j’ai joué dans une orchestra
amateur pendant vingt ans. Cette semaine il y a un festival de musique classique, qui se trouve à
trente minutes de Nice en train. Je prendrai le train de la gare de Nice, et j’arriverai à Menton
vers quatorze heures. Je mangerai dans la rue piétonne et je ferai une petite promenade au bord
de la mer. Après un petit café j’irai dans la vielle ville. Le concert aura lieu sur le parvis de
l’église et il commencera à dix-sept heures. J’espère qu’il ne pleuvra pas.

Comme vous le savez, ma femme est en Angleterre. Elle arrivera à Nice dans quelques
semaines, donc je dois essayer de préparer la maison pour son arrivée. Je finirai la peinture dans
la cuisine, et je surveillerai les travaux dans la maison pour installer une nouvelle salle de bain.
Par contre je ne choisirai pas le papier peint pour la salle de séjour (salon) ou les trois chambres.
Je connais mes limites. J sera contente elle-même de choisir le papier peint quand elle arrivera.

Alors je pense que c’est tout pour cette semaine. J’espère que je n’ai fait pas trop de fautes avec
mes temps de futurs.

J’ai eu une journée très intéressant samedi à Menton. Le concert était excellent. Il menaçait de
pleuvoir toute la journée, mais j’ai eu de la chance car le ciel s’est découvert pendant que je
faisais ma promenade au bord de la mer. En plus l’orchestra était très bon : la moitié des
musiciens étaient des jeunes du conservatoire, et l’autre moitié c’était des élevés d’une école du
village qui se trouve de l’autre côté de la frontière italienne. C’était très jolie.

Je viens juste de recevoir un appel de ma femme. Elle va bien. Elle est très occupée en ce
moment avec notre fille qui vient d’avoir des jumeaux. Ils ont quatre semaines et ils sont très
mignons. Je les ai vus pour la première fois avant de partir pour France, et J reste en
Angleterre pour aider S, notre fille, avec les nouveaux bébés. Elle a déjà un petit garçon de trois
ans, donc elle a de quoi faire. Ou, comme ma prof de français a dit cette semaine, elle a du pain
sur la planche. M, le mari de S, travaille dans l’industrie pétrolière, et il doit voyager beaucoup,
donc S est contente que sa mère puisse l’aider avec les nouveau-nés. En principe ils viennent
tous passer l’été avec nous ici, donc je devrai finir la maison avant leur arrivée.

Cette semaine en classe nous avons dû parler de notre routine quotidienne. J’avais un peu la
honte : tous les jeunes sont très occupées avec les courses, le travail, et leur vie sociale. Je
travaillais avec une femme d’affaires. Sa routine quotidienne est très chargée. Moi, par contre, je
n’ai rien à faire, et j’adore ça. Je me réveille assez tôt parce que j’aime profiter de la journée et
surtout du beau temps qu’il fait ici. Je prends mon petit déjeuner sur la terrasse et je fais un peu
de travail dans la maison, ensuite je descends en ville et j’achète le journal. Je prends un café
dans un petit bar sur la place et je lis le journal. Normalement j’utilise mon dictionnaire, mais ça
devient de plus en plus facile. L’après-midi je descends à Nice en bus pour ma classe de français
et quelquefois je me balade dans la vielle ville. J’aime les livres et il y a beaucoup de librairies
d’occasion à Nice, donc c’est parfait.

Cette semaine il a plu pour trois jours donc mes petits déjeuners sur la terrasse n’était assez bien.
Dans le cours de français nous avons parlé des métiers. Comme j’ai déjà dit la plupart des
étudiantes dans la classe sont beaucoup plus jeunes que moi, donc c’était très intéressante
d’écouter leurs avis sur le travail et les métiers en général.

Je travaillais avec K, une jeune étudiante américaine, pour préparer une présentation à propos du
travail et elle s’intéresse beaucoup au monde d’éducation. J’ai l’impression qu’elle vraiment
aimerait être une professeure, et je pense que mes histoires l’ont convaincue que c’est un travail
enrichissant, bien que des fois ce soit difficile. Il faut dire que les écoles ont changé beaucoup
ces derniers temps : il y a dix ans c’était un emploi complémente différente. Maintenant je
pense que les professeurs ont trop de travail administratif. S m’a appris une bonne expression
pour ça cette semaine : les profs croulent sous le paperasse. Pour donner un exemple : en ce
moment il y a trop de documents à remplir si un prof veut faire un voyage avec ses élevés.
Autrefois, quand j’étais prof, il n’y avait aucun de problèmes : tout se passait bien et il n’y avait
pas toute cette paperasserie. C’est incroyable qu’il y ait toujours des profs qui fassent les visites.
Néanmoins, c’est un métier très gratifiant, comme j’ai dit à K. Le fait que les élevés retiennent
ce que je leur enseigne c’est très enrichissant.

J’ai aussi pris une décision importante cette semaine. Je ne suis pas très fort en cuisine. J’ai
l’habitude de m’acheter du pain et du fromage et ça fait mon repas du midi. La plupart des soirs
je suis sur Nice, donc je fais un tour des bistros et des restaurants, et je n’ai pas vraiment besoin
de cuisiner. Par contre, d’ici un mois J arrivera et je voudrais bien la surprendre en lui
cuisinant un repas délicieux. Donc je recherche une école de cuisiner et je vais en parler avec S.

Je viens d’avoir une conversation intéressante. Je me suis retourné de ma promenade matinale


et mon voisin était dans son jardin. Nous avons causé un peu du temps et des rénovations de la
maison.

Il m’a demandé si je tirais ou si je pointais, et je lui ai dit que je ne comprenais pas ce qu’il disait.
En fait il est président de la société de pétanque de notre village et il m’a invité à une partie de
pétanque cet après-midi. Je ne sais pas toujours si je tirerai ou si je pointerai mais, bon, ça sera
ma première partie de boules.

Tout s’est passé bien dans ma classe de français. Cette semaine nous avons appris un peu plus
sur le subjonctif, ce que je trouve très difficile. Il faut l’utiliser après des expressions comme ‘il
faut que.’ Alors, bien que ce soit difficile, je pense que je commence à comprendre. S nous a
demandé d’utiliser le subjonctif au moins une fois dans notre journal de cette semaine, donc
voilà. J’espère que je l’ai bien utilisé.

J’ai aussi parlé un peu plus à propos de l’éducation avec K, la jeune américaine. Elle aimerait
être institutrice, donc je lui ai dit qu’elle pourra parler avec J quand elle arrivera. J a été
institutrice pendant 35 ans, donc elle pourra lui donner des conseils, je pense.

J’ai vous dit la semaine dernière que je suis à la recherche d’une école de cuisiner. J’en ai trouvé
une, près du marché aux fleurs. Il y a un cours pour les débutants ce week-end, donc je me suis
inscrit et j’espère apprendre beaucoup de choses. Je vous raconterai tout.

Rebonjour mes amis. Je suis de retour—et cette semaine j’ai de bonnes nouvelles : je sais
cuisiner. Comme vous le savez, je m’étais inscrit dans un cours de cuisiner et j’y suis allé
vendredi dernier. On n’était que six personnes : un couple suisse, un journaliste canadien,
deux jeunes Japonais et moi. Nous avons commencé la journée par le marché où notre prof nous
a aidés à choisir les meilleurs produits locaux pour les plats ce que le nous allions préparés.
Ensuite, nous sommes allés chez S où elle nous a enseignés comment préparer une pissaladière :
c’est un peu comme une pizza fait avec des oignions, des olives, des anchois et de l’ail. La
différence entre une pissaladière et une pizza c’est qu’on n’y ajoute pas du fromage. Nous avons
aussi fait une salade niçoise et finalement nous avons mangé les plats que nous avons fait
ensemble avec un verre de rose de la région. Journée excellent, et maintenant je sais cuisinier
des recettes niçoises.

Bien sûr, je n’ai rien dit à J. Je pense qu’elle va étonner quand je lui préparer diner à son
arrivée la semaine prochaine, même si ce ne sera qu’une pissaladière et une salade niçoise.
Quant aux cours de français, nous avons dû faire une présentation aujourd’hui à propos de ce
que nous avons fait pendant le week-end. Etant donné que je n’étais pas en classe vendredi
dernier, j’ai décidé de raconter à la classe mes expériences de la leçon de cuisine. J’avais fait
des photos de la nourriture que j’ai faite et je les ai montrés à mes camarades de la classe : ils
étaient très impressionnés, je pense.

Il faut aussi que je vous mette au courant de ce qui s’est passé à la pétanque. J’ai fait une partie
samedi dernier avec M et ses amis. Je n’étais pas très fort, mais bon, c’était la première fois, je
pense qu’avec un peu plus de pratique j’y arriverai. Je ne sais pas si le pastis y était pour
quelque chose ou pas, mais apparemment on ne peut pas jouer à la pétanque sans en boire.

Enfin J est arrivée. Je suis allé la chercher à l’aéroport hier et elle est très contente d’être ici. Elle
a dit qu’il ne faisait beau actuellement en Angleterre, donc elle est ravie de voir qu’il fait déjà
chaud ici sur la Côte d’Azur. Elle est aussi très contente de tout ce que j’ai fait dans la maison
pour son arrivée. La salle de bain est finie (juste à temps—les ouvriers sont partis avant-hier) et
il ne reste plus qu’à choisir le papier peint pour la salle de séjour et les chambres. On va faire
les magasins à Nice demain, donc on trouvera bien notre petit bonheur, je pense. Merci S de
m’avoir enseigné cette bonne expression en classe.

Bien que J soit arrivée les cours de français continuent et j’ai décidé de faire une soirée pour
tous les camarades de classe et de tous les inviter chez nous la semaine prochaine pour fêter la
fin de notre classe. Ça sera la crémaillère de notre maison, et en fait le début de notre vie ici.
D’ici deux semaines S arrivera avec les enfants. M viendra un peu plus tard : il travaille
beaucoup et il n’a que deux semaines de vacances.

Il y aura du monde dans notre petite maison, donc avant que toute la famille n’arrive, nous
allons profiter de la paix. Sur l’autre côté nous aurons la maison à nous après ils partent, et quand
même j’ai vraiment aimé être entouré de la famille.

Ce soir c’est la grande surprise pour J—je vais cuisiner. J’espère que J aimera la pissaladière et
la salade niçoise. Je vous tiendrai au courant.

Toutes les bonnes ont une fin, comme on dit. Ceci est le dernier journal que je vais écrire : notre
cours de français finit cette semaine, et la vie de retraités commence. J’ai bien aimé assister à la
classe tous les jours, et je pense que j’ai beaucoup appris. Je vais essayer de continuer à utiliser
toutes les expressions que j’ai apprises chaque jour en classe avec mes nouveaux amis ici sur la
Côte d’Azur. C’est dommage qu’il n’y ait personne qui puisse me corriger au jour-le-jour, mais
je suis sûre que je vais continuer à progresser.

Mardi soir j’ai invité tous les camarades de classe à nous rejoindre ici chez nous pour une petite
soirée pour fêter la fin de notre classe. S est venue aussi. Nous lui avons acheté un petit cadeau
pour la remercier de tout son travail ainsi que de son amitié, et je pense qu’elle l’a beaucoup
apprécié. J’avais aussi préparé un petit discours dans lequel j’ai utilisé une vingtaine de
subjonctifs et toutes les expressions compliquées que S nous a enseignés pendant les dernières
semaines de la classe. Elle a beaucoup rigolé.

Il faut dire que je suis un peu triste d’arrêter ce petit journal. J’ai bien aimé écrire sur ma vie
quotidienne, et ça a été intéressante de voir la progression de mon français : je pense que je l’ai
beaucoup amélioré. Peut-être vais-je continuer à écrire un journal en français ? Je ne suis pas
sûre que S veuille continuer à le corriger chaque semaine quand même. Donc pour le moment je
dis au revoir, et merci d’avoir lu mon journal. Je vous souhaite une bonne continuation.

Je suis femme d’affaires et je travaille ici sur plusieurs projets. J’ai une fille qui s’appelle J. Elle
a vingt ans et elle étudie l’ingénieure à l’université de S. Nous habitons à NB qui se trouve
150km de Sydney, mais J a un petit appartement sur le campus de l’université et elle ne passe
pas trop de temps à NB en ce moment. En fait, c’est pour ça que je suis ici. Je ne voulais pas
partir loin de chez moi, mais J m’a convaincue de venir. C’est une longue histoire.

J’ai déjà vous explique mon travail. Il faut que dire que je ne sais pas si vous vous intéressez à
ça, mais le prof de mon cours de français m’a demandé d’écrire un journal donc je pensais que
ce serait important de vous expliquer ce que je fais. Je suis entrepreneuse et j’ai plusieurs
entreprises. J’ai de nombreux sites immobiliers et je développe immobilier. Je passe la plupart
de mon temps chercher des maisons pour mes clients. Normalement je fais ça en Australie, mais
je suis à Nice depuis deux semaines où j’essaie de trouver une maison pour l’un de mes clients
qui est un peu spécial, disons. Je ne peux pas vous dire son nom, mais c’est un acteur australien
très connu dans le monde entier pour ses films. C’est un travail stressant : je passe la journée à
visiter toutes les grandes maisons … vous voyez, très stressant.

Alors c’est tout pour aujourd’hui. La prochaine fois je vous parlerai un peu plus de mon
apprentissage en français.

C’est votre amie V encore une fois et ceci est mon deuxième journal. Tout va bien ici en
France, mais ça fait trois semaines que je suis ici et il faut dire que J me manque beaucoup. Bien
sûr, elle n’habite pas avec moi pendant le trimestre universitaire, et elle ne me manque pas car
je sais qu’elle fait ses études et qu’elle est bien entourée de ses amis à Sydney. Par contre, je
suis à 1600km de Sydney en ce moment et je ressens la distance. En plus c’est difficile de lui
parler parce que quand il fait jour en France il fait nuit en Australie. C’est ça d’être maman.

Au moins j’ai l’occasion de pratiquer mon français. J’apprends le français depuis deux ans.
Quand j’étais à l’école je n’ai pas eu l’occasion d’apprendre une langue étrangère, mais il y a
deux ans, je me suis inscrite à un cours de français près de chez moi. En fait, je dois peut-être
expliquer : à l’époque j’étais avec un français qui travaillait à N et il m’a dit que je devais
apprendre le français. Il disait tous les temps : ça serait servir un jour. Bref, je ne suis plus avec
lui maintenant, mais il faut dire qu’il avait la raison. Si je ne parle pas un mot de français on ne
m’aurait pas envoyée en France. Je suis ravise de pouvoir pratiquer mon français ici.

Cette semaine nous avons appris le temps du futur en classe, donc je dois l’utiliser dans mon
journal. Quand je rentrai en Australie fin juillet je proposerai à J des petites vacances pour nous
deux. Il y a un centre de vacances de luxe qui se trouve à deux heures de chez nous où il y a des
salons de beauté. Nous y passerons un week-end. Je m’entends bien avec J. Quand j’étais plus
jeune c’était un peu plus difficile, mais maintenant je la considère presque plus comme une amie
que comme ma fille. Nous pouvons passer des heures à bavarder de n’importe quoi. Le seul
problème c’est qu’elle me dit tous les temps que je travaille trop. Bien, elle a raison, mais j’adore
mon travail, donc des fois c’est difficile de s’arrêter. Alors, c’est tout pour aujourd’hui. Je dois
regarder mes mails.
Il commence à fait vraiment chaud ici. Je suis habitée à la chaleur—il fait très chaud en été à
Sydney, en janvier il fait dans les 25-28 degrés. Mais la semaine dernière il a plu et je ne
m’attendais à ça, pas sur la Côte d’Azur. Je n’avais même pas de parapluie donc j’ai dû en
acheter un.

Cette semaine en classe nous avons parlé de la routine quotidienne. J’ai travaillé avec A, l’un des
étudiantes dans la classe. Il est à la retraite et je dois admettre que sa routine quotidienne donne
déjà envie d’être à la retraite. Il se réveille, il prend le petit déjeuner sur la terrasse, il va en ville
pour chercher le journal, il prend un café … moi, par contre, je me réveille et je vais directement
à l’ordinateur pour regarder mes mails ; je prends un café vite fait en jetant un œil sur toutes
mes sites web ; je planifie ma journée et je passe de coups de file avant d’aller visiter des
maisons. Bien sûr j’ai toujours mon iphone avec moi au cas où je dois répondre à un email et je
ne suis pas chez moi. Vous voyez : j’ai l’impression que ma routine quotidienne n’est pas
comme celle des autres étudiantes de la classe. Mais je l’aime bien.

Demain je vais voir une maison à M pour mon client. M est une petite ville près de la frontière
italienne et je ne suis pas encore allée en Italie. J’ai donc décidé d’y aller. En Australie je vais
quelquefois à un restaurant italien pour déjeuner avec mes amis, mais demain je prendrai
déjeuner en Italie. Je ne sais pas si j’irai à V ou à SR. Ça dépend de l’heure. On verra bien. J’ai
un rendez-vous à dix heures à la maison. D’après les photos que j’ai vues, la maison est très
jolie : elle est située en hauteurs à l’arrière de la ville. Elle a une grande piscine, et en plus elle
donne sur la mer. Ce qui est cool c’est qu’on a un vue panoramique et qu’on peut voir tout de
Monaco jusqu’en Italie.

Il faut que je file (j’ai appris cette expression cette semaine et je l’adore). Je vous tiendrai au
courant pour la maison et pour ma visite en Italie.

J’ai plein de choses à vous raconter. Je vais commencer par ma visite en Italie. Après avoir vu la
maison dont je vous ai parlé la semaine dernière (elle était belle, mais je pense qu’elle était un
peu trop petite pour mon client) je me suis dirigée vers la frontière italienne. En fait je pensais
que j’allais devoir montre mon passeport, mais je suis entrée en Italie sans même m’arrêter à la
douane parce qu’il n’y en avait pas.

J’étais partie de M vers 10.30 et j’avais beaucoup de temps donc j’ai décidé d’aller à SR qui se
trouve à une petite demi-heure de M. C’est une très belle petite ville. J’ai fait des photos et j’ai
même acheté une carte postale pour l’envoyer à J. Mais le mieux c’était les restaurants. Il y avait
beaucoup de restaurants et j’en ai choisi un qui s’appelle près du port. J’ai mangé du poulpe avec
des spaghettis. C’était délicieux. C’était la première fois que je mangeais du poulpe en fait, et j’ai
bien aimé. Après mon repas j’ai fait une petite promenade au bord de la mer avant de récupérer
ma voiture pour retourner à Nice.

J’ai trouvé une superbe maison à M chez un agents immobiliers cette semaine, mais je ne pourrai
pas la voir avant de la semaine prochaine. J’aime bien M. Alors, je pense que mon client aimera
bien M. Je dois me rappeler des fois que je cherche une maison pour lui et pas pour moi.
Cette semaine en cours nous avons parlé du travail. J’étais du mal à expliquer ce que je fais. Les
autres étudiantes étaient intéressées par mon travail d’immobilier mais encore plus par mon
autre site—en fait c’est un site de rencontres pour australiens qui cherchent leur l’âme sœur.

J’ai eu une journée et une semaine très chargée donc j’écris ce journal très tarde. En fait je suis
une mauvaise étudiante cette semaine—je n’ai pas fait mes devoirs pour ma classe de français.
Désolé. Voilà c’est pourquoi j’écris mon journal si tard ce soir. Et c’est promis : il y aura des
subjonctifs cette semaine.

Vous vous souvenez de la maison dont je vous ai parlé la semaine dernière ? La propriétaire était
en vacances la semaine dernière donc je ne pouvais pas voir la maison. Elle m’a appelée ce
week-end et elle m’a invitée chez elle aujourd’hui. Elle est très gentille—le courant est bien
passé avec nous, et quelle maison ! Elle donne sur le port de M et on peut voir tous les bateaux
des millionnaires dans le port. Hier il y avait aussi des enfants du club nautique qui faisaient du
canoë dans le port ; j’en faisais moi-même quand j’étais jeune, et J’en fait toujours. Mais en tout
façon je dois vous parler à propos de la maison. Elle était très belle : un grand salon, une salle de
cuisine très élégante, et cinq chambres, chacune avec salle de bain privée. Mon client veut que
la maison ait assez de chambres pour qu’il puisse inviter ses amis et sa famille, donc c’est
parfait. Il y a aussi un grenier que G et son mari ont aménagé en cinéma, avec grand écran,
projeteur et fauteuils. Le total. Tout ce qui manquait était le popcorn. Le mieux quand même ce
n’était pas le cinéma : c’était la grande terrasse avec piscine et vue magnifique du port.

Je me suis entendue avec G et nous avons causé pendant une bonne heure. Elle a un site web à
travers elle offre conseils à ses clients. Elle a des clients intéressants : il semble que les gens
aient vraiment besoin du coaching. Mais le plus intéressant de tout ? Elle m’a expliquée que le
Grand Prix de Monaco va avoir lieu la semaine prochaine et qu’elle donne une fête pour
quelques-unes de ses clients sur la terrasse le dimanche après-midi pour qu’ils puissent regarder
le Grand Prix et profiter de l’ambiance passionnante. Et elle m’a invitée. Donc ce samedi je vais
faire la fête à M. Je vous tiens au courant.

Quel week-end. J’ai passé une superbe journée chez G. Les gens qu’elle avait invités à la fête
étaient intéressantes et je suis revenue avec une grosse liste de contacts utiles. C’était dommage
que nous n’ayons pas pu nous entendre assez bien à cause du bruit mais c’était un véritable
festin et ils n’ont servi que du champagne. Après la fête je suis allé à l’hôtel de Paris avec G et
quelques-unes des invités où nous avons encore bu de champagne. Juste avant de partir, j’ai vu
EJ entrer. Alors je crois que c’était lui.

Bien que j’aie bien aime être entourée de toute cette richesse et cette opulence, je ne sais pas si je
pourrais vivre comme ça tous les jours. Mais une chose est sure ; après avoir passé beaucoup de
temps à chercher de belles maisons pour mes clients, je pense que je devrais en chercher une
pour moi. Peut-être je devrais souffler un peu plus aussi. Bref, j’ai envoyé les détails de la
maison à mon client et il a décidé de venir voir cette maison et une autre que j’ai trouvée cette
semaine. Je suis contente qu’il viendra les voir en personne, parce que je trouve que ça devient
de plus en plus difficile de trouver des maisons à son gout. Quand même c’est un client
exigeant.
J’ai eu de la chance d’avoir passé une semaine intéressant parce que aujourd’hui en classe nous
avons dû faire un exposé à propos du week-end. J’ai tout raconté et je pense que quelques-uns
des autres étudiantes étaient un peu jaloux. Mais la jeune américaine K a aussi passé un week-
end intéressante : elle est allée au festival de Cannes avec la famille de son copain.

Il ne reste que deux semaines du cours—j’ai bien aimé et je pense que j’ai beaucoup appris
grâce de S (un grand merci à S qui lit mon journal chaque semaine)

Bonjour mes amis. Comment ça va cette semaine ? Bien, j’espère. Moi ça va, mais je ne suis pas
tout à fait en forme. Il n’y a rien de grave—en fait c’est à cause de la classe de français ce soir.
Nous faisions un exercice dans lequel nous devions décrire notre vie d’ici dix ans. Toutes les
jeunes étudiantes parlaient de leurs projets et de leurs espoirs pour l’avenir. Moi, j’ai commencé
par dire que mes sites internet seraient les plus grandes dans le monde. K, l’Américaine, a dit
qu’elle habiterait en France avec son mari français. Je me suis mise à réfléchir et à m’a demandé
comment ma vie serait dans dix ans : serai-je toujours seule ? où habiterai-je ? puisque J mènera
sa propre vie ? et serai-je toujours accro au travail ?

Je suis désolé de parler comme ça, surtout dans mon journal, mais ça m’a fait penser réfléchir
beaucoup ce soir. En anglais on dit que le temps passe vite quand on s’amuse, mais j’ai
l’impression que le temps passe encore plus vite quand on ne fait que travailler.

Oh là là. Je suis trop déprimante ce soir. Désolé. Il faut dire que tout va bien, mise à part ce
bourdon. J’ai eu un email de J dans lequel elle m’a dit qu’elle a réussi ses examens, donc je suis
très contente pour elle. Et elle a rencontré quelqu’un. Il s’appelle F et il est un étudiant canadien
qui fait un stage en Australie. D’après ce qu’elle m’a dit je pense qu’elle l’aime bien. Je vous
laisse en vous promettant d’être une meilleure humeur la semaine prochaine.

Je vais commencer par m’excuser d’être une mauvaise humeur la semaine dernière. Je ne sais
pas ce qui m’est arrivé. De toute façon cette semaine ça va bien et, après avoir beaucoup
réfléchi, j’ai pris des grandes décisions. Mais je vous raconte ça après.

Cette semaine l’un des étudiantes dans la classe nous a invités à une fête chez lui. Il a une maison
pas de loin de Nice et nous y sommes tous allés pour célébrer la fin des rénovations de la maison,
l’arrivée de sa femme en France, et aussi la fin de la classe parce que nous sommes sur la point
de finir le cours. C’était très sympa et nous avions acheté un cadeau pour S et je pense qu’elle
était très touchée.

J’ai appris énormément de choses dans les derniers deux mois en allant en classe tous les jours.
Il faut dire que des fois c’était assez difficile, surtout parce que je devais travailler pendant mon
séjour ici. Mon client arrivera la semaine prochaine et nous irons visiter les deux maisons que
j’ai choisies. Après ça je rentrerai en Australie.

Et dont la chose je vous ai parlé tout à l’heure. Alors en fait je n’ai pas appris que français ici.
Je pense que j’ai aussi appris des choses importantes à propos de la vie, et c’est clair que je
travaille trop. J’ai donc décidé de faire toujours autant de choses, mais en travaillant moins. Je
vais voir si je peux déléguer un petit peu et, qui sait, je pourrais emboucher un assistant. Au
moins, comme ça j’aurais plus de temps pour moi. Mon but c’est de me réserver le week-end,
un vrai week-end pendant lequel je ne vais pas au travail, et puis je vais essayer de réduire mes
heures de travail en commençant le mercredi après-midi, comme les écoles en France—il n’y a
pas de courses le mercredi après-midi. Je vais y aller doucement, mais la chose importante c’est
que ma décision est prise.

Et voilà. Je vais dire merci pour avoir lu mon journal chaque semaine, et je vous souhaite à tous
et à toutes une bonne continuation. J’ai bien aimé écrire ce journal, et je pense même continuer à
l’écrire pour pouvoir continuer pratiquer mon français, mais je ne veux pas faire trop de promises
ce soir.

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