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Parce rs d'apprentissage dans le

cadre de la l tte contre le racisme

Février-mars 2021

l+I Affaires mondiales


Canada
Global Affairs
Canada Canada
000002
et réalités

Bien qu'il existe des suppositions et des stéréotypes sur les Blancs, on considère qu'il s'agit de
Mythe n° 1 préjugés raciaux et non de racisme. Le préjugé racial désigne un ensemble d'attitudes
discriminatoires ou méprisantes fondées sur des suppositions découlant de perceptions au sujet
Le racisme inversé de la race ou de la couleur de la peau. Ainsi, des préjugés raciaux peuvent être entretenus à
existe, et les Noirs, l'égard des Blancs (p. ex. « les Blancs ne savent pas danser»), mais cela ne constitue pas du
les Autochtones et racisme en raison des rapports de force systémiques. Lorsqu'ils sont soutenus par le pouvoir, les
les personnes de préjugés entraînent des actes de discrimination et d'oppression à l'encontre de groupes ou de
couleur peuvent personnes. Au Canada, les Blancs détiennent ce pouvoir culturel en raison des modes de pensée
eurocentriques, enracinés dans le colonialisme, qui perpétuent et privilégient l'hégémonie
être racistes envers blanche. Ce sont les Blancs qui détiennent le pouvoir de définir les termes de l'existence des
les Blancs. personnes racialisées.

Malheureusement, ce ne sont pas seulement nos intentions, mais aussi nos inattentions qui
peuvent causer des torts importants aux autres. Si nous ne prêtons pas attention à la manière
dont certaines personnes sont lésées par des forces sociales prédominantes qui peuvent
échapper à notre contrôle personnel, mais dont nous tirons néanmoins profit injustement, notre
Mythe n° 2 inattention peut s'avérer blessante. En prêtant attention à la façon dont le racisme continue de
privilégier injustement les Blancs et de désavantager les personnes et les communautés de
Le racisme est lié couleur, nous constatons que le racisme va bien au-delà de nos intentions. Le fait de distinguer
aux intentions. l'intention de l'inattention signifie que lorsque nos paroles blessent quelqu'un par inadvertance,
nous n'avons pas à adopter une attitude défensive. Nous pouvons plutôt dire : « Je suis vraiment
désolé. Je n'avais pas conscience du poids de mes paroles à votre égard. » Nous pouvons utiliser
cette expérience comme une occasion de développer notre empathie.

Malheureusement, l'éducation ne peut pas résoudre tous nos problèmes. Même si on nous a
appris à reconnaître que les stéréotypes sur les personnes de couleur ne sont pas vrais, nous
pouvons tout de même avoir des réactions physiques ancrées dans des préjugés profonds sans
Mythe n° 3 même nous en rendre compte. Nous pouvons apprendre les bonnes définitions du racisme ou
utiliser les termes les plus récents, mais cela ne nous empêche pas de continuer à agir de
On peut remédier manière raciste ou de contribuer à l'inégalité raciale. Certaines personnes n'ont pas eu la
au racisme par chance de s'instruire et sont pourtant des modèles à suivre en matière de lutte contre le racisme
l'éducation. et de bienveillance envers tous. Si nous partons du principe que l'éducation suffit à remédier
au racisme, alors nous supposons que les personnes instruites sont privilégiées, comme si elles
étaient plus vertueuses ou avaient une plus grande capacité à être de bonnes personnes.

Mythe n° 4
Ces derniers temps, les Canadiens ont trouvé plus facile de nommer le racisme qui se passait
Les questions de l'autre côté de la frontière que dans leur propre cour. À vrai dire, le racisme est tout aussi
raciales au Canada grave au Canada. Prenez un moment pour lire l'article en anglais~=~~~~=~~=
ne se comparent pas Present and We Have A long History of Denial (Le racisme au Canada est toujours et
à celles aux États- nous avons une longue histoire de déni).
Unîs; îl y a moins
de racisme ici!

La méritocratie est la vision selon laquelle le pouvoir et les privilèges sont attribués en fonction
du mérite individuel, et non des origines sociales. Même si certaines personnes ont travaillé très
Mythe n° 5 dur pour obtenir un emploi, on ne peut passer sous silence l'influence de la race, de la classe
sociale, du genre et de l'orientation sexuelle dans la capacité des gens à cheminer plus
facilement au sein d'institutions sociales telles que le milieu de travail. Par exemple, jusqu'à
Le mythe de la récemment, les facultés de droit du Canada accueillaient rénéralement des cohortes homorènes
méritocratie. J'ai d'hommes blancs issus des classes moyenne et supérieure. La surreprésentation des hommes
travaillé très fort blancs dans la profession juridique est largement attribuable à l'oppression et aux obstacles
pour arriver là où je systémiques qui ont entravé l'accès aux facultés de droit pour les femmes, les membres des
suis, ma race n'a communautés autochtones, noires et de couleur et les membres de la communauté LGBTQ.
rien à voir avec ça! Ainsi, les hommes blancs qui fréquentent les facultés de droit travaillent fort, certes, mais ils
ont des systémiques que d'autres n'ont

••• Affaires mondiales


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Global Affaîrs
Canada Canada 000005
Le colonialisme comprend généralement l'application de codes de supériorité tels que la
suprématie blanche, une gouvernance oppressive et la déformation des faits historiques tels que
racontés par les puissances colonisatrices. Le Canada - une société coloniale - est un concept
formé à partir de nombreux mythes dont la découverte européenne et le multkulturalisme
harmonieux. Avant le premier contact avec les Européens, cette partie du monde comptait des
centaines de cultures indigènes différentes. Selon les estimations, de 5 à 10 millions d'habitants
vivaient sur le continent, mais les violences coloniales ont réduit cette population à moins d'un
Fait n° 1 million. Par le biais de la politique officielle, la Loi sur Indiens a systématiquement refusé
le statut de femme autochtone, a sapé les structures de gouvernance traditionnelles, a interdit
les langues et les cérémonies autochtones, a refusé aux peuples autochtones le droit de vote ou
Le racisme et le de s'organiser politiquement, a retiré de force les enfants autochtones de leurs foyers et a
colonialisme éloigné les peuples autochtones de leurs terres. En mai 1689, à la suite de plaintes sur les
font partie des pénuries de main-d'œuvre en Nouvelle-France, le roi de France Louis XIV a autorisé les colons
fondements de ce à asservir les Pawnee, Autochtones américains, et les Africains. Entre 1749 et 1782, la plupart
que nous appelons des Noirs amenés en Nouvell.e-Écosse ont réduits par des colons anglais ou
aujourd'hui américains. En 1760, pendant la guerre de Sept Ans entre la Grande-Bretagne et la France, les
le Canada articles de capitulation qui cédaient la Nouvelle-France à la Grande-Bretagne ont permis que
les Noirs et les Pawnee demeurent esclaves. au Ca112da a été marqué par 200 ans
de brutalité. Arrachés de leurs terres ancestrales, les peuples noirs asservis ont été dépouillés
de leurs langues, cultures et traditions africaines autochtones. Ils ont été soumis à des abus
physiques, psychologiques et sexuels incessants. Des enfants ont été volés et vendus, et des
familles ont été séparées de force. Les premières politiques canadiennes en matière
d'immigration et de travail visaient explicitement à restreindre ou à interdire les peuples en
fonction de leur race.

La race est une construction sociale et politique inventée par les scientifiques occidentaux pour
soutenir une vision hiérarchisée du monde dans laquelle certains groupes sont supérieurs et
d'autres sont inférieurs. La race n'a aucun fondement biologique, mais elle a des conséquences
très réelles. Pour justifier l'idée d'une race blanche, chaque institution était et est toujours
utilisée la race existe et pour promouvoir l'idée que la race blanche est au
Fait n° 2 des races et que toutes les autres races lui sont inférieures. Le racisme
de la haine ou de la discrimination. Le racisme suppose qu'un groupe
une disuimination systématique au moyen des politiques et pratiques
Le racîsme se société et que ce groupe façonne les croyances et valeurs culturelles qui
distingue des et pratiques racistes. L'importance accordée à la race est
autres formes de touche l'essence de l'humanité des gens d'une manière différente
discrimination des autres formes Le racisme déshumanise particulièrement et délibérément les
et d'oppression non blancs - en partiwlfer les Noirs. Ce processus de déshumanisation entraîne des
extrêmes entre les personnes en fonction de leur place dans une classification raciale
par la société. Bien qu'il s'en distingue, le racisme s'accompagne d'autres systèmes
d'oppression (colonialisme, sexisme, homophobie, transphobie, xénophobie, discrimination
fondée sur la capacité physique, etc.) pour créer des disparités encore plus profondes pour les
personnes ayant une identité marginalisée.

L'héritage du racisme au Canada continue d'avoir une incidence négative et disproportionnée


sur la vie des Noirs, des Autochtones et des personnes de couleur. Les origines de la crise
contemporaine des femmes el. filles autocht:cmes disparues et: assassinées remontent aux
politiques de la Loi sur les Indiens qui ont créé les pensionnats, aboli les structures de
gouvernance traditionnelles (matriarcales) et facilité la rafle des années 60 - et du millénaire.
Dans son ouvrage novateur intitulé NoirEs sous survef//ance, Robyn Maynard explique comment
l'émancipation au Canada a fait passer la criminalisation et le contrôle des populations noires
Fait n° 3 d'une institution (l'esclavage) à une autre (le maintien de l'ordre). Le profilage racial dans les
écoles, les milieux de travail, les services de soins de santé, les services de protection de
l'enfance et les lieux a mené certains gouvernements à déclarer
Le racisme
='"'-""-"'"-""""'""'~'-"'-"-""'"""'=:..:""""===-"• tandis qu'un ""-'=""-~=""-""-""""-'-"~~""""=-'~~=
n'appartient pas
seulement au passé '--~"'''"·'~"'·'-~'-'····~''····'-~·-·''"''··'·'··~'~ est
éducation, emploi, immigration et
logement et itinérance, eau et sécurité alimentaire. Ces disproportions ne sont pas le fruit du
hasard. N'oubliez pas que la race est une construction sociale qui n'a aucun fondement
biologique. En tant que tels, ces résultats n'ont rien à voir avec une quelconque infériorité ou
supériorité entre les différents groupes. Ils sont plutôt le fruit d'un système. La preuve à ce
sujet est écrasante. Vous n'avez qu'à consulter les innombrables rapports, données et récits
qui existent.

Le discours dominant sur les Noirs, les Autochtones et les personnes de couleur est souvent celui
Fait n° 4 d'une tragédie et d'une victimisation et tait la force et la capacité d'agir exceptionnelles de
ces communautés. Malgré des siècles d'injustice systémique, les mouvements dirigés par ceux
qui sont les plus marginalisés se sont avérés essentiels dans la résistance au racisme systémique
Les Noirs, les et indispensables à l'avancement des politiques publiques et de l'équité. Les habitants de ce
Autochtones et les que nous appelons maintenant le Canada doivent être au fait des mouvements ldle No More,
personnes de Black Lives Malter - Canada, Sœurs par l'esprit et Land Back, du Lord Dalhousie Scholarly Panel
couleur résistent au on Slavery and Race, et de la récupération d'événements et de lieux de l'histoire des Noirs
racisme et à la comme Africville et Hogan's Alley (parmi de nombreux autres). Consultez les organisations
suprématie blanche communautaires par des Noirs, des Autochtones ou des personnes de couleur près de
depuis des siècles chez vous. Apprenez connaître les racines autochtones de la terre sur laquelle vous travaillez
et vivez, tant au Canada qu'à l'étranger.
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Table des matières
Allié ............................................................................................................................................................... 1

BIPOC ............................................................................................................................................................ 2

Discrimination ............................................................................................................................................... 2

Diversité ........................................................................................................................................................ 2

Biais implicites (ou cachés ou inconscients) ................................................................................................. 2

Racisme institutionnel .................................................................................................................................. 2

Racisme interpersonnel ................................................................................................................................ 2

Intersection na lité .......................................................................................................................................... 3

M icroagression ou micro-agression .............................................................................................................. 3

Privilège ......................................................................................................................................................... 3

Injustice raciale ............................................................................................................................................. 3

Justice raciale ................................................................................................................................................ 3

Racisme ......................................................................................................................................................... 3

Racisme structurel ........................................................................................................................................ 4

Racisme systémique ...................................................................................................................................... 4

Minorité visible ............................................................................................................................................. 4

Privilège Blanc ............................................................................................................................................... 4

Suprématie blanche ...................................................................................................................................... 5

Blancheur ...................................................................................................................................................... 5

Autres ressources .......................................................................................................................................... 6

Allié
Être un allié, c'est ...

1. Faire de la lutte votre propre combat.


2. Vous tenir debout, même si vous ressentez la peur.
3. Transmettre vos privilèges à ceux qui n'en ont pas.
4. Reconnaître que bien que vous aussi, vous ressentez la douleur, la conversation ne vous
concerne pas.

Être un allié consiste à s'unir à d'autres pour promouvoir un intérêt commun. Comme démontré ci-
dessus, les gens qui sont des alliés ne font pas qu'offrir leur aide, ils partagent aussi un intérêt commun
avec ceux qu'ils souhaitent aider. Dans une alliance, les deux parties profitent du lien ou de la connexion
qu'elles partagent.

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BIPOC
Le terme BIPOC, de l'anglais« Black, lndigenous, People of Color », désigne les Noirs, Autochtones et
personnes de couleur et vise à unifier toutes les personnes de couleur dans la lutte pour la libération,
tout en reconnaissant de façon intentionnelle que les personnes de couleur ne subissent pas toutes les
mêmes degrés d'injustice.

En nommant précisément les Noirs et les Autochtones, nous reconnaissons que les Noirs et les
Autochtones subissent les pires conséquences de la suprématie blanche systémique, du classisme et de
la colonisation de peuplement.

Discrimination
La discrimination est une action ou une décision qui menace fortement une personne ou un groupe pour
des raisons telles que leur race, leur âge ou leur limitation fonctionnelle. Ces formes de discrimination,
aussi appelées motifs, sont condamnées par la Loi canadienne sur les droits de la personne.

Diversité
La diversité comprend toutes les façons par lesquelles les personnes sont différentes et elle englobe
toutes les différentes caractéristiques qui font qu'une personne ou un groupe est différent d'un autre.
Elle est entièrement inclusive et reconnaît chacun et chaque groupe comme faisant partie de la diversité
qui devrait être valorisée. Une vaste définition comprend non seulement la race, l'ethnicité et le genre
- les groupes qui viennent le plus souvent à l'esprit lorsque le terme« diversité» est utilisé - mais
aussi l'âge, le pays d'origine, la religion, les limitations fonctionnelles, l'orientation sexuelle, le statut
socioéconomique, le niveau de scolarité, l'état matrimonial, la langue et l'apparence physique. Elle fait
aussi référence à différentes idées, perspectives et valeurs.

Biais implicites ou inconscients


Aussi appelés biais inconscients ou cachés, les biais implicites sont des mécanismes mentaux négatifs qui
se déclenchent automatiquement chez une personne, sans qu'elle sans rende compte. De nombreuses
études ont indiqué que les biais implicites se manifestent par des comportements ou des actions
concrètes, qui sont perpétrés par des personnes qui ne sont même pas conscientes du fait qu'elles
entretiennent ces biais.

Racisme institutionnel
(Voir aussi Racisme systémique)

Le racisme institutionnel renvoie précisément aux façons par lesquelles les politiques et les pratiques
institutionnelles ont des répercussions différentes selon le groupe racial auquel on appartient. Il se
pourrait que les politiques institutionnelles ne mentionnent jamais de groupe racial, mais elles ont pour
effet de créer des avantages pour les Blancs et une oppression ainsi que des désavantages pour les
personnes issues de groupes classés comme des personnes de couleur.

Racisme interpersonnel
Le racisme interpersonnel se produit entre deux personnes. Lorsque nous faisons intervenir nos
convictions personnelles dans nos interactions avec les autres, le racisme relève alors du domaine
interpersonnel.

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lntersectionnalité
On entend par intersectionnalité l'interconnexion des catégorisations sociales comme la race, la classe
et le genre et ses effets sur une personne ou un groupe en particulier, vue comme créant des systèmes
de discrimination ou de désavantages interdépendants qui se chevauchent. Un cadre théorique pour
comprendre comment certains aspects des identités sociale et politique d'une personne (p. ex., le
genre, la race, la classe, la sexualité, les capacités, la grandeur, etc.) pourraient se combiner pour créer
des modes uniques de discrimination. L'intersectionnalité détermine les injustices qui sont ressenties
par les personnes en raison d'une combinaison de facteurs.

Microagression ou micro-agression
Il s'agit d'une déclaration, une action ou un incident qui a pour effet discriminer indirectement,
subtilement ou non intentionnellement des membres d'un groupe marginalisé comme une minorité
raciale ou ethnique.

Privilège
(Voir aussi privilège Blanc)

Pouvoir social accordé par les institutions formelles et informelles de la société à TOUS les membres
d'un groupe dominant (p. ex., privilège Blanc, privilège masculin, etc.). Le privilège est habituellement
invisible aux yeux de ceux qui le possèdent, parce qu'ils en viennent à le tenir pour acquis par la force
des choses, mais il leur permet néanmoins d'être avantagés par rapport à ceux qui ne le possèdent pas.

Injustice raciale
L'injustice raciale est lorsque des groupes raciaux ne sont pas sur un même pied d'égalité, pensons
notamment au taux de décrochage scolaire chez les divers groupes ethniques, à la possession de
maisons unifamiliales, à l'accès aux soins de santé, etc.

Justice raciale
Le traitement équitable systématique des personnes de toutes races, donnant lieu à des possibilités et
des résultats équitables pour chacun. La justice raciale-ou l'équité raciale-va au-delà de« l'anti-
racisme». Ce n'est pas seulement que l'absence de discrimination et d'inégalités, mais aussi la présence
de systèmes et d'appuis délibérés pour atteindre et maintenir l'équité raciale par l'entremise de
mesures proactives et préventives. La justice raciale se définit comme le renforcement proactif des
politiques, des pratiques, des attitudes et des actions qui produisent un pouvoir, un accès, des
possibilités, un traitement, des répercussions et des résultats équitables pour tous.

Racisme
Le racisme est la conviction que les caractéristiques et les capacités peuvent être attribuées aux
personnes simplement en fonction de leur race et que certains groupes raciaux sont supérieurs à
d'autres. Le racisme et la discrimination ont été utilisés comme des armes puissantes qui encouragent la
crainte ou la haine envers les autres en temps de conflits et de guerre, et même en périodes de
ralentissements économiques.

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Racisme structurel
Le racisme structurel est la normalisation et la légitimation d'une panoplie de dynamiques - historiques,
culturelles, institutionnelles et interpersonnelles - qui avantagent régulièrement les Blancs tout en
produisant des résultats négatifs cumulatifs et chroniques pour les personnes de couleur. Le racisme
structurel englobe le système complet de domination des Blancs, diffusé et imprégné dans tous les
aspects de la société, y compris son histoire, sa culture, ses politiques, son économie et l'ensemble du
tissu social. Le racisme structurel est plus difficile à détecter au sein d'une institution en particulier, car il
fait intervenir les facteurs qui ont pour effet de renforcer de multiples institutions et normes culturelles,
passées et présentes, reproduisant continuellement les anciennes formes de racisme et en produisant
de nouvelles. Le racisme structurel est la forme de racisme la plus profonde et la plus envahissante -
toutes les autres formes de racisme proviennent du racisme structurel.

Racisme systémique
(Voir aussi Racisme institutionnel)

Le racisme systémique comprend les politiques et les pratiques ancrées dans les institutions établies, qui
donnent lieu à l'exclusion ou à la promotion de certains groupes. Il diffère de la discrimination flagrante
qu'il n'implique pas de gestes ou paroles ciblant une personne en particulier (Comité sur les relations
communautaires et raciales du maire de Toronto, Relations raciales: mythes et réalités).

Il se manifeste de deux manières:

l. Racisme institutionnel: discrimination raciale perpétrée par des personnes qui poursuivent les
dictats des autres qui sont lésés ou qui appartiennent à une société lésée.
2. Racisme structurel: inégalités enracinées dans le fonctionnement d'une société à l'échelle de
système, qui exclut de grands nombres de personnes issues de groupes particuliers d'une
participation significative dans les grandes institutions sociales (Henry et Tatar, 2006, p. 352).

Minorité visible
Au Canada, la Loi sur l'équité en matière d'emploi définit les minorités visibles comme« les personnes,
autres que les Autochtones, qui ne sont pas de race blanche ou qui n'ont pas la peau blanche». La
construction de la catégorie« minorité visible» aux fins de l'équité en matière d'emploi s'inspire des
perceptions historiques du racisme et des désavantages collectifs qui en découlent. Une telle
catégorisation présuppose un monde où nous sommes divisés entre les Caucasiens dominants et les
non-Caucasiens subordonnés. Aux fins de la « catégorisation des races», vous êtes soit Caucasien, soit
non Caucasien, soit Autochtone.

Privilège Blanc
(Voir aussi Privilège)

1. Désigne l'ensemble d'avantages, de droits, de bienfaits et de choix inhérents et non acquis qui
sont accordés à un groupe de personnes uniquement parce qu'elles sont de race blanche. En
règle générale, les Blancs qui profitent d'un tel privilège le font sans en être conscients.
2. Les avantages et les désavantages accumulés et inter-reliés du privilège Blanc qui se reflètent
dans les inégalités raciales et ethniques sur le plan de l'espérance de vie et d'autres résultats sur
la santé, sur le plan des revenus et de la richesse et sur d'autres facteurs, en partie par le biais
d'un accès différent aux possibilités et aux ressources. Ces différences sont maintenues en

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partie en niant l'existence de ces avantages et désavantages aux niveaux structurel,
institutionnel, culturel, interpersonnel et individuel et en refusant de les redresser ou d'éliminer
les systèmes, les politiques, les pratiques, les normes culturelles et autres comportements et
hypothèses qui les maintiennent.
• Privilège Blanc structurel : Un système de domination des Blancs qui crée et maintient les
systèmes de croyance qui font que les avantages et les désavantages raciaux semblent
normaux. Privilège Blanc interpersonnel : Comportement entre les gens qui reflète
consciemment ou inconsciemment la supériorité ou le droit des Blancs.
• Privilège Blanc culturel : Un ensemble d'hypothèses culturelles dominantes à propos de ce
qui est bon, normal ou approprié qui reflètent les opinions du monde blanc de l'Europe
occidentale et rejette ou démonise les autres points de vue.
• Privilège Blanc institutionnel : Politiques, pratiques et comportements des institutions qui
ont pour effet de maintenir ou d'augmenter les avantages accumulés des groupes
actuellement définis comme Blancs, et de maintenir ou d'augmenter les désavantages pour
les groupes raciaux ou ethniques qui ne sont pas définis comme Blancs.

Suprématie blanche
L'idée (idéologie) que les Blancs et les idées, les pensées, les croyances et les actions des Blancs sont
supérieurs aux personnes de couleur et à leurs idées, pensées, croyances et actions. Alors que la plupart
des gens associent la suprématie blanche à des groupes d'extrémistes comme le Ku Klux Klan et les néo-
Nazis, la suprématie blanche est toujours présente dans nos hypothèses institutionnelles et culturelles
qui attribuent une valeur, une moralité, une bonté et une humanité au groupe blanc, tout en attribuant
aux personnes et aux communautés de couleur le rôle de sans valeur, d'immoraux, de mauvais et
d'inhumains ainsi que« non méritants». Tirée d'une théorie raciale critique, l'expression« suprématie
blanche » désigne aussi un système politique ou socioéconomique dans lequel les Blancs profitent
d'avantages et de droits structurels auxquels les autres groupes raciaux et ethniques n'ont pas accès,
tant au niveau collectif qu'individuel.

Blancheur
1. Le terme Blanc, pour désigner des gens, a été créé par des propriétaires d'esclaves de la Virginie
et des règles coloniales au 17e siècle. Il a remplacé les termes comme Chrétien et Anglais pour
différencier les colons européens des Africains et des Autochtones. Les pouvoirs des colons
européens ont établi la blancheur en tant que concept juridique après la Révolte de Bacon en
1676, au cours de laquelle des serviteurs de descendants européens et africains ont uni leurs
forces contre l'élite coloniale.
2. La blancheur en soi renvoie aux dimensions particulières du racisme qui servent à élever les
Blancs à un rang supérieur à celui des personnes de couleur. La blancheur est dynamique,
relationnelle et elle fonctionne en tout temps à divers niveaux. Ces processus et pratiques
comprennent des droits, des valeurs, des croyances, des perspectives et des expériences de
base apparemment partagés communément par tous, mais qui sont en fait toujours accordés
seulement aux Blancs.

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Autres ressources
• https://blacklivesmatter.com/ (en anglais seulement)
• https://blackmentalhealth.ca/ (en anglais seulement)
• Ligne de soutien: 1-833-294-8650
• https://www .esa ntementa le .ca/
• Programme d'aide aux employés
• Réseau de la fierté des employés
• Réseau des employés handicapés
• Réseau des minorités visibles d'EDSC
o Boîte aux lettres générale: EDSC.Reseau.MV-VM.Network.ESDC@hrsdc-rhdcc.gc.ca
• Caucus des employés fédéraux noirs
• Cercle des employés autochtones (CEA)
• LifeSpeak (organisation qui œuvre en santé mentale - ID du ministère : Canada)
• Racial Equality Tools (en anglais seulement)
• Implication active de la jeunesse innovatrice (IMAJIN)

Sources des définitions :

• BIPOC Project (en anglais seulement)


• Diversité et équité en matière d'emploi dans la fonction publique
• http://www.aclrc.com/forms-of-racism (en anglais seulement)
• https://www.cnn.com/2020/06/0S/health/racial-microaggressions-examples-responses-
wellness/index.html (en anglais seulement)
• https://www.globalissues.org/article/165/racism (en anglais seulement)
• https://iog.ca/about/news/the-visible-minority-construct/ (site bilingue mais article en anglais)
• https://www.lexico.com/en/definition/ally
• https://www.lexico.com/en/definition/intersectionality
• https://www.lexico.com/en/definition/microaggression
• https://metro .co.u k/2020/06/04/what-system ic-racism-mea n-12806367 /
• https://www.sunrisemovement.org/bipoc-gnd-crash-course
• https://www.racialequitytools.org/glossary#implicit-bias
• https://www.racialequitytools.org/glossary#institutional-racism
• https://www.racialequitytools.org/glossary#interpersonal-racism
• https://www.racialequitytools.org/glossary#privilege
• https://www.racialequitytools.org/glossa ry#racia 1-ineq ua lity
• https://www.racialequitytools.org/glossary#racial-justice
• https://www.racialequitytools.org/glossary#structural-racism
• https://www.racialequitytools.org/glossa ry#wh ite-privilege
• https://www.racialequitytools.org/glossary#white-supremacy
• https://www.racialequitytools.org/glossa ry#wh iteness
• What does it mean to be an Ally?
• https://en.wikipedia.org/wiki/lntersectionality

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Table des matières
Allié ............................................................................................................................................................... 1

BIPOC ............................................................................................................................................................ 2

Discrimination ............................................................................................................................................... 2

Diversité ........................................................................................................................................................ 2

Biais implicites (ou cachés ou inconscients) ................................................................................................. 2

Racisme institutionnel .................................................................................................................................. 2

Racisme interpersonnel ................................................................................................................................ 2

Intersection na lité .......................................................................................................................................... 3

M icroagression ou micro-agression .............................................................................................................. 3

Privilège ......................................................................................................................................................... 3

Injustice raciale ............................................................................................................................................. 3

Justice raciale ................................................................................................................................................ 3

Racisme ......................................................................................................................................................... 3

Racisme structurel ........................................................................................................................................ 4

Racisme systémique ...................................................................................................................................... 4

Minorité visible ............................................................................................................................................. 4

Privilège Blanc ............................................................................................................................................... 4

Suprématie blanche ...................................................................................................................................... 5

Blancheur ...................................................................................................................................................... 5

Autres ressources .......................................................................................................................................... 6

Allié
Être un allié, c'est ...

1. Faire de la lutte votre propre combat.


2. Vous tenir debout, même si vous ressentez la peur.
3. Transmettre vos privilèges à ceux qui n'en ont pas.
4. Reconnaître que bien que vous aussi, vous ressentez la douleur, la conversation ne vous
concerne pas.

Être un allié consiste à s'unir à d'autres pour promouvoir un intérêt commun. Comme démontré ci-
dessus, les gens qui sont des alliés ne font pas qu'offrir leur aide, ils partagent aussi un intérêt commun
avec ceux qu'ils souhaitent aider. Dans une alliance, les deux parties profitent du lien ou de la connexion
qu'elles partagent.

000015
BIPOC
Le terme BIPOC, de l'anglais« Black, lndigenous, People of Color », désigne les Noirs, Autochtones et
personnes de couleur et vise à unifier toutes les personnes de couleur dans la lutte pour la libération,
tout en reconnaissant de façon intentionnelle que les personnes de couleur ne subissent pas toutes les
mêmes degrés d'injustice.

En nommant précisément les Noirs et les Autochtones, nous reconnaissons que les Noirs et les
Autochtones subissent les pires conséquences de la suprématie blanche systémique, du classisme et de
la colonisation de peuplement.

Discrimination
La discrimination est une action ou une décision qui menace fortement une personne ou un groupe pour
des raisons telles que leur race, leur âge ou leur limitation fonctionnelle. Ces formes de discrimination,
aussi appelées motifs, sont condamnées par la Loi canadienne sur les droits de la personne.

Diversité
La diversité comprend toutes les façons par lesquelles les personnes sont différentes et elle englobe
toutes les différentes caractéristiques qui font qu'une personne ou un groupe est différent d'un autre.
Elle est entièrement inclusive et reconnaît chacun et chaque groupe comme faisant partie de la diversité
qui devrait être valorisée. Une vaste définition comprend non seulement la race, l'ethnicité et le genre
- les groupes qui viennent le plus souvent à l'esprit lorsque le terme« diversité» est utilisé - mais
aussi l'âge, le pays d'origine, la religion, les limitations fonctionnelles, l'orientation sexuelle, le statut
socioéconomique, le niveau de scolarité, l'état matrimonial, la langue et l'apparence physique. Elle fait
aussi référence à différentes idées, perspectives et valeurs.

Biais implicites ou inconscients


Aussi appelés biais inconscients ou cachés, les biais implicites sont des mécanismes mentaux négatifs qui
se déclenchent automatiquement chez une personne, sans qu'elle sans rende compte. De nombreuses
études ont indiqué que les biais implicites se manifestent par des comportements ou des actions
concrètes, qui sont perpétrés par des personnes qui ne sont même pas conscientes du fait qu'elles
entretiennent ces biais.

Racisme institutionnel
(Voir aussi Racisme systémique)

Le racisme institutionnel renvoie précisément aux façons par lesquelles les politiques et les pratiques
institutionnelles ont des répercussions différentes selon le groupe racial auquel on appartient. Il se
pourrait que les politiques institutionnelles ne mentionnent jamais de groupe racial, mais elles ont pour
effet de créer des avantages pour les Blancs et une oppression ainsi que des désavantages pour les
personnes issues de groupes classés comme des personnes de couleur.

Racisme interpersonnel
Le racisme interpersonnel se produit entre deux personnes. Lorsque nous faisons intervenir nos
convictions personnelles dans nos interactions avec les autres, le racisme relève alors du domaine
interpersonnel.

000016
lntersectionnalité
On entend par intersectionnalité l'interconnexion des catégorisations sociales comme la race, la classe
et le genre et ses effets sur une personne ou un groupe en particulier, vue comme créant des systèmes
de discrimination ou de désavantages interdépendants qui se chevauchent. Un cadre théorique pour
comprendre comment certains aspects des identités sociale et politique d'une personne (p. ex., le
genre, la race, la classe, la sexualité, les capacités, la grandeur, etc.) pourraient se combiner pour créer
des modes uniques de discrimination. L'intersectionnalité détermine les injustices qui sont ressenties
par les personnes en raison d'une combinaison de facteurs.

Microagression ou micro-agression
Il s'agit d'une déclaration, une action ou un incident qui a pour effet discriminer indirectement,
subtilement ou non intentionnellement des membres d'un groupe marginalisé comme une minorité
raciale ou ethnique.

Privilège
(Voir aussi privilège Blanc)

Pouvoir social accordé par les institutions formelles et informelles de la société à TOUS les membres
d'un groupe dominant (p. ex., privilège Blanc, privilège masculin, etc.). Le privilège est habituellement
invisible aux yeux de ceux qui le possèdent, parce qu'ils en viennent à le tenir pour acquis par la force
des choses, mais il leur permet néanmoins d'être avantagés par rapport à ceux qui ne le possèdent pas.

Injustice raciale
L'injustice raciale est lorsque des groupes raciaux ne sont pas sur un même pied d'égalité, pensons
notamment au taux de décrochage scolaire chez les divers groupes ethniques, à la possession de
maisons unifamiliales, à l'accès aux soins de santé, etc.

Justice raciale
Le traitement équitable systématique des personnes de toutes races, donnant lieu à des possibilités et
des résultats équitables pour chacun. La justice raciale-ou l'équité raciale-va au-delà de« l'anti-
racisme». Ce n'est pas seulement que l'absence de discrimination et d'inégalités, mais aussi la présence
de systèmes et d'appuis délibérés pour atteindre et maintenir l'équité raciale par l'entremise de
mesures proactives et préventives. La justice raciale se définit comme le renforcement proactif des
politiques, des pratiques, des attitudes et des actions qui produisent un pouvoir, un accès, des
possibilités, un traitement, des répercussions et des résultats équitables pour tous.

Racisme
Le racisme est la conviction que les caractéristiques et les capacités peuvent être attribuées aux
personnes simplement en fonction de leur race et que certains groupes raciaux sont supérieurs à
d'autres. Le racisme et la discrimination ont été utilisés comme des armes puissantes qui encouragent la
crainte ou la haine envers les autres en temps de conflits et de guerre, et même en périodes de
ralentissements économiques.

000017
Racisme structurel
Le racisme structurel est la normalisation et la légitimation d'une panoplie de dynamiques - historiques,
culturelles, institutionnelles et interpersonnelles - qui avantagent régulièrement les Blancs tout en
produisant des résultats négatifs cumulatifs et chroniques pour les personnes de couleur. Le racisme
structurel englobe le système complet de domination des Blancs, diffusé et imprégné dans tous les
aspects de la société, y compris son histoire, sa culture, ses politiques, son économie et l'ensemble du
tissu social. Le racisme structurel est plus difficile à détecter au sein d'une institution en particulier, car il
fait intervenir les facteurs qui ont pour effet de renforcer de multiples institutions et normes culturelles,
passées et présentes, reproduisant continuellement les anciennes formes de racisme et en produisant
de nouvelles. Le racisme structurel est la forme de racisme la plus profonde et la plus envahissante -
toutes les autres formes de racisme proviennent du racisme structurel.

Racisme systémique
(Voir aussi Racisme institutionnel)

Le racisme systémique comprend les politiques et les pratiques ancrées dans les institutions établies, qui
donnent lieu à l'exclusion ou à la promotion de certains groupes. Il diffère de la discrimination flagrante
qu'il n'implique pas de gestes ou paroles ciblant une personne en particulier (Comité sur les relations
communautaires et raciales du maire de Toronto, Relations raciales: mythes et réalités).

Il se manifeste de deux manières:

l. Racisme institutionnel: discrimination raciale perpétrée par des personnes qui poursuivent les
dictats des autres qui sont lésés ou qui appartiennent à une société lésée.
2. Racisme structurel: inégalités enracinées dans le fonctionnement d'une société à l'échelle de
système, qui exclut de grands nombres de personnes issues de groupes particuliers d'une
participation significative dans les grandes institutions sociales (Henry et Tatar, 2006, p. 352).

Minorité visible
Au Canada, la Loi sur l'équité en matière d'emploi définit les minorités visibles comme« les personnes,
autres que les Autochtones, qui ne sont pas de race blanche ou qui n'ont pas la peau blanche». La
construction de la catégorie« minorité visible» aux fins de l'équité en matière d'emploi s'inspire des
perceptions historiques du racisme et des désavantages collectifs qui en découlent. Une telle
catégorisation présuppose un monde où nous sommes divisés entre les Caucasiens dominants et les
non-Caucasiens subordonnés. Aux fins de la « catégorisation des races», vous êtes soit Caucasien, soit
non Caucasien, soit Autochtone.

Privilège Blanc
(Voir aussi Privilège)

1. Désigne l'ensemble d'avantages, de droits, de bienfaits et de choix inhérents et non acquis qui
sont accordés à un groupe de personnes uniquement parce qu'elles sont de race blanche. En
règle générale, les Blancs qui profitent d'un tel privilège le font sans en être conscients.
2. Les avantages et les désavantages accumulés et inter-reliés du privilège Blanc qui se reflètent
dans les inégalités raciales et ethniques sur le plan de l'espérance de vie et d'autres résultats sur
la santé, sur le plan des revenus et de la richesse et sur d'autres facteurs, en partie par le biais
d'un accès différent aux possibilités et aux ressources. Ces différences sont maintenues en

000018
partie en niant l'existence de ces avantages et désavantages aux niveaux structurel,
institutionnel, culturel, interpersonnel et individuel et en refusant de les redresser ou d'éliminer
les systèmes, les politiques, les pratiques, les normes culturelles et autres comportements et
hypothèses qui les maintiennent.
• Privilège Blanc structurel : Un système de domination des Blancs qui crée et maintient les
systèmes de croyance qui font que les avantages et les désavantages raciaux semblent
normaux. Privilège Blanc interpersonnel : Comportement entre les gens qui reflète
consciemment ou inconsciemment la supériorité ou le droit des Blancs.
• Privilège Blanc culturel : Un ensemble d'hypothèses culturelles dominantes à propos de ce
qui est bon, normal ou approprié qui reflètent les opinions du monde blanc de l'Europe
occidentale et rejette ou démonise les autres points de vue.
• Privilège Blanc institutionnel : Politiques, pratiques et comportements des institutions qui
ont pour effet de maintenir ou d'augmenter les avantages accumulés des groupes
actuellement définis comme Blancs, et de maintenir ou d'augmenter les désavantages pour
les groupes raciaux ou ethniques qui ne sont pas définis comme Blancs.

Suprématie blanche
L'idée (idéologie) que les Blancs et les idées, les pensées, les croyances et les actions des Blancs sont
supérieurs aux personnes de couleur et à leurs idées, pensées, croyances et actions. Alors que la plupart
des gens associent la suprématie blanche à des groupes d'extrémistes comme le Ku Klux Klan et les néo-
Nazis, la suprématie blanche est toujours présente dans nos hypothèses institutionnelles et culturelles
qui attribuent une valeur, une moralité, une bonté et une humanité au groupe blanc, tout en attribuant
aux personnes et aux communautés de couleur le rôle de sans valeur, d'immoraux, de mauvais et
d'inhumains ainsi que« non méritants». Tirée d'une théorie raciale critique, l'expression« suprématie
blanche » désigne aussi un système politique ou socioéconomique dans lequel les Blancs profitent
d'avantages et de droits structurels auxquels les autres groupes raciaux et ethniques n'ont pas accès,
tant au niveau collectif qu'individuel.

Blancheur
1. Le terme Blanc, pour désigner des gens, a été créé par des propriétaires d'esclaves de la Virginie
et des règles coloniales au 17e siècle. Il a remplacé les termes comme Chrétien et Anglais pour
différencier les colons européens des Africains et des Autochtones. Les pouvoirs des colons
européens ont établi la blancheur en tant que concept juridique après la Révolte de Bacon en
1676, au cours de laquelle des serviteurs de descendants européens et africains ont uni leurs
forces contre l'élite coloniale.
2. La blancheur en soi renvoie aux dimensions particulières du racisme qui servent à élever les
Blancs à un rang supérieur à celui des personnes de couleur. La blancheur est dynamique,
relationnelle et elle fonctionne en tout temps à divers niveaux. Ces processus et pratiques
comprennent des droits, des valeurs, des croyances, des perspectives et des expériences de
base apparemment partagés communément par tous, mais qui sont en fait toujours accordés
seulement aux Blancs.

000019
Autres ressources
• https://blacklivesmatter.com/ (en anglais seulement)
• https://blackmentalhealth.ca/ (en anglais seulement)
• Ligne de soutien: 1-833-294-8650
• https://www .esa ntementa le .ca/
• Programme d'aide aux employés
• Réseau de la fierté des employés
• Réseau des employés handicapés
• Réseau des minorités visibles d'EDSC
o Boîte aux lettres générale: EDSC.Reseau.MV-VM.Network.ESDC@hrsdc-rhdcc.gc.ca
• Caucus des employés fédéraux noirs
• Cercle des employés autochtones (CEA)
• LifeSpeak (organisation qui œuvre en santé mentale - ID du ministère : Canada)
• Racial Equality Tools (en anglais seulement)
• Implication active de la jeunesse innovatrice (IMAJIN)

Sources des définitions :

• BIPOC Project (en anglais seulement)


• Diversité et équité en matière d'emploi dans la fonction publique
• http://www.aclrc.com/forms-of-racism (en anglais seulement)
• https://www.cnn.com/2020/06/0S/health/racial-microaggressions-examples-responses-
wellness/index.html (en anglais seulement)
• https://www.globalissues.org/article/165/racism (en anglais seulement)
• https://iog.ca/about/news/the-visible-minority-construct/ (site bilingue mais article en anglais)
• https://www.lexico.com/en/definition/ally
• https://www.lexico.com/en/definition/intersectionality
• https://www.lexico.com/en/definition/microaggression
• https://metro .co.u k/2020/06/04/what-system ic-racism-mea n-12806367 /
• https://www.sunrisemovement.org/bipoc-gnd-crash-course
• https://www.racialequitytools.org/glossary#implicit-bias
• https://www.racialequitytools.org/glossary#institutional-racism
• https://www.racialequitytools.org/glossary#interpersonal-racism
• https://www.racialequitytools.org/glossary#privilege
• https://www.racialequitytools.org/glossa ry#racia 1-ineq ua lity
• https://www.racialequitytools.org/glossary#racial-justice
• https://www.racialequitytools.org/glossary#structural-racism
• https://www.racialequitytools.org/glossa ry#wh ite-privilege
• https://www.racialequitytools.org/glossary#white-supremacy
• https://www.racialequitytools.org/glossa ry#wh iteness
• What does it mean to be an Ally?
• https://en.wikipedia.org/wiki/lntersectionality

000020
UNCLASSIFIED / NON CLASSIFIÉ

3) These things did happen, but I have misinterpreted innocent or benign actions incorrectly and
should not have understood them to be malicious or detrimental. As a result, 1am the one who
needs remediation;

4) These things did happen, but people like me need to understand that that is just the price you
have to pay if you want to enjoy the benefits that this country has to offer; or

5) My story is not only true but it is representative of th ose of many other Canadians. ln this
scenario, my story and those of everyone else who has had a similar experience deserve to be
listened to, believed and acted upon in accordance with what we daim as Canadian values.

1take no quarrel whatsoever with the statement that Canada is a "mature, welcoming, open-minded
and generous country". ln fact, 1am staking everything on it being proven true.

My question, Rex Murphy, is can we be mature, welcoming, open-minded and generous enough to
recognize that I haven't invented what I have said, 1 haven't invented the impact that I have felt, and
that at least the essence of my experience may well be shared by even millions of Canadians?

1think that the answer is yes. ln fact, 1have great confidence that the answer is yes. If there is one
country on the face of this plan et that can doit, it is Canada. We have more than 153 years of
experience confronting very difficult questions and coming out the better for having done so. We have
the values and the abilities to address this one too and to doit better than anyone else from what I have
seen a round the world.

But if your question is "Aren't we good enough already that we should drop this tapie?" then my answer
is a plain "No."

A question was asked about my experience and that of other Canadians of colour. 1have offered my
response on the basis of it having been asked in good faith. If my situation is unique or nearly unique,
then the conclusion offered by Mr. Murphy should stand. If my experience resonates with that of
100,000 other Canadians or 1,000,000 or more, there cornes a point where that conclusion can no
longer stand. If it can't, we face another very difficult and defining question: "So what are we going to
do now?"

000029
UNCLASSIFIED / NON CLASSIFIÉ

Réponse aux questions sur le racisme au Canada de Rex Murphy

Daniel Quan-Watson

Dans une récente chronique, Rex Murphy pose d'importantes questions au sujet du racisme au
Canada. Entre autres, il demande« Dans quelle mesure le racisme et la discrimination font-ils
réellement partie de la réalité canadienne? Sont-ils extrêmement présents? Sont-ils ... un
élément central de la vie canadienne? Il semblerait qu'il s'agisse des questions rhétoriques
auxquelles la réponse est« Non». Il conclut que« Pout toute personne de bonne foi, le Canada
est un pays mûr, accueillant, ouvert d'esprit et généreux» et qu'il« a fait de son mieux pour
être tolérant et accueillant».

L'expérience de vie de M. Murphy semble l'avoir amené à conclure, après avoir eu une occasion
remarquable de connaître et de voir le Canada et les Canadiens d'un océan à l'autre, que le
racisme n'est qu'un phénomène individuel et exceptionnel dans ce pays. Je suis vraiment
heureux qu'il ne se soit jamais senti victime de racisme dans sa vie. Personne ne devrait jamais
ressentir cela.

Cependant, je prendrai ses questions au pied de la lettre, parce que l'essence même de la
compréhension du racisme (ou du sexisme, ou d'autres préjugés) est de comprendre si les
personnes d'autres origines vivent ou non une expérience différente. Les points de vue que je
présente ci-dessous découlent de mon expérience directe et personnelle sur une période de
plus de 50 ans. Je ne parle pas au nom d'autres personnes et certainement pas au nom de tout
le pays. Le mieux que je peux faire est de raconter une partie de mon histoire.

Pour commencer, je suis né au Canada, j'ai seulement vécu ici et ne vivrai qu'ici. J'ai vécu dans
cinq provinces et un territoire. J'ai visité chaque province et territoire du pays, de la pointe nord
de l'île d'Ellesmere jusqu'à la pointe Pelée et de la frontière entre le Yukon et l'Alaska jusqu'au
cap Spear. Vous auriez du mal à dire si le français ou l'anglais est ma langue maternelle. Je suis
sous-ministre au sein du gouvernement du Canada depuis plus d'une décennie, ce qui signifie
que j'ai bénéficié de l'une des plus grandes possibilités qu'un Canadien puisse avoir pour aider à
façonner la vie et l'avenir de ce pays. J'ai eu le privilège de diriger des institutions nationales qui
nous sont chères, de rédiger des lois qui façonneront notre pays pendant des générations et de
contribuer à résoudre des problèmes qui nous touchent tous. Très peu de Canadiens ont reçu
plus d'appui, de possibilités, d'encouragement et d'acceptation de la part du Canada et des
Canadiens que moi. J'ai accès aux plus hautes fonctions du pays au sein du gouvernement, de
l'industrie, du milieu universitaire et du secteur sans but lucratif. J'ai plus de privilèges que tous
les autres Canadiens, sauf un très petit nombre, peu importe leur race. Par conséquent, pendant
une grande partie de ma vie, j'ai eu plus de marge de manœuvre et d'accès au pouvoir pour
répondre aux problèmes que la plupart des Canadiens, sauf un petit nombre.

Cependant, ce n'est pas toute mon histoire, et c'est ce dont j'écris aujourd'hui.

Je suis d'origine chinoise canadienne d'un côté de ma famille biologique et de l'autre, Polonaise
et Irlandaise. Il est généralement évident pour la plupart des gens qui me rencontrent pour la
première fois que je suis de descendance asiatique. J'ai été adopté et élevé avec amour par les
descendants d'immigrants écossais et anglais dont les ancêtres sont arrivés au Canada il y a plus
d'un siècle.

000030
UNCLASSIFIED / NON CLASSIFIÉ

En ce qui concerne la prévalence du racisme, il convient de souligner que même la victime qui
prend soigneusement la peine de noter tous les cas de racisme qui lui sont arrivés (je n'en ai
jamais rencontré une) ne saura jamais vraiment combien de fois elle a été touchée. Beaucoup
de gens ont tendance à penser que le racisme est une manifestation évidente et spectaculaire,
comme le fait de brûler une croix ou de crier une insulte fondée sur la race. Le racisme,
cependant, est comme un iceberg pour un navire voyageant la nuit. Vous ne le voyez peut-être
pas lorsque vous voyagez, mais si vous le voyez, la partie visible n'est que le plus petit
pourcentage du danger auquel vous faites face. Pour cette raison, il arrive que vous ne le
remarquiez pas à ce moment-là. Vous vous rendez compte plus tard qu'une entaille s'est
produite sous la ligne de flottaison que vous devez gérer. Les cas faciles à repérer sont ceux où
vous remarquez le racisme de plein fouet et c'est spectaculaire et tout le monde peut le
voir. Par conséquent, il n'y aura jamais un décompte parfait des cas de racisme.

La liste ci-dessous n'est qu'un petit échantillon de choses qui me sont arrivées et qui, je crois,
étaient fondées sur la race. Pour vous donner un ordre de grandeur, je dirais qu'à la mi-
cinquantaine, j'aurai fait face à quelque chose comme 10 000 injures, insultes, décisions ou
gestes fondés sur la race au cours de ma vie. Il se pourrait que je me trompe peut-être de
quelques milliers dans les deux sens, mais pas beaucoup. De nombreuses fois dans ma jeunesse,
lorsque les jeunes n'avaient pas encore appris que le fait d'être ouvertement raciste pouvait
leur causer des ennuis, 10, 20 incidents ou plus n'auraient pas été inhabituels. Si vous ne pouvez
pas sortir de votre propre vestiaire au hockey mineur sans faire face à de multiples insultes, et
en plus lorsque l'autre équipe intervient, le nombre augmente rapidement. Un groupe d'enfants
intimidateurs peut accomplir beaucoup lorsqu'ils se liguent contre un autre. L'école secondaire,
l'université, la carrière et la vie quotidienne ont vu ces tendances continuer. Certains des
incidents énumérés ci-dessous sont très, très récents.

Si vous avez l'impression que cela ne peut pas être la vérité ou qu'il y a une certaine
exagération, je vous suggère de demander à une personne de couleur que vous connaissez et en
qui vous avez confiance d'être honnête avec vous si cette liste leur rappelle leur expérience. Si
ce n'est pas le cas, très bien, cela signifie que je suis peut-être le seul. Si cela a un effet, cela
signifie que nous avons probablement du travail à faire. Cela dit aussi quelque chose de très
important, s'il n'y a pas de personne de couleur dans votre vie avec qui vous vous sentiriez à
l'aise de poser cette question. Surtout si vous êtes sceptique ou si vous avez déjà conclu que je
dois me tromper.

Je n'ai pas passé ma vie à dresser une liste de blessures. Jusqu'à ce que je lise cette question, je
n'avais même jamais pensé à essayer de leur donner un nombre. Ce n'est pas exactement
quelque chose dont j'ai envie de me souvenir, encore moins de discuter ou de partager. Il s'agit
en fait des moments les plus douloureux de ma vie. Cependant, si la question porte sur la
prévalence et la centra lité de ces expériences dans la vie des Canadiens, je les pose ici. Peut-être
que de cette façon, ces blessures auront un meilleur but que je n'aurais jamais imaginé et un
but infiniment meilleur que ce que leurs auteurs auraient voulu ou prévu.

En guise d'introduction, voici un échantillon d'événements que j'ai vécus:

• On m'a appelé Chintoke plusieurs milliers de fois. À l'école primaire, c'était plusieurs fois
par jour. Non seulement par des étudiants, mais parfois par des adultes. Les plaintes
adressées aux enseignants n'étaient pas les bienvenues et se sont simplement soldées
par une nouvelle agression à la sortie de l'école.

000031
UNCLASSIFIED / NON CLASSIFIÉ

• J'ai dû me battre pour rentrer chez moi, à partir de l'âge de 6 ou 7 ans, après quoi j'ai
été suivi par des enfants plus âgés (habituellement des étrangers et parfois des
adolescents) qui m'ont suivi, qui m'ont appelé Chintoke, et qui ont essayé de me battre
ou qui l'ont fait. La fréquence a chuté au fil des ans, mais ça s'est passé de temps en
temps à l'école secondaire et même une fois à l'université. Ce serait au moins des
centaines de fois.
• Quand j'avais 10 ans, deux employés d'une entreprise de livraison ont intimidé un
troisième employé adulte, mais plus jeune, pour me suivre dans la ruelle et m'agresser,
tous les trois criant des insultes raciales et se moquant de mes yeux. Je me souviens du
nom de cette entreprise et je refuse de faire affaire avec elle jusqu'à ce jour. Je ne me
suis pas donné la peine de le signaler à quiconque quand j'avais 10 ans parce que j'avais
appris bien avant que rien ne serait fait.
• À l'école primaire, j'ai essayé de comprendre avec mon jeune frère qui est d'ascendance
Anishinabe pourquoi tout le monde se moquait de lui lorsque son enseignant suppléant
a dit à la classe:« Vous êtes tous d'excellents élèves blancs canadiens, et bien (en
regardant mon frère) LA PLUPART d'entre vous.» Ce que nous comprenions pas du
tout, mon frère et moi, était pourquoi personne ne pensait que c'était un problème.
• Lorsque j'étais adolescent et que j'avais une petite amie blanche, un homme d'âge
moyen que moi et ma petite amie ne connaissions pas est venu nous voir dans la file
d'attente à un match de hockey et s'est adressé à elle avec un ton coléreux en disant
ceci:« Qui pensez-vous qui va vous protéger si vous sortez avec l'un d'eux?»
• Un professeur d'université m'a ridiculisé bruyamment, en public et devant plusieurs
autres étudiants en disant : « Tu dois être le premier Asiatique à ne jamais étudier autre
chose que les maths ou les sciences!»
• On m'a dit, en parlant la langue officielle du Canada qui n'est pas l'anglais,« speak white
(parlez blanc), vous êtes au Canada maintenant». Cela m'est arrivé plus de 100 fois dans
ma vie, parfois quand je parle à mes enfants que ma femme et moi avons élevés de
façon bilingue. Quand je leur ai répondu que s'ils connaissaient très bien le Canada, ils
sauraient que je parlais l'une de nos langues officielles, il était clair que leur hypothèse
linguistique était très différente.
• Un homme qui s'est opposé à quelque chose qu'il pensait que j'avais fait sur la route a
laissé sa voiture à un feu de circulation au centre-ville de Victoria pour venir à ma
fenêtre et crier:« Chintoke, chintoke, chintoke ! » tout en voulant m'engager dans un
combat. J'étais un Sous-ministre au gouvernment fédéral à ce point-là.
• Un employé d'une agence privée de recrutement m'a dit qu'il ne pouvait me
recommander pour travailler avec le public« parce que les Canadiens ne se sentiraient
pas à l'aise à s'entretenir avec quelqu'un comme toi».
• Cette même personne, quand je lui ai dit plus tôt dans cette conversation que j'étais
bilingue, a dit que parler la langue chinoise n'était pas utile. Bien sûr que je parlais de la
langue française, mais elle a toute de suite assumée qu'il s'agissait de la langue chinoise.
• À de nombreuses reprises, on m'a dit que la seule raison pour laquelle j'ai eu des
emplois différents, c'est parce que je suis une minorité visible. Parfois, c'est très direct
et d'autres fois ils écartent entièrement mes réalisations par rapport à la situation de
l'autre personne - « Ils n'allaient pas abaisser les normes pour quiconque comme moi»
est le commentaire le plus fréquent.
• Un agent de I' Agence des services frontaliers du Canada m'a dit que je ne pouvais pas
utiliser la ligne dans laquelle je me trouvais parce que c'était pour les Canadiens

000032
UNCLASSIFIED / NON CLASSIFIÉ

seulement. En fait, je voyageais avec un passeport diplomatique canadien ayant


représenté le Canada à l'étranger. Il n'avait même pas vu mon passeport avant de faire
ce commentaire.
• Un employé d'une compagnie aérienne canadienne m'a dit que je ne pouvais pas
monter à bord d'un vol de New York à destination du Canada parce que je n'avais pas de
visa d'entrée dans mon passeport. L'employé tenait en fait mon passeport canadien en
main en disant ceci, un document qui n'exige JAMAIS un visa pour un Canadien d'entrer
dans son propre pays.
• J'ai été personnellement appelé mulâtre lors d'une séance publique et officielle alors
que je représentais le Canada à une importante réunion des Nations Unies
(ironiquement sur la discrimination raciale). En toute franchise, cela a été fait par un
délégué d'un autre pays.
• Dans une dizaine d'occasions différentes, des clients d'hôtel ont soit déposé leurs
bagages à mes pieds ou pointé du doigt leurs bagages pour que je les amène dans leur
chambre, en supposant qu'une personne de couleur dans un hôtel doit nécessairement
être un membre du personnel.
• Les commis d'hôtels, à plus d'une occasion, ont levé la main pour me faire signe de
revenir quand mon tour est venu pour être servi et ont dit : « Vous devrez attendre un
commis pour vous servir dans la langue japonaise » et ont sommairement appelé le
prochain client en ligne. S'ils avaient eu raison, comment aurais-je compris?
• Lors de ma lune de miel, une femme m'a crié dans le hall de l'hôtel en disant :
« Chauffeur, chauffeur! » et elle était plus en colère lorsque je l'ai ignorée. Compte tenu
de la nature de notre échange ultérieur, je soupçonne qu'elle aurait souhaité,
rétrospectivement, qu'elle me permette de continuer à l'ignorer.
• Très récemment, à l'aéroport international d'Edmonton, une femme est venue me voir
et m'a demandé si j'attendais quelqu'un. Comme je me tenais dans la salle d'attente, la
réponse me semblait évidente, alors j'ai dit oui. Elle m'a dit avec un ton coléreux que
j'étais à la mauvaise porte et que j'étais censée la rencontrer à la porte 1. Elle avait
supposé que j'étais son chauffeur de taxi.
• Pendant que j'échangeais avec elle sur le fait que je n'étais pas son chauffeur, ma sœur
était retenue à l'inspection secondaire à la suite de son vol international parce que
l'agente ne pouvait pas comprendre quel était son statut au Canada, malgré le fait
qu'elle détenait un passeport canadien. Au cas où vous seriez tenté de penser que
c'était autre chose, la question a été posée à plusieurs reprises:« Mais quel est votre
STATUT au Canada?» Comme c'est écrit sur le passeport, citoyen ...
• Je me souviens d'avoir réconforté ma sœur déconcertée et inconsolable de la Première
Nation, quand elle avait 7 ou 8 ans, quand un groupe de garçons plus âgés l'appelait
régulièrement« N###sse ».
• J'ai passé des décennies de ma vie dans des églises où l'accent commun sur les missions
et la sensibilisation étaient que la version chrétienne des« misérables», qui ressemblait
rarement à n'importe qui dans la congrégation, serait sauvée (spirituellement et
temporellement) par ceux qui connaissaient mieux.
• Une agente immobilière que je rencontrais pour la toute première fois debout devant la
porte de sa maison m'a salué en disant ces premiers mots : « Je vous regarde et je vois
un Indien ... ». C'est devenu pire quand je lui ai dit que j'étais canadien d'origine
chinoise. Elle m'a accusé de mentir à ce sujet parce qu'elle avait vu que j'avais travaillé à
ce qui était alors connu sous le nom d' Affaires indiennes et du Nord canadien.

000033
UNCLASSIFIED / NON CLASSIFIÉ

• Mon père adoptif était un pasteur de l'Église qui voyageait de temps à autre pour être
conférencier invité dans d'autres églises. Lui et ma mère s'assoyaient généralement à
l'avant dans leurs rôles. J'avais tendance à traîner seul près de l'arrière de l'église
comme tous les bons baptistes essaient de le faire. Lorsque j'étais seul, je recevais
régulièrement des questions précises sur ce que je faisais dans l'édifice. C'était avec une
joie impie que je regardais leur réaction quand je leur disais la raison de ma présence à
l'église. Ils m'acceptaient peut-être parce que j'étais là avec mes parents, mais il était
clair que je ne devais pas m'attendre à revenir tout seul. Cela s'est souvent produit juste
sous la peinture d'un Jésus européen très septentrional.
• Une fois que je traversais la route, une voiture de police a avancé rapidement et s'est
arrêtée devant moi brusquement. C'est à ce moment-là qu'un agent de police a baissé
sa fenêtre et commencé par une longue série de jurons demandant« Tab & % $! Qu'est-
ce que tu penses que tu fais?» Je suis convaincu qu'il pensait que j'étais autochtone. Je
n'ai pas cédé à ses insultes et je pense qu'il a réalisé qu'il y avait des proies plus faciles à
intimider. Après avoir lancé un autre tas de jurons à mon égard il est parti. À cette
époque, j'étais sous-ministre adjoint au gouvernement fédéral et j'allais prendre un café
pendant ma pause.
• Lors des missions canadiennes à l'étranger, on m'a dit que je ne pouvais pas utiliser
certaines parties des installations parce que seuls les Canadiens avaient accès à ces
parties particulières. Nous n'avions pas encore eu de conversation sur ma citoyenneté
et j'étais en fait un très haut fonctionnaire du gouvernement fédéral.
• Une femme que je connaissais à peine m'a demandé ce que je faisais dans la vie. Je lui
ai dit que je travaillais pour le gouvernement fédéral. Sa réponse spontanée et incrédule
était:« Mais vous n'êtes même pas un vrai Canadien!»
• La question de mon origine raciale et les commentaires sur ce que les gens pensent du
mélange des races sont des expériences qui me sont arrivées probablement près de
mille fois avec des inconnus, avec le même ton et la même délicatesse qu'ils
discuteraient d'un animal dans un zoo. Les gens disent souvent librement ce que mon
origine raciale signifie par rapport à mes capacités et de mes défauts. Si je leur avais
demandé combien d'argent ils gagnaient, ils seraient sans doute offensés.
• On m'a dit, à de nombreuses reprises, que ce n'était tout simplement pas correct que
j'aie des copines blanches.
• J'ai été délibérément heurté sur le trottoir par un homme à vélo qui criait« Hors du
chemin, Chinois! »
• Quand j'étais célibataire, des gens ont spontanément suggéré que je devais sortir avec la
seule personne asiatique qu'ils connaissaient. Entre des Japonais, Philippins, Coréens,
Kazakhs ou Chinois, nous avions apparemment beaucoup en commun. Apparemment
pas avec quelqu'un qui leur ressemble plus, selon ceux qui faisaient ces
recommandations.
• J'ai peut-être eu une centaine de conversations au cours des années où le sujet était les
relations interraciales et les enfants (je n'ai jamais commencé ces conversations). Une
question qu'on m'a posée assez souvent est« Mais qu'est-ce que vos enfants seront
réellement si vous venez de différentes races?» Une deuxième ligne d'interrogation
pas trop lointaine est« Est-ce qu'ils ne finiront pas par être« handicapés
mentalement » ou déformés? Plus d'une fois, on m'a demandé : « Pourquoi voudrais-tu
des enfants bâtards? »

000034
UNCLASSIFIED / NON CLASSIFIÉ

• J'ai dû réconforter mes propres enfants en larmes après tant d'attaques racistes. J'ai dû
observer leur frustration et savoir qu'il y a très peu de choses que je puisse faire pour les
arrêter efficacement la plupart du temps. Les prédateurs sont très doués pour faire des
choses juste en dehors de la lumière et devant juste assez de témoins pour optimiser la
honte de la victime. Cela les rend très difficiles à attraper, même si le système en
question le veut. Le résultat, c'est que j'ai dû consoler mes enfants parfois en larmes et
déconcertés quand ils étaient plus jeunes, simplement en étant assez forts pour endurer
ces situations.
• J'ai dû aider mes enfants à faire face à la réalité que beaucoup de gens et de systèmes
sont particulièrement impitoyables de ceux qui rendent indéniable l'existence de
problèmes inconfortables pour lesquels ils ont des responsabilités. J'ai été témoin de
critiques cinglantes, dans ma vie et dans celle de mes enfants, des affirmations et des
contre-arguments non pertinents faits pour déformer les attaques racistes et
l'intimidation en disant ceci : « Vous voyez, il y a deux côtés ici, donc vous deux devez
juste faire mieux. Je suis maintenant exonéré de toute responsabilité ». « Il y a de
bonnes personnes sur les deux côtés» faisait partie de ma vie et de celle de mes
enfants, longtemps, avant qu'elle ne devienne partie du lexique général.Sauf que les
victimes n'étaient généralement pas perçues comme étant aussi bonnes que les auteurs
de ces conversations.
• J'ai dû expliquer à ma femme blanche ce qui attendait nos enfants quand ils ont
commencé l'école. C'était difficile. Ce qui était infiniment plus difficile, c'était de la voir
se rendre compte que les choses apparemment incroyables que je lui avais dites étaient
en fait vraies.
• J'ai enduré au moins un millier de conversations ou de monologues où le protagoniste a
décidé de m'accorder le statut d' « un des rares bons» tout en faisant valoir
simultanément que personne qui me ressemble n'a d'affaires au Canada parce que je ne
pourrais jamais m'adapter, n'apprendrais jamais la langue, amènerais des religions non
chrétiennes dans le pays, voudrais mélanger des races, etc. Cela se produit avec des
personnes assises côte à côte dans un avion en classe d'affaires et d'économie, avec des
professeurs, des enseignants, des professionnels de la santé, avec des gens qui ont juré
de servir tous les Canadiens ou les résidents provinciaux ou municipaux, avec des
chauffeurs de taxi, avec des gens dans des restaurants chers et bon marché, avec des
gens que je pensais être mes amis, de temps en temps avec des collègues, à l'église et
partout ailleurs où je vais à un moment ou un autre. Très souvent, la conversation se
termine par un « Eh bien, je ne parle pas de vous », après que je leur fais remarquer que
je suis carrément ce qu'ils ont décrit. Ce qui est très clair, cependant, c'est que je suis
pleinement à l'intérieur de leur définition.
• On m'a demandé plusieurs, plusieurs centaines de fois« Quand êtes-vous venu au
Canada? et ajouté:« Je suis étonné de la qualité de votre anglais (ou français)!»
• J'ai passé une grande partie, mais certainement pas la totalité, de ma carrière dans des
salles avec très, très peu de gens qui me ressemblent ou qui ont compris les types
d'histoires que je raconte ici. Ma réalité a souvent été ou a été perçue comme suspecte
dans ces circonstances. Mon récit de ces aspects de mon expérience de vie fait
régulièrement l'objet d'expressions de doute ou de déni significatives et ouvertes.
• J'ai dû enseigner à mon fils que, aussi injustes, vicieuses, soutenues, blessantes que ce
soient ces attaques racistes pour sa sœur, les conséquences de sa recherche de la
résolution qu'il voulait désespérément pourraient très bien finir par endommager ou

000035
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détruire les rêves qu'il poursuivait. J'ai dû le regarder dans les yeux et lui donner une
réponse complètement insatisfaisante quand il m'a demandé« Eh bien, qu'est-ce que tu
vas faire à ce sujet? Tu vas juste laisser cela continuer, n'est-ce pas?» Lui et moi savions
tous les deux qu'il avait raison. Et ma fille aussi.
• Il n'y a pas un seul élément sur cette liste où quelqu'un ne m'a pas dit, à un moment
donné, que le problème en question n'était pas vraiment la race. Les contorsions
utilisées pour expliquer comment c'était quelque chose bénigne sont souvent
stupéfiantes, mais toujours blessantes.
• Il n'y a pas un seul élément sur cette liste où on ne m'a pas demandé, à un moment
donné, si les choses« se sont vraiment passées de cette façon » ou peut-être si
j'exagérais. Croyez-moi, si j'inventais des histoires sur moi-même, elles seraient
héroïques et non pas dégradantes.
• J'ai entendu en réponse à presque tous les éléments de cette liste, à un moment donné,
que la personne avec qui je parle a eu des moments difficiles aussi, généralement suivi
d'une anecdote sur quelque chose qui s'est passé une ou plusieurs fois, mais ce n'était
pas une attaque contre leur existence et celle de leur famille passée et future au
Canada. Je souligne que beaucoup de choses étranges, malheureuses et difficiles me
sont aussi arrivées, mais c'est une longue liste de choses différentes, une liste qui
n'implique pas la race.
• Parmi tous ces événements mentionnés ci-dessus, aucune des personnes concernées n'a
présenté des excuses sincères. La reconnaissance est généralement l'attente la plus
fugace, mais la meilleure possible. Ni les gens qui m'ont appelé chauffeur, les gens qui
ont laissé leurs bagages à mes pieds, l'agent de transport aérien, l'agence de placement,
le professeur d'université, la personne chargée du contrôle des passeports, ni aucun des
autres. En fait, certains étaient très indignés quand je ne prenais pas leurs bagages ou
que je n'étais pas leur chauffeur.

Il s'agit qu'un petit échantillon de ma vie. À quelle fréquence dois-je faire face au racisme et à
quelle mesure est-il présent? C'est quand la prochaine fois que cela va se
reproduire? Aujourd'hui peut-être quand je serais à la station d'essence. Peut-être quand je
rencontre un nouveau voisin. Peut-être quand j'assiste à une réunion. Peut-être que quand mon
enfant m'appelle à la fin de la journée pour me dire comment ça s'est passé. Ou peut-être pas
aujourd'hui ni demain. Une chose est certaine, cependant, cela se reproduira à un moment
surprenant. La même chose est vraie pour mes enfants.

Donc, pour revenir à la question de Rex Murphy sur la mesure dans laquelle le racisme et la
discrimination font partie de la réalité canadienne, je parlerai de ma propre réalité canadienne
et dirai que c'est comme de l'hypertension artérielle. Elle est toujours présente. Je ne sais pas
quand je vais la remarquer, comment ou quand elle va arriver. Même quand c'est le cas, je ne
peux pas toujours voir les conséquences tout de suite, mais elles sont certainement présentes et
pas bonnes. Ma vie continue, et je m'en réjouis pleinement. Toutes personnes qui me
connaissent ne m'ont jamais décrit comme un plaignard. Je choisis de ne pas le laisser me
définir. Par contre, tout comme avec l'hypertension artérielle, j'aurais à la fois tort et serais
stupide de prétendre qu'elle n'est pas là, que ce n'est pas quelque chose qui a des répercussions
négatives, et que ça disparaîtra tout simplement.

Il y a beaucoup de gens qui n'ont pas d'hypertension et qui n'en auront jamais. C'est
fantastique. Cependant, ce n'est pas parce qu'ils ne l'ont pas, et parce que j'ai trouvé des façons

000036
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de m'en occuper et de refuser de le laisser me définir que cela n'existe pas ou que cela n'a pas
de répercussions.

J'ai entendu dire que chacune de ces choses était toute dans ma tête, que je suis la personne à
blâmer, et que j'aurais dû m'asseoir et parler avec les personnes en question pour les faire
comprendre (on m'a dit cela pour la première fois quand j'avais environ six ans). J'ai été
carrément mis en doute et accusé d'avoir inventé l'histoire pour quelque avantage que
j'obtiendrais (je n'ai jamais compris cela, mais je reste curieux).

Le vrai problème n'est pas avec les choses qui me sont arrivées. C'est avec ce que ces personnes
sont prêtes à faire d'autre dans leur sphère d'influence, et avec d'autres qui pensent et
ressentent la même chose, mais qui n'iraient pas jusqu'à dire ou à faire de telles choses
ouvertement. Si vous êtes prêt à faire et à dire des choses comme celles que j'ai décrites ci-
dessus, quelles décisions et mesures prenez-vous lorsque personne ne peut voir ce que vous
faites? Qui embauchez-vous? Qui n'embauchez-vous jamais? Comment accueillez-vous vos
nouveaux voisins qui me ressemblent? Comment traitez-vous mon enfant lorsque vous êtes leur
entraîneur ou leur enseignant? Dans quelle mesure les gens comme moi sont-ils les bienvenus
dans votre église ou votre club? Sous quel angle verrez-vous mon potentiel quand vous
examinerez ma demande d'école, d'emploi ou de promotion? À quel point prenez-vous au
sérieux les histoires de vie que nous racontons? Quelle sera votre réaction lorsque nous serons
considérés pour des postes et des rôles qui contribueront à façonner notre avenir commun?

Les répercussions possibles sur un groupe de personnes sans que vous n'ayez jamais à dire quoi
que ce soit d'ouvertement haineux ou de violent sont infiniment plus grandes que lors d'un
moment plus spectaculaire, comme lorsque vous m'appelez-moi ou quelqu'un d'autre un
Chintoke devant une foule. Nous avons tendance à ne pas donner de pouvoir à ceux qui font ce
genre de choses ouvertement. Pourtant, que se passe-t-il lorsque la personne qui prend des
décisions qui changent ma vie et qui me touchent ne peut pas comprendre que quelqu'un
comme moi soit un vrai Canadien, qui se demande comment j'ai pu parler aussi bien l'anglais ou
quand je suis arrivé au Canada, quelqu'un dont la logique est que je suis un nouvel arrivant
moins méritant? Que se passe-t-il lorsque la personne qui prend les décisions pense que la
certaines, la plupart ou la totalité des histoires de discrimination dont les gens de couleur« ne
cessent jamais de se plaindre » sont inventées ou exagérées?

Il n'y a que cinq réactions possibles à mon histoire et à d'autres similaires, si vous ne tenez pas
compte de l'option parfois attrayante de simplement l'ignorer complètement. L'une d'elles doit
être vraie :

1) J'ai tout inventé ou délibérément exagéré, ce qui signifie qu'aucune réponse n'est
justifiée;

2) Cela m'est arrivé, mais c'était juste une malchance de ma part parce que ça n'est arrivé
à personne d'autre ou c'est arrivé à si peu de gens que seules des réponses individuelles
et exceptionnelles sont requises;

3) Ces choses se sont produites, mais j'ai mal interprété des actions innocentes ou
bénignes et je n'aurais pas dû les comprendre comme étant malveillantes ou
nuisibles. Par conséquent, c'est moi qui a besoin de changer;

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UNCLASSIFIED / NON CLASSIFIÉ

4) Ces choses se sont produites, mais les gens comme moi doivent comprendre que ce
n'est que le prix que vous devez payer si vous voulez profiter des avantages que notre
pays a à offrir; ou

5) Mon histoire n'est pas seulement vraie, elle est représentative de celles de nombreux
autres Canadiens. Dans ce scénario, mon histoire et celles de tous ceux qui ont vécu
une expérience semblable méritent d'être écoutées, crues et des mesures doivent être
prises conformément aux valeurs canadiennes dont nous sommes si fiers.

Je ne m'oppose absolument pas à l'affirmation selon laquelle le Canada est un« pays mûr,
accueillant, ouvert d'esprit et généreux». En fait, je parie mon tout sur ce fait.

Ma question, Rex Murphy, est la suivante: pouvons-nous être mûrs, accueillants, ouverts
d'esprit et assez généreux pour reconnaître que je n'ai pas inventé ce que j'ai dit et les
répercussions que j'ai ressenties et qu'au moins l'essence de mon expérience pourrait bien être
partagée par des millions de Canadiens?

Je pense que la réponse est oui. En fait, j'ai une très grande confiance que la réponse est oui. S'il
y a un pays sur la planète qui peut le faire, c'est bien le Canada. Nous avons plus de 153 ans
d'expérience dans la résolution de questions très difficiles et nous en ressortons mieux. Nous
avons les valeurs et les capacités pour aborder celle-ci aussi et pour le faire mieux que
quiconque de ce que j'ai vu partout dans le monde.

Toutefois, si votre question est« Ne sommes-nous pas déjà assez bons pour que nous
abandonnions ce sujet? Alors ma réponse est un simple« Non ».

On a posé une question sur mon expérience et celle d'autres Canadiens de couleur. J'ai donné
ma réponse parce qu'on me l'a demandée de bonne foi. Si ma situation est unique ou presque
unique, donc la conclusion de M. Murphy devrait être maintenue. Si mon expérience rejoint
celle de 100 000 autres Canadiens ou de 1 000 000 ou plus, il vient un moment où cette
conclusion ne peut plus tenir. Si ce n'est pas possible, nous sommes devant une autre question
très difficile et déterminante : « Alors, qu'allons-nous faire maintenant? »

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Prooessedundertheprov1s1onsoftheAccess/olntormfll1onAct/
RévlséenvertudelaLois1.1r/'aœèsàl'mtormallon

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Prooessedundertheprov1s1onsoftheAccess/olntormfll1onAct/
RévlséenvertudelaLois1.1r/'aœèsàl'mtormallon

l:
u leadership
Affaires mondiales Canada
2021

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RévlséenvertudelaLois1.1r/'aœèsàl'mtormallon

IENTATION
NO LOGIQUE

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RévlséenvertudelaLois1.1r/'aœèsàl'mtormallon

Parcours d'apprentissage
dans le cadre de la lutte
contre le racisme

Formation asynchrone en
ligne pour tout le personnel Février-mars 2021
April 2021

Apprendre, désapprendre
et réapprendre
3
Vers l'équité raciale

l+I Affaires mondiales


Canada
Global Affairs
Canada
et la justice raciale
Canada
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Prooessedundertheprov1s1onsoftheAccess/olntormfll1onAct/
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bj ctifs d 'appr ntissage

À la fin de la séance, les participants :

• Réaliseront qu'il leur reste des choses à apprendre


pour diriger de manière inclusive et mettre fin au
racisme en milieu de travail

• Réaliseront l'importance de leur rôle en tant


qu'agents de changement et profiteront de leur
situation pour aider d'autres personnes au sein du
ministère à devenir des agents de changement.

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Global Affairs
Canada Canada
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Prooessedundertheprov1s1onsoftheAccess/olntormfll1onAct/
RévlséenvertudelaLois1.1r/'aœèsàl'mtormallon

« Tandis que nous nous concentrons sur la lutte contre le racisme, il ne suffit pas de nous
munir simplement de connaissances et d'outils. Nous devons preodr~ s mesures que nous
savons capables d'amoindrir de façon tangible les obstacles et les;1.~ésa ntages. Un dirigeant,
c'est une personne qui contribue activement à mettre fin à toute fp e de discrimination
et d'oppression, en s'interrogeant consciemmen. et constammenf!1sur s propres préjugés et
en créant un milieu où les employés se sentent ilités et ne craignent s de prendre la
parole s'ils sont témoins d 'obstacles à l'équité l'i ne lus ion. L'i nacti o st inacceptable. »

- lan Shugart
Greffier du Conseil privé et secrétaire du Cabinet
5

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Global Affairs
Canada Canada
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Prooessedundertheprov1s1onsoftheAccess/olntormfll1onAct/
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• Écoutez pour comprendre. Écouter attentivement.


(évitez de faire des suppositions)

• Partager la responsabilité en vue de réussir

• Les histoires restent, les leçons s'envolent (confidentialité)

• Faire preuve d'humilité et de compassion

• Ne pas monopoliser la conversation

• Se pencher sur l'inconfort

• Soyez curieux, posez des questions

• Adopter une approche axée sur l'ouverture et ne pas


craindre l'inconfort
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• Prendre soin de soi
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La relation en tant que résolution


• À un moment donné, nous serons en conflit, nous ferons des
erreurs, nous empiéterons sur le territoire sacré de l'autre

• Nous ne pouvons pas connaître les déclencheurs des autres

• Volonté de maintenir la relation à tout prix


• Revenir à la table, poursuivre la conversation
• S'intéresser à la volonté de punir, d'humilier, d'attaquer, de
se retirer, d'annuler, de blâmer

• Éviter le « nous contre eux »

• .... pour mettre fin au racisme ensemble.

Source: Rehana Tejpar de Bloom Consulting

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La r, s nte séance ...

• Reconnaît que le racisme existe


• N'est pas un cours d'histoire
bel et bien et que cette réalité ne
• Ne propose pas une liste de solutions sera pas remise en question

• Montre qu'il est temps de faire


une réflexion sur soi-même

• Constitue le début de
votre apprentissage

8
///ij, ," , ,w,

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RévlséenvertudelaLois1.1r/'aœèsàl'mtormallon

ÉI, nts cl 's r finir le racisme


• Pouvoir+ Privilège+ Préjugés raciaux

• « Nous devons reconnaître que le racisme peut ressembler à la haine, il peut n


ressembler à ce qui est arrivé à George Floyd, mais ce n'est qu'une des façons
dont il se manifeste. Il se manifeste par l'apathie, le silence, l'ignorance, le
refus de réellement apprendre. Dans les faits, le racisme ne s'exprime pas
seulement sous forme d'actes conscients de haine ou de violence, il est
bien plus complexe que cela. Il est issu d'un ense
profondément enracinés dans notre pays. Si profi
enracinés qu'ils pourraient facilement passer ina

• Les gens peuvent être antiracistes, et cela malgré le caractère systématiquement


raciste des systèmes et des institutions au sein desquelles ils évoluent. 9

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Citations clés de l'analyse de l'environnement de la


lutte contre le racisme et de l'examen du climat à AMC

Source : Analyse de l'environnement de la lutte contre le racisme et de


l'examen du climat : Affaires mondiales Canada, Rapport final, oct 2020 10

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Citations clés de l'analyse de l'environnement de la


lutte contre le racisme et de l'examen du climat à AMC

Source : Analyse de l'environnement de la lutte contre le racisme et de


l'examen du climat : Affaires mondiales Canada, Rapport final, oct 2020 11

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Citations clés de l'analyse de l'environnement de la


lutte contre le racisme et de l'examen du climat à AMC

Source : Analyse de l'environnement de la lutte contre le racisme et de


l'examen du climat : Affaires mondiales Canada, Rapport final, oct 2020 12

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Citations clés de l'analyse de l'environnement de la


lutte contre le racisme et de l'examen du climat à AMC

Source : Analyse de l'environnement de la lutte contre le racisme et de


l'examen du climat : Affaires mondiales Canada, Rapport final, oct 2020 13

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.
art gra hi u rac1s

INSTITUTIONNEL
Politiques et pratiques au
niveau de l'organisation
INDIVIDUEL INTERPERSONNEL (ou « secteur .. ) qui
Les croyances et les actions viennent perpétuer
Les interactions
d'une personne qui viennent l'oppression.
entre personnes -
perpétuer l'oppression
• Conscient et inconscient tant à l'intérieur
• Externalisé et intemalisé que dans STRUCTUREL
Les façons dont ces effets
interagissent et
s'accumulent à l,échelle
des institutions, et ce
à travers l'histoire.

Adapté de : National Equity Project 14

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Prooessedundertheprov1s1onsoftheAccess/olntormfll1onAct/
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000085
Prooessedundertheprov1s1onsoftheAccess/olntormfll1onAct/
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Suprématie blanche explicite


(socialement inacceptable) ratonnades
swastikas blagues racistes

brûler des croix


lynchages

exiger la pédagogie
des racisé-e-s Suprématie blanche implicite
nier le privilège blanc )
violences
policières racistes
profilage racial
mettre en doute les

chevaliers blancs
discrimination au logemen
r les victimes
célébrer des artistes
colonialistes Nonvîolence (2005)
Building a Multi-Ethnic,
les allié-e-s blanc e-s c'est juste une blague! Inclusive 8: Antiracist
auto-proclam , e-s
Organization- Tools for
« racisme anti-blanc » Uberation Packet for
Anti-Racist Activists,
Allies, 8: Critical Thinkers 17

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SU ÉMATIE B NCHE CITE BLACKFACE PENSIONNATS INDIENS


LOI DE L'IMMIGRATION CHINOISE DE 1885 GROUPE NÉONAZI ID MARCH
INTERDICTION IMPOSÉE EN 19n ÀL'IMMIGRATION
DES PmSONNES DE RACE NOIRE AU CANADA

PROPOS RACISTES PROUD BOYS KKK

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RévlséenvertudelaLois1.1r/'aœèsàl'mtormallon

Les caractéristiques de la culture de la suprématie blanche

Source: Dismantling Racism: A Workbook for Social Change Groups, par Kenneth Jones et Tema Okun, ChangeWork, 2001 19

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n1r
GD

antiracist

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La relation en tant que résolution


• À un moment donné, nous serons en conflit, nous ferons des
erreurs, nous empiéterons sur le territoire sacré de l'autre

• Nous ne pouvons pas connaître les déclencheurs des autres

• Volonté de maintenir la relation à tout prix


• Revenir à la table, poursuivre la conversation
• S'intéresser à la volonté de punir, d'humilier, d'attaquer, de
se retirer, d'annuler, de blâmer

• Éviter le « nous contre eux »

• .... pour mettre fin au racisme ensemble.

Source: Rehana Tejpar de Bloom Consulting

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n1r
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antiracist

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Ce que vous pouvez faire


pour lutter contre le racisme
en tant que dirigeant

~ Demander l'avis des autres


A

~ Etre clair
~ Rechercher délibérément la différence
~ Vérifier son impact
~ Faire le travail

Adapté de : Harvard Business Review, 2019

l+I Affaires mondiales


Canada
Global Affairs
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Prooessedundertheprov1s1onsoftheAccess/olntormfll1onAct/
RévlséenvertudelaLois1.1r/'aœèsàl'mtormallon

L ctur s ss nti ll s
Contexte canadien :
• Seven Fallen Feathers, Tanya Talaga
• NoirEs sous surveillance, Robyn Maynard

Contexte general :
• So you want to talk about race, ljeoma Oluo
• How to be an Antiracist, lbram X. Kendi

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Ne dites pas dans quelques années que vous


auriez vécu votre vie différemment si
seulement vous aviez entendu cette histoire.
Vous l'avez déjà entendue.

Thomas King
The Truth about Stories:
A Native Narrative

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1 ti n du cours
(lien disponible dans l'invitation au cours)

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Progra e d'aide aux e ployés : counselling pour


les e ployés
L'un des outils pour vous aider est le Programme d'aide aux employés (EAP) et le
bureau de résolution informelle des conflits de la Direction des valeurs, de l'éthique
et du mieux-être en milieu de travail (ZIB). Des conseillers pourront vous offrir des
conseils et du soutien individuel ou familial. Le service est accessible aux employés
recrutés sur place et aux employés canadiens, ainsi qu'à leur famille.

Si vous vivez des difficultés en ce moment ou si vous ne vous sentez pas vous-même,
vous n'avez pas à attendre que les choses se compliquent. Alors, contactez ZIB bientôt,
si ce n'est aujourd'hui. Nous sommes ici pour vous. Nous sommes là pour vous aider!

Contactez l'EAP ou ZIB en envoyant un mess


ou en appelant le 613-617-6873.
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I ..L
"Ill!"
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