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Le Découpage des Cartes à l'Echelle 1/50 000 (Type Ancien) en Tunisie

Article · February 2018

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1 author:

Abdelmajid Ben Hadj Salem


ST2I, Tunisia
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Le Découpage des Cartes à l’Echelle 1/50 000
(Type Ancien) en Tunisie
Par
Abdelmajid BEN HADJ SALEM

Ingénieur Géographe Général

2018

Version 2.

abenhadjsalem@gmail.com
1

Table des matières

1 L’origine du découpage de la cartographie 1/50 000 type ancien . 2


2 Le calcul des angles des feuilles à l’échelle 1/50 000 . . . . . . . . 2
2.1 Exemple . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
3 La désorientation entre les axes des coordonnées Lambert Tunisie
et Lambert Algérie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
A Annexe : La Représentation de Bonne . . . . . . . . . . . . . . . 6
A.1 Formules . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
A.1.1 Modèle sphérique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
A.1.2 Modèle ellipsoïdique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
B Calcul des coordonnées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
B.1 Modèle sphérique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
B.1.1 Calcul direct . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
B.1.2 Calcul indirect . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
B.2 Le modèle ellipsoïdique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
B.2.1 Le calcul direct . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
B.2.2 Le calcul inverse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
B.3 Calcul de la longueur de la méridienne d’un ellipsoïde de révolution 9
B.3.1 Résolution de l’équation L(ϕ) = L1 . . . . . . . . . . . . . 11
B.3.2 Calculs d’erreurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1 L’origine du découpage de la cartographie 1/50 000 type ancien 2

Le Découpage des Cartes à l’Echelle 1/50 000 (Type


Ancien) en Tunisie

Abdelmajid BEN HADJ SALEM, Ingénieur


Géographe Principal
Office de la Topographie et du Cadastre 1

Résumé
Cette note passe en revue la confection du découpage de la carte topographique en
Lambert Tunisie à l’échelle 1/50 000 type ancien. C’est une mise à jour de la première
version de la note rédigée en 1988.

Mots-clefs : Représentation de Bonne, modèle ellipsoïdique, représentation Lambert


Algérie, représentation Lambert Tunisie, cartes (type ancien) à l’échelle 1/50 000.

1 L’origine du découpage de la cartographie 1/50 000 type ancien

Le découpage de la cartographie à l’échelle 1/50 000 type ancien utilisait le


découpage obtenu paar la représentation de Bonne 2 (origine ϕ0 = 39 gr, λ0 =longitude
de Paris), avec modèle ellipsoïdique (voir Annexe A).

Soit O l’image du point origine de la représentation de Bonne. L’axe des Y


dirigé vers le Nord est l’image du méridien origine λ0 . L’axe des X dirigé vers
l’Est est tangent à l’image du parallèle origine ϕ0 = 39 gr (arc de cercle).

Le découpage résulte d’un quadriiage rectangulaire de dimensions L =


32 km et ` = 20 km.

2 Le calcul des angles des feuilles à l’échelle 1/50 000

Les coordonnées d’un sommet d’une feuille dans la représentation de Bonne


sont (Fig.1) :
)
X = n.L
(1)
Y = m.`
où n et m sont des entiers positifs.

1. Office de la Topographie et du Cadastre (OTC), 3 Avenue Mohamed Ali Akid, 1003


Cité Olympique, Tunis, Tunisie. Email : abenhadjsalem@gmail.com .
2. Rigobert Bonne (1727-1795) : ingénieur, mathématicien et cartographe français.
2 Le calcul des angles des feuilles à l’échelle 1/50 000 3

Fig. 1: Représentation d’une feuille à l’échelle 1/50000

A partir de l’équation (1), on calcule les coordonnées géographiques cor-


respondantes ϕ, λ. Ces coordonnées sont exprimées dans le système Voirol. On
obtient alors les coordonnées rectangulaires (XA , YA ) Lambert Algérie (Nord
ou Sud) en appliquant à ϕ, λ les formules du Lambert Algérie.

Quant aux coordonnées des angles de feuilles (XT , YT ) Lambert Tunisie


(Nord ou Sud), elles sont calculées en utilisant les formules du Lambert Tunisie
à ϕ0 = ϕ−∆ϕ et à λ0 = λ−∆λ où ∆ϕ, ∆λ sont les corrections qu’il faut ajouter
à ϕ, λ pour les transformer dans le système géodésique tunisien Carthage34.

2.1 Exemple
Soit la feuille n◦ 47 de Jebel Bargou, on donne les coordonnées Lambert
Nord Tunisie (Système Carthage34) de l’angle N.O (Nord-Ouest) de la feuille :
(
XT = 459 707 m
(2)
YT = 317 113 m

Les valeurs moyennes des corrections ∆ϕ et ∆λ sont en mètres :+283, 2 m en X


et +253, 7 m en Y , d’où les coordonnées Lambert Nord Tunisie dans le système
Voirol :
( (
X 0 = XT + 283, 2 m = 459 990, 2 m ϕV = 40, 1730 5949 gr
=⇒ (3)
Y 0 = YT + 253, 7 m = 317 366, 7 m λV = 10, 5058 0847 gr

Le calcul des coordonnées de Bonne de l’angle N.O donne les résultats suivants :
(
XB = 639 999, 65 m
(4)
YB = 139 996, 60 m
3 La désorientation entre les axes des coordonnées Lambert Tunisie et Lambert Algérie 4

Par suite, on obtient les coordonnées Bonne de l’angle S.E(Sud-Est) de la feuille


n◦ 47 comme suit :
( (
XB0 = X + 32 000 m = 671 999, 65 m ϕ0V = 39, 9499 0141 gr
B
0 =⇒ (5)
YB = YB − 20 000 m = 119 996, 60 m λ0V = 10, 8808 6687 gr

Les coordonnées Lambert Nord Tunisie (dans le système Voirol) de l’angle S.E
sont : (
X” = 490 330, 44 m
(6)
Y ” = 295 004, 39 m
D’où les coordonnées Lambert Nord Tunisie (dans le système Carthage34) de
l’angle S.E : (
XT0 = X” − 283, 2 m = 490 047, 24 m
(7)
YT0 = Y ” − 253, 7 m = 294 750, 69 m
Or les coordonnées Lambert Nord Tunisie (dans le système Carthage34) de
l’angle S.E de la feuille de Jebel Bargou données par le fascicule de l’IGN 3 sont
comme suit : (
XS.E = 490 045 m
(8)
YS.E = 294 753 m
Les différences entre les valeurs de (8) et (7) proviennent du fait que dans le
calcul de (7), on a utilisé les valeurs moyennes de ∆ϕ et de ∆λ de la feuille
n◦ 47.

3 La désorientation entre les axes des coordonnées Lambert


Tunisie et Lambert Algérie

Sur certaines cartes à l’échelle 1/50 000, sont dessinés 2 quadrillages de co-
ordonnées relatifs respectivement au Lambert Tunisie (système Carthage34) et
au Lambert Algérie (Système Voirol). Ces deux quadrillages présentent une
désorientation angulaire non négligeable.

En faisant abstraction des translations et en négligeant les différences entre


les systèmes Carthage34 et Voirol, on a le schéma suivant pour le Lambert Nord
(Fig. 2).
La désorientation des axes est la valeur de la "convergence des méridiens"
au point O0 , soit pour le Lambert Nord :

γN = (λOT − λOA )sinϕ0 = (11 − 3)sin(40 gr) = 4, 7023 gr (9)

et pour le Lambert Sud, on obtient :

γS = (λOT − λOA )sinϕ0 = (11 − 3)sin(37 gr) = 4, 7023 gr (10)


3. Institut Géographique National Français.
3 La désorientation entre les axes des coordonnées Lambert Tunisie et Lambert Algérie 5

Fig. 2: La désorientation entre les axes des systèmes planimétriques Lambert


Tunisie et Lambert Algérie

Références

1. Abdelmajid Ben Hadj Salem. 2017. Eléments de Géodésie et de


la Théorie des Moindres Carrés. ISBN 978-3-330-96843-1. Edition Nour-
Publishing. 365 pages.
2. Abdelmajid Ben Hadj Salem. 2018. Eléments de Cartographie Ma-
thématique. version2. 143 pages.
A Annexe : La Représentation de Bonne 6

A Annexe : La Représentation de Bonne

Définition A.1. La représentation de Bonne est une représentation équivalente


c’est-à-dire elle conserve les surfaces.

Propriété A.2. Les images des parallèles sont des arcs de cercles, celles des
méridiens des droites non concourantes. La représentation est dite "mérico-
nique".

Propriété A.3. Les longueurs sont conservés sur le méridien origine et sur
les parallèles ou encore le méridien origine et les parallèles sont automécoïques
(Fig.3).

Propriété A.4. L’image d’un cercle de rayon unité est une ellipse.

Fig. 3: Image du cercle

A.1 Formules
A.1.1 Modèle sphérique
Considérons un modèle sphérique (sphère de rayon R0 ). A un point M (ϕ, λ),
on lui correspond son image m. Les coordonnées de m dans Xω0 Y sont :
)
X = sm.sinθ = R.sinθ
(11)
Y = sω0 − R.cosθ

mais sω0 = SΩ0 = R0 .cotgϕ0 , d’où :

X = R.sinθ (12)
Y = R0 .cotgϕ0 − R.cosθ (13)

Pour θ = 0 ou λ = λ0 , on a :

Y = R0 cotgϕ0 − R (14)
et
Y = ω0 m0 = R0 (ϕ − ϕ0 ) =⇒ R = R0 (cotgϕ0 − (ϕ − ϕ0 )) (15)
A Annexe : La Représentation de Bonne 7

Tout parallèle est automécoïque (le module linéaire =1), donc M0 M = m0 m,


d’où :
R0 (λ − λ0 )cosϕ
R0 cosϕ.(λ − λ0 ) = R.θ =⇒ θ = (16)
R

A.1.2 Modèle ellipsoïdique


Considérons maintenant un modèle ellipsoïdique. Les formules (11) restent
inchangées :

X = Rsinθ
Y = sω0 − Rcosθ

avec :
acotgϕ0
sω0 = N0 cotgϕ0 = p (17)
1 − e2 sin2 ϕ
où a et e2 sont respectivement le demi-grand axe et le carré de la première excen-
tricité de l’ellipsoïde de référence à savoir l’ellipsoïde de Clarke 1880 Français 4
et :
R = sm = sm0 = sω0 − ω0 m0 (18)
or ω0 m0 est la longueur de la méridienne entre les latitudes ϕ0 et ϕ, soit :
Z ϕ Z ϕ0
R = sω0 − ρ(t)dt = N0 cotgϕ0 + ρ(t)dt (19)
ϕ0 ϕ

où ρ est le rayon de courbure de la méridienne qui vaut :

ρ(ϕ) = a(1 − e2 )(1 − e2 sin2 ϕ)−3/2 (20)

Posons : Z ϕ
L(ϕ) = ρ(t)dt (21)
0
Alors R s’exprime comme :

R = N0 cotgϕ0 + L(ϕ0 ) − L(ϕ) (22)

Pour avoir θ, on utilise la relation que M0 M = m0 m, soit :

r(λ − λ0 )
r(λ − λ0 ) = R.θ =⇒ θ =
R
mais r = N cosϕ, d’où :
N (λ − λ0 )cosϕ
θ= (23)
R(ϕ)
4. a = 6 378 249, 20 m; e2 = 0, 0068034877.
B Calcul des coordonnées 8

B Calcul des coordonnées

B.1 Modèle sphérique


B.1.1 Calcul direct
Ayant (ϕ, λ), on calcule :

R = R0 (cotgϕ0 − (ϕ − ϕ0 )) (24)
(λ − λ0 )cosϕ
et θ = (25)
cotgϕ0 − (ϕ − ϕ0 )
d0 où X = R.sinθ (26)
Y = R0 cotgϕ0 − R.cosθ (27)

B.1.2 Calcul indirect


On donne (X,Y), l’équation (27) donne R.cosθ = R0 cotgϕ0 − Y .
Utilisant (26), on a :

X
tgθ = (28)
R0 .cotgϕ0 − Y
d’où :
X
 
θ = Arctg (29)
R0 .cotgϕ0 − Y
L’équation (26) donne :
X
R= (30)
sinθ
Et utilisant (24), on a :
R
ϕ = cotgϕ0 + ϕ0 − (31)
R0
et de (??), on obtient :
R
λ = θ. + λ0 (32)
R0 cosϕ

B.2 Le modèle ellipsoïdique


B.2.1 Le calcul direct
Ayant (ϕ, λ) et le modèle ellipsoïde concerné, on veut calculer les coor-
données planimétriques (X, Y ) de la représentation plane de Bonne. Utilisant
respectivement les équations (22) et (23), on obtient R et θ :

R = N0 cotgϕ0 + L(ϕ0 ) − L(ϕ)


N (λ − λ0 )cosϕ
θ=
R(ϕ)
B Calcul des coordonnées 9

D’où :

X = Rsinθ (33)
Y = N0 cotgϕ0 − Rcosθ (34)

B.2.2 Le calcul inverse


On donne (X, Y ), comme dans le cas du modèle sphérique, on a :

X X
 
tgθ = =⇒ θ = Arctg (35)
N0 cotgϕ0 − Y N0 cotgϕ0 − Y
X
R(ϕ) = (36)
sinθ
Le calcul de la latitude géodésique ϕ se fait en calculant premièrement la valeur
numérique de :
L(ϕ) = L1 = N0 cotgϕ0 + L(ϕ0 ) − R (37)
puis, on résoud en ϕ l’équation L(ϕ) = L1 (voir le paragraphe ci-dessous). On
déduit par la suite la valeur de la longitude géodésique λ par :
θ.R
λ = λ0 + (38)
N cosϕ

B.3 Calcul de la longueur de la méridienne d’un ellipsoïde de


révolution
Soit (E) un ellipsoïde de révolution défini par ses paramètres :
a : le demi-grand axe,
e : la première excentricité.
L’expression de la longueur de la méridienne entre l’équateur et un point M
de latitude géodésique ϕ est donnée par :
Z ϕ
L(ϕ) = ρ(u)du (39)
0
avec :
a(1 − e2 )
ρ = ρ(u) = 3
(1 − e2 sin2 u) 2
ρ est le rayon de courbure de la méridienne. Posons :
Z ϕ
3
I(ϕ) = (1 − e2 sin2 u)− 2 du (40)
0

L’équation (39) s’écrit :


L(ϕ) = a(1 − e2 )I(ϕ) (41)
L’intégrale (40) est une intégrale, dite elliptique, n’est pas exprimée par une
formule finie. Pour la calculer, on fait l’usage d’un développement limité de
3
l’expression (1 − e2 sin2 u)− 2 .
B Calcul des coordonnées 10

On utilise la formule :
q(q − 1) 2 q(q − 1)(q − 2) 3 q(q − 1)...(q − 1 + p) p
(1+x)q = 1+qx+ x + x +...+ x +o(xp+1 )
2! 3! p!

avec |x| < 1, q est un rationnel et p! désigne factoriel p soit p(p − 1)..3.2.1.
Comme |e2 sin2 u| < 1, on a donc à l’ordre 12 :
1 3 3 15
3= (1 − e2 sin2 u)− 2 = 1 + e2 sin2 u + e4 sin4 u+
2 2
(1 − e sin u) 2 2 8
35 6 6 315 8 8 693 10 10 3003 12 12
e sin u + e sin u + e sin u + e sin u (42)
16 128 256 1024
Pour pouvoir calculer les intégrales du type :
Z ϕ
sin2p udu
0

on va exprimer les termes sinp u en fonction des lignes trigonométriques mul-


tiples de l’argument u. Ce qui donne :
1 cos2u
sin2 u = −
2 2
3 cos2u cos4u
sin4 u = − +
8 2 8
5 15cos2u 13cos4u cos6u
sin6 u = − + −
16 32 16 32
35 17cos2u 7cos4u cos6u cos8u
sin8 u = − + − +
128 16 32 16 128
63 105cos2u 15cos4u 45cos6u 5cos8u cos10u
sin10 u = − + − + −
256 256 64 512 256 512
231 99cos2u 495cos4u 55cos6u 33cos8u 3cos10u cos12u
sin12 u = − + − + − +
1024 256 2048 512 1024 512 2048
(43)
L’équation (42) s’écrit en utilisant les expressions de droite de (43) :
3
(1 − e2 sin2 u)− 2 = A0 + A2 cos2u + A4 cos4u + A8 cos8u + A10 cos10u + A12 cos12u
(44)
En intégrant (44) entre 0 et ϕ et après multiplication par le coefficient a(1−e2 ),
on trouve l’expression ci-dessous de la longueur de la méridienne :

L(ϕ) = a(1 − e2 ).(C0 ϕ + C2 sin2ϕ + C4 sin4ϕ + C6 sin6ϕ


+C8 sin8ϕ + C10 sin10ϕ + C12 sin12ϕ) (45)
B Calcul des coordonnées 11

où les coefficient Ak vérifient :


A2 A4 A6
C 0 = A0 C2 = C4 = C6 =
2 4 6
A8 A10 A12
C8 = C10 = C12 = (46)
8 10 12
avec :
3 45 175 6 11025 8 43659 10 693693 12
C0 = 1 + e 2 + e 4 + e + e + e + e
4 64 256 16384 65536 1048576
3 15 525 6 2205 8 72765 10 297297 12
C2 = − e2 − e4 − e − e − e − e
8 32 1024 4096 131072 524288
15 4 105 6 2205 8 10395 10 1486485 12
C4 = e + e + e + e + e
256 1024 16384 65536 8388608
35 6 315 8 31185 10 165165 12
C6 = − e − e − e − e (47)
3072 12288 786432 3145728
315 8 3465 10 99099 12
C8 = e + e + e
131072 524288 8388608
693 9009 12
C10 = − e10 − e
1310720 5242880
1001 12
C12 = e
8388608
Posons :
n=6
X
J(ϕ) = a(1 − e2 ) C2n sin2nϕ (48)
n=1

Alors, on obtient :
L(ϕ) = a(1 − e2 )C0 ϕ + J(ϕ) (49)

B.3.1 Résolution de l’équation L(ϕ) = L1


On peut écrire l’équation L(ϕ) = L1 comme suit :

L1 J(ϕ)
ϕ= − (50)
a(1 − e )C0 a(1 − e2 )C0
2

Posons :
L1 J(ϕ)
F (ϕ) = − (51)
a(1 − e )C0 a(1 − e2 )C0
2

Alors, on a à résoudre :
ϕ = F (ϕ) (52)
B Calcul des coordonnées 12

La résolution de (52) se fait par itérations comme suit :

L1
ϕ1 = (53)
a(1 − e2 )C0

Puis :
J(ϕ1 )
ϕ2 = ϕ1 −
a(1 − e2 )C0
························
J(ϕj )
ϕj+1 = ϕ1 −
a(1 − e2 )C0

On fixe un nombre   1. Si |ϕj+1 −ϕj | < , alors ϕ = ϕj+1 = ϕj , sinon on itère


le processus. En prenant  = 1, 57 × 10−10 , on obtient la précision du mm. La
résolution de (52) par itérations est convergente car on montre que |F 0 (ϕ)| < 1.

B.3.2 Calculs d’erreurs


Jusqu’à quel ordre faut-il s’arrêter dans le développement limité de l’expres-
sion de la longueur de la méridienne ? Ecrivons (41) sous la forme :
XZ ϕ
L(ϕ) = a(1 − e2 )I(ϕ) = a(1 − e2 ) ai sin2i tdt (54)
i=0 0

On s’arrête à l’ordre i − 1 tel que :


Z ϕ
|a(1 − e2 )ai sin2i tdt| < 10−4 m (55)
0

soit :
Z ϕ Z ϕ
π
2
|a(1 − e )ai 2i
sin tdt| ≤ |a(1 − e )ai 2
dt| ≤ a(1 − e2 )ai< 10−4 m
0 0 2
2 × 10−4
=⇒ ai < (56)
πa(1 − e2 )

693 10 2 × 10−4
Numériquement pour i = 10, on trouve que a5 = e > . Par
256 πa(1 − e2 )
3003 12 2 × 10−4
contre pour i = 6, on obtient que a6 = e < . Donc on garde
1024 πa(1 − e2 )
que les coefficients de e2 , e4 , e6 , e8 et e10 de (42).

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