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ISSN: 2320-5407 Int. J. Adv. Res.

6(10), 309-325

Journal Homepage: -www.journalijar.com

Article DOI:10.21474/IJAR01/7812
DOI URL: http://dx.doi.org/10.21474/IJAR01/7812

RESEARCH ARTICLE

ESSAI DE MODÉLISATION DE L’IMPACT DES DÉPENSES PUBLIQUES SUR LA CROISSANCE


ÉCONOMIQUE AU MAROC.

Salah Eddine Salhi1, Mohammed Janati2 and Abdellah Echaoui3.


1. Doctorant en modélisation macro-économétrique, Université Mohammed V, FSJES-Souissi, Rabat, Maroc.
2. Etudiant en Econométrie, Statistiques et Modélisation Appliquées, Univesité Mohammed V, FJSES-Souissi,
Rabat, Maroc.
3. Enseignant chercheur en économie, Université Mohammed V, FSJES-Souissi, Rabat, Maroc.
……………………………………………………………………………………………………....
Manuscript Info Abstract
……………………. ………………………………………………………………
Manuscript History Le présent travail cherche à estimer l’impact des dépenses publiques
Received: 5 August 2018 sur la croissance économique au Maroc sur la période 1985-2016. Les
Final Accepted: 7 September 2018 résultats de l’estimation par le modèle Engle Granger montrent que les
Published: October 2018 dépenses publiquessont endogènes (Wagner),ainsi elles exercent un
effet positif et significatif dans le long terme. En revanche, l’étude
Keywords:-
Croissance économique; dépenses empirique a pu montrer la sous performance des charges publiques
publiques; éducation; santé; Modèle dans les secteurs sociaux, et par conséquent, des effets néfastes sur le
Engle Granger . niveau de la croissance économique et le le bien-être de la population.
Copy Right, IJAR, 2018,. All rights reserved.
……………………………………………………………………………………………………....
Introduction:-
Nul ne peut imaginer une économie croissante qui n’arrive pas à assurer les bases de la vie. Les routes, les hôpitaux,
les écoles… constituent des fondements de toute croissance. Dans ce cadre, la satisfaction des services jugés de base
est un but ultime pour chaque autorité politique qui tend à intervenir à travers un certain nombre d’instruments pour
répondre aux besoins attendus par la population dans le domaine des secteurs sociaux de manière générale.

L’intervention de l’Etat dans la sphère économique est donc une question controversée aussi bien dans le principe
que dans la portée. Plusieurs notions du rôle de l’autorité publique ont marqué l’histoire de la pensée économique,
notamment la conception de l’école classique qui exige que le rôle de l’Etat doit être limitéau minimum nécessaire
pour exercer ses fonctions régaliennes et pour garantir le bon

Fonctionnement du marché. Il ne doit surtout pas intervenir dans l’économie, pour ne pas déstabiliser les
mécanismes d’autorégulation. Contrairement à la conception classique, celle keynésienne implique l’action publique
dans l’activité économique en montrant que l’Etat doit veiller notamment au bien être de la population et, au besoin
intervenir dans l’économie pour corriger le dysfonctionnements.

Dans ce contexte, les économistes et les spécialistes des finances publiques ont commencé à s’intéresser dans ces
dernières années à la relation liant la croissance économique d’un pays et ses dépenses publiques. En effet,
plusieurs travaux ont été effectués qui traitent cette relation en essayant de manifester le rôle des dépenses publiques
dans la croissance économique. Les tests élaborés ont mené à deux opinions diamétralement opposés. Certaines
considèrent que ces dépenses sont nécessaires pour stimuler la croissance économique représentent la hausse des
richesses d’une nation mesurées par le produit intérieur brut. D’autres mettent en avant les effets pervers de ces
dépenses qui n’auraient que pour effet d’augmenter les déséquilibres nationaux.

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Corresponding Author:- salah eddine salhi.
Address:- Doctorant en modélisation macro-économétrique, Université Mohammed V, FSJES-
Souissi, Rabat, Maroc.
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A l’échelle nationale, la problématique de réaliser une croissance économique durable par le biais des charges
publiques a été toujours l’axe des projets et des programmes et développement planifiés au niveau central. Depuis,
son indépendance, le Maroc essaye d’être le pays modèle qui image clairement la notion d’inflexion de la croissance
économique en planifiant des projets de développement de l’infrastructure, de l’éducation, et de la santé. A ce stade,
la question qui se pose est la suivante : Y a-t-il un effet des dépenses publiques sur la croissance économique ?

Le présent document vise à apporter une investigation empirique sur l’impact des dépenses publiques sur la
croissance économiques au Maroc. L’étude est basée sur certaines hypothèses que nous les pesons comme suit :

H1 : Il existe un lien positif entre les dépenses publiques et le PIB dans le long terme.
H2 : L’investissement public impact positivement le niveau de la production nationale.
H3 : Le degré d’ouverture n’influence pas le produit intérieur brut dans le court terme.

Le papier comprend quatre sections. La première section traite l’analyse des dépenses publiques au Maroc, la
deuxième présente une brève revue de la littérature. Le cadre méthodologie empirique est envisagé dans la troisième
section. Enfin, dans une dernière partie sera accordée aux résultats et discussions.

Faits Stylisés: Analyse des dépenses publiques:-


La présente section cherche à étudier l’évolution de la croissance économique et la structure des dépenses publiques
au Maroc. Pour ce faire, nous élaborons un graphique qui retrace la tendance dans un premier temps, puis nous
procédons à l’analyse du profil de chacune de ces deux grandeurs macroéconomiques de la période allant de 1980 à
2016.

Profil de la croissance économique au Maroc


La croissance économique a toujours été considérée comme objectif final de la politique économique. Sans
croissance économique, il est difficile, en effet, de prétendre améliorer le niveau de vie d’une population à moyen et
à long terme. Laprésentation de la croissance économique est faite sous-périodes qui coïncident avec les dates
considérées comme points de changement dans l’évolution des orientations des politiques économiques. Le
graphique suivant retrace la tendance de la croissance économique au Maroc durant la période mentionnée
précédemment.

Figure 1:-Evolution du taux de croissance du PIB entre 1985 et 2016

Source : Élaboration d’auteur

A partir du graphique, nous constatons que la croissance économique au Maroc est très fluctuante. Ceci apparait
clairement à travers l’évolution en dents de scie de la croissance du PIB, marquant qu’ai début des années 1980 les
principaux indicateurs économiques ont témoigné d’une grave détérioration de la situation économique du pays.

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Devant ces graves déséquilibres économiques et financières, le Maroc ne pouvait améliorer sa situation économique
qu’en réalisant des réformes courageuses.

Depuis 1983, face à cette situation difficile, le Maroc a mis en place un programme d’ajustement structurel (PAS)
sous l’égide du FMI, et de la banque mondiale, dans le but de rétablir les déséquilibres macroéconomiques. Dans ce
cadre, divers réformes structurelles ont été lancées. Elles ont touché l’ensemble des aspects de l’économie,
notamment le commerce extérieur, les dépenses budgétaires, la fiscalité, les investissements étrangères, la
privatisation, ect.

Ainsi, le Maroc a connu des performances contrastées en termes d’évolution de sa croissance économique au cours
de la période allant de 1994 à 2004. Le graphique en-dessus montre que, la croissance économique durant cette
période est caractérisée par une progression significative. En effet, pendant la période analysée, les autorités
publiques marocaines ont établi une deuxième génération de réformes en coopération avec les institutions
internationales dans le but de renforcer le tissu productif. Les grands axes de ces réformes sont : la libéralisation du
commerce extérieur, e, particulier par la signature des accords de libre-échange avec l’union européenne et d’autres
pays, la réforme du secteur financier, l’adoption du code du travail et l’amélioration de l’environnement des
affaires.

Depuis 2005 jusqu’à 2016, le Maroc a pu relever le rythme de croissance à un palier supérieur et enregistré une
solide performance économique. Ce renforcement de la croissance est grâce à des politiques macroéconomiques
bien avancées et des réformes structurelles soutenues. En effet, à partir de 2005, le Maroc a mis en œuvre des
politiques budgétaires appropriées et a continué de remédier aux sources potentielles de risques budgétaires.
Cependant nous remarquons que même pendant la crise économique internationale en 2008, la croissance au Maroc
a été bonne. Le Maroc a procédé à des politiques sectorielles ambitieuses pour accroitre l’investissement et la
productivité dans les secteurs de l’économie dont le potentiel de croissance est élevé.
Structure des dépenses publiques
Au Maroc, comme dans les autres pays en développement et les pays développés, les dépenses publiques jouent un
rôle de plus en plus important dans le développement économique et social. Le graphique suivant retrace l’évolution
des dépenses du budget de l’Etat.

Figure 2:- Evolution des recettes fiscales au Maroc

Source : Élaboration d’auteur

D’après la figure (2), nous constatons tout d’abord que les dépenses ordinaires ont connu une forte augmentation,
passant de 37 milliards de dirhams en 1985 à 70 milliards de dirhams en 1993. Ensuite, on peut observer qu’au cours
de la période 1985-1993, les dépenses des biens et services et de personnels ont connu une progression notable. La
conséquence de cette progression est les déficits budgétaires et leur financement par le recours massif aux ressources

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intérieures, par ailleurs, les dépenses d’investissement ne dépassent pas les 11 milliards de dirhams pendant la
période d’analyse.

En outre, le graphique montre que durant la période 1994-2004 les dépenses ordinaires suivent toujours une
tendance haussière et rapide. Selon les statistiques, nous remarquons que l’endettement intérieur a augmenté depuis
le début de la décennie 1994. Cette augmentation est pour deux raisons principales. Il sert, d’une part, à financer le
déficit budgétaire. Tant que ce déficit existe, la dette continuera inévitablement à augmenter. D’autre par la
progression de la dette est aussi la conséquence d’une volonté politique délibérée de réduire la dépendance du pays
vis-à-vis de la dette extérieure. L’objectif étant de se baser sur l’endettement intérieur en tant que principale source
de financement pour le trésor. Quant aux dépenses d’investissement, ces derniers ont connu une baisse constante ne
1996, puis une évolution notable à partir de 1998, passant de 14 milliards de dirhams en 1998 à 21 milliards de
dirhams en 2004.

Comme il est visible sur le graphique, durant le période 2005-2016, continuent de croitre, passant de 128,8 milliards
de dirhams en 2005 à 266,9 milliards de dirhams en 2016. En revanche, nous observons clairement qu’au titre de la
même période, les dépenses de compensation enregistrent une tendance haussière. Cette augmentation est due
principalement à la hausse des cours du pétrole, et du gaz, puis cette tendance est devenue baissière du fait de
l’indexation et la subvention des produits de première nécessité.

Revue de littérature:-
La revue de littérature décrite dans cette section repose sur les débats théoriques et empiriques concernant l’impact
des dépenses publiques sur la croissance économique. Il s’agit de relever dans un premier temps, les avancées
théoriques pour éclaircir la nature du lien entre ces deux agrégats macroéconomiques et également nous allons
présenter, dans un deuxième temps les travaux empiriques qui évoquent ladite relation.

Revue de littérature théorique


Au regard de la littérature économique, plusieurs analyses ont été faites quant à ce qui concerne la relation entre les
dépenses publiques et la croissance économique. Cette relation était au centre des préoccupations des économistes
classiques1 qui rassemblent l’intervention de l’Etat à travers ses charges à une source de disfonctionnement du
marché. Pour eux, l’intervention de l’Etat en matière économique doit être minimale voir même nulle.Cependant, il
doit garantir la prise en charge de la production des services jugés de base et assurer les fonctions régaliennes.

Les économistes keynésiens avaient une autre vision opposée à celle des classiques. En effet, la pensée keynésienne 2
a attribué à l’autorité publique un rôle indispensable dans la sphère économique par le biais des dépenses publiques.
Ainsi, l’action publique doit intervenir en matière économique en effectuant des dépenses additionnelles lorsque
l’activité économique baisse ainsi que les dépenses privées. Ces charges supplémentaires vont réanimer la demande
qui va influencer la production et par conséquent l’emploi. Cependant, lorsque l’économie d’un pays est en situation
de surchauffe. L’Etat doit réduire cette pression en réduisant ses dépenses lorsque le revenu national augmente et
que les prix montent de manière excessive ou que l’investissement dépasse les possibilités d’épargne.

L’apparition des nouvelles théories qui expliquent la croissance durant les trente glorieuses va donner une autre
vision de la problématique en question. Les néoclassiques montrent que la croissance se fait par le progrès technique
en lui considérant comme élément exogène. Alors que les fondateurs de la théorie de croissance endogène vont
considérer ce progrès technique comme élément endogène et même générateur des externalités dites positives. Ces
dernières vont servir à rendre les facteurs de production plus productifs et donc avoir comme résultat une croissance
économique durable.

En effet, après la deuxième guerre mondiale, plusieurs économistes se sont intéressé à la problématique de la
croissance, notamment l’économiste Robert Slow (1956)3. Ce dernier a fait introduire le progrès technique comme

1
« Laisser faire Laisser passer » les marchés s’auto-réguler par le biais de la main invisible chère à ADAM SMITH.
2
John-Maynard KEYNES, dans son livre intitulé « Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie
».1936.
3
Solow, R. M. (1956). « A Contribution to the Theory of Economic Growth ». The Quarterly Journal of Economics,
70(1), 65-94.

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élément exogène dans l’établissement de la croissance. Dans son modèle, Slow considérait la fonction de production
nationale en introduisant trois inputs :

Y mesure la croissance, A le progrès technique, K le capital, L le travail, et l’élasticité du capital par rapport au
revenu national (1- : sera donc l’élasticité du travail par rapport au revenu national). Solow suppose que :
1. Les rendements d’échelles sont constants, c’est-à-dire, la somme des élasticités des facteurs des facteurs de
production est égales à 1. Ainsi que le rendement marginal de chaque facteur est décroissant (0< <1 est donc
0< <1).
2. L’existence de la concurrence pure et parfaite.
3. Les facteurs de production sont substituables.
4. Le progrès technique est exogène.

Le modèle de Slow illustre bien le fait que la croissance économique est bien expliquée par l’accumulation des
facteurs de production et par l’accumulation du progrès technique. Cependant, le rendement décroissant des facteurs
de production n’implique pas une croissance économique durable à long terme. De plus, le modèle de Solow ne
donne pas une explication des facteurs qui déterminent le progrès technique, c’est donc dans ce sens que la théorie
de la croissance endogène va apparaitre.

La théorie de la croissance endogène traite la question de la croissance économique de long terme. Cette théorie
récente suppose l’existence des externalités positives qui favorisent l’accumulation des progrès technique.

Le modèle de référence de tous les modèles de croissance endogène celui élaboré par Paul Romer en 1986 : le
modèle AK qui remplace les rendements d’échelles décroissants des facteurs par les rendements constants. La
fonction de production nationale pour ce modèle est :

.
Y mesure la croissance, A est le progrès technique, K le capital. Dans ce modèle, le stock du capital n’est plus
constant, le taux de croissance du stock de capital, et donc de l’économie s’écrit :

Tel que le taux d’épargne et le taux de dépréciation du capital. L’état régulier de l’économie est toujours établi
d’une façon endogène grâce à cette équation. D’où, la différence entre les pays en matière de croissance peut être
expliquée par leurs progrès techniques. Ainsi, le modèle AK met en valeur la politique économique puisqu’elle peut
augmenter l’épargne et donc le capital pour aboutir à une croissance économique importante.

Le modèle de références de croissance endogène favorise trois sources importantes de croissance : les nouvelles
connaissances (Romer, 1990), l’innovation (Aghion et Howitt, 1992) et les infrastructures publiques (Barro, 1990).
Ainsi, les politiques publiques sont appelées à jouer un rôle essentiel dans la performance de l’économie à long
terme.

Robert Barro (1991), stipule que la taille du gouvernement influence de manière significative le taux de croissance
économique comme l’un des facteurs de la production puisque elles sont directement productives. Il a mis comme
point de départ le fait que les dépenses visant à créer des infrastructures telles que les dépenses en matière
d’équipements et en matière de transports (routes, autoroutes, chemise de fers, etc.), rendent plus efficace l’activité
productive des firmes privées. Ainsi, il montre que ces dépenses engendrent l’activité économique et donc de
manière automatique la croissance économique. Pour Barro, les dépenses publiques ont deux effets opposées :

1. Le premier est que le capital public rend le capital privé plus productif et évite que sa productivité marginale
s’annule progressivement quand le revenu augmente.
2. L’impôt a un effet dépressif sur cette productivité, puisqu’il réduit son rendement privé en ôtant aux enterprises

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une part du revenu tiré de leur activité.

Dans son modèle, Barro spécifie la nature des dépenses publiques. En effet, il considère dans son modèle qu’il s’agit
bien des biens et services collectifs purs. Ainsi, le problème de financement par le secteur privé de ces biens se pose.
D’où l’inexistence de marché pour ces biens.

Le modèle développé de Barro consiste à considérer une fonction de production de type de Cobb-Douglas collective
inter-temporelle qui prend trois inputs, notamment le capital K, le travail L, et les dépenses publiques G. soit
l’équation :

Barro suppose que le taux de croissance de la population est nul, et que l’Etat finance les dépenses publiques par
l’impôt proportionnel au revenu, alors :

et

Il montre ainsi qu’une augmentation de la taille de l’Etat peut induire à une augmentation de la croissance de
l’économie lorsque le avec le taux qui maximise le taux de croissance tel que :

( )

Revue de littérature empirique


Les résultats des études empiriques sur la relation entre les dépenses publiques et la croissance diffèrent selon les
pays et les modèles.

Adolph Wagner (1835-1917) était le premier économiste qui a établi la « loi de l’extension croissante de l’activité
publique », cette loi illustre la tendance au développement des dépenses publiques. Selon Wagner, plus un pays est
développé et plus l’intervention de l’Etat est nécessaire et importante, autrement dit, l’élasticité des dépenses
publiques par rapport au PIB serait supérieure 1, Wagner avance deux arguments principaux pour justifier cette loi :

1. La croissance économique implique la mise en place d’infrastructures (routes, ponts…etc.), qui sont financées
par l’Etat, dans la mesure où il s’agit de biens collectifs ;
2. La croissance économique s’accompagne d’une augmentation de la demande de services non marchands tels
que l’éducation et la santé.

La loi de Wagner traite le lien de causalité entre les dépenses publiques et la croissance économique, permis de
conclure que les dépenses publiques sont endogène dans une économie ( ). En effet, la modélisation de la loi de
Wagner s’inspire de la formule de Musgrave4 (1969) :

Où :

Les dépenses publiques par rapport au PIB


: PIB réel par tête.
L’élasticité-revenu, supposée positive et significative pour que la loi de Wagner soit acceptée.

Beaucoup d’études ont examiné la validité empirique de l’hypothèse de Wagner à l’aide de la formulation énoncée
par Musgrave. A titre d’exemple, l’étude faite par James E.Payne et Bradley T.Ewing (1996) est qui porte sur un
échantillon de 22 pays caractérisés par un niveau de développement différent dans cette étude l’hypothèse de
Wagner est justifiée pour la Colombie l’Australie, l’Allemagne, le Pakistan, la Malaisie, et la Philippine.

4
Richard Abel Musgrave économiste américain d'origine allemande, spécialiste en économie publique, dans son
article « The Theory of Public Finance ».

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Robinson, M. Olulu et al (2014) trouvent que les dépenses publiques au Nigeria peuvent stimuler l’investissement
local comme étranger avec l’utilisation de deux modèles à court terme : la méthode des moindres carrés ordinaires et
à long terme par la méthode d’ADF. L’étude recommande le gouvernement du Nigeria de dépenser plus dans les
secteurs sociaux comme l’éducation et la santé.

Coublibaly5, M (2013) montre que les dépenses publiques d’éducation ont un impact positif sur la croissance
économique en côte d’ivoire avec un modèle de fonction de production agrégé de Cobb-Douglass.

Barro6 (1990, 1991) démontre que la dépense publique est directement productive et doit donc être considérée
comme un des facteurs de la fonction de production. La contribution du secteur public à la croissance comprend les
dépenses d’éducation (afin d’accroitre le capital humain) et de recherche de développement, mais aussi celles
d’infrastructures et matière de transport et de communication. Comme les autres accumulations, ces dépenses ont un
effet cumulatif : elles permettent d’augmenter la croissance qui, en élargissant l’assiette fiscale, induit un
accroissement des recettes publiques et donc des dépenses publiques, facteur de croissance. Cette théorie conduit à
démontrer la nécessité du maintien des investissements publics dans une conjoncture difficile. La tentation des
gouvernements est souvent grande, en période de crise, de réduire les dépenses d »investissement pour pouvoir
stabiliser les dépenses courantes. Les théories de la croissance endogène rejoignent ici les théories keynésiennes7.

Keho8 (2007), avec l’utilisation d’un modèle VAR a montré que les dépenses publiques totales et l’éducation n’ont
pas d’impact significatif sur le PIB, ainsi que les dépenses d’investissement n’ont pas d’effet significatif sur
l’évolution du PIB, en ajoutant que l’évolution du PIB influence positivement les dépenses publiques dans les
secteurs de la santé et des transports et négativement les dépenses dans le secteur de l’énergie.

Dans une modèle d’accélérateur simple N’guessan9 (2007)suppose que la technologie de production est caractérisée
par la relation entre le stock de capital désiré et le niveau de production aboutit aux résultats permettant d’établir
l’existence d’un effet d’entrainement de l’investissement public sur l’investissement privé en côte d’ivoire au Togo,
et dans la moindre mesure au Niger. Cependant, l’effet d’entrainement n’a pu être mis en évidence au Bénin, au
Burkina, au Mali, et au Sénégal. La décomposition des dépenses publiques s’est avérée déterminante dans la
dynamique de la croissance de l’union.

Kebo (2008) soulève qu’à long terme, il existe une absence de causalité au sens de Granger entre le PIB et les
dépenses publiques dans le secteur d’éducation.

OkoroA.S. (2013) a conclu qu’à long terme, il existe un équilibre entre les dépenses publiques et la croissance
économique et que la dynamique de court terme ajuste l’équilibre à long terme à un taux de 60% par an, suite à son
étude concernant les dépenses publiques au Nigeria.

Ales Kuhar et al (2005) dans un modèle input-output concernant une étude de la périphérie de la Slovénie aboutit
aux résultats qui montrent que les fonds publics peuvent stimuler la croissance économique dans les périphéries de
la Slovénie, cependant la comparaison au niveau nationale montre qu’il a des régions en retards.

5
Coulibaly Mamadou , (2013), “l’impact des dépenses d’éducation sur la croissance économique en Côte d’ivoire”
6
Robert J. Barro, (1991), « Determinants of Economic Growth: A Cross-Country Empirical Study », BER Working
Paper No. 5698.
7
Où l’investissement public est nécessaire à la croissance : L’Etat est encouragé à développer des activités à fort
potentiel d’externalités telles que les infrastructures, l’éducation et la santé.
8
Keho Yaya, 2007, « dépenses publiques et croissance économique en Côte d’ivoire: Approche en terme de
causalité”.
9
N’guessan Berangerb Abou, 2007. «Structure des dépenses publiques, investissement privé et croissance dans
l’UEMOA ». Document d’étude et de recherche N° DER /07/04/Septembre 2007.

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Ali Sulieman10 (2014) montre d’après une étude sur les dépenses publiques en Jordanie que les dépenses en capital
et en éducation ne conduisent pas à la croissance économique car il existe des contraintes financières. Mais en
contrepartie les dépenses en santé et en affaire économique ont un impact sur la croissance du PIB.

Akonji11, R.D et al (2013) suite à une étude sur les relations entre les dépenses publiques et la croissance en testant
la loi de Wagner, Akonji, R.D et al éprouve que les dépenses totales en capital et le PIB respectant la loi de Wagner
par le test de causalité de Granger avec une causalité unidirectionnelle.

Cadre méthodologique et source des données:


Les travaux empiriques évoqués dans la revue de littérature ci-dessus nous ont permis d'élaborer notre modèle en se
basant sur les séries temporelles. La méthodologie adoptée dans ce travail consiste à modéliser l’impact des
dépenses publiques par le biais du modèle à correction d’erreur (Modèle Engle Granger)

Comme indiqué dans les modèles au-dessus, l'ensemble des variables utilisées pour effectuer cette modélisation
peuvent se résumer dans le tableau suivant:

Tableau 1:-Description des variables du modèle


Variables Intitulé Source des données
PIB Produit intérieur brut réel DEPF12.Maroc
DP Dépenses publiques totales DEPF
FBCF Formation brut du capital fixe DEPF
KH Le capital humain DEPF
TOV Taux d’ouverture DEPF
DPEduc Dépenses dans le secteur d’éducation DEPF
SPSant Dépenses dans le secteur de la santé DGI
Source : Élaboration d’auteur

Résultats empiriqueset discutions:-


Dans cette section, nous allons essayer d’approcher la question du lien entre les dépenses publiques et la croissance
économique à travers deux modélisations différentes. La première modélisation essayera de vérifier la validation de
la loi Wagner pour le cas du Maroc. La deuxième cherchera à mettre en évidence les rapports entre l’expansion des
dépenses publiques (agrégées et désagrégées) et la croissance économique en adoptant une approche en termes de
causalité au sens de Granger, puis à travers une modélisation basée sur le modèle à correction d’erreur.

La vérification de la loi de Wagner au Maroc


Le modèle qu’on adopte afin de vérifier la loi de Wagner pour le cas du Maroc d’inspire de la formule donnée par
Musgrave (1969) :
( )

Où :
: constitue les dépenses publiques totales à l’année t.
: constitue le produit intérieur brut à l’année t.

Pour éviter la présence de la régression fallacieuse, il est toujours nécessaire de réaliser des tests de stationnarité sur
les données en séries temporelles. Le tableau suivant résume les résultats des tests de racine unitaire :

10
Ali Suliman Al-Shatti, 2014. « The impact of public expenditure on economic growth in Jordan » vol 6. N°10,
2014.
11
Akonji, R, D et al, 2013, 2013. « Nexus between public expenditure and economic growth by testing Wagner’s law
time series : Evidence from Nigeria ». International Journal of Developpement and Substainability, Vol 2 N° 4, pp,
2383-2395.
12
Direction des études et des prévisions financières/ direction du ministère de l'économie et des finances, Maroc.

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Tableau 2:-Test de Dickey-Fuller Augmenté


Variables Processus Ordre d’intégration
LogDP DS sans dérive I(1)
LogPIB DS sans dérive I(1)
Résidu Marche aléatoire I(0)
Source : Élaboration d’auteur

Les résultats du test réalisé sur les séries : dépenses publiques et produit intérieur brut, montrent que l’hypothèse de
la non stationnarité est acceptée, puisque la statistique 13 d’ADF est supérieure aux valeurs critiques. Donc, le recours
à une différenciation première est nécessaire. La variable aléatoire résidu est stationnaire en niveau. Un tel résultat
conduit à conclure la présence de la cointégration entre les variables, et par conséquent un modèle à correction
d’erreur d’Engle Granger est adéquate pour la vérification de la loi de Wagner.

Estimation de la relation de long terme


On estime par MCO la relation de long terme entre les variables suivantes :

( )

Tableau 3:- Estimation de long terme

Source : Élaboration d’auteur

L’estimation du modèle de long terme a pu montrer que la variable LogPIB est significative au niveau de tous les
seuils 1%, 5% et 10%). Soit une élasticité des dépenses publiques par rapport au PIB de 1,59%. Cette élasticité est
positive, ainsi qu’elle confirme la théorie de Musgrave (1969). Lorsque le PIB augmente de 1%, toutes choses étant
égales par ailleurs, les dépenses publiques augmentent de 1,59%.

13
Voir l’annexe 1 : Résultats des tests de racine unitaire sur les variables des finances publiques.

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Tableau 4:-Estimation de court terme

Source : Élaboration d’auteur

L’estimation du modèle à correction d’erreur s’écrit comme suit :

DLOGDP =0.02+ 1.02*DLOGPIB - 0.44*E(-1) + 0.11*D2005 + 0.10*D2011 - 0.11*D2015 - 0.09*D2016


Où, représente les résidus obtenus à partir de l’estimation de long terme. Les résultats de l’estimation du
modèle sont donnés par Eviews et sont présentés dans le tableau ci-dessus.

Nous constatons que le coefficient ( )14 est bien significativement négatif (P-value<5%), la représentation du
modèle à correction d’erreur est validée. Les chocs sur les dépenses publiques se corrigent à 44,46% par l’effet de
« feed back », ainsi, le choc est entièrement résorbé au bout de 2 ans, 2 mois et 25 jours. Tous les paramètres sont
statistiquement significatifs, le coefficient , représente l’impact de court terme, il correspond toujours à nos
attentes (théorie de Musgrave).

En revanche, la validation de la loi de Wagner peut se faire aussi par le biais du test de Granger. Ce test étudie la
relation de causalité entre les variables. Le tableau suivant décrit les résultats de causalité au sens de Granger entre
les dépenses publiques et le PIB au Maroc.

Tableau 5:-Test de causalité au sens de Granger

Source : Élaboration d’auteur

Nous remarquons, que le PIB cause au sens de Granger les dépenses publiques (P-value<10%), tandis que, les
dépenses publiques ne causent pas au sens de Granger le PIB (P-value>10%). Cela veut dire, que les dépenses
publiques est une variable macroéconomique endogène, par conséquent la loi de Wagner15 qui stipule l’endogénéité
des dépenses publiques est vérifié au Maroc.

14
Terme de rappel,ilreflètel’ampleurd’ajustement vers l’équilibre.
15
Ce résultat montre que l’Etat augmente ces dépenses publiques au fur et à mesure que le PIB augmente.

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L’impact des dépenses publiques sur la croissance économique


Dans le cadre de ce deuxième type de modèle, il s’agit d’examiner la relation ou les rapports réciproques entre les
dépenses publiques et la croissance économique en adoptant une démarche en termes de causalité pour identifier les
canaux de transmission les plus importants vers la croissance économiques.

On s’est inspiré de plusieurs études effectuées dans ce sens pour trouver la formulation du modèle la plus adéquat.
Ce modèle s’écrit sous forme d’une fonction de type de Cobb-Douglass comme suit :

Avec :
Y : le produit intérieur brut réel
DP : les dépenses publiques totales
DPEduc : les dépenses publiques dans le secteur d’éducation
DPSant : les dépenses publiques dans le secteur de la santé
K : le capital physique
KH : le capital humain
TOV : le taux d’ouverture

1. Le modèle des dépenses publiques agrégées :

2. Le modèle des dépenses publiques désagrégées :

M1 : Cas du secteur d’éducation

M2 : Cas du secteur de la santé

Avant que nous procédions à l’estimation des modèles, l’étude de la stationnarité et cointégration des séries est
obligatoire pour que le modèle estimé soit robuste et fiable.

Tableau 6:-Test de racine unitaire


Variables Processus Ordre d’intégration
LogPIB DS I(1)
LogDP TS I(1)
LogDPEduc TS I(1)
LogDPSant TS I(1)
LogFBCF DS I(1)
LogKH DS I(1)
TOV TS I(1)
Source : Élaboration d’auteur

D’après le tableau (), nous constatons que toutes les variables sont non stationnaires en niveau, alors une
différenciation d’ordre 1 s’impose, ainsi qu’elle est suffisante pour atteindre la stationnarité 16.

Ayant confirmé la présence d'une relation de Co-intégration17 entre les variables, il peut être intéressant d'analyser
les résultats détaillés de la relation de court terme, ainsi que la dynamique des variables dans le long terme.

16
Cetteconstatationvient après avoireffectué le test ADF pour les différentessériesdifférenciées.Le test de PP
confirme les mêmes conclusions (Annexe2).
17
Voir l’annexe 3 sur le test de Johansen : Test de cointégration.

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Après avoir examiné la stationnarité des variables, ainsi que la cointégartion entre elles, nous pouvons alors estimer
les paramètres des modèles à correction d’erreur. Le logiciel Eviews fournit les résultats suivants :
Modélisation de l’impact des dépenses publiques sur la croissance économique

Tableau 7:- Résultats de l'estimation de la relation de long terme.

Source : Élaboration d’auteur

Tableau 8:-Résultats de l'estimation de la relation de long terme.

Source : Élaboration d’auteur


Interprétation statistique :
Les estimations effectuées sur les modèles18, nous permettent d'obtenir les résultats :
1. 99,69% est expliqué par le modèle, cependant 0,31% est expliqué par le résidu.
2. Modèle globalement significatif (Prob (F-statistic))=0,00.
3. La probabilité associée au test de Breusch-Godfray est égale à 0,96 > 5%, ainsi que la statistique de DW est
égale à 2 présume l’absence d’autocorrélation des erreurs.

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Voir l’annexe 5 : Tests de validation du modèle linéaire

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4. La probabilité associée au test de Breusch-Pagan (0,87) est largement supérieure à 5%, les erreurs sont
homoscédastiques.
5. Les erreurs sont gaussiens : Prob(JB)=0,74>5%.
6. Le coefficient associé à la force de rappel vers l’équilibre est significativement négatif (-0.576). Il existe donc
un mécanisme à correction d’erreur. Ce mécanisme indique la convergence des trajectoires de la série de la
pression fiscale vers la cible de long terme.

Interprétation économique :
Le Long terme
Dans le long terme tous les coefficients corresponds à nos attends. La variable la plus importante, les dépenses
publiques paraissent significatives dans le modèle. Lorsque les dépenses publiques augmentent de 1% le PIB
augmente de 0,19%. Ce résultat confirme la théorie de croissance endogène ainsi que les conclusions obtenues par
Barro (1991) qui place l’action publique en matière de dépenses comme input de la fonction de production nationale
et donc un déterminant de la croissance économique.

Pour ce qui est de l’investissement public, le résultat de long terme met en évidence le lien positif de ce dernier avec
la croissance économique, ce qui est confirmé à ce que la théorie nous a enseigné, dans la mesure où, une
augmentation de 1% de l’investissement public, conduit toutes choses étant égales par ailleurs à une hausse de
0,32% du PIB.

Relativement au capital humain, nous constatons clairement qu’un accroissement de 1% du capital humain agit
positivement sur le PIB de 0,13%. Ce résultat confirme aussi la théorie de la croissance endogène. Romer (1990)
montre que le capital humain qui désigne l'ensemble des formations, connaissances et bonne santé du travailleur
rend plus attractive le niveau de la production dans une économie.

La relation de long terme montre un effet positif du taux d’ouverture, mais il demeure faible. Une hausse de degré
d’ouverture de 1% engendre un accroissement 0,000893%.

Le résultat un peu surprenant est celui relatif aux dépenses publiques désagrégées (éducation et santé). L’estimation
a pu montrer que les charges publiques ne sont pas significatives. Les dépenses sociales qui constituent la pierre
angulaire de toute croissance, ne favorise pas cette dernière au Maroc.

Le court terme
La vitesse d’ajustement vers l’équilibre à remplir la condition de la validation du modèle à correction d’erreur
( é ), elle signifie que suit à un choc, la variable de réponse PIB retrouve son équilibre selon la
fréquence de 57,60%. Autrement dit, suit à un choc les variables exogènes expliquent le produit intérieur brut de
57,60% dans le long terme, et que le choc se résorbe entièrement au bout d’une année, 7 mois, et 13 jours
(1/0,576=1,73).

En outre, à court terme les dépenses publiques agrégées est désagrégées n’exercent aucune influence sur le PIB. En
effet, lorsque l’Etat fait face à une politique de relance toute en mobilisant le budget de l’Etat, les fruits de cette
politique ne peuvent être donnés que dans le long terme.
Ainsi, les deux variables macroéconomiques : capital physique et humain demeurent indispensables pour une
économie. Certes, il existe un lien positif et significatif entre le PIB et l’investissement public et le capital humain à
court terme.

Quant au taux d’ouverture n’est pas significatif. Cela s’explique par le fait qu’il y a une négociation de partenariat
sur la pénétration d’un marché extérieur, négociation des accords de libre-échange.

Conclusion:-
A la lumière de cette étude, nous avons puconstater que les dépenses publiques sont effectivement un instrument
fondamental de la relance économique aussi bien dans la littérature économique que dans les travaux empiriques.
L’intervention de l’Etat dans la sphère économique en matière de dépenses deviendra donc une exigence
économique et une condition nécessaire de réalisation d’une croissance économique durable.

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Dans cette étude, nous nous sommes basés sur une évidence empirique à savoir le modèle à correction d’erreur qui
permet de déterminer la dynamique des dépenses publiques dans le court et le long terme. En termes de résultats,
l’estimation du modèle de Wagnera pu montrer que les dépenses publiques représentent une variable endogène,
c’est-à-dire que l’Etat augmente ces dépenses publiques au fur et à mesure que le PIB augmente. Ainsi, la
modélisation macro-économétrique montreque les dépenses publiques exercent un impact positif et significatif dans
le long terme, néanmoins cette conclusion n’est pas vérifiée pour le cas des dépenses publiques désagrégées
(éducation et santé). En effet, l’étude empirique a pu éclaircir la faiblesse des dépenses publiques dans les secteurs
sociaux, chose qui se répercute sur le niveau de la croissance économique et le bien-être de la population.

Au Maroc, malgré les efforts entrepris par les pouvoirs publics, il existe des enjeux qu’entravent la stimulation
économique, tels que le poids de la dette et la rapidité de la croissance démographique. C’est pour cela, si on veut
réaliser un décollage économique réel, on doit mettre en face les objectifs suivants : dresser un état des lieux des
besoins de la population cible, la gestion saine et transparence des finances publiques, le suivie et le contrôle de la
destination effective des dépenses engagées par les pouvoirs publics.

Il impératif de mentionner qu’il existe plusieurs pistes de recherches pour améliorer cette modeste étude entre autres.
Dans une perspective d’enrichissement de notre étude, une voie de recherche consiste à examiner l’impact des
dépenses publiques sur la croissance économique pour le cas des pays en développent et les pays développés afin
d’identifier les points de similarités et de différences. En outre ce travail pourrait être compléter en mettant l’accent
sur l’efficience des dépenses publiques à travers un modèle dit DEA.

Références:-
1. Robert J. Barro, (1996), « Determinants of Economic Growth: A Cross-Country Empirical Study », BER
Working Paper No. 5698.
2. Carls Helena Santos Da Cruz (2014), « Dépenses publiques du gouvernement et croissance économique », le cas
du Cap-vert, p16-16.
3. Kako Nubukpo (2007), « Dépenses publiques et croissance économique des pays de l’union économique et
monétaire ouest-africaine », Afrique contemporaine 2007/2 (n° 222), p, 223-250. DOI 10.3917/afco. 222.0223
4. N’guessan Berangerb Abou, 2007. «Structure des dépenses publiques, investissement privé et croissance dans
l’UEMOA ». Document d’étude et de recherche N° DER /07/04/Septembre 2007.
5. Ali Suliman Al-Shatti, 2014. « The impact of public expenditure on economic growth in Jordan » vol 6. N°10,
2014.
6. Akonji, R, D et al, 2013, 2013. « Nexus between public expenditure and economic growth by testing Wagner’s
law time series : Evidence from Nigeria ». International Journal of Developpement and Substainability, Vol 2 N°
4, pp, 2383-2395.
7. Elkhider, Kchirid et Tahiri, 2005, “Identification des dépenses publiques proteuse de croissance économique:
Cas du Maroc 1970 à 2003”, Workingpaper du projet Femise 22-26.
8. Brahim Mansouri, 2003, “déséquilibre financières publics, investissement privé et croissance économique au
Maroc”.
9. Coulibaly Mamadou , (2013), “l’impact des dépenses d’éducation sur la croissance économique en Côte
d’ivoire”
10. Keho Yaya, 2007, « dépenses publiques et croissance économique en Côte d’ivoire: Approche en terme de
causalité”.
11. Oulhaj, Amrani, Hammes, 2007 “ les dépenses publiques porteuses de croissance au Maroc 1970-2004”,
Workingpaper du projet Femise 22-26.
12. Ministère d'économie et des finances, direction des etudes et des previsions financières (DEPF), “Tableau de
bord annuel des indicateurs macroéconomiques”.

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Annexes :-
L’annexe 1 : Résultats des tests de racine unitaire sur les variables des finances publiques.

Annexe2 : Tests de racine unitaire sur les variables du modèle augmenté

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L’annexe 3 : Test de cointégration de Johansen

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