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L’ancien premier flic de France et bras droit de Nicolas


Sarkozy Brice Hortefeux a en effet participé, fin mars,
Repas clandestins: la liste s’allonge
PAR DAVID PERROTIN, ANTTON ROUGET, ELLEN SALVI ET MATTHIEU SUC
à un déjeuner dans un club privé tenu par le chef Leroy,
ARTICLE PUBLIÉ LE LUNDI 12 AVRIL 2021 selon des informations de Mediapart.
Brice Hortefeux, ancien ministre de l’intérieur,
a déjeuné fin mars avec l’éditorialiste Alain
Duhamel dans un appartement reconverti en restaurant
clandestin par le chef Leroy, placé en garde à vue
dans l’affaire du palais Vivienne. Dans la lignée d’une
petite élite politique, économique et médiatique qui
s’affranchit sans grand scrupule des règles sanitaires
Le chef Christophe Leroy et Pierre-Jean Chalençon ont été placés
en vigueur. en garde à vue vendredi 9 avril 2021. © Instagram Christophe Leroy

Le déjeuner s’est tenu dans un appartement privé


reconverti en restaurant clandestin, dans le VIIIe
arrondissement de Paris. Un lieu à l’abri des regards
indiscrets où, tous les jours, le chef Leroy proposait à
une clientèle sélecte des menus entre 110 euros et 580
euros, ainsi que M6 l’avait révélé dans son reportage.
Le chef Christophe Leroy et Pierre-Jean Chalençon ont été placés Ce mardi 30 mars, Brice Hortefeux, aujourd’hui élu
en garde à vue vendredi 9 avril 2021. © Instagram Christophe Leroy
au Parlement européen, y a retrouvé le journaliste star
Aucun ministre n’a fréquenté l’un des repas Alain Duhamel, pour un déjeuner professionnel avec
clandestins qu’il organisait, a affirmé jeudi 8 avril un troisième convive.
le chef Christophe Leroy, par la voix de son avocat,
six jours après la diffusion d’un reportage de M6 Le repas devait initialement se tenir au siège du parti
sur les dîners luxueux qu’il offrait, notamment, au Les Républicains (LR), rue de Vaugirard. Mais, au
dernier moment, Brice Hortefeux a changé son fusil
palais Vivienne (Paris IIe), du collectionneur fantasque d’épaule pour réserver une table dans le « club » tenu
Pierre-Jean Chalençon. par Christophe Leroy.
Aucun membre du gouvernement actuel, peut-être. « Une personne que je connais est venue me voir
Mais un ancien ministre de l’intérieur, en revanche. pour tout autre chose, et dans la conversation me
dit : “Si vous avez des déjeuners ou des dîners, il y
a un business club dont je suis membre et c’est tout
à fait possible d’organiser cela”», explique l’ancien
ministre de l’intérieur.
Brice Hortefeux dit avoir immédiatement demandé
s’il s’agissait d’une pratique légale. « La personne
me répond : “Oui.” D’ailleurs, pour me montrer que
c’est légal, elle me fait passer des documents internet,
en précisant que tous les jours, c’est publié sur
les réseaux sociaux. Elle m’adresse aussi un article
de Ouest-France du 7 mars vantant le truc.» De

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cette personne ayant convaincu l’ex-ministre nous ne À la fin du repas, les convives repartent chacun de
saurons rien, seulement qu’elle a « organisé beaucoup son côté. « Comme je suis plutôt bien élevé, je n’allais
de repas professionnels». pas faire un esclandre en m’en allant, explique Alain
« Cette personne me dit : “Il y a beaucoup de monde Duhamel, mais j’étais tellement troublé qu’en sortant,
qui passe, des entreprises, des élus…” Quand vous je me suis trompé de Uber et ne m’en suis aperçu qu’au
savez cela, vous vous dites que vous êtes dans les bout de 300 mètres. »
clous », ajoute Brice Hortefeux. Selon des sources Quatre jours plus tard, Brice Hortefeux est prévenu par
concordantes, l’ancien conseiller en communication un de ses collaborateurs que le chef du reportage de
de Nicolas Sarkozy Franck Louvrier a aussi déjeuné M6 qui fait le buzz est celui chez lequel il a déjeuné
au même endroit. Sollicité à de nombreuses reprises, avec Alain Duhamel. « Évidemment, vous imaginez ma
l’actuel maire de La Baule (Loire-Atlantique) n’a tête…, commente l’ancien ministre. Cela vous tombe
pas retourné nos demandes d’entretien. Après la dessus comme un coup de massue. Je ne savais rien
publication de l’article (voir notre « boîte noire »), et, honnêtement, c’est très pénible. Je ne le vis pas
M. Louvrier a démenti, dimanche 11 avril, auprès de très bien, je me suis excusé auprès d’Alain Duhamel,
Ouest-France« formellement toute participation à un j’étais très gêné vis-à-vis de lui.»
repas clandestin ». L’éditorialiste a pour sa part l’impression d’avoir été
« un peu piégé » : « Je n’en suis pas mort, mais j’ai mal
dormi quand même.»« Là où je n’ai pas eu de chance,
reprend M. Hortefeux, c’est que si la personne que je
connais était venue me voir cinq jours plus tard, c’était
réglé. Je n’aurais jamais entendu parler de ce club,
je n’y aurais jamais mis les pieds et j’aurais rigolé
en entendant à la radio parler des soirées de ce gars
Brice Hortefeux au parlement européen, en juin
2018. © Abdesslam MIRDASS/Hans Lucas via AFP
bizarre [Pierre-Jean Chalençon – ndlr].»
Une fois le rendez-vous pris par Brice Hortefeux, L’ancien ministre pointe aussi l’« ambiguïté » qui
Alain Duhamel est prévenu, dans la soirée du lundi 29 résiderait, selon lui, dans le statut juridique du club
mars, qu’il ne doit finalement pas se rendre au siège de du chef Leroy. « D’après ce que j’ai compris depuis,
LR le lendemain mais à une autre adresse, dans le VIIIe ce n’est pas vraiment un restaurant mais un lieu avec
arrondissement. « Je ne savais pas de quoi il s’agissait, un statut associatif ou de club, ce qui explique qu’ils
ce n’était pas précisé, j’y suis allé. Je croyais que ce auraient le droit de faire cela. C’est très incertain»,
serait soit chez lui, soit chez un de ses amis, et puis je croit savoir M. Hortefeux.
suis monté dans ce truc-là. Je ne suis pas du tout du L’avocat de Christophe Leroy, Me Thierry Fradet,
genre club, etc. Et puis je me suis aperçu qu’il y avait a utilisé cet axe de défense, en indiquant par
des gens qui déjeunaient. On m’a emmené tout de suite communiqué de presse jeudi 8 avril que son client
dans une petite salle à manger au fond, où nous étions « a pu remettre [à la justice] un certain nombre
trois », se souvient le journaliste. de documents établissant que les prestations qu’il a
« Nous étions dans une pièce isolée d’un appartement effectuées l’ont été, comme la loi l’autorise, dans des
privé, moins de six. On m’aurait dit: vous êtes huit, domiciles privés et non pas dans des établissements
j’aurais dit non, je n’y serais pas allé», insiste aussi recevant du public (ERP) de type restaurant ».
Brice Hortefeux, en précisant que le déjeuner a été Le lendemain, vendredi 9 avril, le chef Christophe
réglé sur un terminal bancaire, et non en liquide. « Tout Leroy et Pierre-Jean Chalençon, propriétaire du palais
paraissait légal. » de Vivienne, ont été auditionnés en garde à vue pour
des faits de « mise en danger de la vie d’autrui »,

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mais aussi pour des soupçons de « travail dissimulé qui ne doute pas, en revanche, du fait que Pierre-
». Au terme de leurs gardes à vue, le parquet de Paris Jean Chalençon ait pu lancer des invitations à venir
a précisé qu’« aucun élément ne permet de mettre au découvrir sa collection d’objets napoléoniens. Un
jour la participation d’un membre du gouvernement ministre d’un gouvernement précédent a d’ailleurs
aux repas qui font l’objet de cette enquête ». raconté à Mediapart avoir fait l’objet de nombreuses
La simple évocation de « ministres » aux tables invitations de la part du collectionneur cathodique,
des fameux dîners a embrasé l’exécutif. Pendant qu’il connaît pourtant à peine.
une semaine, les boucles Telegram et les couloirs Au gouvernement, les derniers jours ont donc été
ministériels ont bruissé d’interrogations, les uns se consacrés à déminer tous les ouï-dire qui se sont
demandant: « Mais qui ? », les autres se rassurant : engouffrés dans la brèche des propos de Pierre-Jean
« Non, mais c’est impossible. »« Un ministre dans Chalençon. Outre les habituelles ripostes des militants
un resto censé être fermé, je n’y crois pas une seule macronistes sur les réseaux sociaux, les ministres se
seconde », confie un conseiller du pouvoir, bien sont succédé dans les médias pour répéter qu’ils ne
moins catégorique au sujet des parlementaires. Sur ce croyaient pas « une seule seconde que des membres
point, tous nos interlocuteurs sont d’ailleurs unanimes, du gouvernement se rendent dans des restaurants
rejoignant nos informations: des déjeuners ont bel et clandestins » (Gabriel Attal), rappeler qu’« il n’y a
bien été organisés dans des restaurants parisiens en pas de passe-droit » (Bruno le Maire) et fustiger une
présence d’élus. Mais beaucoup jouent sur le fait qu’il « rumeur [qui] sape les fondements de la démocratie »,
est compliqué pour la presse de le documenter, surtout en demandant à tout un chacun de « vraiment réfléchir
plusieurs semaines après les faits. à cette idée que c’est le soupçon qui permet de
En janvier, certains étaient aussi persuadés qu’au condamner des gens, et non pas la vérité » (Gérald
moins un ministre avait participé à des repas de ce Darmanin).
genre. Avant même que M6 ne s’intéresse au palais « On a un certain type de clientèle qui vient
Vivienne, c’est un tweet signé par l’ancien « gilet ici »
jaune » Benjamin Cauchy, un temps porte-parole Dans un premier temps, l’Élysée et Matignon sont
du mouvement de Nicolas Dupont-Aignan, Debout restés très discrets sur le sujet, se contentant de balayer
la France (DLF), qui avait échauffé les esprits. Il « de simples rumeurs ». Ce qui ne les a pas empêchés
s’interrogeait sur ce qu’il adviendrait si des citoyens de mener une petite enquête en interne auprès de
apprenaient « que certains ministres s’amusent à se certains membres du gouvernement. « Dans la tête
restaurer dans des arrières salles [sic] de restaurants du premier ministre, les choses sont très claires :
». Et il ajoutait, face au succès de son tweet : « Allez s’il s’avérait qu’un ministre s’était rendu dans ce
planquer rue Mazarine [dans le VIe arrondissement de type de soirée, ce serait la démission directe »,
Paris – ndlr], je ne suis pas paparazzi. » glissait l’entourage de Jean Castex à RTL, il y a
Aussitôt, des conseillers, des parlementaires, et même quelques jours. Le lendemain, à l’issue du conseil des
des ministres, s’étaient passé le mot, et l’avaient ministres, le porte-parole du gouvernement confirmait
tout aussi naturellement passé aux journalistes, sans ne disposer« d’aucune information attestant qu’il y
pour autant avancer d’éléments tangibles permettant aurait une participation de membre du gouvernement
d’étayer le début du commencement d’une affaire à de tels événements ».
au sein du gouvernement. Mais ce premier épisode « Sinon, vous imaginez bien que des décisions auraient
avait surtout sonné comme une alerte. « C’est ce été prises », ajoutait-il, avant de rapporter les propos
qui me laisse penser aujourd’hui que si, et je dis tenus à ce sujet par Emmanuel Macron un peu plus
bien si, ces pratiques ont existé, elles ont vite tôt. Car l’affaire a été jugée assez sensible pour que le
tourné court », estime un conseiller ministériel, président de la République mette lui-même le holà en

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rappelant que « tous ceux qui ont des responsabilités exactes et si les règles sanitaires n’ont pas été
devaient être exemplaires » et en prévenant qu’il respectées », a indiqué à France Bleu Normandie la
n’y aurait « aucune complaisance » à l’égard des procureure de Lisieux Delphine Mienniel.
contrevenants. Échaudé par l’affaire François de Au Parisien aussi, plusieurs déjeuners de chefs du
Rugy et toujours agacé de s’être fait rattraper par la journal sont remontés à la surface à l’occasion
réalité politique dans cet épisode, le chef de l’État a de l’affaire Chalençon-Leroy. Mercredi 7 avril, le
aussi redit « son attachement à ne pas rentrer dans une quotidien publiait une enquête en immersion dans
société de la délation et de la calomnie permanente ». un « restaurant discret » qui « tourne à plein régime
L’histoire des dîners clandestins a aussi révélé la » dans le «Paris chic». En janvier déjà, le quotidien
fébrilité et le désordre qui règnent au sein de l’exécutif, racontait : « Nous avons pu manger dans certains
où certains ministres peuvent nourrir, des jours d’entre eux, où se mêlent à table policiers, magistrats,
durant, des polémiques, sans jamais être inquiétés. ou simples fidèles du quartier.»
Dans ce registre, la ministre déléguée chargée de la Le journal aurait alors pu ajouter une catégorie à cette
«citoyenneté», Marlène Schiappa, a encore agacé plus liste : « journalistes au Parisien ». En effet, à la
d’un de ses collègues du gouvernement en assurant, même période, quelques journalistes de la rédaction,
sur France Info, qu’elle savait « de source sûre » que en particulier de la chefferie, déjeunaient en petits
Gabriel Attal avait effectivement reçu une invitation, groupes dans une brasserie à quelques pas du siège du
mais qu’il l’avait « fermement refusée en disant qu’il quotidien.
y avait des mesures sanitaires ». L’entourage de
« Des journalistes se sont bien installés plusieurs fois
l’intéressé a été contraint de démentir le démenti.
à une table à l’intérieur du restaurant, mais ce n’était
À la préfecture de police de Paris, qui suit aussi le pas du tout un restaurant organisé, juste une facilité
dossier de près, des consignes avaient aussi été passées offerte par un restaurateur que nous connaissons
en fin d’année, de hauts gradés ayant été vus dans des bien. Assez vite, ils se sont arrêtés », justifie le
arrière-salles de restaurants, notamment dans le XVIIe directeur des rédactions Jean-Michel Salvator, qui ne
arrondissement. s’y est personnellement jamais rendu. « Ce n’est pas
L’affaire a également provoqué la gêne dans quelques clandestin du tout, dans le sens où ça n’est pas caché.
rédactions nationales. À commencer par celle de Les journalistes avaient acheté de la nourriture à
BFMTV, dont le directeur général Marc-Olivier emporter et l’ont juste consommée sur une table »,
Fogiel a été épinglé pour sa présence dans ajoute-t-il.
un restaurant clandestin, début mars, par Le Club privé, conférence, facilité d’un restaurateur… :
Canard enchaîné. Comme l'a révélé le site Reflets, chacun trouve aujourd’hui une bonne explication pour
l’éditorialiste de politique étrangère de la chaîne, justifier sa présence à un déjeuner ou dîner. Il n’en
Ulysse Gosset, était l’un des invités d’un dîner- reste pas moins que quelques adresses prestigieuses
conférence au palais Vivienne de M. Chalençon. parisiennes se sont organisées depuis des mois pour
Ce que n’a pas manqué de rappeler le journaliste accueillir un public trié sur le volet dans des arrière-
indépendant Jacques Duplessy, le 8 avril, en direct salles ou des appartements attenants, spécialement
sur le plateau de la chaîne. loués pour l’occasion.
Au même moment, un déjeuner organisé dans un « On a un certain type de clientèle qui vient ici. Pour
« bistrot chic » de Deauville autour d’une autre venir en ce moment, il faut déjà avoir le numéro, être
figure de BFMTV, le présentateur Bruce Toussaint, client depuis un petit bout de temps. La clientèle de
provoquait l’ouverture d’une enquête préliminaire par ce genre de restaurant, ce n’est pas forcément des
le parquet de Lisieux. «Il s’agit de vérifier si les politiques à 100%. Ce sont des patrons d’entreprise la
allégations relayées sur les réseaux sociaux sont plupart du temps et leur entourage. Les tarifs varient

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[à partir d’un] minimum [de] 350 euros par personne, « La plupart des salariés présents au restaurant
et après cela peut aller plus haut selon les vins », sont déclarés officiellement en chômage partiel mais
explique à Mediapart, sous couvert d’anonymat, un viennent travailler », ajoute un autre employé, qui
serveur d’un restaurant huppé du VIIIe arrondissement travaille pour un restaurant coté de Paris, où le patron
à Paris qui propose des repas clandestins. « Ce qu’on organise des déjeuners avec des personnalités. « Il a la
nous dit ici, c’est qu’à chaque fois qu’une descente de réputation de se croire au-dessus des lois », complète
police est prévue, le patron est avisé en amont », ajoute le serveur.
cet employé. À ce sentiment d’impunité s’ajoute aussi la précarité
« On va aussi souvent chez les particuliers. On envoie qui touche le secteur. Ce qui pousse de nombreux
une équipe sur place au nom du restaurant, mais ce salariés à accepter de travailler dans ces conditions,
n’est pas au restaurant. Ils évitent au maximum de malgré les risques. « Il y a beaucoup de roulement de
faire des repas dans le restaurant pour les raisons personnel, reprend le premier serveur cité. Je pense
évidentes, complète-t-il. Mais quand ils organisent des que beaucoup de personnes sont prêtes à faire ça car
repas dans le restaurant, il y a quand même un respect ce n’est plus possible de bosser en ce moment dans la
de quelques règles. En théorie, ce n’est pas au-dessus restauration. »
de six personnes. Au maximum, j’ai servi des tables Boite noire
de 10 au restaurant. C’est pas non plus des grosses Notre article a été actualisé dimanche 11 avril avec la
soirées clandestines et tout le personnel a un masque.
publication de la réaction de Franck Louvrier à Ouest-
»
France. Le maire de La Baule, qui n’a pas répondu à
Ce serveur est « payé intégralement au black » : « Les nos sollicitations et nous a pas contacté à la suite de la
clients paient aussi au black, il n’y a pas de paiement publication de notre article, y dément « formellement
en carte bleue et la facture est envoyée après, et je toute participation à un repas clandestin ».
pense qu’ils passent ça sur de l’emporté. Ils doivent le
déclarer mais d’une autre façon. Moi je sais que je ne
suis pas déclaré.»

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