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Cas Pathologique du

bâtiment

Zakaryae jabri

Youssef abou ali

Taha belehri

5.G.C.1

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SOMMAIRE

Cas 1 : Fissuration et décollement des carrelages de sol dans l'habitat.............................3


Le constat :...................................................................................................................................4
Le diagnostic :..............................................................................................................................4
Les solutions :..............................................................................................................................5
Donc :.............................................................................................................................................5
A consulter :..................................................................................................................................6
Cas 2 : Dégradations des revêtements d'imperméabilité ́ de façade…………………………………………….7

Le constat :...................................................................................................................................7
Le diagnostic :..............................................................................................................................7
Les bonnes pratiques :................................................................................................................9
A consulter :..................................................................................................................................9

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Cas 1 : Fissuration et décollement des carrelages de
sol dans l'habitat.

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Le constat :
Le raccourcissement des délais de construction, les contraintes esthétiques et une mise en œuvre
déficiente ont été à l'origine de la plupart des fissurations et décollements des carrelages de sol des
années récentes.

Aujourd'hui, c'est plutôt la fissuration qui représente l'essentiel de la pathologie des carrelages. Son
origine provient essentiellement du retrait excessif de la chape ou du mortier de scellement support.
Les chapes sont mises en œuvre, soit seules, soit associées à des isolants avec ou sans plancher
chauffant.

Le rôle du support est devenu important dans la pathologie du carrelage.

Le diagnostic :
Le carrelage traduit rapidement les pathologies de son support et de sa mise en œuvre. Les dommages
les plus fréquents sont :

La fissuration :
La fissuration se développe linéairement dans diverses directions, notamment aux emplacements les
plus sensibles (angles rentrants ou saillants, passage de porte, charge concentrée, devant les baies
vitrées…). Elle traduit une déformation des couches constituant le support du carrelage due à :

 La souplesse du plancher porteur (flexion excessive du plancher bois entre solives, flexion
anormale d'un plancher béton et traction au droit des appuis) ;
 Un fléchissement localisé du support dû à une charge concentrée sans renfort ;
 Le tassement différentiel de l'isolant thermique ou phonique (présence de points durs,
inadaptation ou défaut de mise en œuvre du matériau isolant) ;
 Le franchissement d'un joint de gros  œuvre sans précaution (non-prise en compte des joints
de construction, de dilatation, de rupture ou des changements de matériaux) ;

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 L'absence de joint de fractionnement ou de joints périphériques ;
 Le retrait de la chape ou du mortier de pose (pose prématurée sur un support récent, dosage en
ciment trop riche ou eau en excès, finesse et composition du ciment, respect et remplissage des
joints de carreaux, défaut d'armature de la chape, mise en chauffe des planchers chauffants après la
pose du carrelage, non-respect des conditions d'application des chapes liquides).

Le décollement des carreaux :


Le décollement des carreaux a pour causes principales :

 Une mauvaise préparation du mortier de pose ou une mise en œuvre (simple ou double
encollage, simple ou double barbotinage) qui n'optimise pas l'adhérence, surtout si le carrelage est
peu poreux ou relativement lisse en sous-face ;
 Une préparation insuffisante du support (traces de plâtre ou présence de poussières, défaut de
planimétrie entraînant des surépaisseurs de colle…) ;
 Une mise en œuvre de la colle ne respectant pas les prescriptions du fabricant (temps
d'ouverture, simple ou double encollage…) ;
 Une décohésion du plan de collage sous les effets de l'humidité (remontées d'humidité dans le
cadre des chapes fluides anhydrites, sulfate de calcium) ;
 Une absence d'application d'un primaire adéquat, compatible avec les colles.

Le soulèvement :
Le soulèvement peut survenir de façon brutale après un réchauffement rapide du carrelage, alors que le
support est encore à une température inférieure, ou après retrait du gros œuvre dans les premières
années.

La cause principale est une mise en compression du revêtement due :

 Au retrait du support si le carrelage est posé prématurément ;


 Aux variations dimensionnelles thermo-hygrométriques ;
 À l'absence de joints périphériques et de fractionnement (facteur le plus souvent aggravant) ;
 À la flexion des planchers.

Si à ces différents facteurs s'ajoute un collage ou un scellement défaillant, le revêtement carrelé se


soulève par flambement.

Nombre de fissures ont pour origine l'incorporation de canalisations (électricité, plomberie) dans le
mortier de pose (réduction localisée de son épaisseur), sans ravoirage (pourtant obligatoire).

Les solutions :
Vérifier :
 La hauteur de réservation.
 La mise en œuvre d'un ravoirage si nécessaire.
 Le type de support (chape ordinaire, chape à base de sulfate de calcium, chape à base de
ciment ...).
 Les conditions de pose du carrelage (délais de séchage et nature du support).
 La présence de joints (périphériques et de fractionnement).
 Respect des caractéristiques d'encollage des carreaux (simple, double, quantité de colle).
 L'épaisseur et le dosage du mortier de scellement, chape ou dalle.
 La planéité du support (propreté, cohésion et état de surface...).
 La qualité de l'isolant (compressibilité).

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 Le positionnement du treillis dans la chape.
 Le classement du carrelage adapté à l'usage (classement UPEC).

Préchauffer éventuellement les locaux avant pose

Veiller à la bonne mise en œuvre d'un carrelage sur un plancher


chauffant
La mise en œuvre du carrelage ne peut se faire que 48 heures après extinction du plancher chauffant.
La remise en service du chauffage ne peut avoir lieu qu'au moins 2 (pose collée) ou 7 (pose scellée)
jours après la fin des travaux de revêtement.

Donc :

 Vérifier le bon état du support.


 Ne pas omettre les joints périphériques et de fractionnement.
 Respecter les délais entre chaque étape et avant mise en chauffe d'un plancher.

A consulter :
 NF DTU 52-1 : Revêtements de sol scellés.
 NF DTU 52-2 Partie 1-1-3 : Pose collée des revêtements céramiques et assimilés - Pierres
naturelles.
 NF DTU 26.2 : Travaux de bâtiment - Chapes et dalles à base de liants hydrauliques.
 DTU 26.2/52.1 : Mise en œuvre de sous-couches isolantes sous chape ou dalle flottante et sous
carrelage.

Cas 2 : Dégradations des revêtements


d'imperméabilité́ de façade.

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Le constat :
 Les dommages relatifs aux dégradations des revêtements organiques d'imperméabilité de
façades, relevant de la norme NF DTU 42.1, peuvent se classer en trois groupes principaux :
 Les dommages à caractère esthétique : encrassement, salissures. Ils concernent souvent les
anciennes résines de type thermoplastique ;
 Les dommages d'origine mécanique : fissuration, cloquage ou décollement du revêtement ;
 Les dommages liés à une prescription erronée : le revêtement d'imperméabilité inadapté peut
générer des désordres de type condensation à l'intérieur d'un logement mal ventilé, s'il recouvre un
film préexistant peu microporeux.

Le diagnostic :
Les dommages à caractère esthétique
Les premières générations de résine, (thermoplastique), ont donné lieu à des désordres. Le film
s'encrassait et fixait la pollution atmosphérique. Des traces noires étaient alors visibles sur la façade, le
long des lignes de ruissellement préférentielles. Les coulures apparaissaient à la jonction entre deux
couventines coiffant un acrotère ou une tête de mur, en extrémité d'appuis de fenêtre. Ces désordres
ont pratiquement disparus avec l'arrivée des nouvelles résines de type photo-réticulable.

En revanche, il n'est pas rare d'apercevoir les bandes marouflées dans la résine le long des fissures
coupant la façade. Ce phénomène apparaît à la longue, avec l'usure du film. Il peut aussi résulter de la
migration du plastifiant  du produit de rebouchage des fissures à la surface de la façade. La pollution
se fixe alors sur cette zone.

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De même, si le film manque d'épaisseur, les irrégularités du gros œuvre apparaissent en « lumière
rasante ». Il ne faut pas hésiter à mettre en œuvre un revêtement structuré, plus épais.

Les désordres d'origine mécanique


 Les fissures de la maçonnerie
Les fissures de la maçonnerie ancienne réapparaissent lorsque le système d'imperméabilité a été
mal choisi ou appliqué en épaisseur insuffisante. Ainsi, la résistance du revêtement est inadaptée
aux fissurations rencontrées.

Un revêtement d'imperméabilité peut se fissurer, cloquer ou se décoller s'il est appliqué sur un
support qui vient à se fissurer. Il faut traiter les fissures avant application d'un revêtement
d'imperméabilité.

 Cloquages et décollement
Les cloquages apparaissent sur des supports trop humides à l'origine ou humidifiés après
réalisation des revêtements, à la suite d'arrivées d'eau intempestives :
o fuite en terrasse (défaut d'étanchéité);
o absence de protection en tête de mur ou d'acrotère ;
o traitement partiel, le film est « contourné » ;
o fuite de canalisation encastrée dans les murs.

Les revêtements sombres qui emmagasinent la chaleur du soleil sont un facteur aggravant. En
effet, l'élévation de la température génère des phénomènes d'évaporation de l'eau dans la paroi
et des pressions hydrostatiques sous le revêtement. 
Les cloquages peuvent également se manifester au droit des points singuliers de l'ouvrage.

Les dommages consécutifs à une prescription erronée


Appliquer un revêtement d'imperméabilité sur les façades d'une maison mal isolée et mal ventilée peut
conduire à des désordres. L'air intérieur va se condenser sur les ponts thermiques et engendrer des
moisissures. Le revêtement réduit la diffusion de la vapeur d'eau à travers les parois, et cela peut
entraîner des phénomènes de condensation côté intérieur, mais aussi un déplacement du point de rosée
à l'intérieur des murs.

Il ne faut pas appliquer un revêtement d'imperméabilité sur une façade en mauvais état (avec des
fissures évolutives).

Les bonnes pratiques :

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Porter une attention particulière à :
 la reconnaissance du support et d'anciens revêtements, étape essentielle : le NF DTU 42.1
impose dans certaines situations de décaper tout revêtement organique préexistant, ou à défaut de
procéder à une étude préalable. Supports humides : le traitement est proscrit, par exemple sur des
murs de soutènement soumis à la pression de l'eau, en pied de murs ;
 la préparation du support et le choix du système adapté : systèmes I1 - I2 - I3 - I4 (choisis
notamment en fonction de la largeur des fissures). Il doit garantir l'application du nombre de
couches et des quantités de produit nécessaires au bon fonctionnement du revêtement ;
 la mise en œuvre du revêtement : le support doit être suffisamment sec, avec des conditions
atmosphériques favorables ;
 la protection des « arrêts de revêtements » afin d'éviter les passages d'eau intempestifs à
l'arrière du film (protection en tête…).

Bien entretenir le revêtement, notamment :

 enlever les mousses ;


 réparer les parties accidentellement détériorées ;
 veiller au bon état des dispositifs de protection.

Donc :

 Examiner la nature du support et estimer son évolution dans le temps.


 Tenir compte de la siccité du support.
 Bien dimensionner le film (couches, épaisseur).

A consulter :

Revêtements d'imperméabilité

 NF DTU 42.1 : - Réfection de façades en service par revêtements d'imperméabilité à base de


polymères.
 NF EN ISO 2409 : Peintures et vernis - Essais de quadrillage.

Revêtements décoratifs

 DTU 59.1 : Travaux de peinture des bâtiments.


 DTU 59.2 : Revêtements plastiques épais sur béton et enduits à base de liants hydrauliques.
 FD T30-808 : Peinture et vernis pour le bâtiment - Guide relatif aux produits et systèmes de
peinture pour façades.

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