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DROIT

I. Structure de l’état (fédéral, régional, communautaire). Pouvoir législati f,


exécuti f, judiciaire.
La Belgique est un État compliqué.
Les sources législatives en Be :
- Sources nationales  fédéral, régions et communauté
- Sources internationales  union européenne. Législation qui vient du parlement européen =
règlements ou directives qui doivent être respectées par les Etats qui font partie de l’UE.

Le Fédéral a un pouvoir législatif : il peut via le Parlement fédéral faire voter des lois en ce qui
concerne essentiellement la sécurité sociale surtout pour les personnes âgées.
Les régions (3 en Be) : ici la région Wallonne par son Parlement peut faire voter les décrets.
Les communautés (française, flamande, germanophone). Ici nous sommes dans une école de la
communauté française. La communauté française peut par son Parlement faire voter des lois qui
s’appellent également des décrets.
Le décret paysage a fait que les cours/activités d’apprentissages sont regroupés dans une UE. Il a
également fait en sorte que la réussite se fait en fonction de la moyenne de l’UE et que l’on peut être
en deux années.
Le Parlement des Provinces ou des communes peuvent voter des règlements. On peut avoir des
taxes en ce qui concerne les déchets, les papiers etc. L’UE a un pouvoir directif.
L’État fédéral, les régions et les communautés sont sur un pied d’égalité dans leurs compétences
respectives.
Remarque : en Be, l’âge d’obligation scolaire est de 5 ans à 18 ans. Fixé par le Fédéral
Les provinces et les communes sont subordonnées et soumises aux autorités supérieures. Un des
éléments fondamentaux de l’UE  la libre circulation des travailleurs.

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 Traités internationaux : législation de sources internationales

Législation UE Traités internationaux - Institutions


- Directives et - OMS (organisation mondiale de la santé) : ne peut pas
règlements contraindre les payes à respecter les textes qu’elle crée.
- Juridiction de contrôle - Recommandation : choléra, famine, obésité…
de contrainte : cour de - Par de juridiction de contrôle ou contrainte
justice de l’UE à - Ex : Convention Droit de l’enfant :
Luxembourg - Au contraire, Convention européenne des Droits de l’Homme –
Cour européenne des droits de l’Homme à Strasbourg =
exception car il y a ici une juridiction de contrôle ou de
contrainte faite par la cour à Strasbourg.
Législation soft/douce : dans les traités internationaux avec l’OMS, il n’y a pas de juridiction de
contrôle ou contrainte. Il n’y a pas de sanction. La cour de justice de l’UE sanctionne les États qui ne
respectent pas la législation.

 Les compétences fédérales (: de l’état) et fédérées (: communauté et régions)


- Finance
- Armée, justice (sauf maison de justice, 6ème réforme de l’État)
- La sécurité sociale (pension, chômage, accident de travail, maladie professionnelle, assurance
obligatoire pour soins de santé (: mutuelle, remboursement des soins de santé) et allocations,
vacances annuelles)
- Les affaires étrangères
- Une partie importante de la santé publique
- Les affaires intérieures
- Allocations familiales : régions
- Préventions : communauté

 Les compétences de la communauté française et région wallone


 La 6ème réforme de l’État
Accord institutionnel du 11/10/2011 : les compétences à transférer totalement ou partiellement du
fédéral vers les Régions et les Communautés concernent :
- Les matières culturelles (infrastructures sportives, le tourisme, la promotion sociale)
- Les matières personnalisables (une partie de la politique de santé, une partie de la politique
familiale, la politique d’aide sociale, la politique d’accueil et d’intégration des immigrés, la
politique des handicapés et la politique du 3ème âge)
- Quelques éléments de la politique d’enseignement (le transport scolaire et la gestion, avec la
Communauté française, de six sociétés d’administration des bâtiments scolaires)
- Entrée en vigueur le 1/7/2014

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Dans le domaine de la santé, les matières « personnalisables » selon l’article 128 de la Constitution
qui ont été transférées en tant que compétences et institutions, partiellement ou totalement, lors de
la 6ème réforme de l’État.
- Agrément des professions des soins de santé
- Allocations familiales
- Homogénéisation des soins de santé mentale
- Homogénéisation de la politique des hôpitaux
- Homogénéisation de la politique des personnes âgées et des soins « long care »
- Homogénéisation de la politique de prévention (tabagisme, dépendance aux drogues, action
santé, environnementale, plan d’alimentation et de santé)
- Organisation des soins de santé de première ligne (service, intégrés soins à domicile, cercle de
médecins généralistes, subventions, commissions médicales provinciales réseaux palliatifs)
- Modalités de contingentement des métiers de la santé : sous-quota
- Allocation d’aides aux personnes âgées
- Fonds d’Équipements et de Service collectif (FESC) (section de l’Office national d’allocations
familiales pour travailleurs salariés – ONAFTS)
- Institut national d’assurance maladie-invalidité (INAMI) – transfert partiel
Décret wallon du 3 décembre 2015 relatif à la création de l’agence wallonne de la santé, de la
protection sociale, du handicap et des familles.
Dans le but de coordination et de rationalisation, l’ensemble des compétences en matière de santé
et d’intégration sociale sont désormais regroupées au sein d’un seul Organisme d’Intérêt Public,
l’Agence wallonne de la Santé, de la Protection sociale, du Handicap et des Familles (AViQ  : Agence
pour une Vie de Qualité)
L’objectif étant après le transfert des compétences suite à la 6 ème réforme de l’État d’assurer une
cohérence des différents services en la matière ainsi qu’une simplification des différents mécanismes
de protection.
http://www.aviq.be/index/html
 Partage des pouvoirs
Pouvoirs État fédéral Communauté Région wallonne
française Région Bxl capitale
Pouvoir législatif Parlement fédéral : loi Parlement Parlement wallon : décret
communauté Parlement Bxl : ordonnance
française (FWB) :
décret
Pouvoir exécutif Gouvernement fédéral : arrêtés Gouvernement, Gouvernement wallon :
royaux (AR) et Arrêtés Arrêté du AGW, AM, Arrêté du Gouv
ministériel (: décidé par le gouvernement, Bxl et arrêté ministériel
ministre seul) AM
Pouvoir judiciaire Cours et tribunaux NON NON
Exemple . Loi du 22/8/2002 sur les droits Prévention (: . Code wallon de l’action
du patient femmes battues) sociale et de la santé
. Loi coordonnée du 10/7/2008 29/9/2011 (CWASS)
sur les hôpitaux et autres . Code règlementaire
établissements de soins wallon de l’action sociale et
. Loi du 10/05/2015 relative à de la santé du 4/7/2013 (en
l’exercice des professions de vigueur le 1/9/13)
soins de santé . Projet de mise en place du
. 14/07/1994 : Assurance système d’assurance
obligatoire soins santé et autonomie
indemnités
. Code pénal

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Rôle du pouvoir judicaire : vérifier que la loi est respectée par les citoyens et les États qui ont signé
la convention internationale et sanctionner si nécessaire.
Rôle du pouvoir exécutif : appliquer les lois grâce à des décrets ou des arrêtés.
Rôle du pouvoir législatif : discute et vote les lois.

II. Législati on   : noti on de droit ET d’obligati ons. Noti on de personnalité juridique.


Noti on de contrat et contrat de travail. Sancti ons qui découlent des obligati ons.
Législation = création de droits et d’obligations
L’existence d’un droit implique toujours en contrepartie l’existence d’une obligation et inversement.
Exemple  : j’ai des droits de santé par l’État en tant que personne morale. En voiture j’ai le droit de
rouler et l’obligation de m’arrêter. Parents ont des obligations vis-à-vis de leurs enfants et aussi des
droits.

1) Principes généraux
1) Personnalité juridique
Personnalité juridique = Aptitude à être titulaire de droits & obligations.
Aptitude implique qu’au fur et à mesure de notre vie nos droits et obligations changent et évoluent.
Exemple  : Nous on n’a pas d’obligation envers des enfants mais la prof oui. Mais plus tard pour nous
ça va changer, on aura des obligations envers nos enfants.

La personne titulaire de droit ou obligation, peut être soit :


- une personne physique (: nous)
- soit une personne morale (Société Anonyme, SPRL ( : société à responsabilité limitée), ASBL (:
association sans but lucratif), …).
En tant que personne
physique
0-18 ans
Jouir de ses droits
Trop jeune, ne peuvent
pas s’occuper d’eux
eux-mêmes  taches
Même aptitude à être des parents de veiller
titulaire de droits et On peut exercer et respecter aux respects des droits
obligations nos droits et obligations et obligations des
mineurs.
Statut d’incapacité
des droits : ne pas
être automatique

Il faut un jugement
qui décide que la
personne adulte va
être sous un statut
d’incapacité.

- Administrateur : protéger les adultes tant au niveau du patrimoine et personne physique


qu’au niveau de ses incapacités = « personnes à protéger ».
- Parents : responsables légaux
- Personne vulnérable : on peut avertir que la personne est en danger et donc oublier le
secret professionnel (ex : personne âgée maltraitée) et d’avoir des traitements sous la
contrainte.

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De même la loi du 17/03/2013 réformant le régime d’incapacité des adultes en instaurant un régime
conforme à la dignité humaine.

Ces lois sont la mise en œuvre de l’article 23 de la Constitution qui indique «  Chacun a le droit de
mener une vie conforme à la dignité humaine ». La loi de mars 2013 est également conforme, du
point de vue international, à la recommandation du Conseil de l’Europe (Strasbourg) du 23/2/1999
concernant la protection des majeurs incapables ainsi qu’à la convention du 13/12/2006 de l’ONU
relatif aux droits des personnes handicapées.

Dans le même ordre d’idée, la loi relative aux droits des patients (loi du 22 août 2002) mentionne
que le patient est associé à l’exercice de ses droits autant que possible et compte tenu de sa capacité
de compréhension et de sa capacité d’exprimer sa volonté. Que de plus, il doit être tenu compte de
cette opinion même se trouve sous statut d’incapacité.

Cfr : notion de mandataire lors des soins

2) Droit ou législation
Sanction = caractéristique de la législation quand non-respect.

Sanctions connues à l’avance (toujours) :


- Sanction pénale (PV, prison, travaux d’intérêt général…)
- Sanction en droit civil (avis d’expulsion, divorce), commercial (contrat de téléphone si on ne paye
pas), de travail (licenciement)
- Sanction administrative (retrait de point de permis, amende, délibération des examens  2ème
session)
Obligation de motiver les décisions juridiques :
- Obligation constitutionnelle pour les jugements
- Obligation légale pour les décisions administratives
Les juges sont obligés de motiver les jugements qu’ils prononcent. Le juge se base sur la loi pour nous
juger et invoque les faits sur lesquels il se base pour éviter l’arbitraire et expliquer. On a le droit de
faire un recours. Si licenciement, le travailleur peut réclamer la motivation.

Exemple en contrat de travail


Sanction pénale Infraction reconnue par la Amende, Sanction prononcée par jugement du
= uniquement législation emprisonnement tribunal. Ou sanction administrative
sanction Secret prof
Non-assistance pers en danger
Vol
Sanction civile Ex : article 1382 et suivants du Réparation du Jugement
Code civil = responsabilité dommage
civile
Sanction ROI (: règlement d’ordre Avertissement à Sanction décidée par l’employeur. Lien de
disciplinaire intérieur), code de licenciement avec subordination (l’employeur a une … sur
déontologie, protocole de ou sans préavis l’employé).
travail Droit de recours au tribunal du travail.
Licenciement = droit de préavis selon ancienneté et employeur, salaire.
Licenciement pour faute  pas de préavis, pas de salaire, droit au chômage seulement après la date
de préavis que l’on aurait dû avoir.

Objectif d’une sanction pénale en matière de travail : punition (pour ne pas qu’elle recommence)
Objectif d’une sanction civile en matière de travail : responsabilité civile = réparation du dommage

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Responsabilité du fait propre Responsabilité du fait d’autrui
1382 du code civil 1384 du code civil
Faute Dommage Fait illicite Dommage à autrui
Lien de causalité Du travailleur

Obligation de réparer Obligation de réparer


Employeur
Pas une infraction car pénal mais une Instituteur pour élève
faute 3 pers resp : Employeur pour travailleur
Parents pour enfant mineur
Employeur responsable du dommage à autrui
Ex : je tape dans un ballon et je casse une par le travailleur pendant l’exercice de sa
fenêtre fonction. Lien de subordination.
Irréfragable 
Assurance responsabilité obligatoire
L’employeur, dans certains cas, peut se
retourner contre le travailleur
1383 = Comprendre ce qu’est une faute.

Conclusion : Le droit (la législation) est un ensemble de normes contraignantes édictées et


sanctionnées (gouv ou les diff pouvoirs) par une autorité publique (tribunal, administration).
Il a pour objectif d’organiser la vie en société, c’est-à-dire rapports sociaux, les rapports avec les
institutions et le règlement des conflits.
Ayant pour but d’organiser la société, le droit se fonde sur les valeurs communes de celle-ci (il diffère
cependant de l’éthique). = principe d’égalité, de liberté.
Organiser les rapports sociaux implique la création de droits et obligations des membres (pour
TOUS) de la société, les uns par rapport aux autres.

III. Droit du pati ent


Texte de la loi sur les droits du patient :

http://www.ejustice.just.fgov.be/eli/loi/2002/08/22/2002022737/justel (loi sur les droits du patient


du 22/08/2002)

Remarque : lors de consultation sur internet de références en matière légale, ne pas prendre une
version pdf, car celle-ci ne tient pas compte des modifications éventuelles.

Sites utiles :

- http://www.belgiquelex.be/fr/#
- http://www.juridat.be
- https://wallex.wallonie.be/index.php?mod=rechav
- http://www.gallilex.chwb.be/fr/index.php

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Contrat de travail  : j’ai un régime de protection qui me couvre, cotisation sociale par l’employeur
chère qui rémunère quand malade.
Contrat de collaboration  : je paye les cotisations sociales + IPP (impôt pers physique). Pas de
rémunération quand malade. Si on est licencié + facile de se faire licencier + soins imposés par le juge
de paix ou le procureur du roi.
Définition de la loi :
- Patient : la personne physique à qui des soins de santé sont dispensés, à sa demande ou non (:
qqn qui est en incapacité de prendre des décisions, : enfants, déficiences…). Par exemple la loi de
1990 sur la protection des malades mentaux, le statut des mineurs) (ex : personne ayant un
accident, bébé)
- Soins de santé : services dispensés par un praticien professionnel en vue de promouvoir, de
déterminer, de conserver, de restaurer ou d’améliorer l’état de santé d’un patient, de modifier
son apparence corporelle à des fins principalement esthétiques ou de l’accompagnement en fin
de vie ( : Euthanasie, soin)
- Praticien professionnel : le praticien visé à l’arrêté royal n°78 du 10/11/1967 (loi 10 mai 2015)
relatif à l’exercice des professions des soins de santé ainsi que le praticien professionnel ayant
une pratique non conventionnelle, telle que visée dans la loi du 29 avril 1999 relative aux
pratiques non conventionnelles dans les domaines de l’art médical, de l’art pharmaceutique, de
la kinésithérapie, de l’art infirmier et des professions paramédicales.
En France, loi Leonetti. Contractuel -> logo indépendante avec son patient. Extracontractuel -> logo
salarié ou hôpital/MRS. Lien contractuel avec l’employeur (patient amenés -> lien extracontractuel).
Contrat de travail ou contrat de collaboration
Champs d’application de la loi :
La loi s’applique aux rapports juridiques, contractuels et extracontractuels de droit privé et de droit
public dans le domaine des soins de santé dispensés par un praticien professionnel à un patient.
- Rapport juridique : lien juridique entre le praticien et le patient
- Contractuel / Extracontractuel : entre le professionnel et patient il y a un contrat
- Source de droit : la législation, les contrats
- De droit privé / de droit public
Droit privé : lorsqu’on fait un contrat avec qqn
Droit public : nomenclature différente dans chaque domaine, la sécurité sociale n’intervient pas de la
même façon. Législation des soins de santé.
Contrat avec le patient quand indépendant, quand en stage contrat avec employeur
Praticien Patient
Lien juridique = droit et obligations
Peut venir : contrat – extracontractuel – droit privé – droit public
Droits du patient (8)
1) Prestation de qualité
2) Droit à l’information
3) Consentir librement de manière éclairée à toute interventions professionnelles avec info
préalable
4) Droit à exprimer sa volonté de manière anticipée
5) Assurance et autorisation
6) Dossier médical
7) Secret professionnel
7
8) Droit d’introduire une plainte
1) Prestati on de qualité
Dans la mesure où le patient y apporte son concours, le praticien professionnel respecte les
dispositions de la présente loi dans les limites des compétences sui lui sont conférées par ou en
vertu de la loi (« chacun son métier). Dans l’intérêt du patient, il agit le cas échéant en concertation
pluridisciplinaire.
- Dans la limite : obligation de moyens (logo) / obligation de résultat (chirurgien, infi)
- Les meilleurs soins possibles en fonction des connaissances médicales et de la technologie
disponible au moment des soins- formation continue (il faut continuer à se former pour se
mettre à jour après le diplôme)
- Concertations SPP  Secret Professionnel Partagé, quand concertation pluridisciplinaire.
Le patient a droit, de la part des praticiens professionnels, à des prestations de qualité répondant à
SES besoins (ce que veut le patient et ce qu’il ne veut pas) et ce, dans le respect de la dignité
humaine et de son autonomie et sans qu’aucune distinction d’aucune sorte ne soit faite.
- Dignité humaine
- Aucune distinction : principe d’égalité  1 patient = 1 patient
- RMQ 1 : assurance privée
- RMQ 2 : chambre individuelle et surplus d’honoraires médicaux
Le patient a le libre choix de son praticien professionnel, et le droit également de modifier son choix
SAUF limites imposées en vertu de la loi :
- Protection malades mentaux selon juge de paix qui décide
- Présence dans l’hôpital d’un seul spécialiste
- Pour des raisons philosophiques ou autre, tout praticien peut refuser de dispenser des services à
un patient pour des raisons personnelles ou professionnelles, excepté en cas d’urgence. Dans
cette hypothèse, le prestataire a néanmoins l’obligation d’assurer la continuité des soins en
orientant vers un autre professionnel (ex : IVG article 350, 6° du code pénal -> un médecin qui ne
veut pas faire un avortement ou euthanasie).
SAUF en cas d’urgence.
Ex pour nous  on ne maîtrise pas le domaine, si le patient est une personne très proche ou une
personne que l’on déteste = raisons pour refuser.
2) Droit à l’informati on
Droit de connaître toutes les informations nécessaires et qui le concernent par rapport à son état de
santé ET à son évolution probable. Ainsi les comportements à adopter ou à éviter (ex : grossesse,
alcool, effort). Le prestataire de soins indique aussi le comportement à adopter en conséquence.
En principe l’information est donnée ORALEMENT mais le patient a le droit de réclamer des
informations ECRITES -> pour avoir une preuve.
Communication dans une LANGUE CLAIRE pour le patient (pas de jargon logo, on peut utiliser des
dessins).
Problème de la « littérature en santé ». Dans cette optique, le KCE lance des pistes pour
favoriser la lecture des infos relatives à la santé.
Les personnes doivent comprendre ce que l’on dit pour pouvoir l’appliquer.
Le patient a le droit de se faire assister par une personne de confiance, ou de confier à cette
personne de confiance l’exercice de son droit à l’information. A indiquer dans le dossier du patient.
(formulaire :

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https://www/health.belgium.be/sites/default/files/uploads/fields/fpshealth_theme_file/designation
_personne_de_confiance.pdf)
Le patient peut également désigner un mandataire chargé d’exercer ses droits en ses nom et place
lorsqu’il ne peut pas le faire lui-même. Mandat écrit spécifique. (formulaire  :
https://www.health.belgium.be/sites/default/files/uploads/fields/fpshealth_theme_file/designation
_mandataire.pdf)
Le droit d’être informé c’est également le droit à ne pas être informé (demandé par le patient lui-
même)
Les informations ne sont pas fournies au patient si celui-ci en formule expressément la demande à
moins que la non-communication de ces informations ne cause manifestement un grave préjudice à
la santé du patient ou de tiers et à condition que le praticien professionnel ait consulté
préalablement un autre praticien professionnel à ce sujet et entendu la personne de confiance
éventuellement désignée.
La demande du patient est consignée ou ajoutée dans le dossier du patient.
EXCEPTION :
Le praticien professionnel peut, à titre exceptionnel, ne pas divulguer les informations visées au § 1 er
au patient si la communication de celles-ci risque de causer manifestement un préjudice grave à la
santé du patient et à condition que le praticien professionnel ait consulté un autre praticien
professionnel.
Dans ce cas, le praticien professionnel ajoute une motivation écrite dans le dossier du patient et en
informe l’éventuelle personne de confiance désignée.
Dès que la communication des informations ne cause plus le préjudice visé à l’alinéa 1 er, le praticien
professionnel doit les communiquer.
3) Consenti r librement de manière éclairée à toute interventi ons
professionnelles avec info préalable
Consentement donné EXPRESSEMENT, sauf si professionnel peut inférer/déduire le comportement
du patient. Oral ou demande d’écrit du patient ou du professionnel.
Pourquoi un écrit ? ex : quand une intervention est risquée.
Droit de donner et de retirer son consentement. Oral ou écrit à la demande du patient ou du
professionnel.
Même si refus ou retrait du consentement, droit à des prestations de qualité.
Les informations préalables au consentement  :
Les informations fournies au patient, en vue de la manifestation de son consentement, concernent :
- L’objectif, la nature, le degré d’urgence, la durée, la fréquence
- Les contre-indications, effets secondaires et risques inhérents à l’intervention et pertinents pour
le patient
- Les soins de suivi
- Les alternatives possibles
- Les répercussions financières (honoraires, suppléments…)
Elles concernent en outre les conséquences possibles en cas de refus ou de retrait du consentement.

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4) Droit à exprimer sa volonté de manière anti cipée
Le patient peut assortir son consentement de conditions. Par exemple, l’arrêt des soins en cas
d’échec de ceux-ci (antibiotiques, chimiothérapie, radiation, opération, dialyse rénale, …) Oral ou
écrit mais on préfère l’écrit.
Volonté exprimée par le patient encore capable d’exprimer sa volonté. Ex : arrêt des traitements en
cas d’échec de ceux-ci, (hydratation et nutrition artificielles, respiration artificielle, réanimation, soins
intensifs). Oral ou écrit. Demander un écrit.
La volonté du patient doit être respectée aussi longtemps que le patient ne l’a pas révoquée à un
moment où il était en mesure d’exercer ses droits lui-même.
Dossier qui se trouve chez le médecin ou le notaire.
. Coma
. Maladie mentale dégénérative
. Refus anticipé de don d’organe
. Déclaration d’euthanasie anticipée (http://www.euthanasiedeclaration.be/)
. Mort cérébrale
En cas d’urgence, intervention du praticien dans l’intérêt du patient quand incertitude quant à
l’existence ou non d’une volonté anticipée.
5) Assurance et autorisati on
Déclaration du praticien professionnel s’il dispose ou non d’une couverture d’assurance
responsabilité professionnelle. Le patient a le droit de savoir cela.
Information du praticien de son statut d’autorisation à exercer sa profession. Loi coordonnée du 10
mai 2015 relative à l’exercice des professions des soins de santé – articles 45 à 61 pour les
infirmières.
Le personnel salarié est couvert par l’institution dans laquelle il travaille. L’indépendant doit payer
l’assurance.
6) Dossier médical
Obligation pour le praticien de tenir à jour le dossier du patient et de le conserver en lieu sûr. Si
changement de prestataire, demande de transfert.
Dans un hôpital, un dossier médical doit être ouvert pour chaque patient auquel doit être combiné
un dossier infirmier (articles 15 et 17 quarter loi coordonnée sur les hôpitaux)
Dossier que le patient, ou sa personne de confiance, peuvent consulter. A l’exception des
annotations personnelles. Sauf si consultation par un autre praticien professionnel.
Droit d’en obtenir une copie. Refus possible du praticien si présomption que ce dossier serait, sous
pression, communiqué à un tiers.
Après le décès du patient, si demande motivée.
7) Droit au respect de sa vie privée = Secret professionnel
Droit au respect de son intimité : lors de ses soins, des toilettes, des consultations médicales.
Lorsqu’il est hospitalisé, un patient peut également demander que cette hospitalisation ne soit pas
divulguée.
Il a le droit de refuser des visites.

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Quant aux journalistes : accord du patient et de la direction
D’un point de vue juridique, sa chambre comme un lieu de vie privée (protection du domicile
-Constitution). Idem communication avec visiteurs.
Discrétion communication avec d’autres praticiens (SP et SPP)
8) Droit d’introduire une plainte
Outre le droit de se plaindre au pénal (la police), la loi sur les droits du patient innove en créant le
mécanisme de la médiation
- Médiation : le médiateur après avoir entendu le patient va voir comment le praticien va pouvoir
réparer ou changer ce qu’il a fait. On fait en sorte qu’il y ait une solution, de trouver. Pas de
recours à un tribunal.
- Création d’une « Commission Fédérale » qui contient notamment un service de médiation
- Pour être agréé, chaque hôpital doit disposer d’un service de médiation = pour être reconnu par
l’INAMI
Le patient peut se plaindre au niveau des soins.
9) Maltraitance des personnes âgées
1996 : Initiative de professionnels de terrain dans le domaine des personnes âgées, qui de par leurs
métiers connaissent la problématique de la maltraitance de personnes âgées.
Création d’ASBL dans ce domaine dans les communes/provinces.
2001 : création du 0800/30 330 regroupant toutes ces ASBL.
2008 : réaction politique par le vote du décret relatif à la lutte contre la maltraitance des personnes
âgées. Missions de ces ASBL afin d’être reconnues et subventionnées. Et création de l’agence
wallonne de lutte contre la maltraitance des personnes âgées : « Respect seniors »
Ce décret est ensuite intégré dans le Code wallon de l’action sociale et de la santé (CWASS), articles
378 à 388.

Définitions :
- Maltraitance : tout acte ou omission commis par une personne ou par un groupe de personnes
qui, au sein d’une relation personnelle ou professionnelle avec un aîné, porte ou pourrait porter
atteinte physiquement, moralement ou matériellement à cette personne.
- Aînés : les personnes âgées de 60 ans au moins.
La personne âgée peut avoir le ressenti qu’il y a une maltraitance et parfois ce ressenti peut être vrai
ou non d’où le « porte ou pourrait ».
Ces personnes sont dépendantes de nous et nous font confiance. Elles sont fragiles.
4 notions précisant cette définition :
1. Intentionnalité (oui ou non)
2. Isolé ou répété
3. Relation de confiance
4. Ressenti de l’aîné.

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Missions des ASBL de luttes contre la maltraitance des personnes âgées
Article 382 du CWASS
1. Assistance des aînés en matière de maltraitance notamment par la gestion du n° vert.
2. Organisation d’actions, d’information et de sensibilisation.
3. Formation pour les professionnels susceptibles d’être confrontés à cette problématique
4. Échange d’informations et statistiques avec ASBL du même type dans les autres régions et
communautés du pays.
5. Missions assurées par « respect seniors ».

IV. Secret professionnel et secret professionnel partagé


Origine du secret professionnel : le serment d’Hippocrate (soit 5ème siècle avant JC). Créé lorsqu’en
Grèce des gens suivaient des études pour être médecins. Ils devaient prêter ce serment avant
d’exercer.
« Tout ce que je verrai ou entendrai autour de moi, dans l’exercice de mon art ou hors de mon
ministère, et qui ne devra être divulgué, je le tairai et le considèrerai comme un secret. »
Donc c’est droit du patient et non une prérogative (=un avantage) des professionnels de la santé.
Base légale :
Article 458 du code pénal : Les médecins, chirurgiens, officiers de santé, pharmaciens, sages-femmes
et toutes autres personnes dépositaires, par état ou par profession, des secrets qu’on leur confie,
qui, hors le cas où ils sont appelés à rendre témoignage en justice (ou devant une commission
d’enquête parlementaire) et celui où la loi, le décret ou l’ordonnance les oblige ou les autorise à
faire connaître ces secrets, les auront révélés, seront punis d’un emprisonnement de 1 à 3 ans et
d’une amende de 100€ à 1000€ ou d’une de ces peines seulement.
A cette base légale du code pénal s’ajoute des législations spécifiques de différentes professions.
Notamment citées dans le droit du patient. PMS, jeunesse, médiation, …
C’est l’obligation LEGALE D’ORDRE PUBLIC (s’applique à tout le monde) de ne pas divulguer des
informations dont une personne a pris connaissance de par l’exercice de ses fonctions.
1) Obligation et non prérogative
Il s’agit bel et bien d’une obligation légale, d’une contrainte qui s’applique à certaines professions et
missions. Et non pas, comme certains ont malheureusement tendance à le penser, un droit, voire
même un privilège ou une prérogative (: avantage) accordée à certaines professions.
2) Obligation légale d’ordre public et non pas d’ordre contractuel
Extrait d’un livre :
« Le bon fonctionnement de la société veut que le malade trouve un médecin, le catholique un
confesseur, mais ni le médecin, ni l’avocat, ni le prêtre ne pourrait accomplir leur mission si les
confidences qui leur sont faites n’étaient assurées d’un secret « inviolable *». Il importe donc à
l’ordre social que ces confidents nécessaires soient astreints à discrétion et que le silence leur soit
imposé sans condition ni réserve, car personne n’oserait plus s’adresser à eux si on pouvait craindre
la divulgation du secret confié (Émile Garçon, Code pénal annoté, Sirey, cité dans « Le secret
professionnel en travail social et médico-social », J.-P. ROSENCZVEIG et P. VERDIER, Edition
DUNOD) »
*Parfois il l’est
En tant que logo, on peut divulguer des infos si une personne est convoquée au tribunal…
Donc dans le cadre du bon fonctionnement d’une société démocratique tout un chacun doit pouvoir
de manière égalitaire avoir accès, quand il en a besoin, à une personne de confiance (un médecin,

12
l’administration, un avocat, …). Il s’ensuit que pour que ces professions soient crédibles et puissent
s’exercer de manière fiable, ceux qui les exercent sont pénalement soumis au secret professionnel.
Cette obligation étant d’ordre publique, les personnes qui y sont astreintes n’en sont déliées que, et
uniquement, dans les conditions prévues par la loi. C’est-à-dire que dans ces hypothèses la loi les
autorise à relever le secret mais ne les y oblige pas dans tous les cas.
Exception : dans les cas où un médecin diagnostique que le patient est atteint d’une maladie
contagieuse, il est obligé d’avertir les intéressés. Par exemple s’il s’agit d’une méningite.
Seule la transgression de l’obligation au secret est sanctionnée.
Le secret professionnel n’est pas absolu et peut être transgressé si cela s’avère indispensable pour
sauvegarder une valeur plus importante.
En ce qui concerne le secret du médecin ou des auxiliaires médicaux, il est établi que «  le secret n’est
pas un but en soi mais un moyen de protéger le malade.
Le secret professionnel est « le devoir imposé par la loi et les mœurs, à certaines personnes, de ne
pas révéler les chose secrètes dont elles deviennent les confidents nécessaires en raison de l’état ou
des fonctions qu’elles exercent. »
La protection pénale du devoir de discrétion est principalement destinée à défendre le malade. Ce
devoir pèse sur le médecin et sur tout dépositaire, notamment leurs collaborateurs (secrétaire) tenus
avec lui au secret partagé.
Le psychologue est, au même titre que d’autres auxiliaires médicaux, tenu au secret professionnel.
L’obligation de secret vaut aussi à l’égard de la hiérarchie mais avec des réserves.
Cours du travail NAMUR (LIEGE) 25/4/2001.
Les raisons d’être du secret professionnel :
- Protéger l’individu contre l’indiscrétion et garantir à cette personne le respect de sa personnalité
et de sa vie privée. Et ce conformément à la Convention européenne des droits de l’Homme et à
la Constitution. Or dans le secteur du travail social ces éléments de respect de la personne et de
sa vie privée sont indispensables. Et ce même si la notion de respect de la vie privée n’est pas
définie de manière précise.

- L’objectif des travailleurs médico-sociaux au sens large est de venir en aide aux personnes et ce
afin de leur permettre une certaine vie équilibrée et intégrée dans la société. Or afin de ce faire,
ces travailleurs sociaux doivent pouvoir bénéficier d’une confiance absolue de la part de leurs
interlocuteurs, bénéficiaires. A défaut de cette confiance absolue, la mission professionnelle ne
peut s’exercer valablement.

- Protéger non pas la personne qui est le dépositaire secret, mais la profession ou la fonction que
ce dépositaire représente. Cette raison d’être est conforme au fait que l’obligation est d’ordre
public ce qui signifie qu’elle se situe dans le cadre de l’intérêt général compte tenu que dans une
société respectueuse des personnes chacune d’eux peut exister. Ces personnes s’adresseraient à
ces dépositaires si le secret n’était nullement garanti ?
Le patient doit avoir confiance en nous pour que la PEC fonctionne.
Qui est tenu par l’obligation de secret professionnel  ?
 Article 458 du code pénal
En ce qui concerne la portée de l’article 458 du code pénal qui fixe l’obligation de respecter le secret
professionnel, cette obligation doit être entendue au sens large. Ainsi elle comprend non seulement

13
le corps médical mais également le corps paramédical au sens large dont notamment les infirmiers,
les gardes malades, les kinés, les dentistes, les ambulanciers, …
Obligation de se taire – droit de révéler – Limites au secret professionnel
AUCUN DROIT N’EST ABSOLU car 2 valeurs fondamentales et parfois 1 plus que l’autre
 Témoignage en justice
Lorsque la personne concernée par le secret professionnel doit comparaître en justice en sa qualité
de témoin, si elle dévoile le secret, il n’est plus considéré dans ce cas qu’elle enfreint l’article 458 du
Code pénal (ex : un enfant maltraité ou autre personne).
Cependant dans cette hypothèse, c’est à cette personne qu’il appartient de faire l’équilibre de
l’échelle de valeurs, entre d’une part révéler le secret ou se taire. Ce problème de conflit entre deux
valeurs correspond à faire la balance entre deux valeurs opposées l’une à l’autre, étant entendu que
dans la gestion de ce conflit de valeur, il faut tenir compte du principe de proportionnalité. A savoir
faire en sorte que dans le rééquilibrage de ces valeurs opposées, ce rééquilibrage ne doit pas être
disproportionné. Or cette appréciation reste une appréciation et une interprétation subjective.
 Non-assistance à personne en danger
Ne pas faire quelque chose est une infraction.
En 1961, la loi a inséré l’article 422bis dans le code pénal sous le titre « De quelques abstentions
coupables » est désormais considéré comme une infraction le fait de ne pas faire quelque chose et
notamment le fait de ne pas porter assistance à une personne en danger.
422bis du code pénal : Sera puni d’un emprisonnement de 8 jours à 1 an et d’une amende de 50 à
500€ ou d’une ce ces peines seulement, celui qui s’abstient de venir en aide ou de procurer une
aide à une personne exposée à un péril grave, soit qu’il ait constaté par lui-même la situation de
cette personne, soit que cette situation lui soit décrite par ceux qui sollicitent son intervention (ceux
qui appellent le 12).
Le délit requiert que l’abstenant pouvait intervenir sans danger sérieux pour lui-même ou pour
autrui.
Lorsqu’il n’a pas constaté personnellement le péril auquel se trouvait exposer la personne à assister,
l’abstenant ne pourra être puni lorsque les circonstances dans lesquelles il a été invité à intervenir
pouvaient lui faire croire au manque de sérieux de l’appel ou à l’existence de risques.
La peine prévue à l’alinéa 1er est portée à 2 ans lorsque la personne exposée à un péril est mineure
d’âge ou est une personne dont la situation de vulnérabilité en raison de l’âge, d’un état de
grossesse, d’une maladie, d’une infirmité ou d’une déficience physique ou mentale était apparente
ou connue de l’auteur des faits.
Cette obligation indirecte prévue par le code pénal constitue une obligation de porte de secours et
nullement une obligation de dénoncer les faits à une autorité spécifique. En effet la personne qui a
connaissance des faits doit être en mesure de considérer qu’un autre type d’intervention, d’action
serait plus adéquat que purement et simplement une dénonciation. D’autant plus qu’une simple
dénonciation n’empêcherait peut-être pas la survenance d’un danger non seulement grave mais
également imminent.
Ainsi pour qu’il y ait infraction au sens de l’article 422bis du Code pénal, 4 conditions doivent être
remplies :
1- Existence d’un péril grave, actuel et réel
2- Pas de secours de quelque nature portée à la victime
3- Volonté manifeste de ne pas agir, de ne rien faire
4- Absence d’intervention alors qu’il n’en découlerait aucun danger pour l’intervenant.

14
L’aide à la jeunesse et plus depuis la modification du 30/11/2011 les personnes vulnérables
Article 458bis du code pénal : Toute personne qui, par état ou par profession, est dépositaire de
secrets et a de ce fait connaissance d’une infraction prévue aux articles 372 à 377, 392 à 394, 396 à
405ter, 409 423, 425 et 426, qui a été commise sur un mineur ou sur une personne qui est
vulnérable en raison de son âge, d’un état de grossesse, d’une maladie, d’une infirmité ou d’une
déficience physique ou mentale peut, sans préjudice des obligations que lui impose l’article 422bis,
en informer le procureur du Roi, soit lorsqu’il existe un danger grave et imminent pour l’intégrité
physique ou mentale du mineur ou de la personne vulnérable visée, et qu’elle n’est pas en mesure,
seule ou avec l’aide d’un tiers, de protéger cette intégrité, soit lorsqu’il y a des indices d’un danger
sérieux et réel que d’autres mineurs ou personnes vulnérables visées soient victimes des infractions
prévues aux articles précités et qu’elle n’est pas en mesure, seule ou avec l’aide de tiers, de protéger
cette intégrité.
Remarque : logopède dans le domaine scolaire.
Logopède peut être sanctionné parce que l’institution qui nous demnade de venir prester et qui
estime que nous n’avons pas respecter le secret prof.
Le conseil de l’ordre peu aussi donner des sanctions.

Les infractions visées par l’article 458bis sont :


372 à 377 : attentat à la pudeur et viol
392 à 394, 396 à 405ter, 409 423, 425 et 426 : se trouvent dans la partie du code pénal qui traite
« DES CRIMES ET DES DELITS CONTRE LES PERSONNES, DE L’HOMICIDE ET DE LESIONS CORPORELLES
VOLONTAIRES DE LA TORTURE, DU TRAITEMENT INHUMAIN ET DU TRAITEMENT DEGRADANT. »
Les acteurs des services d’aide à la jeunesse sont dès lors tenus de dévoiler le secret à 3 conditions
cumulatives. Il en va de même des acteurs des divers services sociaux en ce qui concerne les
personnes vulnérables.
- Avoir examiné la victime ou recueilli ses confidences
- Existence d’un danger grave et imminent pour l’intégrité
- Ne pas être en mesure de protéger la personne autrement
Secret professionnel partagé :
- L’information de la personne concernée. Condition qui doit être comprise avec toutes ses
nuances. En effet le secret professionnel a non seulement la volonté de garantir au
bénéficiaire le respect de sa vie privée. Mais le secret professionnel a également pour
objectif dans le cadre du respect de la vie privée du bénéficiaire de faire en sorte que cette
profession soit en mesure d’exercer sa mission de la façon la plus adéquate et efficace.
- Partage avec des personnes également soumises au secret.
- Partage avec des personnes ayant le même objectif de mission.
- Uniquement des informations strictement utiles et nécessaires dans le cadre de cette
mission précise.
Politique de la chaise vide
Quand on parle d’un patient, on doit parler de lui comme s’il était là et comme s’il comprenait ce que
je disais. Ce que l’on dit sera à ce moment beaucoup plus respectueux.
Sanctions en cas de non-respect du SP
 Droit pénal
 Droit du travail – sanction disciplinaire
Il s’agit des sanctions disciplinaires qui sont décidées par l’employeur à l’encontre du travailleur qui
n’aurait pas, selon lui, respecté les obligations liées à sa fonction. Et ce, qu’il s’agisse d’obligations

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légales, s’obligations éthiques ou déontologiques, d’obligations de discrétion, ou d’obligations
reprises dans le règlement d’ordre intérieur du lieu de travail. En droit du travail c’est l’employeur,
en application du lien de subordination, qui dispose du pouvoir disciplinaire de sanctionner le
travailleur qui selon lui aurait commis une faute professionnelle. La sanction pouvant aller de
l’avertissement au licenciement pour faute grave. Lorsque la sanction a été décidée par l’employeur
et notifiée au travailleur, ce dernier peut alors, s’il le souhaite contester cette sanction en
introduisant un recours en justice devant le tribunal du travail. Dans ce cas il appartiendra au juge de
considérer si la sanction était fondée mais également lorsqu’elle est justifiée si elle était
proportionnelle.
On a le droit à 2 sanctions/avertissements, au bout du 3 ème  licenciement.
 Droit civil – responsabilité civile
Sur base du principe de responsabilité civile il est juridiquement possible que le fait de ne pas
respecter la règle du secret professionnel et ce qu’il s’agisse d’une faute pénale ou déontologique,
provoque un dommage à une personne qui est victime de ce non-respect du secret. Il peut s’agir de
l’usager ou d’un de ses proches. La responsabilité civile qui en découle est mentionnée dans l’article
1382 du code civil. La faute la plus légère suffit à engager la responsabilité civile.
Article 1382 du Code civil : « Tout fait quelconque de l’homme qui cause à autrui un dommage,
oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer. »
Article 1384 du Code civil : « On est responsable non seulement du dommage que l’on cause par
son propre fait, mais aussi de celui qui est causé par le fait d’une personne dont on doit répondre,
ou des choses que l’on a sous sa garde. »
Le père et la mère sont responsables du dommage causé par les enfants mineurs.
Les maîtres et commettants, du dommage causé par leurs domestiques et préposés, dans les
fonctions auxquelles ils les ont employés.
Les instituteurs et les artisans, du dommage causé par leurs élèves et apprentis pendant le temps
qu’ils sont sous leur surveillance.
La responsabilité ci-dessus a lieu, à moins que les père et mère, instituteurs et artisans, ne prouvent
qu’ils n’ont pas pu empêcher le fait qui donne lieu à cette responsabilité. »
Article 18 loi du 3 juillet 1978  : En cas de dommages causés par le travailleur à l’employeur ou à des
tiers dans l’exécution de son contrat, le travailleur e répond que de son dol et de sa faute lourde. Il
ne répond de sa faute légère que si celle-ci présente dans son chef un caractère habituel plutôt
qu’accidentel.
A peine de nullité, il ne peut être dérogé à la responsabilité fixée aux alinéas 1 er et 2 que par une
convention collective de travail rendue obligatoire par le Roi, et ce uniquement en ce qui concerne la
responsabilité à l’égard de l’employeur.
L’employeur peut, dans les conditions prévues par l’article 23 de la loi du 12 avril 1965 concernant la
protection de la rémunération des travailleurs, imputer sur la rémunération les indemnités et
dommages-intérêts qui lui sont dus en vertu du présent article et qui ont été, après les faits,
convenus avec le travailleur ou fixés par le juge.

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V. Dossier médical & ASD = att estati on de soins donnés
Obligation légale d’établir un dossier médical pour chaque patient, lequel doit comporter au
minimum :
- Les données administratives pour l’identification du patient et du prescripteur
- Les renseignements médicaux indispensables au traitement (allergies..)
- La synthèse des constations de l’examen et le plan de traitement
- Les documents de l’attestation de soins prévues par la nomenclature
- Les dates de traitement avec le code nomenclature
Nomenclature (prévue par la législati on)
Base légale de la nomenclature : annexe de l’AR du 14/09/1984 qui établit la nomenclature des
prestations de santé en matière d’assurance obligatoire soins de santé et indemnités.
La nomenclature des prestations de santé regroupe, par code, les prestations que rembourse
l’assurance soins de santé, partiellement ou totalement. La liste et les changements sont publiés
dans le Moniteur belge.
Sources :
http://www.inami.fgov.be/SiteCollectionDocuments/nomenclatureart07_20171001_01.pdf
http://www.inami.fgov.be/SiteCollectionDocuments/nomenclatureart07_20171001_01_portee.pdf
Les quotas de séances désormais d’application pour certains troubles :
- Handicap dans la poursuite d’une profession : 55 séances
- Aphasie : 288 séances
- Troubles du développement du langage oral : 190 séances
- Dyslexie-dysorthographie-dyscalculie : 140 séances
- Radiothérapie/Chirurgie : 55 séances
- Dysglossies : 149 séances
- Dysarthries : 176 séances
- Bégaiement : 128 séances
- Laryngectomie : 90 séances
- Dysphagie : 65 séances
http://www.inami.fgov.be/fr/professionnels/sante/logopedes/Pages/logopedes-
nomenclature.aspx#.WoqYRuciHIU
Possibilité de former les parents des enfants traités (« guidance parentale »)
Pour les troubles suivants, 10 séances pourront être prélevées dans le quota accordé pour le
traitement, et utilisées pour enseigner aux parents des stratégies spécifiques d’interventions ciblées
pour soutenir et augmenter l’efficacité du traitement logopédique de leur enfant :
- Trouble du développement du langage oral
- Dyslexie-Dysorthographie-Dyscalculie
- Bégaiement
- Troubles de la voix
- Troubles de l’ouïe
- Dysphasie

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Att estati on de soins données (ASD)

On doit être inscrit à la BCE pour travailler = banque centrale européenne.


Contenu de l’ASD :
- Identification du patient
- Date à laquelle la (les) prestation(s) ont été réalisées
- Le numéro de la nomenclature
(ex : 560011 = Prestations effectuées au cabinet du kinésithérapeute, situé en dehors d’un hôpital ou
d’un service médical organisé. Séance individuelle de kinésithérapie dans laquelle l’apport personnel
du kinésithérapeute par bénéficiaire atteint d’une durée globale moyenne de 30 minutes, 560195 =
Examen du patient par le kinésithérapeute à titre consultatif.)
Logopédie : Séance collective de guidance parentale d’une durée d’au moins 90 minutes, par type de
trouble, pour trois ou quatre couples de parents, au cabinet du logopède et en l’absence du patient
713016, 713112, 713215.

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- Le cachet identifiant le prestataire et sa signature
- OUI/NON paiement – vérification du MAF
- Si prestation sur base d’une prescription : numéro INAMI et identification du prescripteur.
Maximum à facturer : montant similaire au tier payant social. Pour les personnes défavorisées, si
elles ne peuvent plus avancer du tout l’argent (si malade de longue durée et donc qui avancent
souvent). Comme elles auront dépassé le max à facturer, elles ne devront plus avancer l’argent. Il
faut prévenir.
Obligation d’utiliser un carnet AD par année civile. Et suivre l’ordre de numérotation (logiciel).
Conserver pendant 8 ans.

VI. Foncti onnement et rôle de la sécurité sociale


SPF = service public fédéral

OA/

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A. Coti sati ons assurance soins de santé et invalidité
La couverture offerte par la sécurité sociale est différente selon votre statut.
 Pour les travailleurs salariés
Les travailleurs salariés sont assurés en matière de mutuelle et d’invalidité, d’allocations familiales,
de chômage, de pension de retraite et de survie, de vacances annuelles, d’accidents du travail et de
maladies professionnelles.
Chaque mois, les employeurs et les travailleurs versent des cotisations dans les caisses de la Sécurité
sociale :
- La cotisation du travailleur est un certain pourcentage de son salaire brut versé par le
travailleur via son employeur à la sécurité sociale.
- La cotisation de l’employeur est un pourcentage de salaire brut du travailleur payé en okus
de ce salaire brut par l’employeur à la Sécurité sociale.
L’état intervient pour sa part par le biais d’un subside.
L’Office National de Sécurité Sociale (ONSS) répartit ces montants entre les différents établissements
publics – gérés paritairement – chargés de répartir l’argent entre les différentes caisses de paiement.
Ces dernières sont surtout des établissements privés : mutualités, syndicats, fonds d’allocations
familiales ou fonds de vacances. Pour chacun de ces secteurs, l’état a également créé une caisse
auxiliaire. Les organismes de paiement veillent à ce que les personnes, entre autres les malades et
invalides, reçoivent l’argent auquel elles ont droit.
 Pour les travailleurs indépendants
Les indépendants ont un régime propre pour lequel ils paient des cotisations calculées en fonction du
revenu. L’Institut National d’Assurance Sociale pour Travailleurs Indépendants (INASTI) chapeaute
l’ensemble, perçoit l’argent et le répartit. Les indépendants sont obligatoirement assurés pour les
soins de santé, l’incapacité de travail après 3 mois, l’assurance maternité, les pensions et les
allocations familiales.
B. INAMI
Institut National d’Assurance Maladie-Invalidité dont la création remonte à l’année 1964 en
succédant à l’ancienne institution, le fond National de l’assurance contre la maladie et l’invalidité
créé en 1945 en Belgique.
Offre de protection sociale :
1) Intervention financière les frais médicaux (présentations médicales et paramédicales,
médicaments, séjours en hôpital, …)
2) Paiements de revenu de remplacement en cas de perte de salaire par suite d’une
incapacité de travail d’au moins 66%. Deux périodes différentes : incapacité de travail
primaire (1ère année) et invalidité (la 2ème année et les suivantes)
3) Indemnité pendant la période de repos de maternité obligatoire, et également en cas d’
« écartement du travail » pendant la grossesse. De paternité et d’adoption.
4) Le FAM (Fonds des accidents médicaux) = loi sur la responsabilité médicale

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C. Assurance soins santé obligatoire
Système universel et obligatoire basé d’une part sur le principe de solidarité et d’autre part de
l’assurance obligatoire.
Instauré en 1945.
En Belgique, chaque citoyen est tenu de souscrire à une assurance sociale de santé par le biais d’une
affiliation à UN organisme assureur (UNE MUTUELLE), et c’est uniquement par cette affiliation que le
patient peut bénéficier du remboursement (total ou partiel) de ses soins de santé (carte SIS). Il s’agit
d’une assurance obligatoire.
Mutuelles (ASBL  association sans but lucratif ; secteur privé)
La CAAMI (caisse auxiliaire d’assurance maladie invalidité) est une institution PUBLIQUE FEDERALE
de sécurité sociale. Donc l’inscription est gratuite, même en qualité d’étudiant, c’est-à-dire sans
cotisations supplémentaires).
A 25 ans, l’enfant ne peut plus être à la charge de ses parents. Caisse de soins de la SNCB, Rail Care
pour le personnel statutaire et leurs familles.
Depuis 2014, il n’y a plus de carte SIS spécifique, les données sont désormais intégrées dans la carte
d’identité électronique (eID).
A noter toutefois que même s’il s’agit d’assurance obligatoire, certaines personnes ne disposent plis
de mutuelle car elles ne sont pas en ordre de cotisation. Plus de 90 000 personnes en 2017.
Assurance Soins de Santé et Indemnités – SSI  OBLIGATOIRE
Comment ? Affiliation a un organisme assureur. 2 types de mutualités
 Associations privées de personnes physiques qui, sans but lucratifs et dans un esprit de
prévoyance, d’assistance mutuelle et de solidarité, ont pour but de promouvoir le bien-être
physique, psychique et social
o La mutualité chrétienne
o La mutualité libérale
o La mutualité socialiste
o La mutualité neutre
o La mutualité libre
 Organismes assureurs publics. La Caisse auxiliaire d’assurance maladie invalidité (CAAMI) et
la caisse des soins de santé de la SNCB.
D. Remboursement des soins de santé

1) Principe du ticket modérateur


Exemple lors d’une visite chez le médecin, le patient paye la visite médicale. Le médecin lui fournit
une attestation de soin.
Cette attestation, le patient la remet à sa mutuelle qui lui rembourse une partie de la somme payée.
Le montant fixé par l’INAMI pour cette prestation médicale.
La partie non remboursée correspond au « Ticket modérateur ».
2) Système de tiers payant
En cas d’hospitalisation, l’assuré ne paye que le ticket modérateur. L’hôpital se charge lui-même de
demander à la mutuelle du patient de régler le montant de l’intervention médicale.
Sauf certains suppléments
Pharmacie : ticket modérateur et tiers payant

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3) Tiers payant social
Le tiers payant social est un mécanisme qui permet au patient de ne payer au médecin généraliste
que la part à sa charge. La mutuelle lui paie directement l’intervention de l’assurance soins de
santé. Ce mécanisme est réservé à certaines catégories de bénéficiaires.
Qui ?
- Être dans une situation financière individuelle exceptionnelle de détresse
- Bénéficier de l’intervention majorée
- Statut affection chronique
- Chômage contrôlé complet depuis au moins 6 mois et avec la qualité de travailleur ayant charge
de famille ou isolé.
- Conditions médico-sociales pour obtenir le droit aux allocations familiales majorées
Attestation de la mutuelle/Organisme assureur

VII. Entrée dans la profession de logopède

A. Profession libérale
La logopédie est une profession libérale.
Définition juridique profession libérale ? -> il n’y en a pas.
B. Manière d’exercer la profession
Quelles sont les différentes manières d’exercer le métier de logopède ?
- En tant qu’indépendant (numéro INAMI)
- En tant que contractuel – contrat de travail (pas besoin de n° INAMI) (MRS)
- En tant que statutaire (dans une institution publique – pas besoin de n° INAMI) = fonctionnaire
C. Agrément
Mais avant ce choix, il faut obtenir un agrément, un visa en tant que logopède.
Application de la loi coordonnée du 10 mai 2015 relative à l’exercice des professions des soins de
santé.
Agrément par la Communauté française (réforme de l’Etat). Arrêté du gouvernement de la CF du
19/10/2016 fixant la procédure d’agrément en qualité de kinésithérapeute et des qualifications
professionnelles particulières.
L’agrément est obtenu automatiquement dès l’obtention du diplôme via la transmission de la liste
des diplômés par l’établissement d’enseignement. (Article 7 AGCF)
Chaque établissement d’enseignement informe par écrit les étudiants concernés de la possibilité de
bénéficier de l’agrément automatique. L’’étudiant qui ne désire pas bénéficier de l’agrément
automatique en informe par écrit l’établissement d’enseignement au plus tard le 15 février de sa
dernière année de cursus.
Sauf en France, il faut refaire la procédure pour valider le diplôme.
D. Profession libérale règlementée
Conditions d’exercice de la profession (Agrément, Visa, n° INAMI)
Contrôle d’exercice de la profession.

22
E. Numéro INAMI
Dès l’agrément et le visa, et exercice de la profession à son propre nom, l’INAMI adresse au logpède
un numéro INAMI.
Pas besoin de numéro INAMI si exercice de son métier en tant que salarié dans un hôpital, une
MRS…
Ce numéro INAMI doit être repris sur chaque document officiel :
- Logo  administration
- Logo  patient (pour obtenir ses remboursements soins de santé)
N° INAMI : Y-XXXXX-CD-OOO
F. Banque-Carrefour
Enregistrement Banque-Carrefour, dans l’hypothèse où le logopède exerce sa profession en tant
qu’indépendant (personne physique ou personne morale).
Numéro d’inscription à la Banque-Carrefour qui devra être indiqué sur la souche fiscale de
l’attestation de soins donnés.
La même en France. Il faut un diplôme et un plan comptable pour être dans cette Banque-Carrefour.
G. SECM
Profession libérale logopède
INAMI = institution publique qui veille notamment à ce que les fonds mis à disposition de l’ASSI
(assurance soins de santé et indemnités) soient utilisés correctement et que les obligations légales
soient respectées.
A cet effet, un des services de l’INAMI, le SECM (le service d’évaluation et de contrôle médicaux) qui
veille à l’application de la législation relative à l’INAMI au niveau de la pratique professionnelle
(doté d’un personnel d’inspection). Et mission d’information vis-à-vis des praticiens (législation et
nouveautés).
H. Indépendant / salarié
Indépendant Salarié
Cotisations sociales Employeur paye les cotisations sociales
Paiement si possible anticipé des IPP (impôts Prélèvement par l’employeur des IPP
personnels physiques)
Frais professionnels (garder des preuves) Choix frais réels
Fin du contrat de partenariat, de collaboration Privé : licencié (délais préavis ou pas – faute,
motivation)
Congés payés – pécule de vacances (montant
versé pour les vacances)
13ème mois

I. Caisse d’assurances sociales


Affiliation obligatoire des professionnels de santé indépendants à une caisse d’assurances sociales
et ce au plus tard le jour où débute les activités.
Raison de cette affiliation obligatoire : paiement des cotisations sociales pour l’assurance maladie-
invalidité. Pour les indépendants : Cotisations reversées à l’institut National d’Assurance Sociale pour
Travailleurs Indépendants (INASTI).

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J. Conditi ons de l’endroit exercice de la profession
Conditions pour l’endroit d’exercice de la profession dans un cabinet ou à domicile et que le patient
puisse obtenir le remboursement des soins de santé.
- Local comportant une ou plusieurs cabines et des installations sanitaires à usage exclusivement
professionnel
- Une salle d’attente
- Du matériel répondant aux normes de sécurité et d’efficacité ET permettant d’exécuter dans leur
intégralité toutes les prestations médicales effectuées
- Un avis destiné aux parents, apposé à un endroit visible, contenant les informations nécessaires
relatives à la tarification, l’adhésion ou la non-adhésion à la convention nationale, et l’identité
des autres kinésithérapeutes qui y exercent.
Loi sur le droit du patient
http://www.ejustice.just.fgov.be/el/loi/2002/08/22/2002022737/justel
Le secret professionnel en travail social et médico-social, J-P ROSERNCZVEIG et P VERDIER, édition
DUNDO.

VIII. Responsabilité médicale


Vu la difficulté d’appliquer la législation classique (droit commun-article 1382 et suivants du code
civil) en matière de responsabilité médicale, la Belgique s’est dotée d’une législation spécifique.
 Loi du 31 mars 2010 relative à l’indemnisation des dommages résultant de soins de santé
Il faut prouver que c’est telle faute qui a produit tel dommage. + lien de causalité
Indemnisation si :
- Accident soit d’un fait engageant la responsabilité d’un prestataire de soins
- Accident médical sans responsabilité c’est-à-dire « un accident lié à une prestation de soins de
santé, qui n’engage pas la responsabilité d’un prestataire de soins, qui ne résulte pas de l’état du
patient et qui entraîne pour le patient un dommage anormal.
- Le dommage est anormal lorsqu’il n’aurait pas dû se produire compte tenu de l’état actuel de la
science, de l’état du patient et de son évolution objectivement prévisible.
Champ d’application :
A tout praticien professionnel : le praticien visé à l’arrêté royal n° 78 du 10 novembre 1967 (articles
21quater et sv. Les infirmiers, les kinés, les soins paramédicaux) relatif à l’exercice des professions
des soins de santé, ainsi que le praticien ayant une pratique non conventionnelle, visée dans la loi du
29 avril 1999 relative aux pratiques on conventionnelles dans les domaines de l’art médical, de l’art
pharmaceutique, de la kinésithérapie, de l’art infirmier et des professions paramédicales.

Les fonds des accidents médicaux au niveau fédéral


Mission : traiter les demandes de dossier d’accident médical. Tant du point de vue de la
recevabilité, du fondement, que l’indemnisation.
http://www.inami.fgov.be/fr/inami/structure/Pages/fonds-accidents-médicaux.aspx#.WXYYDOnMLIU

Si pas de responsable  le fonds indemnise


Si responsable  le fonds se retourne contre le responsable pour qu’il paye son dommage.

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FIN
TYPE EXAMEN
2 heures.
- Vrai/faux  points négatifs, il ne faut pas justifier
- Questions fermées et ouvertes
- QCM
- Question sur un sujet avec plusieurs questions ouvertes
- « Au départ d’un schéma »  dessiner le schéma
- Quand définition, il faut donner la définition du cours par cœurs, pas notre définition.
- Ne pas connaître par cœur les articles du cours mais savoir expliquer la loi ou autre.
- Réponses très précises, pas de blabla, l’essentiel
- N’écrire que dans les espaces déterminés sinon ça ne sera pas lu
- Pas d’abréviations personnelles mais celles de la prof oui.

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