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LGCIV2043 : Structures en bois


Pierre Latteur Partie 2 : Calcul ELU et ELS
des éléments structuraux

Pierre Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois


Remarques :
L’EC5-partie 1-1 :  NVN ENV 1995-1-1 : ancienne version provisoire
Calcul des structures  NBN EN 1995-1-1 = EN 1995-1-1 (même contenu)
 Partie 1-2 de l’EC5: concerne les aspects FEU (Partie 5)
en bois  Partie 2 de l’EC5: concerne les PONTS en bois
2

Contenu (82 pages) :


Section 1 : Généralités Section 8 : Assemblages par organes
Section 2 : Bases de conception et calcul métalliques
Section 3 : Propriétés des matériaux Section 9 : Composants et sous-systèmes
Section 4 : Durabilité Section 10 : Détails structuraux et contrôle
Section 5 : Bases de l’analyse de structures
Section 6 : Etats limites ultimes Annexe A, B, C, D
Section 7 : Etats limites de service
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L’EC5-partie 1-1/A1 et A2 : Amendements 1 et 2
 Ces documents de 22 pages (Amendement 1, 2008) et 10 pages
(Amendement 2, 2014) proposent des corrections, parfois importantes, du
3 texte de base (partie 1-1) de l’EC5

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L’EC5-partie 1-1 : Annexe nationale ANB
 Ce document de 6 pages propose quelques variantes mineures au texte
de base de l’EC5, uniquement applicables en Belgique
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Avertissement : dans ce cours…

5 …Les paramètres « b » et « h »
représentent respectivement la
h
largeur et la hauteur de la section
de la poutre à l’endroit considéré.
L’aire bxh est notée A
b
…Les efforts internes pondérés selon les
combinaisons de charge réglementaires sont notés
MEd, VEd, NEd, TEd et les contraintes associées sont
notées Ed et Ed

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Cours de : Structures en bois Pierre Latteur

Photo :

Chap. 8 : lineaire-design.com

Eléments structuraux en bois massif


Bois ronds

 Il n’existe pas de norme européenne pour le


7 classement des bois ronds, moins utilisés en
structure que les bois sciés

 Les dimensions courantes sont :


- Diamètre : 8 à 20 cm
- Longueur : jusqu’à 6 m

 Processus de fabrication :
- Ebranchage et écimage
- Ecorçage
- Calibrage, fraisage
- Tronçonnage
- Tri
- Séchage
- Préservation

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Quelques utilisations des bois ronds

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Bois sciés  Obtenus par découpe des grumes
dans le sens longitudinal

 En structure, les résineux sont beaucoup plus


utilisés que les feuillus, davantage destinés aux
menuiseries
 Les résineux sont plus droits et plus longs : en
Belgique, les scieries de résineux sont donc plus
développées et automatisées que celles des
feuillus

 Le rendement de sciage est de l’ordre de 60%


(40% de déchets)

 En Belgique, 80% des bois sciés de résineux


sont utilisés en structure et le reste pour
(Source : Houtinfobois.be) l’emballage, la paletterie et le coffrage
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Source des figures :
Etapes de production des bois sciés Houtinfobois.be, 2015

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Dimensions usuelles des bois de structure sciés
 Les dimensions annoncées ne correspondent pas toujours à des éléments
séchés et/ou rabotés : il faut y être attentif !
11 Rem 1 : voir à ce sujet: http://www.houtinfobois.be/fr/190/construction/dimensions-des-bois
Rem 2 : épaisseur du rabotage: 1mm/face pour une dimension de base de 38 à 49mm,
2.5mm/face pour 50 à 150mm, 3mm/face pour plus de 150mm

 Le tableau ci-
Appelations Hauteur h [mm]
courantes notées
100 125 150 175 200 225 300
contre donne entre parenthèses
19  
quelques 25     
dimensions 32 
courantes des Largeur b 38   (4-15) (4-23)
[mm] 50   
sections de 63 (7-15) (7-18)
résineux en 75 () (8-23)
100 () (10-30)
Europe (séchées et
Caractéristiques des sections rabotées et séchées usuelles
rabotées, jusqu’à Dimensions Dimensions rabotées bh3 (/106) bh2 (/106) bh (/103)
7 m de longueur) non rabotées b [mm] h [mm] [mm4] [mm3] [mm2]
4x15 : 38 150 128,3 0,86 5,70
4x23 : 38 225 432,8 1,92 8,55
7x15 : 63 150 212,6 1,42 9,45
7x18 : 63 175 337,6 1,93 11,03
8x23 : 75 225 854,3 3,80 16,88
10x30 : 100 300 2700,0 9,00 30,00
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Cours de : Structures en bois Pierre Latteur

Ce chapitre est inspiré

Chap. 9 : Eléments structuraux des slides du cours du


professeur Descamps
de l’Umons

en bois lamellé-collé (BLC)


Pourquoi le BLC?
 Uniformiser les défauts naturels du bois pour obtenir un matériau final aux
propriétés mieux contrôlées et moins variables
13
 Permettre la production d’éléments structuraux de très grandes dimensions,
sans avoir le besoin de grands arbres
 Permettre la production d’éléments aux formes quelconques

Libramont Exhibitions & Congress (arcs de portée


60 m tous les 4,5 m). Architecte : Synergy
International, ingénieur : MC² sprl

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Koblenz/Allemagne - 2011
Viewpoint (Ney&Partners
Etapes de production du BLC
 Séchage du bois (éviter les déformations
après collage et favoriser le collage)
18

 Tri manuel ou automatique des lamelles

 Stockage provisoire

 Aboutage : la résistance en traction du joint


doit être au moins égale à la résistance hors
du joint

 Rabotage des lamelles

 Collage des lamelles pour former la section


(6h), et serrage (0,4…1,2 MPa) avec cintrage
éventuel
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Etapes de production du BLC (suite)
 Elimination des bavures de colle par rabotage

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Dimensions courantes
et limitations
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 Les dimensions courantes sont :
- Largeur : 6 à 27 cm
- Hauteur : jusqu’à 2 m
- Longueur : …40 m…, portée Raboteuse pour BLC
limitée par le transport

Exemple des dimensions de section produites chez


Lamcol :
- Largeur : 115, 140, 160, 185, 205, 235, 270 mm
- Hauteur : multiples de 45 mm
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Quelques exemples
d’utilisations du BLC
21
Centre de secours
d’Annecy en France
(Agence Richard
Plottier), 2002, 31 m de
portée

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Quelques exemples
d’utilisations du BLC
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Centre balnéaire Raoul
Fonquesne en France
(Yvon Carduner), 1993

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Cours de : Structures en bois Pierre Latteur

Myanmar/Birmanie

Chap. 10 : Actions, cas de charges, (Mandalay), 2014:


le pont U Bein

combinaisons de (cas de) charges


Sécurité d’une part, service d’autre part
 Sécurité structurale : si danger
d’effondrement local ou global, on parle
24 d’état limite ultime (ELU)

 Aptitude au service : si déformations


inacceptables (mais aussi vibrations et
altération de l’aspect), on parle
d’état limite de service (ELS)
 Souvent, ce sont les ELS qui guident le
dimensionnement pour les simples poutres,
La magnifique structure en bois « The Passenger »
alors que pour des systèmes structuraux construite pour Mons 2015 après son effondrement
plus complexes (treillis, arcs,…), ce sont les partiel en décembre 2014,
heureusement sans faire de victimes
ELU (éléments et assemblages)
 Les incertitudes sont couvertes à la fois par des coefficients réducteurs sur les
résistances des matériaux (m=1,25…1,3) et des coefficients pondérateurs sur les
actions (i =1,35…1,5, i=0,3…1). Ces coefficients couvrent les autres incertitudes
liées aux imprécisions de modélisation, défauts de construction, tolérances non
respectées, etc.
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Les types d’actions (=charges) : Les charges s’accrochant à la
structure portante :
Le poids propre de la structure portante : action permanente G
25
action permanente G Couvertures,
bardages,
façades,
châssis, faux-
plafonds,
équipements…

Pont du Gard : poids Toiture tendue :


propre important poids propre faible

Les actions
Les actions variables Q
accidentelles A :
: Les piétons,
voitures, etc feu, explosion, choc,
(=charges séisme, …
d’exploitation) :

Le vent
La neige :
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Les types d’actions (=charges) : Les charges s’accrochant à la
structure portante :
Le poids propre de la structure portante : action permanente G
26
action permanente G Couvertures,
bardages,
façades,
châssis, faux-
Tout comme pour les matériaux auxquels on associe des résistances plafonds,
équipements…
caractéristiques (ft,0,k, fc,0,k, fm,k, etc. = résistance obtenue dans plus de 95%
des cas), les actions peuvent,
Pont du Gard : poids
par voie statistique, s’exprimer en valeurs
Toiture tendue :
caractéristiques
propre important : poids propre faible

Gk,j : valeur caractéristique de la charge permanente j (par ex. :Lespoids propre)


actions
Les Q
actions variables Q
k,i : valeur caractéristique de la charge variable i (par ex.accidentelles
: vent) A:
: Les piétons,
voitures, etc feu, explosion, choc,
(=charges séisme, …
d’exploitation) :

Le vent
La neige :
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Les actions variables/accidentelles peuvent être dynamiques
Tourbillons de Von Karman: Rafales de vent :
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Action de la foule (salles de Actions sismiques


concert, passerelles, gradins, …) (tremblements de terre) :
:

Millenium Bridge, Londres (1999) : la passerelle a dû être


fermée peu après son inauguration à cause de ses
déformations trop importantes sous les charges de foule.
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Autres types d’actions (actions indirectes)
Actions thermiques :
28

Max. 40 m

> 40 m 40 m à 60 m

Dilatations empêchées : efforts parasites

Tassements d’appuis :

Structure hyperstatique :
le tassement d’appui
génère des efforts
internes

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Cas de charge et combinaisons (de cas) de charges
Un CAS DE CHARGE Cas 1 : le poids propre
est une action qui Cas 2 : les charges permanentes
peut agir sans les Cas 4 : les piétons
29
autres (sauf le poids Cas 5 : la neige sur la partie droite du pont
propre qui est Cas 6 : la neige sur la partie gauche du pont
Cas 7 : un vent qui soulève le pont
toujours présent)
Etc...

Une COMBINAISON DE (CAS Combinaison 1 : Cas 1 + Cas 2 + Cas 3 + Cas 7


DE) CHARGES est un ensemble Combinaison 2 : Cas 1 + Cas 2 + Cas 4 + Cas 6 + Cas7
de cas de charges pouvant agir Etc...
en même temps

Un élément structural doit donc être vérifié pour toutes les combinaisons de
charges, chacune d’elle provoquant en une section donnée une combinaison
d’efforts internes (MEd, N Ed, V Ed, T Ed) différente, appelée Sollicitation et dont
l’effet (en termes de contraintes par exemple) est noté Sd
L’une d’elle sera forcément la plus défavorable !
(voir également : notion d’enveloppe des efforts)
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Les combinaisons de charges définies par l’EC1 (§6.4.3)
Les charges permanentes peuvent se combiner à 3 types distincts de
combinaisons de charges variables :
Action variable Actions variables
30
 Charges variables ayant une très dominante concomitantes
faible probabilité de se produire en
même temps : ce sont les    

combinaisons dites rares ou


  Q ,domQdom 

  Q,i 0,iQi 
i 2 
 Gj 

 j

caractéristiques. Elles sont utilisées Q,i : coefficients >1 (en général 1,5)
pour les calculs ELU 0,i : coefficients 1 tenant compte de la probabilité
réduite d’avoir plusieurs charges variables agissant
ensemble avec un effet maximum
 Charges variables s’appliquant sur l’ouvrage pendant une
grande partie (50%) de sa vie (ex : bibliothèques) : c’est la 
i 1
2 ,i Qi 

 j

 Gj 


combinaison dite quasi-permanente. Elle est utilisée pour
les calculs de déformations non réversibles (fluage) 2,i : coefficients1

 En cas de charge accidentelle (feu…), il est utile de pouvoir


la combiner avec un compromis entre les deux précédentes :
ce sont les combinaisons fréquentes de charges variables,  1,domQdom   2,i Qi
i2
plus sévères que la quasi-permanente, mais moins que les  
 G 
rare. Elle est aussi parfois utilisée pour les calculs ELS pour   j
  j

1,dom : coefficients 1
des
Pierre critères
Latteur esthétiques
– UCL – Belgique et deenconfort
– Cours de : Structures bois (NBN03-003)
Les combinaisons ELU, pratiquement…
 L’EC0 impose de vérifier les éléments structuraux pour toutes les combinaisons
rares (autant de combinaisons que d’actions variables, prises chacune à leur tour
31 comme charge dominante) :
Actions Action variable Autres actions
Valeurs du coefficient  0 pour les bâtiments
permanentes dominante variables
Type d'action variable Y0
 
  G , j G j    Q,domQdom    Q,i 0,iQi 
Toutes charges d'exploitation sauf stockage (habitations,
bureaux, lieux de rassemblement, magasins)
0,7

Stockage 1
j  i 2 
Q,i : coefficients >1 (en général 1,5)
Charges de véhicules jusqu'à 160 kN 0,7
Neige 0,5 0,i : coefficients 1 tenant compte de la probabilité
Vent 0,6 réduite d’avoir plusieurs charges variables agissant
Température (hors incendie) 0,6
ensemble avec un effet maximum
 A quelques exceptions près (charges
favorables et classes de conséquence), cette 1,35 G j  1,5  Qdom    0,i Qi 
formulation peut se réécrire : j  i 2 

 De manière simplifiée (avant projet) et  


1,35  G j   Qi 
(très) sécuritaire, on peut prendre 0,i=1, en  j i 
veillant à séparer les actions ou parties Ou, si une seule charge variable :
d’actions éventuelles ayant un effet favorable 1,35 G j  1,5Q
: Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois
Pierre j
Et en cas de charge accidentelle ?
 L’EC0 définit aussi une
Valeurs de  1 et  2 pour les bâtiments
formulation des combinaisons à
Type d'action variable Y1 Y2
32 considérer en cas d’action
Charges d'exploitation (habitations et
accidentelle (notée Ad), et basée bureaux)
0,5 0,3
Charges d'exploitations (lieux de
sur les combinaisons fréquentes de rassemblement et magasins)
0,7 0,6
charges variables, avec : Stockage 0,9 0,8
Charges de véhicules jusqu'à 160 kN 0,5 ou 0,7 0,3 ou 0,6

- Le coefficient 1 qui pondère la Neige


Vent
0,2
0,5
0
0
charge variable Qk,dom prise Température (hors incendie) 0,5 0
comme dominante dans la
combinaison considérée
- Les coefficients 2 qui pondèrent les
autres charges variables (non
dominantes dans la combinaison
considérée)
 
j j d  1Qdom 
G  A   2,iQi 
i 2 
= 0 en cas d’incendie
< > 0 en cas de séisme ou explosion
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Détail des valeurs de 0, 1 et 2 selon l’EC0, applicables
en Belgique
33

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RAPPEL : coefficients correctifs kdef et 2 pour les
flèches à long terme (fluage)
Le fluage est dû aux charges permanentes G, Valeurs de  2 pour les bâtiments
34
mais aussi à la fraction Y2Q des charges Type d'action variable Y2
variables qui s’applique de manière cumulée Charges d'exploitation (habitations et
0,3
bureaux)
pendant une partie de la vie de l’ouvrage Charges d'exploitations (lieux de
rassemblement et magasins)
0,6
2 : égal à 1 pour les charges permanentes, Stockage 0,8
Charges de véhicules jusqu'à 160 kN 0,3 ou 0,6
qui ont un effet prépondérant sur le fluage. Neige 0
Pour les charges d’exploitation, il ne dépend Vent 0
que du temps d’application et est, Température (hors incendie) 0
évidemment, toujours <1 :
Charges Q : ulong terme  uinst  ucreep  uinst  ( 2 k def )uinst avec  2  1
Charges G : ulong terme  uinst  ucreep  uinst  ( 2 k def )uinst avec  2  1

Kdef : caractérise la propension au fluage, ne dépend que de Valeurs de kdef (EC5)


Classe de Classe de Classe de
l’hygrométrie, donc de la classe de service, et s’applique de service 1 service 2 service 3
la même façon aux charges permanentes et variables 0,6 0,8 2

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Combinaisons ELS pour les flèches selon l’EC5 (§2.2.3)
 Flèche instantanée uinst (dite aussi flèche élastique) : c’est une flèche qui
s’annule quand l’action disparaît, qu’elle soit permanente et/ou variable. Elle est
35 liée à une notion de court terme. Elle est identique en début de vie et en fin de vie
de l’ouvrage, et peut être calculée avec Emoyen
 
et les combinaisons rares prises avec G= Q =1 :  G j   Qdom   0,i Qi 
j  i 2 
 Flèche de fluage ucreep : c’est une flèche résiduelle qui s’ajoute à uinst et qui
subsiste même quand toute les actions disparaissent. Elle est liée à une notion de
long terme. Ce sont les charges permanentes qui la provoquent, mais aussi la
partie2,iQk,i des charges variables Qk,i qui s’applique de manière cumulée
pendant une grande partie de la vie de l’ouvrage. ucreep se calcule :
- Soit à partir de la combinaison dite « quasi Calcul de ucreep
permanente » et d’un calcul (complexe) de Gj   2,iQi 
i 1 (lois de fluage)
fluage: j

- Soit encore à partir de la combinaison dite « quasi


permanente », mais de manière simplifiée en la  
multipliant par kdef, puis en calculant la flèche élastique k def  G j   2,iQi 
 j i 1 
avec Gmoy et Emoy:
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Calcul d’une flèche en début de vie de l’ouvrage : synthèse

G1… Q1 Q2…
36
Gj… Gi…
Calcul à partir des combinaisons
uinst rares prises avec G= Q =1 :
 
j j Qdom 
G   0,iQi 
i 2 

Simplification éventuelle avec une seule


combinaison (0,i=1 : sécuritaire) : G
j
j  Q
i 1
i

uinst ,i calculé avec Emoy pour chaque combi i


( formules habituelles du type 5qL4 / 384 EI )

uinst ,max  max(uinst ,i )

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Calcul d’une flèche en fin de vie de l’ouvrage : synthèse
La flèche finale (flèche totale) vaut ufin=uinst+ucreep

37
Calcul de ufin (flèche totale à long terme) à
partir des combinaisons rares modifiées :
   
j j Qdom   0,iQi  k def  G j   2,iQi 
G 
i 2  +  j i 1 

Pour le calcul de la flèche Pour le calcul de la flèche différée (non


instantanée uinst réversible, de fluage) ucreep

(
 1 k def ) G
j
j   Qdom    0,i Qi   k def  2,i Qi
 i2  i 1

Simplification éventuelle avec une seule  (1  k def ) G j   Qi  k def  2,i Qi


combinaison (0,i=1 : sécuritaire) : j i 1 i 1

u fin ,i calculé avec Emoy ( formules habituelles du type 5qL4 / 384 EI , voir chap 9)

u fin  max(u fin ,i )


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Cours de : Structures en bois Pierre Latteur

Chap. 11 : calcul des flèches


Selon les critères définis par l’EC5
Généralités
 Pour les calculs de flèche à partir des combinaisons définies au chap. 10 , ce sont
les valeurs moyennes de E et G qui sont utilisées, contrairement aux calculs ELU qui
39 se basent sur les valeurs caractéristiques des résistances et des modules (pour le
flambement ou le déversement)
Ed  Emoyen  m Gd  Gmoyen  m Avec1  m 1

 Les déformations d’effort tranchant peuvent être importantes (bois : G petit !)

 L’EC5 (§7.1) recommande (sans imposer) les limitations suivantes :


Contreflèche éventuelle (peu
fréquente pour le bois)
Flèche finale
Flèche
« instantanée » Flèche « résultante finale »
Flèche de fluage

1 : Ceci n’est pas clairement


défini dans les dernières
versions de l’EC5, mais
confirmé dans certains
ouvrages tels que : Designers'
Guide to Eurocode 5: Design of
Timber Buildings, J. Porteous
and P. Ross, 2013
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RAPPEL : le module de glissement G est au glissement  ce
que le module d’élasticité E est à la déformation 
Les contraintes normales  provoquent de l’allongement ou du rétrécissement 
40 Les contraintes cisaillement  provoquent du gauchissement/glissement 

 est le glissement : il détermine la déformation angulaire


  G produite par les contraintes de cisaillement
G est le module de glissement, avec, pour E
(  E ) G
un matériau élastique linéaire isotrope : 2 (1   )

Pour le bois qui est tout sauf isotrope, le module de glissement G


ne répond pas à la loi G=E/2(1+) ci-dessus. Ses valeurs sont très
faibles et inférieures à 1000 Mpa : il faut donc en principe en
tenir compte pour le calcul des flèches
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RAPPEL : théorème de la force unité
(voir cours MDS et STAB)
41
A
A=?
M(x),N(x),V(x)
x 1N
A

m(x),n(x),v(x)

xL xL xL


La flèche en A s’obtient avec Mm Nn Vv
la relation suivante : A   dx   dx   dx
x 0
EI x 0
EA x 0
GAv
Av : section réduite
Av=5bh/6 pour une section rectangulaire
Av=âme de la section pour une section en I

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Exemple : flèche au centre d’une poutre
q [kN/m]
q [kN/m]
M(x)
42
=? V(x)
qL/2 x
x
M ( x)  qLx 2 - qx 2 2
L 
V ( x)  qL 2 - qx

1 [kN]
L/2 m(x)
v(x)
1/2 x
mmax=L/4
m ( x )  x 2

v( x) 1 2
Flèche de   Mm dx  2
xL xL 2
(qLx - qx ) x dx 
2
5qL4
moment :  EI
x 0

x 0
4 EI 384 EI 5qL4 qL2
 tot   M  V  
Flèche d’effort   Vv dx  2
xL xL 2
(qL 2 - qx )x qL2 384 EI 8GAv
tranchant :  GAv
x 0

x 0
4GAv
dx 
8GAv

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Peut-on négliger les déformations d’effort tranchant ?
5qL4 5qL4
M  
h 384 EI 32 Ebh 3 V Eh
2
h
2
43  0,96    15,36  
qL2 3qL2 M GL L
V  
8GAv 20Gbh
b
=5bh/6 pour Le rapport Emoyen/Gmoyen est
section rect. quasiment invariable pour le
bois massif (=16). Pour le BLC,
il varie entre 13 et 22 (avec
une moyenne de 18)

Les déformations
d’effort tranchant ne
sont donc
négligeables que
pour les poutres
élancées
(L/h>10 : 15%) !

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Cours de : Structures en bois Pierre Latteur

Une horreur!

Chap. 12 : Résistance en section :


critères de dimensionnement ELU
Rappel : valeurs caractéristiques prescrites par la
NBN EN 338: version 2016 (bois sciés et ronds)
Résineux Feuillus
C18 C22 C24 C27 C30 C35 C40 D30 D35 D40 D50 D60 D70
fm,k 18 22 24 27 30 35 40 30 35 40 50 60 70 fm,k

ft,0,k 10 13 14,5 16,5 19 22,5 26 18 21 24 30 36 42 ft,0,k


ft,90,k 0,4 0,4 0,4 0,4 0,4 0,4 0,4 0,6 0,6 0,6 0,6 0,6 0,6 ft,90,k
Mpa
fc,0,k 18 20 21 22 24 25 27 24 25 27 30 33 36 fc,0,k
fc,90,k 2,2 2,4 2,5 2,5 2,7 2,7 2,8 5,3 5,4 5,5 6,2 10,5 12 fc,90,k
fv,k 3,4 3,8 4 4 4 4 4 3,9 4,1 4,2 4,5 4,8 5 fv,k

E0,moyen 9000 10000 11000 11500 12000 13000 14000 11000 12000 13000 14000 17000 20000 E0,moyen
E0,k 6000 6700 7400 7700 8000 8700 9400 9200 10100 10900 11800 14300 16800 E0,k
Mpa
E90,moyen 300 330 370 380 400 430 470 730 800 870 930 1130 1330 E90,moyen
Gmoyen 560 630 690 720 750 810 880 690 750 810 880 1060 1250 Gmoyen

3 rk 320 340 350 360 380 390 400 530 540 550 620 700 800 rk
kg/m
r moyen 380 410 420 430 460 470 480 640 650 660 740 840 960 rm

E0 : identique en compression, en traction, et donc en flexion


E90 : en compression uniquement (car non pertinent en traction car quasiment nul)
G0,k : introuvable dans les normes, mais plusieurs document concèdent que G0,k = E0,k/16
Rappel : valeurs caractéristiques prescrites par la NBN EN
14080 (Bois lamellé collé homogène) Lamellé-collé homogène (BLC)
GL20h GL24h GL28h GL32h
 La résistance du BLC est fm,k 20 24 28 32
46
déterminée par la classe du bois
ft,0,k 16 19,2 22,4 25,6
constitutif et la résistance des
ft,90,k 0,5 0,5 0,5 0,5
aboutages, qui constituent des Mpa
zones de faiblesse fc,0,k 20 24 28 32
fc,90,k 2,5 2,5 2,5 2,5
 Le BLC homogène est constitué
de planches en C24, fv,k 3,5 3,5 3,5 3,5
C30,C40,…identiques de bas en
haut E0,moyen 8400 11500 12600 14200
E0,k 7000 9600 10500 11800
 Le BLC panaché est une variante
dans laquelle on place des Mpa E90,moyen 300 300 300 300

planches de meilleure qualité au Gmoyen 650 650 650 650


niveau des fibres inférieures et G0,k 540 540 540 540
supérieures (GL24c à GL36c, dont
les valeurs caractéristiques sont
3 rk 340 385 425 440
aussi bonnes en flexion) kg/m
rm 370 420 460 490
Pierre Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois
Principe général
du calcul ELU Calcul des combinaisons de charges :
   
1,35 G j  1,5  Q1    0 ,i i  ou (simplif.) :
Q 1,35 G j  1,35 Qi 
 
47 j  i 2   j i 1 

Pour chaque combinaison, calcul des efforts internes dans la structure :


chaque élément structural est soumis à une sollicitation d’efforts
internes (MEd,NEd,VEd,TEd), dont l’effet est noté Sd
Si on ne tient pas
compte des
phénomènes Pour chaque sollicitation Sd, il faut vérifier
d’instabilité Le critère de résistance Xd de l’élément structural :
(flambement et

S d  X d  k mod (k h k sys )
déversement), on Xk Résistance caractéristique
parlera de résistance
en section. Dans le m Coefficient de sécurité
cas contraire on Selon classe de service et
parlera de résistance temps d’application des Le cas échéant : kh (éléments
globale charges petits, voir partie 1) et ksys
(effet système)
Pierre Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois
Tableau défini dans l'EC5 Coefficients kmod associés
Principe Classe de
Classe de Classe de Classe de
durée de Durée de la charge Exemple
général charge
service 1 service 2 service 3

Permanente >10 ans Poids propre 0,6 0,6 0,5


du calcul Long terme 6 mois10 ans Stockage 0,7 0,7 0,55
48 Charges
ELU (suite) Moyen terme 1 semaine6 mois
d'exploitation, neige
0,8 0,8 0,65

Court terme <1 semaine (Neige), vent 0,9 0,9 0,7


Xk (Vent),
S d  k mod Instantanée Instantanée
action accidentelle
1,1 1,1 0,9

m Valeurs de  m selon l'EC5

 Plus la charge est de longue durée, plus le


Calcul ELU (=combinaisons rares)
Bois massif 1,3
kmod à prendre en compte est petit Bois lamellé-collé 1,25
Calcul ELU (combinaisons accidentelles) 1
 l’EC5 (§3.1.3(2)) impose que, pour une combinaison Calcul ELS 1
donnée, le kmod à prendre en compte dans le critère de résistance
correspondra à la charge de plus courte durée dans la combinaison (…discutable…)
Exemple (pour une classe de service 2) :
G seules : kmod=0,6 (charge perm.) Rem : l’ANB ne spécifie
G + Exploit. + Neige : kmod=0,8 (neige) pas si la neige est du MT
ou du CT, ni si le vent est
G + Exploit. + vent : kmod=0,9 (vent)
du CT ou de l’instantané.
G + neige (dom.) + vent (Y0) : kmod=0,9 (vent) Suggestion : Neige =MT
G + stockage (dom.) + piétons (Y0) : kmod=0,8 (piétons) (0,8), Vent=CT (0,9)
Pierre Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois
Critère en traction || aux fibres

𝑧
49
A
𝑦 𝑥 t,0,Ed
Axe x = sens
des fibres
NEd

N Ed
Critère de dimensionnement :  t ,0, Ed   f t , 0,d
A

(avec f t , 0,d  k mod f t , 0,k  m )


Pierre Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois
Critère en traction  aux fibres (à éviter!)
NEd
𝑧
50
t,90,Ed
𝑦 𝑥
Axe x = sens A
des fibres
V

Critère de N Ed Facteur correctif dans


dimensionnement  t ,90, Ed   f t ,90,d l’ancienne version de
A l’EC5, qui a disparu
(bois massif) : aujourd’hui, avec
ambiguïté : en traction 
Critère de 0, 2
N Ed  0,01m 3
 aux fibres, plus le
dimensionnement  t ,90, Ed   f t ,90,d   volume contraint est
(lamellé-collé) : A  V  grand, plus la probabilité
de trouver des nœuds
est grand, ce qui fragilise
Pierre Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois l’ensemble
Critère en compression || aux fibres

𝑧
51

𝑦 𝑥 c,0,Ed
Axe x = sens
des fibres
NEd

N Ed
Critère de dimensionnement :  c ,0, Ed   f c , 0,d
A

Pierre Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois


Critère en compression  NEd
aux fibres 𝑧
c,90,Ed
52
𝑦 𝑥
Axe x = sens A
des fibres

Critère de Appui
dimensionnement : N Ed
 c ,90, Ed   f c ,90,d
A
Ce critère peut-être rendu moins sévère par
l’introduction d’un coefficient kc,90 qui tient compte N Ed
de différents paramètres : distance avec d’autres  c ,90, Ed   kc ,90 f c ,90,d
charges (l1), zone d’application de la charge (l), A
hauteur de la section (h), etc. (voir EC5, §6.1.5. Voir avec 1kc,901,75*
également notion de longueur et aire efficace) *amendement de 2008 à
Pierre Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois l'EC5 : 1,75 et plus 4
Critère en compression ou traction oblique
(formules de Hankinson et al)
NEd
53
 Compression oblique :
N Ed
 c , , Ed   f c , ,d 
A
 f c ,90,d  A
Avec f c , ,d 
  f c , 0,d

 f c , 0,d sin ²  f c ,90,d cos ² 
Remarque : l’EC5 introduit dans cette formule un
paramètre kc,90 (le même qu’au transparent précédent),
mais sa détermination est ambigüe. On conseille donc ici
de le prendre égal à 1, ce qui est sécuritaire

 Traction oblique :
N Ed
 t , , Ed   f t , ,d
A
 f t ,90,d 
Avec : f t , ,d 
  f t , 0,d

 f t , 0,d sin ²  f t ,90,d cos ² 
Pierre Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois
Critère en flexion simple : contraintes dues au moment
 Comme la rupture est une rupture VEd
fragile qui a lieu dans la zone tendue de
54 la poutre (pas de plastification possible
dans cette zone), on considère que la
répartition des contraintes est MEd
triangulaire, même si dans la zone
comprimée de la plastification peut
apparaître :
MEd
 Il n’est donc pas question de 𝑧
supposer la naissance de rotule
plastique comme pour les structures 𝑦 𝑥
métalliques et la notion de module de Axe x = sens m,Ed
des fibres
flexion plastique Wpl n’existe pas

M Ed
Critère de dimensionnement :  m, Ed   f m,d
Wél
Pierre Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois
Critère en flexion simple :
contraintes dues à
Ed
l’effort tranchant
55 𝑧 Ed
 La section soumise à l’effort
tranchant maximal doit être vérifiée 𝑦 𝑥 VEd
indépendamment de la section Axe x = sens
des fibres
Ed=3V/(2A)
soumise au moment maximal
(Et Ed=4V/(3A) pour une section circulaire)
 Dans le cas du bois, ce sont les
contraintes rasantes, provoquant du 3VEd 3V
 Ed   Ed  f v ,d
cisaillement longitudinal, qui sont les 2(kcr b )h 2bef h
plus défavorables :
kcr (cr pour « cracks ») est un coefficient égal à 0,67
pour le bois massif et le BLC, qui tient compte de
l‘existence éventuelle de fissures dans le bois
(VOIR : EC5/A1/Chap. 6.1.7/équ. 6.13a
et EC5/A2/chap. 9/équ. 6.60)
Cisaillement Cisaillement Dans la suite de ce cours, on notera
longitudinal transversal
bef=kcrb=0,67b
Pierre Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois
Quelques mots d’explication sur le coefficent kcr
 C’est la norme EN338 qui définit les résistances caractéristiques des
différentes classes de bois, en particulier les valeurs de fv,k
56
 Dans la version actuelle de cette norme, les valeurs données pour fv,k sont
accompagnées de la note suivante : « Les valeurs caractéristiques pour fv,k sont
données pour du bois sans fissures. Il convient de couvrir l’impact des fissures
par des règles de calcul »
 Pour la Belgique, la règle de calcul dont il est question est précisée dans
l’amendement A1 (2008) de l’EC5 (Chap. 6.1.7/équ. 6.13a) : b remplacé par 0,67b
 Notons que :
- l’influence des fissures sur les caractéristiques mécaniques du bois est
aujourd’hui encore très peu connue
- l’ancienne version de l’EC5 ne mentionnait pas le facteur kcr. De même, les
anciennes versions de la EN338 ne mentionnaient pas la note ci-dessus
mais prescrivaient des valeurs de fv,k inférieures à celles prescrites dans la
version actuelle, d’un facteur moyen proche de 0,67. La situation actuelle
permet donc à chaque état de prescrire la règle de calcul qu’il juge
opportune (0,67 en Belgique via l’amendement 1 de l’EC5 datant de 2008)
Pierre Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois
VEd
Poutre en flexion simple :
récapitulatif du calcul
MEd
57 Calcul des combinaisons de charges ELU :
 
 1,35 Qi 
 
1,35 G j  1,5  Q1    0 ,i i 
Q ou (simplif.) : 1,35 G j   i 1

 i 2   
j

j
1,5Q 

Pour chaque combinaison, calcul des efforts internes et réactions d’appui

M Ed
Vérification dans la section la plus fléchie :  m, Ed 
 kcrit f m ,d
Wél
3VEd Si
Vérification dans la section avec effort tranchant max :  Ed   f v ,d déversement
2kcr bh (chap 11)
REd
Vérification à l’appui (réaction REd) :  c ,90, Ed   f c ,90,d
Aappui

Vérification du critère de FLECHE (fin du chap 10 et chap 11)


et de FEU (chap 15)
Pierre Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois
VEd=qEdL/2
Quel critère domine ? M?, V?,  ? qEd [kN/m]

MEd=qEdL2/8
 Hypothèse : E0,moy/Gmoy=16
58 (Ok pour bois massif mais approximatif pour BLC : E0,moy/Gmoy=13…22)
 moyen
 Soit, par   f µmoyen
 m,k f v ,k  f m,d f v ,d Résineux 7,2 422,9
définition : 
  E0,moyen f m ,k Feuillus 11,0 313,9
BLC 7,4 448,2
Suite
M  q  L  2 en page
 Critère de flexion : Ed  f m,d  0,75 Ed    1
 h 
Wél suivante
(déversement négligé)  bf m ,d 

3VEd  qEd  L 
 Critère d’effort tranchant :  f v ,d  0,75µ    1
 h 
2bef h  0,67bf m ,d 
 5qL4 12qL2  L
 Critère de flèche :  3
  (1  k def ) 
 32 E 0 , moy bh 5 E 0 , moy bh  300
k mod  0,7 
 f m ,k  f m ,d 0,56  E0,moy  f m ,d 0,56 204  qEd   5  L 3 12  L 
 m 1,255         1
  bf m,d  32  h 
  5  h 
k def  0,7 et q  qE ,d 1,4
Pierre Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois
Suite : On peut simplifier les 3 critères précédents en les multipliant chacun par
le même facteur adimensionnel Z=bf /q , ce qui permet d’éliminer
m,d Ed
qdef, b et fm,d de la comparaison. Le + grand des termes de gauche de
l’inégalité (ordonnée du graphe) sera alors le critère dominant :
59 Flexion : Effort tranchant : Flèche :
204  5  L  12  L 
2 3
L L
0,75   Z 1,12µmoy    Z        Z
h h moy  32  h  5  h 

 Le critère de moment
de flexion ne domine
jamais
 Pour les élancements
L/h<10, le critère
d’effort tranchant
domine toujours
 Pour les élancements
L/h>10, le critère de
flèche domine toujours
Pierre Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois
Critère en flexion composée (M+ traction)

61
MEd t,0,Ed=NEd/A
𝑧

𝑦 𝑥 NEd
Axe x = sens m,Ed
des fibres
=Mél/Wél

Critère de dimensionnement :  m, Ed f m,d


 t ,0, Ed  m, Ed
 1
f t , 0,d f m,d
Avec vérification de la section la plus
sollicitée par l’effort tranchant :
 Ed   v ,d  t ,0, Ed f t ,0,d
Pierre Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois
(Suite)

Exemple de flexion
62
composée avec
traction : chevron
bloqué sur la panne
© CNDB faîtière et libre sur la
panne sablière

© CNDB

Pierre Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois


Critère en flexion composée (M+ compression)

63
MEd c,0,Ed=NEd/A
𝑧

𝑦 𝑥 NEd
Axe x = sens m,Ed
des fibres
=Mél/Wél

Critère de dimensionnement :
2
 m, Ed f m,d
  c , 0, Ed   m , Ed
   1
 f  f m,d
Il y a un effet favorable provenant de
 c , 0,d  l’interaction avec la compression, où le
comportement s’avère plastique :
Avec vérification de la section la plus globalement le comportement est
sollicitée par l’effort tranchant : moins fragile que quand la traction est
dominante : non linéarité de la courbe
 Ed   v ,d
 c ,0, Ed f c ,0,d
Pierre Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois
(Suite)

64

Exemple de flexion composée


© CNDB avec compression :
chevron bloqué sur la panne
sablière. En panne faîtière, on
peut avoir blocage ou non

Pierre Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois


Critère en flexion oblique (=biaxiale) : Critère de
dimensionnement:
moment
 m, y , Ed   m, z , Ed  f m,d
65
Mz,Ed
My,Ed
𝑧

𝑦 𝑥
Axe x = sens m,y,Ed
des fibres
=Mél,y/Wél,y
m,z,Ed 𝑧
Comme seuls 2 coins d’aire très
réduite sont soumis à de grandes =Mél,z/Wél,z
contraintes, la probabilité de trouver 𝑦 𝑥 m,y,Ed
des nœuds dans des zones tendues +m,z,Ed
diminue et l’EC5 autorise l’application
  m , y , Ed  m , z , Ed  m , y , Ed  m, z , Ed 
d’un coefficient favorable (0,7) pour 
Max 0,7  ,  0,7  1
f f f f m,d 
les sections rectangulaires :  m,d m,d m,d 
Pierre Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois
Critère en flexion oblique (=biaxiale) : Critère de
dimensionnement:
effort tranchant
 y2, Ed   z2, Ed   v ,d
66

Ed
𝑧
Vz,Ed Vy,Ed
𝑦 𝑥
Axe x = sens z, Ed
des fibres

y,Ed
Les contraintes de
cisaillement y,Ed
résultantes doivent z,Ed
être calculées  y2, Ed   z2, Ed
vectoriellement :

Pierre Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois


Critère en flexion déviée (=composée oblique)
Mz,Ed (My + Mz + traction)
m,y,Ed
67 +m,z,Ed

𝑧
t,0,Ed
Axe x = sens
des fibres
𝑥
My,Ed NEd

Critère de dimensionnement :

 t ,0, Ed   m, y , Ed  m, z , Ed 
    1
f t , 0,d  f m,d f m ,d  L’EC5 permet l’utilisation
d’une formulation moins
sécuritaire (voir flexion
Il faut également vérifier l’effet de biaxiale) :    
l’effort tranchant à l’aide du même  t , 0, Ed  0,7 m , y , Ed  m , z , Ed 
 f f m,d f m,d 
critère qu’en flexion biaxiale : Max t , 0,d
 t ,0, Ed  m, y , Ed   1
   0,7 m , z , Ed 
 2
y , Ed   z , Ed   v , d
2
Pierre Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois
 f t , 0,d f m,d f m,d 
Mz,Ed Critère en flexion déviée
m,y,Ed (My + Mz + compression)
+m,z,Ed
68 c,0,Ed

My,Ed NEd

Critère de dimensionnement :
2
  c , 0, Ed    m , y , Ed  m , z , Ed 
     1
 f   f f m,d 
 c , 0,d   m,d  L’EC5 permet l’utilisation d’une formulation moins
sécuritaire (voir flexion biaxiale) :
Il faut également vérifier l’effet de
  2

l’effort tranchant à l’aide du même   c , 0, Ed   0,7  m , y , Ed   m , z , Ed 

 f  f m,d f m,d 
critère qu’en flexion biaxiale : Max  c , 0,d 
 1
2
   c , 0, Ed   m , y , Ed  m, z , Ed 
     
 z , Ed   v , d
2 2
  0,7 
y , Ed
Pierre Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois
f
  c , 0,d  f m,d f m,d 
Poutres entaillées (=grugées) à leur extrémité

3V
hef  Ed ,max,1 
69 2bhef
3V
 Ed ,max, 2  h
2bh
Réaction
x
 t , Ed
Il doit exister une contrainte
L’eurocode (§6.5) impose  de traction  aux fibres pour
de vérifier le critère équilibrer le morceau
empirique suivant : =5 pour bois massif
kcr  0,67 pour BM et BLC =6,5 pour BLC
3V 
 Ed ,max,1   kv v ,d  



2kcr bhef   
Avec : kv  min kn
,1
Valeurs de kcr (=0,67) :   h   (1 -  )  0,8 x 1 -  2  
EC5/A1/chap.6.1.7/équ. 6.13a et    h   
EC5/A2/chap.9/équ. 6.60     
  hef h
Pierre Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois
70
Fente due à une contrainte
de traction  aux fibres
prenant naissance dans la
partie grugée

Pierre Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois


Poutres entaillées (=grugées) à leur extrémité (suite)

71 3V
 Ed ,max, 2 
2bh
3V
 Ed ,max,1 
2bhef

Il doit exister d’une contrainte


Réaction  de compression  aux fibres
pour équilibrer le morceau
 c, Ed

Dans ce cas, comme il s’agit de compression et pas


de traction, on peut prendre kv=1 et le critère
habituel est utilisé :
3V
 Ed ,max,1   kv v ,d Avec : kv 1
2kcr bhef
Valeurs de kcr (=0,67) :
EC5/A1/chap.6.1.7/équ. 6.13a et
EC5/A2/chap.9/équ. 6.60
Pierre Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois
Cours de : Structures en bois Pierre Latteur

Chap. 13 : intégration du flambement


dans les critères de résistance
RAPPEL : loi d’Euler
F
 2 E0,k I min
Fcrit 
73 L2f
E0,k et pas E0,moy!

y
F

Lf=2L Lf=L Lf=0,7L Lf=0,5L Imin=min(Iy, Ix)


Lf=L
Pierre Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois
RAPPEL : la longueur de flambement n’est pas toujours
simple à trouver…
74

Lf = L Lf = L Lf = 2L Lf = 2L

CAS 1 : CAS 2 :
Inertie poutre >>> inertie colonnes : Lf = L Inertie poutre <<< inertie colonnes: Lf = 2L

L  Lf = ?  2L

CAS intermédiaire :
inertie poutre  inertie colonnes
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RAPPEL : élancement et sensibilité au flambement
 2 E0 , k I Fcrit  E0,k I  2 E0 , k
2

Fcrit  2
  crit   2
 2 A
75 L f
A Lf A Lf I
déf .
A  crit
Si on pose   Lf , on obtient une
I autre formulation  2 E0 , k
de la loi d’Euler :  crit 
2
L’élancement  est une mesure du
danger de flambement :

 Sensibilité au flambement
0 à 20 aucune
20 à 50 faible à moyenne
50 à 80 forte
80 à 200 très forte
> 200 à proscrire
 = 10  = 20  = 50  = 80  = 200

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Standardisation de la loi d’Euler :

 crit .   E0,k 
2 2  2 E0 , k
 crit . 
76 2
Loi d’Euler Comportement  2 E0 , k
réel  crit f c ,0,k  2
 f c , 0,k
( )
f c , 0,k « limite » fc,0,k du matériau idéalisé 2
 E0 , k / f c , 0 , k

2
2E
 2  1 2rel


E  
E0 , k 
f c , 0,k   L f A I
E est l’élancement en 

dessous duquel la loi d‘Euler Avec : E   E0,k f c ,0,k
cesse d’être valable : 
 2 E0 , k E0 , k  rel  
 crit   f c , 0,k  E    E
2 f c , 0,k
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Critère de résistance N Ed A vérifier selon
en compression  c ,0, Ed   kc f c , 0,d les 2 axes !
A
simple selon l’EC5 Avec :
77
1
kc 
k  k 2 - 2rel
 
 rel    f c , 0,k
déf

 E  crit , Euler 
 

(
k  0,5 1   c (rel - 0,3)  2rel )
 0,2 pour bois massif 
 c   
  0,1 pour BLC 
 
 lié à la rectitude des éléments 

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En résumé pour le dimensionnement (section rectang. bxh)
On choisit une valeur arbitraire de b et h

78
  Lf A I

 f c , 0,k
rel 
 E0 , k

rel  0,3 : k  0,5(1 c (rel - 0,3)   )


1
2  kc 
rel
k  k 2 - 2rel
rel  0,3 :  kc 1  0,2 pour bois massif 
 c   
 
 0,1 pour BLC 

N Ed
NON bh
 kc f c , 0,d ?
OUI
FIN
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Généralisation à la flexion composée (MEd+NEd)

79  c ,0, Ed  m, Ed
 1
min(kc, y , kc,z ) f c , 0,d f m,d
MEd
Avec vérification de la section la plus 𝑧
sollicitée par l’effort tranchant :
 Ed   v ,d
𝑦
Axe x = sens
𝑥 NEd
des fibres
 Les kc sont calculés avec les mêmes
formules qu’en compression simple
(transparent précédent)
 La sensibilité au flambement ne permet plus de tenir compte d’un
effet favorable de plastification de la zone comprimée par élévation
au carré du 1er terme du critère

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Généralisation à la flexion déviée (My,Ed+Mz,Ed+NEd)
Mz,Ed
80  c ,0, Ed  m, y , Ed  m, z , Ed
  1
min(kc, y , kc,z ) f c ,0,d f m,d f m,d

Avec vérification de la section la plus


NEd
sollicitée par l’effort tranchant :
My,Ed
 2
y , Ed  2
z , Ed   v ,d
 Les kc sont calculés avec les mêmes formules qu’en compression simple
(transparent précédent)
 L’EC5 permet l’utilisation d’une formulation moins sécuritaire
(voir flexion biaxiale) :
  c ,0, Ed  m, y , Ed  m, z , Ed 
  0,7  
 min(kc, y , kc,z ) f c , 0,d f m,d f m,d 
Max  1
  c ,0, Ed  m, y , Ed  
  0,7 m , z , Ed
 min(k , k ) f f m,d f m,d 
 c, y c,z c , 0,d 

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Cours de : Structures en bois Pierre Latteur

Cas typique où les éléments


secondaires, suffisamment
nombreux, empêchent l’apparition
d’un déversement des grandes
poutres principales (complexe
sportif à Clamart en France, bureau
d’études Charpentes-concept)

Chap. 14 : intégration du déversement


dans les critères de résistance
Rappel : le déversement,
Q [kN]
c’est quoi ?
82


    

 Le déversement est un flambement transversal de la membrure


comprimée d’une poutre fléchie

 Comme la membrure tendue ne flambe pas, elle « retient » la


membrure comprimée. Il en résulte une torsion de la poutre
 La sensibilité au déversement est influencée par : le type d’appuis, le
type de charge et son point d’application

Pierre Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois


Rappel : aire, inertie, inertie polaire
L’aire est indépendante A   dA [m 2 ]
de tout axe :
A
83 Contour de
la section
 I x  y 2 dA [m 4 ]
L’inertie (ou moment  A
d’inertie) est toujours 
 y  2 4
liée à un axe : I x dA [ m ]
 A
r
Le produit d’inertie est I xy   xydA [m 4 ]
toujours lié à 2 axes : A
(Il est nul si x ou y est un axe de symétrie)

L’inertie polaire est liée à un point (souvent le


I p   r 2 dA [m 4 ]
centre G) :
A
(Avec Ip=Ix+Iy car r2=x2+y2)
Pierre Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois
Rappel : torsion et constante de torsion

La constante de torsion (ou moment d’inertie en torsion)


84 [m4] se définit par la relation qui lie le moment de torsion T
et l’angle de rotation par unité de longueur  :
T  M
   r -1
 
GI tor  EI 

G est le module de glissement


et vaut E/(2(1+)) pour un matériau
isotrope…ce qui n’est pas le cas du bois !

Pour les sections circulaires pleines ou creuses, on


 max 
T R 4
démontre que Itor=Ip, avec : I tor 
I tor R 2
(Pour la section
pleine)
Pour les sections rectangulaires, on a toujours  b  hb 3
I tor  1 - 0,63 
Itor<Ip, avec, pour des sections élancées (h>>b) :  h 3

Pierre Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois


Quantification du  m, Ed 
M Ed
 kcrit f m ,d
déversement Wél
(EC5/§6.3.3)  déf f m,k 
85  rel ,m  
  m,crit 
 
rel ,m  0,75 : kcrit 1

0,75  rel ,m 1,4 : kcrit 1,56 - 0,75rel ,m

1,4  rel ,m : kcrit 1 2rel ,m

M y ,crit  E0,k I min G0,k I tor


Avec :  m,crit  
Wél , y LelWél , y
Simplification pour les poutres de
section rectangulaire en résineux
(mais aussi en feuillu, comme l’a 0,78b 2 E0,k
démontré M. Monhonval/2015) :  m ,crit 
hLel

Longueur
effective de la
poutre (voir p.
Pierre Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois suivante)
Valeurs de la longueur effective selon l’EC5

86

Pierre Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois


En résumé pour le dimensionnement (section rectang. bxh)
On connaît les valeurs de b et h qui satisfont le
critère de flexion sans déversement
87
On lit la valeur de Lel dans le tableau de l’EC5

0,78b 2 E0,k f m,k


 m,crit   rel ,m 
hLel  m,crit
rel ,m  0,75 : kcrit 1

0,75  rel ,m 1,4 : kcrit 1,56 - 0,75rel ,m

1,4  rel ,m : kcrit 1 2rel ,m

M Ed
 kcrit f m ,d ?
NON Wél
OUI
FIN
Pierre Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois
Formulation générale en flexion
déviée avec flambement +
déversement Mz,Ed
88

Dans le cas rare où tous les


types d’efforts internes se
combinent à une sensibilité à la
fois au flambement et au
NEd
déversement, le critère de
vérification général devient le My,Ed
suivant. Notons que kcrit,z est en
général égal à 1 :

 c ,0, Ed  m, y , Ed  m, z , Ed
  1
min(kc, y , kc,z ) f c , 0,d kcrit , y f m ,d kcrit , z f m ,d

Pierre Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois


Cours de : Structures en bois Pierre Latteur

Photo : sud-toitures-charpentes.fr

Chap. 15 :
Eléments courbes en BLC
!1 : Contraintes de cintrage (en usine) dans les lamelles
 Le BLC étant composé de lamelles fines (<45 mm), leur cintrage m
en atelier est aisé et permet d’obtenir toutes les formes possibles
90
 Dans une lamelle, le cintrage (avant collage et pressage) crée des m
contraintes qui diminuent les capacités de flexion, traction, … m
Pour une lamelle d’épaisseur t courbée
m
avec un rayon r, la contrainte de flexion m
vaut (voir cours de MDS – W=bt2/6) : m
1 M 12M 2 M 2 Et
     m   m    m
3
r EI Ebt Et W Et 2 r

r Pour r=240t (en général on a r>200t)


rin b et E=10000 Mpa, on obtient
10000 1
une valeur élevée:  m   20,8 MPa
2 240

 L’EC5 intègre ce phénomène dans la réduction de la capacité en flexion (pas


en traction ou compression, curieusement) via un coefficient kr :
0,76  0,001 rin t si rin / t  240 (empirique, tenant
f m,d  k r f m,d avec : kr   compte de la
1 si rin / t  240
Pierre Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois relaxation) :
Valeurs du coefficient kr prescrites par l’EC5

91

Pierre Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois


!2 : Non linéarité des contraintes de flexion
 Dans la section d’un élément courbe, les contraintes sont d’autant moins
linéaires (loi =My/I) que la courbure est grande (R/h petit)
92
 La répartition est en réalité hyperbolique avec des contraintes supérieures
sur l’intrados, quelque soit le sens du moment (voir cours LAUCE2124 :
éléments à forte courbure, théorie de Winkler) :

M
dl Fibre moyenne CG
Fibre neutre e

R R rin
h Centre de courbure

 Pour en tenir compte, l’EC5 majore les contraintes calculées avec MED/W :
2
M Ed M
 kl Ed h h
avec : kl 1 0,35   0, 6 
W W R R
Pierre Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois
Valeurs du coefficient kl prescrites par l’EC5

93

Pierre Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois


!3 : Naissance de contraintes  aux fibres

 Equilibre vertical du morceau


94 grisé en supposant une h
d/2 d/2
répartition linéaire des C C
contraintes : 

 d  M M
b   2 R sin   
 2  d
C
 d     [1] R
 2   C sin  bR
 2 

 La force résultante C des


h  h (M W )
contraintes de compression vaut : C  b m  b [2]
2 2 2 2

 hM
 On obtient : [2]  [1] :     0,25 
 RW

Pierre Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois


!3 : Naissance de contraintes  aux fibres

 Equilibre vertical du morceau


95 grisé en supposant une h
d/2 d/2
Ce facteur 0,25h/R
répartition est désigné Kp par l’EC5,Cqui définit
linéaire des C
le critère plus
contraintes : global ci-dessous : 
 3VEd 
   k M Ed 
 MdEd   
b   2 R sin
M
si VEd  0*  2b h   p  M
 kp 2   k dis k vol f t , 90, d   ef  d  W 
1
W d   
C
fRv ,d k dis kvol f t ,90,d
  [1]
 2   C sin  bR 3 0, 2
=1,4 pour
2   0,01 m 
 0,25(h r )    * : logique puisque VEd crée des contraintes
une k vol rasantes qui agissent sur les facettes tendues
poutre courbe  V 
 La force résultante
d’inertie constante
C des V : totalité du volume de la partie cintrée de l’élément,
h limitéhau(2/3
(V étant M W du )volume de la poutre)
contraintes de compression vaut : C  b m  b [2]
Remarque : pour un M tel que l’intrados2 est2comprimé, 2 2 la contrainte  aux
fibres est une contrainte de compression, mais ce cas n’est jamais critique
étant donné le rapport moyen entre
 fc,90,k
h  Met fm,k
 On obtient : [2]  [1] :     0,25 
 RW

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Valeurs du coefficients kp prescrites par l’EC5

96

Pierre Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois


Eléments courbes : synthèse du calcul ELU
1. Dans la section la plus comprimée ET la section la plus fléchie, calculer
c,Ed=NEd/bh et m,Ed=6MEd/bh2 et vérifier le critère de flexion composée :
97
1   t , 0, Ed  c ,0, Ed  kl m , Ed
 ou  1
L’EC5 n’en fait mention que pour la kr  f kc f c , 0,d  k f
 t , 0,d  r m,d
flexion, mais sa place ici semble
pertinente Pas évident à déterminer pour un élément qui
(cintrage en usine des lamelles) n’est plus droit ! …approche numérique
nécessaire (le logiciel Scia est capable de fournir
la valeur de kc).

2. Dans ces 2 mêmes sections, si l’intrados est tendu,  Ed k p   m , Ed


 1
calculer Ed=3VEd/2bh et vérifier la traction  aux fibres : f v ,d k dis kvol f t ,90,d

3VEd
3. Dans la section soumise au plus grand effort tranchant VEd, vérifier :  Ed   f v,d
2k cr bh
kr  1 : tient compte du cintrage des lamelles en usine
kl 1 : tient compte de la contrainte de flexion dont la répartition ne répond plus à la loi habituelle =M/W
kp =0…0,15… : permet de calculer les contraintes de traction  aux fibres à partir des contraintes de flexion
kc  1 : tient compte de la sensibilité au flambement
kdis =1,4 : permet d’intégrer la manière dont sont distribuées les contraintes de traction  aux fibres
kvol <1 : tient compte de « l’effet volume » (volume grand plus de défauts  moins de résistance)
Pierre Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois
Cours de : Structures en bois Pierre Latteur

Photo james.fr

Chap. 16 :
Poutres à inertie variable
99

Pierre Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois


Contraintes maximales dans une poutre à inertie variable :
pas là où M est maximum ! …
6M (x ) d  M (x ) 
100
 (x )  2   max pour x tel que
 0
2 
b(h( x )) dx  (h( x )) 

Poutre à simple
décroissance :

M (x )  0,5qx(L - x )
hm - ha
h( x )  x  ha
L
L
 max pour x 
1  hm ha

Pierre Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois


101 Poutre à double
décroissance :

M (x )  0,5qx(L - x )

Lm
 max pour x 
hm ha  2 Lm L -1
hm ha  Lm L -1
et h  2ha
hm ha  2 Lm L -1

Pierre Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois


Les poutres à inertie variable : équations valables
 Pour autant que la pente ne soit pas trop forte, les formules 1 M
établies pour les poutres prismatiques, restent valables1 (bien 
102 que la réalité montre que les contraintes de flexion ne sont plus r EI
My
parfaitement linéaires, en particulier au niveau du faîte des 
poutres à double décroissance) I
 Par contre, la théorie des poutres prismatiques donnera des solutions
identiques pour les cas suivants, qu’elle ne pourra distinguer :

1Selon Timoshenko, Résistance des


matériaux, vol 1
Pierre Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois
Approche intuitive
Dans un élément dont l’inertie est variable :

103  Les fibres de bois sont coupées sur un bord au moins


 Les contraintes de flexion (traction ou compression) longent le bord de la
section et sont obliques par rapport aux fibres : elles ont donc une
composante  aux fibres défavorable au bois,
dont il faut tenir compte m

m
 Si l’élément à inertie variable est en compression ou traction simple,
on utilise simplement les critères définis au RAPPEL 1 (Hankinson)
 Si l’élément est en flexion simple ou composée, les anciennes versions de l’EC5
utilisaient le critère de Hankison (Rappel 1) qui s’est avéré imprécis. Actuellement,
l’EC5 prescrit une formulation corrigée qui fait intervenir l’influence des contraintes
de cisaillement et de traction/compression : voir détails plus loin
Pierre Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois
104

Quelques rappels pour


bien comprendre les
poutres à inertie
variable

Pierre Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois


RAPPEL 1 : le bois « n’aime pas » la traction
ou compression oblique (Hankinson et al)
NEd
 Compression oblique :
105
N Ed
 c , , Ed   f c , ,d 
A
 f c ,90,d  A
Avec f c , ,d 
  f c , 0,d

 f c , 0,d sin ²  f c ,90,d cos ² 
Remarque : l’EC5 introduit dans cette formule un
paramètre kc,90 (le même qu’au transparent précédent),
mais sa détermination est ambigüe. On conseille donc ici
de le prendre égal à 1, ce qui est sécuritaire

 Traction oblique :
N Ed
 t , , Ed   f t , ,d
A
 f t ,90,d 
Avec : f t , ,d 
  f t , 0,d

 f t , 0,d sin ²  f t ,90,d cos ² 
Pierre Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois
RAPPEL 2 : réciprocité des contraintes tangentielles

106

M A 0  (zy ) x - ( ' xz )y  0   '  

Corolaire : le long d’un


bord d’une section
droite, la contrainte
tangentielle est tangente
à ce bord :

Pierre Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois


RAPPEL 3 : contraintes dans un joint collé
Poutre en traction constituée d’un joint collé incliné de ° :

107

Aire A
N se décompose en :
- 1 composante Ncos de traction =Ncos/(A/cos)
- 1 composante Nsin de cisaillement
, qui agissent sur une section oblique 
(joint collé) d’aire A/cos : N

=Nsin/(A/cos)

Le joint est donc soumis à :


- 1 contrainte de traction =cos2(N/A) =0cos2
- 1 contrainte de cisaillement =0cossin

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RAPPEL 4 : contraintes principales

108

Lignes de contraintes traction


principales dans une compression
poutre sur deux appuis : Allure des
contraintes dues à
une charge
ponctuelle

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RAPPEL 5 : cercle de Mohr, contraintes de bord de poutre

ZOOM
109
V

M

Pour un carré de matière de coté dx0
situé au bord de la fibre supérieure, on a :

M/W
P
 0 et =M/W   0

dx  0
0

0
 0 Par exemple, facette orientée 
à 45° par rapport au bord 0,5M/W
supérieur :
Pierre Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois
110

Quantification des
contraintes  aux fibres

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Divergences par rapport à la théorie des poutres
prismatiques : naissance de contraintes  aux fibres !
 Pour assurer l’équilibre vertical,
111 il doit exister une contrainte de
compression  aux fibres :
 m
dy=dx.tg
  Compression   + compression 
c,90  Fhoriz  0 :  (b dx )   m (b dx tg )     mtg

 Fvert  0 :  (b dx tg )   c ,90 (b dx )   c ,90  tg
  c ,90   mtg 2
dx0

 Pour assurer l’équilibre vertical,


il doit exister une contrainte de
traction  aux fibres :
 m
dy=dx.tg
  Traction   + traction 
t,90
 Fhoriz  0 : idem

 Fvert  0 : idem
  t ,90   mtg 2
dx0
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112

Poutres à
simple décroissance

Pierre Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois


Critère ELU pour les
poutres à simple
décroissance
113
 Pour tenir compte des
contraintes  aux fibres, l’EC5
n’utilise pas les équations
d’Hankinson, mais prescrit plutôt
un critère (empirique lui aussi)
basé sur la comparaison, sur la
face inclinée, de la contrainte Si la face inclinée est comprimée :
MEd/Wél avec le facteur km,fm,d : 1
k m , 
2 2
 f m,d   f m,d 

1   
tg    tg  
2

M Ed 6M Ed  1,5 f v ,d   f c ,90,d 
 2
 k m , f m ,d avec :
Wél bh Si la face inclinée est tendue :
1
(+ vérification du critère habituel k m , 
2 2
dans la section soumise à VEd,max et  f m,d   f m,d 
calcul de flèche) 
1   
tg    tg  
2

 0,75 f v ,d   f t ,90,d 
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114

Poutres à
double décroissance

Pierre Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois


Cas particulier du faîte des poutres à double décroissance

115
t,90

 Hors de la zone de faîtage, on a montré qu’il existe une compression  aux fibres :
il faut faire la même vérification que pour les poutres à simple décroissance
 Dans la zone de faîtage, c’est l’inverse : la poussée au vide crée une traction 
aux fibres, comme l’illustre la figure ci-dessus
 Dans la zone de faîtage, VEd est nul, donc pas de contrainte m
rasante , donc m et t,90 s’annulent sur la fibre supérieure :

m=0
0  0
t,90=0 t,90=0 t,90
dx  0 dx  0
Pierre Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois
Critère ELU pour les poutres à double décroissance
 Dans les zones hors du faîte, vérifier le même M Ed 6M Ed
  km, f m,d
2
critère que pour les éléments à simple décroissance : Wél bh
116
 Dans la zone de faîte, il faut vérifier le critère de (+ vérification du critère habituel
dans la section soumise à VEd,max et
flexion ET de traction  fibres : calcul de flèche)

6M Ed
Flexion : kl 2
 f m,d avec (empirique) : kl 1  1,4tg  5,4tg 2
bh
Traction  fibres :

(k p  0,2tg )
6M Ed
 k dis kvol f t ,90,d
bh 2
avec (empirique) :
k dis 1,4

 (
 BLC : 0,01m 3 V ) 0, 2

kvol  
 bois masssif : 1

Si VEd0 dans la section de


faîte : voir EC5, §6.4.3(7)
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117

Poutres avec zone


circulaire

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Critère ELU pour les poutres avec zone circulaire
 Les lamelles sont en 
général parallèles aux faces V 
360
(
bhap hap  2rin )
118 inférieures et supérieures,
et cintrées au faîte en usine  (en degrés)

sur un angle  (en degrés)

 Dans les zones latérales, vérifier le même critère que M Ed 6M Ed


  km, f m,d
pour les éléments à simple décroissance : Wél bh2

 Dans la zone de faîte, il faut vérifier le critère de flexion ET de traction 


fibres, en tenant compte, via kr, de la diminution de résistance due au
fléchissement de production des lamelles :
kl 1  0,35(hap r ) 0,6(hap r )2
6M Ed 
Flexion : kl 2
 k r f m,d avec (empirique) :  0,76  0,001 rin t si rin / t  240
bh 
 r 
k
 1 si rin / t  240
Traction  fibres :
k dis 1,4
(0,25 h r)
6M Ed
 k dis kvol f t ,90,d avec (empirique) : 
ap
bh 2

Si VEd0 dans la section de


(
kvol  0,01m 3 V ) 0, 2

Pierre Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois faîte : voir EC5, §6.4.3(7)
Critère ELU pour les poutres avec zone circulaire
 Les lamelles sont en 
général parallèles aux faces V 
360
(
bhap hap  2rin )
119 inférieures et supérieures,
et cintrées au faîte en usine  (en degrés)

sur un angle  (en degrés)

 Dans les zones latérales, vérifier le même critère que M Ed 6M Ed


  km, f m,d
pour les éléments à simple décroissance : Wél bh2

 Dans la zone de faîte, il faut vérifier le critère de flexion ET de traction 


fibres, en tenant compte, via kr, de la diminution de résistance due au
fléchissement de production des lamelles :
kl 1  0,35(hap r ) 0,6(hap r )2
6M Ed 
Flexion : kl 2
 k r f m,d avec (empirique) :  0,76  0,001 rin t si rin / t  240
bh 
 r 
k
 1 si rin / t  240
Traction  fibres :
k dis 1,4
(0,25 h r)
6M Ed
 k dis kvol f t ,90,d avec (empirique) : 
ap
bh 2

Si VEd0 dans la section de


(
kvol  0,01m 3 V ) 0, 2

Pierre Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois faîte : voir EC5, §6.4.3(7)
120

Poutres avec intrados


circulaire

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Critère ELU pour les poutres BLC avec intrados circulaire
 Les lamelles sont en
général parallèles à la face
121 inférieure et cintrées au
faîte en usine. Les fibres
supérieures sont
découpées
 Dans les zones à simple décroissance, vérifier le même M Ed 6M Ed
  km, f m,d
critère que pour les éléments à simple décroissance : Wél bh2

 Dans la zone de faîte, il faut vérifier le critère de flexion ET de traction 


fibres, en tenant compte, via kr, de la diminution de résistance due au cintrage
des lamelles en usine :
kl  voir EC 5, §6.4.3(4), équ.6.43 à 6.47
6M Ed
 k r f m,d 
Flexion : kl avec (empirique) :  0,76  0,001 rin t si rin / t  240

2
bh  r 1 si r / t  240
k
  in
Traction  fibres :
k dis 1,7
(k p : voir EC5, §6.4.3(8)) 6M 2Ed  kdis kvol ft ,90,d avec (empirique) : 
bh
Si VEd0 dans la section de
(
kvol  0,01m 3 V ) 0, 2

Pierre Latteur – UCL – Belgique – Cours de : Structures en bois faîte : voir EC5, §6.4.3(7)
122

Synthèse pour tous les


types de poutres à
inertie variable

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Poutres à inertie variable : synthèse du calcul ELU
Hors des zones de faîte, calculer l’abscisse de plus grande 6M Ed
 k m , f m ,d
contrainte, relative à MEd et h, et vérifier le critère suivant : bh 2
123
(km, est à choisir selon que le bord coupé est en compression ou en traction.
Si les 2 bords sont coupés, on prendra le + petit des deux)

S’il existe une zone de faîte avec MEd et VEd, vérifier :


6 M Ed
La flexion : kl  k r f m,d
bh2 6M Ed
kp 
6M Ed  Ed bh 2 1
La traction  aux fibres : k p   k dis kvol f t ,90,d et si VEd0 : 
bh 2 f v ,d k dis kvol f t ,90,d
km, 1 : tient compte de la compression/traction oblique sur le bord coupé
kl 1 : tient compte de la contrainte de flexion en zone de faîte dont la répartition ne répond plus à la loi habituelle =M/W
kr  1 : tient compte du cintrage éventuel des lamelles en usine
kp =0…0,15… : permet de calculer les contraintes de traction  aux fibres à partir des contraintes de flexion (empirique)
kdis =1,4 ou 1,7 : permet d’intégrer la manière dont sont distribuées les contraintes de traction  aux fibres
kvol <1 : tient compte de « l’effet volume » (volume grand plus de défauts  moins de résistance)

3VEd
Dans la zone soumise au plus grand effort tranchant VEd, vérifier :  Ed   f v ,d
2bef h
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Calcul de la flèche maximale d’une poutre à inertie
variable
 Par application du théorème de la xL
Mv
xL
Nn
xL
Vv
124 force unité (voir cours de MDS), en A   dx   dx   dx
x 0
EI ( x ) x 0
EA( x ) x 0
GAv ( x )
utilisant I(x), A(x) et Av(x) :

 La formulation analytique de la
flèche maximale et de son abscisse
A
peut s’avérer complexe : l’utilisation
d’un tableur ou d’un petit code de A=?
M(x),N(x),V(x)
programmation est utile
x 1N
 En 1ère
approximation et pour un A
avant-projet, on peut utiliser une
hauteur de section constante égale m(x),n(x),v(x)
à la hauteur moyenne

 On trouve également dans [Construction en bois, Natterer et al, §6.2.3.5] une


abaque permettant de calculer rapidement ces flèches dans des cas simples

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