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Justine​ ​Simon

Charlotte​ ​Raballand
GIE1-GR3

LIVRABLE
DMU​ ​KINEMATICS​ ​ET​ ​SYSTEME​ ​VIS-ECROU

Module​ ​DMU​ ​Kinematics​ ​(Maquette​ ​Numérique)​ ​:​ ​processus.

Il faut tout d’abord créer la pièce que vous voulez utiliser pour la simulation. Ici, nous
créons un assemblage de pièces déjà pré-conçues. Deux possibilités s’offrent alors à nous :
soit on crée l’assemblage dans le module “Conception mécanique” soit directement dans le
module​ ​“Kinematics”​ ​que​ ​l’on​ ​trouve​ ​dans​ ​le​ ​menu​ ​“Maquette​ ​Numérique”.
Pour la première solution, pour que tout l’assemblage soit fixé dans un repère, nous
choisissons une pièce que l’on pourra nommer “base” et que l’on fixera grâce à la contrainte
“fixité”. Ensuite, il suffit de construire la pièce autour de cette “base”, grâce aux différentes
contraintes de coïncidence et de contact. Pour les contraintes de coïncidence entre deux
cylindres (liaison pivot), pensez à faire une contrainte “coïncidence” entre les plans des
pièces​ ​et​ ​non​ ​pas​ ​entre​ ​des​ ​surfaces.
Il est donc aussi possible de créer l’assemblage directement dans le module
“Kinematics”. Pour cela, on fixe là aussi un élément qui sera la base de la pièce grâce à

l’icône “Pièce fixe” puis on crée entre chaque pièce des liaisons : pivots, engrenages

ou hélicoïdales.. en fonction du mouvement que la liaison génère. Il faudra faire


attention aux choix des surfaces à mettre en contact pour que le mécanisme fonctionne
correctement. Il ne faut donc pas hésiter à faire des zooms sur les pièces et à bien les
positionner​ ​pour​ ​ne​ ​pas​ ​créer​ ​des​ ​liaisons​ ​entre​ ​deux​ ​éléments​ ​qui​ ​ne​ ​peuvent​ ​être​ ​liés.
Cette solution est préférable à la première car elle est plus rapide. En effet, si nous créons
les liaisons avec le module “Conception mécanique”, certaines liaisons seront à supprimer
pour en créer de nouvelles dans le module Kinematics. Le travail peut ainsi être redondant,
ce qui n’est pas agréable. Elle est néanmoins à utiliser si vous êtes à l’aise avec Catia car
pour créer les liaisons, il faut choisir deux axes et deux surfaces. Il faut donc bien réfléchir à
comment​ ​s’organise​ ​et​ ​comment​ ​fonctionne​ ​le​ ​mécanisme.

Notre pièce est maintenant prête, on crée alors un “mécanisme” puis une simulation
qui le mettra en mouvement. Pour cela, on utilise la fonction “Simulation” avec laquelle on
crée alors plusieurs types de mouvement : on change plusieurs fois (mais dans un ordre
logique) les valeurs d’angles et de positions des commandes correspondant aux différents
liaisons existantes et définies dans le mécanisme (d’où l’importance de le créer). A chaque
changement de valeur, il ne faut pas oublier d’insérer le mouvement induit, dans la
simulation.
Tous ces mouvements sont alors enregistrés et vous pouvez en créer un film où l’on
verra le mécanisme s’activer et bouger pour prendre les positions que vous lui avez
demandé​ ​de​ ​prendre​ ​précédemment.

Si vous avez fait des erreurs de conception, cela se verra tout de suite car le
mécanisme fera des mouvement entrainant la superposition d’éléments, impossible à voir
dans​ ​la​ ​vie​ ​réelle.

Bibliographie​ ​des​ ​systèmes​ ​vis-écrou

Le système vis-écrou permet la transformation d’un mouvement de rotation en un


mouvement​ ​de​ ​translation​ ​rectiligne.​ ​Il​ ​possède​ ​une​ ​chaîne​ ​cinématique​ ​fermée.
Ci-dessous​ ​le​ ​schéma​ ​cinématique​ ​du​ ​système​ ​:
Avec les notations précédentes et en définissant le pas p dont le signe dépend du sens de
l’hélice,​ ​on​ ​a​ ​le​ ​paramétrage​ ​suivant​ ​:

Il est nécessaire pour avoir la transformation du mouvement d’associer une troisième pièce
à​ ​la​ ​vis​ ​et​ ​l’écrou.

Nous​ ​aurons​ ​toujours​ ​trois​ ​liaisons​ ​:


- une​ ​liaison​ ​hélicoïdale​ ​entre​ ​la​ ​vis​ ​et​ ​l’écrou
- une liaison fixant la vis (ou l’écrou) en translation mais autorisant le mouvement de
rotation.​ ​Une​ ​liaison​ ​pivot​ ​peut​ ​être​ ​utilisée.
- une liaison fixant l’écrou (ou la vis) en rotation mais autorisant alors le mouvement de
translation. Une liaison glissière peut être utilisée mais le modèle sera hyperstatique.
Pour​ ​un​ ​modèle​ ​isostatique,​ ​on​ ​pourra​ ​utiliser​ ​une​ ​liaison​ ​ponctuelle.

Ce système, en parallèle avec d’autres liaisons, permet de transmettre des efforts


suivant l’axe de la vis. Il peut servir à maintenir en position un autre système, dans un tour
ou​ ​dans​ ​une​ ​table​ ​XY​ ​par​ ​exemple.
Il existe plusieurs types de vis ; les vis à filet trapézoïdal et les vis à billes dont le rendement
est​ ​plus​ ​élevé.

Les​ ​efforts​ ​sont​ ​modélisés​ ​ci-dessous​ ​dans​ ​le​ ​cas​ ​d’un​ ​filet​ ​trapézoïdal​ ​:
- Dans le cas du serrage, on aura comme relation entre l’effort axial de la vis 1 sur
l’écrou​ ​2​ ​et​ ​le​ ​moment​ ​axial​ ​de​ ​1​ ​sur​ ​2​ ​:
f
L​12​​ ​=​ ​-X​12​​ ​r​ ​tan(i+ φ )​ ​avec​ ​tan( φ )​ ​=​ ​ cos(β) .

- Dans​ ​le​ ​cas​ ​du​ ​desserrage,​ ​on​ ​aura​ ​:


f
L12​ ​=​ ​-X12​ ​r​ ​tan(i- φ )​ ​avec​ ​tan( φ )​ ​=​ ​ cos(β) .

Il est possible de réaliser des précharges pour augmenter la rigidité et la précision du


système​ ​:

Le rendement est le rapport entre la puissance résistante et la puissance motrice. Dans le


cas​ ​du​ ​couple​ ​moteur,​ ​il​ ​s’écrira​ ​:

| ω2/0p
F res (− 2Π ) |
η = || Cmot
F res V 1/0 | tan(i)
ω2/0 | = | | =
| −F res r tan (i+φ) ω 2/0 | tan(i+φ)

Le système vis écrou est un mécanisme généralement irréversible. Cependant si le


nombre de filet est supérieur à 2, le système devient réversible. Le couple est aussi un
facteur pour connaître la réversibilité d’un système : s’il est négatif, le système sera
réversible.
Dans le cas d’un filet trapézoïdal, la réversibilité dépend de l’angle d’hélice β et du
coefficient​ ​de​ ​frottement​ ​f​ ​=​ ​tan φ .​ ​Si​ ​ β > φ ,​ ​le​ ​système​ ​sera​ ​réversible.

Dans​ ​le​ ​cas​ ​d’un​ ​écrou​ ​à​ ​bille,​ ​le​ ​système​ ​est​ ​toujours​ ​réversible.