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Chapitre 1 

: Cadre conceptuel

Créé en 2001, l’IASB (International Accounting Standards Board) a été précédé par l’IASC
(Interna-tional Accounting Standards committee) fondé en 1973 suite à un accord des
instances comptables de dix pays : la France, l’Allemagne, l’Australie, le Canada, les Pays-
Bas, l’Irlande, le Mexique, le Royaume Uni, le Japon et les États-Unis.

La structure de l’IASB est composée de plusieurs organes : la fondation IFRS, l’IFRS


Interpretations Committee, l’IFRS Advisory Council et le Board. Le Board est responsable de
l’élaboration et de la publication des normes IFRS et de l’approbation des projets
d’interprétations (IFRIC) élaborés par l’IFRS Interpretation Committee. Plus récemment mis
en place, le forum consultatif des normes comptables (ASAF : Accounting Standards
Advisory Forum) a pour objectif d’apporter des conseils techniques à l’IASB.

Selon le guide IFRS, l’objectif de l’IASB est « d’élaborer un jeu unique de normes
comptables financières de haute qualité, compréhensible, à vocation contraignante et
acceptées dans le monde entier sur la base de principes clairement articulés ».

Le référentiel comptable international élaboré par l’IASB est composé d’un cadre conceptuel
et de normes comptables (règles d’évaluation et de comptabilisation). L’IASB a produit des
normes IAS (International Accounting Standards, normes comptables internationales) puis
des normes comptables IFRS (International Financial Reporting Standards, normes de
reporting financier internationales).

L’élaboration des normes IFRS repose sur une instance de normalisation comptable
composée de plusieurs entités et sur un processus spécifique (cf. www.ifrs.org).

Chapitre 1 : Cadre conceptuel

Le cadre conceptuel définit les concepts fondamentaux à la base de la préparation et de la


présentation des états financiers en normes IFRS (version révisée applicable aux entreprises
depuis 2020).

1. OBJECTIFS ET UTILITÉ DE L’INFORMATION FINANCIÈRE À USAGE


GÉNÉRAL

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L’objectif de l’information à usage général est de fournir des informations utiles aux
principaux utilisateurs des états financiers en vue de la prise de décision sur la mise à
disposition des ressources à l’entité.

Le cadre conceptuel définit les différents besoins des principaux utilisateurs des états
financiers à savoir les investisseurs, les membres du personnel, les fournisseurs et autres
créanciers, les clients et l’État et les organismes publics tout en précisant que les états
financiers élaborés selon les besoins des investisseurs devraient également répondre à la
plupart des besoins d’information des autres utilisateurs.

Les hypothèses de base

Les hypothèses de base figurant aux paragraphes § 22-23 du cadre conceptuel sont celles de la
comptabilité d’engagement et de la continuité d’exploitation :

– les états financiers doivent contenir toutes les transactions intervenues au cours de l’exercice
indépendamment de la réalisation des flux de trésorerie correspondants (encaissements,
décaissements) ;

– les états financiers doivent être normalement établis en supposant la continuité


d’exploitation et la poursuite des activités dans un avenir prévisible sauf éléments contraires
(intention ou nécessité).

2. CARACTÉRISTIQUES QUALITATIVES DE L’INFORMATION FINANCIÈRE

Afin de rendre utile l’information pour les utilisateurs, quatre caractéristiques qualitatives
principales des états financiers sont exigées, à savoir : l’intelligibilité, la pertinence, la
fiabilité et la comparabilité.

L’intelligibilité l’information financière doit pouvoir être compréhensible


immédiatement par les utilisateurs supposés diligents.
Pertinence Capacité d’une information à répondre aux besoins liés à la prise de
décision des utilisateurs (valeur prédictive et est influencée par sa son
importance relative).
fiabilité (Fidélité) Respect de l’image fidèle (L’application appropriée des normes
comptables internationales et des principales caractéristiques qualitatives
est censée aboutir à des états financiers donnant une image fidèle) et
prééminence de la substance sur la forme (juridique).

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Pour donner une image parfaitement fidèle, une représentation doit
posséder trois caractéristiques. Elle doit être exhaustive, neutre et
exempte d’erreurs.
comparabilité porte sur les états financiers d’une entité dans le temps et sur ceux
d’entités différentes par rapport aux besoins d’analyse comparative des
utilisateurs.

À cela s’ajoutent les caractéristiques associées de neutralité (absence de parti pris), de


prudence (afin d’éviter de surévaluer un actif ou de sous-évaluer un passif) et d’exhaustivité
de l’information (compte tenu de son importance relative et de son coût d’obtention) dans le
cadre de la préparation des états financiers.

3. DÉFINITION ET ÉLÉMENTS DES ÉTATS FINANCIERS

Le cadre conceptuel définit les éléments liés à la situation financière (actifs, passifs et
capitaux propres) et liés à la performance financière, c’est-à-dire, les produits et les charges
définis comme des accroissements ou des diminutions d’avantages économiques.

Actif : Un actif est une ressource économique actuelle contrôlée par l’entité à la suite
d’événements passés. Une ressource économique est un droit susceptible de produire des
avantages économiques.

Passif : Un passif est une obligation actuelle de l’entité de transférer une ressource
économique à la suite d’événements passés.

Capitaux propres : intérêts résiduels dans les actifs de l’entreprise après déduction de tous
ses passifs.

Produits : Les produits représentent les augmentations d’actifs ou les diminutions de passifs
entraînant une augmentation des capitaux propres, autres que celles relatives aux
contributions des détenteurs d’actions.

Charges : Les charges représentent les diminutions d’actifs ou les augmentations de passifs
qui se traduisent par une diminution des capitaux propres, autres que celles relatives aux
distributions aux détenteurs d’actions.

Les états financiers sont établis sur la base de l’hypothèse de continuité d’exploitation sur une
période considérée avec des données comparatives N-1 au niveau d’une entité comptable.

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4.1. Comptabilisation et évaluation

La comptabilisation d’un élément répondant aux définitions précédentes doit se traduire par
une information pertinente et fidèle.

Les critères de comptabilisation d’un élément répondant aux définitions précédentes sont
doubles. En effet, pour être comptabilisé, il doit être probable que tout avantage économique
qui lui est lié ira à l’entreprise ou en proviendra et que son coût (ou sa valeur) peut être
évalué, de façon fiable.

Plusieurs bases d’évaluation sont indiquées : le coût historique, la valeur actuelle


comprenant la juste valeur, la valeur d’utilité (actif) / valeur de remboursement (passif) issue
de la méthode DCF et le coût actuel.

- le coût historique qui reste la convention la plus couramment utilisée (seule ou combinée) ;

- le coût actuel correspondant au montant actuel de trésorerie ou d’équivalent de trésorerie


pour l’acquisition de ce même actif ou le règlement de ce même passif ;

- la valeur de réalisation égale au montant actuel de trésorerie ou d’équivalent de trésorerie


résultant de la cession de l’actif ou de l’apurement du passif ;

- la valeur actuelle calculée sur la base des flux d’entrées (ou sorties) nettes futures de
trésorerie liés à l’élément actif (ou passif) dans le cadre de l’activité normale.

PRESENTATION DES ETATS FINANCIERS

Selon le cadre conceptuel, « l’objectif des états financiers est de fournir une information sur la
situation financière, la performance et les variations de la situation financière d’une
entreprise, qui soit utile à un large éventail d’utilisateurs pour prendre des décisions
économiques » (§ 12).

IAS 1 prescrit un jeu complet d’états financiers comprenant : l’état de situation financière
(bilan), l’état de résultat global (les composantes du résultat et les autres éléments), un état des
variations des capitaux propres, un tableau de flux de trésorerie et des notes explicatives.

L’objectif d’IAS 1 est de donner une base de présentation générale homogène des états
financiers sans imposer pour autant un plan de comptes spécifique. À cet effet, IAS 1 formule

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des considérations générales en liaison avec le cadre conceptuel et précise la structure et le
contenu des états financiers.

IAS 1 prescrit notamment la permanence de la présentation, la non-compensation des


éléments sauf obligation ou option et une information comparative.