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UNIVERSITE DE LA MEDITERRANEE AIX - MARSEILLE II

ECOLE DOCTORALE N°372 DE "SCIENCES ECONOMIQUES ET DE GESTION D'AIX-MARSEILLE


FACULTE DES SCIENCES ECONOMIQUES ET DE GESTION

PROJET DE THESE

Gouvernance et performance des


coentreprises internationales implantées
dans un pays en voie de développement :
le cas du Vietnam.

Nom de l'étudiant : TRAN Anh Dung

Directeur de thèse : Professeur Pierre CHOLLET


1. Sujet et problématique de recherche

Au cours de la fin du 20e siècle, l’économie mondiale connaît un phénomène majeur


que les économistes appellent ¨une mondialisation des marchés¨. Cette mondialisation
d’économie permet d’approcher les différents marchés. Dans ce courant, pour pénétrer à un
nouveau marché, la création d’une coentreprise avec un partenaire local est l'une des modes
choisies par les firmes non seulement dans les pays développés, mais aussi dans les pays en
voie de développement. L’utilisation des coentreprises ne cesse d’augmenter notamment dans
les pays en voie de développement. Dans ces pays, les investissements directs étrangers parmi
lesquels se trouvent les coentreprises jouent un rôle important et contribuent à la croissance
économique.

Dans la littérature des coentreprises, la question de la performance attire une attention


particulière des chercheurs. Beaucoup cherche les raisons possibles afin d’expliquer les
performances des coentreprises. Certains évoquent les liens entre la performance et ses
variables déterminantes comme la structure de la propriété, le contrôle ou les différences
culturelles... Bien que les chercheurs aient eu l'intention de développer un cadre théorique
pour cette question, mais les résultats empiriques sont très mélangés et diffèrent selon les
méthodologies, les pays étudiés (particulièrement entre les pays développés et ceux en voie de
développement) et les mesures utilisées.

Cependant, un thème ¨important¨ que les chercheurs négligent dans l’étude des
coentreprises est la gouvernance. Le thème de la gouvernance des entreprises est l’objet de
nombreux débats depuis plusieurs années qui cherchent souvent à comprendre les
déterminants de la performance des entreprises. ¨ La gouvernance des entreprises regroupe
l’ensemble des mécanismes organisationnels qui ont pour effet de délimiter les pouvoirs et
d’influencer les décisions des dirigeants, autrement dit, qui gouvernent leur conduite et
définissent leur espace discrétionnaire ¨ 1 . La coentreprise est une forme d’organisation
hydride dont les propriétés et les managements sont partagés entre-deux (en général) ou
plusieurs partenaires avec les différents objectifs. Avec ce type d’organisation hydrique, la
gouvernance des coentreprises est plus complexe qu’aux entreprises normales. Une bonne
gouvernance peut assurer un bon fonctionnement des coentreprises et par conséquent

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Charreaux G., le gouvernement des entreprises, Ed. Economica 1997

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améliorer performance des coentreprises. A l’inverse, une mauvaise gouvernance peut aboutir
la coentreprise au cas extrême : la dissolution. À mes connaissances, à ce jour, rarement, les
chercheurs abordent directement à la gouvernance des coentreprises. La plupart des études
cherchent à étudier le lien de la structure de propriété, du contrôle,… avec la performance.
Peu d’entre elles étudient l’impact des variables de la gouvernance comme le conseil
d’administration, le rôle des salariés, le rôle des organisations institutionnelles,… sur la
performance des coentreprises.

Au cours de ces dernières années, le Vietnam, un pays en voie de développement, se


caractérise par une croissance économique de 7-8% par an. Cette croissance économique
élevée attire de plus en plus les investissements étrangers. L’économie de ce pays aura plus de
potentiel de croissance par une éventuelle adhésion à l’Organisation mondiale du commerce
prévue dans cette année. Une autre caractéristique est que ce pays est en train d’évoluer d’une
économique centralisée vers une économique orientée par le marché. Auparavant, dans une
économie centralisée, la plupart des entreprises vietnamiennes ont une pauvre performance
due à une gouvernance inefficace face aux problèmes du marché. Aujourd’hui, malgré des
efforts du gouvernement, les conséquences de telle économie laissent encore des traces dans
les gouvernances des coentreprises. Les partenaires vietnamiens ont du mal de gérer la
coentreprise avec les partenaires étrangers. Les raisons principales proviennent non seulement
par une position minoritaire (la plupart de cas) mais par l’habitude à la gouvernance
d’entreprise des partenaires étrangers. Par conséquent, beaucoup des coentreprises deviennent
les entreprises à 100 % capital étranger pendant les cinq premières années. Dans cette
situation, une question centrale se pose pour certains chercheurs vietnamiens : ¨Comment
améliorer la performance des coentreprises implantées au Vietnam ? ¨.

Dans cette perspective de répondre à la question précédente, je me décide à conduire


une étude intitulée ¨ gouvernance et la performance des coentreprises internationales d’un
pays en voie de développement : le cas du Vietnam¨. Ainsi, ma thèse portera précisément sur
l’impact de la gouvernance sur la performance des coentreprises internationales
implantées au Vietnam. Celle-ci sera analysée au travers des questions principales
suivantes : que recouvrent les systèmes de la gouvernance des coentreprises ? Quelles
sont leurs caractéristiques ? Comment fonctionnent et évoluent ces systèmes dans les
pays en voie de développement ? Existe-t-il une relation entre la gouvernance et la
performance des coentreprises aux pays en voie de développement ? Existe-t-il une

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gouvernance ¨efficace¨ pour les coentreprises au Vietnam ? Quelles en sont les
conditions, les facteurs clefs de succès ? Quelles préconisations managériales peuvent
être formulées ?

Trois axes sous-tendent cette recherche :


Le premier concerne à identifier les typologies des gouvernances existantes aux
coentreprises ainsi que les problématiques de ces gouvernances. Quelles sont les variables
déterminantes de la gouvernance ? Quelles sont les caractéristiques des systèmes de la
gouvernance des coentreprises au Vietnam ? Pourquoi choisir une telle gouvernance ?
Répondre à ces questions implique de réaliser une détermination des variables qui semblent
évidentes dans le domaine de la gouvernance : le choix de la structure de propriété, les
mécanismes de contrôles, les problèmes d’asymétrie d’information, les rôles participants des
acteurs économiques dans les coentreprises, les systèmes de motivation ou de discipliner des
dirigeants, ….

Le second axe explore la relation entre la gouvernance et la performance de la


coentreprise dans un pays en voie de développement. Quels sont les impacts de la
gouvernance des coentreprises sur leurs performances ? L’objectif est d’identifier la
relation entre la gouvernance et la performance des coentreprises implantées au Vietnam.

Le troisième axe vise à construire une gouvernance efficace afin d’augmenter la


performance des coentreprises au Vietnam au travers des préconisations pour les gestionnaires
des coentreprises. Quelles sont les qualités d’un système efficace ? Existe-t-il un système plus
performance convenable à la situation du Vietnam ? Quelles sont les procédures de mettre en
œuvre ce système ?

2. Méthodologie
Pour répondre aux questions présentées précédemment, la première étape consiste à
faire une synthèse des travaux disponibles sur les aspects de la gouvernance des coentreprises
(la structure de propriété, les mécanismes de contrôle, les problèmes d’asymétrie
d’information, le rôle des directoires, …) notamment dans une perspective de performance
des coentreprises. Cette partie de la littérature commence par les travaux sur la gouvernance
des coentreprises en général puis aborde sur les travaux dans les pays en voie de

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développement. L’objectif est de faire un tableau récapitulatif sur la gouvernance des
coentreprises, d’identifier les problématiques de la recherche et d’encadrer le cadre de
recherche. Cependant, afin de mieux comprendre la gouvernance des coentreprises, une
lecture approfondie des théories attachées à ce domaine est nécessaire. Les fondements
théoriques de la gouvernance des entreprises sont très abondants, étendus de théorie de
l’agence, théorie des coûts de transaction, théorie de ressource de dépendance,… aux théories
récentes comme la théorie de droit de propriété, théorie des pouvoirs de négociations, théorie
d’enracinement des dirigeants ou les relations avec l’environnement institutionnel,…

Après la première étape, nous allons récapituler les situations des coentreprises dans
un pays en voie de développement. À partir de ces constats, nous effectuons les analyses
théoriques profondes sur ces constats et formulerons des hypothèses sur les problématiques de
recherche qui seront l’objet d’une étude empirique dans l’étape suivante.

Afin d’analyser les résultats empiriques, il faut construire une base de données.
Concernant la collecte de données, nous effectuons une enquête auprès des coentreprises
inscrites au ministère de planning et d’investissement du Vietnam. À partir de cette liste, un
questionnaire sera envoyé aux entreprises ciblées . Pour faciliter notre tâche, nous
envisagerons de construire les questionnaires en différentes langues (le vietnamien, l’anglais
et puis français). Les informations collectées seront vérifiées par les autres sources possibles
comme les journaux, les archives, l’internet
Les données collectées, vérifiées ensuite seront traitées dans la mesure du possible par
des techniques d’analyse (analyse factorielle, …) pour extraire les informations des données
et mettre en évidence les variables qualitatives. Après un dépouillement des données, une base
de données est prête pour tester nos hypothèses.

Quant aux outils économétriques, du aux caractéristiques de nos variables, nous


envisagerons d’utiliser les modèles Logit (pour les variables muettes), les régressions
multiples ou les équations simultanées. Ces tests seront effectués grâce au logiciel STATA 9.

Enfin, basés sur les constats du terrain, sur l’analyse théorique et les résultats
empiriques, nous proposons des préconisations aux dirigeants des coentreprises implantées
dans les PVD et notamment au Vietnam afin d’améliorer leur performance.

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3. Revue de littérature
3.1. Typologie de la gouvernance des coentreprises

J. Child et S. B. Rodrigues (2004) ont l'intention de suggérer les éléments clés dans
une analyse de la gouvernance des coentreprises en se concentrant sur les préférences de
gouvernement des partenaires. Ils adoptent une relativement large définition de la
gouvernance d'entreprise comme le processus de contrôle dans l’entreprise (les coentreprises
internationales) qui a pour l’objet de réduire les risques à ses propriétaires et de garantir que
ses activités apportent des rendements acceptables à ces derniers à long terme. Cette
définition centrée sur les aspects comportementaux et internes de la gouvernance d’entreprise
additionne aux aspects structurels et externes de la gouvernance qu’étudient habituellement
beaucoup des travaux de recherche dans la littérature.

Ces auteurs en étendant le rôle central d'agence dans le gouvernement d'entreprise au


cas des coentreprises internationales, développent un concept d'agence multiple. Une agence
multiple réfère à la situation dans laquelle il y a plus qu’une partie dans la relation d’agence,
outre le principal, l’agent ou les deux. Leurs arguments reposent sur la relation entre les
partenaires dans les coentreprises, la relation entre les managers et les propriétaires des
coentreprises.

Ils identifient quatre types de risque et analyse leurs implications aux préférences de
partenaire pour les modes de la gouvernance des coentreprises. Les quatre risques sont les
risques financiers, risques liés aux ressources, risques liés aux opportunités du marché et
risque d’agence. De plus, ces auteurs précisent que les problèmes causés par l'agence multiple
dépendent du contexte particulier dans lequel une coentreprise retrouve, notamment
l'environnement institutionnel et économique.

Les apports principaux de ce papier sont d’offrir un cadre analytique où la dépendance


de contexte, le risque et les préférences des partenaires pour les modes de la gouvernance des
coentreprises sont reliés et de proposer une typologie des modes de la gouvernance des
coentreprises.

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3.2. Structure de la propriété, contrôle et performance des
coentreprises

L’étude de la gouvernance des entreprises en général et des coentreprises en particulier


ne peut se faire sans appréhender les liens qui unissent, la structure de propriété, le contrôle et
la performance de la firme.

Les travaux empiriques sur l'utilisation des coentreprises suggèrent que les firmes
choisissent les niveaux de propriété qui minimisent le coût de la transaction. Comme décrits
par Beamish et Banks (1987), Gomes-casseres (1989) - les coentreprises équilibrent les
avantages de la combinaison des capitaux complémentaires avec les coûts. Gatignon et
Anderson (1988) donnent une évidence que les firmes mères cherchent les niveaux de
propriété plus élevés dans les filiales qui font une plus grande utilisation des capitaux.

Selon Killing (1983), la dominance d'un partenaire augmentera la possibilité du succès


de la coentreprise, parce que la dernière est gérée par un seul associé, comme une filiale à
100 %, ce qui évite les difficultés dans la gestion de la coentreprise. Cet argument est basé sur
l’approche de coût de transaction de Wiliamson (1975). La dominance d’un partenaire réduit
les risques liés à la coordination, et donc minimise les coûts de transaction et stabilise la
coentreprise. Cependant, Beamish (1985) argue que les parts égales des capitaux propres
auront une plus grande stabilité parce que les firmes mères sont en ensemble engagées avec la
coentreprise et les deux partenaires possèdent le pouvoir de négociation de manière égale. La
relation entre la structure de propriété et la performance de la coentreprise a été étudiée dans
plusieurs études. Certaines donnent un rapport non significatif entre celle-ci et la performance
de la coentreprise (Kogut, 1988 ; Hu et Chen, 1996 ; Merchant, 1997). Néanmoins, une
relation positive a été trouvé dans les études de Luo (2002) - et celle négative dans l’étude de
Beamish (1985).

Le contrôle est également un objet d’étude de plusieurs chercheurs. Dans la littérature


de la coentreprise, le contrôle se définit souvent comme un processus par lequel une entité
influence sur le comportement et le résultat d’une autre entité au travers de l’utilisation du
pouvoir, de l’autorité et d’un large rang de mécanismes bureaucratiques, culturels ou
informels (Geringer et Hebert, 1989). Selon ces auteurs, le contrôle des coentreprises est

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complexe et multidimensionnel. Le contrôle dans une coentreprise étend sur trois
dimensions : la cible du contrôle, les mécanismes du contrôle, et l’ampleur du contrôle. Ils
notent également que ces trois dimensions sont complémentaires et interdépendantes.
Chacune de ces trois dimensions examine l’aspect différent du contrôle des coentreprises.

Traditionnellement, le contrôle est lié à la structure de propriété. Car la structure de


propriété détermine la composition du conseil directoire (ou conseil de surveillance) et donc,
détermine le pouvoir du contrôle de la coentreprise. Par conséquent, un partenaire dominant
prend le plus du pouvoir du contrôle, et peut affecter la performance de la coentreprise
comme on l’a vu précédemment. La relation positive entre le contrôle et la performance a été
prouvée dans les études des Killing (1983), H. Mjoen et S. Tallman (1997), Jane W. L. et
L. Hebert (2005) tandis que le résultat négatif a été trouvé par Beamish (1985). H. Mjoen et
S. Tallman (1997) indiquent que non seulement le contrôle global, mais aussi le contrôle
spécifique d’une activité ont un impact positif sur la performance de la coentreprise.

3.3. Asymétrie et performance des coentreprises

Harrigan (1988) étudie l’impact des dissymétries entre les firmes mères sur le succès
des coentreprises. Il utilise la durée de vie des coentreprises et des opinions des managers
impliqués dans leur gestion comme les mesures de la performance. Il observe que l’asymétrie
significative entre les firmes mères permet de stabiliser l’alliance. Car les parents peuvent
exploiter les synergies et les complémentarités entre leurs capitaux. Cependant, leur
hétérogénéité aggrave les différences dans la façon que les firmes mères évaluent les activités
de leur coentreprise.

J. J. Reuer et M. P. Koza (2000) examinent la relation entre deux perspectives dans


la formation des coentreprises : la perspective d’asymétrie d’information et perspective
indigeste (ces deux auteurs utilisent le terme ¨ indigestibility¨). ¨L’indigestibility¨ se réfère à
une situation de l’acquisition d’une firme où les ressources de la firme achetée intègrent sans
être divisées aux ressources de la firme acquérante. Dans le cas de ¨indigestibility¨, les
indivisibilités de ressources et les frais gestionnaires associés à une intégration d’une firme
cible sont les sources des coûts de transaction. Les indivisibilités augmentent tant qu’il est
difficile d’extraire les capitaux désirés des capitaux non désirés et quand les frais

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gestionnaires dérivent de l'intégration de deux firmes dont chacun a sa propre culture et des
routines d'organisation. Dans la perspective d’asymétrique d'information, les coûts de
transactions résultent des problèmes d'évaluation de ressource quand les parties ont de
différents d'information. Pour ces deux auteurs, les deux perspectives sont complémentaires.
Dans cette étude, l’asymétrie d’information est basée sur les secteurs d’activité des firmes
mères et de la coentreprise. Ils fournissent une nouvelle évidence que la bourse réagit
généralement favorablement aux annonces des coentreprises quand les asymétries
d’informations existent entre les firmes mères. Quand il n’y a pas d’asymétrie d’information
entre les parents, le marché répond négativement ou non significativement aux annonces de la
création des coentreprises. Ils concluent que les coentreprises (domestiques et internationales)
sont attrayantes quand les firmes font face aux difficultés d’évaluation des ressources
complémentaires à ex ante.

3.4. Autres

Les autres variables de la gouvernance telles que le rôle du conseil d’administration,


des managers ont été également étudiées dans l’étude des coentreprises.

Dans l’étude sur le rôle des cadres expatriés de L.Geng (2004), l’auteur distingue
deux types de contrôle : le contrôle de jure et le contrôle de facto. Le contrôle de jure se réfère
aux droits du contrôle qui sont basés sur la structure de propriété. Le contrôle de facto se
réfère aux contrôles que les propriétaires exercent réellement. L'utilisation des directeurs
expatriés est un mécanisme préféré des firmes afin d’exercer contrôle de facto sur les
coentreprises, car dans les coentreprises, le contrôle de jure seul est insuffisant pour protéger
les intérêts des firmes mère. En plaçant les cadres expatriés aux postes d'administration de la
coentreprise, les firmes mères peuvent maintenir le contrôle efficace. Son résultat empirique
prouve que le niveau des directeurs expatriés augmente autant plus que la part de propriété
augmente jusqu’au niveau majoritaire (75 %) et ensuite diminue quand la part de propriété
dépasse ce niveau majoritaire. Pour lui, une explication possible est que les firmes ont besoin
des directeurs expatriés quand leurs positions minoritaires ne leur permettent pas à exercer un
contrôle efficace. Une fois, la firme acquiert la propriété majoritaire, ils peuvent facilement
exercer leurs contrôles et donc, leurs besoins des directeurs expatriés diminuent.

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Quant à la composition des directoires, peu d’études des coentreprises portent sur cette
variable. Yan et Gray (2001) utilisent cette variable comme la variable du contrôle
stratégique alors que Luo et al. (2001) la qualifient comme une variable du contrôle total.
Mais, leurs résultats empiriques sont mitigés. Yan et Gray (2001) ne trouvent aucun lien
entre le contrôle stratégique et l’achèvement des objectives des firmes mères alors que pour
Luo et al. (2001), le contrôle total est un élément fondamental pour la satisfaction du
partenaire étranger des coentreprises en chine. Pour Yan et Gray, une explication est due au
processus des décisions stratégiques. Si les décisions sont prises par le conseil
d'administration par la règle majoritaire simple, alors les motifs compétitifs des partenaires
reflètent la distribution de pouvoir entre les partenaires. Donc, un rapport entre le contrôle
stratégique et la réalisation des objectifs de partenaire serait attendu. Cependant, dus aux
différences culturelles, les contrôles stratégiques peuvent avoir des liens non directs avec
l’achèvement des objectifs individuels de chaque partenaire.

4. Résultats attendus

Notre projet de recherche vise à enrichir la littérature existante sur les coentreprises en
contribuant une étude sur la gouvernance des coentreprises. À ce jour, ce domaine d’étude est
en cours de développer.

Ce projet vise aussi à étudier les coentreprises dans un pays en transition économique
et en plein de croissance, le Vietnam, afin d’apporter en plus sur les travaux des coentreprises
dans les pays en voie de développement. Actuellement, à mes connaissances, les travaux de
recherche portent rarement sur ce pays.

Notre recherche nous conduira à formuler des préconisations managériales visant à


faciliter les choix des entreprises en matière de stratégies d’alliance et notamment de gestion
de coentreprises dans les pays en voie de développement en général et au Vietnam en
particulier.

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5. Le calendrier du projet

Les grandes étapes :


1re année : étudier toute la littérature qui traite des coentreprises et des éléments
connexes, notamment relatifs au domaine de la gouvernance des coentreprises : structure de
propriété, contrôle, performance, asymétrie d’information, le rôle du conseil
d’administration,… Faire surgir la problématique finale. Publier une revue de littérature.
2e année : Jouer avec des raisonnements et jouer avec des idées. Production d’un
premier article empirique. Tester les hypothèses sur les coentreprises au Vietnam. Étude
économétrique.
Fin du mois d’octobre : Projet final
Mois de janvier : Présenter un article de la littérature
Mois de février –avril : Collecter les données, Prévoir un déplacement au Vietnam
Mois de mai : Présenter le résultat de la collecte de donnée
Mois de juin : Présenter les premiers résultats des tests empiriques
Mois de juillet –août : Discuter le résultat empirique

3e année : Tester les hypothèses sur les coentreprises au Vietnam. Étude


économétrique. Faires des préconisations sur le système de gouvernance efficace. Fin
de rédaction de la thèse. Présoutenance et soutenance de la thèse.
Mois d’octobre - novembre : Présenter un article empirique
Mois de décembre – mai : Discuter et Rédiger la thèse
Mois de juin - septembre : Rédiger la thèse et Présoutenance
Mois d’octobre –novembre : Soutenance de la thèse

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BIBLIOGRAPHIE PROVISOIRE

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