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1 - Métrologie normalisation

1.1 Introduction : Rappels - interprétation de la cotation........................................................................................................................... 1


1.2 Les normes ............................................................................................................................................................................................ 2
1.3 Tolérances linéaires............................................................................................................................................................................... 3
1.4 Tolérances angulaires............................................................................................................................................................................ 3
1.5 Tolérances géométriques....................................................................................................................................................................... 4
1. 5.1 Désignation d’un élément.............................................................................................................................................................. 5
1.5.2 Désignation d’une référence et d’un système de référence ............................................................................................................ 6
1.5.3 Référence simple ou commune ...................................................................................................................................................... 6
1.5.4 Système de référence...................................................................................................................................................................... 8
1.5.5 Zone de tolérance ......................................................................................................................................................................... 10
1.6. Exigence de l’enveloppe .................................................................................................................................................................... 11
1.7 Exigence au maximum de matière ...................................................................................................................................................... 11

1.1 Introduction : Rappels - interprétation de la cotation

Un dessin technique représente un assemblage de solides élémentaires parfaits (sphère, cylindre,


parallélépipède, cône …) auxquels on associe une cotation. En fabrication, on réalise des surfaces ayant
des défauts. Lorsqu’on passe à la métrologie des surfaces réalisées, il faut trouver un modèle représentatif
de ces surfaces afin de pouvoir contrôler la pièce. De plus, le modèle utilisé doit être le même pour tout le
monde, sans quoi, une pièce sera jugée bonne ou mauvaise suivant la procédure de contrôle. C’est
pourquoi des normes ont été instaurées. Ces normes, prennent un caractère contractuel entre un client et un
fournisseur. Elles doivent figurer sur les documents contractuels lorsqu’elles sont appliquées.
Le développement qui suit reprend les bases acquises en technologie sur le tolérancement dimensionnel
en vue d’une application en métrologie aussi rigoureuse que possible.

Exemple :
1.2 Les normes

Les chapitres suivants reprennent de manière synthétique l’esprit de ces normes.

Ces normes sont regroupées dans un tableau appelé matrice GPS (Spécification Géométrique des
Produits). L’acquisition des normes de métrologie se fait à l’AFNOR. Les différentes normes peuvent être
achetées à l’unité ou regroupées en recueil. Dans le cas des normes de métrologie on trouve le recueil GPS
à cette adresse :
http://www.boutique.afnor.fr/Boutique.asp?url=EDT%5Fn%5Fhome%2Easp&lang=French&btq=HOM

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1.3 Tolérances linéaires

Une tolérance linéaire limite uniquement les dimensions locales.

Exemple :

Toutes les dimensions locales doivent être comprises dans l’intervalle de tolérance. Ce qui entraîne
l’acceptation de la pièce suivante.

1.4 Tolérances angulaires

Une tolérance angulaire spécifiée en unité de mesure angulaire limite uniquement l’orientation générale
de 2 lignes.
Exemple :

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1.5 Tolérances géométriques

Une tolérance géométrique est constituée d’un élément tolérancé, d’une zone de tolérance et si
nécessaire d’un paramétrage géométrique situant la zone de tolérance par rapport à une référence ou à un
système de référence.
L’élément tolérancé doit être compris dans une zone de tolérance.

On utilise 4 types de tolérances géométriques :

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1. 5.1 Désignation d’un élément

L’élément désigné peut être : un point


une ligne
une surface

On désigne 2 types d’élément :


Un élément tolérancé

Un élément de référence
Cet élément servira à construire une référence ou un système de référence.
Dans les deux cas, l’élément tolérancé et l’élément de référence sont des éléments de la pièce réelle.
L’élément désigné n’est donc pas un modèle idéal comme un plan, un cylindre … associé à la surface
réelle de la pièce.
Pour la suite du cours nous utiliserons les définitions suivantes :

Surface géométrique réelle : interface matière-environnement. Cet interface est fonction de paramètres
(température, degré d’hygrométrie, contraintes …). Cet interface est défini par l’ensemble de tous les
points appartenant à cet interface.

Surface géométrique réelle construite : ensemble de points reliés par une surface continue. Cette
surface n’est pas nécessairement un interface matière-environnement.

Ligne géométrique réelle construite : ensemble de points reliés par une ligne continue
Exemples : ligne des centres des cercles construits sur une surface géométrique réelle de forme
cylindrique, intersection d’une surface géométrique réelle et d’une surface géométrique idéale)

Point géométrique réel construit : point d’intersection d’une droite idéale et d’une surface
géométrique réelle ou point d’intersection d’une ligne géométrique réelle et d’un élément géométrique
idéal

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Exemple de désignation :

Dans le cas ou l’on désigne l’axe d’une surface de révolution ou la surface de symétrie de 2 surfaces.
- Si l’on désigne l’élément tolérancé : on désigne un ensemble de points construits à partir de la (ou des)
surface(s) réelle(s) de la pièce, il représente l’axe réel ou la surface réelle de symétrie (cet ensemble de
point ne suit pas une loi géométrique simple)
- Si l’on désigne l’élément de référence : on désigne une droite ou un plan qui sera construit sous
contraintes à partir de la (ou des) surface(s) réelle(s) de la pièce. Cette construction sera identifiée lors de
la construction d’une référence ou d’un système de référence, et perpendiculaire à un plan)

1.5.2 Désignation d’une référence et d’un système de référence

Référence et système de référence sont construits à partir d’un ou de plusieurs éléments de référence.

Une référence simple

Une référence commune

Un système de référence ordonné

Un système de référence non ordonné

1.5.3 Référence simple ou commune

- Référence simple

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- Référence commune

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1.5.4 Système de référence

Un système de référence est composé d’éléments géométriques parfaits reliés entre eux par des
contraintes (perpendiculaire à, parallèle à, distant de …).
Les paramètres internes au système de référence, non contraints, ont la possibilité de varier autour de
leur valeur nominale implicite (rayon, distance entre deux plans …).
Le positionnement du système de référence est déterminé par des contraintes liant les éléments
géométriques parfaits (du système de référence) et les éléments spécifiés.
Lorsqu’on a le choix entre plusieurs positions de la référence sur la pièce, on prendra celle qui minimise
l’écart maximum.
Exemple :

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- Système de référence non ordonné

Lorsque les éléments de référence spécifiés ne sont pas ordonnés, tous les systèmes de référence
ordonnés sont à prendre en compte. (ce qui est plus contraignant et ne se justifie pas sur le plan
fonctionnel).

1.5.5 Zone de tolérance

Définition

Zone de tolérance : portion d’espace à l’intérieur de laquelle doit être compris l’élément tolérancé.
La zone de tolérance sera fonction de la nature de l’élément tolérancé. Les zones de tolérance
normalisées sont :
- L’espace à l’intérieur d’un cercle
- L’espace entre 2 lignes parallèles ou 2 droites parallèles
- L’espace à l’intérieur de 2 groupes de 2 droites parallèles
- L’espace à l’intérieur d’un cylindre
- L’espace entre 2 cylindres coaxiaux
- L’espace entre 2 surfaces équidistantes ou 2 plans parallèles
- L’espace à l’intérieur de 2 groupes de 2 plans parallèles

Zone de tolérance projetée

C’est une zone de tolérance qui s’étend au-delà de l’élément tolérancé ou qui n’affecte que le
prolongement de l’élément tolérancé.

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Exemple :

Il faut calculer quel serait le défaut si le trou était prolongé sur 20 mm.

1.6. Exigence de l’enveloppe

L’exigence de l’enveloppe peut être indiquée à un élément isolé, soit un cylindre, soit un élément établi
par deux surfaces planes parallèles.
L’exigence de l’enveloppe implique que l’élément tolérancé doit se situer à l’intérieur de l’enveloppe de
forme parfaite au maximum de matière

Exemple :

Interprétation :

Aucun des points de l’arbre ne doit franchir une enveloppe cylindrique de diamètre 50 (50 étant la cote
au maximum de matière pour 50h7)

1.7 Exigence au maximum de matière

La présence dans une spécification d’un symbole de maximum de matière indique que la valeur de la
tolérance doit être respectée lorsque l’élément est au maximum de matière. Si l’un des éléments marqués

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est à une valeur Vr comprise entre les valeurs du minimum Vmini et du maximum Vmaxi de matière, la
valeur de la tolérance sera augmentée de l’écart (Vmaxi – Vr) ou (Vr – Vmini) suivant les cas.
Le maximum de matière dans le cas d’une pièce mâle est obtenu à sa cote maxi, le maximum de matière
pour une pièce femelle est obtenu pour sa cote mini. En pratique, l’exigence au maximum de matière
permet une augmentation du défaut géométrique dans le cas où le mécanisme compense ce défaut par du
jeu. Les conséquences sont l’acceptation d’un plus grand nombre de pièces (baisse des coûts) et le risque
d’avoir plus de jeu dans les mécanismes.
Le concepteur de la pièce doit prendre en compte ce risque de jeu dans le fonctionnement du
mécanisme.

Les dessins qui suivent vous montrent quelques exemples de l’utilisation de cette exigence.

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Pour le premier dessin : si le diamètre 16 0-0,02 mesuré est 16,01 alors la tolérance de perpendicularité
devient 0,04+(16-16,01) soit ø 0,05.

Dans le cas du dessin nommé broche : si le ø40 0 -0,1 mesuré est 39,92, on peut déjà ajouté 0,08 mm
(39,92-40) à la tolérance de 0,05. De plus si la référence A mesurée est 19,99, on ajoutera 0,01 (20-19,99)
à la tolérance de coaxialité. Au bilan la tolérance devient 0,05+0,08+0,01=0,14.

Pour aller plus loin vous pouvez consulter le site de Fabien Schneider : http://www2.ac-nancy-
metz.fr/quickplace/gps/main.nsf/h_Toc/d5517c3029790194c1256c5500515142/?OpenDocument

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