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Chapitre 6 : Les règles parasismiques (RPA 99 version 2003)

6.1. Introduction

De nombreuses constructions qui résistent aux charges habituelles (charges gravitaires, vent,
neige,…) s’effondrent quand elles sont secouées par un tremblement de terre. Les séismes
entraînent trop souvent (voir figure 6.1) :

- Des pertes de vies humaines ;


- La destruction du patrimoine bâti ;
- L’arrêt ou le ralentissement de l’activité économique.

Figure 6.1 : Séisme de Boumerdès 21 May 2003.

Les règles parasismiques visent à assurer une protection acceptable des vies humaines et des
constructions vis à vis des effets des actions sismiques par une conception et un
dimensionnement appropriés. Pour des ouvrages courants, les objectifs ainsi visés consistent à
doter la structure :

- d’une rigidité et d’une résistance suffisante pour limiter les dommages non structuraux
et éviter les dommages structuraux par un comportement essentiellement élastique de la
structure face à un séisme modéré, relativement fréquent.
- d’une ductilité et d’une capacité de dissipation d’énergie adéquates pour permettre à la
structure de subir des déplacements inélastiques avec des dommages limités et sans
effondrement, ni perte de stabilité, face à un séisme majeur, plus rare.

Ces règles sont applicables à toutes les constructions courantes. Par contre, elles ne sont pas
directement applicables aux constructions telles que :
- constructions et installations pour lesquelles les conséquences d’un dommage même
léger peuvent être d’une exceptionnelle gravité : centrales nucléaires, installations GNL,
installations de fabrication et de stockage des produits inflammables, explosifs,
toxiques, ou polluants.
- ouvrages d’art (barrages, ouvrages maritimes, ponts, tunnels,...).
- réseaux et ouvrages enterrés.

Pour ces types de constructions, il y a lieu de se référer à des règles ou recommandations


spécifiques (PS92, l’Eorocode 8, ect.).

6.2. Règles générales de conception en zones sismiques

Un bâtiment parasismique optimal possède les caractéristiques suivantes :

- Conception architecturale parasismique ;


- Implantation tenant compte des effets de site ;
- Architecture favorable à la résistance aux séismes.
- Application des règles parasismiques ;
- Dispositions constructives ;
- Dimensionnement.
- Matériaux de qualité ;
- Exécution dans les règles de l’art.

6.2.1. Prise en compte des effets de site

Pour le choix du site, une attention particulière doit être portée aux conditions défavorables
suivantes :

- Eviter les effets induits : liquéfaction des sols, glissement de terrain et éboulement
rocheux.
- S’éloigner des failles actives.

Le tableau 6.1 montre les dégâts d’effondrement de certaines structures dues aux effets de
site :

Tableau 6.1 : Les dégâts d’effondrement des structures dues aux effets de site.

Effets de site Catastrophes

Risque de liquéfaction

(Séisme de Niigata, Japon 1964)


Risque de glissement de terrain

(Kobé, Japon 1995)

Risque au droit d’une faille

(Rejet vertical, Séisme d’El Asnam


1980)

Risques à proximité des failles

(Séisme de Chi-Chi, Taïwan 1999)

Selon RPA 99/2003, pour satisfaire aux exigences fondamentales de non-effondrement et de


limitation des dommages :

- Les reconnaissances et études de sol sont obligatoires pour les ouvrages d’importance
moyenne ou plus, implantés en zones de sismicité moyenne,
- Des reconnaissances et études complémentaires peuvent s’avérer nécessaires en
présence notamment de zones liquéfiables ou instables ainsi que pour la prise en compte
éventuelle des propriétés dynamiques des sols dans les calculs,
- Lors de l’implantation des ouvrages, il faudrait éviter absolument la proximité
immédiate d’une faille reconnue active pour les ouvrages importants et ceux
d’importance vitale,
- L’infrastructure, constituée des éléments structuraux des sous-sols éventuels et le
système de fondations doivent former un ensemble résistant et rigide,
- Le système de fondation doit être homogène (semelles superficielles, radier, pieux) avec
un seul mode de fondation par bloc de construction, délimité par des joints.

6.2.2. Optimisation du partie architectural (superstructure)

Pour offrir une meilleure résistance aux séismes, les ouvrages doivent de préférence avoir,
d’une part des formes simples, d’autre part, une distribution aussi régulière que possible des
masses et des rigidités tant en plan qu’en élévation.

 Modifier la forme du bâtiment : la figure 6.2 montre les différentes solutions applicables
à modifier la forme du bâtiment.
Joints sismiques

Rigidification des
zones flexibles

Variation
progressive de la
forme
Renforcement de
l’angle rentrant

Figure 6.2 : Les solutions applicables à modifier la forme du forme


bâtiment.

 Augmenter la rigidité de la structure :

- contreventer par voiles


- augmenter le nombre de voiles
- contreventement en périphérie

Figure 6.3 : Contreventement par voiles en béton armé.

 Réduire la masse ou utiliser des dispositifs mécaniques (voir figure :

- structure légère
- éléments non structuraux légers
- isolation parasismique
Figure 6.4 : Isolation parasismique.

La durée des séismes n’étant pas prise en compte dans le dimensionnement, les règles
parasismiques exigent que la structure possède un comportement ductile, c’est-à-dire qu’elle
puisse subir de grandes déformations avant la rupture au lieu de se rompre brutalement, car ces
déformations prolongent sa résistance dans le temps.

La ductilité dépend de l’architecture car certaines options architecturales sont à l’origine de


ruptures brusques, dites ruptures « fragiles » : poutres allèges dans une structure en portiques,
poutres courtes, non-superposition des poteaux, variation brutale de la forme des éléments
constructifs, etc.

6.2.3. Critères de classification des ouvrages

Le règlement parasismique RPA 99/2003 expose un ensemble de classifications nécessaires à


la définition de la situation sismique étudiée et au choix de la méthode et des paramètres de
calcul des forces sismiques.

Le territoire national est divisé en quatre (04) zones de séismicité croissante, définies sur la
carte des zones de séismicité et le tableau associé qui précise cette répartition par wilaya et par
commune, soit :

- Zone 0 : sismicité négligeable


- Zone I : sismicité faible
- Zone II : sismicité moyenne
- Zone III : sismicité élevée

La figure 6.5 représente la carte des zones sismiques de l'Algérie et le zonage global des
différentes wilayas.
Figure 6.5 : La carte des zones sismiques de l'Algérie.

a) Classification des ouvrages selon leur importance : critères RPA 99/2003 Art. 3.2 :

Le niveau minimal de protection sismique accordé à un ouvrage dépend de sa destination et de


son importance vis à vis des objectifs de protection fixés par la collectivité. Tout ouvrage qui
relève du domaine d’application du RPA 99/2003, doit être classé dans l’un des quatre (04)
groupes définis dans le tableau 6.2 :

Tableau 6.2 : Règles de classification des ouvrages selon leur importance.

Groupe 1A : Ouvrages vitaux qui doivent demeurer


Ouvrages opérationnels après un séisme majeur pour les
d’importance vitale besoins de la survie de la région, de la sécurité
publique et de la défense nationale,

Groupe 1B : Bâtiments recevant du public et pouvant


Ouvrages de grande accueillir simultanément plus de 300
importance personnes tels que grande mosquée, bâtiments
industriels et commerciaux, scolaires,
universitaires, constructions sportives et
culturelles, grands hôtels.
Groupe 2 : Ouvrages non classés dans les autres groupes
Ouvrages courants 1A, 1B ou 3 tels que : Bâtiments d’habitation
ou d’importance collective ou à usage de bureaux dont la
moyenne hauteur ne dépasse pas 48m.
Groupe 3 : Bâtiments industriels ou agricoles abritant des
Ouvrages de faible biens de faibles valeurs. Bâtiments à risque
importance limité pour les personnes. Constructions
provisoires
b) Classification des sites : critères RPA 99/2003 Art. 3.3 :

Les sites sont classés en quatre (04) catégories en fonction des propriétés mécaniques des sols
qui les constituent (voir tableau 6.3).

Tableau 6.3 : Catégories et critères de classification des sites.

Classe de sol Description du profil stratigraphique Paramètres


VS Profondeur
d’onde
Catégorie S1 Roche ou autre formation géologique ≤ 800m/s -
(site rocheux)
Catégorie S2 Dépôts de sables et de graviers très denses ≤400 m/s ≤10
et/ou d’argile surconsolidée sur 10 à 20 m
(site ferme)
d’épaisseur
Catégorie S3 Dépôts épais de sables et graviers ≤200 m/s ≤10
moyennement denses ou d’argile
(site meuble)
moyennement raide
Catégorie S4 Dépôts de sables lâches avec ou sans ≤200 m/s ≤20
présence de couches d’argile molle
(site très meuble)

Selon la disponibilité et la fiabilité des résultats des différents types d’essais, le site sera classé
dans la catégorie la plus appropriée. En cas de doute, classer dans la catégorie immédiatement
la plus défavorable.

Remarque : En absence d’essais ou d'étude de site appropriée, il est permis d’utiliser le spectre
S3.

c) Classification des systèmes de contreventement : critères RPA 99/2003 Art. 3.4 :

L’objet de la classification des systèmes structuraux se traduit, dans les règles et méthodes de
calcul, par l’attribution pour chacune des catégories de cette classification, d’une valeur
numérique du coefficient de comportement R (voir tableau 4.3 RPA 99/2003).

La classification des systèmes structuraux est faite en tenant compte de leur fiabilité et de leur
capacité de dissipation de l’énergie vis-à-vis de l’action sismique, et le coefficient de
comportement correspondant est fixé en fonction de la nature des matériaux constitutifs, du
type de construction, des possibilités de redistribution d’efforts dans la structure et des capacités
de déformation des éléments dans le domaine post-élastique.

Exemple :

Un portique auto-stable en béton armé sans remplissage en maçonnerie rigide son coefficient
de comportement est de « R = 5 ».
C’est une ossature constituée uniquement de portiques capables de reprendre la totalité des
sollicitations dues aux charges verticales et horizontales.

Pour cette catégorie, les éléments de remplissage ne doivent pas gêner les déformations des
portiques (cloisons désolidarisées ou cloisons légères dont les liaisons ne gênent pas le
déplacement des portiques). Par ailleurs les bâtiments concernés ne doivent pas dépasser 7
niveaux ou 23m en zone I, 5 niveaux ou 17m en zone II et 2 niveaux ou 8m en zone III.

d) Classification des ouvrages selon leur configuration : critères RPA 99/2003 Art. 3.5 :

En vue de son dimensionnement sismique une structure peut être classée comme :

- structure régulière ;
- structure irrégulière.

Ce critère s’appliquant à la géométrie du bâtiment soit en plan, soit en élévation. Ce dernier


impacte sur le choix des modèles de calcul employés pour le dimensionnement sismique et
selon les modalités spécifiées par RPA 99/2003.

 Régularité en plan :

Un bâtiment est classé « régulier en plan » s’il respecte l’ensemble des conditions ci-après :

- Le bâtiment doit présenter une configuration symétrique vis à vis de deux directions
orthogonales aussi bien pour la distribution des rigidités que pour celle des masses. es
forces d’inertie produites par un séisme au niveau d’un plancher forment un glisseur qui
agit au centre de masse G du plancher. Si ce dernier n’est pas confondu (excentricité e)
avec le centre de raideur C, la résultante d’inertie entraîne l’existence d’un couple de
torsion Mt qui affecte la distribution des efforts dans les éléments de contreventement
voir figure 6.6).

Figure 6.6 : Effet de torsion.

- A chaque niveau et pour chaque direction de calcul, la distance entre le centre de gravité
des masses et le centre des rigidités ne dépasse pas 15% de la dimension du bâtiment
mesurée perpendiculairement à la direction de l’action sismique considérée.
- La forme du bâtiment doit être compacte avec un rapport longueur/largeur du plancher
inférieur ou égal 4 (voir figure 6.7). La somme des dimensions des parties rentrantes ou
saillantes du bâtiment dans une direction donnée ne doit pas excéder 25% de la
dimension totale du bâtiment dans cette direction. (voir figure 6.7)
- Les planchers doivent présenter une rigidité suffisante vis à vis de celle des
contreventements verticaux pour être considérés comme indéformables dans leur plan.
Dans ce cadre la surface totale des ouvertures de plancher doit rester inférieure à 15%
de celle de ce dernier.

Figure 6.7 : Limites des décrochements en plan (RPA 99/2003).

 Régularité en élévation :

- Le système de contreventement ne doit pas comporter d’élément porteur vertical


discontinu, dont la charge ne se transmette pas directement à la fondation.
- Aussi bien la raideur .que la masse des différents niveaux restent constants ou diminuent
progressivement et sans chargement brusque de la base au sommet du bâtiment.
- Dans le cas de décrochements en élévation, la variation des dimensions en plan du
bâtiment entre deux niveaux successifs ne dépasse pas 20% dans les deux directions de
calcul et ne s’effectue que dans le sens d’une diminution avec la hauteur (voir figure
6.8). La plus grande dimension latérale du bâtiment n’excède pas 1,5 fois sa plus petite
dimension.

Figure 6.8 : Limites des décrochements en élévation.


6.2.4. Règles de calcul

Le calcul des forces sismiques peut être mené suivant trois méthodes (RPA 99/2003 Art. 4.1) :

a) La méthode statique équivalente

Cette méthode peut être utilisée dans les conditions suivantes :

 Le bâtiment ou bloc étudié, satisfaisait aux conditions de régularité en plan et en


élévation prescrites au chapitre III, paragraphe 3.5 avec une hauteur au plus égale à 65m
en zones I et II et à 30m en zones III.
 Le bâtiment ou bloc étudié présente une configuration irrégulière tout en respectant,
outres les conditions de hauteur énoncées en a), les conditions complémentaires
suivantes :

- Zone I : tous groupes


- Zone II : groupe d’usage 3
- groupe d’usage 2, si la hauteur est inférieure ou égale à 7 niveaux ou 23m.
- groupe d’usage 1B, si la hauteur est inférieure ou égale à 5 niveaux ou 17m.
- groupe d’usage 1A, si la hauteur est inférieure ou égale à 3 niveaux ou 10m.
- Zone III : groupes d’usage 3 et 2, si hauteur est inférieure ou égale à 5 niveaux ou 17m.
- groupe d’usage 1B, si la hauteur est inférieure ou égale à 3 niveaux ou 10m.
- groupe d’usage 1A, si la hauteur est inférieure ou égale à 2 niveaux ou 08m.

b) La méthode d’analyse modale spectrale

Elle est utilisée dans tous les cas, et en particulier, dans le cas où la méthode statique équivalente
n’est pas permise.

c) La méthode d’analyse dynamique par accélérogrammes

Elle est utilisée au cas par cas par un personnel qualifié, ayant justifié auparavant les choix des
séismes de calcul et des lois de comportement utilisées ainsi que la méthode d’interprétation
des résultats et les critères de sécurité à satisfaire.
6.2.5. Exemple d’application du RPA 99

Exemple 1 :

(Structure contreventé par voiles)

Système de contreventement de
structure en portique par des voiles
en béton armé (voir RPA 99/2003
Art 3.4.A.4B)

On considère que la sollicitation


horizontale est reprise uniquement
par les voiles.

- Centre de masse : Xcm = 0,0 et YCM = 0,0 (centre de gravité du plancher).


- Centre de rigidité :
∑ K xi . xi ∑ Ixi . xi 0,133 . (−9,0 − 6,0 − 2,0 + 3,0 + 9,0)
XCR = = = = −1,0m
∑ K xi ∑ Ixi 5 × 0,133
∑ K yi . yi ∑ Iyi . yi 0,45 . 7,0 − 3,6 . 7,0
YCR = = = = −5,44m
∑ K yi ∑ Iyi 0,45 + 3,60

D’après RPA99 (Art 3.4.A.4B) on doit avoir : ex ≤ 0,15Lx et ey ≤ 0,15Ly


- ex = 1,00m < 0,15Lx = 0,15 x 18 = 2,7m (Vérifier).
- ey = 5,44m > 0,15Ly = 0,15 x 14 = 2,1m (non vérifier).
Donc la régularité en plan selon l’axe Y n’est pas vérifiée.
Exemple 1 : (Méthode statique équivalente)

 Principe de la méthode statique équivalente (RPA 99/2003 Art.4.2.1) :


- Les forces sismiques sont remplacées par un système des forces statiques horizontales
équivalentes
- Les forces statiques sont appliquées successivement suivant deux directions principales
du plan horizontales de la structure.

 Hypothèse de la méthode (RPA 99/2003 Art 4.2.2) :


- Le modèle du bâtiment dans chacune des deux directions de calcul et plan avec les
masses concentrées au centre de gravité des planchers et un seul degré de liberté en
translation horizontale par niveau.
- Seul le premier mode de vibration de la structure est considéré dans le calcul de la force
sismique totale.

 Calcul de la force sismique totale (RPA 99/2003 Art 4.2.3) :


𝐀. 𝐃. 𝐐
𝐕= 𝐖
𝐑

A : Coefficient d’accélération de zone (RPA 99/2003 Tableau 4.1)


D : Facteur d’amplification dynamique (RPA 99/2003 figure 4.1)
Q : Facteur de qualité
𝑄 = 1 + ∑5𝑞=1 𝑃𝑞 (Pq : coefficient de pénalité (RPA 99/2003 Tableau 4.4))
R : Coefficient de comportement global de la structure (RPA 99/2003 Tableau 4.3)
W : Poids total de la structure
𝑊 = ∑𝑛𝑖=1(𝑊𝐺𝑖 + 𝛽𝑊𝑄𝑖 ) WGi : Poids des charges permanentes
WQi : Poids des charges d’exploitations
β : Coefficient de pondération (RPA 99/2003 Tableau 4.5)

 Distribution de verticale de la force sismique totale (RPA 99/2003 Art 4.2.5)

La force sismique à la base V est distribuée sur la hauteur de la structure selon la formule
suivante :

n_étage

V = Ft + ∑ Fi
i=1

0,07 × V. T ≤ (0,25 × V) si T > 0,7s


Avec : Ft = {
0 si T ≤ 0,7s

Wi hi
Fi = (V − Ft ) × n_étage
∑i=1 Wi hi

 Distribution horizontale de la force sismique totale (RPA 99/2003 Art 4.2.6)

L’effort tranchant au niveau de l’étage K :


n_étage
Vk = Ft + ∑i=k Fi

Dans le cas de structures comportant des planchers rigides


dans leur plan, est distribué aux éléments verticaux de
contreventement proportionnellement à leurs rigidités
relatives.

Ki Ii
Vi = V. = V.
∑ Ki ∑ Ii

 Application de la méthode :
1- Caractéristique de bâtiment

Bâtiment à usage d’habitation : Groupe d’usage 2


Bâtiment situé à Alger : Zone sismique III
D’après le rapport de sol : Sol ferme (S2)
Système structurelle contreventé par portique
auto-stable selon X, et par voile selon Y

2- Calcule de la période fondamentale de la


structure

Calcul numérique : T= 0,75s


𝟑
Estimation empirique 𝐓 = 𝐂𝐓 𝐡𝐍 = 𝟎, 𝟑𝟒𝐬
𝟒

Ou : 𝐓 = 𝟎, 𝟎𝟗 𝐡𝐍 /√𝐃𝟎 , donc :
Tx = 0,26s ; Ty = 0,34s
Avec :
hN : hauteur totale du bâtiment = 12,24m
D : largeur du bâtiment dans le sens considéré
(Dx =19,9m ; Dy =10,3m)
CT : coefficient (Voir RPA99 Tableau 4.6)
Sens (X-X) : CTx =0,05 (Cas n°3) ;
Sens (Y-Y) : CTy =0,05 (Cas n°4)

3- Condition sur la période fondamentale de la structure


- Retenir dans chaque direction considérée la plus petite des deux valeurs données par les
formules empiriques (RPA 99/2003 Art 4.2.4.2) : Donc : Tx = 0,26s ; Ty = 0,34s

- Les valeurs de T, calculées à partir des formules de Rayleigh ou de méthodes


numériques ne doivent pas dépasser celles estimées à partir des formules empiriques
appropriées de plus de 30% (RPA 99/2003 Art 4.2.4.2) : Condition non vérifier mais

4- Calcul de la force sismique totale

𝐀. 𝐃. 𝐐
𝐕= 𝐖
𝐑

 Coefficient d’accélération de la zone A


Zone sismique III et groupe d’usage 2, donc A =0,25

 Coefficient d’amplification dynamique D :


T2 : Période caractéristique, associée à la
𝟐, 𝟓𝛈 𝟎 ≤ 𝐓 ≤ 𝐓𝟐 catégorie du site (RPA 99/2003 Tableau 4.7)
𝟐
𝐓𝟐 𝟑 T4 =0,4s
𝟐, 𝟓𝛈 ( ) 𝐓𝟏 ≤ 𝐓 ≤ 𝟑, 𝟎𝐬 𝜂 : Facteur de correction d’amortissement
𝐃= 𝐓
𝟐
𝐓𝟐 𝟑 𝟑, 𝟎 𝟑
𝟓 𝛈 = √𝟕/(𝟐 + 𝛏) ≥ 𝟎, 𝟕
𝟐, 𝟓𝛈 ( ) ( ) 𝐓 ≥ 𝟑, 𝟎𝐬 ξ(%) : le pourcentage d’amortissement
{ 𝟑, 𝟎 𝐓
critique (RPA 99/2003 Tableau 4.2)
𝛏 = 𝟕%
Dx = Dy =2,2
 Facteur de qualité Q : 𝑸 = 𝟏 + ∑𝟓𝒒=𝟏 𝑷𝒒
Pq : Coefficient de pénalité (RPA 99 Tableau 4.4) Qx =1,0 et Qy =1,1

 Coefficient de comportement global de la structure R


- Sens (X-X) : (système 1b) Portiques auto-stables avec remplissage en maçonnerie rigide
Rx=3,5
- Sens (Y-Y) : (système 4a) Mixte portiques/voiles avec interaction Ry =5

 Poids totale de la structure W :


𝑊 = ∑𝑛𝑖=1(𝑊𝐺𝑖 + 𝛽𝑊𝑄𝑖 ) (Bâtiment d’habitation, β =0,2)

Plancher courant Plancher terrasse Poids propre (estimé)


G = 5,23 kN/m² G = 5,1 kN/m² Poutres = 400 kN
Q = 2,5 kN/m² Q = 1,0 kN/m² Poteaux =350 kN
Voiles = 420 kN

W= 3*205* (5,23+0,2*2,5) + 205*(5,1+0,2*1,0) + 400+350+420 = 5780 kN


 Effort tranchant total à la base
𝐀. 𝐃. 𝐐 𝐕𝐱 = 𝟎𝟏𝟓𝟕 × 𝐖 = 𝟗𝟎𝟕, 𝟒𝟔 𝐤𝐍
𝐕= 𝐖 → {𝐕 = 𝟎𝟏𝟐𝟏 × 𝐖 = 𝟗𝟗𝟗, 𝟑𝟖 𝐤𝐍
𝐑 𝐲

 Distribution verticale de la force sismique :

Fi,x (kN) Sens (X-X) Fi,y (kN) Sens (Y-Y)


F1,x = 109,27 F1,y = 120,34
𝐖𝐢 𝐡𝐢 F2,x =191,22 F2,y = 210,59
𝐅𝐢 = (𝐕 − 𝐅𝐭 ) × →
∑𝐧_é𝐭𝐚𝐠𝐞
𝐢=𝟏 𝐖𝐢 𝐡𝐢
F3,x = 273,18 F3,y = 300,85
Avec : Ft = 0 F4,x = 333,79 F4,y = 367,60

 Distribution horizontale de la force sismique

𝐧_é𝐭𝐚𝐠𝐞
𝐕𝐤 = 𝐅𝐭 + ∑𝐢=𝐤 𝐅𝐢 avec : Ft = 0
𝐧_é𝐭𝐚𝐠𝐞
𝐌𝐤 = 𝐅𝐭 + ∑𝐢=𝐤 𝐅𝐢 × 𝐡𝐢 avec : Ft = 0
Sens (X-X) Sens (Y-Y)
𝐕𝟏,𝐤 = 𝐅𝟏,𝐤 + 𝐅𝟐,𝐤 + 𝐅𝟑,𝐤 + 𝐅𝟒,𝐤 𝐕𝟏,𝐱 = 𝟗𝟎𝟕, 𝟐𝟕 𝐤𝐍 𝐕𝟏,𝐲 = 𝟗𝟗𝟗, 𝟑𝟖 𝐤𝐍

𝐕𝟐,𝐤 = 𝐅𝟐,𝐤 + 𝐅𝟑,𝐤 + 𝐅𝟒,𝐤 𝐕𝟐,𝐱 = 𝟕𝟗𝟖, 𝟏𝟗 𝐤𝐍 𝐕𝟐,𝐲 = 𝟖𝟕𝟖, 𝟕𝟗 𝐤𝐍

𝐕𝟑,𝐤 = 𝐅𝟑,𝐤 + 𝐅𝟒,𝐤 𝐕𝟑,𝐱 = 𝟔𝟎𝟔, 𝟗𝟕 𝐤𝐍 𝐕𝟑,𝐲 = 𝟔𝟔𝟖, 𝟒𝟓 𝐤𝐍

𝐕𝟒,𝐤 = 𝐅𝟒,𝐤 𝐕𝟒,𝐱 = 𝟑𝟑𝟑, 𝟕𝟗 𝐤𝐍 𝐕𝟒,𝐲 = 𝟑𝟔𝟕, 𝟔𝟎 𝐤𝐍

Sens (X-X) Sens (Y-Y)


𝐌𝟏,𝐤 = 𝐅𝟏,𝐤 𝐡𝟏 + 𝐅𝟐,𝐤 𝐡𝟐 + 𝐅𝟑,𝐤 𝐡𝟑 + 𝐅𝟒,𝐤 𝐡𝟒 𝐌𝟏,𝐱 = 𝟏𝟒𝟐𝟎, 𝟓𝟏 𝐤𝐍𝐦 𝐌𝟏,𝐲 = 𝟏𝟓𝟔𝟒, 𝟒𝟐𝐤𝐍𝐦

𝐌𝟐,𝐤 = 𝐅𝟐,𝐤 𝐡𝟐 + 𝐅𝟑,𝐤 𝐡𝟑 + 𝐅𝟒,𝐤 𝐡𝟒 𝐌𝟐,𝐱 = 𝟑𝟑𝟑𝟐, 𝟕𝟏 𝐤𝐍𝐦 𝐌𝟐,𝐲 = 𝟑𝟔𝟕𝟎, 𝟑𝟐𝐤𝐍𝐦

𝐌𝟑,𝐤 = 𝐅𝟑,𝐤 𝐡𝟑 + 𝐅𝟒,𝐤 𝐡𝟒 𝐌𝟑,𝐱 = 𝟓𝟐𝟒𝟒, 𝟗𝟕 𝐤𝐍𝐦 𝐌𝟑,𝐲 = 𝟓𝟕𝟕𝟔, 𝟐𝟕𝐤𝐍𝐦

𝐌𝟒,𝐤 = 𝐅𝟒,𝐤 𝐡𝟒 𝐌𝟒,𝐱 = 𝟔𝟓𝟖𝟎, 𝟏𝟑 𝐤𝐍 𝐌𝟒,𝐲 = 𝟕𝟐𝟒𝟔, 𝟔𝟕𝐤𝐍𝐦

 Distribution de la force sismique

𝐊𝐢 𝐈𝐢
𝐕𝐢 = 𝐕. = 𝐕.
∑ 𝐊𝐢 ∑ 𝐈𝐢

𝟎, 𝟏𝟓 × (𝟏𝟎, 𝟑)𝟑
𝐈𝐯𝐨𝐢𝐥𝐞,𝐲 = = 𝟏𝟑, 𝟔𝟔𝐦𝟒 → ∑ 𝐈𝐲 = (𝟏𝟑, 𝟔𝟔 × 𝟐) + (𝟎, 𝟎𝟎𝟎𝟔𝟕𝟓 × 𝟏𝟐) = 𝟐𝟕, 𝟑𝟐𝟖𝟏𝐦𝟒
𝟏𝟐

𝟎, 𝟑𝟎 × (𝟎, 𝟑𝟎)𝟑
𝐈𝐩𝐨𝐭𝐞𝐚𝐮,𝐱 = 𝐈𝐩𝐨𝐭𝐞𝐚𝐮,𝐲 = = 𝟎, 𝟎𝟎𝟎𝟔𝟕𝟓𝐦𝟒 → ∑ 𝐈𝐱 = 𝟎, 𝟎𝟎𝟎𝟔𝟕𝟓 × 𝟏𝟖 = 𝟎, 𝟎𝟏𝟐𝟏𝟓𝐦𝟒
𝟏𝟐

Remarque :

- Dans le sens (Y-Y) : vu la grande rigidité du voile, on peut dire l’hypothèse que tout
l’effort dans cette direction est repris par les voiles
- Dans le sens (X-X) : la contribution des voiles à la résistance à l’effort sismique est
négligeable dans cette direction, et l’effort sismique est reparti par les poteaux.
 Sans (Y-Y)

- Effort tranchant à la base du voile du RDC :


𝐕𝐲
𝐕𝐯𝐨𝐢𝐥𝐞𝟏,𝐲 = 𝐕𝐯𝐨𝐢𝐥𝐞𝟐,𝐲 = = 𝟒𝟗𝟗, 𝟔𝟗 𝐤𝐍
𝟐
- Moment fléchissant à la base du voil du RDC :
𝐌𝐲 𝟔𝟕
𝐌𝐯𝐨𝐢𝐥𝐞𝟏,𝐲 = 𝐌𝐯𝐨𝐢𝐥𝐞𝟐,𝐲 = = 𝟕𝟐𝟒𝟔, = 𝟑𝟔𝟐𝟑, 𝟑𝟒 𝐤𝐍. 𝐦
𝟐 𝟐
- Effort tranchant à la base du poteau du RDC :
𝐈𝐩𝐨𝐭,𝐲 𝟎, 𝟎𝟎𝟎𝟔𝟕𝟓
𝐕𝐩𝐨𝐭𝐞𝐚𝐮𝟏,𝐲 = 𝐕𝐲 = 𝟗𝟗𝟗, 𝟑𝟗. = 𝟎, 𝟒𝟒𝟒 𝐤𝐍
∑ 𝐈𝐲 𝟐𝟕, 𝟑𝟐𝟖𝟏
- Moment fléchissant à la base du poteau du RDC :
𝐈𝐩𝐨𝐭,𝐲 𝟎, 𝟎𝟎𝟎𝟔𝟕𝟓
𝐌𝐩𝐨𝐭𝐞𝐚𝐮𝟏,𝐲 = 𝐌𝐲 = 𝟕𝟐𝟒𝟔, 𝟔𝟕. = 𝟑, 𝟐𝟐 𝐤𝐍. 𝐌
∑ 𝐈𝐲 𝟐𝟕, 𝟑𝟐𝟖𝟏

 Sens (X-X)

- L’effort tranchant à la base du poteau du RDC :


𝐈𝐩𝐨𝐭,𝐱 𝟎, 𝟎𝟎𝟎𝟔𝟕𝟓
𝐕𝐩𝐨𝐭𝐞𝐚𝐮,𝐱 = 𝐕𝐱 = 𝟗𝟎𝟕, 𝟒𝟔. = 𝟓𝟎, 𝟒 𝒌𝑵
∑ 𝐈𝐱 𝟎, 𝟎𝟏𝟐𝟏𝟓
- Moment fléchissant à la base du poteau RDC :
𝐈𝐩𝐨𝐭,𝐱 𝟎, 𝟎𝟎𝟎𝟔𝟕𝟓
𝐌𝐩𝐨𝐭𝐞𝐚𝐮,𝐱 = 𝐌𝐲 = 𝟔𝟓𝟖𝟎, 𝟏𝟑. = 𝟑𝟔𝟓, 𝟓𝟔 𝒌𝑵. 𝑴
∑ 𝐈𝐱 𝟎, 𝟎𝟏𝟐𝟏𝟓

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