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MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

UNIVERSITE AKLI MOHAND OULHADJ – BOUIRA


FACULTE DES SCIENCES DE LA NATURE ET DE LA VIE ET DES SCIENCES DE LA TERRE
DEPARTEMENT D’AGRONOMIE

Réf : ……./UAMOB/F.SNV.ST/DEP.AGRO/2019

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES


EN VUE DE L’OBTENTION DU DIPLOME DE MASTER
Domaine : SNV Filière : Sciences Agronomiques
Spécialité : Production et Nutrition Animale.

Présenté par :

SAIKI IBTISSEM
NACEF MERIEM

Thème
Evaluation des performances zootechniques et sanitaires de
quelques élevages du poulet de chair de la région de
« Bouira »
Soutenu le : 06/ 07 / 2019

Devant le jury composé de :

Mme CHERIFI Zakia MCB Univ. de Bouira Présidente

M. ABDELLI Amine MCB Univ. de Bouira Promoteur

M. DOUMANDJI Waffa MAA Univ. de Bouira Examinatrice

Année Universitaire : 2018/2019


Remerciements

Tout d’abord nous remercions le bon dieu tout puissant de


nous avoir accordé le courage pour arriver à finir ce travail.
Un remerciement spécial à notre promoteur M. ABDELLI
Amine qui nous a orienté et dirigé durant cette année et aussi
pour sa compréhension et sa patience avec nous.
A tous les professeurs et les enseignants du
Département Agronomie
A tous les travailleurs de CARRAVIC Ain Aloui – Bouira
pour leurs aides à la réalisation de ce modeste travail
Nos remerciements s’adressent à Mme CHERIFI Z pour
avoir présidé notre soutenance.
Nous remercions également Mme DOUMANDJI W pour
avoir examiné notre travail
A tous ceux qui ont contribué de prés ou de loin à la
réalisation de ce travail de fin d’étude sans oublier tout le
personnel administratif de l’université Akli Mouhand Oulhadj
_Bouira
DEDICACE
Au nom de dieu le tout puissant et le très miséricordieux.par la
grâce duquel j’ai pu réaliser ce travail que je dédie à :
A la personne qui a sacrifié sa vie pour moi et qui a pris le défi pour mes
études, et ma éclairé le chemin de ma réussite,cher père DJELOUL
A la prunelle de mes yeux, celle qui m a soutenu et qui a pleuré pour
qu’elle me voit toujours au sommet, chère mère AMINA
Et je profite de cette occasion pour leur dire que je les aims et je prie dieu
pour leur donner une longue vie pleine de santé et de bonheur.
Ma charmante sœur ZOHRA qui avec patience, tendresse et sacrifice
durant toutes mes études, elle m’a poussé à s’accrocher malgré les obstacles
et à son époux MOULOUD et mes 2 coups de cœur HANAE et ANISS
Merci pour l’amour, la liberté, les autres qualités qui te caractérisent et
qui font de toi la meilleure des sœurs. Que Dieu te bénisse. Je t’aime
NASSIMA
A mon cher mari SAID la source de la force et de la sécurité. Qu’il
Trouve ici un modeste témoignage de tout l’amour que j’ai pour lui, je
t’aime et merci d’être toujours prés de moi.
A ma chère binôme « MERIEM » pour leurs indéfectibles soutiens
qui m a appris le sens de l’amitié, par sa présence à mes cotés été d’une
valeur inestimable.
Son oublier ma belle famille « AOUICHAT »
A ma belle amie que je n’oublierai jamais, « YASSMINE »
SAMIA & NESRINE.
A tous ce que je n’ai pas cités, et à ceux que j’aime et qui m’aiment.

SAIKI IBTISSEM.
Dédicace :

Avant tout je remercie Dieu le tout puissant de m’avoir accordé la foi, le


courage, la santé et les moyens de conception de ce modeste travail.

Je tiens à exprimer mes profonds remerciements aux plus chères personnes à


Mon cœur mes parents

Aucune dédicace ne saurait exprimer mon respect, mon amour éternel et ma


considération pour les sacrifices que vous avez consenti pour mon instruction et mon
bien être. Je vous remercie pour tout le soutien et l’amour que vous me portez depuis
mon enfance et j’espère que votre bénédiction m’accompagne toujours.

Que dieu vous protège

A mon chère mari Raouf

A ma charmante sœur Youssera et mon frère Raouf.

A la prunelle de mes yeux « Ibtissem» que j’adore et à qui je lui souhaite une
vie plain de bonheur.

A tout les membres de ma grande famille.

A mes proches amis(e)s : Noor, Soumia, siham et ma chère Sabrina et a tous mes
amis sans exception.

A toute la promotion 2018/2019.


Résumé

La filière avicole a une importance particulière dans la wilaya de Bouira. L’objectif de


ce travail nous a permis d’étudier les facteurs zootechniques et sanitaires qui peuvent
affecter les performances de poulet de chair dans la wilaya de Bouira. Par conséquent,
ce travail était articulé sur deux parties, une enquête représentée par 30
questionnaires auprès des vétérinaires praticiens. En parallèle, un suivi zootechnique
et sanitaire a été fait au niveau du centre d’élevage d’Ain Laloui pendant 7 semaines.
La combinaison entre le suivi et l’enquête nous a permet de conclure que les éleveurs
de la wilaya de Bouira ont souvent négligé certaines paramètres zootechniques et
sanitaires et notamment le non respect de vide sanitaire, les règles d’hygiène, le
protocole vaccinal et des facteurs d’ambiance. Ainsi, les maladies enregistrées ont été
souvent virales et quand il s’agit des maladies parasitaires, la coccidiose était la
première cause. En effet, les performances zootechniques ont été faibles et le taux de
mortalité était assez élevé en comparant avec les standards.

Mots clés : Suivi, élevage, poulet de chair, performances zootechniques, enquête,


Bouira.
Sommaire :

- Résumé

- Liste d’abréviations

- Liste des tableaux

- Liste des figures

Introduction 01

 Partie bibliographiques.
- CHAPITRE I :

I- L’aviculture au niveau mondiale et national 02

II- Evolution de la production mondiale 02

III- Evolution de la consommation mondiale 03

IV- L’intérêt et importance de l’aviculture en Algérie 04

V- Les souches les plus répondue en Algérie 04

- Chapitre II : technique d’élevage de poulet de chair

I –Définition d’un élevage de poulet de chair 05

II- Gestion des poussins 05

III- Bâtiment d’élevage et équipement intérieur 08

IV-Type de bâtiment 10

V-Conduite d’élevage 16

VI-période de démarrage 20

VII-Période de croissance… 21

VIII-Période d’engraissement(Finition 22

- Chapitre III : principales maladies de poulet de chair

I-Les maladies parasitaires 23

I-1-Les coccidioses 23

II-Les maladies virales 24

II-1- Bronchite infectieuse 24


II-2-Maladie de Newcastle 25

II-3-Maladies de GUMBORO 27

III-Les maladies bactériennes 29

III-1-Colibacillose 29

III-2-Mycoplasmose aviaire 30

 Partie expérimentale
I-Objectif 32

II-Matériels et méthodes 32

A. Enquête 32

B. Suivi 34

1. Lieu et date 34

-Matériel 34

1- Lieu et date 34

-2- Description de centre d’élevage 34

-2-1--Description du bâtiment à l’extérieure 34

-2-2-Description du bâtiment à l’intérieure 35

-3-système d’alimentation 36

-4-Système d’abreuvement 38

-5-Le chauffage 39

-6-Le système d’humidification 40

-7- Le système de ventilation 40

-8-Le système d’éclairement 40

-9 -La litière 41

-10-Les animaux 41

-11-Le matériel utilisé pour les différentes mesures 42


-Méthodes 43

-1-Conduite d’élevage 43

-1-1 Mesures sanitaires ou désinfection 43

-2 Periode d’élevage 44

2-1- Avant l’arrivée des poussins 44

2-2-la mise en plase des poussins 44

-3-La fiche de suivie 46

III-Résultats et discusion :

-Résultats enquete 48

-Discusion enquete enquete 60

-Résultas suivie 62

-Discusion suivie 66

Discussion générale 70

Conclusion et recommandation 73

Références

Annexe
Liste des tableaux

Tableau n°01 : Les principaux producteurs de viandes de volailles dans le monde............ 03


Tableau n°02 : Température d’élevage des jeunes pendant les premières semaines ........... 06
Tableau n°03 : Nombre d’abreuvoirs et de mangeoires pour 500 poulets ........................... 13
Tableau n°04 : Normes d'élevage à respecter durant la phase de démarrage pour 1000 sujets
............................................................................................................................................... 20
Tableau n° 05 : Normes d'élevage phase de croissance pour 1000 sujets ........................... 21
Tableau n°06 : Normes d’élevage à respecter durant la phase de finition pour 1000 sujets
............................................................................................................................................... 22
Tableau n°07 : Les symptômes de la maladie bronchite infectieuse ................................... 24
Tableau n°08 : Les symptômes de maladie Gumboro ......................................................... 27
Tableau n° 09 : Les symptômes de la maladie de colibacillose .......................................... 29
Tableau n°10 : Le plan du vide sanitaire réalisé .................................................................. 43
Tableau n°11 : La norme de densité.....................................................................................45
Tableau n°12 :Programme de prophylaxie médicale réalisé en periode d’élevage
............................................................................................................................................... 46
Tableau n° 13: Le poids para port à l’âge ............................................................................ 47
Tableau n°14: La densité des effectifs para port à la superficie ......................................... 62
Tableau n°15 : Programme lumineux .................................................................................. 63
Tableau n°16: Consommation d’aliment ............................................................................. 64
Tableau n°17 : Gain du poids .............................................................................................. 66
Tableau n°18 : Taux des mortalités cumulés ....................................................................... 66
Tableau n°19 : Taux de mortalité par semaine par sujet ..................................................... 66
Liste des figures

Figure n°01 : la consommation moyenne des viandes par personne dans la période 2014-2016
et la prédiction de la consommation moyenne en 2026. ....................................................... 03
Figure n°02 : Distribution automatique d'aliment pour le poulet de chair ........................... 12
Figure n°03: Chauffage à air pulsé ...................................................................................... 14
Figure n°04: Répartition des poussins.................................................................................. 18
Figure n°05 : Score lésionnel des coccidioses ................................................................... 24
Figure n°06 : néphrite avec hypertrophie rénal à gauche comparer .................................... 25
Figure n°07:hémorragie sévère dans larynx et trachée ........................................................ 26
Figure n°08: Des hémorragies seront observées de la bourse de Fabricius ......................... 28
Figure n°09 : péricardite ...................................................................................................... 30
Figure n°10 : les critères de suivi et ceux de l’enquête........................................................ 32
Figure n°11 : Méthodologie suivie dans le travail d’enquête .............................................. 33
Figure n°12: Bâtiment d’élevage vu de l’extérieur .............................................................. 35
Figure n°13 : Bâtiment d’élevage à l’intérieur .................................................................... 36
Figure n°14 : Mangeoires 1er âge (papier) .......................................................................... 36
Figure n°15 : Mangeoires 1er âge, (plat). ............................................................................ 37
Figure n°16: système d’alimentation chaine (2ème âge) ....................................................... 37
Figure n°17:silo d’aliment.................................................................................................... 38
Figure n°18 : Abreuvoir 1erage............................................................................................ 38
Figure n°19 :Abreuvoir 2eme age........................................................................................... 39
Figure n°20 : Une éleveuse .................................................................................................. 39
Figure n°21 : Humidificateur ............................................................................................... 40
Figure n°22 :système de ventilation ..................................................................................... 40
Figure n°23 : l’éclairement du bâtiment .............................................................................. 41
Figure n°24: type de litière .................................................................................................. 41
Figure n°25 : La pesée.......................................................................................................... 42
Figure n°26 : Thermometre...................................................................................................42
Figure n°27 :préparation du batiment .................................................................................. 44
Figure n°28: les régions d’étude .......................................................................................... 48
Figure n°29: Les souches les plus rencontrés dans les 4 régions ......................................... 48
Figure n°30:Les pathologies les plus rencontrés dans la région de BOUIRA ..................... 49
Figure n°31: Les pathologies les plus fréquentes en fonction de l’âge ................................ 49
Figure n°32: L’apparition de ces pathologies en fonction de la saison
................................................................................................................................ ............... 50
Figure n°33 : Les pathologies les plus fréquentes en fonction les bâtiments d’élevage ...... 51
Figure n°34: Les affections les plus fréquentes ................................................................... 51
Figure n°35 : Les pathologies les plus fréquentes en élevage de poulet de chair................. 52
Figure n°36 : Les différentes bases de diagnostic sur le terrain ........................................... 52
Figure n°37 : Le pourcentage des éleveurs qui respectent le vide sanitaire......................... 53
Figure n°38 : Répartition des durés de vide sanitaire chez les éleveurs .............................. 54
Figure n°39: Réparation du type de constructions des bâtiments d’élevages ...................... 54
Figure n°40:Répartition des élevages selon l’effectif .......................................................... 55
Figure n°41: L’état d’équipement des bâtiments ................................................................. 56
Figure n°42: Litière utilisée ................................................................................................. 56
Figure n°43:L’état de ventilation ......................................................................................... 57
Figure n°44 :L’état de l’hygiène des élevages prélevées ..................................................... 58
Figure n°45 : les déférents types d’aliment utilisés dans les élevages ................................. 58
Figure n°46 : Taux de mortalité dans les élevages enquêtés ................................................ 59
Figure n°47 : Courbe de consommation d’aliment .............................................................. 64
Figure n°48 : Courbe d’évolution du poids (croissance) ..................................................... 65
Liste des abréviations
CA: Consommation d’aliment.
Cm : centimètre.
C° : degré célcuce.
FAO: Food and Agricultural Organisation of the United Nations.
FACCO.:système de détection de la chaleur.
J : jour.
H : heurs.
INSV : Institut National de la Médecine Vétérinaire.
ITELV : Institut Technique des Elevages.
IC : Indice de consommation.
ITAVI : Institut technique de l’aviculture.
GMC : Gain Moyen corporel.
GAC : Groupement agricole centre.
GMQ : Gain moyen quotidien.
g/j/s : gramme par jours par sujet.
GQM : Gain quotidien moyenne.
g : gramme.
Kg : kilogramme.
L : litre.
MADR : Ministre de l'Agriculture et du Développement Rural.
MT : Million de Tonnes.
MADR : Ministère de l’agriculture et de développement rural.
m : mètre.
m² : mètre au carrée.
MT : Million Ton.
mg : milli gramme.
ml : millilitre.
Q.A.C : Quantité d’aliment consommé.
Sem : semaine.
S : sujet.
T° : température.
Introduction

Introduction
Durant cette dernière décennie, la filière avicole algérienne a connu l’essor le plus fulgurant
par rapport les autres filières. L’offre en viandes aviaire est passée de 292.000 tonnes en 2009
à près de 530.000 tonnes en 2017, soit une progression de +180%(MADR, 2018).
L’industrialisation des élevages avicoles en Algérie s’est imposée alors comme une solution
rapide et efficace pour résorber le déficit senti en protéines animales dans le modèle
alimentaire algérien (Kirouani, 2015). La viande du poulet de chair est donc une viande bon
marché et sa production reste un objectif pour une très large majorité des éleveurs. Cette
activité pratiquée à travers le territoire national généré une source financière importante, a-t-il
fait savoir en précisant que la wilaya de Bouira est réputée par sa vocation avicole.
L’importance de la filière avicole dans cette wilaya est traduite par plusieurs centres d’élevage
repro-chair chaperonnés à toutes sortes d’élevage poulet de chair notamment dans les régions
d’Ain Bessam, Sour El Ghozlane et Lakhdaria. Ces centres sont connus pour leur production
des poussins génétiquement améliorés.

Les améliorations génétiques des poulets de chair réalisées au cours des dernières décennies
ont permis d'améliorer considérablement les performances zootechniques et la productivité
permettant une croissance rapide (Hocking, 2014). Cependant, l'expression de ce potentiel
génétique dépend de plusieurs facteurs, ceux qui sont liés aux éleveurs et d’autres qui sont liés
à l’environnement. Pour cette raison, des conditions d’ambiance, d’hygiène, prophylactique et
alimentaire devraient être assurées dans les élevages de poulets de chair pour réaliser leur
potentiel génétique élevé. En examinant le rendement des élevages de poulets de chair, nous
avons déterminé qu'il existe une différence considérable entre le rendement réel sur le terrain
et les objectifs cités dans les guides des souches élevées en Algérie. Ceci peut être expliqué
par le fait que la majorité des élevages sont loin d’être industriels dans leur conduite
(Kheffache, 2005) et leurs conditions zootechniques, sanitaires et environnementales sont
mal maitrisées.

L’objectif de cette étude s’inscrit donc dans la recherche des facteurs qui peuvent influencer
directement ou indirectement les performances des poulets de chair via une enquêtes dans la
région de Bouira en ciblant les vétérinaires dont l'activité principale est l’aviaire. Cette
enquête est combinée empiriquement d’un suivi complet d’un élevage du poulet de chair dans
la même région dont il serait le référent zootechnique et sanitaire.

*MADR 2018 : Ministère d’Agriculture et Développement Rurale.

01
Partie bibliographie Chapitre I

Chapitre I
I -L’aviculture au niveau mondial et national

Les volailles constituent une source de protéine animale appréciable et économique, notamment pour
les pays en voie de développement, ce qui a justifié son développement très rapide sur l'ensemble du
globe depuis une trentaine d'années (Sanofi, 1999). En l'espace de quelques dizaines d'années,
l'élevage fermier et artisanal de caractère traditionnel a été progressivement remplacé par une
véritable activité industrielle, intégrée dans un circuit économique complexe. Les unités avicoles
modernes, dont la taille moyenne ne cesse de croître, s'orientent de plus en plus vers la spécialisation.
Dans ce chapitre, nous avons fait donc le point sur la situation de l’aviculture à l’échelle mondiale et
nationale en mettant en avants l’importance de cette filière surtout en terme socio-économique.

II-Evolution de la production mondiale

Les produits issus de l’élevage avicole représentent environ un tiers des protéines consommées dans
le monde. L’aviculture est l’une des principales sources de production de protéines animales (viande
+ œufs) dans le monde (FAO, 2010). Ainsi, les prévisions de la FAO confirment cette tendance et la
production totale devrait doubler d’ici 2050 pour répondre à une demande croissante. Cette
augmentation de la demande peut s’expliquer principalement par la croissance démographique (plus
de 9 milliards d’habitants en 2050) et par la transition alimentaire des pays en voie de développement
(Afrique et Asie principalement) où la consommation de protéines animales augmente avec les
revenus (FAO, 2006, 2010)

L'élevage du poulet de chair a connu un essor phénoménal, et ceci par l'amélioration rapide des
performances de production d'une part, et l'évolution de la consommation d'autre part. L'âge du
poulet correspondant à 1,8 kg de poids vif a passé de 38 jours en 1994 à 33 jours en 2003, un indice
de consommation de 1,62, et un pourcentage de 18,2 % de viande de bréchet pour 17 % en 1994
(Gonzalez, 2003).

En 2015, la production mondiale de volaille a atteint, selon les estimations de la FAO, 114,8millions
de tonne (tableau 1). Le premier continent producteur de volaille en 2015 reste l’Asie avec 35 % de
la production mondiale (Chine, Inde, Thaïlande, Indonésie). Alors que 20 % de la production
mondiale de volaille est assurée par l’Amérique du Nord (aux Etats-Unis principalement). En 3ème
position vient l’Amérique du Sud qui contribue de 19 % de la production mondiale grâce à la
production Brésilienne.

2
Partie bibliographie Chapitre I

Tableau n°01 : Les principaux producteurs de viandes de volailles dans le monde(FAO, 2016).

Production 2015 Evolution par Prévisionsde


(MT) rapport 2014 production2016
(MT)
Etats Unis 21,2 +2,9 % 21,8
Chine 19,0 +2,8% 18,0
Union Européenne 13,8 +3,8% 14,0
Brésil 13,8 +3,6% 14 ,2
Russie 4,1 +11 ,4% 4,2
Monde 114,8 +3 ,4% 115,8

III-Evolution de la consommation mondiale

Dans le monde entier, la consommation de viande de volaille a augmenté plus rapidement que celle
des autres viandes (Ferrara, 1989). Cette augmentation est justifiée d’une part par le fait que ce
produit n’est pas entravé ni par des interdits religieux, ni par des traditions culinaires. D’autre part, la
préoccupation accrue de ce type de production est dû au fait que les viandes de volailles coûtent
moins cher que les autres viandes (Larbieret Leclercq, 1992). De ce fait et d’ici 2030, la position de
la viande blanche devrait se consolider pour prendre la première place à terme (Chambre
d’agriculture de Bretagne, 2007).La moyenne de consommation mondiale de la viande aviaire par
personne peut augmenter dans au cours des prochaines années de 5% (FA0, 2017) (figure n°01).

Figure n°01 : la consommation moyenne des viandes par personne dans la période 2014-2016 et la
prédiction de la consommation moyenne en 2026 (FAO, 2017).

3
Partie bibliographie Chapitre I

IV-Intérêt et importance de l’aviculture en l’Algérie

La filière "chair" connaît un degré de structuration plus avancé par rapport à la filière "ponte" parce
que la biologie du poulet est rapide 8 semaines, mais la biologie de la poule est très longue 18
semaines. Globalement, des progrès intéressants ont été réalisés dans la satisfaction des besoins
internes en produits biologiques (Ferrah, 1996).Ces derniers sont mis en œuvre que dans le cadre
des systèmes d’élevages familiaux ruraux.

L'aviculture comme la lutte contre la malnutrition urgente des problèmes à résoudre vis-à-vis une
demande en viande toujours croissante. L’élevage avicole présente des avantages qui sont
notamment liés aux :

A. Particularités des volailles (durée du cycle biologique)

L’amélioration génétique est élevée, le renouvellement du cheptel est rapide ainsi que
l’accroissement des effectifs.
Le métabolisme élevé de la volaille permet la transformation des matières d’origine végétales en
protéine animales.
B. Les avantages techniques

Cette production est techniquement réalisable facilement à grande échelle du fait que les normes de
fabrication et de conception des bâtiments, des équipements sont connueset que l’alimentation est
totalement maîtrisée. Les maladies des volailles sont connues et les plans prophylactiques protègent
les élevages avicoles des grandes épidémies. Outre les techniques de conditionnement sont avancées,
il y a lieu de souligner que celles-ci ont donné des résultats appréciables.

C. Les avantages socio-économiques

Au niveau international ce type d’élevage nécessite moins d'investissement que le développement


des élevages ovins et bovins. Il peut favoriser l’intégration des productions végétales locales (orge,
tourteaux, caroubes) à l’échelle de l’exploitation son caractère hors-sol fait que cet élevage n’exige
que peu de place et ne nécessite pas de modification dans le système de culture (Ferrah, 2004).

V-Les souches les plus répondue en Algérie :

Différentes souches existent en Algérie depuis l’indépendance mais trois familles se distingue
précisément (Hubbard, Cobb500, ArborAcres).

4
Chapitre II Technique d’élevage du poulet de chair

I-Définition d’élevage de poulet chair :

C’estuneactivitéaxéeàl’entretienetl’améliorationdesracesdupouletdechairà des fins


économiques et a pour but la production d’une viande blanche destinée à la
consommation quotidienne .L’élevage standard du poulet de chair, consiste à
mener à terme l’élevage des poussins jusqu’à l’âge de l’abattage ,en respectant des
normes d’élevage pour une meilleure croissance (nutrition, densité, température,
éclairage, hygiène et sécurité) et des conditions de préparation du bâtiment et du
matériel.(Anonyme1).

II. Gestion des poussins :


1-Réception des poussins:

Tout le personnel chargé de la mise en place des poussins doit respecter les
consignes de sécurité sanitaire : avoir des tenues et des bottes nettoyées,
désinfectées. Le chauffeur ne doit pas entrer au bâtiment .Il est conseillé d’avoir
un personnel suffisant pour que ce travail se réaliser rapidement.

Lesboitesdepoussinsdoiventêtrerépartiesdansl’ensembledubâtiment:soitlelongdes
lignes des pipettes, soit dans les zones de démarrages. Les boites ne doivent pas
être empilées. Lors que tous les poussins sont rentrés, le bâtiment doit être fermé.

Il faut procéder rapidement aux traitements qui pourraient s’imposer (vaccination


par spray par exemple), puis les boites doivent être vidées sans chute brutale des
poussins pour éviter les lésions articulaires. Avec vérification de l’effectif reçu.
Les boites sont immédiatement ressorties de bâtiment ensuite brûlées si elles
sont en carton.(Hubbard, 2006).

II-2-Gestion des poussins :

II-2-1-Qualité sanitaire des poussins: Il faut choisir des poussins indemnes des
maladies transmissibles des reproducteurs aux poussins. La résistance aux agents
infectieux doit être recherchée.(Boudeghdegh et Bouanaka, 2003).

5
Chapitre II Technique d’élevage du poulet de chair

III- Facteurs du milieu

III-1-Conditions d’élevage :

1/ Température :

La température ambiante d’un poulailler doit être telle qu’elle permette à des oiseaux
dont la température corporelle normale est comprise entre 40 et 41°C de vivre
confortablement sans être obligés de trop manger pour se réchauffer ou de trop boire
pour se rafraîchir. Le jeune oiseau est incapable de survivre sans le secours d’une source
de chaleur extérieure (sa mère ou des éleveuses artificielles) pendant les cinq premières
semaines de sa vie. L’adulte, quant à lui, trouve sa zone de confort idéale entre 15° et
20° C (Solar ; 1983).

Tableau n°02 : Température d’élevage des jeunes pendant les premières semaines
(Solar; 1983)

Age Poussins
Sous élevage Dans la salle d’élevage
er
1 semaine 37°C 30°C
2eme semaine 34°C 27°C
3eme semaine 32°C 24°C
4eme semaine 30°C 22°C
5eme semaine 25°C 18°C

2/ Humidité :

L’humidité de l’air (hygrométrie) ne doit pas être trop forte, car elle générait la
respiration, entraînerait des maladies respiratoires et favoriserait le développement de
tous les parasites (coccidioses, vers, mycoses).Elle ne doit pas être trop faible, ne doit
pas provoquer la dessiccation des tissus, causer de troubles graves (néphrites) ni la
formation exagérée de poussière. L’hygrométrie idéale d’un élevage doit être de 60 à
70%.On réglera cette hygrométrie en intervenant sur la ventilation, sur le chauffage et
sur les sources d’humidité (abreuvoir, litières). (Solar; 1983)

6
Chapitre II Technique d’élevage du poulet de chair

3/ Composition d’air :

- L’air a un rôle majeur : Il apporte l’oxygène nécessaire à la vie et au métabolisme de


la production et la teneur minimum en oxygène est 20 %.

-Il doit évacuer les gaz toxiques résultant de la respiration animale, des fermentations
des excrétas (fientes) et des litières ce sont : le CO2 qui ne doit pas dépasser 0.3 % et la
concentration maximale de l’ammoniac est de 0.3 %.

-Il doit réaliser toutes ces fonctions par des renouvellements permanents.

-Il doit effectuer ces renouvellements à des vitesses qui ne doivent jamais contrarier les
animaux.
-Il doit maintenir une température et une humidité idéale on estime qu’aux basses
températures de l’hiver, le renouvellement doit être de 1m3 par heure et par kg de poids
vif, alors qu’il peut aller jusqu’à 6 à 10 m3/h/kg pendant les journées chaudes de l’été, et
la vitesse de l’air est de : v<1m/s.(Solar ; 1983 )

4/Lumière :

La lumière est importante par son intensité et sa durée journalière, son intensité doit être
modérée. Trop forte, elle excite les poulets, les rend nerveux et entraîne du picage et du
cannibalisme. (Les oiseaux se mangent les plumes et se font des lésions de la peau
jusqu’à la mort). L’intensité de la lumière doit être très faible et la lumière bleutée. Pour
le poulet, elle doit être 3 watts/m2. Il est conseillé d’utiliser des rhéostats afin de donner
aux oiseaux exactement l’intensité lumineuse appropriée et éviter, par exemple, des
picages et du cannibalisme par excès de l’intensité lumineuse (Solar ; 1983).

5/ Bruit :

Les oiseaux destinés à de grandes performances doivent évoluer et vivre dans le calme
et la tranquillité.

On veillera donc à leur éviter au maximum le bruit, l’agitation, les frayeurs et une
compétition trop forte entre les individus d’un même élevage. Pour ce faire, il faut :

- Interdire l’entrée de l’élevage aux animaux d’autres espèces et aux


personnes étrangères à l’élevage :

7
Chapitre II Technique d’élevage du poulet de chair

- A tout changement de densité par mètre carré de sol d’élevage doit


correspondre un changement d’aération, du nombre de mangeoires, d’abreuvoirs
(Solar ; 1983).

III- Bâtiments d’élevage et équipement intérieur :

1 - Bâtiments d’élevage :

1.1 - Implantation :

Chaque éleveur doit savoir que pour construire un bâtiment d’élevage important, il doit
satisfaire à certaines réglementations et certaines déclarations (mairies et direction des
services agricoles). S’il s’agit de bâtiments déjà existants, mais ne servant pas à
l’élevage des oiseaux, il y a également une déclaration à faire. Le bâtiment doit être si
possible éloigné de toute habitation (100 mètres).

Son orientation tiendra compte des vents dominants (perpendiculaire à ceux-ci); il ne


devra pas être, si possible trop éloigné, ni trop proche d’un rideau d’arbres qui risquerait
de couper toute aération et de donner trop de fraîcheur. (Solar, 1983)

1.2 - Isolation du bâtiment et dimensions :

1.2.1 - Isolation thermique :

Il est indispensable que le bâtiment d’élevage, constitue une unité de production isolée,
dont l’ambiance intérieure ne doit, en aucun cas, subir les variations rapides du climat
extérieur. A ce sujet dont il convient d’insister sur son isolation en s’inspirant des
techniques de construction qui le permettent, les murs sont en double murette et le toit
est renforcé par un faux plafond, ce qui évitent les déperditions de chaleur en hiver et
pendant le jeune âge des poussins ainsi que les excès de chaleur au cours des saisons
trop chaudes.

*- Murs : les murs peuvent être en plaque métallique double avec un isolant entre elles ou
bien en parpaing qui est moins coûteux.

*-Toit : il est en plaque métallique avec faux plafond ; à simple ou double pente selon que le
bâtiment est moins ou assez large.

8
Chapitre II Technique d’élevage du poulet de chair

*- Sol : le sol doit être cimenté et doit présenter une légère pente pour faciliter le nettoyage et
la désinfection du bâtiment…

*- Ouvertures :- Portes : le poulailler doit comporter deux portes sur les façades de sa
longueur ; ces dernières doivent avoir des dimensions tenant compte de l’utilisation
d’engins (tracteurs, remorques) lors du nettoyage en fin de chaque bande.

*- Fenêtres : la surface totale des fenêtres doit représenter 1/10 de la surface totale du
sol, il est indispensable que les fenêtres soient placées sur les deux longueurs opposées
du bâtiment pour que l’appel d’air se fasse et qu’une bonne ventilation statique soit
assurée, il est également conseillé que les fenêtres soient grillagées afin d’éviter la
pénétration des rongeurs et des oiseaux sauvages, vecteurs de beaucoup de maladies
infectieuses(Sbaai et Ouail, 2003)

1.2.2 - Dimensions :

*- Surface : La surface du bâtiment est directement fonction de l’effectif de la bande à y


installer. On se base sur une densité de 13 à 15 poulets au mètre carré. La densité à respecter
dépend de l’âge d’abattage. Cela correspond à une production différente en kg/m 2/an. Le
surpeuplement entraîne des conséquences graves : croissance irrégulière ; poulets griffés,
litières croûteuses, coccidioses.(Casting, 1979)

*-largeur du bâtiment : La largeur du bâtiment est liée aux possibilités de ventilation :

- Si on dépasse 8m de largeur, il faut un toit à double pente, avec


lanterneaux ou volets d’aération à la partie supérieure.

- On construit couramment des poulaillers de 8 m, 12 m ou 15 m de


largeur.

*-longueur : La longueur dépend de l’effectif des bandes à y loger.

Exemple de dimensions de poulaillers :

8m de large x 20 m de long pour 1500 poulets (une partie sert de


« magasin » pour les sacs d’aliments).

12m de large x 100m de long pour 10.000 poulets et «


magasin ».(Sbaaiet Ouail, 2003)

9
Chapitre II Technique d’élevage du poulet de chair

1.3 - Densité des volailles :

La densité d’élevage est déterminée par un certain nombre de paramètres qui peuvent
être des facteurs limitants. Isolation du bâtiment, humidité, capacité de ventilation.

1.4 - Ventilation :

 Ventilation statique : (naturelle) :

Dans laquelle les mouvements de l’air sont assurés par les seules forces physiques
naturelles, les poulaillers qui comportent des fenêtres ou des trappes et des cheminées
ou des lanterneaux ont une ventilation statique et sont appelés bâtiments clairs.

 Ventilation dynamique :

Qui utilise la force mécanique de ventilateurs pour puiser ou pour aspirer de l’air. Les
poulaillers qui utilisent la ventilation dynamique totale, sont appelés bâtiments obscurs

Il est toujours impératif d’équiper les bâtiments utilisant la ventilation dynamique de


trappes de secours et de systèmes d’alarme en cas de panne.

La ventilation statique utilise suivant la saison et suivant les vents, une ventilation
latéro-latérale ou une ventilation latéro-centrale basse ou haute.

Dans la ventilation dynamique, l’extraction est préférée à la pulsion. On doit éviter les
courants d’air directs sur les oiseaux, les trop grandes variations de circulation d’air ne
doit pas dépasser 1 m/sec.

- Les variations, suivant les saisons, doivent aller de 1 à 8m3/h par kilo de poids vif.

L’aviculteur a néanmoins un rôle important à jouer dans le réglage des appareils suivant
les saisons.

IV - Types de bâtiments :

 Bâtiments statiques :

Ils sont en général des bâtiments clairs, car la lumière solaire peut entrer par les
ouvertures plus ou moins vitrées.

 Bâtiments dynamiques :

10
Chapitre II Technique d’élevage du poulet de chair

Il y a les bâtiments clairs (vitrés) et les bâtiments dit obscurs, où la seule source de
lumière est la lumière électrique, il faut alors supprimer toute lumière parasite en
utilisant des capots extérieurs devant les ventilateurs et les ouvertures des secours.

Dans les bâtiments dynamiques et obscurs, l’homme est intimement responsable de


l’apport de l’air et de la lumière, il doit donc être très vigilant et suivre à la lettre les
normes de ventilation et de programme lumineux. Ces bâtiments sont plus coûteux dans
la construction et le fonctionnement ; mais ils permettent d’élever plus d’animaux et
donnent à l’éleveur une plus grande maîtrise de l’ambiance par contre toute erreur
devient très lourde de conséquences (Solar, 1983).

IV.1 - Equipement intérieur de la salle d’élevage :

Il s’agit de l’ensemble des instruments et des appareils utilisés pour créer de bonnes
conditions d’élevage. Le matériel doit être de bonne qualité et en quantité suffisante
pour limiter les risques de mortalité en cas de panne et les phénomènes de compétition
entre les animaux (Solar, 1983)

IV.2. - Litière :

La formule classique consiste à mettre en place une litière par chaque bande et à la
sortir seulement au départ de cette bande.Il faut que cette litière soit capable d’absorber
les déjections des volailles qui sont très liquides et que la masse ne soit ni trop sèche
pour éviter la poussière irritant les yeux et la gorge des poulets ni trop humide, car
elle croûterait et favoriserait des maladies. On obtient d’excellente litière avec la tourbe
qui est absorbante, mais un peu trop sèche.

Suivant ; les disponibilités de l’exploitation, on utilisera par ordre de préférence : la


sciure et coupeaux de bois, de la paille hachée, des rafles de mais broyés.

On installe une couche de 20 cm de litière avant l’arrivée des poussins, on peut


l’entretenir si elle apparaît trop humide, on mélangeant 50 g de superphosphate par
mètre carré, ou en la remuant.(Casting, 1979).

IV.3.- Matériel d’alimentation (Mangeoires) :

Deux types de matériels sont obligatoires :

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Chapitre II Technique d’élevage du poulet de chair

- Des mangeoires poussins pour le démarrage autour de l’éleveuse. Ces mangeoires


sont linéaires, en forme de gouttière étudiée pour éviter le gaspillage.

Elles sont munies d’une baguette anti-perchage ou d’un grillage pour empêcher les
animaux de souiller leurs aliments (1mètre de mangeoires double face pour 100
poussins).

-Des trémies circulaires, pour les animaux adultes. Elles permettent une autonomie de 2-
7 jours, ces modèles réduisent les pertes et la fréquence de distribution, ils peuvent être
sur un système mécanique de distribution de l’aliment ; celui-ci est alors amené dans les
trémies par un tube aérien placé assez haut pour que le nettoyage du bâtiment ne
nécessite pas son démontage (1 trémie de 100 litres pour 120 poulets).(Boudeghdegh
et Bouanaka,2003)

Figure n°02: Distribution automatique d'aliment pour le poulet de chair(Boudeghdegh


et Bouanaka, 2003).

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Chapitre II Technique d’élevage du poulet de chair

IV.4.- Matériel d’abreuvement :

Deux types d’abreuvoirs sont utilisés selon l’âge de l’animal :

- Des abreuvoirs siphoïdes remplis manuellement pour les poussins (2 abreuvoirs de


2-5 litres pour 100 poussins).

- Des abreuvoirs linéaires à niveau constant pour les animaux plus âgés. S’il n’est pas
nécessaire d’envisager une mécanisation de l’alimentation, il est préférable d’avoir une
distribution automatique d’eau de façon à ce que les poulets n’en manquent jamais.

Une courte interruption de l’abreuvement à toujours des répercussions sur la croissance


(1 mètre d’abreuvoir double face pour 200 poulets).(Ross, 2010).

Tableau n° 03 : nombre d’abreuvoirs et de mangeoires pour 500 poulets.(Casting, 1979)

Mangeoires de 1m de
Age abreuvoirs
long

10 mangeoires 1erâge
2 premières 5 siphoïdes de 2 à 5
et couvercles de boites
semaines litres.
à poussins

4 siphoïdes de 20litres
De 15 jours à 45 ou 2 mètres 20 mangeoires
jours d’abreuvoirs (poulets)
automatiques.

4 siphoïdes de 20litres
30 mangeoires
De 45 jours à ou 2 mètres
(poulets)ou 10 à 15
l’abattage d’abreuvoirs
trémies de 28litres.
automatiques.

IV.5.- Matériel d’éclairage :

Il est indispensable pour obtenir de bonnes performances, les ampoules doivent être
nombreuses et bien réparties sur toute la surface d’élevage :

- 2 watts / m2 en poulailler obscur.

13
Chapitre II Technique d’élevage du poulet de chair

- 4 watts/m2 en poulailler clair.

Il faut penser à enlever la poussière sur les ampoules de temps à autre et à changer
immédiatement toute ampoule devenue hors d’usage.

Un variateur d’intensité permet le réglage de l’intensité pour le meilleur confort des


oiseaux.

Une horloge coupe-circuit permet d’établir un programme lumineux. (Solar, 1983)

IV.6 - Matériel de chauffage :

Il permet le démarrage des poussins et l’élevage de certains reproducteurs en climat


froid.

Il existe différents types :

*- Appareil à air pulsé :

Principe : pulsion d’air chaud dans le bâtiment.

Avantage : coût de fonctionnement réduit.

Inconvénients : - Investissement élevé.

- Dessiccation de l’air (adapter des humidificateurs à la sortie)

- Refroidissement du bâtiment en cas de panne.

- Entretien hygiénique difficile.

Figure n°03: Chauffage à air pulsé.(Solar, 1983)

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Chapitre II Technique d’élevage du poulet de chair

*- Eleveuses :Les éleveuses au gaz sont les plus employées :

- Eleveuse avec chapeau cloche (au fuel, au charbon, au gaz).

- Radiants (gaz, électricité).

Ces dernières ont de gros avantages :

- Investissement modeste.

- Coût de fonctionnement réduit.

- Réglage facile.

- Pas de panne générale.

- Surveillance très facile des animaux. (Solar, 1983).

*- Normes: (Solar, 1983)

- Eleveuse à gaz : 1 pour 500 poulets.

- Radiant 1.500mth/h : 1 pour 500 poulets.

IV.7. - Matériel de ventilation :

 *- En ventilation statique :

Fenêtres, panneaux ouvrants et lanterneaux.

 *- En ventilation dynamique :

Il faut une régulation automatique suivant la température du local, il faut que


l’extracteur soit adapté à la charge du poulailler et que l’installation soit correcte.
(Solar, 1983)

IV.8. - Matériel de désinfection :

 *- Matériel de nettoyage :

- Appareil à pression d’eau.

- Appareil moto-pompe jusqu’à 60 kg/cm2 de pression.

- Générateur de vapeur sous pression (difficile d’emploi).

 *- Matériel de désinfection :

- Pulvérisateurs agricoles : 3 à 4 kg/cm2 de pression avec solutions antiseptiques.


- Nébulisation (peu employé).

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Chapitre II Technique d’élevage du poulet de chair

 *- Matériel d’hygiène permanent :

- Pédiluves.
- Bottes, blouse ou combinaisons réservées à l’élevage

 *-produits :

Il faut utiliser des produits efficaces, économiques, non toxiques pour les oiseaux,
non corrosif pour le matériel, actifs contre les virus, les bactéries, les moisissures, tel
que :

- Lommasept (pour les locaux vides).

- Prophyl, Iodavic, Misoseptol, Bactol plus ( ND ) M 775 .(Ross, 2010)

IV.9 - Bâtiments annexes :

Tout poulailler doit être réparti en deux parties expérimentales :

L’une pour l’élevage que l’on a vu précédemment et l’autre pour maîtriser


l’élevage et évaluer les résultats de production obtenue.

Pour les bâtiments annexes, on doit avoir :

- Bloc administratif contenant divers services techniques et administratifs.

- Lieu de stockage : surtout l’ensemble de fourniture de première nécessité


(médicaments, ampoules, fils électriques …etc.).

- Incinérateur : c’est le lieu où se font brûler les cadavres morts.

- Groupe électrogène : pour palier aux pannes d’électricité probables. (Boudeghdegh


et Bouanaka, 2003).

V- Conduite d’élevage :

Le poids et l’homogénéité des poussins sont aussi des critères importants .

Si le lot des poussins est composé de parquet d’origine et d’âge différents, les
petits poussins
doiventêtredansunsecteurdebâtimentaudémarrage.Ceciévitel’hétérogénéitéquise
crée très rapidement au démarrage lorsque certains poussins plus petits n’ont pas
un accès suffisantàl’alimentationetàl’eau.(Hubbard, 2006).

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Chapitre II Technique d’élevage du poulet de chair

V.1.Bâtiment:
Danslebâtiment,ondoitvérifierlabonnecohérencedessondes,desthermomètresde
contrôle, lesécartsdetempératureetl’hygrométrie.(Hubbard, 2006)
Techniques de pesée:
 Automatique:
Lecontrôledepoidspeutêtrepermanentlorsquedessystèmesautomatiquesde
peséesontmisenplace.

L’utilisationdecesappareilsdoitêtretrèsbiencontrôléecarleurfiabilitépeutêtreréduit
e notamment pour les lots hétérogènes et en fin d’élevage lorsque les animaux
s’alourdissent et sont moins mobiles. Ainsi le nombre d’oiseaux pesés
automatiques diminue avec l’âge et
lesrisquesd’imprécisionpeuventdoncaugmenter.Ilapparaitégalement.

 Manuelle:
Lapesées’effectuetouslescinqjours.Elledoitêtrefaiteavecunparcoùtousles
oiseauxdoiventêtrepesés(aumoins100à150poulets).Enfind’élevage,sileslotssont
hétérogènes, la pesée et la prévision de poids d’abattage deviennent difficiles. Il
sera nécessaire de parquer et peser 100 poulets dans des endroits différents du
bâtiment, en les
manipulantparlesdeuxpattesavecsoinafindelimiterlestress.(Hubbard, 2006)

17
Chapitre II Technique d’élevage du poulet de chair

V.2. Distribution des poussins:


• Faireuntriagetoutenéliminantlessujetsmorts,malades,àfaiblepoids,chétifsou
présentant des malformations (bec croisé, ombilic non cicatrisé, abdomen
gonflé, pattes mal formées….).
• Déposer soigneusement les poussins dans la garde sans chute brutale. Remettre
la lumière au maximum quand tous les poussins ont été déposés.
• Observer le comportement des poussins (répartition, pépiement, attitude, activité
aux points d’eau).

• La répartition des poussins(Figuren°04)donne une idée sur le respect des


certaines normes d’élevage (température, ventilation, lumière, nombre et
répartition des points d’eau et d’aliment).

Figure n°04: Répartition des poussins. (Anonyme 4)

Lespoussinssontincapablesderéglerleurpropretempératurecorporellejusqu’à
atteindrel’âgede12-14jours;pourtant,ilsontbesoind’unetempératureoptimaledansle
bâtiment.Al’arrivéedupoussin,latempératuredusolestsiimportantequel’air,d’oùla
nécessité de préchauffer le

18
Chapitre II Technique d’élevage du poulet de chair

bâtiment. La température et l’humidité relative doivent se stabiliser, au moins 24 heures


avant de recevoir le lot. On recommande les valeurs suivantes

Température de l’air : 30°C (mesurée à la hauteur du poussin, dans l’aire des


mangeoires etabreuvoirs)
• Températuredelalitière:28-30°C

• Humidité relative :60-70%

Ces paramètres doivent se contrôler régulièrement pour s’assurer un environnement


uniforme dans toute la zone d’élevage, sachant que le meilleur indicateur de la
température c’estlecomportementdesoiseaux.(Anonyme5)

Distribuer l’aliment 3 heures après la mise en place des poussins.


Réaliserletestdujabotetdespattes3heuresaprèsladistributiondel’alimentsurun échantillon
de 100 sujets pris individuellement. Des pattes froides et du jabot videsse manifestent
par l’apparition des problèmes sanitaires, des retards de croissance, des
mortalitésélevées.

• Silespattessontfroides,lesproblèmessont:dansl’isolation,températuredusoletde la
litière, courant d’air, préchauffage insuffisant, conditions de déchargement et de
transport.

• Silejabotestvidesoit:Unmanquedepointsd’eauetd’aliment,poussinsstressésou
malades, manque ou excès de chaleur, matériel inadapté mal réparti ou
inaccessible, trop forte densité, forme et qualité de l’aliment, mauvais
éclairage.(Azeroul,2010). Suite à ces problèmes, on procède alors aux
traitements éventuels : vaccination par spray par exemple.(Azeroul,2010).

V-3-Fiches d’élevage:
Pour une meilleure gestion de l’unité, l’éleveur doit observer et noter tous les
événementsetremarquersuruntableaudebordappeléfiched’élevage.Cettefichedoit
comporter les renseignementssuivants:
L’effectifdespoussinsreçus,datederéception,soucheetorigine.

Quantitéd’alimentreçue,datederéception,natureetorigine.

Lamortalitéjournalièreetcumulée.
Le nombre detri.

19
Chapitre II Technique d’élevage du poulet de chair

Le poids desanimaux.

Laquantitéd’alimentetd’eauconsommée.

Latempératureminimaleetmaximale.

Lestraitementsetvaccinations:date,doseetmoded’administration.

Prélèvementsdeséchantillonspourfind’analyseaulaboratoire.
Toutesanomaliesconstatées(Anonyme4).

VI. -Période de démarrage : Elle dure de 10 à 15 jours :

VI.1. - Qualités du poussin : Elle s’apprécie par quelques critères à savoir :

- sa vivacité.
- Son pépiement.
- Son ambiance.
Le poids au moyen est de 35 g à la sortie de l’éclosion. Par contre, il faut regrouper dans une ou
plusieurs éleveuses les poussins qui ont des performances touts à fait acceptables, alors que mélangés
aux autres, il serait la cause d’une hétérogénéité persistante (Ross, 2010).

VI.2 - Densité d’élevage :

Elle est déterminée par un certain nombre de paramètres qui peuvent être limitant :

- isolation du bâtiment.
- humidité ambiante.
- capacité de ventilation.
*- Les soins au démarrage : le local doit être prêt 36 heures avant l’arrivée des poussins une chute
lors des déchargements de plus de 60 cm, peut entraîner des lésions articulaires et tout retard à
l’installation des poussins affectera les performances ultérieures (Ross, 2010)

VI.3. - Disposition du matériel au démarrage :

Le petit matériel doit être judicieusement disposé pour respecter les contraintes thermiques du
poussin, il convient de noter qu’il est préférable de multiplier les sources de chaleur qu’augmenter la
puissance des radions.

20
Chapitre II Technique d’élevage du poulet de chair

VI.4 - Normes d’élevage :


Les normes à respecter durant cette période sont représentées dans le tableau N° 04

Tableau n°04 : Normes d'élevage à respecter durant la phase de démarrage pour 1000 sujets (Booran,
1986).

Nombre de mangeoires 20 linéaires de 1 m


Nombre d’abreuvoirs 10 siphoïdes de 5 l
Type d’aliment Anti-stress démarrage

T° Sous éleveuse 32° à 35° C


- Ambiance 28° à 30° C
2 éleveuses d’une capacité
Nombre d’éleveuse
de 500
Humidité 60 -70 %
Minimum 15/m2
Densité
Maximum 25/m2
Eclairement 3 w/m2

VII - Période de croissance


Elle dure en moyenne 30 jours (4 à 6 semaines). Les normes à respecter durant cette période sont
représentées dans les tableaux suivants:

VII-1 –Normes d’élevage :

Tableau n°05: Normes d'élevage phase de croissance pour 1000 sujets. (Booran, 1986)

Nombre de 25-30 nourrisseurs de 30 L trémies


mangeoire
Nombre d’abreuvoir 4 linéaires à double face de 20 L
Type d’aliment Croissance
T° - sous éleveuse 22 °c à 28 °C
- Ambiante 20 °c à 24 °C
Humidité 60% à 70%
Densité Maximum 15/m2Maximum 10/m2
Eclairement 3w /m2

21
Chapitre II Technique d’élevage du poulet de chair

VIII – Période d’engraissement (Finition) :


Elle dure approximativement 15 jours et s’étale selon la durée de l’élevage, qui
est en fonction de l’âge d’abattage, lequel est en rapport avec l’indice de
croissance, il est donc du 40 à 50 jours pour les souches prolifiques ou du 65-70
jours pour les moins prolifiques.

VIII.1 - Normes d’élevage :

Afin de permettre aux éleveurs la bonne finition du poulet, et son orientation,


des normes ont été établis qui est représentées dans le tableau suivant:

Tableau n°06 : Normes d’élevage à respecter durant la phase de finition pour


1000 sujets. (Boudeghdegh et Bouanaka, 2003).

Nombre de mangeoire 25-30 nourrisseurs de 30 L


Nombre d’abreuvoir 3 linéaires à double face de 2m de
long
Type d’aliment Finition
T° 18 °c à 20 °C
Humidité 60% à 70%
Densité Maximum 10 poulet m2
Eclairement 3w /m2

22
Chapitre III Principales maladies de poulet de chair

Chapitre III : Les principales maladies de poulet chair :

I-Les maladies parasitaires


I-1-Les coccidioses
Les coccidioses sont des affections extrêmement répandues en aviculture, elles constituent menace
permanente. La coccidiose est une maladie qui résulte de la rupture de l’équilibre entre l’hôte, le
parasite et l’environnement. Les coccidioses sont des Eimeriosesdues à plusieurs espèces de
coccidioses du genre Eimerie (le seul observe chez les volailles), protozoaires qui se développent au
niveau de tube digestif de l’hôte. Les coccidioses déterminant chez les volailles des maladies très
graves, en raison de leur évolution souvent mortelle et de leur extension à de nombreux sujets. Les
pertes économiques les plus importantes concernent la production des poulets de chair, le coût de
coccidiose reste très important (Misima, 2004).
1.2. Les symptômes et les lésions
1.2.1. La coccidiose caecale
E.tenella : la plus grave des espèces, entraine une coccidiose aigue caractérisée par une typhlite
hémorragique. La mortalité est de 20% ou plus. En 2 à 3 jours, les volailles ne mangent plus et ne sr
boivent plus et l’amaigrissement n’est jamais rattrapé.
1.2.2. La coccidiose de duodénum et jéjunum
E.acervulina : se développe li long de l’intestin, surtout dans le duodénum avec des lésions
blanchâtres soit en petites plaque rondes, soit en plaque allongé, soit en cheptel. Ces lésions sont
associées aux formes sexées (gamètes, oocytes). Dans les cas graves, la muqueuse est hémorragique
due aux formes asexuées.
1.2.3. La coccidiose de l’intestin moyen et terminale
- E.necatrix : entraine une coccidiose suraigüe avec diarrhée sanguinolente et une mortalité élevée
.Al autopsie, on observe un ballonnement intestinal, des pétéchies puis des points blancs jaunâtres
sur la séreuse, une congestion, des hémorragies et nécrose de la muqueuse.
- E.maxima : peut provoque des coccidioses plus on moins grave avec parfois une entérite
hémorragique, un ballonnement, un épaississement de la paroi intestinal et présence d’un mucus
brun orangé.
- E.brunrtti : touchela2eme moitié de l’intestin, la paroi s’amincie et se congestionne, les lésions
hémorragiquesont visibles sur la séreuse. (Misima 2004).

23
Chapitre III Principales maladies de poulet de chair

E.maximaE.acervilinaE.tenellaE.necatrixE.brunetti
Figure n°05 : Score lésionnel des coccidioses (AAAP).

1.3. Prophylaxie :
Aucune méthodeactuellement disponible ne permet de contrôler parfaitementceparasitisme.
Par ailler certains ne sont pas applicables dans certains cas : la chimio préventionn’est pas autorisée
chez la poule en ponte du fait du passage éventuel de résidusdans l’œuf, l’élevage sur la litière
permanente ne permet pas d’appliquer certainsmesures de désinfection et d’assurer un vide sanitaire
du bâtiment. (Frittzceche et Gerreits 1965).

II.les maladies virales :


II.1.Bronchite infectieuse :
Maladie infectieuse contagieuse due à un coronavirus affectant la poule, elle occasionne des
pertes économiques en provoquant des signes respiratoires a l’origine de retard de croissance chez le
poulet de chair et une chute de ponte chez les pondeuses. Elle provoque des pertes économiques
importantes beaucoup pluspar la morbidité qui l’accompagne que par la mortalité qu’elle provoque.
(Anonyme, 2006).
II-1-1- Symptômes :
La maladie affecte les oiseaux de tout âge mais s’exprime différemment après une court
incubation (20 à 36 heurs) caractérisé par plusieurs formes : (Villat 2001).

Tableau n°07 : les symptômes de la maladie bronchite infectieuse.(Villat 2001).


Forme respiratoire Forme rénale
Râle, toux, éternuement Une néphrite associée a une urolithiase,
Abattement frilosité, soif intense.
Jetage sero-muqueux
Conjonctivite, sinusite

24
Chapitre III Principales maladies de poulet de chair

II-1-2-les lésions :
II-1-2-1- Lésion de l’appareil respiratoire :
L’ouverture de la trachée et des bronches révèlera quelques pétéchies, jamais d’hémorragie,
contrairement à la laryngotrachèite infectieuse. Au bout de quelques jours d’évolution, les voix
aérophores, les sinus et les sacs aériens sont remplis d’un enduit catarrhal puis muqueux voir
mucopurulent en cas de surinfection bactérienne. (Villat.D, 2001)
II 1-2-2- Lésion de l’appareil rénale :Elles sont caractérisées par la présence des cristaux d’autres
au niveau des tubules rénaux, avec des lésions dégénératives granulaires et une de l’épithélium
intestinal. (Venne D et al 2001) Avec le rien normal à droite (JP Picault Anses-Ploufragan)

Figure n°06 : néphrite avec hypertrophie rénal à gauche comparer (JP Picault Anses-Ploufragan)

II -1-3- Prophylaxie :
II -1-3-1. Sanitaire :
Toutes les mesures sanitaires sont d’actualité mais insuffisante. il faut les optimiser par une
prévention médicale.
II 1-3-2- Médicale :
La maladie naturelle confère une bonne immunité. On est donc en droit d’attente une
protection immunitaire des vaccins a virus vivant atténués ou à virus inactivés, il faut également
prendre en compte les variant circulant dans un secteur géographique donné pour adapter les
valences vaccinalesutilisées dans les programmes de prophylaxie médicale (Villat, 2001)

II-2-Maladie de Newcastle :
La maladie de Newcastle est une maladie infectieuse très contagieuse, affectant surtout les
oiseaux et particulièrement les gallinacées. Provoqué par le paramyxovirus aviaire de type 1(PMV1)
de la famille des paramyxoviridea genre Rubulavirus. D’ aprèsluthgen (1981) le NDV (Newcastle
disease virus) affecte au moins 117 espèces d’oiseaux appartenant à 17 ordres. (Villat, 2001).

25
Chapitre III Principales maladies de poulet de chair

Cette maladie a été diversement nommée « peste aviaire atypique, pseudo peste aviaire,
maladie de Ranikn et pneumo-encéphalite… » Et a été souvent confondue avec la peste aviaire, mais
c’est l’appellation de « Newcastle » qui à fini par être adopté mondialement. . (Brion., 1992)

II 2-1- Les symptômes et les lésions :


Il existe 5 pathotypes. Les souches méso gènes causent chez les poulets adultes une
dépression subite et l’anorexie. Chez les jeunes poulets et les poussins, la mortalité est parfois
élevées peut atteindre 50%, elle est précédées de trouble respiratoires graves et de trouble nerveux
centraux, les souches vélo gènes causent jusqu'à 1OO% de mortalité ,les signes cliniques observés :
dyspnée , diarrhée importante, conjonctivite, paralysie suivie de la mort en 20 à 30 jours ,parfois
cyanose et un gonflement périscolaire
Ventricule succenturié (les papilles glandulaires sont décapées surtout à la jonction œsophagienne
pro ventriculaire).
Au niveau du gésier, hémorragie de la couche cornée.
Au niveau de l’intestin : pétéchies reparties le long de la muqueuse intestinale.
Autres tissus : le cœur, la séreuse, la trachée etc. …….

Figure n°07:hémorragie sévère dans larynx et trachée (HL Shivaprasad).

II2-2- Prophylaxie :
II2-2-1- Sanitaire :
Si un foyer infectieux, les seules moyennesdelutte efficaces sont :
Abattage total des oiseux (destruction des cadavres et des œufs qui seront conduit au centre
d’équarrissage désigné).
Désinfection des bâtiments et des matérielles d’élevage, destruction des litières (incinération a la
chaux vivre)

26
Chapitre III Principales maladies de poulet de chair

Interdiction de l zone contaminée éviter la propagation du virus par tous les vecteur possibles.
(Dominique ballon, 2011)

II -2-2-2- Médicale :
La prophylaxie médicale basée sur la vaccination systématique dans les levages avicoles, est la seul
méthode de lutter contrôle maladie de Newcastle, les vaccins à employer sont les suivant :
La souche hitchner B1 (HB1) peut provoquer d’éphémères réaction vaccinales elle est
universellement utilisée en primo-vaccination IA souche la sota ; utilisée dans l’eau de boisson chez
les poulets de chair, elle est moins atténuée pour le genre GALLUS que HB1 et peut entrainer des
troubles respiratoires sur des animaux sains.
La souche VG/GA ; c’est souche vaccinale entérotrope, administrée dans l’eau de boisson ou en
nébulisation (Dominique ballon, 2011).

II-3-Maladie de GUMBORO :
La maladie de Gumboro ou bursite infectieuse à été décrite pour la première fois aux USA,
près du village de Gumboro dans le Delaware, c’est une maladie virulente, contagieuse, inoculable
caractérise par son début soudain, son évolution foudroyante, sa mortalité est immédiatement élève,
la destruction des lymphocytes dans la bourse de Fabricius et autres formation lymphoïdes. (Gordon
R.F. ,1979)
II-3-1. Les symptômes :
Tableau n°08 : les symptômes de maladie Gumboro. (D.Villat 2001)
Forme immunologique (moins de 3 Forme aigue classique Forme atténuée
semaines)
.C’est une forme subclinique de La mortalité est élevée (prés Ce sont des formes
traduction paradoxale .elle est due de 100%), morbidité 30% atténuées de la forme
à l’action immunosuppressive du Anorexie, abattement, aigue sur des poussins de
virus qui détruit les lymphocytes B. diarrhée blanchâtre profuse, plus de 6 semaines. .
elle se traduit par retards de soif intense, ébouriffement
croissance, des échecs de des plumes.
vaccinaux ou par l’apparition de
pathologies intercurrente.

27
Chapitre III Principales maladies de poulet de chair

II -3-2- Les lésions :


- Hémorragie surtout au niveau des muscles pectoraux, parfois sur le myocarde et la masse
viscérale
- Bourse de Fabricius hypertrophiée puis atrophiée avec un contenu caséeux (jeaneB.Picaux
1998)

Figure n°08: Des hémorragies seront observée dala bourse de Fabricius (HL Shivaprasad).

II-3-3-Prophylaxie :
II-3-3-1- Sanitaire :
 Elle doit être rigoureuse
 Désinsectisation
 Désinfection
 Nettoyer
 vide sanitaire
II-3-3-2- Médicale :
Une bonne protection des poussins passe par le vaccin de parents car les anticorps maternelles
persistent 4 a 5 semaines si les poules sont bien vaccinées dans ces transmission immunitaire
maternelle persiste pendant tout la ponte. Caséeux (JeaneB.Picaux 1998)
Une poule mal vaccinée = 160 poussins mal protégés, il faut chercher à obtenir des poussins un
niveau immunitaire élevée uniforme. (Vinde Vogel, 1992).
Les poussins à taux d’anticorps bas = lots hétérogènes a vacciné. (Dominique Ballon, 2011)

28
Chapitre III Principales maladies de poulet de chair

III Les maladies bactériennes :


III –1- Colibacillose :
Plusieurs stéréotypes spécifiques d’E. Coli sont responsables de troubles divers chez les oiseaux :
infections intra vitellins, septicémies du poussin, omphalites, péricardites, péritonites, salpingites,
coli granulomatose, arthrites…Elle représente souvent chez les poulets de chair une complication
d’une infection mycoplasmiqueou virale (Anonyme ,2008).
III -1-2- Les symptômes :
La colibacillose respiratoire et le coli septicémie, représentent une dominante pathologique chez
les poulets de chair élevée industriellement présent trois formes à savoir. (Le Coanet J, 1992)

Tableau n°09 : les symptômes de la maladie de colibacillose :(Le Coanet J, 1992)


Forme aigue Forme subaigüe Forme congénital

-elle affecte surtout le poulet -Elle touche surtout sujet -provoque chez les poussins de
âgé de 3 semaines. âgée de 3 a 12 semaines. la mortalité embryonnaire (15 à
-inflammation occlue nasal. -Toux dyspnée, 20 % et des mortalités en
dyspnée, hyperthermie éternuement. coquilles (3 à 5% ).
anorexie, perte de poids. -Déformation de sinus infra-
orbitale (gonflement de la
tète).
-la morbidité est importante
et la mortalité de 10 a 15 %

III-1-3- Les lésions :


Les lésions sont souvent spectaculaires d’ovo-Salpingite et de péritonite. Chez les poussins
lès lésions peuvent évoquer celle de la pullorose : Omphalites. - Rétention du sac vitellin. - Foyer de
nécrose hépatique. - Arthrites. - Péritonite. Dans la marche très rapide de la maladie, les lésions
peuvent être que septicémique la congestion, les pétéchies se voient dans tous les organes, mais de
préférence dans les grandes séreuses, l’intestin, le myocarde, les reins, les muscles pectoraux.
(Villat, 2001).

29
Chapitre III Principales maladies de poulet de chair

Figure n°09 : péricardite (P Baloche - Ani-Medic).


III -1-4-Prophylaxie :
III 1-4-1- Sanitaire :
Elle vise à lutter contre toute les sources de contamination, les vecteurs animés ou inanimés et
les vecteurs favorisants.
Les rongeurs commensaux des volailles sont des «réservoirs» de colibacille virtuellement
pathogène est doit être systématiquement combattus.
III -1-4-2-Médicale
Il existe un vaccin inactivé commercial destiné aux pouls reproductrice permettrait d’après
l’indication de fabricant d’apporter une protection passive aux poussins issus à condition que le
colibacille responsable de la pathogénie soit le plus homologue possible de ceux du vaccin.
Les autovaccins inactivés permettent d’utilisé la souche isolé dans l’élevage concerné est sont
efficaces dans la prévention des colibacilloses en ponte, voire en thérapeutique.(Dominique Ballon,
2011).

III- 2-Mycoplasmoses aviaire


Les mycoplasmoses aviaire sont des maladies infectieuses, contagieuses, qui affectent les
poules et la dinde ainsi que de nombreuses autres espèces. Elles sont responsables de très graves
pertes économiques. Elles résultent de l’infection des oiseaux par des mycoplasmes associés ou non
à d’autres agents pathogènes et sont favorisées par les stress biologiques ou liées aux conditions
d’environnement (Seddi W, Didani ,2016). Les espèces les plus pathogènes sont :
Mycoplasmagalisepticum, Mycoplasma synovie, puis viennent en fonction des circonstances : M.
méléagrides, M. Lowae. (Villat. 2001).
III-2-1-Les symptômes
La période d’incubation voisine à 5 à 10 jours. L’infection par MG peut rester subclinique ou
se limiter à une simple séroconversion. Dans d’autres cas, elle provoque des symptômes respiratoires

30
Chapitre III Principales maladies de poulet de chair

qui comprennent principalement du coryza, des éternuements, du jetage et de la dyspnée : les oiseaux
les plus atteint restent prostrés, le bec ouvert.
La maladie évolue généralement de manière insidieuse et progressive dans l’élevage, sans
aucune tendance à la guérison. Cependant le développement de l’infection peut être brutal sous
l’effet d’un stress important, certaines souches de MG isolées chez la poule ou chez la dinde
montrent une transmissibilité plus faible et le développement dans l’élevage de l’infection par ces
souches est plus lent. (Villat, 2001).

III-2-2- Les lésions :


Les lésions peuvent se limiter au début de l’infection à la présence d’une quantité importante
de mucus ou à une inflammation catarrhale des premières voies respiratoires, et un œdème des sacs
aériens. Puis une inflammation fibrineuse des sacs aériens et de différents organes internes
(péritoine, capsule hépatique) peut être observée.
Les lésions d’appareil respiratoire sont parfois sévères chez les oiseaux représentant peu de
signes cliniques. Leur intensité dépend des germes de complication de la mycoplasmose. Des lésions
de tènosynovite, d’arthrite ou salpingite caséeuse sont parfois observées lors d’infection par des
souches à tropisme articulaires ou génitaux plus marqué. (Seddi ,Didania 2016).

III-2-3-. Prophylaxie :
III -2-3-1- Sanitaire :
Les techniques de contrôle employées doivent tenir compte de la persistance des
mycoplasmes dans l’environnement des poulaillers. (Maoris, 2001)
Des barrières sanitaires très strictes doivent dance être mise en place : opération de
désinfection, vide sanitaire, mesure d’isolement de protection de l’élevage, d’hygiène générale et de
bon conduit d’élevage.
III-2-3-2- Médicale :
La vaccination peut être utilisée comme moyen de prévention des mycoplasmes aviaires
Causé par à M. gallisepticum mais ne permet pas d’éliminer l’infection. (Maoris, 2001).

31
Partie expérimentale matériels et méthodes

I. Objectif

Notre travail est consacré à une d’étude d’évaluations des performances zootechnique et
sanitaire dans un élevage de poulet de chair et leur relation dans l’apparition des maladies
aviaires ,dont l’objectif général vise une augmentation de la productivité à travers
l’amélioration des performances zootechniques et sanitaires. Pour répondre à cet objectif et
afin d’établir un protocole de travail réalisable dans nos conditions de terrain l’étude
expérimentale se conduite suivant deux axes : le premier consiste à la un suivi complet d’un
élevage, le second porte sur d’une enquête. La combinaison d’enquêtes et de suivi d’élevage
est intéressante en ce sens qu’elle permet d’adjoindre à des données d’enquête de fiabilité
aléatoire, basées sur des vétérinaires praticiens spécialisés dans le domaine aviaire et des
résultats de suivi des sujets nettement plus réels et précis. Les deux aspects du travail
(enquêtes et suivi) fournissent alors une vision plus globale et correcte du fonctionnement des
élevages.(figure n°10).

SUIVI ENQUETE
Echantillon élevé mais
Echantillons faible mais
hétérogène
homogène
Critère aléatoire : +++
Critère aléatoire : - /+
Précision d’information : +/-
Précision d’information : +++
Condition d’élevage : homogène
Condition d’élevage : hétérogène

Combinaison empirique
entre l’enquête et le suivi

Figure n°10 : les critères de suivi et ceux de l’enquête

II-Matériels et méthodes

A. Enquête

L’enquête est menée entre Mai et Juin 2019. L’échantillon est constituédes vétérinaires dans
des communes connues par leur potentiel concernant l’élevage avicole. Un échantillon de 30
vétérinaires connus par leur vocation dans le domaine aviaire enquêtés est suffisant pour
obtenir des informations. De façon générale, le questionnaire de l’enquête a fait appel pour la

32
Partie expérimentale matériels et méthodes
majorité des questions au système de choix multiples (annexe 01). Le vétérinaire n'ayant qu’à
cocher la case correspondante à son choix, ce système présent l’intérêt de permettre une
meilleure compréhension de l’aspect zootechnique et sanitaire des élevages de poulet de chair.
La méthodologie suivie pour l’établissement de questionnaire est décrite dans la (figure n°11).

Figure n°11 : Méthodologie suivie dans le travail d’enquête.

Les réponses sont retenues lors du dépouillement des questionnaires et qui est réalisé en trois
étapes :
•constitution d’une base de donnée sous la forme d’un fichier de type tableur
•définition des variables caractéristiques des règles de conduite d’élevage
•analyse statistique des données

33
Partie expérimentale matériels et méthodes

B. Suivi
1. Lieu et date
Notre travail a été réalisé pendant la période du février 2019 au Mai 2019. Le suivi a été fait
relativement à cet objectif dans le centre d’élevage de CARRAVICAïnLaloui. Cette dernière
est une filière appartient au GAC ORAC ‘ groupe avicole centre’. Le suivi d’élevage a été
basé sur des visites et rapports journaliers, qui nous ont permis d’avoir des informations sur
tous les points importants à cet élevage.

II-Matériel et méthodes
Matériel :
1- Lieu et date

Notre travail a été réalisé pendant la période du 15 Mars 2019 au 11 Mai 2019 pour le suivi,
et dans la période allant du moi Mai au moi de Juin 2019 pour l’enquête. Le suivi a été fait
relativement à cet objectif dans le centre d’élevage de CARRAVIC AïnLaloui. Cette dernière
est une filière appartient au GAC ORAC ‘groupe avicole centre’. Le suivi d’élevage a été
basé sur des visites et rapports journaliers, qui nous ont permis d’avoir des informations sur
tous les points importants à cet élevage.

2- Description de centre d’élevage

La superficie de l’exploitation est 24300 m².


Le centre d’élevage est constitué de :
Bâtiment d’élevage

2-1--Description du bâtiment à l’extérieure :

La description des bâtiments (Figure n°12) a porté essentiellement sur : l'implantation,


l'orientation, les dimensions, la conception et l'isolation thermique, les ouvertures,
l'environnement immédiat et l'équipement en matériel d'élevage. Le centre d’élevage est
composé de 4 bâtiments espacés entre eux d’une distance 15 mètres de longueur 90 mètres sur
une largeur de 15 mètres. Le bâtiment présente deux accès :

-Une porte d’accès aux ouvriers (2 m de hauteur et 1 m de largeur).


-Une porte d’accès aux engins (tracteurs, remorques …) avec une hauteur de 2 m et une
largeur de 4 m.

34
Partie expérimentale matériels et méthodes

Figure n°12 : Bâtiment d’élevage vu de l’extérieur (photo personnelle).

2-2-Description du bâtiment à l’intérieure :

A l’intérieur du bâtiment, les murs sont composés d’une double couche de métal entre elle est
insérée une couche d’isolant d’une matière de laine de verréevoie de disparition. En effet, ce
matériel permet la résistance au feu et à l’humidité, aux dégâts des rongeurs et des insectes, à
la pression lors de lavage. Les fibres minérales (laine de verre et laine de roche) sont utilisées
en isolation de toiture entre les matériaux de couverture et sous plafond intérieur(Nicolas,
2007).

Le toit est de la même composition que les murs et avec une simple pente. Le sol est cimenté
légèrement surélevé pour permettre une bonne évacuation des déjections lors du nettoyage et
la désinfection. La composition de la litière, et l’étendue de sa couche d’épaisseur doit être
respectée. L’extraction de gaz et d’ammoniac hors de bâtiment, la ventilation en cas de
hautes chaleurs sont assurés à l’aide d’extracteurs. L’évaporation d’eau est assurée par un
système de pad-cooling.

L’abreuvement est assuré par des réservoirs à eau mélangé à des vitamines ou des
antibiotiques puis distribués à des abreuvoirs selon l’âge des poussins. L’eau potable de
boisson, provient d’un puits de forage creusé au sein de la station.
Dans les premiers jours d’élevage seule une moitié du bâtiment est utilisée dans laquelle sont
introduites 32 éleveuses de type radiant à basse pression et en moyenne de 7 éleveuses par
poussinière. Les animaux sont alimentés au moyen de mangeoires selon leur âge.

35
Partie expérimentale matériels et méthodes

Figure n°13 : Bâtiment d’élevage à l’intérieur,(photo personnelle).

3-Système d’alimentation :

 Les mangeoires : Il existe deux types de mangeoires :

1er âge : du papier tout le long de la poussinière ou des mangeoires siphoïdes


2eme âge : mangeoires automatiques en assiette (chaines).

Figure n°14 : Mangeoires 1er âge (papier)(photo personnelle).

36
Partie expérimentale matériels et méthodes

Figure n°15 : Mangeoires 1er âge, (plat) (photo personnelle).

 Silo d’aliment

Concernant l’alimentation des poussins à partir du deuxième âge jusqu’a la vente ou la


commercialisation, la distribution de l’aliment à l’intérieur du bâtiment est assurée par un
système de chaines métal (Figure n°15) reliées au silo de stockage (Figure n°16) et disposées
sur le sol en forme de gouttière cylindriques rempli d’aliment.

Figure n°16:système d’alimentation (chaine) (Mangeoires 2éme âge)(photo personnelle).

37
Partie expérimentale matériels et méthodes

Figure n°17:silo d’aliment.(photo personnelle).

4-Système d’abreuvement :

Le système d’adduction et de distribution d’eau est assuré par un bac d’eau de 300L
situé du coté latérale du bâtiment.

 Les abreuvoirs : Il existe deux types des abreuvoirs :


-1er âge : abreuvoirs ronds.
-2eme âge : abreuvoirs en cloche.

Figure n°18 : Abreuvoir 1erage (photo personnelle).

38
Partie expérimentale matériels et méthodes

Figure n°19 :Abreuvoir 2eme age (photo personnelle).

5-Le chauffage:

Le chauffage du bâtiment est alimenté par des éleveuses à gaz qui propulsent de l’air
chaud dans le lot. La température est assurée alors par un système de chauffage assisté par la
mise en place d’éleveuses à gaz en cas de déficience en chaleur. Mais en note que ces
dernières fonctionnent par du gaz butane dont les bouteilles peuvent se vidés à n’importe quel
moment pour cela il faut toujours un réserve pour éviter les baisses de température.

Figure n°20: Une éleveuse.(photo personnelle).

39
Partie expérimentale matériels et méthodes

6-Le système d’humidification :


Le système d’humidification est assuré par des humidificateurs qui contrôlent
l’humidité du bâtiment durant la période d’élevage. L’hygrométrie idéale d’un élevage doit
être de 60 à 70%. On réglera cette hygrométrie en intervenant sur la ventilation, sur le
chauffage et sur les sources d’humidité (abreuvoir, litières).

Figure n°21 : Humidificateur.(photo personnelle).

7- Le système de ventilation :
Elle est assurée par un total de 8 ventilateurs, 4 ventilateurs de chaque côté, ils sont
fixés sur les murs, l’espace entre eux est de quelque mètres.

Figure n°22 :système de ventilation a l’exterieur.(photo personnelle).

8-Le système d’éclairement :


Il est assuré le jour et la nuit à l’aide de moyens artificiels (lampes à incandescences)
car le bâtiment est de type obscure.

40
Partie expérimentale matériels et méthodes

Figure n°23 : l’éclairement du bâtiment(photo personnelle).

9-La litière :

La litière : une couche de litière (paille) d’épaisseur moyenne a été mise en place et
recouverte par du papier absorbant.

Figure n°24: type de litière.(photo personnelle).

-10-Les animaux :
- La souche utilisée : La souche utilisée est la souche Hubbard F15 (ou Isa F15) est
choisis par ce qu’elle produit un poulet rependant aux besoins de flexibilité des filières
avicoles modernes : cout vif, rendement global entier et rendement filet, pour l’ensemble des
grammes des poids vif comprises entre 1.5 et 2.8kg. Aussi la disponibilité de cette souche lui
donne une priorité pour être utilisé.

41
Partie expérimentale matériels et méthodes

-11-Le matériel utilisé pour les différentes mesures :


-La balance : Pour le contrôle de poids des poulets, on a utilisé des balances dès la
première semaine jusqu’au dernier.

Figure n°25: La pesée (photo personnelle).

-Les thermomètres : Il existe deux thermomètres dans chaqu’elle dispersés sur toute
la surface pour surveiller la température d’élevage pendant toute la période de
l’expérimentation

Figure n°26 :Thermometre (photo personnelle).

 Des matériels supplémentaires :


• système de détection de la chaleur: FACCO.
• Un décamètre.
• Matériel pour la pratique d’autopsie.

42
Partie expérimentale matériels et méthodes

Méthodes :
-1-Conduite d’élevage :
-1-1 Mesures sanitaires ou désinfection :
Sur le plan sanitaire les mesures suivantes sont utilisées :
- Présence de pédiluve à l’entrée du batiment contenat une solution désinfectante mais le
renouvelemet de cette solution ne s’effectue qu’une fois par semaine.
- Vetement et botte propre et spéciale pour le travail.
-Produits détergents.
- Nétoyage :
-Dépoussierage :à l’aide des aspirateurs d’air+le courant d’aire exercé par les fenetres.
-Désinfection : comprend la désinfection du batiment par pulvérisation avec un
désinfectant à large spectre et la désinfection du materiel avec la chaleure (eau chaude).
- Vide sanitaire :
Le protocole utilisé est très simple : seilemnt une couche de chaux sur les murs en
raison du nouveauté du batiment.

Tableau n°10 :Le plan du vide sanitaire réalisé (EPE CARRAVIC)

Etape du vide sanitaire Période (durée) Touches a réalisées


Le vide sanitaire 35jours -L’ensemble des opérations

Préparation de vide sanitaire 7jours -L’enlèvement des cadavres restantes.


-Résidus d’aliment. –Elimination les
fientes.
Raclage 2jours
-Racler le sol pour éliminer des fientes.

Nettoyage 6jours -Nettoyage sec à l’aide de compresseur a


air pour dépoussiérage du sol et tous
matériels utilisent. -Nettoyage humide à
base d’eau à une température 45°. -
Nettoyage avec l’eau javel .
-Première désinfection avec le produit
(DECAP CID).
-Deuxième désinfection avec produit (BEST
TOP).
Désinfection 20jours
-Dermiére produit (DESOGERME- MICRO
CHOC).
-La chaux au niveau des abordes.
-Vermification au niveau des silos.

43
Partie expérimentale matériels et méthodes

-2 Periode d’élevage :
2-1- Avant l’arrivée des poussins :
Premierement une couche de litiaire (paille) d’épaisseur moyene a été mise en place et
recouverte par du papier absorbant. Le batiment a été préchauffé 24h avant l’arrivée des
poussins de meme un abreuvement est mis en place dés l’arrivée pour assurer une bonne
réhydratation .

Figure n°27 :préparation du batiment.(Photo personnelle).

-2-2- La mise en place des poussins :

Les poussins ont été mis en place ,les cartons contenant 100 poussin chaqu’un sont
transporté dans un camion qui vient de la région de Blida ,lorsqu’il sont arrivés les cartons
sont manipulés avec précaution afin de réduire le stress des animaux,puis les poussins sont
déposés dans le poulailler à proximité de l’eau qui contient sucre et un anti stress.

La surface du bâtiment occupée par le cheptel est de 80 /15 mètres avec une capacité de
12000 poussins par bâtiment, lebâtiment était reparti en 04 poussinières. Le choix de répartition
était conditionné par la disponibilité les éleveuses.

1. Chauffage du bâtiment.

2. Distribution des poussins se fait par poussinière et dans chacune.

3. Décharger soigneusement chaque caisse à proximité des abreuvoirs pour que les
poussins puissent boire de l’eau immédiatement avant la prise alimentaire (les poussins
doivent dans un premier temps, boire pour se réhydrater).

44
Partie expérimentale matériels et méthodes
4. Distribuer ensuite l’aliment (en miette de préférence) 2 à 3 heures minimum après la
réception des poussins afin que ceux-ci puissent résorber leur vitellus ainsi que pour faciliter
le transit et la digestion du premier repas. On observe le comportement et la distribution des
poussins dans l’aide vie (répartition, pépiement, attitude, activité aux points d’eau).

Tableau n°11 : la norme de densité.(EPE CARRAVIC).

Nombre de L’age (jours) Surface(m²) Nombre de Densité(s/m²)


poussinières poussins
01 1_3 jours 60m² 2970 49s/m²
02 3_8 jours 120m² 5886 49s/m²
03 8_20jours 240m² 11717 48s/m²
04 20_56jours 600m² 12400 18s/m²

-2-2-1-L’abreuvement :
Les poussins se déshydratent très rapidement,donc il est important qu’ils puissnt boire
le plus tot possible,surtout si leur transport a été long et sous une forte chaleur. Pendant les
douze premières heures ,30g de sucre et 1g de vitamine C par litre d’eau de boisson sont
additionnées pour favoriser une bonne réhydratation et une bonne adaptation des poussins.
-2-2-2- L’alimentation :
La distribution de l’aliment commence 3 heures après la mise en place. L’aliment
utilisé est sous forme de miette.
Trois types d’aliment sont utilisés duarnt la periode d’élevage :

 Aliment de démarrage sous forme de farine de j1 à j10


 Aliment de croissance sous forme de granulés de j11 à j46
 Aliment de finition sous forme de granulés de j47 à j59

-La consommation alimentaire :


 Les suivis journaliers de la consommation alimentaire par le poulet et le
dénombrementdelamortalitéaboutissentàuneconclusionsurlaréussiteoul’échecde
la bande L’enregistrement journalier sur des fiches est réalisé en précisant la
pratique du vétérinaire (addition d’antibiotique ,vitamines ou traitement).

45
Partie expérimentale matériels et méthodes

2-2-3-La prophylaxie médicale :

Durant les jours de la vaccination,une administration de vitamine C a été effectué pour


atténuer le stress à la manipulation des animaux.

Le programme vaccinal réalisé durant la periode d’élevage est présenté dans le tableau suivant :

Tableau n°12 :programme prophylaxie médicale réalisé en periode d’élevage.(EPE


CARRAVIC)

La date Age de Vaccination et traitement Mode


poussins d’administration
25/03/2019 1er jours Tyloral+milicoli+AD3E pendant 3 jours + Eau de boisson
vaccination contre la maladie de Newcastle
par Vitapest
29/03/2019 5éme jours Tylotal+AD3E + vaccination par born H120 Eau de boisson

03/04/2019 10 émejours Vit-E-Selenium+ rappel par Vitapest Eau de boisson


06/04/2019 13éme jours Vaccination contre la maladie de Gomboro Eau de boisson
et la bronchite infectieuse par IBDL+IB4-91
18/04/2019 24éme jours Traitement de la coccidiose par Baycox Eau de boisson

-3-La fiche de suivie :


Cette fiche technique est remplie deux fois par jours,le matin et le soir. Elle comporte trois parties :
I- Une partie de données générales : Sur la quelle est montionnée :
 Le type d’élevage
 Le nom du propriétaire
 Le nombre de sujet
 La date de mise en place
II- Une partie des normes zootechniques :
1- Les normes d’ambiance : Qui sont :
 La temperature :deux prises le matin et le soir.
 La ventilation.
 La luminosité .
-2-La consomaion d’aliment :

46
Partie expérimentale matériels et méthodes
La consommaion d’aliment est présenté par l’indice de consommation,à partir de la
consommation d’aliment et le poids des oiseaux avec la formule suivante :

IC=Quantité d’aliment consommé (kg)/ poids vif totalproduit (kg)

2- La croissance
La croissance ou le gain de poids est représentée par un indice GMC calculé par la
formule suivante :
GMC=(poids final – le poids initial)/le nombre de jours

 Contrôles de la croissance :
Lapeséerégulièred'unéchantillonreprésentatifpermetdesuivrel'évolutiondela
croissance.

Cespeséesdoiventêtrefaitesdèsle10èmejourd’âge,avecunepeséelejourde la mise
en place des poussins. La croissance de poids de poulet est mesure par une pesée
qu’est faite dans le 1er jour, la troisième semaine, la quatrième et la cinquième
semaine.(Tableau n°13)

Lapeséedonneuneidéesurl’homogénéitédepoidsetsiontrouveunécartimportantdans lepoids

Tableau n°13 : le poids para port à l’âge.(EPE CARRAVIC)

Le poids
1er jour 43g
La 3émesemaine 323g
La 4émesemaine 756g
La 5émesemaine 1204g
III. Une partie d’ordre sanitaire :

Le protocole de cette partie consiste à :

 Montionner les différents symptomes observés sur les sujets.


 Effectuer l’autopsie lors de suspection des maladies.
 Effectuer les analyses de l’eau.

 Vaccination des poussins contre les maladies fréquentes et les apports vitaminiques.

47
Partie expérimentale Résultat et discutions (enquête)

Résultats d’enquête

1- Région d’étude

30%

36%
sour el ghozlene
Ain bessam
Bouira
17%
lakhdaria
17%

Figure n°28 : les régions d’études.

Les questionnaires ont été collectés majoritairement à partir des communes de Sour
El Ghozlane, Lakhdaria, avec un pourcentage de 36, 30% respectivement.
Cependant, que 34% des questionnaires ont été collectés équitablement à partir des
communes de Bouira et Ain Bessam.

2-La souche:

Les souches les plus rencontrés de poulet chair

18%
28%

ISA F 15
Arbor acres
Cobb500
54%

Figure n°29 : Lessouches les plus rencontrés dans les 4 régions.

48
Partie expérimentale Résultat et discutions (enquête)

Les résultats ont montré que la majorité des éleveurs préfèrent par ordre décroissant
les souches : ARBOR ACRES (54%), COBB500 (28%) et ISA F15 (18%).

3-Les pathologies les plus fréquentés en élevage de poulet chair :

27% 36%
Maladies virals
Maladies bacteriennes
16% Maladies liée à la nutrition
21% Maladies parasitaires

Figuren°30:Les pathologies les plus rencontrés dans la région de BOUIRA.

Nos résultats ont monté que les pathologies les plus fréquentes sont les pathologies
d’origine virales (36%) et les pathologies bactériennes (21%).Cependant, les
pathologies d’origine parasitaires (27%) et les pathologies alimentaires (16%) sont
moins fréquentes.

4-les pathologies de poulet de chair est plus fréquente à l’âge de :

80% 60%

60% 29%
40% 11%
20%

0%
démarrage Croissance finition

Figure n°31:. Les pathologies les plus fréquentes en fonction de l’âge.

49
Partie expérimentale Résultat et discutions (enquête)

D’après nos résultats, nous avons constatés que les pathologies en élevage de poulet
de chair sont plus fréquentes durant la période de croissance avec un taux de (60%).
Toutefois, ces dernières sont moins rencontrées pendant les phases de démarrage et
finition avec un taux de (11%) et (29%) respectivement.

5-La saison :

Les saisonsles plus constatez dans l’apparition des pathologies

42%
45%
40%
30%
35%
30%
25% 17% 17%
20%
15%
10%
5%
0%
Eté Printemp Automne Hiver

Figure n°32: L’apparition de ces pathologies en fonction de la saison.

Nos résultats montrent que les saisons de printemps et Etésont les saisons où les
maladies se propagent fréquemment avec des taux de 42% et 30% respectivement.
Néanmoins, l’apparition des maladies durant Automne et Hiver était mis fréquente
avec un taux de 17% pour les deux saisons.

6_Les pathologies de poulet de chair est plus fréquente dans les bâtiments :

50
Partie expérimentale Résultat et discutions (enquête)

5%

41%
traditionnelle
54% Les serres
modernes

Figure n°33 : Les pathologies les plus fréquentes en fonction les bâtiments
d’élevage.

Nos résultats montrent que le risque de l’apparition des maladies était plus élevé dans
lesserres (54%) et les bâtimentstraditionnels (41%). Les bâtiments modernes ont
enregistré une fréquence plus faible (5%) .

7-Parmi Les affections observés les plus fréquentes en élevage de poulet de


chair :

46%
54% Digestifs
Respiratoirs

Figure n°34: Les affections les plus fréquentes.

51
Partie expérimentale Résultat et discutions (enquête)

Selon les résultats représentés, Nous avons constaté que les pathologies les plus
fréquentes chez le poulet de chair est de type digestifs en premier degré avec un taux
de 54% suivie par l’affection respiratoire soit un taux de 46%.

8- Les pathologies les plus fréquentes en élevage de poulet de chair :

4.30% 3.22%

25.80% colibacillose
21.51%
coccidiose
Bronchite infectieuse
15.05% Mycoplasmose
32.25%
Gumboro
Newcastle

Figure n°35 : Les pathologies les plus fréquentes en élevage de poulet de chair.

Nos résultats montrent que la maladie de Coccidiose (32,25%) et plus fréquente


suivie par la maladie de Colibacillose (25,08%), Mycoplasmose(21,51%) et la
maladie de la Bronchite Infectieuse (15,05%), viennent par la suite les autres
maladies.

9- Le diagnostic confirmatif est basé sur :

13.46%

28.84% Clinique
autopsie
laboratoire
57.50%

Figure n°36 : Les différentes bases de diagnostic sur le terrain.

52
Partie expérimentale Résultat et discutions (enquête)

Les vétérinaires sur le terrain en domaine avicoles se basant beaucoup plus sur
le diagnostic lésionnel par autopsie (57,50%) associée d’un diagnostic clinique
(28,84), les vétérinaires préfèrent directement l’autopsie car il y a parfois des
maladies qui sont semblables sur le plan symptomatique et l’autopsie permet de
faire le diagnostic différentiel. Toutefois, 13,46 des vétérinaires combinent leur
diagnostic par des analyses complémentaires au niveau de laboratoire.

10-les éleveursqui respectent le vide sanitaire

54.54%

56.00%
54.00%
52.00%
50.00%
45.46%
48.00%
46.00%
44.00%
42.00%
40.00%
oui Non

Figure n°37 : le pourcentage des éleveurs qui respectent le vide sanitaire.

Selon nos résultats, nous avons constaté que la moitié des éleveurs respectent le vide
sanitaire (54.54%). Alors que les reste ne respecte pas les étapes de vide sanitaire ou
ne l’applique pas carrément.

11- la durée de vide sanitaire

53
Partie expérimentale Résultat et discutions (enquête)

48.14% 48.14%
50.00%
45.00%
40.00%
35.00%
30.00%
25.00%
20.00%
15.00%
10.00% 3.70%
5.00%
0.00%
moin de 15jours 15jours plus de 15jours

Figure n°38 : répartition des durés de vide sanitaire chez les éleveurs

D’après nos résultatsreprésentés on a remarqué que la plupart des éleveurs appliquent


une durée de vide sanitaire plus de 15 jours (48,14%), alors que 48.14%des éleveurs
appliquent un vide sanitaire moins de 15 jours, et que 3.70% des éleveurs pensent que
15 jours est suffisante pour le vide sanitaire.

12-type de construction:

16.66%

16.66% Parping en ciment


56.66% Parping de terre
Serres
10%
Bois

Figure n°39: réparation du type de constructions des bâtiments d’élevages

54
Partie expérimentale Résultat et discutions (enquête)

D’après les résultats detableau n°32 et la figure n°41, nous avons remarqué que plus
de moitié des éleveurs préfèrent un bâtiment construit par parpaing en ciment.
Cependant, le reste des éleveurs préfèrent les bâtiments en parpaing de terre, serre ou
en bois.

-13 L’effectif d’élevage

La figue n° nous montrent que la moitie des élevages ont un effectif supérieur à 4000
sujets. Toutefois, 36,6% des élevages ont un effectif entre 3000 et 4000 sujets et que
13,3% des élevages ont un effectif inferieur à 3000 sujets.

13.30%

50% Moin de 3000


36.60% 3000_4000
plus de 4000

Figure n°40:Répartition des élevages selon l’effectif

-14 L’état d’équipement des bâtiments d’élevage

55
Partie expérimentale Résultat et discutions (enquête)

50%

50.00%
45.00%
33.33%
40.00%
35.00%
30.00%
25.00% 16.67%
20.00%
15.00%
10.00%
5.00%
0.00%
complet moyen modeste

Figure n°41: l’état d’équipement des bâtiments d’élevages.

Nos résultats montrent que l’état d’équipement des élevages obtenus était en état
moyen de 50%, complet de 33,33%et modeste de 16,67%.

-15 La litière :

100%
90%
80%
70%
60%
46% 54%
50%
40%
30%
20%
10%
0%
Paille coupeau de bois

Figure n°42: Litière utilisée.

56
Partie expérimentale Résultat et discutions (enquête)

D’après la figure n°43, il apparait que 47% des aviculteurs utilisent la paille
comme litière, en revanche, les 53% restant utilisent les copeaux de bois et
justifient ce choix par des raisons financières.

-16 -Ventilation :

40%

Bonne
60%
Mauvaise

Figure n°43:l’état de ventilation.

Nos résultats montrent que l’état de ventilation était mauvaise (60%) dans les
élevages obtenus dans la quelle entrainer des problèmes d’aération su tout dans la
période chaude avec une accumulation des gaz suivie d’un taux de mortalité marqué

- 17 Etat de l’hygiène

57
Partie expérimentale Résultat et discutions (enquête)

23.30%

46.60%
Bonne
Intermédiares
Mauvaise
30%

Figure n°44 :l’état de l’hygiène des élevages prélevés

D’après notre enquête, les résultats obtenus montrent que l’état d’hygiène dans
les élevages prélevés est mauvais dans la plupart des bâtiments (46,6%), bon
avec un pourcentage de 23.3%et moyenavec un pourcentage de 30%.

-18 Alimentions :

60.00%

50.00%

40.00%

58.82%
30.00%

20.00%
29.43%
10.00% 11.75%

0.00%
Miette Granulé Mixte

Figure n°45 :les déférents types d’aliment utilisés dans les élevages.

58
Partie expérimentale Résultat et discutions (enquête)

D’après notre enquête, les résultats obtenus montrent que type d’alimentgranulé est
présenté par un pourcentage de 58.2% et le type de mixte était 29.43%. Cependant,
que 11,75% des éleveurs donnent un aliment de type miette

-19 Taux de mortalité :

41.94%
45.00%
40.00% 29.03% 29.03%
35.00%
30.00%
25.00%
20.00%
15.00%
10.00%
5.00%
0.00%
moin de 5% 5_10% plus de 10%

Figure n°46 : Taux de mortalité dans les élevages enquêtés.

Nos résultats montre que (41,64%) des élevages présentent un taux de mortalité
supérieur à10%, alors que29, 03% des élevages présentent un taux de mortalité
s de 5% et entre 5et 10%.

Discussion enquête :

L’objectif de notre travail est de faire une enquête sur terrain par le biais d’un questionnaire
destiné aux vétérinaires praticiens reconnus par leur spécialité en domaine aviaire. Ce
questionnaire a été basé sur deux axes à savoir, l’aspect zootechnique et sanitaire de quelques
élevages de poulet de chair dans la région de BOUIRA (Bouira, Sour el Ghozlane, Ain
Bessam, Lakhdaria).La majorité des vétérinaires enquêtés sont issus des régions « Sour el
Ghozlane et Lakhdaria ». Ces deux communes sont connues déjà par leur vocation aviaire.
La commune Ain Bessam était dans le deuxième rang (17%) malgré que cette commune est
connue aussi par sa vocation en domaine aviaire. Ceci est expliqué au fait que le nombre des
questionnaires remis dans cette région était faible par rapport les autres régions.

59
Partie expérimentale Résultat et discutions (enquête)

La plupart des éleveurs, préférant la souche Arbor Acre et ISA F 15 de fait de son adaptation
avec le climat de la région par rapport à l’élevage de la souche Cobb 500.

Les pathologies d’origine virales sont marquées avec un taux important par rapport aux
autres pathologies.Ceci peut être expliqué par le fait que la wilaya de BOUIRA est la wilaya
la plus touché par la bronchite infectieuse au niveau nationale (MDAR 2017).

Les pathologies les plus fréquentes sont apparues à l’âge de croissance ceci peut être
expliqué au fait que les poussins généralement sont vaccinés au niveau de couvoir. Tandis
que, le protocole vaccinal n’est pas bien respecté au niveau des élevages privés. Ainsi les
pathologies ont été plus fréquentes en période chaude correspondant à la saison sèche et le
début de la saison pluvieuse, cela peut s’expliqués par le fait que la chaleur influe sur la
quantité d’aliment ingéré (Cardinale, 1994).les plus fréquentes en élevage de poulet sont
d’origine bactérienne surtout durant la période de croissance et au cours de la saison d’été et
d’hiver dont les pathologies est présente durant toute l’année mais, il

La plupart des pathologies ont était enregistrés dans les bâtiments d’élevage de type
« serres » ainsi que le type« traditionnel ». Ceci due aux dégradations d’état d’équipement et
certains paramètres zootechniques, sanitaires et de type de matériel de construction utilisé.

La maladie de Coccidiose est plus fréquente au niveau des élevages enquêtés. Ceci peut être
expliqué par le manque d’hygiène et non respect de vide sanitaire, deux facteurs les plus pré
disposants à la coccidiose.

Le diagnostic des vétérinaires est basé beaucoup plus sur le diagnostic lésionnel par autopsie
associée d’un diagnostic clinique a cause de l’absence des moyens et des laboratoires
spécialisés des analyses animales.

L’effectif du cheptel obtenu dans notre enquête était supérieur à4000 sujets dans 50% des
élevages enquêtés .Les élevages avicoles en Algérie sont, en effet, devenus peuplé ces
dernières années grâce à la modernisation des élevages (Ferrah, 2017).

Unéquipement des élevages en état moyenne à cause de non investissements des éleveurs
dans leurs élevages ce qui concerne le renouvèlement des équipements.

Les élevages de la région utilisent équitablement la paille et les coupeaux de bois comme
litière et justifient ce choix par des raisons financières et la disponibilité.

60
Partie expérimentale Résultat et discutions (enquête)

L’état d’hygiène dans les élevages prélevés est mauvais à cause de non-respect de vide
sanitaire. En effet, le matériel et l’aire de bâtiment sont généralement male nettoyé. Ce
dernier peut entrainez des contraintes dans la production avicole présenté par des taux de
mortalités et perte de poids (Ferrah, 2017).

Le type d’aliment des adultes est de type granulé, mixte et miette. Ceci, due à la
disponibilité, la majorité des éleveurs achètent leur aliment à partir des usines spécialisées
dans l’aliment du bétail.

Le taux de mortalité est marqué plus de 10% sa correspondent pas aux normes ceci peut être
expliqué par les pathologies enregistrés d’une part et d’autre part a l’état d’hygiène dégradé.

61
Partie expérimentale Résultats et discussion (suivie)

Résultats de suivie
-1-Résultats d’ordre zootechnique :

1-1- Bâtiment d’élevage :

Le bâtiment est semi obscur contient tout le matériel nécessaire pour l’élevage des poussins.

1-2-La litière :

La quantité de la litière utilisée était suffisante d’une épaisseur de 10 cm mais durant tout la
période d’élevage on constate parfois une altération de la litière au cours de l’élevage (litière
humide, formation de croûtes, odeur ammoniacale).

1-3-La température :

La moyenne de la température était selon la période :

• A/ du 1 au 14éme jours 25-30°C sachant que la température recommandée est de 27-30 °C

• b/ du 15 au 35éme jours 23-25 °C sachant que la température recommandée est de 22-24 °C


• c/après le 35éme jours 18-20 °C sachant que la température recommandée est de 18-20 C0

1-4-.la densité :La densité d’occupation est 10.16 à 10.24 (sujets/m²).

Tableau n°14 : la densité des effectifs para port à la superficie.

Batiment
Effectifs 12284
Superficiesd'élevage (m²) 1200
Densité(sujets/m²) 10.24

1-5--Hygrométrie :
• Onaconstatédesvaleursd’hygrométriquesinférieuresàlanormaleaucoursdes
derniers joursd’élevage.

1-6-La ventilation :

Le bâtiment d’élevage est de type semi-obscur, à ventilation dynamique ce qui


permet un contrôle automatique des paramètres d’ambiance.

62
Partie expérimentale Résultats et discussion (suivie)

La chronologie de ventilation : elle commence à partir du 4éme jours durant l’été et


à partie de 8éme jours durant l’hiver (2h/jour), afin d’évacuer les gaz viciés

1-7-La luminosité :

Le programme lumineux suivi est présenté dans le tableau suivant :

Tableau n°15 : programme lumineux

âge heures
1-7 j 24h
8-15j 18h
16-21j 14h
22-35j 16h
35-52j 20h

1-8-Consommation d’aliment :

La consommation d’aliment a été généralement au-dessous des normes sauf pendant la


première semaine (tableau n° 16).

Tableau n°16: Consommation d’aliment

consommation d'aliment/semaine

âge en semaine poulet présent

Consommation Norme (g/sujet/j)

(g/sujet/j)

1 21 20,5
2 40 47,5
3 70 82,85
4 105 121,5
5 136 151,42
6 162 188,71
7 180 192

63
Partie expérimentale Résultats et discussion (suivie)

250
Qtt d'aliment Consommation
ingéré gr/sujet (g/sujet/j)
200
Norme(g/sujet/j)
150

100

50

0 âge en semaine
1 2 3 4 5 6 7 8

Figure n°47 : Courbe de consommation d’aliment.

1-9-Consommation d’eau
La consommation d’eau obtenue lors notre suivi montre qu’elle augmente d’une façon
à volonté avec l’âge des poussins, elle est de 45 litres / jour pendant la période de démarrage,
et durant la période de la croissance la consommation d’eau n’est pas contrôlée parce que
l’eau est donnée à violentera cause du système contenu utilisé pour l’abreuvement.

1-8-Détermination de poids par sujet en fonction de l’âge (la croissance)

La croissance est présentée selon l’âge et comparées avec les normes standards de la
souche Isa F15. Nous avons remarqué que le pois obtenu était quasi-similaire avec les normes
avec une légère diminution au cours de la dernière semaine (Tableau n° 18).

Tableau n°17 : Gain du poids

Poids du poulet ( g )
âge en semaine
norme (g/sem) résultat (g/sem)
1 144 134
2 347 340
3 625 605
4 992 1068
5 1400 1415
6 1815 1614
7 2200 2000

64
Partie expérimentale Résultats et discussion (suivie)

poids g/sujet
age en semaine
2500
norme (g/sem)
age en semaine
2000
résultat (g/sem)
1500

1000

500
age en semaine
0
1 2 3 4 5 6 7

Figure n°48 : Courbe d’évolution du poids (croissance).

-2-Résultat d’ordre sanitaire :

2-1- Bilan pathologique :

Au cours de notre étude le cheptel a été touché par certaines pathologies de diverse cause :

Respiratoire : l’autopsie révèle quelque lésion : aérosacculite


Digestive : coccidiose apparut au 20éme jour.
Articulaire et osseuse : présence de quelque malformation dont l’étiologie est
inconnue.

2-2- Vaccinations et traitements :

Les vaccins, les traitements et même les vitamines utilisées sont motionnées dans le tableau
de programme de prophylaxie médicale réalisé en période d’élevage.

2-3- La mortalité :

Les résultats de la mortalité enregistrée sont présentés par (tableau n° 15) qui montre que sur
un effectif de départ de 21000 poussins, le nombre de mortalité totale au cours d’une période
d’élevage de 7 semaines est de 1333
sujets.Destroublespathologiquesreflétantlesmauvaisesconditionsd’élevage.Soit un taux moyen de
mortalité de 9.75% qui est calculé par la formule suivante :

T.M = (nombre total du sujets mort/effectif initial) *100

65
Partie expérimentale Résultats et discussion (suivie)

Tableau n°18 : Taux des mortalités cumulés

Effectifsmiseen Mortalités (sujets) Taux de


place(sujets) mortalitéscumu
lés

Letauxdemortalitéscu
21000 2047 mulés
9 ,75%

Tableau n°19 : taux de mortalité par semaine par sujet.

âge mortalité par semaine

nombre
semaine total pourcentage%

1 1333 6,35
2 163 0,78
3 46 0,22
4 274 1,25
5 104 0,5
6 67 0,32
7 60 0,33

Discussion suivie :
1- Les normes zootechniques :

Notre bâtiment est obscur, contient tout le matériel nécessaire pour l’élevage des poussins.
Les étapes de la désinfection ont été suivies correctement. Cependant, d’après notre suivi on a
noté que l’aviculteur a utilisé une quantité peu suffisante de la litière, sachant que (Dudouyt
et Rossigineux, 1995) recommande une épaisseur minimum d’une litière pour un élevage du
poulet de chairs est de 10 cm au démarrage quel que soit les matériaux utilisés.

66
Partie expérimentale Résultats et discussion (suivie)

1-1- La température :

La moyenne de la température prise par les thermomètres dans notre élevage est devisée en
trois périodes :

1ère périodes : 1 à 14 jours 25 -30 °C sachant que la température recommandée par (Jacquet,
2007) est de 27-30 °C, on a constaté qu’elle un peu inférieure aux normes durant les premiers
jours a cause du nombre insuffisant des éleveuses et la température externe (saison froide)

2ème période : 15 à 35 jours 23-25°C sachant que la température recommandée par (Jacquet,
2007) est de 22-24 )c c’est résultats sont proches à la normale.

3ème période : après 32eme jours 18-20°C cette température est normale, mais une
augmentation subite de la température qui atteint 30 C0 durant la 6éme semaine, cette
température élevée est due probablementà une panne d’électricité qui a provoqué l’arrêt de
fonctionnement des extracteurs alors l’augmentation de la température.

1-2- La ventilation :

L’étude faite montre que la ventilation du bâtiment est de type dynamique, assuré par 8
ventilateurs. La ventilation était insuffisante et dans les normes recommandées.

1-3- La lumière :

Parmi les choses que nous avons constaté durant l’élevage, le programme lumineux qui n’était
pas contrôlé. La lumière (durée et intensité) joue un rôle capital sur la croissance des sujets.
Selon (Julian R, 2003) l’élevage de poulet de chair exige différents programmes d’éclairage
depuis son installation à l’âge d’un jour jusqu’à son abattage.

1-4- Consommation d’aliment :

D’après les résultats obtenues concernant la consommation d’aliment on note que :

-1ere et 2eme semaine une consommation de 21 g/sujet/j, 40 g/sujet/jour qui est approximative à
celle présenté par les normes de la souche (Hubbard, 2006).Cette dernière recommande une
consommation de 20.5g/sujet/jour et 47g/sujet/jour.

-Pour la 3eme, 4eme et 5eme semaine : la consommation est de 60g/sujet/jour, 105g/sujet/jour et


136g/sujet/jour respectivement. Selon les normes de Hubbard (2006), la consommation est
de 82.85g/sujet/jour, 121.57g/sujet/jour et 151.42g/sujet/jour respectivement pour les mêmes

67
Partie expérimentale Résultats et discussion (suivie)

périodes. Cette légère diminution de la quantité d’aliment ingéré peut être expliquée par la
mauvaise aération durant cette période. Elevage en Maroc (2007) ont rapporté que
l’augmentation de la température au-delà des normes peut affecter négativement l’appétit des
volailles.

-A partie de la 6eme et 7eme semaine : La consommation est de 162 g/sujet/jour et


180g/sujet/jour ; des quantités légèrement inférieures aux normes recommandéespar
Hubbard (2006)pour la même période (174.57g/sujet/jour et 188.71 g/sujet/jour
respectivement). La consommation est encore diminuée, ceci peut être expliqué par la panne
d’électricité qui a engendré l’augmentation de la température et alors la diminution de la
consommation.

1-5- Gain du poids :

L’évolution graphique de la courbe de croissance présente deux périodes distinctes :

Du 1ere à la fin de la 5eme semaine : l’évolution du graphe du gain du poids est en parallèle au
graphe qui représente la norme citée par (Hubbard, 2006) alors on note que la croissance
augmente progressivement d’une façon contenue avec une légère augmentation par rapport à
la norme entre la fin de la 3éme semaine et le début de la 5éme semaine. Ceci peut être
expliqué par la qualité d’aliment ; la quantité d’aliments et l’efficacité de la formule
alimentaire et la maitrise des paramètres zootechniques influence le gain du poids (Hubbard,
2006).

De la fin de la 5eme semaine jusqu’à la 7eme semaine : étant donné que une diminution de la
croissance représentée par un plateau sur la courbe tandis que la courbe de la norme
recommandée par (Hubbard, 2006) est toujours en augmentation permanente, cela est
expliqué par :

• Gaspillage d’aliment, selon (Hubbard, 2006),le non débectage des poussins provoque
le gaspillage d’aliments
• La composition d’aliments ; nous avons noté que l’aliment est très pauvre en certain
composants surtout en ce qui concernes les additifs ; des éléments importants pour la
croissance (Alloui N2006).
• Condition d’ambiance non respectés :

68
Partie expérimentale Résultats et discussion (suivie)

La ventilation : les pannes électrique survenues à la 6ème semaine a provoqué le


disfonctionnement des extracteurs et alors l’augmentation excessive de la température
entrainant un retard de croissance important.

2- L’aspect sanitaire :

Notre étude révèle une suspicion de la coccidiose à la 4eme semaine qui est basés sur
l’apparition de diarrhée et une perte d’appétit.

2-1- La mortalité :

La mortalité des poussins a été importante durant la première semaine, estimée à 1333 sujets.
Cette mortalité peut être expliquée par :

• Le stress de transport du couvoir au bâtiment d’élevage


• Omphaliteau niveau du couvoir.
• Défaut d’installation des poussins, selon (Jacquet, 2007) la manipulation des poussins
lors du déchargement et la mise en place constitue une source supplémentaire du stress très
importante. En dehors de cette première semaine, la mortalité a été variable : faible au cours
de la 2éme et la 3éme semaine et élevée au cours de la 4eme semaine à cause de la coccidiose.Par
contre nous avons notés une baisse remarquable de la mortalité à partie de la 5emesemaine.

69
Discussion générale

Discussion générale
L'objectif principal des élevages de poulet de chair est de produire des protéines animales de
haute valeur et de manière durable. Cependant, la durabilité n'est pas facile à définir. Il s'agit
d'un phénomène complexe, qui comprend l'intégration des dimensions zootechniques,
économiques, sociales, sanitaires et environnementales de la production dans un contexte
socio-économique donné.

À cet égard et dans la Wilaya de Bouira présentée par les communes les plus productrices de
poulet de chair, la production avicole répond à la demande de marché - elle fournit une
production principalement des souches Arbor Acres ,Cobb 500,Hubbard et. Elle génère en
outre des opportunités d'investissement avec des élevages de grand effectif (plus de 50% des
élevages ont un effectif supérieur à 4000 sujets). Ce pourcentage est supérieur à celui déclaré
par Ferrah en 2017 (seulement 14% des élevages ont un effectif supérieur à 4000 sujets).
Cependant, avec la concentration de la production avicole et l'augmentation de la taille des
exploitations, des problèmes environnementaux et sanitaires considérables sont apparus. Les
maladies virales ont enregistré le taux le plus important (36%) et parmi les maladies virales, la
bronchite infectieuse a présenté le taux le plus important. Une corrélation forte et positive
entre la taille de l’élevage et le risque de l’apparition des maladies virales surtout les maladies
respiratoires telle que la BI (Buenoet Rossi, 2006). La fréquence de l’apparition des maladies
dans la région de Bouira a été élevée durant le printemps (30%) et relativement faible durant
l’hiver (17%) et notamment pour les maladies respiratoires. Dans la partie du suivi, nous
n’avons enregistré aucun cas respiratoire. Plusieurs études méditerranéennes ont constaté que
le pic de l’apparition des maladies (surtout les maladies virales) est souvent pendant le
printemps, car les conditions climatiques pendant le printemps sont favorables pour la
réplication des virus d’une part (Castello, 1990). D’autre part, par le fait que pendant cette
saison où nous pouvons avoir une grande intensité d’installation des élevages(Ferrah, 2017)
ce qui permet une propagation importante des virus.

Au cours des dernières décennies, l'impact des facteurs d’ambiance de la production avicole a
fait l'objet d'une attention croissante. De nos jours, les producteurs sont soumis à de fortes
pressions, sur différents fronts, pour minimiser l'impact des facteurs d’ambiance sur leur
production et pour adopter des pratiques respectueuses du bienêtre. Les principaux défis, qui
affecteront les performances de sujet, concerneront les facteurs d’ambiance et plus
précisément le bâtiment et son équipement. Dans le présent travail, la majorité des bâtiments
sont construits à la base du ciment et parpaing et le niveau d’équipement est moyen ce qui

70
Discussion générale

caractérise la majorité des élevages au niveau national (Ferrah, 2017). La totalité deces
élevages utilisent équitablement la paille ou les copeaux des bois comme litière dans la
plupart de temps, son est respecter par rapport les normes. En revanche, dans 60 % des
élevages enquêtés, la ventilation a été mauvaise due le plus souvent à un manque au niveau de
matériel. Ainsi, presque la moitié (46%) des élevages enquêtés ont état d’hygiène dégradé.
Ce constat a été confirmé lors de suivi ; nous avons constaté que l’état d’hygiène n’était pas
satisfaisant. La combinaison d’un état d’hygiène mauvais, litière dégradée et une ventilation
insuffisante peuvent conduire à une élévation de l’hygrométrie accompagnée avec une
accumulation de l’ammoniac. Ce dernier agit sur l’organisme des animaux à divers niveaux.
D’abord, une action irritante puis corrosive apparait sur les muqueuses des voies primaires
respiratoires et l’efficacité de la barrière mucociliaire de la trachée se trouve affectée
profondément. Cette situation est considérée comme un facteur prédisposant à l’apparition des
maladies respiratoires et surtout virales d’autant plus que certaines conditions sont réunies
(hygiène dégradée, mauvaise ventilation).De même, l’ammoniac provoque des irritations des
muqueuses (conjonctive, lésion des sacs aériens), une diminution de l’activité ciliaire de
trachée, une sensibilité accrue aux maladies parasitaires comme la coccidiose (Alloui, 2006).
D’ailleurs, la coccidiose prend le deuxième rang après les maladies respiratoires et nous avons
constaté cette maladie lors notre suivi. Dans les élevages enquêtés et l’élevage suivi, nous
avons remarqué une mortalité assez élevée par rapport les normes. Ceci peut être expliqué par
les mauvaises conditions citées ci-dessus. Les élevages dotés d'un système de refroidissement
par évaporation associé à la ventilation ont diminué considérablement de mortalité (Sartor
et al, 2001). Cependant, selon (Vigoderis et al 2010) dans des hangars non ventilés, les
oiseaux présentaient de meilleures performances.

L’alimentation dans son aspect présentation et valeur est un facteur clé de réussite d’un
élevage, qui est souvent négligé par l’aviculteur. Même si elle peut être résolue par
l’aviculteur désireux de préparer lui-mêmel’aliment de ses volailles, elle reste généralement
du ressort des fabricants d’aliments pour le bétail dontles moyens pour réaliser la formulation,
l’analyse des matières premières, le mélange et lagranulation, ainsi que les contrôles de
qualité, sont en général bien supérieur à ceux dont on peutdisposer dans une ferme. Plus de
58% des élevages, l’alimentation était sous forme granulée et plus de la moitié des élevages
distribuent une quantité selon les normes. Notons toutefois que 20% des aviculteurs
distribuent une quantité au-delà des normes. Dans l’élevage suivi, bien que nous avons
enregistré un IC de 2kg qu’est supérieur au standard de cette souche (Hubbard F15), le poids à

71
Discussion générale

l’abattage était inférieur par rapport les normes (2 kg vs 2,2 kg). Ceci du au fait que
l’apparition des maladies et mauvaises conditions d’hygiène peut affecter la croissance des
sujets(Labroie et al., 2013).

72
Conclusion et recommandations

Conclusion et recommandations
Cette étude nous a permis de conclure que l’élevage aviaire dans la wilaya de Bouira est
caractérisé par un effectif élevé (supérieur à 4000 sujets), et souvent ne respecte pas les
normes. Les maladies les plus enregistrées sont la coccidiose, la colibacillose et la bronchite
infectieuse. Le taux mortalité, en effet, est élevé et dépasse le 10%. Ainsi, il ressort de cette
étude que pour extérioriser les conditions d’élevage et obtenir les meilleures performances du
poulet de chair à savoir : un faible taux de mortalité, une meilleure croissance pondérale et un
indice de consommation amélioré, les efforts doivent être concentrés sur l’équipement des
bâtiments, les règles d’hygiène et sur des programmes sanitaires adaptés et notamment le
protocole de vaccination. Des mesures de contrôles doivent être, donc, instaurées à plusieurs
niveaux. En effet, il faut contrôler le poussin (son statut sanitaire, l’homogénéité avec
élimination des sujets chétifs…), la qualité de l’aliment et l’eau sans oublier le contrôle des
vaccins. De même, ils doivent améliorer leurs conditions d’élevage pour optimiser leur
productivité. Cette amélioration passe par un investissement dans l’aménagement des
bâtiments et l’installation des équipements nécessaires, de manière à permettre aux éleveurs
d’augmenter la taille des effectifs dans des conditions de productions adéquates.

73
Liste des références

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Annexe
Université Akli Mohand Oulhadj-Bouira Faculté
des Sciences de la Nature
et de la Vie et Sciences de la Terre
Département d’Agronomie

FICHE DU QUESTIONNAIRE

Le présent questionnaire est établi dans le cadre d’une enquête sur la conduite zootechnique et sanitaire dans
les élevages de poulet de chair de la wilaya de Bouira. Cette enquête est initiée dans le cadre d'un mémoire
de Master en Sciences Agronomique.
Nous vous sollicitons pour le remplissage de ce document et vous remercions pour votre aide et
compréhension.

1. Région d’étude :
Sour El Ghozlane Bouira Aïn Bessem Lakhdaria

2. Quelle sont les souches les plus rencontrées de poulet de chair ?


ISA F 15 Arbor acres Cobb 500

3. Quelle sont les pathologies les plus fréquentes en élevage de poulet de chair ?

Les maladies bactériennes Les maladies virales

Les maladies parasitaires Les maladies liées à la nutrition

4. Les pathologies de poulet de chair est plus fréquente à l’âge de :

Phase de démarrage Phase de croissance


Phase de finition

5. Durant quelle saison constatez-vous l’apparition de ces pathologies :


Printemps Eté Automne hiver
6.Les pathologies de poulet de chair est plus fréquente dans les bâtiments :

Traditionnel Modernes Les serres

7. Parmi les affections observées ; quelles sont les plus fréquentes ?

Digestives Respiratoires
Articulaires Autres

8. Quelle sont les pathologies les plus fréquentes en élevage de poulet de chair ?

Newcastle Gumboro Bronchite Infectieuse


Colibacillose Salmonellose Mycoplasmose
Coccidiose

9. Le diagnostic confirmatif est basé sur :


Clinique Autopsie Laboratoire

10. Est-ce que les éleveurs font le vide sanitaire ?

Oui Non

11. Quelle est la durée de vide sanitaire ?


Moins de 15 jours 15 jours

Plus de 15 jours

12.Type de construction :

parpaing en ciment parpaing de terre serres autres:


préciser:…………………………………………………………

13- type de laitière utilisée :


Paille coupeaux de bois autre :………………………………….

14-Etat d’hygiène des bâtiments :


Bon Moyen Mauvais
15 -Etat d’équipements :
-Ventilateurs : oui non autres: préciser.......................... nombre:……………….
-Chauffage : électrique gaz autre: préciser........................ nombre:………………..
-l’éleveur contrôle-t-il la température des bâtiments : oui non
- la luminosité est des bâtiments : suffisante insuffisante
-Présence de matériel accessoire :
Thermomètre Hygromètre Balance Autre :………………………….

16- états d’hygiène:


-Désinsectisation oui non
-Dératisation : oui non
-Présence de douches fonctionnelles : oui non
-Présence de lavabos: oui non
-Présence de savon : oui non
-Présence de javel ou crésyl: oui non
-Les éleveurs connaissent-ils les principes d'hygiène: oui non
17- Alimentation:
Types d’aliments : miettes mixtes autres: ……………………

18 -Taux de mortalité :
0_5% 5_10% plus de 10%

19- Effectif dans l’elevage :


Moins de3000 3000_4000 Plus 4000