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L E P O I N T S U R . . .

L’alimentation
et le diabète

Centre de Documentation et d’Information de la Raf finerie Tirlemontoise


S O M M A I R E

Un mot d’introduction 3

Bref rappel de quelques notions de base 4


Quel diabète ?
Le rôle des hydrates de carbone et des lipides
Le contrôle de la glycémie
Les traitements

Diabète et alimentation 7
Hydrates de carbone, insuline et index glycémique
* Sucres naturels et sucres ajoutés
* Le repas complet
Régime classique et approche diététique nouvelle
Le risque d’hypoglycémie

Diabète et exercice physique 10

Vivre avec le diabète 12

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Un mot d’introduction

On dénombre en Belgique quelque 200.000 personnes souffrant


ouvertement de diabète et l’on estime qu’un même nombre environ sont des
diabétiques qui s’ignorent. Ce chiffre est, hélas, en constante augmentation.
Autrefois...
Avant la découverte de l’insuline, le seul traitement recommandé aux
diabétiques consistait en un régime draconien frisant la famine (10 grammes
au maximum d’hydrates de carbone par jour !).
En 1921, grâce à l’insuline, le traitement du diabète fit un pas de géant et
les médecins, petit à petit, se montrèrent plus soucieux des véritables besoins
énergétiques de leurs malades, tout en limitant encore l’apport d’hydrates de
carbone surtout sous forme de sucres simples.
Dans les années 1950-60, de nombreuses études firent état d’une
augmentation importante de diabétiques souffrant d’artériosclérose, suite à
l’absorption trop élevée de lipides susceptibles de compenser le manque
75 ans après la découverte
énergétique des hydrates de carbone. Aussi, dès 1971, l’American Diabetic
de l’insuline, les spécialistes Association Committee on Food and Nutrition fit savoir qu’il n’y avait aucune
raison objective de limiter l’apport d’hydrates de carbone complexes dans le
sont convaincus que leur
régime d’une personne diabétique.
patient diabétique peut Aujourd’hui...
sans danger bénéficier d’un En 1989, la British Diabetic Association estimait que “si l’interdiction
totale du sucre de table, le saccharose, était encore considérée par l’ensemble du
régime alimentaire normal
corps médical comme l’un des traitements spécifiques du diabète, cette
et équilibré, semblable à démarche lui paraissait d’autant plus illogique que ces mêmes praticiens

celui qui est recommandé à encourageaient la prescription de fructose et de lactose comme sucres de
remplacement, voire de polysaccharides dissociés tels qu’on les trouve dans la
l’ensemble de la population.
purée de pommes de terre par exemple”.
Depuis, des études approfondies, qu’elles viennent de centres spécialisés ou
d’universités, en Grande Bretagne, en Allemagne, en Belgique, aux Pays-Bas ou
de la FDA aux USA, toutes démontrent clairement que certains hydrates de
carbone complexes (pain, céréales, pommes de terre) peuvent augmenter le
taux de glucose sanguin aussi rapidement, si pas plus, et dans les mêmes
proportions qu’une quantité équivalente de glucose ou de saccharose. Rien ne
s’oppose donc à ce que les diabétiques prennent des hydrates de carbone et
même du saccharose, en quantité modérée bien sûr et en respectant l’équilibre
entre aliments à index glycémique faible et à index glycémique élevé, ainsi que
la présence au menu d’aliments riches en fibres.

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BREF RAPPEL DE QUELQUES
NOTIONS DE BASE...

Quel diabète ?
Maladie très ancienne, on en trouve
la description, déjà remarquablement
précise, dans un manuscrit égyptien, le
Papyrus Ebers, datant de 1500 avant J.C.
Les Anciens lui donnèrent le nom de
“diabetus mellitus”, soit “fontaine” car
elle fait uriner abondamment, “de miel”
car les urines d’un diabétique dégagent
une odeur douceâtre.
Le diabète, plus précisément le diabète
sucré, est une maladie due à une défi-
cience du métabolisme hydrocarboné
lié soit à un déficit d’insuline, soit à une
résistance anormale de l’organisme à
cette hormone, ce qui entraîne une accu-
mulation de glucose dans les tissus. Des
troubles du métabolisme lipidique y sont
souvent associés.
On distingue deux types de diabète sucré.
• Avec le type I ou diabète insulino-
dépendant ou encore diabète maigre, les
cellules bêta du pancréas ne produisent
plus (ou presque plus) d’insuline.
Mortelle avant la découverte de l’insuline
comme médicament, la maladie est
aujourd’hui sous contrôle. Elle débute
généralement avant 30 ans : c’est pour-
quoi on l’appelle aussi diabète juvénile.
• Avec le diabète de type II ou non
insulino-dépendant, l’insuline normale-
ment sécrétée par le pancréas est mal uti-
lisée : on constate une résistance à son
action et/ou une anomalie de la sécrétion
elle-même. C’est le type le plus fréquent,
celui de la maturité, souvent lié à l’obésité.
Dans plus de 50 % des cas, le père ou la
mère était aussi diabétique.

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Le rôle des glucides et des lipides
Les îlots de Langerhans produisent réponse de deux groupes de diabétiques,
On sait aujourd’hui que la distinction
deux hormones, l’insuline et le glucagon, les uns bien équilibrés, les autres mal
qui régularisent la quantité de glucose équilibrés, auxquels il a administré pen- entre sucres simples et sucres complexes
qui passe dans le sang. On a cru pendant dant deux mois une ration équivalente dans l’étiologie du diabète sucré ne repose
longtemps que l’organisme digère plus d’hydrates de carbone, soit sous forme de
sur aucune donnée solide.
lentement les hydrates de carbone com- d’hydrates de carbone complexes uni-
Bien au contraire, selon le Professeur
plexes que les sucres simples, avec pour quement, soit sous forme mixte, sucres
conséquence une libération plus lente de complexes plus sucre simple. Qu’il s’agisse Slama, “chaque sucre, chaque aliment sucré
glucose dans le sang et un moindre de fructose, de saccharose ou d’amidon, est plus ou moins hyperglycémiant et plus il
risque de glycémie élevée. La sécrétion l’excursion glycémique de chaque diabé-
est hyperglycémiant plus longtemps dure
d’insuline requise pour la métabolisation tique restait semblable, avec même une
l’hyperglycémie qu’il induit”.
rapide des sucres simples et surtout du courbe pain uniquement légèrement
saccharose serait donc plus importante supérieure aux deux autres, pain plus
et, si le pancréas ne peut y faire face, sucre et pain plus miel.
pourrait donner lieu à l’une ou l’autre
forme de diabète. En 1981, des chercheurs Par ailleurs, dès les années 70, les
anglais tel P. Collins, et américains tels spécialistes américains avaient noté que
D. Jenkins et ses collaborateurs, met- 60 à 70 % des diabétiques mouraient de
taient cette théorie en doute. Ils notaient troubles cardiovasculaires contre 20 à
que, d’une part, l’effet des hydrates de 25 % de la population non diabétique. Ils
carbone complexes sur le taux de glucose ont attribué cette dramatique différence
plasmatique était très variable : bien aux régimes imposés à l’époque, régimes
moindre s’il avait pour origine un plat de pauvres en hydrates de carbone mais, en
lentilles, par exemple, plutôt qu’une compensation, riches en graisses saturées
quantité équivalente de pain. D’autre et en cholestérol.
part, que certains hydrates de carbone En fait, le diabète, maladie métabo-
complexes tels ceux que l’on retrouve lique, entraîne un dysfonctionnement de
dans la purée de pommes de terre sont si l’échange entre glucides et lipides. Blaak
rapidement digérés qu’ils augmentent la et Saris toujours ainsi que E.J. Close et
glycémie dans les mêmes proportions ses collaborateurs du département de
qu’une dose équivalente de saccharose. médecine clinique de l’université de
E.E. Blaak et W.H. Saris de l’univer- Leeds, en Grande-Bretagne, ont égale-
sité du Limbourg à Maastricht ont, suite ment observé que si l’on calcule le
à de nombreuses études récentes tant à rapport entre la quantité d’énergie d’un
long qu’à court terme, confirmé ces régime liée aux hydrates de carbone et
conclusions. A ce jour, aucune étude celle liée aux lipides, le fait d’augmenter
épidémiologique de longue haleine ne la dose de glucides simples aide forte-
fait état d’un risque plus important de ment à diminuer l’ingestion de lipides.
diabète lié à l’absorption de tel ou tel Il y a une relation inverse entre l’apport
hydrate de carbone, qu’il soit simple ou d’hydrates de carbone et le BMI, ce qui
complexe. est particulièrement important pour les
C’est là également la conclusion du patients obèses qui sont deux à trois fois
professeur Slama du service de diabétologie plus que d’autres sensibles au diabète et
de l’Hôtel-Dieu à Paris, qui a comparé la aux complications cardio-vasculaires.

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Le contrôle de la glycémie Les traitements
La mesure de la glycémie est l’élé- Pour le diabète de type I, le traite-
Tant le diabète insulino-
ment clé non seulement du dépistage ment est, comme chacun le sait, basé
dépendant que le diabète mais aussi de l’auto-contrôle. Ce contrôle essentiellement sur l’administration d’in-
non insulino-dépendant est important pour éviter les compli- suline par injection sous-cutanée. A cet
sont tributaires du bon équilibre cations à long terme. Il faut savoir que effet, le stylo à insuline facilite beaucoup
les diabétiques sont dix ans plus tôt que la vie. D’autres méthodes d’administra-
alimentaire et notamment
les non-diabétiques victimes d’artério- tion sont en cours d’expérimentation :
du rapport glucides et lipides. sclérose et qu’ils ont deux fois plus de pompe à insuline, administration orale
risques de souffrir d’une maladie corona- ou par inhalation, transplantation de cel-
rienne. Ils sont en outre particulièrement lules productrices d’insuline.
sensibles aux infections : même une Pour le diabète de type II, le médecin
blessure bénigne peut rapidement mener prescrira si nécessaire des sulfamidés
à la gangrène, d’autant plus que l’atteinte hypoglycémiants, des biguanides ou des
du système nerveux entraîne l’insensibili- alpha-glucosidases, voire de l’insuline
té, ce notamment au niveau des lorsque les mesures diététiques ne suffi-
membres inférieurs. Sans oublier le sent pas.
risque de cécité, 20 à 25 fois plus élevé, Tant pour le diabète de type I que
et l’insuffisance rénale qui constitue l’une pour le diabète de type II, une bonne
des causes principales de mortalité chez hygiène de vie est essentielle. Outre
ces malades. l’exercice physique, cela implique un
Ce contrôle est à la portée de chacun régime alimentaire suffisant et équilibré,
grâce à la mise sur le marché d’appareils guère différent par ailleurs du régime ali-
fiables et faciles à utiliser. mentaire idéal conseillé à tout-un-chacun.
Le test de glycosurie, également pra-
ticable par le malade, est simple mais pas
toujours fiable.
Au médecin de compléter ces ana-
lyses et d’en tirer les conséquences quant
au traitement à prescrire.

Contrairement à ce que l’on a cru jusqu’ici,


• le régime du diabétique ne doit pas exclure les
glucides sous quelque forme que ce soit, bien au contraire;
• les “aliments spéciaux” dans lesquels le saccharose est rem-
placé par du fructose par exemple, ne sont pas recomman-
dables car ils sont tout autant, voire davantage, chargés en
calories et plus riches en lipides que les aliments similaires
non diététiques.

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DIABETE ET ALIMENTATION

Hydrates de carbone,
insuline et index glycémique
Nombre d’auteurs - dont H.C.
Gannon, S. Algun, G. Forlani ainsi que
W. Hassinger et E. Loghani pour ne
citer que les plus récents - ont étudié et
comparé l’index glycémique ou IG,
autrement dit l’effet hyperglycémiant, de
différents hydrates de carbone, du fructose
à l’amidon en passant par le saccharose ou
sucre de table, et son influence sur le taux
d’insuline plasmatique. On peut en
conclure que pour les diabétiques
comme pour les non diabétiques un
échange isoénergétique entre saccharose
(sucre simple) et amidon (sucre complexe),
absorbés en quantité modérée au cours
d’un repas normal, n’a pas plus d’effet
significatif sur la concentration plasma-
tique d’insuline que sur le taux de
glycémie. Toutefois, dans le cas des
diabétiques insulino-dépendants, la dose
d’insuline requise pourrait devenir plus
importante lorsque l’on remplace au
cours d’un repas un hydrate de carbone
à faible IG par du saccharose à IG
moyennement élévé.
D’après J.B. Banthe et al, même un
repas riche en fructose ou en saccharose
n’entraîne pas de réaction insulinique
élevée en rapport avec la réaction glycé-
mique. En fait, le meilleur indicateur de
la réponse insulinique n’est autre que la sucre en particulier, il n’en est rien pour
réponse glycémique. (voir fig. 1) les poires et les pommes. D’après G. B.
Qu’en est-il des sucres “naturels” et Hollenbeck et son équipe, l’effet sur la
des sucres “ajoutés” ? Les hydrates de glycémie ou le taux d’insuline de ces
carbone sont l’un des constituants natu- fruits frais, comme d’ailleurs du lait éga-
rels des fruits. M.A. Ha a noté que leur lement riche en sucres naturels, pris
IG varie de 22 pour la cerise à 72 pour la comme tels ou au cours d’un repas, ne
pastèque.(voir fig. 2) diffère pas chez les diabétiques non insu-
Ces différences sont probablement lino-dépendants et les non diabétiques.
dues à leur composition en mono- L’index glycémique d’un aliment est
saccharides (notamment le rapport glucose/ indépendant de sa seule teneur en glu-
fructose) ainsi qu’à leur teneur en fibres. cides.
En outre, si l’IG du kiwi correspond bien Par ailleurs, J.C. Brand Miller et ses
à son taux de sucres totaux et de chaque collaborateurs ont comparé l’effet sur la

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glycémie et le taux d’insuline de 40 den- base de flocons d’avoine (IG=65) et de
rées alimentaires chargées en sucres natu- 16 % environ s’il s’agit de flocons de maïs
rels et celui de denrées auxquelles l’on (cornflakes IG=89). Cette augmentation
avait ajouté du sucre. Conclusion : aucu- sera respectivement de 16 % et 7 % si l’on
ne différence significative. ajoute 20g de saccharose à 40g d’hydrates
J.C. Brand Miller et I. Lobbezoo de carbone.
dont les travaux portent sur une quanti-
té impressionnante d’aliments naturelle- Régime classique et
ment sucrés, estiment même que nombre approche diététique nouvelle
de ceux-ci, avec ou sans ajout de sucres Le diabète, perturbation chronique
Fig. n°1 : Rapport entre la surface située simples, influencent moins la glycémie du métabolisme, se caractérise par une
sous la courbe (AUC) du glucose et de
que la plupart des denrées à base d’hy- élévation anormale du taux de glucose
l’insuline pour des repas complets de même
composition, une moitié des hydrates de drates de carbone complexes qui font dans le sang. De là l’idée classique d’un
carbone étant du fructose, du saccharose, de partie du régime alimentaire de nos pays régime pauvre en glucides, et surtout en
la fécule de p.d.t., de l’amidon de froment occidentaux. (voir fig. 3) sucres simples facilement digérés tel le
ou du glucose.
Qu’en est-il des repas complets ? saccharose, susceptibles d’entraîner une
Lorsqu’on ajoute du saccharose à un rapide remontée glycémique postpran-
repas complet sans en modifier la teneur diale.
en amidon, on s’attend évidemment à ce Comme nous venons de le dire,
que les réponses glycémique et insuli- nombre de recherches ont été menées
L’ajout raisonnable de sucre, nique soient plus importantes. depuis les années 80 dont il ressort que
même sous forme de saccharose, D.J. Jenkins a toutefois remarqué cette approche, beaucoup trop restric-
n’influence pas plus l’équilibre que chez les non diabétiques qui pren- tive, est à revoir.
nent du pain ou du glucose en plus de En pratique, rien ne s’oppose à ce
glucidique d’un repas complet
leur repas l’augmentation de la surface que l’on recommande aux diabétiques
que ne le font les sucres “naturels” située sous la courbe de réponse glycé- tout comme aux non diabétiques un
ou la plupart des hydrates mique augmente de façon uniforme régime diététique basé sur la variété, la
de carbone complexes. de 0 à 50 g. Elle s’infléchit en plateau dès modération et l’équilibre des nutriments.
que l’on dépasse les 50 g. (voir fig. 4) Insistons sur le fait que le respect de ces
Le sucre simple inclus dans un fruit
L’effet hyperglycémiant d’un sucre prescriptions est pour le diabétique plus
ou un jus de fruit élève la concentration ajouté à un repas complet dépend et de que pour d’autres nécessaire étant donné
de glucose dans le sang tout autant l’IG du repas en question et de son que le risque relatif de certaines maladies
que le sucre de table ou saccharose. volume. Un exemple : si on ajoute 10 g chroniques n’est pas négligeable.
de saccharose dans un bol de céréales
contenant 20 g d’hydrates de carbone, • Tout d’abord, le diabétique doit veiller
l’augmentation de la surface représentant à maintenir un poids “idéal” avec un
Fig. n°2 : Index glycémique (IG) de
quelques fruits. Valeurs moyennes calculées la réponse glycémique serait de 26 % BMI de 20 à 25. Ceci est particulière-
à partir de différentes sources. environ si la céréale en question est à ment important quand on sait que
80 % au moins des diabétiques de type
II sont des obèses. Attention donc à la
Pain
prise de poids surtout à partir d’un cer-
Cerise
tain âge.
Prune
Pamplemouse • Les hydrates de carbone représenteront
Pêche entre 55 et 75 % de l’énergie totale
Poire
Pomme ingérée, dont 10 à 25 % de sucres
Orange simples, mono et disaccharides, et
Raisin
Mangue 3g/MJ par jour (soit 25 à 30 g) de fibres
Kiwi (polysaccharides complexes non assi-
Banane
Melon milables). A cet effet, il faut varier le
Anannas plus possible les mets porteurs de glu-
Pastèque
10 20 30 40 50 60 70 cides : fruits et céréales, pain, pâtes, riz,
Index glycémique (glucose = 100) pommes de terre, légumes secs, sans

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craindre le sucre ajouté à la tasse de café glycérides dans le sang.
-ceci en quantité modérée car les Ces recommandations sont valables Bonbons mentholés
Glucose

hydrates de carbone en solution entraî- pour les deux types de diabète avec toute- Bonbons mous
Pain

nent rapidement une hausse de la gly- fois une insistance particulière sur la perte
cémie. Les aliments à base de fibres de poids pour les diabétiques de type II,
contribuent utilement à la perte de perte de poids sous stricte surveillance
poids, car ils provoquent rapidement la médicale afin d’éviter tout dérapage.
satiété. Le diabétique veillera à répartir ses
• Les lipides représenteront tout au plus repas de façon régulière afin d’éviter une
30 % du total énergétique, dont 10 % hypoglycémie éventuelle : 3 repas com-
de graisses saturées au maximum. plets et 2 à 3 petites collations. Pour un
Celles-ci sont les principales respon- snack, il choisira une pomme ou une
sables des taux élévés de cholestérol et tranche de pain beurrée, ou encore du Fig. n°3 : Variations du taux de glucose
plasmatique après ingestion de 50g
des maladies cardiovasculaires, compli- chocolat dont l’index glycémique est
d’hydrates de carbone sous forme de glucose,
cations auxquelles les diabétiques sont faible. Les pâtisseries et les glaces ne sont pain blanc et deux types de bonbons très
particulièrement sensibles. On peut pas interdites après un repas complet : un sucrés.
abaisser jusqu’à 8 % l’apport de graisses repas complet tend à faire diminuer l’in-
saturées en les remplaçant avantageuse- dex glycémique des aliments qui le com-
ment par des hydrates de carbone qui, posent.
de plus, aident à la digestion des
lipides. Le risque d’hypoglycémie
• Les protéines n’influencent pas (ou Une alimentation insuffisante ou mal
peu) la glycémie. Toutefois, l’excès de équilibrée, une activité physique intensi-
protéines surcharge le travail des reins ve, l’absorption d’alcool peuvent abaisser
et on sait que les diabétiques sont dangereusement le taux de sucre dans le
sujets, dans le long terme, à des sang. Dans ce cas, il faut pouvoir dispo-
troubles rénaux. Il est donc recomman- ser rapidement de glucose. G. Slama
dé de veiller à limiter la consommation recommande 15 g d’hydrates de carbone
de protéines à 10-15 % de la ration sous forme de tablettes ou, mieux, d’une
énergétique, soit 0,80 g pour les solution de glucose ou de saccharose. Un
femmes et 0,85 g pour les hommes par verre de jus d’orange ou de lait sucré peut
kilo et par jour. suffire mais agit moins rapidement.
• L’alcool n’est pas interdit, en quantité Compléter éventuellement cette prise
modérée : au maximum, trois verres de par un en-cas riche en hydrates de carbo-
vin par jour. L’alcool peut entraîner ne : pain avec confiture, yaourt sucré ou Fig. n°4 : Augmentation des surfaces
une chute de la glycémie qui perdure aux fruits, biscuit, ou avancer l’heure du représentant la réponse glycémique (x+/-SE)
de sujets sains après consommation de
durant quelques heures, car il freine la repas suivant. différentes quantités de glucose, de pain, de
production de glucose par le foie. Les lentilles.
Glucose
liqueurs très sucrées ont un effet Pain
Lentilles
contraire et sont en outre très calo-
riques.
• Pour le reste également, eau, vitamines,
sels minéraux, oligo-éléments, les doses
recommandées sont celles du sujet en
bonne santé.
Deux remarques encore :
• l’ajout de sel doit rester modeste car le
risque d’hypertension est élevé chez les
diabétiques;
• les aliments “spéciaux” n’ajoutent rien à
un régime bien équilibré. De plus, l’ex-
cès de fructose élève le taux de tri-

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DIABETE
ET EXERCICE PHYSIQUE

L’activité physique a des effets positifs les raisons de ces bénéfices ne soient pas
tant sur la glycémie que sur l’équilibre déterminées avec précision, ils ne font
insulinique des diabétiques dont elle aucun doute. Pour une amélioration per-
normalise la sensibilité à l’insuline. manente, l’activité doit être fréquente, de
Vrance et Wasserman font état d’un l’ordre de 20 à 30 minutes trois à quatre
abaissement du taux de base du glucose fois par semaine.
Longtemps, les médecins ont
sanguin en cas d’hyperglycémie, d’une Préventivement, la pratique régulière
déconseillé l’exercice d’un sport meilleure réponse insulinique à l’apport d’un sport diminue de 20 %, voire
aux diabétiques. Là encore, les de glucides, d’une meilleure utilisation davantage, le risque de devenir diabé-
certitudes ont été mises en ques- du glucose par l’organisme. Pour les tique avec l’âge, ceci notamment chez les
diabétiques de type I, la pratique d’un personnes en surcharge pondérale.
tion. La pratique d’une activité
sport permet de réduire, parfois dans des Sont recommandés les sports aéro-
physique modérée mais régulière proportions importantes, la dose d’insuline biques : marche, jogging, natation,
accroît la sensibilité des cellules à quotidiennement nécessaire. De manière cyclisme, ski. Egalement tennis, basket,
l’insuline et permet un meilleur générale, l’exercice physique améliore le volley ou squash pour les moins de 50 ans.
métabolisme des graisses, sans oublier son Sont déconseillés les sports plus
contrôle de la glycémie.
effet bénéfique sur le stress, dont tout exigeants : alpinisme, plongée, sports
malade est trop souvent victime. Bien que mécaniques.

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Ouvrages consultés

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11
Vivre avec le diabète

Le patient diabétique peut, avec l’aide de son

Réalisation :
médecin, vivre une longue vie parfaitement normale.

D’autant plus que les régimes classiques, basés sur des

interdits difficiles à respecter et très décourageants, ne

sont plus de mise.

A l’heure actuelle, les diabétologues s’accor-

dent à reconnaître que les hydrates de carbone,

qu’ils soient à longue ou à courte chaîne, rapides

ou lents, ajoutés ou non, ne nuisent pas davan-

tage au métabolisme glucidique de leurs patients

qu’à celui des non diabétiques pourvu :

• qu’ils respectent l’équilibre nutritionnel tel que

défini par les autorités compétentes et notam-

ment l’Organisation Mondiale de la Santé ;

• qu’ils contrôlent attentivement leur glycémie

pour la maintenir dans les limites définies par

leur médecin ;

• qu’ils luttent efficacement contre les facteurs de risque des maladies cardio-vascu-

laires, dont le tabagisme ;

• qu’ils maintiennent leur BMI entre 20 et 25 et prennent les mesures adéquates


Editeur responsable : M. Gevers - Avenue de Tervueren, 182 - 1150 Bruxelles

pour maigrir si nécessaire ;

• enfin, qu’ils pratiquent régulièrement un exercice physique, gymnastique ou sport

modéré.

Une étude du Centre de Documentation


et d’Information de la Raf finerie Tirlemontoise