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DIRECTIVES TECHNIQUES DTIM

INTERNATIONALES SUR LES 05.30


MUNITIONS

Première édition
01.10.2011

Traverses et barricades

DTIM 05.30:2011[E]

© UN ODA 2011
DTIM 05.30:2011[E]
1ère Edition (01-10-2011)

AVERTISSEMENT
Les directives techniques internationales pour les munitions (DTIM) sont susceptibles
d’être régulièrement revues et révisées. Ce document et actualisé et a pour date d’effet la
date donnée sur la page de garde. Les utilisateurs doivent consulter le site internet du
projet UN SaferGuard DTIM, Bureau des affaires du désarmement des Nations Unies
(UNODA) : https://www.un.org/fr/disarmament/convarms/Ammunition, pour en vérifier la
mise à jour.

Respect du Copyright
Cette directive technique internationale sur les munitions est protégée par un droit d’auteur
par les Nations Unies. Ce document complet, ou en partiellement, ne peut en aucun cas être
reproduit, stocké ou transmis sans une permission écrite donnée par UNODA œuvrant
conjointement avec les Nations Unies.

Ce document ne peut être vendu.

Bureau des Nations Unies pour les affaires d’armement (UNODA)


United Nations Headquarters, New York, NY 10017, USA

E-mail: conventionalarms-unoda@un.org
Fax: +1 212 963 8892

© Nations Unies 2011 – Tout droit réservé

ii
DTIM 05.30:2011[E]
1ère Edition (01-10-2011)

Sommaire
Sommaire .......................................................................................................................................... iii
Avant-propos ..................................................................................................................................... iv
Introduction ......................................................................................................................................... v
Traverses et barricades ...................................................................................................................... 1
1 Domaine d’application ................................................................................................................. 1
2 Références normatives ............................................................................................................... 1
3 Termes et définitions ................................................................................................................... 1
4 Traverses et barricades .............................................................................................................. 1
5 Types fonctionnels de traverses (NIVEAU 2) ............................................................................. 2
6 Emplacement des traverses (NIVEAU 2) ................................................................................... 3
7 Matériaux des traverses (NIVEAU 2) .......................................................................................... 3
8 Traverses en terre (NIVEAU 1) ................................................................................................... 5
8.1 Hauteur de la traverse ...........................................................................................................................5
8.2 Longueur de la traverse .........................................................................................................................5
8.3 Pentes ...................................................................................................................................................5

9 D'autres matériaux par rapport à la terre (NIVEAU 1) ................................................................ 5


9.1 Traverses murs (NIVEAU 2) ..................................................................................................................6
9.2 Autre types de traverse (NIVEAU 1) ......................................................................................................6

10 Conception des traverses et leurs fonctions diverses (NIVEAU 2) ........................................ 7


11 Protection offerte par des traverses et barricades contre la surpression du souffle .............. 8
Annexe A (normative) Références ..................................................................................................... 9
Annexe B (informative) Références .................................................................................................. 10
Annexe C (informative) Types de traverses ..................................................................................... 11
Annexe D (informative) Hauteur des traverses - définition............................................................... 14

iii
DTIM 05.30:2011[E]
1ère Edition (01-10-2011)

Avant-propos

En 2008, un groupe d’experts gouvernementaux des Nations-Unies ont présenté un rapport à


l’Assemblée Générale sur les problèmes découlant de l'accroissement des stocks de munitions
1
conventionnelles excédentaires . Le groupe de travail nota que la coopération en termes d’une
gestion efficace des munitions doit adopter une approche de 'gestion de la totalité du cycle de
vie' des munitions, s’étendant des systèmes de catégorisation et de gestion comptable –
indispensable pour assurer une manutention et un stockage sécurisés et définir les excédents -
aux systèmes de sécurité physique et l'intégration de procédures de surveillance et de tests pour
évaluer la stabilité et la fiabilité des munitions.

La recommandation principale proposée par ce groupe de travail suggère que les directives
techniques pour la gestion des stocks de munitions doivent être développées au sein des Nations-
Unis.

Par la suite, l’Assemblée Générale a favorablement accueilli ce rapport et a encouragé les États à
2
mettre en œuvre ces recommandations . Cela a mandaté les Nations-Unies pour le
développement de directives techniques pour la gestion des stocks de munitions conventionnelles,
plus connues aujourd'hui sous le terme anglophone de « International Ammunition Technical
Guidelines (IATG) ».

Le travail de préparation, d'examen et de révision de ces directives techniques a été réalisé sous
le programme SaferGuard des Nations-Unies par un panel de révision technique composé
d’experts provenant des États membres, avec le soutien d’organisations internationales,
gouvernementales et non-gouvernementales. La dernière version mise à jour de chaque
directive, ainsi que des informations sur les travaux menés par le panel de révision technique,
peuvent être consultées sur le site www.un.org/disarmament/convarms/Ammunition.

Ces directives techniques seront revues régulièrement de manière à refléter le développement des
normes et des pratiques de la gestion des stocks de munitions et incorporer les règlements et les
exigences internationales appropriées.

1
UN General Assembly A/63/182, Problems arising from the accumulation of conventional ammunition stockpiles in
surplus. 28 July 2008. (Report of the Group of Governmental Experts). The Group was mandated by A/RES/61/72,
Problems arising from the accumulation of conventional ammunition stockpiles in surplus. 6 December 2006.
2
UN General Assembly (UNGA) Resolution A/RES/63/61, Problems arising from the accumulation of conventional
ammunition stockpiles in surplus. 2 December 2008.
iv
DTIM 05.30:2011[E]
1ère Edition (01-10-2011)

Introduction

Cette DTIM détaille comment les traverses et barricades peuvent être utilisés pour intercepter des
projections rasantes à grande vitesse en provenance d'un incident explosif d'un côté de la traverse
afin de prévenir l'initiation des matières explosives de l'autre côté. Ces projections sont la menace
prédominante à la survenance d’un tel évènement. Les traverses peuvent également protéger le
personnel des projections rasantes, du débris, et protéger les sites exposés contre le souffle et les
flammes. La conception, construction et emplacement corrects sont essentiels afin d'optimiser les
3
Distances Minimales de Sécurité (DMS) calculées.
Les caractéristiques naturelles du terrain peuvent être utilisées à cette fin, mais les formes les plus
fréquentes sont des monticules de terre artificiels, des murs en béton ou en maçonnerie, ou une
combinaison de ces types. Une traverse peut être intégralement détruite lors d'une explosion, mais
elle doit être conçue de manière à arrêter ou à suffisamment ralentir des projections rasantes à
haute vitesse avant de s’effondrer ou de se disperser. Si la traverse sert à protéger du personnel,
alors elle doit être conçue de manière à garantir qu'elle ne présente pas un risque supplémentaire.

Pour être efficace, une traverse doit être construite avec des matériaux correctement définis, à une
épaisseur minimale d'efficacité.

3
Voir DTIM 02.20 Quantity and separation distances.
v
Traverses et barricades

1 Domaine d’application
Cette DTIM présente les différents types de traverses et de barricades, explique leur objectif, et
apporte des conseils sur leur emplacement et construction.

2 Références normatives
Les documents référencés ci-dessous sont indispensables pour la mise en œuvre de ce document.
Pour des références datées, seule l’édition citée s’applique. Pour des références non datées, la
dernière édition du document indiqué (y compris d'éventuels amendements) s'applique.

Une liste de références normatives est fournie en Annexe A. Les références normatives sont des
documents importants auxquels est fait référence dans ce guide et font partie des dispositions de ce
guide.
Une liste supplémentaire de références informatives est fournie en Annexe B sous forme d'une
bibliographie qui énumère d'autres documents qui contiennent d'autres informations utiles sur la
construction et l'application des traverses et des barricades.

3 Termes et définitions
Aux fins de ce guide, les termes et définitions suivants, ainsi que les termes et définitions plus
compréhensifs fournis dans les DTIM 01.40:2011(E), Termes, définitions et abréviations, seront
appliqués.

Le terme « autorité nationale technique » fait référence aux direction(s) ou organisation(s) ou


établissement(s) gouvernementaux chargé(s) du contrôle, de la gestion, de la coordination et du
fonctionnement des activités du stockage et de la manipulation des munitions conventionnelles.

Les termes ‘traverse’ ou ‘barricade’ font référence à un dispositif en terre naturelle, un monticule
artificiel, une barricade ou un mur qui est capable d'intercepter des projections rasantes à grande
vitesse en provenance d'un site potentiel d'explosion et prévenant l’initiation d'un stock explosif place
à proximité.

Dans tous les modules des directives techniques internationales sur les munitions, les termes « doit »,
« devrait » et « peut » (permission) et « peut » (possibilité et capacité) sont utilisés pour exprimer les
dispositions conformément à leur usage dans les normes ISO.

a) “doit” (shall) est utilisé pour indiquer des exigences qu'il faut strictement suivre afin de se
conformer au document duquel aucune déviation n'est permise.

b) “devrait” (should) est utilisé pour indiquer que parmi plusieurs possibilités, une est
recommandée comme étant particulièrement appropriée sans mention ou exclusion des autres,
ou qu'une certaine ligne de conduite est préférée mais pas nécessairement exigée, ou que,
sous sa forme négative, « ne devrait pas », une certaine possibilité ou ligne de conduite est
désapprouvée, mais pas interdite.

c) “peut” (permission) est utilisé pour indiquer qu'une ligne de conduit est permise dans les
limites du document.

d) “peut” (possibilité et capacité) est utilisé pour des déclarations de possibilité et de capacité,
qu'elles soient matérielles, physiques ou naturelles.

4 Traverses et barricades
Aux fins du présent document, les termes barricade et traverse sont interchangeable. Une traverse est
une barrière dont le rôle est d'intercepter des projections rasantes à haute vitesse en provenance
d'une explosion. En ce faisant, elle prévient l'initiation de matières explosives stockées derrière la
1
DTIM 05.30:2011(E)
1ière Edition (01-10-2011)

traverse. Les caractéristiques naturelles du terrain peuvent être utilisées à cette fin, mais dans
l'impossibilité, un élément de construction s'avère nécessaire.

Les traverses les plus fréquentes sont des monticules de terre, des murs en béton armé ou en
maçonnerie, ou une combinaison de ces derniers. Une traverse peut être intégralement détruite lors
d'une explosion, mais elle devrait être conçue de manière à arrêter ou suffisamment ralentir des
projections à haute vitesse avant de s’effondrer ou de se disperser.

Pour être efficace, une traverse doit être construite avec des matériaux correctement définis, à une
épaisseur minimale d'efficacité. Cette DTIM contient des détails et des schémas de construction, que
l'autorité nationale technique devrait modifier en cohérence avec sa propre réglementation nationale.
Toutefois, il est proposé que les directives détaillées ci-dessous soient les conditions minimums
requises.

Il convient de noter que, bien que les traverses protègent également le personnel des missiles et des
projections rasantes à haute vitesse, et qu'elles constituent un élément de protection aux sites
exposés du souffle et des flammes, sa fonction première est de prévenir l'initiation de matières
explosives résultant des projections rasantes à haute vitesse, qui présentent la menace prédominante
à la survenance d’un tel évènement.

Il n'est pas considéré qu'une traverse puisse arrêter des projections et des débris de haut vol, qui
passent au-dessus de la traverse, et qui, en général, forme la base des distances minimales pour les
bâtiments habités. Cependant, pour des quantités moins importantes de Poids total d'explosif (PTE),
le concept de « bâtiment et traverse » peut être conçu afin de réduire les distances de bâtiments
habités. Un test grandeur nature sera réalisé afin de valider la conception.

5 Types fonctionnels de traverses (NIVEAU 2)


Les traverses peuvent être réparties en quatre catégories fonctionnelles, définies par le niveau de
protection apportée. Cependant il n'est pas toujours possible de différencier clairement entre les types
de traverses car leurs fonctions changent et s'interchangent selon leur position relative par rapport à
une soute à munitions ou un Site potentiel d'explosion (SPE). Toutefois, le classement par fonction
reste utile en raison de l'indication donnée sur la résistance nécessaire de la traverse.

Les quatre types de traverse :

a) une traverse réceptrice. Elle protège les matières explosives au sein du site exposé qu'elle
entoure contre une attaque directe par des projections et des débris rasants à haute vitesse
provenant d'une explosion dans un SPE adjacent. Ce genre de traverse est à privilégier pour
les sites exposés où se trouvent des quantités d’explosifs trop importantes pour qu'une traverse
d’interception au SPE soit efficace à une distance de sécurité précise qui ne peut pas être
modifiée. Une traverse réceptrice devrait se situer le près possible du site exposé qu'elle
protège ;
b) une traverse d’interception. Une traverse d’interception se positionne près du SPE est et
conçue pour protéger des matières explosives sur le site exposé d'une attaque directe par des
projections rasantes à haute vitesse. La traverse peut être ébranlée par un cratère produite par
l'explosion et détruite par la dépression externe. Cependant, elle doit rester en place le temps
d'intercepter et retarder les projections avant de s'effondrer ;
c) une traverse de rétention. Ce type de traverse est conçu pour contenir les projections à haute
vitesse projetées d'une explosion intérieure. Elle protège le personnel et le site exposé à
proximité des conséquences d'une explosion interne, et doit donc rester essentiellement intacte
suite à une explosion. En réalité, une traverse de rétention ne convient qu'aux petites quantités
de matières explosives (<1000 kg) et n'est utile qu’autour des bâtiments de traitement ou des
empilements de munitions de relativement petite taille ; et

d) une traverse écran. Comme son nom l'indique, il s'agit d'une traverse conçue pour faire office
d’écran entre un SPE et un site exposé. Elle est conçue pour intercepter des projections à une

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DTIM 05.30:2011(E)
1ière Edition (01-10-2011)

hauteur plus élevé que d'habitude pour une traverse. Elle peut se situer au site exposé, mais
elle est généralement plus efficace lorsqu'elle est située au SPE. Si elle se situe au SPE, elle
doit être suffisamment haute pour intercepter toute projection projetée à 40° ou moins, et rester
essentiellement intacte suite à une explosion. La ligne de 40° doit être mesurée à partir du
centre du haut de l'empilement des matières explosives dans le cas d'un toit léger, et à partir du
4
centre du toit s'il ne s'agit pas d'une construction légère. Les effets de la charge de surpression
du souffle potentielle devraient également être pris en compte lors de la phase de conception
afin de garantir que la traverse ne s'effondre pas sur la structure qu'elle protège.

6 Emplacement des traverses (NIVEAU 2)


La traverse doit être le plus près possible du SPE ou du site exposé, selon son intention. Le pied ou la
face de la traverse doit se situer à au moins 1m de l'empilement des matières explosives ou le mur du
bâtiment qu'elle protège. Cependant, l'accès pour le stockage, les équipements de manutention
mécanique (MHE), l'entretien du bâtiment, etc. peut nécessiter une distance plus importante. Par
conséquent, une traverse plus large peut être nécessaire.

Dans le cas où une traverse risque de s'ébranler en raison d’un cratère potentiel, ou si le PTE
dépasse 75 000kg de la Division de Risque (DR) 1.1, la traverse devrait être déplacée vers l'extérieur
afin d'éviter l'ébranlement. Alternativement, il est possible d'augmenter l'épaisseur de la traverse
proportionnellement à la quantité des matières explosives afin qu'au moins 2/3 de la base se trouve
en dehors du cratère potentiel. Le diamètre (D) approximatif du cratère en mètres est calculé avec la
1/3
formule D = Q[P lorsque Q[P] est le PTE en kg.
Pour une prévision plus précise de la taille d’un cratère, notamment s'il y a un risque d'ébranlement,
les méthodes de conception appropriées doivent être appliquées. Ces méthodes prennent en compte
la profondeur de l'éclatement, le sol ou autre matériel dans lequel le cratère se forme, y compris des
effets de pavé de béton. Il convient de solliciter des conseils techniques d’un spécialiste de munitions.

7 Matériaux des traverses (NIVEAU 2)


Une explosion peut disperser les matériaux dont la traverse est composée, notamment en cas d’une
paroi verticale ou quasi-verticale. Le débris potentiel peut initier des matières explosives dans les
bâtiments adjacents et présenter un risque au personnel. Afin de minimiser ces conséquences, il
convient d’utiliser les matériaux qui conforment à une des spécifications dans le Tableau 1 lors de la
construction. Les matériaux sont listés en ordre de préférence.

La stabilité de la pente de la traverse devrait être contrôlée au cas par cas. Le coefficient de sécurité
requis pour prévenir un glissement par rotation dépendra de la fonction de la traverse, les
conséquences d'un défaut de fonctionnement sur l’exploitation sûre de l'installation, et le degré de
5
perturbation occasionnée lors des réparations dans le cas de d'un raté de fonctionnement .
Cependant, à long terme le coefficient de sécurité devrait être ≥1.2.
Dans le cas d'une pente en remblai renforcé, il faut consulter les informations du fabricant afin de
6
déterminer le nombre et le type de remblai, les longueurs enterrées et l'espacement vertical.
L’implication précoce des fabricants de ces matériaux lors de la phase de conception est
indispensable. Si une face verticale ou quasi-verticale (>70°) avec une finition enveloppée ou un
élément frontal en béton préfabriqué est envisagé pour le remblai renforcé, le matériel du remblai doit
être hautement drainant et doit remplir les conditions requises par le fabricant du renforcement. Etant
donné qu'un tel dispositif constitue un 'mur', le coefficient de sécurité contre le glissement ne doit pas
être inférieur à 2.0, et celui contre le glissement à rotation ne doit pas être inférieur à 1.5.

Il convient de noter qu'il faudrait prendre des mesures de prévenir des lapins, des termites, ou autres
animaux fouisseurs de creuser dans une traverse. Des conseils et des informations générales sur la

4
Voir DTIM 05.20:2011[E] Types of buildings for explosives storage.
5
Voir DTIM 02.10 Introduction to risk management principles and processes.
6
Voir DTIM 05.20 Types of buildings for explosives storage.

3
DTIM 05.30:2011(E)
1ière Edition (01-10-2011)

7
protection contre les animaux fouisseurs peuvent être procurés auprès des agences spécialisées.
Ce point est important car l'affaissement d'une traverse, aussi minime que soit, réduit la quantité de
matières explosives qui sont légalement autorisées à être stockées au SPE.

S'il est peu probable que la traverse soit dispersée par une explosion, il n'est pas nécessaire de la
construire avec des matériaux spéciaux. Cependant, cela limite sévèrement la souplesse de stockage
et il vaut mieux construire la traverse selon les spécifications de matériaux présentées dans le
Tableau 1. Une couverture en terre pour les bâtiments recouverts de terre, ainsi que les igloos, sont
également nécessaires afin de satisfaire les conditions de matériaux présentées dans le Tableau 1.

Limites de classification (1) (2)

Matériel granuleux Matériel fin

Descriptif de Matériel Teneur


(En ordre de préférence) Maximum en
Teneur Argile Conception de
Taille Maximum en Fines (% en Poids: Pente (4)
Maximum de Teneur (% en Poids: <2µm) (Selon
les mécaniques
Particule Maximum <63µm) des sols)
(% en Poids:
20 – 75mm)
(1) (1)
1:1.5 à 2
Sable Bien Classé 6.3mm 0% 15% 5% (330 à 260)
Sable Bien Classé
Graveleux, Argileux ou
Silteux 7.5mm 5% (1) 20% (1) 5% (1)
1:1.3 à 2.5
(non-biologique)
(370 à 210)
Remblai Non-Biologique (3) Autre matériel non-biologique qui remplit les conditions de
classement ci-
dessus

Tableau 1 : Matériaux de construction pour des traverses

NOTE 1 Des particules brutes et fines doivent être distribuées de manière uniforme à travers le matériel pour un remblai
homogène.
NOTE 2 Le matériel utilisé devrait avoir un Coefficient d'Uniformité (D60 / D10) de 6 ou plus.
NOTE 3 Des gravats provenant des bâtiments démolis ou tout autre matériel similaire ne doit pas être utilisés dans la
construction des traverses en vue de l’augmentation du risque de projections.
NOTE 4 Les conditions de stabilité de la pente sont définies dans cette DTIM : les conceptions de pentes indiquées dans le
tableau sont à titre indicatif uniquement et peuvent varier selon :
a. Le caractère et la résistance du sol et des rochers des fondations, et la profondeur à la nappe phréatique ;

b. Le degré de compactage et de préparation de la surface apporté au remblai ;

c. Le teneur en fines et le potentiel d'érosion des matériaux de remblai ;

d. Le teneur en humidité de compactage si les matériaux de remblai ne sont pas bien drainants ;

e. La provision de mesures de drainage pour maitriser les pressions d'eaux interstitielles au court/long terme ;
et

f. Le renforcement du remblai avec des géo-synthétiques, du grillage métallique, etc.

7
Il a été suggéré que l'addition d'insecticides convenables à la terre lors de la construction de la traverse peut avoir des effets
bénéfiques.

4
DTIM 05.30:2011(E)
1ière Edition (01-10-2011)

8 Traverses en terre (NIVEAU 1)


La géométrie correcte est indispensable pour les traverses. Elle réduit le risque de projections ou de
débris à haute vitesse de s'échapper au-dessus la traverse, ou autour des bords. Il faut appliquer des
marges généreuses concernant les dimensions de la traverse afin que la ligne de mire soit
entièrement bloquée.

8.1 Hauteur de la traverse

Afin d'éliminer des problèmes de hauteur de la ligne de mire, la règle de 2 degrés devrait être
appliquée aux dimensions d'une traverse en terre. Cette règle est illustrée en Annexe C. Cette règle
1/3
ne s'applique pas aux distances de séparation de moins de SPE <5Q . Dans le cas des SPE
1/3
séparés d'une distance de >5Q , il convient d'évaluer chaque traverse individuellement. Un alternatif
à la règle de 2 degrés consiste à s'assurer qu'il y a au moins 0.6m d'hauteur de barricade
supplémentaire le long de la ligne de mire d'un SPE à l'autre.

Une traverse peut être construite avec une largeur minimum de 2.4m à un niveau égal à la hauteur
maximale des matières explosives stockées, avec 600 mm supplémentaire en plus. Une traverse peut
également être dressée à la hauteur de l'avant-toit du bâtiment que la traverse protège. Ces
conditions sont illustrées dans l'Annexe D.

Si, suite à l'application de la règle de 2 degrés, les traverses sont plus bas que l'avant toit en raison
des empilements bas de matières explosives qui y sont stockés, il faut considérer une augmentation
de la hauteur de la traverse jusqu'à l'avant toit du bâtiment. Ceci sert à limiter la projection de débris
du bâtiment. Pourtant, il peut résulter des traverses anormalement hautes, et l'autorité nationale doit
alors trouver un compromis.

8.2 Longueur de la traverse

Idéalement, une traverse devrait entièrement entourer le SPE qu'elle protège afin de garder une
souplesse pour un développement ultérieur. Cependant, si cela n'est pas le cas, alors elle devrait se
prolonger au-delà des bords du SPE, sans réduire la hauteur globale, afin d'éliminer toute ligne de
mire potentielle de l'autre SPE et le site exposé. Cette longueur ne doit pas être inférieure à 1 mètre à
chaque bout de la traverse sur tous les côtés du SPE qui sont traversés. Annexe C présente un
schéma de cette situation.

8.3 Pentes

La pente d'une traverse doit faire en sorte qu'elle soit stable. La pente varie selon les matériaux de
construction utilisées, mais ne devrait pas dépasser 1:2 ou 26° de l'horizontal. Plus la pente est plate,
moins il y aura d'érosion et donc moins d'entretien nécessaire.

9 D'autres matériaux par rapport à la terre (NIVEAU 1)


Si de la brique, du béton ou de l'acier sont utilisés pour soutenir la face verticale d'une traverse de
type 2 ou type 3 (voir la Clause 10), leur efficacité d'arrêter les projections à haute vitesse est
augmentée par rapport à une traverse entièrement en terre. Les chiffres d'efficacité sont présentés
dans le Tableau 2.

5
DTIM 05.30:2011(E)
1ière Edition (01-10-2011)

Efficacité par rapport au sol


Matériel
(valeur nominal de 1)

Brique x4
Béton x6
Acier x 24

Tableau 2 : Efficacité des matériaux par rapport au sol

Cette efficacité indique que l'épaisseur de la traverse peut être réduit en fonction. Cependant, la
masse équivalente d'une traverse d’interception ne doit pas être réduite en dessous de 2.4m de terre
au niveau du haut de l'empilement ou de l'avant toit du SPE pour éviter la dispersion de la traverse

9.1 Traverses murs (NIVEAU 2)

Les murs de bâtiments en béton ou en maçonnerie peuvent être utilisés en tant que traverses.
Cependant, ils doivent être conçus dans cet objectif. Les murs existants sont probablement inadaptés
pour cette fin. Lorsqu'il s'agit de protéger des matières explosives ou du personnel, les murs devraient
être conçus pour résister à l'effondrement. Pour les petits PTE tels que ceux dans les bâtiments de
traitement, le Tableau 3 énumère l'épaisseur nécessaire pour les traverses de rétention cantilever
d’une hauteur maximale de 3m et à 1m des matières explosives afin de prévenir un effondrement.
Pour les PTE plus important, il faut prendre des conseils auprès d'un spécialiste.

Epaisseur du Mur en
Epaisseur du Mur en Béton Armé Renforcé à 3m Brique Nominale
PTE (kg) Centres, avec 0.2% Renforcement de Tension
(mm) (mm)

2.5 225 340

5 225 340

7 225 450

12 225 570

18 300 680

35 450 Non autorisé

50 600 Non autorisé

68 750 Non autorisé

Tableau 3 : Epaisseur exigé pour les traverses de rétention cantilever

9.2 Autre types de traverse (NIVEAU 1)

Il peut y avoir des occasions, par exemple le stockage de munitions sur le terrain, qui nécessite
l'utilisation de traverses improvisées. Voir DTIM 04.10 Field and temporary storage pour des
précisions techniques supplémentaires.

L'efficacité de l'usage d'autres traverses non-traditionnelles est souvent validée en réalisant des tests
à grandeur nature. De nouveaux tests devraient être réalisés pour les situations où les limitations ou
les conditions associées à l'approbation initiale de l'usage de la traverse concernée sont dépassées
ou si les impacts sont inconnus.

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DTIM 05.30:2011(E)
1ière Edition (01-10-2011)

9.2.1. Utilisation de munitions de DR 1.4 comme traverse

Des munitions de DR 1.4 peuvent être empilées afin de constituer une protection de stockage
renforcée entre les empilements d'autres DR. Cependant, ces stocks de DR 1.4 risquent d’être
détruits en cas de l'explosion d'un empilement adjacent. L'utilisation de DR 1.4 ne devrait être
envisagée qu'en cas d'urgence.

Barrières d'eau

Il existe actuellement plusieurs barrières d'eau sur le marché. Elles sont efficace, mais doivent
toujours être considérées comme temporaire, en vue des problèmes de survie à long terme et
d'entretien. L'eau est un moyen efficace de ralentir les projections à haute vitesse. L'entretien des
cuves d'eau aux températures extrêmes pose également un problème.

9.2.2. Barrières de sol

De même, il existe actuellement plusieurs barrières à base de sol sur le marché. Le remplissage de
ces barrières doit être conforme aux conditions de matériaux listées en Tableau 1.
8
9.2.3. Unitisation (NIVEAU 2)

L'unitisation est le fait de cloisonner des matières explosives dans des compartiments individuels avec
des cloisons ou avec des traverses intérieures et peut, dans certains cas, permettre l’application de
distances minimales de sécurité réduites. Le sujet de l'unitisation est complexe et nécessite le conseil
technique d'un expert en munitions avant d'être mise en œuvre et avant l'autorisation de la réduction
9
subséquente des distances minimales de sécurité. Ce concept n'est généralement appliqué qu'aux
petits PTE < 200 kg.

10 Conception des traverses et leurs fonctions diverses (NIVEAU 2)

Il y a six conceptions de construction pour les traverses :

a) Type I. Un monticule de terre avec double pente ;

b) Type II. Un monticule de terre avec pente unique de face verticale, ou un monticule de face
partiellement verticale ;

c) Type III. Un monticule de terre avec double pente raide, parfois appelé type "Chilver” ;

d) Type IV. Souvent appelé un bâtiment bunker ou une traverse combinée. Ce type comprend des
10
bâtiments entièrement enterrés pas plus de 600 mm sous terre ;
e) Type V. Des traverses murs construites en brique, béton armé et composite ; et
f) Type VI. Les caractéristiques naturelles d'un site, comme des monticules, buttes, etc. Ils
doivent être au moins égal à la taille d'un type I.

Il ne serait pas judicieux de définir l'utilisation de chaque traverse de manière stricte, car les fonctions
et les caractéristiques de protection se chevauchent souvent, mais en général les Types I, II et III,
comportant les traverses en pente, sont parmi le plus utilisés à des fins de stockage. Elles sont les
plus fonctionnelles car elles peuvent assurer tous les quatre rôles de protection (voir le paragraphe 5).

8
Voir DTIM 02.20 Quantity and separation distances
9
Comme exemple, une des conditions nécessaire pour l'utilisation des barricades intérieures est qu'elles doivent être
construites en béton cellulaire autoclave aéré ou un équivalent approuvé comme barrières. L'épaisseur de la barricade doit être
au moins 300mm. Les blocs de béton cellulaire autoclave sont conçus dans un but sacrificiel et doivent être d'une densité de
3 2
550 - 750 kg/m et avoir une résistance à la compression de 4 - 5 N/mm . Il n'est pas nécessaire de lier les bloques avec du
mortier, permettant ainsi la taille des cellules à s'adapter facilement aux besoins de stockage.
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En dessous de 0,6m il se peut que le bâtiment doive être considéré comme un stockage souterrain.

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DTIM 05.30:2011(E)
1ière Edition (01-10-2011)

Les traverses de type IV profitent de la structure du SPE pour soutenir la terre et les traverses de
Type V sont principalement utilisées comme des traverses de réception ou sont conçues comme des
traverses de rétention. Les schémas de ces traverses se trouvent en Annexe C.

11 Protection offerte par des traverses et barricades contre la surpression


du souffle
Les procédures générales pour prévoir la mitigation de pression par rapport aux types de conception
de barricades généraux et leur emplacement n'ont pas été développées jusqu'au présent. Pourtant,
fondé sur des travaux d'expérimentation directe, la charge de surpression sur une surface protégée
par une barricade est réduite d'environ 50 pour cent lors des conditions suivantes :

a) emplacement. La barricade se trouve à une distance équivalente de deux fois la hauteur de la


barricade de la zone protégée.

b) hauteur. Le haut de la barricade est au moins aussi haut que le haut de la zone protégée ; et

c) longueur. La longueur de la barricade fait au moins deux fois la longueur de la zone protégée.

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DTIM 05.30:2011(E)
1ière Edition (01-10-2011)

Annexe A
(normative)
Références

Les documents normatifs ci-dessous contiennent des clauses qui, par référence dans le présent
texte, constituent des dispositions de cette partie du guide. En ce qui concerne les références
datées, il ne sera pas tenu compte des amendements ou des révisions ultérieurs apportés à ces
publications. Cependant, il serait judicieux que les parties à des accords basés sur cette partie du
guide étudient la possibilité d'appliquer les éditions les plus récentes des documents normatifs
indiqués ci-dessous. Quant aux références non datées, l’édition la plus récente du document
normatif auquel il est fait référence s'applique. Les membres de l'ISO conservent des registres des
normes ISO et EN en vigueur :

a) DTIM 01.40:2011[F] Termes, glossaire et définitions. UNODA. 2011 ;

b) DTIM 01.50:2011[E] UN Explosive hazard classification system and codes. UNODA. 2011 ;

c) Voir DTIM 02.10:2011[E] Introduction to risk management principles and processes.


UNODA. 2011 ;
d) DTIM 02.20:2011[E] Quantity and separation distances. UNODA. 2011; et

e) DTIM 05.20:2011[E] Types of buildings for explosives storage. UNODA. 2011.

La dernière version/édition de ces références doit être utilisée. L’Office des Affaires de
11
désarmement des Nations Unies (UNODA) conserve une copie de toutes les références utilisées
dans cette norme. La dernière version/édition des normes, guides et références des DTIM est
archivée à l’UNODA et peut être consultée sur le site web des DTIM :
www.un.org/disarmament/convarms/Ammunition. Il est conseillé aux autorités nationales, aux
employeurs et autres instances et organisations concernées de se procurer une copie de ces
textes avant de mettre en place un programme de gestion des stocks de munitions
conventionnelles.

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Sous réserve de droits d’auteur

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DTIM 05.30:2011(E)
1ière Edition (01-10-2011)

Annexe B
(informative)
Références

Les documents suivants à titre d’information contiennent des dispositions qui devraient être
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consultées de manière à obtenir des informations de fond sur le contenu de ce guide :

a) AASTP-1, Edition 1 (Change 3). Manual of NATO Safety Principles for the Storage of
13
Military Ammunition and Explosives. NATO. 04 May 2010;
b) Handbook of Best Practices on Conventional Ammunition, Chapter 2. Decision 6/08. OSCE.
2008 ;
c) Joint Service Publication 482, Volume 1, Chapter 7, Traverses. UK MOD. November 2006;

d) Technical Paper 15, Revision 3, Approved Protective Constructions. US Department of


Defense Explosive Safety Board. May 2010; et
e) US UFC 3-340-02 Structures to Resist the Effects of Accidental Explosions. US Department
of Defense. 05 December 2008.

La dernière version/édition de ces références doit être utilisée. Le Bureau des Affaires de
13
désarmement des Nations Unies (UNODA) conserve une copie de toutes les références utilisées
dans cette norme. La dernière version/édition des normes, guides et références des DTIM est
archivée à l’UNODA et peut être consultée sur le site web des DTIM :
www.un.org/disarmament/convarms/Ammunition. Il est conseillé aux autorités nationales, aux
employeurs et autres instances et organisations concernées de se procurer une copie de ces
textes avant de mettre en place un programme de gestion des stocks de munitions
conventionnelles.

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Des données tirées de plusieurs de ces éditions ont été utilisées afin de rédiger cette DTIM
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Sous réserve de droits d’auteur

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DTIM 05.30:2011(E)
1ière Edition (01-10-2011)

Annexe C
(informative)
Types de traverses

Cette annexe contient une liste définitive de types de traverses. Elle a pour but d'identifier les types
de traverses différentes et leur conception. Tous les schémas ci-après dans cette DTIM sont tirés
de l'UK Joint Service Publication 482, Volume 1, Chapter 7, Traverses.

C.1 Type I – double pente standard

1m min

0,6m min
OU règle
de 2°
2,4m min

Empile
-ment
max 26°

1m min

C.2 Type II – pente unique face verticale

Support
Bâtiment
1,5m min

0,6m min OU
2,4m min règle de 2°

Angle
Empilement Terre max 26°

1m min

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DTIM 05.30:2011(E)
1ière Edition (01-10-2011)

C.3 Type II – face partiellement verticale partiellement en pente

Support
Bâtiment
1m min

0,6m min OU
2,4m min règle de 2°

Empilement Terre

Angle max 26°

C.4 Type III – traverse de double pente raide (Chilver)

Bâtiment Support

0,6m min OU
règle de 2°

Empile-
ment Angle max 75°

1m min

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DTIM 05.30:2011(E)
1ière Edition (01-10-2011)

C.5. Type V – traverse mur

Bâtiment
0,45m béton ou
0,7 brique

0,6m min OU
règle de 2°

Empile- M
ment U
R

1m min

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DTIM 05.30:2011(E)
1ière Edition (01-10-2011)

Annexe D
(informative)
Hauteur des traverses - définition

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