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La 2 eme question

Introduction

Tout d’abord Les comptes des entreprises ont récemment défrayé la chronique. Il faut dire que la
comptabilité peut mentir, comme le montrera l’histoire du redressement spectaculaire de l’entreprise
Cacahuète S.A. Peut-elle même dire le vrai ? La comptabilité, loin d’être une science exacte, est un art du
consensus. Or ce consensus a achevé de se lézarder avec la bulle internet, faisant apparaître au grand jour des
failles dans le système d’information financière. Trouvera-t-on de nouveaux consensus.

Les comptes des entreprises ont récemment défrayé la chronique. Il faut dire que la comptabilité
peut mentir, comme le montrera l’histoire du redressement spectaculaire de l’entreprise Cacahuète
S.A. Peut-elle même dire le vrai ? La comptabilité, loin d’être une science exacte, est un art du
consensus. Or ce consensus a achevé de se lézarder avec la bulle internet, faisant apparaître au grand
jour des failles dans le système d’information financière. Trouvera-t-on de nouveaux consensus ?

Depuis l’année 2000, le monde des affaires en général et les marchés


financiers en particulier ont fait de l’adhésion, en 2005, aux IFRS
(International Financial Reporting Standards) une préoccupation
majeure.
Quels sont les enjeux et les objectifs attendus de ces nouvelles
préoccupations ?

Les deux dialogues suivants prolongent l’article d’Alfred Galichon et Matthieu Autret La comptabilité
peut-elle dire le vrai ?1 Les auteurs y décrivent l’amélioration spectaculaire des comptes d’une
société imaginaire, Cacahuète SA, grâce à des montages audacieux proposés par un consultant. Ils
avaient permis d’améliorer sensiblement tous les indicateurs financiers, mais quelques années après,
l’entreprise connaît à nouveau une passe délicate, et il semble que la comptabilité soit précisément à
l’origine de ses difficultés…

L’AVIS mistére des deux auteurs Cependant, l'application des normes conduit-
elle à la vérité ? Si c'est le cas, ce nepeut être que fortuit, car l'application des règles
ne peut donner qu'une comptabilitérégulière, et la régularité ne suffit pas. Le Code de
commerce mentionne trois concepts : régularité, sincérité et image fidèle 
Cette histoire s’achève donc avec un actionnaire malheureux à plusieurs titres : il est ruiné et en plus
il n’a pas réussi à attribuer la responsabilité de sa ruine à quelqu’un. Notre mémoire du corps des
Mines, avait pour titre initial : La comptabilité peut-elle mentir ? Mais quand nous faisions part de ce
titre aux personnes que nous interrogions, la plupart s’exclamaient : « je vais vous répondre en un
mot : oui, bien sûr la comptabilité peut mentir ! ». Nous avons fini par changer notre titre en La
comptabilité peut-elle dire le vrai ? pour ne pas rendre la tâche trop facile à nos interlocuteurs et
nous nous sommes demandé à qui il fallait reprocher que les comptes ne donnent pas toujours une
bonne idée de la situation économique de l’entreprise. Nous avons rencontré plusieurs types de
réactions. Certains nous disaient : « Les entreprises se contentent d’appliquer les normes comptables
en vigueur, ce n’est pas de leur faute si ces normes sont mal faites » ; cette vision fait peser le poids
de l’information financière sur les normalisateurs. D’autres nous disaient à l’inverse : « Les normes
parfaites n’existent pas, il faut renoncer à tout attendre des normes comptables et ce sont donc les
entreprises qu’il faut responsabiliser de façon à ce que leurs comptes donnent une idée juste de leur
situation » ; dans cette vision, au contraire de la première, l’obligation d’informer correctement
revient aux entreprises. Les malheurs de l’actionnaire de Cacahuète SA viennent peut-être de ce que
la première vision prévalait : on aurait trop attendu des normes (sans doute encore plus aux États-
Unis qu’en France). Avec les nouvelles normes comptables IAS (International Accounting Standards),
qui s’appliqueront à toutes les sociétés cotées européennes dès 2005, on peut espérer que les
choses changent.

Quelles normes comptables pour quelle vérité ? Gilbert Gélard : Je crois qu’il y a un optimisme
certain à croire que des normes comptables peuvent résoudre tous les problèmes. Bien entendu, il
faut de bonnes normes et la mission du normalisateur est à ce titre importante. Une première
question se pose à lui : fait-on de bonnes normes en écrivant des règles détaillées ou bien en se
limitant aux principes ? Mais parvenir à de bonnes normes, ce n’est que le premier étage de la fusée.
Il faut aussi garantir leur bonne application en mettant en place des garde-fous : les régulateurs
comme la COB (Commission des opérations boursières) en France et la SEC (Securities and Exchange
Commission) aux États-Unis ainsi que les auditeurs, car il ne faut pas penser que les acteurs ont tous
spontanément le souci de respecter les règles. Régularité, sincérité et image fidèle Cependant,
l’application des normes conduit-elle à la vérité ? Si c’est le cas, ce ne peut être que fortuit, car
l’application des règles ne peut donner qu’une comptabilité régulière, et la régularité ne suffit pas. Le
Code de commerce mentionne trois concepts : régularité, sincérité et image fidèle. La régularité,
c’est la bonne et complète application des règles. La sincérité, c’est autre chose : c’est une qualité qui
ne résulte pas des normes mais de celui qui prépare les comptes. Il manquait par exemple aux
comptes d’Enron cette qualité – même en faisant l’hypothèse que la société aurait bien appliqué les
règles en vigueur aux États-Unis – car l’application des règles était faite pour tromper. Régularité et
sincérité débouchent nécessairement sur l’image fidèle, mais une image fidèle qui est elle-même la
conséquence des normes que l’on applique. L’exemple des comptes d’EDF illustre bien cette idée.
Dans le référentiel français, ces comptes sont, autant que je le sache, réguliers et sincères et par
conséquent ils donnent une image fidèle. Dans le référentiel IAS, ils ne seraient ni réguliers ni
sincères et ne donneraient pas non plus une image fidèle parce qu’il manquerait quelques milliards
de provisions pour retraite, qui sont la différence entre une entreprise in bonis et une entreprise en
faillite ! L’image fidèle est contingente aux normes. Cohérence des normes comptables Tout part
donc des normes. À défaut d’atteindre la vérité, une information financière de qualité doit reposer
sur de bonnes normes, elles-mêmes fondées sur un cadre conceptuel qui assure à l’ensemble une
certaine cohérence. C’est un outil pour réduire l’arbitraire des choix du normalisateur, et qui rend le
corpus des règles comptables plus acceptable et plus compréhensible. Les systèmes normalisateurs
modernes (ceux du FASB – Federal Accounting Standards Board et de l’IASB – International
Accounting Standards Board) reposent sur des cadres conceptuels. En France, on a jusqu’ici résisté à
l’idée d’en écrire un. Or on sait que désormais le cadre conceptuel français va être celui de l’IASB
puisque, par un règlement européen, ce sont les normes IAS qui vont s’appliquer en France pour les
comptes consolidés des sociétés cotées.

Contrairement à ce que l’on semble parfois croire, établir un cadre conceptuel est une démarche
inductive plus que déductive. Les normalisateurs ont commencé par faire des normes comptables
avant de se demander s’ils n’étaient pas en train de se contredire d’une norme à l’autre. Ils ont alors
construit empiriquement l’objet logique qu’est un cadre conceptuel. Celui de l’IASB a besoin
d’évoluer car, avec la complexité croissante des transactions, de nouveaux concepts doivent être
introduits, notamment en matière d’évaluation. En l’état actuel des choses, il est dominé par une
approche bilan. On définit ce qu’est un actif et un passif, puis on donne les conditions de leur
comptabilisation et dé comptabilisation, et enfin on définit leur valorisation. Le résultat comptable
n’est alors que la conséquence de ce processus. Ceci se distingue d’une approche par le résultat, qui
ne serait pas centrée sur les notions d’actifs et de passifs, et qui permettrait d’inscrire au bilan des
charges que l’on étalerait, d’où de possibles lissages. À mon avis ce lissage n’est pas une bonne
chose. Vérités, mensonges et comptabilité À défaut de vérité, que l’on n’atteindra peut-être jamais,
on peut néanmoins trouver en comptabilité des déviances flagrantes. Dans ma carrière, en tant
qu’auditeur, préparateur puis normalisateur, je ne suis pas certain d’avoir vu un bilan “vrai”. La
question n’a pas vraiment de sens ; par contre j’en ai vu beaucoup qui étaient faux et à chaque fois
j’ai su pourquoi. Certains d’ailleurs étaient réguliers mais il y manquait la sincérité, comme dans
l’exemple de la société fictive Cacahuète SA. Il y a un continuum dans le domaine de l’information
financière, depuis l’infraction caractérisée, qui peut être de nature pénale, jusqu’à un simple manque
de transparence nuisant à la qualité de l’information. Certains pensent que la main invisible du
marché sanctionne l’entreprise qui n’est pas transparente. C’est en partie vrai : certaines entreprises
ont sûrement du mal à se financer à cause de l’opacité de leurs comptes ou du manque de clarté des
normes comptables particulières utilisées dans leur secteur. L’assurance et encore davantage la
réassurance ont du mal à attirer des capitaux pour cette raison. Normes comptables en débat Loin
des certitudes, le monde de la comptabilité est agité par des débats techniques sur des questions
très diverses, souvent reliées à la notion de vérité. Citons pêle-mêle : dans quelle mesure le coût
historique est-il pertinent ? quand ? pourquoi ? qu’est-ce qu’un actif ? comment l’évaluer ? qu’est-ce
que le contrôle d’une filiale (l’enjeu est ici la non-consolidation, méthode abondamment utilisée
actuellement par les entreprises et les établissements financiers pour cacher des dettes) ? la
comptabilité peut-elle viser à la neutralité ? À cette question ma réponse est non : on voit bien que
lorsque l’on veut changer ou introduire une norme comptable, par exemple, récemment, le projet de
comptabiliser les stock-options en charges, beaucoup de lobbies font pression pour qu’on n’en fasse
rien. Il y a également débat pour savoir s’il faut des normes spécifiques à certains secteurs, tels que
les assurances. Je pense qu’il en faut le moins possible, voire pas du tout. Enfin, en France, il faut
s’attendre à une période difficile, car on va avoir à partir de 2005 deux référentiels, donc deux
schémas de pensée différents : le PCG (Plan comptable général) et les IAS.

DOCUMENT 2

ERIC DELESALLE

Depuis le 1er janvier 2005, les comptes consolidés des sociétés faisant appel public à l'épargne doivent être
établis sur la base des normes comptables internationales IAS/IFRS, homologuées par l'Union Européenne. Ce
Petit Guide FID présente ces normes, en récapitulant aussi le fonctionnement de la structure IASB (et de
l'EFRAG au niveau européen), et en donnant un récapitulatif du " nouveau " vocabulaire comptable. Pour certains
aspects, les solutions internationales, devenues européennes, sont déjà similaires à celles prévues dans la
réglementation nationale, de par les modifications introduites dans le Plan comptable général et dans le
règlement sur les comptes consolidés depuis 1999 dans le cadre de la stratégie de u convergence " des
dispositions nationales avec les solutions internationales. Pour d'autres points, les solutions internationales sont
très différentes. Ce Petit Guide FID présente de manière synthétique ces éléments, afin de donner aux lecteurs
une vision claire du nouveau panorama des dispositions régissant la communication financière. La mise en
œuvre pratique des normes comptables internationales constitue un véritable enjeu pour les entreprises
concernées, car la comptabilité n'est pas qu'une technique : c'est aussi un ensemble de règles juridiques, un
élément de la communication avec les " parties prenantes ", une science soumise à des évolutions récurrentes,
un art soumis aux effets de mode et un élément essentiel pour la construction du système d'information dans le
cadre de la mise en œuvre de tous les mécanismes de l'importante chaîne de la sécurité financière,
particulièrement analysée depuis quelques années

L’idée de eric

Introduction

La comptabilité est devenue une réelle « arme économique » (1). La normalisation comptable est
donc une question pleine d’enjeux stratégiques pour toutes les parties prenantes : Etat, chefs
d’entreprises, investisseurs, prêteurs, etc. Et, si dans le passé, ce point n’a pas fait l’objet de
questionnement important (la France ayant choisi un mode de normalisation sous couvert de l’Etat
et par recherche d’un consensus feutré), l’impact de la mondialisation et les réformes décidées au
niveau européen animent, actuellement, un débat d’importance sur les moyens d’une nouvelle (et
meilleure) normalisation comptable en France. Faut-il ainsi « jeter le bébé avec l’eau du bain », voire
« tirer sur l’ambulance », et tomber en conséquence sous le charme d’une normalisation «
internationale » (la comptabilité « à la française » étant alors considérée comme dépassée et
ringarde)… Mais, qui n’est sans doute pas sans danger ni conséquences économiques neutres ? XXIIIé
Congrès AFC

Les normes comptables internationales de l’International Accounting Standards Committee (IASC),


reprises récemment par le nouvel IASB (Board) sous le vocable de normes IFRS (International
Financial Reporting Statements) pour les futures normes comptables à émettre, visent à créer un
corpus universel de règles comptables d’évaluation et de présentation de l’information financière
pour les entreprises. Mais il n’est pas évident qu’elles puissent résoudre « tous » les problèmes…
L’objet de cette étude est de présenter la structure d’ensemble des réformes en cours de
préparation, et d’analyser les défis et perspectives de celles-ci pour l’ensemble des parties prenantes
à l’information financière : préparateurs des comptes, professionnels de la comptabilité, utilisateurs,
analystes financiers, créanciers, salariés, Etat, …

corps

Les normes comptables internationales ne peuvent pas être, par définition, un « remède miracle »…
En effet, elles ont été volontairement rédigées en excluant toute contrainte juridique et en ne
prenant pas en considération les spécificités culturelle, économique, historique, … des nations. En
outre, elles sont rédigées de manière littéraire, en laissant parfois une relative imprécision quant au
traitement technique adapté. Des évolutions des normes IAS et des futures normes IFRS sont aussi
prévisibles à un délai relativement proche, et les exemples de discussions actuellement en cours sur
une application de la notion de « full fair value » (évaluation des actifs et des passifs en valeur
d’utilité), sur l’abandon de l’amortissement systématique de l’écart d’acquisition (goodwill), etc.
laissent entrevoir d’importantes révolutions culturelles pour les parties prenantes, qui ne doivent pas
avoir d’idées fixes (car, sinon, on n’avance pas…) ! Quant aux Etats-Unis, la reconnaissance pratique
du suivi des normes internationales n’est pas aujourd’hui assurée (voir supra). Toutefois, une sorte
de « main invisible du marché » les rend incontournable, et l’Europe est en train de bâtir une
stratégie – avec XXIIIé Congrès AFC

Pour les évolutions à très court terme en France, il faut relever l’importante prise de position
stratégique rendue par le Bureau du CNC et présentée par son Président, Antoine Bracchi, lors de
l’Assemblée plénière du CNC le 26 juin 2001 ; il est ainsi considéré que : - pour les comptes
consolidés des sociétés faisant appel public à l’épargne (soit près de 1.000 sociétés consolidantes) :
les normes IAS devront être appliquées conformément aux dispositions européennes à l’échéance de
l’exercice 2005 ; - pour les comptes consolidés des sociétés ne faisant pas appel public à l’épargne
(soit près de 8.000 sociétés consolidantes) : il faut maintenir la réglementation nationale, la faire
converger vers les solutions IAS chaque fois que nécessaire et autoriser l’application du référentiel
IAS sur option des groupes concernés ; - pour les comptes individuels de toutes les entreprises
(cotées en bourse ou non) : « compte tenu du contexte institutionnel français, le Bureau retient de
ne pas proposer l’application des normes IAS dans les comptes individuels (12) (…) Le Bureau ne
souhaite pas qu’il y ait dans l’immédiat une aggravation affichée de la déconnexion entre les comptes
consolidés et les comptes individuels. De même, il ne souhaite pas à ce stade, pour des raisons
similaires, qu’il soit envisagé une déconnexion entre les comptes individuels et les comptes fiscaux
(…) Outre la relation, comptes individuels et comptes fiscaux pour la détermination du résultat
imposable, d’autres règles du droit des sociétés reposent sur les comptes individuels, comme la
détermination du bénéfice à distribuer, le calcul de la participation des salariés aux résultats de
l’entreprise, le droit des créanciers, les procédures relatives aux entreprises en difficulté… ». Il est
ainsi évident que la comptabilité est au cœur d’un débat politique de Société, et que les effets de la
mondialisation ne sont pas que des éléments théoriques. En outre, comme l’écrivait Bernard Colasse
(13) : « Etrange instrument donc que la comptabilité… Conçue pour décrire l’entreprise, elle n’en
fournit que des images partielles, souvent partiales et toujours floues. Conçue pour informer, pour
aider au contrôle et à la prise de décision, elle se prête au leurre, à la mise en scène, à la rhétorique,
à la ruse et, quelque fois, à la tromperie. Le chiffre comptable est donc hautement controversable et
l’on peut se demander s’il ne trouve pas sa pleine utilité sociale à l’occasion, justement, des
controverses qu’il provoque et alimente, jouant un rôle de médiation entre les acteurs sociaux
amenés à construire ensemble l’entreprise. Sans la parole qui les explicite et les discute, les chiffres
ne disent rien ; et, en définitive, la comptabilité ne fait sans doute que définir un espace de chiffres
où peuvent se faire entendre, et éventuellement s’entendre, producteurs et utilisateurs de comptes
». 2.2 A titre illustratif des difficultés d’application des normes IAS dans le contexte français, on peut
citer les exemples suivants (qui ne constituent qu’un inventaire « à la Prévert », sans recherche
d’exhaustivité) :

Conclusion

Pour conclure … provisoirement … La normalisation est une œuvre délicate car cet « ensemble de
règles techniques résultant de l’accord des producteurs et des usagers et visant à spécifier, vérifier et
simplifier en vue d’un meilleur rendement dans tous les domaines de l’activité humaine » (14) n’est
pas facilement réalisable du fait des contextes juridiques et économiques nationaux. Et, au niveau
international, il faut aussi savoir dépasser les spécificités, contraintes ou visions nationales. Ceci ne
fait que conforter le principe selon lequel la « transformation régionale » de la règle « internationale
» n’aboutirait qu’à des échecs. Aussi, avec raison et sagesse, il doit être possible de dépasser les
éventuelles discordances pour trouver la voie de la vérité, sans les écueils d’une certaine forme
dévastatrice de la pensée unique. Les prochains mois vont permettre d’entamer ce chemin pour
trouver la voie de l’intelligence, et où il devrait être possible aux parties prenantes de l’information
financière, et notamment aux professionnels comptables, :

Le point de désaccord entre les deux auteures

Eric delessalle affirment qu’il faut adopté un champ de normalisation dans un cadre politique culurel
de la comptabilité et que l’ancien modèle fonctionnait bien et que la nouvelle réforme risque de
troubler les praticiens à un tel point que

Alors que matthieu trouve que la nouvelle réforme créé une évolution des rapports entre les
entreprises et les commissaires au comptes avec la philisophie des normes comptables IFRS

Question 2

OUI je suis d’accord avec les deux auteurs d’article la comptabilité peut elle dire le vrai Je crois qu’il y
a un optimisme certain à croire que des normes comptables peuvent résoudre tous les problèmes.
Bien entendu, il faut de bonnes normes et la mission du normalisateur est à ce titre importante. Une
première question se pose à lui : fait-on de bonnes normes en écrivant des règles détaillées ou bien
en se limitant aux principes ? Mais parvenir à de bonnes normes, ce n’est que le premier étage de la
fusée. Il faut aussi garantir leur bonne application en mettant en place des garde-fous : les
régulateurs comme la COB (Commission des opérations boursières) en France et la SEC (Securities
and Exchange Commission) aux États-Unis ainsi que les auditeurs, car il ne faut pas penser que les
acteurs ont tous spontanément le souci de respecter les règles. Régularité, sincérité et image fidèle
Cependant, l’application des normes conduit-elle à la vérité ? Si c’est le cas, ce ne peut être que
fortuit, car l’application des règles ne peut donner qu’une comptabilité régulière, et la régularité ne
suffit pas. Le Code de commerce mentionne trois concepts : régularité, sincérité et image fidèle. La
régularité, c’est la bonne et complète application des règles. La sincérité, c’est autre chose : c’est une
qualité qui ne résulte pas des normes mais de celui qui prépare les comptes