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INTRODUCTION :

Les ouvrages de soutènement sont des ouvrages communs du génie civil


construits en nombre chaque année. Il existe de nombreux types d’ouvrages de
soutènement, qui ont été conçus pour répondre aux situations les plus diverses, et
qui peuvent être classés dans différentes grandes familles.
Ces ouvrages se différencient les uns des autres essentiellement par :
 leur morphologie (ouvrages massifs, rideaux et parois ancrées ou non, ...) ;
 leur mode d'exécution, qui peut être très différent suivant le type d'ouvrage ;
 leur mode de fonctionnement et les méthodes de dimensionnement dont ils
relèvent ;
 les matériaux qui les constituent (maçonnerie, béton armé,...) ;
 leur domaine d'emploi privilégié (ouvrage en remblai ou en déblai, site
aquatique) ;

Notre mini projet a pour but d’assurer la stabilité d’un déblai de 6m de hauteur
par un mur de soutènement. Pour cela on étudiera, en premier temps un mur de
soutènement poids et on verra si cette solution est optimale en vue de la réalisation
de l’objectif désiré. Dans un second temps, on étudiera une autre variante de murs
de soutènement à savoir un mur de soutènement de type Cantilever en béton armé.
Cette étude portera sur un dimensionnement du mur, une vérification de sa
stabilité externe et un calcul son ferraillage pour assurer la résistance nécessaire.

Projet : Etude d’un mur de soutènement – 2016/2017 1


ETUDE DU MUR DE SOUTENEMENT POIDS :
1. Présentation du problème :
On envisage d’assurer la stabilité d’un déblai de 6m de hauteur par un mur de
soutènement poids. Les coupes du mur et du sol sont représentées dans la figure
suivante :

La couche du sable fin baigne dans une nappe alimentée par la couche du sable
grossier très perméable. Dans les conditions hydrauliques les plus défavorables
pour la stabilité du mur, un écoulement dont les équipotentielles extrêmes sont BB’
et EE’ s’établit entre l’amont et l’aval du mur.
L’étude du réseau d’écoulement a montré que les pertes de charge hydraulique
entre B et C et entre C et D sont respectivement égales à 25% et 55% de la perte de
charge totale.

2. Perte de charge de totale entre l’amont et l’aval du mur :


2.1. Définition de la charge hydraulique totale :
La charge hydraulique totale en un point M d’un sol est définie par :
𝑯𝒕𝑴 = 𝑯𝒆𝑴 + 𝑯𝒑𝑴

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Avec :
 𝑯𝒆𝑴 = 𝐶𝑜𝑡𝑒 𝑑𝑢 𝑝𝑜𝑖𝑛𝑡 𝑀 \ à 𝑢𝑛 𝑝𝑙𝑎𝑛 ℎ𝑜𝑟𝑖𝑧𝑜𝑛𝑡𝑎𝑙 𝑑𝑒 𝑟é𝑓é𝑟𝑒𝑛𝑐𝑒 ;
𝒖𝑴
 𝑯𝒑𝑴 = = 𝐶ℎ𝑎𝑟𝑔𝑒 𝑑𝑒 𝑝𝑟𝑒𝑠𝑠𝑖𝑜𝑛 𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟𝑠𝑡𝑖𝑡𝑖𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑒𝑛 𝑀 ;
𝜸𝒘

2.2. Calcul de la perte de charge totale entre BB’ et EE’ :


Considérons le niveau du substratum imperméable comme étant le plan
horizontal de référence.
La perte de charge totale entre l’amont et l’aval du mur est donnée par :
𝒖𝑩 𝒖𝑬
∆𝑯𝒕 = ∆𝑯𝒕𝑩𝑬 = 𝑯𝒕𝑩 − 𝑯𝒕𝑬 = 𝑯𝒆𝑩 + − 𝑯𝒆𝑬 −
𝜸𝒘 𝜸𝒘
Avec :
o 𝑯𝒆𝑩 = 𝟗𝒎 ;
o 𝑯𝒆𝑬 = 𝟓𝒎 ;
o 𝒖𝑩 = 𝟎 ;
o 𝒖𝑬 = 𝟎 ;
Ainsi :
∆𝑯𝒕 = 𝟒𝒎
Les pertes de charge entre les différents tronçons du mur sont comme suit :
o Entre B et C, on a : ∆𝐻𝐵𝐶 = 0,25∆𝐻𝑡 = 1𝑚
o Entre C et D, on a : ∆𝐻𝐶𝐷 = 0,55∆𝐻𝑡 = 2,2𝑚
o Entre D et E, on a : ∆𝐻𝐷𝐸 = 0,20∆𝐻𝑡 = 0,8𝑚

2.3. Calcul des différents gradients hydrauliques :


Le gradient hydraulique désigne la perte de charge par unité de longueur (sans
unité et dans le sens de l’écoulement). Il est donné par le rapport de la perte de
charge sur la longueur traversée :
∆𝑯
𝒊=
∆𝑳
Pour notre problème, on a les valeurs suivantes :
∆𝐻𝐵𝐶
o Entre B et C : 𝑖𝐵𝐶 = = 0,167
𝐵𝐶
∆𝐻𝐶𝐷
o Entre C et D : 𝑖𝐶𝐷 = = 0,917
𝐶𝐷
∆𝐻𝐷𝐸
o Entre D et E : 𝑖𝐷𝐸 = 𝐷𝐸
= 0,4

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3. Calcul des pressions interstitielles en C et D :
Les pressions interstitielles vont se calculer de la manière suivante :
 Pour la pression en C :
𝒖𝑩 𝒖𝑪
∆𝑯𝑩𝑪 = 𝑯𝒕𝑩 − 𝑯𝒕𝑪 = 𝑯𝒆𝑩 + − 𝑯𝒆𝑪 − = 𝟏𝒎
𝜸𝒘 𝜸𝒘
Avec : 𝑯𝒆𝑩 = 𝟗𝒎 ; 𝑯𝒆𝑪 = 𝟑𝒎 ; 𝒖𝑩 = 𝟎 ;
𝒖𝑪 = 𝟓𝟎𝑲𝑷𝒂

 Pour la pression en D :
𝒖𝑪 𝒖𝑫
∆𝑯𝑪𝑫 = 𝑯𝒕𝑪 − 𝑯𝒕𝑫 = 𝑯𝒆𝑪 + − 𝑯𝒆𝑫 − = 𝟐, 𝟐𝒎
𝜸𝒘 𝜸𝒘
Avec : 𝑯𝒆𝑫 = 𝟑𝒎 ; 𝑯𝒆𝑪 = 𝟑𝒎 ; 𝒖𝑪 = 𝟓𝟎𝑲𝑷𝒂 ;
𝒖𝑫 = 𝟐𝟖𝑲𝑷𝒂
4. Détermination des forces hydrauliques agissant sur le mur :
Pour le calcul des forces hydrauliques agissant sur le mur, on considère une
variation linéaire de la pression interstitielle entre B-C, C-D et D-E. Les intensités
de ces forces peuvent être présentées comme suit :

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5. Calcul des forces de poussée et de butée der terres :
5.1. Force de poussée de terres le long de AC :

 Dans la zone AB (𝟎 ≤ 𝒛 ≤ 𝟐𝒎) :

 Sable grossier ;
 𝛾1 = 𝛾 = 20 𝑘𝑁/𝑚ᶟ ;
 Angle de frottement : 𝜑′ = 30° ;
𝜋 𝜑′
 𝐾𝑎1 = 𝑡𝑎𝑛2 ( 4 − 2 ) = 0,333 ;
On a alors : 𝛔′ 𝐚 (𝐳) = 𝐊 𝐚𝟏 × 𝛄𝟏 × 𝐳 = 𝟔, 𝟔𝟔𝐳
Ainsi : 𝛔′ 𝐀 = 𝛔′ 𝐚 (𝟎) = 𝟎 et 𝛔′ 𝐁 = 𝛔′ 𝐚 (𝟐) = 𝟏𝟑, 𝟑𝟑 𝒌𝑷𝒂

 Dans la zone BC (𝟐𝒎 ≤ 𝒛 ≤ 𝟖𝒎) :

 Sable fin ;
 𝛾2 = 𝛾′ = 12 𝑘𝑁/𝑚ᶟ ;
 Angle de frottement : 𝜑′ = 35° ;
𝜋 𝜑′
 𝐾𝑎2 = 𝑡𝑎𝑛2 ( 4 − 2 ) = 0,271 ;
On a alors : 𝛔′ 𝐚 (𝐳) = 𝐊 𝐚𝟐 × [𝛄𝟐 (𝐳 − 𝟐) + 𝛄𝟏 𝐀𝐁 + 𝒊𝑩𝑪 × 𝜸𝒘 (𝐳 − 𝟐)]
𝛔′ 𝐚 (𝐳) = 𝟎, 𝟐𝟕𝟏 × [𝟏𝟐 × (𝐳 − 𝟐) + 𝟏, 𝟔𝟕(𝐳 − 𝟐) + 𝟒𝟎]
Ainsi : 𝛔′ 𝐁 = 𝛔′ 𝐚 (𝟐) = 𝟏𝟎, 𝟖𝟒 et 𝛔′ 𝐂 = 𝛔′ 𝐚 (𝟖) = 𝟑𝟎, 𝟎𝟓 𝒌𝑷𝒂
+Le diagramme des contraintes de poussée est illustré dans la figure suivante :

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+ L’intensité de la force de poussée de terres est donc donnée par :
𝟏𝟑, 𝟑𝟑 × 𝟐 (𝟏𝟎, 𝟖𝟒 + 𝟑𝟑, 𝟎𝟓) × 𝟔
𝑭𝒂 = + = 𝟏𝟒𝟓 𝒌𝑵/𝒎
𝟐 𝟐
+ Le point d’application de la force de poussée (en partant de la base BC) est
calculé comme suit :
𝟏𝟑, 𝟑𝟑 × 𝟐 𝟐 (𝟑𝟑, 𝟎𝟓 − 𝟏𝟎, 𝟖𝟒) × 𝟔 𝟔 𝟔
𝑭𝒂 × 𝒛𝒂 = × (𝟔 + ) + × + 𝟏𝟎, 𝟖𝟒 × 𝟔 ×
𝟐 𝟑 𝟐 𝟑 𝟐
𝒛𝒂 = 𝟐, 𝟖𝟕𝒎
5.2. Force de butée de terres le long de DE :

 Dans la zone DE (𝟎 ≤ 𝒛 ≤ 𝟐𝒎) :

 Sable fin ;
 𝛾2 = 𝛾′ = 12 𝑘𝑁/𝑚ᶟ ;
 Angle de frottement : 𝜑′ = 35° ;
𝜋 𝜑′
 𝐾𝑝 = 𝑡𝑎𝑛2 ( 4 + 2 ) = 3,690 ;
On a alors : 𝛔′ 𝐩 (𝐳) = 𝐊 𝐩 × (𝛄𝟐 𝐳 − 𝒊𝑫𝑬 𝜸𝒘 𝐳) = 𝟐𝟗, 𝟓𝟐𝐳

Ainsi : 𝛔′ 𝐄 = 𝛔′ 𝐏 (𝟎) = 𝟎 et 𝛔′ 𝐃 = 𝛔′ 𝐏 (𝟐) = 𝟓𝟗 𝒌𝑷𝒂


+Le diagramme des contraintes de butée est illustré dans la figure suivante :

+ L’intensité de la force de butée de terres est donc donnée par :


𝟓𝟗 × 𝟐
𝑭𝒑 = = 𝟓𝟗 𝒌𝑵/𝒎
𝟐
+ Le point d’application de la force de butée (en partant de la base BC) est :
𝒛𝒑 = 𝟎, 𝟔𝟕𝒎

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6. Etude de la stabilité externe du mur :
6.1. Vérification de la stabilité au glissement :
Pour la vérification au glissement, on tient compte des considérations suivantes :
o On néglige l’effet de la butée de terres le long de DE ;
o On adopte un coefficient de sécurité de Fs=1,5 ;
On dit que la stabilité du mur au glissement est assurée si la condition suivante
est satisfaite :
𝐶. 𝐵 + (𝑁 − 𝑈). 𝑡𝑔𝛿
𝐹𝑔 = > 1,5
𝐹𝑎𝐻 − 𝐹𝑝
Avec :
Fg : Coefficient de glissement ;
C : Cohésion du sol. Dans notre cas C=0 ;
B : Largeur de la base de l’ouvrage. Dans notre cas B=2,4m ;
N : Résultante des forces verticales ;
U : Force hydraulique au niveau de la base de l’ouvrage CD;
𝛿 : Angle de frottement entre béton de fondation et sable 𝛿 = 35° ;
𝐹𝑎𝐻 : Composante horizontale de la force de poussée (𝐹𝑎𝐻 = 𝐹𝑎 + 𝐹𝑤 ) ;
𝐹𝑝 : Force de butée (On néglige la butée des terres uniquement) ;

 Calcul du poids propre du mur W :


Le poids spécifique du béton sera pris égal à : 𝛄𝐛 = 𝟐𝟓 𝐤𝐍/𝐦𝟑

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+ On a les valeurs suivantes :
o 𝑊1 = 25 × 0,8 × 6 = 120 𝑘𝑁/𝑚
1,6×6
o 𝑊2 = 25 × = 120 𝑘𝑁/𝑚  𝐖 = 𝐖𝟏 + 𝐖𝟐 + 𝐖𝟑 = 𝟑𝟔𝟎 𝐤𝐍/𝐦
2
o 𝑊3 = 25 × 2,4 × 2 = 120 𝑘𝑁/𝑚
+ Dans notre cas, on a : N=W=360 kN/m
Ainsi, le coefficient de glissement est donné par :
0 × 2,4 + (360 − 93,6). 𝑡𝑔(35°)
𝐹𝑔 = = 0,698 < 1,5
145 + 150 − 28
Conclusion : La stabilité du mur au glissement n’est pas assurée.
6.2. Vérification de la stabilité au renversement :
Pour la vérification au renversement, on tient compte des considérations
suivantes :
o On néglige l’effet de la butée le long de DE ;
o On adopte un coefficient de sécurité de Fs=1,5 ;
On dit que la stabilité du mur au renversement est assurée si la condition
suivante est satisfaite :
∑ 𝑀𝑡𝑠 /𝐷 (𝑠𝑡𝑎𝑏𝑖𝑙𝑖𝑠𝑎𝑡𝑒𝑢𝑟𝑠)
𝐹𝑟 = > 1,5
∑ 𝑀𝑡𝑠 /𝐷 (𝑚𝑜𝑡𝑒𝑢𝑟𝑠)
Forces stabilisatrices :
 Résultante des forces verticales N ;
 Force de butée (Négligée) :
Forces motrices :
 Composante horizontale de la force de poussée de terres Fa ;
 Force hydraulique le long de BC ;
 Force hydraulique au niveau de la base CD ;
Eléments stabilisateurs Eléments moteurs
Force (kN/m) W1 = 120 W2 = 120 W3 = 120 U(DE) = 28 Fa = 145 U(BC) = 150 U(CD) = 93,6
Mt/D (kN/m).m 240 128 144 18,76 416,15 300 122,88

Ainsi, le coefficient de glissement est donné par :


𝟐𝟒𝟎 + 𝟏𝟐𝟖 + 𝟏𝟒𝟒 + 𝟏𝟖, 𝟕𝟔
𝑭𝒓 = = 𝟎, 𝟔𝟑𝟐 < 𝟏, 𝟓
𝟒𝟏𝟔, 𝟏𝟓 + 𝟑𝟎𝟎 + 𝟏𝟐𝟐, 𝟖𝟖

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Conclusion :
La stabilité du mur au renversement n’est pas assurée.

6.3. Vérification de la stabilité au poinçonnement :


Pour notre cas, puisque le coefficient de renversement est inférieur à 1 alors
la vérification du poinçonnement sera inutile puisqu’il n’y aura pas de contact
entre la base du mur et le sol.
Remarque :
Si on avait trouvé un coefficient de renversement compris entre 1 et 1,5
strictement, dans ce cas, même si la stabilité au renversement reste non assurée,
on doit nécessairement vérifier le poinçonnement car l’intervalle [1 ; 1,5] ne
constitue qu’une marge de sécurité dont on tient compte lors de l’étude des critères
de stabilité.

7. Détermination de la largeur de base B du mur minimale requise :


Dans cette partie, on va déterminer la largeur de la base du mur B de telle sorte
à conserver la forme de l’ouvrage, c’est-à-dire que la largeur de la partie supérieure
du mur soit égale à B/3.
Par suite, la valeur de B à adopter correspond à la valeur maximale donnée
par l’utilisation des conditions de glissement et de renversement, et puis on
vérifiera le poinçonnement par la valeur de B ainsi déterminée.

7.1. Ajustement de la largeur B vis-à-vis du glissement :


Les paramètres qui dépendent de la largeur B sont les suivants :
Résultante des forces verticales : N=150B ;
Force hydraulique à la base du mur : U=39B ;
Pour que le glissement soit vérifié, la valeur à donner à la largeur B doit satisfaire
la condition suivante :
0 × 𝐵 + (150𝐵 − 39𝐵). 𝑡𝑔(35°)
𝐹𝑔 = ≥ 1,5
145 + 150 − 28
 𝑩 ≥ 𝟓, 𝟏𝟓𝐦

7.2. Ajustement de la largeur B vis-à-vis du renversement :


Les nouveaux moments par rapport au point D des différentes forces dont
l’intensité dépend de la largeur B, peuvent être présentés comme suit :
 𝑀𝐷 (𝑊1 ) = 41,67𝐵² ; 𝑀𝐷 (𝑊2 ) = 22,22𝐵² ; 𝑀𝐷 (𝑊3 ) = 25𝐵² ;

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 𝑀𝐷 (𝑈𝐶𝐷 ) = 14𝐵2 + 7,33𝐵2 = 21,33𝐵2
 𝑀𝐷 (𝑈𝐵𝐶 ), 𝑀𝐷 (𝑈𝐷𝐸 ) 𝑒𝑡 𝑀𝐷 (𝐹𝑎 ) restent constants.
Pour que le renversement soit vérifié, la valeur à donner à la largeur B doit
satisfaire la condition suivante :
88,9𝐵2 + 18,76
𝐹𝑟 = ≥ 1,5
21,33B 2 + 716,15
Alors : 𝐵2 ≥ 18,55  𝑩 ≥ 𝟒, 𝟑𝟏𝐦
Conclusion :
Pour la largeur B, on prend la plus grande valeur parmi celles données par les
conditions de glissement et de renversement pour satisfaire les deux critères de
stabilité. Soit : 𝐁𝐦𝐢𝐧 = 𝟓, 𝟐𝐦

7.3. Vérification du poinçonnement avec Bmin :


Pour que le critère de poinçonnement soit vérifié, il faut satisfaire la condition
suivante :
𝒒𝒓é𝒇 < 𝒒𝒂𝒅𝒎
𝒒𝒂𝒅𝒎 : la contrainte admissible du sol à ne pas dépasser ;
𝒒𝒓é𝒇 : la contrainte de référence apportée par les charges verticales ;

 Différentes forces avec la valeur de Bmin :

 𝑊1 = 260 𝑘𝑁/𝑚 ;
 𝑊2 = 260 𝑘𝑁/𝑚 ;
 𝑊3 = 260 𝑘𝑁/𝑚 ;
 𝑈𝐶𝐷 = 145,6 + 57,2 = 202,8 𝑘𝑁/𝑚 ;
 𝑈𝐷𝐸 = 28 𝑘𝑁/𝑚 (Inchangée) ;
 𝑈𝐵𝐶 = 150 𝑘𝑁/𝑚 (Inchangée) ;
 𝐹𝑎 = 145 𝑘𝑁/𝑚 (Poussée des terres : inchangée) ;
 𝐹𝑝 = 59 𝑘𝑁/𝑚 (Butée des terres : négligée) ;

 Calcul de l’excentricité « e » par rapport au centre de la base du mur :


On a :
−𝟐𝟔𝟎 × 𝟏, 𝟕𝟑 + 𝟐𝟔𝟎 × 𝟎, 𝟐𝟗 − 𝟐𝟖 × 𝟎, 𝟔𝟕 + 𝟏𝟒𝟓 × 𝟐, 𝟖𝟕 + 𝟏𝟓𝟎 × 𝟐 + 𝟓𝟕, 𝟐 × 𝟎, 𝟖𝟕
𝐞=
𝟕𝟖𝟎 − 𝟐𝟎𝟐, 𝟖
Ainsi : 𝐞 = 𝟎, 𝟔𝟒𝟑𝐦

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 Calcul de l’inclinaison de la résultante des forces « 𝞭 » :
On a :
𝑅é𝑠𝑢𝑙𝑡𝑎𝑛𝑡𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑓𝑜𝑟𝑐𝑒𝑠 ℎ𝑜𝑟𝑖𝑧𝑜𝑛𝑡𝑎𝑙𝑒𝑠 145 + 150 − 28
tan(𝛿 ) = = = 0,462
𝑅é𝑠𝑢𝑙𝑡𝑎𝑛𝑡𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑓𝑜𝑟𝑐𝑒𝑠 𝑣𝑒𝑟𝑡𝑖𝑐𝑎𝑙𝑒𝑠 780 − 202,8
Ainsi :
𝛅 = 𝟐𝟒, 𝟖𝟐°
 Calcul de la contrainte limite 𝒒𝒍 :
On a :
𝑞𝑙 = 0,5𝐵′ 𝛾 ′ 𝑁𝛾 𝑖𝛾 + 𝐷𝛾′𝑁𝑞 𝑖𝑞
Avec :

 𝐵′ = 𝐵 − 2𝑒 = 3,91𝑚 ;
 𝛾′ = 12 𝑘𝑁/𝑚3 ;
 𝑁𝛾 = 41,1 𝑒𝑡 𝑁𝑞 = 33,3 (𝐶𝑎𝑟 ∶ 𝜑 = 35°) ;
 𝑖𝛾 = 0,084 𝑒𝑡 𝑖𝑞 = 0,524 (𝐶𝑎𝑟 ∶ 𝛿 = 24,82°) ;
 𝐷 = 2𝑚 (𝑀𝑖𝑛𝑖𝑚𝑢𝑚 𝑑𝑒𝑠 𝐷 𝑓𝑖𝑛𝑎𝑙𝑒𝑠) ;
Ainsi :
𝒒𝒍 = 𝟒𝟗𝟗, 𝟖𝟓 𝐤𝐏𝐚
 Calcul de la contrainte admissible 𝒒𝒂𝒅𝒎 :
On a :
𝑞𝑙 − 𝛾ℎ𝑜𝑚𝑜𝑔è𝑛𝑒 × 𝐷
𝑞𝑎𝑑𝑚 = 𝛾ℎ𝑜𝑚𝑜𝑔è𝑛𝑒 × 𝐷 +
3
Avec :
(20×2)+(12×6)
 𝛾ℎ𝑜𝑚𝑜𝑔è𝑛𝑒 = = 14 𝑘𝑁/𝑚3
8
 𝐷 = 8𝑚 (𝐷 𝑖𝑛𝑖𝑡𝑖𝑎𝑙𝑒) ;
Ainsi :
𝒒𝒂𝒅𝒎 = 𝟐𝟒𝟏, 𝟑 𝐤𝐏𝐚

 Calcul de la contrainte de référence 𝒒𝒓é𝒇 :


On a :
𝑁 𝑊1 + 𝑊2 + 𝑊3 − 𝑈𝐶𝐷
𝑞𝑟é𝑓 = =
𝐵′ 𝐵′

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Ainsi :
𝒒𝒓é𝒇 = 𝟏𝟒𝟕, 𝟓 𝐤𝐏𝐚

Finalement :
𝒒𝒓é𝒇 = 𝟏, 𝟒𝟕 𝒃𝒂𝒓𝒔 < 𝒒𝒂𝒅𝒎 = 𝟐, 𝟒𝟏 𝒃𝒂𝒓𝒔  Poinçonnement vérifié

7.4. Commentaire et conclusion :


La variante en question (Mur de soutènement poids) nécessite des dimensions
importantes pour vérifier les critères de stabilité, ce qui rend cette solution non
économique et par conséquent non envisageable.
La solution proposée pour la suite est de mettre en place un mur de soutènement
du type Cantilever qui va nous permettre de profiter du poids du sol en ce qui
concerne la stabilité du mur.

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ETUDE DU MUR DE SOUTENEMENT CANTILEVER EN BETON ARME :
1. Présentation de la variante :
Dans la partie précédente, nous avons étudié la solution d’un mur de
soutènement poids. Cette variante a nécessité des dimensions très grandes pour
assurer la stabilité externe du mur, ce qui la rend une solution coûteuse. C’est la
raison pour laquelle nous avons abandonné cette variante.
La deuxième variante que nous allons envisager dans cette partie consiste à
étudier un mur de soutènement Cantilever en béton armé. Ce type de mur, doté
d’une base élargie et encastrée à la partie supérieure du sol de fondation,
fonctionne en faisant participer à l’action de soutènement une partie du
poids du sol en place.

Nous allons donc, dans ce chapitre, proposer un pré-dimensionnement pour le


mur Cantilever avant d’entamer le calcul des différentes forces agissant sur le mur.
Ensuite, ces données ainsi déterminées seront utilisées pour la vérification de la
stabilité externe du mur vis-à-vis du glissement, du renversement et du
poinçonnement avec un éventuel ajustement de la largeur de la base du mur si cela
sera nécessaire.

2. Pré-dimensionnement du mur :
Le calcul complet d’un mur de soutènement est une étude assez laborieuse, le
dimensionnement de l’ouvrage et ses vérifications demandant une succession de
calculs longs et itératifs.
Aussi pour arriver de la façon la plus rapide aux bons résultats, il est important
de pré-dimensionner de la manière la plus juste possible les caractéristiques
géométriques du mur.

Projet : Etude d’un mur de soutènement – 2016/2017 13


Selon des règles de bonnes pratiques, le pré-dimensionnement du mur peut être
présenté dans la figure suivante :

Les valeurs des dimensions issues de ce pré-dimensionnement et avec lesquelles


on va travailler pour la suite sont les suivantes :
 H=9m ;
 B=4,25m ;
 a=0,375m ;
 b=0,75m ;
 c’=1,5m ;
 c=2m ;
Remarque :
Ces dimensions seront ajustées dans le cas où elles ne vérifieront pas les
conditions de stabilité du mur.

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3. Détermination des forces hydrauliques agissant sur le mur :
3.1. Calcul de la perte de charge totale entre BB’ et EE’ :
Considérons le niveau du substratum imperméable comme étant le plan
horizontal de référence.
La perte de charge totale entre l’amont et l’aval du mur est donnée par :
𝒖𝑩 𝒖𝑬
∆𝑯𝒕 = ∆𝑯𝒕𝑩𝑬 = 𝑯𝒕𝑩 − 𝑯𝒕𝑬 = 𝑯𝒆𝑩 + − 𝑯𝒆𝑬 −
𝜸𝒘 𝜸𝒘
Avec :
o 𝑯𝒆𝑩 = 𝟏𝟎𝒎 ;
o 𝑯𝒆𝑬 = 𝟓𝒎 ;
o 𝒖𝑩 = 𝟎 ;
o 𝒖𝑬 = 𝟎 ;
Ainsi :
∆𝑯𝒕 = 𝟓𝒎
Les pertes de charge entre les différents tronçons du mur sont comme suit :
o Entre B et C, on a : ∆𝐻𝐵𝐶 = 0,25∆𝐻𝑡 = 1,25𝑚
o Entre C et D, on a : ∆𝐻𝐶𝐷 = 0,55∆𝐻𝑡 = 2,75𝑚
o Entre D et E, on a : ∆𝐻𝐷𝐸 = 0,20∆𝐻𝑡 = 1𝑚

3.2. Calcul des différents gradients hydrauliques :


Le gradient hydraulique désigne la perte de charge par unité de longueur (sans
unité et dans le sens de l’écoulement). Il est donné par le rapport de la perte de
charge sur la longueur traversée :
∆𝑯
𝒊=
∆𝑳
Pour notre problème, on a les valeurs suivantes :
∆𝐻𝐵𝐶
o Entre B et C : 𝑖𝐵𝐶 = = 0,178
𝐵𝐶
∆𝐻𝐶𝐷
o Entre C et D : 𝑖𝐶𝐷 = = 0,647
𝐶𝐷
∆𝐻𝐷𝐸
o Entre D et E : 𝑖𝐷𝐸 = 𝐷𝐸
= 0,5

3.3. Calcul des pressions interstitielles en C et D :


Les pressions interstitielles vont se calculer de la manière suivante :

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 Pour la pression en C :
𝒖𝑩 𝒖𝑪
∆𝑯𝑩𝑪 = 𝑯𝒕𝑩 − 𝑯𝒕𝑪 = 𝑯𝒆𝑩 + − 𝑯𝒆𝑪 − = 𝟏, 𝟐𝟓𝒎
𝜸𝒘 𝜸𝒘
Avec : 𝑯𝒆𝑩 = 𝟏𝟎𝒎 ; 𝑯𝒆𝑪 = 𝟑𝒎 ; 𝒖𝑩 = 𝟎 ;
𝒖𝑪 = 𝟓𝟕, 𝟓𝑲𝑷𝒂
 Pour la pression en D :
𝒖𝑪 𝒖𝑫
∆𝑯𝑪𝑫 = 𝑯𝒕𝑪 − 𝑯𝒕𝑫 = 𝑯𝒆𝑪 + − 𝑯𝒆𝑫 − = 𝟐, 𝟕𝟓𝒎
𝜸𝒘 𝜸𝒘
Avec : 𝑯𝒆𝑫 = 𝟑𝒎 ; 𝑯𝒆𝑪 = 𝟑𝒎 ; 𝒖𝑪 = 𝟓𝟕, 𝟓𝑲𝑷𝒂 ;
𝒖𝑫 = 𝟑𝟎𝑲𝑷𝒂
3.4. Détermination des forces hydrauliques agissant sur le mur :
Pour le calcul des forces hydrauliques agissant sur le mur, on considère une
variation linéaire de la pression interstitielle entre B-C, C-D et D-E. Les intensités
de ces forces peuvent être présentées comme suit :

4. Calcul des forces de poussée et de butée de terres :


4.1. Par la méthode de COULOMB :
Cette méthode permet de déterminer les forces de poussée et de butée limites
s’exerçant derrière un écran ou un mur quelconque sans considération de l’état des
contraintes s’exerçant dans le sol derrière le mur.
Elle repose sur deux hypothèses :
— le sol se rompt suivant une surface de rupture plane passant par le pied de
l’écran ;

Projet : Etude d’un mur de soutènement – 2016/2017 16


— la force agissant sur l’écran a une direction connue. En d’autres termes, cela
signifie que l’angle de frottement δ entre l’écran (ou le mur) et le sol est connu.

4.1.1. Force de poussée :

 Entre A et B :
On a: Fa1 = 0,5 × K a1 × γ1 × (AB)²
Avec :
𝑠𝑖𝑛²(𝛼 − 𝜑1 )
𝐾𝑎1 = 2
sin(𝜑1 + 𝛿1 ) sin(𝜑1 − 𝛽 )
sin(𝛼 + 𝛿1 ) × [1 + √ ]
sin(𝛼 + 𝛿1 ) sin(𝛼 − 𝛽)

Où : 𝛼 = 90° ; 𝛽 = 0° ; 𝜑1 = 29° ; 𝛿1 = 29°  K a1 = 0,308


Ainsi : 𝐅𝐚𝟏 = 𝟎, 𝟓 × 𝟎, 𝟑𝟎𝟖 × 𝟐𝟎 × 𝟐𝟐 = 𝟏𝟐, 𝟑𝟐 𝒌𝑵/𝒎

 Entre B et C :

 Force due au poids du sol :


On a : Fγ = 0,5 × K a2 × γ2 ′ × (BC)²
Avec :
𝑠𝑖𝑛²(𝛼 − 𝜑2 )
𝐾𝑎2 = 2
sin(𝜑2 + 𝛿2 ) sin(𝜑2 − 𝛽)
sin(𝛼 + 𝛿2 ) × [1 + √ ]
sin(𝛼 + 𝛿2 ) sin(𝛼 − 𝛽)

Où : 𝛼 = 90° ; 𝛽 = 0° ; 𝜑2 = 34° ; 𝛿2 = 34°  K a2 = 0,2585


Ainsi : 𝐅𝛄 = 𝟎, 𝟓 × 𝟎, 𝟐𝟓𝟖 × 𝟏𝟐 × 𝟕𝟐 = 𝟕𝟔, 𝟎𝟒 𝒌𝑵/𝒎
 Force due à la surcharge du sol au-dessus :
On a : Fq = K aq × q × (BC)
𝐾𝑎2
Avec : K aq = Où : 𝜆 = 0°  K aq = 0,2585
cos(𝜆−𝛽)

Ainsi : 𝐅𝐪 = 𝟎, 𝟐𝟓𝟖𝟓 × 𝟐𝟎 × 𝟐 × 𝟕 = 𝟕𝟐, 𝟑𝟗 𝒌𝑵/𝒎

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 Force due à l’écoulement :
On a : Fe = 0,5 × 𝑖𝐵𝐶 × K a2 × 𝛾𝑤 × (BC)²
Ainsi : 𝐅𝐞 = 𝟎, 𝟓 × 𝟎, 𝟏𝟕𝟖 × 𝟎, 𝟐𝟓𝟖𝟓 × 𝟏𝟎 × 𝟕² = 𝟏𝟏, 𝟐𝟓 𝒌𝑵/𝒎
La force de poussée entre B et C est alors :
𝐅𝐚𝟐 = 𝟕𝟔, 𝟎𝟒 + 𝟕𝟐, 𝟑𝟗 + 𝟏𝟏, 𝟐𝟓 = 𝟏𝟓𝟗, 𝟔𝟖 𝐤𝐍/𝐦
 Point d’application :
On a :
𝑩𝑪 𝑩𝑪
(𝐅𝐞 + 𝐅𝛄 ) × + 𝐅𝐪 ×
𝒛𝒂 = 𝟑 𝟐 = 𝟐, 𝟖𝟔𝟐𝒎
𝐅𝐞 + 𝐅𝛄 + 𝐅𝐪

4.1.2. Force de butée :

 Entre D et E :

 Force due au poids du sol :


On a : Fγ = 0,5 × K pγ × γ2 ′ × (DE)²
Avec :
𝑠𝑖𝑛²(𝛼 + 𝜑2 )
𝐾𝑝𝛾 = 2
sin(𝜑2 − 𝛿2 ) sin(𝜑2 + 𝛽)
sin(𝛼 + 𝛿2 ) × [1 − √ ]
sin(𝛼 + 𝛿2 ) sin(𝛼 − 𝛽)

Où : 𝛼 = 90° ; 𝛽 = 0° ; 𝜑2 = 34° ; 𝛿2 = 34°  K pγ = 0,829

Ainsi : 𝐅𝛄 = 𝟎, 𝟓 × 𝟎, 𝟖𝟐𝟗 × 𝟏𝟐 × 𝟐𝟐 = 𝟏𝟗, 𝟖𝟗 𝒌𝑵/𝒎

 Force due à l’écoulement :


On a : Fe = 0,5 × 𝑖𝐷𝐸 × K pγ × 𝛾𝑤 × (DE)²

Ainsi : 𝐅𝐞 = 𝟎, 𝟓 × 𝟎, 𝟓 × 𝟎, 𝟖𝟐𝟗 × 𝟏𝟎 × 𝟐𝟐 = 𝟖, 𝟐𝟗 𝒌𝑵/𝒎


La force de butée entre D et E est alors :
𝐅𝐩 = 𝟏𝟗, 𝟗 − 𝟖, 𝟐𝟗 = 𝟏𝟏, 𝟔𝟏 𝐤𝐍/𝐦

Projet : Etude d’un mur de soutènement – 2016/2017 18


4.2. Par la méthode de CULMANN :
Cette méthode permet de déterminer graphiquement les forces de poussée et
de butée en tenant compte des mêmes hypothèses de la méthode de COULOMB.
Elle consiste à déterminer les éléments suivants :
 Choix du plan de rupture (𝜇) ;
 Calcul du poids du sol (Poids des triangles OMP) ;
 Calcul du poids total en ajoutant le poids des surcharges Wi ;
 Détermination de la direction de la réaction Ri ;
 Utilisation du polygone (Wi ; Ri ; Fi) pour le calcul de Fi ;
 Maximisation de Fi pour obtenir la force de poussée Fa ou de
butée Fp ;

Les polygones des forces en cas de poussée et en cas de butée sont représentés
dans la figure suivante :

Projet : Etude d’un mur de soutènement – 2016/2017 19


4.2.1. Force de poussée :
En appliquant la loi des sinus, la force Fi est donnée par :
sin(90° − 𝜑 − 𝜇𝑖 )
𝐹𝑖 = × 𝑊𝑖
sin(𝜑 + 𝜇𝑖 + 𝛿)
 Entre A et B :
Soit le schéma illustratif du calcul graphique de la force de poussée entre A et B :

Les résultats obtenus peuvent être regroupés dans le tableau suivant :

Point Pi 𝜇𝑖 (°) 𝑊𝑠𝑜𝑙 (kN/m) 𝑊𝑠𝑢𝑟𝑐ℎ (kN/m) 𝑊𝑡𝑜𝑡 (kN/m) 𝐹𝑖 (kN/m)


1 7,13 5 0 5 4,45
2 14,04 10 0 10 7,68
3 20,56 15 0 15 9,93
4 26,57 20 0 20 11,36
5 32,01 25 0 25 12,12
6 36,87 30 0 30 12,31
7 41,19 35 0 35 12,02
8 45,00 40 0 40 11,32
9 48,37 45 0 45 10,26
10 51,34 50 0 50 8,89

Projet : Etude d’un mur de soutènement – 2016/2017 20


La traduction graphique de ces résultats est donnée par le graphe suivant :
14

12

10
F (KN/M)

0
0 10 20 30 40 50

𝞵 (°)

Ainsi : 𝐅𝐚𝟏 = 𝐦𝐚𝐱(𝑭𝒊 ) = 𝟏𝟐, 𝟑𝟏 𝒌𝑵/𝒎


 Entre B et C :
Soit le schéma illustratif du calcul graphique de la force de poussée entre B et C :

Remarque :
Lors du calcul de la force de poussée entre B et C, la couche du sable grossier
va constituer une surcharge pour la couche du sable fin qu’il faut ajouter au poids
de ce dernier pour chaque plan de rupture.

Projet : Etude d’un mur de soutènement – 2016/2017 21


Les résultats obtenus peuvent être regroupés dans le tableau suivant :

Point Pi 𝜇𝑖 (°) 𝑊𝑠𝑜𝑙 (kN/m) 𝑊𝑠𝑢𝑟𝑐ℎ (kN/m) 𝑊𝑡𝑜𝑡 (kN/m) 𝐹𝑖 (kN/m)


1 2,05 12,06 10,00 22,06 18,98
2 4,09 24,12 20,00 44,12 36,50
3 6,12 36,19 30,00 66,19 52,63
4 8,13 48,25 40,00 88,25 67,41
5 10,12 60,31 50,00 110,31 80,92
6 12,09 72,37 60,00 132,37 93,19
7 14,04 84,44 70,00 154,44 104,27
8 15,95 96,50 80,00 176,50 114,22
9 17,82 108,56 90,00 198,56 123,07
10 19,65 120,62 100,00 220,62 130,87
11 21,45 132,69 110,00 242,69 137,65
12 23,20 144,75 120,00 264,75 143,45
13 24,90 156,81 130,00 286,81 148,32
14 26,57 168,87 140,00 308,87 152,27
15 28,18 180,94 150,00 330,94 155,36
16 29,74 193,00 160,00 353,00 157,59
17 31,26 205,06 170,00 375,06 159,02
18 32,74 217,12 180,00 397,12 159,65
19 34,16 229,19 190,00 419,19 159,53
20 35,54 241,25 200,00 441,25 158,67
21 36,87 253,31 210,00 463,31 157,10
22 38,16 265,37 220,00 485,37 154,84
23 39,40 277,44 230,00 507,44 151,92
24 40,60 289,50 240,00 529,50 148,35

La traduction graphique de ces résultats est donnée par le graphe suivant :


180,00
160,00
140,00
F (KN/M)

120,00
100,00
80,00
60,00
40,00
20,00
-
- 5,00 10,00 15,00 20,00 25,00 30,00 35,00 40,00 45,00

𝞵 (°)

Ainsi :
𝐅𝐚𝟐 = 𝐦𝐚𝐱(𝑭𝒊 ) = 𝟏𝟓𝟗, 𝟔𝟓 𝒌𝑵/𝒎

Projet : Etude d’un mur de soutènement – 2016/2017 22


4.2.2. Force de butée :
En appliquant la loi des sinus, la force F est donnée par :
sin(90° − 𝜑 − 𝜇𝑖 )
𝐹𝑖 = × 𝑊𝑖
sin(𝜇𝑖 + 𝛿 + 𝜑)
 Entre D et E :
Soit le schéma illustratif du calcul graphique de la force de butée entre D et E :

Les résultats obtenus peuvent être regroupés dans le tableau suivant :

Point Pi 𝜇𝑖 (°) 𝑊𝑠𝑜𝑙 (kN/m) 𝑊𝑠𝑢𝑟𝑐ℎ (kN/m) 𝑊𝑡𝑜𝑡 (kN/m) 𝐹𝑖 (kN/m)


1 0,03 0,007 0 0,007 0,01
2 0,06 0,014 0 0,014 0,01
3 0,09 0,021 0 0,021 0,03
4 0,11 0,028 0 0,028 0,02
5 0,14 0,035 0 0,035 11,59
6 0,17 0,042 0 0,042 11,58
7 0,20 0,049 0 0,049 11,58
8 0,23 0,056 0 0,056 11,58
9 0,26 0,063 0 0,063 11,57
10 0,29 0,07 0 0,07 11,57
11 0,32 0,077 0 0,077 11,56
12 0,34 0,084 0 0,084 11,56
13 0,37 0,091 0 0,091 11,56
14 0,40 0,098 0 0,098 11,55

Projet : Etude d’un mur de soutènement – 2016/2017 23


La traduction graphique de ces résultats est donnée par le graphe suivant :
14,00

12,00

10,00
F (KN/M)

8,00

6,00

4,00

2,00

-
- 0,10 0,20 0,30 0,40 0,50

𝞵 (°)

Ainsi : 𝐅𝐩 = 𝐦𝐚𝐱(𝑭𝒊 ) = 𝟏𝟏, 𝟓𝟗 𝒌𝑵/𝒎


 Comparaison entre les deux méthodes :
Les valeurs des forces de poussée et de butée de terres données par les
méthodes de COULOMB et de CULMANN sont comme suit :

Force (kN/m) Intervalle COULOMB CULMANN


Entre A et B 12,32 12,31
Poussée
Entre B et C 159,68 159,65
Butée Entre D et E 11,61 11,59

Ainsi, les deux méthodes donnent les mêmes valeurs. Ceci est prévisible
puisqu’elles reposent toutes les deux sur les mêmes hypothèses.
Remarque :
Pour la suite on va arrondir les valeurs des forces de poussée et de butée de
terres. Pour cela on prendra les valeurs suivantes :

Force (kN/m) Intervalle Valeur


Entre A et B 12,5
Poussée
Entre B et C 160
Butée Entre D et E 12

Projet : Etude d’un mur de soutènement – 2016/2017 24


5. Etude de la stabilité externe du mur :
5.1. Enumération et calcul des forces agissant sur le mur :
En négligeant la butée, l’ensemble des forces s’exerçant sur le mur peut être
représenté dans le schéma suivant :

Avec :

𝑊𝑖 (𝑖 = 1,2,3) ∶ 𝐶𝑜𝑛𝑠𝑡𝑖𝑡𝑢𝑒𝑛𝑡 𝑙𝑒 𝑝𝑜𝑖𝑑𝑠 propre 𝑑𝑢 𝑚𝑢𝑟 ;


𝑊4 et 𝑊5 ∶ 𝑃𝑜𝑖𝑑𝑠 𝑑𝑢 𝑠𝑜𝑙 𝑠𝑢𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑝𝑖𝑒𝑑𝑠 𝑑𝑢 𝑚𝑢𝑟 ;
Avec : W4 est la somme des poids de la partie humide du sable grossier et la
partie saturée du sable fin.

𝐹𝑎𝑖 (𝐻) (𝑖 = 1,2): 𝐶𝑜𝑚𝑝𝑜𝑠𝑎𝑛𝑡𝑒𝑠 ℎ𝑜𝑟𝑖𝑧𝑜𝑛𝑡𝑎𝑙𝑒𝑠 𝑑𝑒𝑠 𝑓𝑜𝑟𝑐𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑝𝑜𝑢𝑠𝑠é𝑒 ;


𝐹𝑎𝑖 (𝑉) (𝑖 = 1,2) ∶ 𝐶𝑜𝑚𝑝𝑜𝑠𝑎𝑛𝑡𝑒𝑠 𝑣𝑒𝑟𝑡𝑖𝑐𝑎𝑙𝑒𝑠 𝑑𝑒𝑠 𝑓𝑜𝑟𝑐𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑝𝑜𝑢𝑠𝑠é𝑒 ;
𝑈𝐵𝐶 ; 𝑈𝐶𝐷1 (Partie rectangulaire) ; 𝑈𝐶𝐷2 (Partie triangulaire)𝑒𝑡 𝑈𝐷𝐸 ∶
sont les 𝑓𝑜𝑟𝑐𝑒𝑠 ℎ𝑦𝑑𝑟𝑜𝑠𝑡𝑎𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒𝑠 ;
Remarque :
Pour le calcul du poids propre du mur, le poids spécifique du béton sera pris égal
à : 𝛄𝐛 = 𝟐𝟓 𝐤𝐍/𝐦𝟑 .
Le tableau suivant résume les intensités des différentes forces agissant sur le
mur, les distances des points d’application de ces forces au point D (Pour l’étude
du renversement) et au centre de la base du mur O (Pour l’étude du
poinçonnement) ainsi que les différents moments correspondants :

Projet : Etude d’un mur de soutènement – 2016/2017 25


Poids du mur Poids du sol Poussée Forces Hydrauliques
Forces
(kN/m) W1 W2 W3 W4 W5 Fa1H Fa1V Fa2H Fa2V UBC U1CD U2CD UDE
77,34 38,67 79,69 355 42 10,93 6,06 132,65 89,47 201,25 127,5 58,44 30,00
Distance/D
(m) 2,06 1,75 2,125 3,25 0,76 7,67 4,25 2,86 4,25 2,33 2,125 2,83 0,67
Moment/D
(kN.m/m) 159,51 67,68 169,34 1153,8 31,92 83,80 25,76 379,37 380,25 469,58 270,94 165,57 20,00
Distance/O
(m) 0,06 0,375 0 1,125 1,365 7,67 2,125 2,86 2,125 2,33 0 0,71 0,67
Moment/O
(kN.m/m) 4,83 14,50 0 399,4 57,33 83,80 12,88 379,37 190,13 469,58 0 41,39 20,00

5.2. Vérification de la stabilité au renversement :


Pour la vérification au renversement, on tient compte des considérations
suivantes :
o On néglige l’effet de la butée le long de DE ;
o On adopte un coefficient de sécurité de Fs=1,5 ;
On dit que la stabilité du mur au renversement est assurée si la condition
suivante est satisfaite :
∑ 𝑀𝑡𝑠 /𝐷 (𝑠𝑡𝑎𝑏𝑖𝑙𝑖𝑠𝑎𝑡𝑒𝑢𝑟𝑠)
𝐹𝑟 = > 1,5
∑ 𝑀𝑡𝑠 /𝐷 (𝑚𝑜𝑡𝑒𝑢𝑟𝑠)
Forces stabilisatrices :
 Résultante des forces verticales N (y compris les composantes
verticales des forces de poussée) ;
 Force hydraulique le long de DE ;
 Force de butée de terres (Négligée) ;
Forces motrices :
 Composantes horizontales des forces de poussée de terres ;
 Force hydraulique le long de BC ;
 Force hydraulique au niveau de la base CD ;
Application numérique :
159,51 + 67,68 + 169,34 + 1153,8 + 31,92 + 25,76 + 380,25 + 20
𝐹𝑟 = | | = 1,46 < 1,5
−83,8 − 379,37 − 469,58 − 270,94 − 165,57

En conclusion, puisque 𝐹𝑟 < 1,5 alors la stabilité du mur au renversement n’est


pas assurée.

Projet : Etude d’un mur de soutènement – 2016/2017 26


5.3. Vérification de la stabilité au glissement :
Pour la vérification au glissement, on tient compte des considérations suivantes :
o Butée négligée ;
o On adopte un coefficient de sécurité de Fs=1,5 ;
On dit que la stabilité du mur au glissement est assurée si la condition suivante
est satisfaite :
𝐶. 𝐵 + (𝑁 − 𝑈). 𝑡𝑔𝛿
𝐹𝑔 = > 1,5
𝐹𝑎𝐻 − 𝐹𝑝
Avec :
Fg : Coefficient de glissement ;
C : Cohésion du sol. Dans notre cas C=0 ;
B : Largeur de la base de l’ouvrage. Dans notre cas B=4,25m ;
N : Résultante des forces verticales (y compris les composantes
verticales de la force de poussée) ;
U : Force hydraulique au niveau de la base de l’ouvrage CD;
𝛿 : Angle de frottement entre béton de fondation et sable 𝛿 = 34° ;
𝐹𝑎𝐻 : Composante horizontale de la force de poussée. Cette
composante comprend : (𝐹𝑎𝐻 = 𝐹𝑎𝐻1 + 𝐹𝑎𝐻2 + 𝑈𝐵𝐶 ) ;
𝐹𝑝 : Force de butée (On néglige la butée des terres uniquement et on
tient compte de la force hydrostatique) ;

Application numérique :
(688,23 − 185,94) × 𝑡𝑔(34°)
𝐹𝑔 = = 1,07
10,93 + 132,65 + 201,25 − 30
En conclusion, puisque 𝐹𝑔 < 1,5 alors la stabilité au glissement n’est pas assurée.

5.4. Vérification de la stabilité au poinçonnement :


Pour cette situation, même si le renversement n’est pas vérifié, on doit étudier
la stabilité au poinçonnement puisque le coefficient de renversement est supérieur
à 1.
Pour que le critère de poinçonnement soit vérifié, il faut satisfaire la condition
suivante :
𝒒𝒓é𝒇 < 𝒒𝒂𝒅𝒎
𝒒𝒂𝒅𝒎 : la contrainte admissible du sol à ne pas dépasser ;
𝒒𝒓é𝒇 : la contrainte de référence apportée par les charges verticales ;

Projet : Etude d’un mur de soutènement – 2016/2017 27


 Calcul de l’excentricité « e » par rapport au centre de la base du mur :
L’excentricité par rapport au centre de la base du mur est donnée par :
∑ 𝑀𝑡𝑠 /𝑂 (𝑇𝑜𝑢𝑡𝑒𝑠 𝑙𝑒 𝑓𝑜𝑟𝑐𝑒𝑠)
𝑒/𝑂 =
𝑁−𝑈
Avec :
N : comprend le poids du mur, le poids du sol reposant sur les pieds
du mur ainsi que les composantes verticales de la force de poussée ;
U : Force hydraulique au niveau de la base de l’ouvrage CD;
Application numérique :
𝐞 = 𝟎, 𝟖𝟓𝐦
 Calcul de l’inclinaison de la résultante des forces « 𝞭 » :
On a :
𝑹é𝒔𝒖𝒍𝒕. 𝒅𝒆𝒔 𝒇𝒐𝒓𝒄𝒆𝒔 𝒉𝒐𝒓𝒊𝒛𝒐𝒏𝒕𝒂𝒍𝒆𝒔 𝟏𝟎, 𝟗𝟑 + 𝟏𝟑𝟐, 𝟔𝟓 + 𝟐𝟎𝟏, 𝟐𝟓 − 𝟑𝟎
𝐭𝐚𝐧(𝜹) = = = 𝟎, 𝟔𝟐𝟔
𝑹é𝒔𝒖𝒍𝒕. 𝒅𝒆𝒔 𝒇𝒐𝒓𝒄𝒆𝒔 𝒗𝒆𝒓𝒕𝒊𝒄𝒂𝒍𝒆𝒔 𝟔𝟖𝟖, 𝟐𝟑 − 𝟏𝟖𝟓, 𝟗𝟒

Ainsi :
𝛅 = 𝟑𝟐, 𝟎𝟖°
 Calcul de la contrainte limite 𝒒𝒍 :
On a :
𝑞𝑙 = 0,5𝐵′ 𝛾 ′ 𝑁𝛾 𝑖𝛾 + 𝐷𝛾′𝑁𝑞 𝑖𝑞
Avec :

 𝐵′ = 𝐵 − 2𝑒 = 2,55𝑚 ;
 𝛾′ = 12 𝑘𝑁/𝑚3 ;
 𝑁𝛾 = 35,48 𝑒𝑡 𝑁𝑞 = 29,45 (𝐶𝑎𝑟 ∶ 𝜑 = 34°) ;
 𝑖𝛾 = 0,0032 𝑒𝑡 𝑖𝑞 = 0,414 (𝐶𝑎𝑟 ∶ 𝛿 = 32,08°) ;
 𝐷 = 2𝑚 (𝑀𝑖𝑛𝑖𝑚𝑢𝑚 𝑑𝑒𝑠 𝐷 𝑓𝑖𝑛𝑎𝑙𝑒𝑠) ;
Ainsi :
𝒒𝒍 = 𝟐𝟗𝟒, 𝟑𝟓 𝐤𝐏𝐚
 Calcul de la contrainte admissible 𝒒𝒂𝒅𝒎 :
On a :
𝑞𝑙 − 𝛾ℎ𝑜𝑚𝑜𝑔è𝑛𝑒 × 𝐷
𝑞𝑎𝑑𝑚 = 𝛾ℎ𝑜𝑚𝑜𝑔è𝑛𝑒 × 𝐷 +
3

Projet : Etude d’un mur de soutènement – 2016/2017 28


Avec :
(20×2)+(12×7)
 𝛾ℎ𝑜𝑚𝑜𝑔è𝑛𝑒 = = 13,77 𝑘𝑁/𝑚3
9
 𝐷 = 9𝑚 (𝐷 𝑖𝑛𝑖𝑡𝑖𝑎𝑙𝑒) ;
Ainsi :
𝒒𝒂𝒅𝒎 = 𝟏𝟖𝟎, 𝟕𝟓 𝐤𝐏𝐚

 Calcul de la contrainte de référence 𝒒𝒓é𝒇 :


On a :
𝑁 𝑊1 + 𝑊2 + 𝑊3 + 𝑊4 + 𝑊5 + 𝐹𝑎1𝑉 + 𝐹𝑎2𝑉 − 𝑈𝐶𝐷
𝑞𝑟é𝑓 = =
𝐵′ 𝐵′
Ainsi :
𝒒𝒓é𝒇 = 𝟏𝟗𝟔, 𝟗𝟓 𝐤𝐏𝐚

Finalement :
𝒒𝒓é𝒇 = 𝟏, 𝟗𝟕𝒃𝒂𝒓𝒔 > 𝒒𝒂𝒅𝒎 = 𝟏, 𝟖𝟏 𝒃𝒂𝒓𝒔  Poinçonnement non vérifié.

Commentaire :
Les trois critères de stabilité externe ne sont pas vérifiés pour les valeurs
initiales des dimensions du mur issues de son pré-dimensionnement. Pour
remédier à ces problèmes, nous allons proposer d’abord de mettre en place des
tirants d’ancrage sans modifier les dimensions initiales du pré-dimensionnement
pour résoudre le problème du glissement. Par suite, nous allons vérifier les critères
de renversement et de poinçonnement en tenant compte de la force de traction des
tirants d’ancrage ainsi introduite. Si ces critères seront vérifiés nous allons retenir
cette solution, et dans le cas contraire nous allons ajuster la largeur de la base du
mur en fonction du problème posé.

6. Solutions adoptées pour les problèmes posés :


+ Proposition : Garder les dimensions initiales du mur et réaliser des tirants
d’ancrage.
Soit T l’effort de traction dans les câbles d’ancrage.

a. Détermination de l’effort T :
La détermination de l’effort T se fait en utilisant la condition du glissement de
telle manière à ce que la stabilité du mur au glissement soit assurée.

Projet : Etude d’un mur de soutènement – 2016/2017 29


On a alors :
𝑪.𝑩+(𝑵−𝑼).𝒕𝒈𝜹+𝐓
= 1,5  𝐓 = 𝟏𝟑𝟑, 𝟒𝟒 𝐤𝐍/𝐦
𝑭𝒂𝑯 −𝑭𝒑

b. Vérification du renversement :
Le coefficient de renversement avant de la mise en place des tirants d’ancrage
était de 1,46 donc proche de 1,5. Pour cela on réalisera un premier câble au niveau
supérieur de la semelle du mur et on procède à la vérification du renversement en
introduisant la force de traction dans le câble.
Avec cette disposition, si le renversement ne sera pas vérifié, il faut prévoir
d’autres câbles dont le bras de levier sera déterminé de telle sorte que la stabilité
au renversement soit assurée.
L’épaisseur de la semelle est de 0,75m alors le moment par rapport au point D
da la force de traction T du câble est :
𝐌/𝐃 (𝐓) = 𝟏𝟑𝟑, 𝟒𝟒 × 𝟎, 𝟕𝟓 = 𝟏𝟎𝟎, 𝟎𝟖 𝐤𝐍. 𝐦/𝐦
En ajoutant ce moment aux éléments stabilisateurs, on obtient le résultat
suivant :
𝑭𝒓 = 𝟏, 𝟓𝟒 > 𝟏, 𝟓
Ainsi la stabilité au renversement est assurée avec un seul câble qu’on va
disposer au niveau supérieur de la semelle.

c. Vérification du poinçonnement :
Les modifications apportées par l’ajout de la force T sont comme suit :
 Excentricité « e » par rapport au centre de la base du mur : 𝐞 = 𝟎, 𝟔𝟓𝟑𝐦
 Largeur de la base du mur : 𝐁′ = 𝟐, 𝟗𝟒𝐦
 Inclinaison de la résultante des forces : 𝛅 = 𝟏𝟗, 𝟖𝟖°
 Contrainte limite : 𝒒𝒍 = 𝟓𝟑𝟔, 𝟔𝟕 𝐤𝐏𝐚
 Contrainte admissible : 𝒒𝒂𝒅𝒎 = 𝟐𝟔𝟏, 𝟓𝟏 𝐤𝐏𝐚
 Contrainte admissible : 𝒒𝒓é𝒇 = 𝟏𝟕𝟎, 𝟔𝟖 𝐤𝐏𝐚
Finalement :
𝒒𝒓é𝒇 = 𝟏, 𝟕𝟎 𝒃𝒂𝒓𝒔 < 𝒒𝒂𝒅𝒎 = 𝟐, 𝟔𝟏 𝒃𝒂𝒓𝒔  Poinçonnement vérifié.

Commentaire :
La réalisation des câbles d’ancrage a permis d’assurer la stabilité externe du
mur sans ajustement de la largeur de la base du mur.

Projet : Etude d’un mur de soutènement – 2016/2017 30


Conclusion (Solution retenue) :
Dans notre cas, on gardera les dimensions initiales du mur et on le renforce par
des tirants d’ancrage qui doivent résister à un effort de traction de 111,2 kN/m. la
solution retenue peut être schématisée comme suit :

Projet : Etude d’un mur de soutènement – 2016/2017 31


CALCUL DU FERRAILLAGE NECESSAIRE :
1. Calcul manuel :
1.1. Hypothèses de calcul :
Les éléments à calculer sont les suivants :
 le voile de forme trapézoïdale ;
 la semelle de forme rectangulaire.

Hypothèses sur le béton :


Le béton qu’on va utiliser, est le béton courant dosé à 350Kg/m3.

 Poids spécifique : 𝛾𝑏é𝑡𝑜𝑛 = 25 𝑘𝑁/𝑚3 ;


 Résistance à la compression : fc28 = 30 MPa ;
 𝛾𝑏 : Coefficient de sécurité égal à 1,5 ;
 Résistance à la traction à 28 jours : ft28 = 2,4MPa ;
 𝑓𝑏𝑢 = 17 𝑀𝑃𝑎 ;
 Contrainte admissible : 𝜎𝑏 = 0,6𝑓𝑐28 = 18 𝑀𝑃𝑎

Hypothèses sur l’acier :


Barre à haute adhérence HA, de nuance Fe500.
 Limite d’élasticité : fe = 500 MPa
 Coefficients de sécurité : 𝛾𝑠 = 1,15
 Fissuration très préjudiciable (Présence d’un écoulement).
 𝜎𝑠𝑢 = 𝑓𝑒 /𝛾𝑠 = 435𝑀𝑃𝑎
 Contrainte admissible :
𝑓
𝜎𝑠 = min { 𝑒 ; 90√𝜂𝑓𝑡28 } = 176,36 𝑀𝑃𝑎 (Avec 𝜂 =1,6 pour les HA)
2

Récapitulatif :
𝑓𝑐28 𝑓𝑡28 Fe 𝜎𝑠 𝜎𝑏 𝜎𝑠𝑢
[MPa] [MPa] [MPa] [MPa] [MPa] [MPa]
30 2.4 500 176.36 18 435

1.2. Principe du calcul :


Pour le calcul des armatures du mur de soutènement, on procède par la division
du mur en trois poutres encastrées au milieu :
 l’encastrement du voile sur la semelle : section du voile.
 L’encastrement de la semelle à droite du voile : section du patin.
 L’encastrement de la semelle à gauche du voile : section du talon.

Projet : Etude d’un mur de soutènement – 2016/2017 32


Ces sections seront dimensionnées, selon les règles B.A.E.L.91 comme des
consoles de largeur 1m, soumise à la flexion simple pour le patin de la semelle et à
la flexion composée pour le voile et le talon de la semelle.
Le dimensionnement dans l’un des états limites dépend du type de fissuration
comme il est indiqué dans le tableau suivant
Types de
Peu préjudiciable Préjudiciable Très Préjudiciable
fissuration
Dimensionnement ELU ELU(ou ELS) ELS
Vérification ELS ELS(ou ELU) inutile

Dans notre cas, on a considéré que la fissuration est très préjudiciable on va


alors dimensionner en ELS sans faire de vérification à l’ELU.

1.3. Calcul des sections d’armature :


1.3.1. Section des armatures du voile :

 Dans la section d’encastrement :


Le voile sera considéré comme une console encastrée sur la semelle et
soumise à une charge répartie :
𝑊𝑣𝑜𝑖𝑙𝑒 𝑈𝐻 Point App de 𝐹𝑎𝐻1 𝐹𝑎𝐻2 Point App
Point App
(KN/m) (kN/m) 𝑈𝐻 (𝑚) (kN/m) (kN/m) 𝑑𝑒 𝐹𝑎𝐻1 (𝑚) 𝑑𝑒 𝐹𝑎𝐻2 (m)
116.01 163.50 1.90 10.93 132.65 6.92 2.11

Soit à déterminer les armatures de la section rectangulaire suivante soumise


au moment M et à l’effort normal N (Flexion composée)
On prend : d=0.9*h =0.9*0.75 donc : d=67.5 cm et c = h - d = 7.5cm
A l’Etat Limite de service (ELS) :

ELS
M (KN.m/m) 675.84
N (KN/m) 116.01

Le centre de pression est donc :


𝑴𝑮
𝒆𝒄 = = 5.82m
𝑵
On a : le centre de pression C se trouve à l’extérieur du segment limité par les
armatures, donc la section est partiellement comprimée.

Projet : Etude d’un mur de soutènement – 2016/2017 33


D’où :
𝐴′ = 𝐴𝑓𝑙 ′
{ 𝑁
𝐴 = 𝐴𝑓𝑙 −
𝜎𝑠

Calcul du moment résistant 𝑴𝒓𝒃 :


𝑦𝑠 𝑛𝜎𝑏
On a : 𝛼𝑠 = =  donc 𝑦𝑠 = 0.41𝑚
𝑑 𝑛𝜎𝑏 +𝜎𝑠

1 𝛼𝑠
Alors 𝑀𝑟𝑏 = 𝛼𝑠 (1 − ) 𝑏𝑑 2 𝜎𝑏 =1980.29KN.m
2 3

On a : 𝑀𝑠𝑒𝑟 < 𝑀𝑟𝑏  on n’a pas besoin d’armatures comprimées.


𝑀𝑠𝑒𝑟
𝜇𝑠 = = 8.29 × 10−3
𝑏𝑑 2 𝜎𝑠
On va résoudre l’équation suivante : 𝛼𝑠 3 − 3𝛼𝑠 2 − 6𝑛𝜇𝑠 𝛼𝑠 + 6𝑛𝜇𝑠 = 0
 On obtient comme solution : 𝛼𝑠 = 0.412
𝐌𝐬𝐞𝐫 𝛂
𝐀𝐟𝐥 = Avec : 𝐳𝐛 = 𝐝 (𝟏 − 𝐬) = 𝟎. 𝟓𝟖𝐦
𝐳𝐛 𝛔𝐬 𝟑

Ainsi : 𝐴𝑓𝑙 = 64.86𝑐𝑚2 /𝑚


𝑵
𝐀𝐬 = 𝐀𝐟𝐥 − = 𝟔𝟒. 𝟖𝟔 − 𝟔. 𝟓𝟕 = 𝟓𝟖. 𝟐𝟗𝐜𝐦𝟐 /𝐦
𝛔𝐬
Armatures de répartition At :

On prend : At=As/4 =14.57cm2


𝐴𝑡 𝛾𝑠 𝑏0( 𝜏−0.3𝑘𝑓𝑡𝑗 ∗ )
Les armatures transversales : ≥
𝑠𝑡 0.9𝑓𝑒𝑡
𝑓𝑐28
+Fissuration très préjudiciable, alors : k=0 et 𝜏 = min (0,15 ; 4𝑀𝑃𝑎) = 3𝑀𝑃𝑎
𝛾𝑏

On a le diagramme de l’effort tranchant :

Projet : Etude d’un mur de soutènement – 2016/2017 34


V : effort tranchant maximal obtenu par le logiciel RDM6 est égal à 307.1 KN
𝑉
Donc 𝜏 = = 0.45MPa < 𝜏
𝑏0 𝑑

La contrainte de cisaillement est bien vérifiée et on a :


0.9𝐴𝑡 𝑓𝑒𝑡
𝑠𝑡 ≤ = 0,2𝑚
𝛾𝑠 𝑏0( 𝜏−0.3𝑘𝑓𝑡𝑗 ∗ )

 Dans la section médiane :


𝑊𝑣𝑜𝑖𝑙𝑒 𝑈𝐻 Point App de 𝐹𝑎𝐻1 𝐹𝑎𝐻2 Point App Point App
(KN/m) (KN/m) 𝑈𝐻 (𝑚) (kN/m) (kN/m) 𝑑𝑒 𝐹𝑎𝐻1 (𝑚) 𝑑𝑒 𝐹𝑎𝐻2 (m)
116.01 163.50 -2.225 10.93 132.65 2.795 -2.015

On prend : d=0.9*h = 0.9*0,56 donc : d=50,4cm et c = h - d = 6,7cm


A l’Etat Limite de service (ELS) :

D’après le diagramme ci-dessous on obtient :

ELS
M (KN.m/ml) 60.55
N (KN/ml) 116.01

Le centre de pression est donc :


𝑴𝑮
𝒆𝒄 = = 0.26m
𝑵
ℎ ℎ
On a : le centre de pression C se trouve à l’extérieur du noyau central[ ; − ],
6 6
donc la section est partiellement comprimée.
𝐴′ = 𝐴𝑓𝑙 ′
D’où : { 𝑁
𝐴 = 𝐴𝑓𝑙 −
𝜎𝑠

Projet : Etude d’un mur de soutènement – 2016/2017 35


Calcul de 𝑴𝒓𝒃 :
𝑦𝑠 𝑛𝜎𝑏
On a : 𝛼𝑠 = =  donc 𝑦𝑠 = 0.41𝑚
𝑑 𝑛𝜎𝑏 +𝜎𝑠

1 𝛼𝑠
Alors 𝑀𝑟𝑏 = 𝛼𝑠 (1 − ) 𝑏𝑑 2 𝜎𝑏 =1980.29KN.m
2 3

On a : 𝑀𝑠𝑒𝑟 < 𝑀𝑟𝑏  on n’a pas besoin d’armatures comprimées.


𝑀𝑠𝑒𝑟
𝜇𝑠 = =1.35× 10−3
𝑏𝑑2 𝜎𝑠

On va résoudre l’équation suivante : 𝛼𝑠 3 − 3𝛼𝑠 2 − 6𝑛𝜇𝑠 𝛼𝑠 + 6𝑛𝜇𝑠 = 0


 On obtient comme solution : 𝛼𝑠 = 0.136
𝑀𝑠𝑒𝑟 𝛼𝑠
𝐴𝑓𝑙 = Avec 𝑧𝑏 = 𝑑 (1 − ) = 0.48
𝑧𝑏 𝜎𝑠 3
𝐴𝑓𝑙 = 7.1𝑐𝑚2 /𝑚
𝑵𝒖
𝑨𝒔 = 𝑨𝒇𝒍 − = 𝟕. 𝟏 − 𝟔. 𝟓𝟕 = 𝟎. 𝟓𝟑𝒄𝒎𝟐 /𝒎
𝝈𝒔
𝑀𝑎𝑖𝑠 𝑙𝑎 𝑠𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 m𝑖𝑛𝑖𝑚𝑎𝑙𝑒 𝑑 ′ 𝑎𝑟𝑚𝑎𝑡𝑢𝑟𝑒 𝑛é𝑐𝑒𝑠𝑠𝑎𝑖𝑟𝑒 𝑒𝑠𝑡 ∶
𝑓𝑡28
𝐴𝑚𝑖𝑛 > 0.23𝑏𝑑 = 5.6𝑐𝑚2 /𝑚
𝑓𝑒

 Les armatures de répartition At :


On prend : At=Amin/4 =1,4𝑐𝑚2 /𝑚
𝐴𝑡 𝛾𝑠 𝑏0( 𝜏−0.3𝑘𝑓𝑡𝑗 ∗ )
Les armatures transversales ≥
𝑠𝑡 0.9𝑓𝑒𝑡
o Fissuration très préjudiciable alors : k=0 et 𝜏 = 3𝑀𝑃𝑎
L’effort tranchant maximal obtenu par le logiciel RDM6 est égale à 20 KN.
𝑉
Donc 𝜏 = =0.03 MPa <𝜏
𝑏0 𝑑

La contrainte de cisaillement est bien vérifiée.


1.3.2. Section des armatures de la semelle :

 Section du talon :
Le talon sera considéré comme une console encastrée sur la semelle et
soumise à une charge répartie verticale due à son poids propre et aux différentes
couches du sol supérieur de valeur 392.5KN et appliquée à la moitié de la portée
de la poutre, et une charge trapézoïdale horizontale due aux forces de poussée du
sol et hydrostatique de valeur 123KN dont la partie triangulaire est appliquée à
0.125m du centre de gravité de la section.

Projet : Etude d’un mur de soutènement – 2016/2017 36


Soit à déterminer les armatures de la section rectangulaire suivante soumise
au moment M et à l’effort normal N (Flexion composée)
On prend : 𝑑 = 0.9 × ℎ = 0.9 × 0.75
donc : d=67.5 cm et c = h - d = 7.5cm
 Etat Limite de service de résistance (ELS)

ELS
M (KN.m/ml) 346.62
N (KN/ml) 123

Le centre de pression est donc :


𝑴𝑮
𝒆𝒄 = = 2.82m
𝑵
On a : le centre de pression C se trouve à l’extérieur du segment limité par les
armatures, donc la section est partiellement comprimée.
𝐴′ = 𝐴𝑓𝑙 ′
D’où : { 𝑁
𝐴 = 𝐴𝑓𝑙 −
𝜎𝑠
Calcul de 𝑴𝒓𝒃
𝑦𝑠 𝑛𝜎𝑏
On a : 𝛼𝑠 = =  donc 𝑦𝑠 = 0.41𝑚
𝑑 𝑛𝜎𝑏 +𝜎𝑠

1 𝛼𝑠
Alors 𝑀𝑟𝑏 = 𝛼𝑠 (1 − ) 𝑏𝑑 2 𝜎𝑏 =1980.29KN.m
2 3

On a : 𝑀𝑠𝑒𝑟 < 𝑀𝑟𝑏  on n’a pas besoin d’armatures comprimées.


𝑀𝑠𝑒𝑟
𝜇𝑠 = =5.35 × 10−3
𝑏𝑑2 𝜎𝑠

On va résoudre l’équation suivante : 𝛼𝑠 3 − 3𝛼𝑠 2 − 6𝑛𝜇𝑠 𝛼𝑠 + 6𝑛𝜇𝑠 = 0


 On obtient comme solution : 𝛼𝑠 = 0.345
𝑀𝑠𝑒𝑟 𝛼𝑠
𝐴𝑓𝑙 = Avec 𝑧𝑏 = 𝑑 (1 − ) = 0.597𝑚
𝑧𝑏 𝜎𝑠 3
𝐴𝑓𝑙 = 40.78𝑐𝑚2 /𝑚
𝐍𝐮
𝐀𝐬 = 𝐀𝐟𝐥 − = 𝟑𝟑. 𝟖𝟏𝐜𝐦𝟐 /𝒎
𝛔𝐬
 Les armatures de répartition At :
On prend: 𝐴𝑡 = 𝐴𝑠/4 = 8.45𝑐𝑚2 /𝑚

o Fissuration très préjudiciable alors : k=0 et 𝜏 = 3𝑀𝑃𝑎

Projet : Etude d’un mur de soutènement – 2016/2017 37


On a le diagramme de l’effort tranchant :

Vu : effort tranchant maximal obtenu par le logiciel RDM6 est égale à 392.5 KN
𝑉
Donc 𝜏 = =0.58 <𝜏
𝑏0 𝑑

La contrainte de cisaillement est bien vérifiée et on a :


0.9At fet
st ≤ = 0.35m
γs b0( τ − 0.3kftj ∗ )

 Section du patin :
Le patin est soumis à une flexion simple. En effet, il supporte le poids du sol qui
le surmonte qui a une valeur de 66.75KN répartie sur toute la longueur.

Calcul de 𝑴𝒓𝒃
𝑦𝑠 𝑛𝜎𝑏
On a : 𝛼𝑠 = =  donc 𝑦𝑠 = 0.41𝑚
𝑑 𝑛𝜎𝑏 +𝜎𝑠

1 𝛼𝑠
Alors 𝑀𝑟𝑏 = 𝛼𝑠 (1 − ) 𝑏𝑑 2 𝜎𝑏 =1980.29KN.m
2 3

On a : 𝑀𝑠𝑒𝑟 < 𝑀𝑟𝑏  on n’a pas besoin d’armatures comprimées.


𝑀𝑠𝑒𝑟
𝜇𝑠 = =7.23 × 10−4
𝑏𝑑2 𝜎𝑠

On va résoudre l’équation suivante : 𝛼𝑠 3 − 3𝛼𝑠 2 − 6𝑛𝜇𝑠 𝛼𝑠 + 6𝑛𝜇𝑠 = 0


 On obtient comme solution : 𝛼𝑠 = 0.146
𝑀𝑠𝑒𝑟 𝛼𝑠
𝐴𝑓𝑙 = Avec 𝑧𝑏 = 𝑑 (1 − ) = 0.643𝑚
𝑧𝑏 𝜎𝑠 3
𝐴𝑓𝑙 = 6.5𝑐𝑚2 /𝑚

Projet : Etude d’un mur de soutènement – 2016/2017 38


 Les armatures de répartition At :
On prend: 𝐴𝑡 = 𝐴𝑠/4 = 1.6𝑐𝑚2 /𝑚
o Fissuration très préjudiciable alors : k=0 et 𝜏 = 3𝑀𝑃𝑎

On a le diagramme de l’effort tranchant :

Vu : effort tranchant maximal obtenu par le logiciel RDM6 est égale à 66.75KN
𝑉
Donc 𝜏 = =0.099 <𝜏
𝑏0 𝑑

La contrainte de cisaillement est bien vérifiée et on a :


0.9At fet
st ≤ = 0.3m
γs b0( τ − 0.3kftj ∗ )

2. Modélisation avec Logiciel CYPE2015 :


Entrée de données :

Projet : Etude d’un mur de soutènement – 2016/2017 39


Modélisation :

Note de calcul :

Projet : Etude d’un mur de soutènement – 2016/2017 40


Poussée :

Cote Coefficient de
Référence Description
supérieure poussée
1 - AB 0.00 m Poids volumique: 20.00 kN/m³ Active arrière: 0.29
Angle de frottement interne: 29.00 degrés Au repos avant: 0.52
Cohésion: 0.00 kN/m²
2 - BC -2.00 m Poids volumique: 22.00 kN/m³ Active arrière: 0.24
Poids volumique déjaugé: 12.00 kN/m³ Au repos avant: 0.44
Angle de frottement interne: 34.00 degrés
Cohésion: 0.00 kN/m²

Butée :
Référence Description Coefficient de butée
DE Poids volumique: 12.00 kN/m³ Active arrière: 0.24
Poids volumique déjaugé: 11.90 kN/m³ Au repos avant: 0.44
Angle de frottement interne: 34.00 degrés
Cohésion: 0.00 kN/m²

Projet : Etude d’un mur de soutènement – 2016/2017 41


5.- SECTION VERTICALE DU TERRAIN

6.- GÉOMÉTRIE
MUR
Hauteur: 9 m
Épaisseur supérieure: 37.5 cm
Épaisseur inférieure: 75.0 cm

SEMELLE FILANTE
Avec patin et talon
Épaisseur/Hauteur: 75 cm
Débord avant / arrière: 150.0 / 200.0 cm
Béton de propreté: 10 cm

Résumé des quantitatifs (pertes d'acier inclues) :


Fe E500 (kg) Béton (m³)
Élément HA12 HA16 HA20 HA25 HA32 Total B60 Propreté
Référence: Mur 856.11 4516.61 48.29 1003.31 3213.73 9638.05 70.64 3.83
Total 856.11 4516.61 48.29 1003.31 3213.73 9638.05 70.64 3.83

Remarque :
La disposition des armatures est illustrée dans la feuille A3 de la page suivante.

Projet : Etude d’un mur de soutènement – 2016/2017 42


CONCLUSION GENERALE :

Dans ce présent travail, il s’agissait d’étudier et de dimensionner un mur de


soutènement dans le but d’assurer la stabilité d’un déblai de 6m de hauteur. Cela
nécessite une démarche détaillée à suivre et qui consiste d’abord à pré-
dimensionner le mur en utilisant des formules de bonne pratique pour ensuite
faire l’inventaire de toutes les actions agissant sur le mur afin d’étudier sa stabilité
externe (Glissement, renversement, poinçonnement). L’étape suivante consiste à
calcul le ferraillage nécessaire à la résistance et à la durabilité du mur.
Dans cette perspective, on a envisagé une première solution consistant à
étudier un mur de soutènement poids. En effet, on a montré que cette variante
nécessite des dimensions importantes pour vérifier les critères de stabilité, ce qui
rend cette solution non économique et par conséquent non envisageable.
La solution qu’on a proposée, face à cette contrainte, est de mettre en place un
mur de soutènement du type Cantilever en béton armé qui fonctionne en faisant
participer à l’action de soutènement une partie du poids du sol en place. Cette
solution a été retenue car elle nous a permis de réduire les dimensions de notre
ouvrage, et donc son coût global.
Bref, au cours de ce projet, on a essayé de proposer une solution optimale d’un
mur de soutènement pour réaliser l’objectif voulu, raison pour laquelle on a étudié
les deux variantes ainsi présentées. Le présent projet a été très intéressant pour
appliquer ce qu’on a appris dans les cours de géotechnique. Il nous a permis de
savoir dimensionner un ouvrage de soutènement et de mettre l’accent sur
certaines contraintes affrontées par l’ingénieur dans l’étude de tels types
d’ouvrages.

Projet : Etude d’un mur de soutènement – 2016/2017 43

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