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ECOLE NATIONALE D’ADMINISTRATION ET REPUBLIQUE DU CAMEROUN

DE MAGISTRATURE Paix-Travail-Patrie
NATIONAL SCHOOL OF ADMINISTRATION REPUBLIC OF CAMEROUN
AND MAGISTRACY Peace-Work-Fatherland
-------------------------
DIRECTION GENERALE
DIRECTORATE GENERAL E.N.A.M
------------------------
DIVISION DES REGIES FINANCIERES
-------------------------
CYCLE A : TRESOR 1ère Année

Matière : FISCALITE LOCALE


Année 2011-2012 (Mise à jour 2020)

Par TENE PENKA Simplice


Inspecteur Principal des Impôts
Chef de Brigade Régionale

THEME I : LES IMPOTS LOCAUX

I- LES IMPOTS LOCAUX SUR LES ACTIVITES


(Patente, Licence, Impôt Libératoire, Taxe sur les Jeux de hasard et de divertiss., RFA,
Droit de Timbre sur la Publicité, Taxe de séjour)

FICHE TECHNIQUE N°3: L’Impôt libératoire

1- Définition :
L’impôt libératoire (IL) est un impôt qu’acquittent les contribuables1 exerçant une activité commerciale
ou industrielle2 ne relevant ni du régime du bénéfice réel, ni du régime simplifié d’imposition, ni du régime de
base. (Art.C45)3
De manière générale, sont soumis à l’IL, les contribuables personnes physiques réalisant un
Chiffre d’Affaires inférieur à 15 millions 10 millions de fcfa (sauf4 les exploitants forestiers, professions libérales
et les officiers publics ministériels…) art.93 Quater LF 2012.

1
Alors que l’article C45 parle de « contribuables », ce qui est de nature à créer de la confusion entre les
entreprises individuelles et les sociétés, l’article 93 quater se veut plus précis en citant « les entreprises
individuelles ».
2
Est-ce possible pour une industrie d’être assujetti à l’impôt libératoire ? Cette définition de l’article C45 ne
mérite-t-elle pas d’être revue ? Ce d’autant plus que le secteur de l’industrie fait partie des secteurs assujettis
de plein droit à la Patente : Article C10(2)). Cette position est d’ailleurs renforcée par la Circulaire 2012 qui
précise que même les entreprises du secteur agro-industriel demeurent soumises à la contribution des
patentes par établissement sans considération du montant du chiffre d’affaires.
3
LF 2012
4
La LF 2012 avait limité les exceptions aux exploitants forestiers, professions libérales et les officiers publics
ministériels en son article 93 quater. Mais la LF 2014 en son article C10(2) va réorganiser et étendre la liste des
contribuables qui, en raison du secteur d’activité exploité, ne peuvent être assujettis à l’IL et donc, sont de
plein droit à la Patente (secteurs des professions libérales et immobilières ; des banques, assurances et TIC ; des
Services, Batiments et Travaux Publics ; des Forêt, mines, l’eau, pétrole et des industries extractives ;
1
L’IL est exclusif, pour une même activité, du paiement de la patente, de la TVA, et de l’IRPP sauf
en cas de retenue à la source, notamment les précomptes sur achats (LF 2012)5.

2- Critères d’assujettissement

a- Principe d’assujettissement ( Article C45 )

Deux critères président à l’assujettissement à l’IL :

- le chiffre d’affaires (art.93 Quater et C46(2))6 comme critère premier. Et ce n’est qu’en cas
d’impossibilité de déterminer le chiffre d’affaires effectif qu’il faille se reporter à :
- la nature de certaines activités (C46(3)) comme critère second.
Le Fait Générateur est l’exercice effectif et habituel des activités commerciales, industrielles,
artisanales ou agropastorales dont le chiffre d’affaires est inférieur à 15 millions 10 millions de fcfa.
NB : La loi de 2009 portant fiscalité locale a étendu le champ de cet impôt aux activités artisanales et
agropastorales ne relevant ni du régime du bénéfice réel, ni du régime simplifié d’imposition, ni du régime de base, et
dont le chiffre d’affaires est inférieur à 15 000 000 10 000 000 F cfa.

Au demeurant, les contribuables relevant de l’impôt libératoire peuvent opter pour le régime de base
simplifié. Cette option étant irrévocable, il s’en suit que dès sa notification par le contribuable au chef de centre des
impôts, elle devient définitive.

b- Exonérations (Art.C11 c’est-à-dire celles en matière de Patente)

Les exonérations sont les mêmes qu’en matière de patente, notamment :


- L’Etat, les CTD, les Etablissements publics et leurs organismes…
- Les auteurs compositeurs ;
- Les centres hospitaliers exploités par les congrégations religieuses ou par les organismes à but
non lucratif ;
- Les cultivateurs, planteurs, éleveurs réalisant un chiffre d’affaires inférieur à 10 millions pour la
vente et la manipulation des récoltes et fruits provenant des terrains qui leur appartiennent ou
qu’ils exploitent, ou pour la vente du bétail qu’ils élèvent7…
- Les Etablissements d’enseignement ;
- Les explorateurs et chasseurs ;
- ….
3- Modalités d’imposition ( Articles C46, C47 )

a- Les principes relatifs aux modalités d’imposition

- L’impôt libératoire est dû par commune et par établissement, sauf pour les marchands ambulants qui
peuvent justifier le paiement de l’impôt libératoire dans la commune de leur domicile8.
- L’impôt libératoire est également dû par activité distincte9 ; ainsi, si dans un même établissement sont
exercées deux activités distinctes suivant la liste de l’article C46(2)-a-b-c-d, et qui ne sont pas complémentaires, chaque
activité doit faire l’objet d’une imposition distincte à l’impôt libératoire. A titre d’illustration, si un même établissement

de l’industrie et de la Production). L’urgence d’une harmonisation entre les dispositions des articles 93 quater
et C10(2) s’impose.
5
A la faveur de la loi de Finances 2012, article 21(3), les contribuables importateurs de l’Impôt Libératoire
subissent un précompte sur achat opéré par la douane, au taux de 10% de la valeur douane des marchandises.
6
LF 2012
7
LF 2012
8
Article C47(2)
9
Article C47(1). Cette précision sur l’activité distincte fait défaut en ce qui concerne la patente.
2
commercialise les fournitures scolaires et fait dans la coiffure, chacune de ces activités est soumise au paiement d’un
impôt libératoire distinct.
NB : lorsqu’un contribuable dispose de plusieurs établissements déclarés à l’impôt
libératoire et que l’agrégation des différents chiffres déclarés par ce dernier permet de le classer à la
contribution des patentes, ce contribuable est soumis à la patente sur le chiffre d’affaires ainsi agrégé10.
- Les personnes assujetties à l’IL doivent acquitter une Taxe sur le Développement Local11 qui est une
taxe due en contrepartie des services précis offerts par la collectivité à sa population (eau, électrification, éclairage public,
enlèvement des ordures ménagères, Ambulance).

b- L’émission de l’Impôt libératoire (art.C46(1))


L’impôt libératoire est ‘émis et liquidé’12 par les services des impôts (art.C46(1)). L’émission est faite
sur à base d’un Bulletin d’émission signé du Chef de Centre des Impôts. Ceux qui entreprennent une activité soumise à
l’impôt libératoire sont tenus d’en faire la déclaration au service des impôts ou au bureau de la mairie dans les lieux où
le service des impôts n’est pas installé (art.C47(4)). L’impôt libératoire donne droit à la délivrance d’une Fiche de
paiement signée par les services des impôts ou par le chef de l’exécutif communal dans les Communes ne disposant
pas de services fiscaux (art.C47(6))13. Et le paiement est effectué dans la caisse de la recette municipale (art.C47(3)).
L’interprétation faite des dispositions des articles C46(1), C47(3), C47(4) et C47(6) laisse croire que dans les Communes
ne disposant pas de services fiscaux, la déclaration peut être faite auprès de la Mairie, la liquidation et l’émission auprès
des services fiscaux d’Etat, le paiement dans les caisses de la recette municipale et la Fiche de paiement signée par le
Chef de l’Exécutif Communal. On est à se demander si telle est véritablement la volonté du législateur.

c- Le tarif de l’Impôt libératoire (art.C46(2) et (3)


Tarif de droit commun : le tarif de l’impôt libératoire est arrêté par délibération de la Commune à
l’intérieur d’une fourchette dans les catégories suivantes, en rapport avec la liste des activités fixées par l’article C46 (1):
- Catégorie A 0F à 20 000 F
- Catégorie B 20 001 F à 40 000 F
- Catégorie C 40 001 F à 50 000 F
- Catégorie D 50 001 F à 100 000 F

Tarif exceptionnel (article 46(3)): Toutefois, le tarif de l’IL des transporteurs14 est arrêté par
les CTD à l’intérieur d’une fourchette dans les catégories suivantes :
- Catégorie A 0F à 10 000 F
- Catégorie B 10 001 F à 20 000 F
- Catégorie C 20 001 F à 25 000 F
- Catégorie D 25 001 F à 50 000 F

d- Liquidation de l’IL

1° en fonction du chiffre d’affaires (Art.C46(2))15


Dès lors que le chiffre d’affaires est appréhendé (déterminé), la liquidation de l’IL se fera en
fonction des catégories suivantes :

10
Circulaires LF 2012 et LF 2005
11
Article C59
12
« Emis et liquidé », qu’est-ce qui est préalable ? l’émission ou la liquidation ? A notre sens, la liquidation
précède toujours l’émission des impôts et taxes sur un bulletin d’émission, devenu ‘Unique’ depuis 2011.
13
Qu’entend-t-on par Commune ne disposant pas de services fiscaux au regard de l’organisation actuelle des
services fiscaux?
14
Ordonnance N°2014/01 du 07 Juillet 2014 portant réduction de la TSPP et certaines taxes dues par les
transporteurs de personnes et de marchandises.
15
Innovation LF 2012, article C46 (2)-a, b, c, d.
3
- Relève de la catégorie A : producteurs, prestataires de service et commerçants réalisant un
CA annuel inférieur à 2 500 000 ; tarif (0-20 000 F cfa)
- Relève de la catégorie B : producteurs, prestataires de service et commerçants réalisant un
CA annuel égal ou supérieur à 2 500 000 et inférieur à 5 000 000 ;
- Relève de la catégorie C : producteurs, prestataires de service et commerçants réalisant un
CA annuel égal ou supérieur à 5 000 000 et inférieur à 7 500 000;
- Relève de la catégorie D : producteurs, prestataires de service et commerçants réalisant un
CA annuel égal ou supérieur à 7 500 000 et inférieur à 10 000 000, exploitants de baby foot
dont le nombre de machines est inférieur à 10, de flippers et jeux vidéos dont le nombre est
inférieur à 5, de machines à sous dont le nombre est inférieur à 3.
NB : « Le système fiscal camerounais étant déclaratif, il revient au contribuable
de préciser lui-même sur la demande adressée au Service des Impôts le montant du chiffre
d’affaires, qui peut être prévisionnel16 dans le cas d’une activité nouvelle. En revanche pour les
activités anciennes, le chiffre d’affaires à prendre en compte pour le rattachement à l’une des
catégories est celui réalisé au cours de l’exercice précédant celui au cours duquel l’imposition est
effectuée. Toutefois, l’administration conserve son droit de contrôle17 sur la sincérité des bases
déclarées fournies par les contribuables pour l’établissement de leurs impositions. A cet effet,
lorsque sur la base des investigations ou autres renseignements, des éléments positifs permettent
de déterminer un chiffre d’affaires supérieur à celui déclaré par le contribuable pour son
rattachement à l’une des catégories de l’impôt libératoire, ledit contribuable est reclassé
automatiquement à la catégorie correspondant à ce chiffre d’affaires et, le cas échéant, à la
contribution des patentes. Dans ce cas, le montant initialement acquitté vient en diminution du
montant définitivement dû, sans préjudice des sanctions prévues par le Code Général des Impôts18. »
2° en fonction de la nature de certaines activités19 (Art.C46(3)20.
A défaut de détermination du chiffre d’affaires (critère principal d’assujettissement à l’IL et ses
catégories), les catégories de rattachement à l’IL seront fonction de la nature de l’activité. Ainsi :
- Relèvent de la catégorie A
 La quasi totalité des commerçants ambulants : 1°) des articles divers :
marchands ambulants d’articles divers ; vendeurs à la sauvette de marchandises diverses ; vendeurs ambulants de
radiocassettes, montres, et horloges ; Vendeurs ambulants de cassettes de musique enregistrées, de cassettes-
vidéo ; 2°) des aliments et boissons: gargotiers ambulants ; gargotiers sans local aménagé ; Tenancier de cantine
scolaire ; Vendeur de soya ; Exploitant de cafétéria, Vendeur ambulant de pâtisserie ; Fabricant de yaourts, de
glaces alimentaires ou de sucettes ne présentant pas un caractère industriel ; Revendeur de produits vivriers sans
moyen de transport ; Vendeurs de boissons gazeuses et d’eau potable par tripoteur, pousse-pousse ou
cyclomoteur ; Vendeur de vin de palme ou de raphia ; 3°) du bois : Marchands de bois à brûler au détail; Marchands
de charbon de bois au détail ; Marchands des piquets, des bambous et des planches ; 4°) des journaux : kiosque à
journaux ; libraires ambulants ; Ecrivains publics ; 5°) des fleurs ;
 Intermédiaires de commerce non salarié : Agent commercial non salarié ;
Revendeurs non salariés de tickets ou billets de loterie ou de PMUC.

16
Article C13(3)
17
Cf. infra : le contrôle de l’impôt libératoire.
18
Circulaire LF 2012
19
Presque tous les secteurs d’activité sont représentés (Commerçants-artisans, Prestataires de service-
transporteurs…), à l’exception des industriels qui sont de plein droit à la Patente. On relève aussi une gradation
dans la classification : les salons de coiffure ne disposant pas d’employé (Présomption catégorie A), disposant
de un (01) à trois (03) employés (Catégorie B), disposant de trois (03) à cinq (05) employés (catégorie C) et plus
de cinq (05) employés (catégorie D).
20
Classification revue par la LF 2013
4
 Artisans et Artisans ambulants : Coiffeur ambulant, Coiffeur à demeure,
Photographes ambulants ; Graveur ambulant, Graveur à domicile ; Cordonnier ambulant ; Artisans ou fabricants
sans moyen mécanique ; Artisans fabricant de maroquinerie ; Sculpteur sur bois, Forgeron, Vannier ; Horloger ;
[tailleur ou couturier ayant moins de 5 machines, apprentis ou employés ou travaillant seul ; Tenant de salon de
coiffure ayant de 01 à 03 employés ; Réparateurs de téléviseurs et autres appareils audiovisuels ne vendant pas des
pièces détachées ; Chargeurs de batteries, Réparateurs de roues, Exploitants de photocopieurs, de machines à
dactylographier ou ordinateurs pour traitement de textes sans local et par machine, Transporteurs : Transporteurs
de personnes par cyclomoteurs (mototaxis) ; Transporteurs de marchandises par pousse-pousse.
 Prestataires : logeurs en dortoir. Exploitants d’une laverie avec compteur d’eau et
sans gardiennage.
 Exploitants agricoles : (notamment exploitants agricoles, fermiers, métayers…) dont
le Chiffre d’affaires annuel est inférieur à 1 000 000f cfa.

- Relèvent de la catégorie B
 Commerçants : 1°) des articles divers : Commerçant réalisant un CA inférieur à 5
millions, 2°) des aliments et boissons: Gargotier avec local aménagé, Revendeur de
produits vivriers disposant d’un véhicule ; Exploitant de débit de boissons non
alcoolisées donnant lieu à licence et dont le CA est inférieur à 15 millions, Marchands
de boissons hygiéniques ne donnant pas lieu à licence ;
 Artisans : Sculpteur de bois ;
 Transporteurs : Transporteurs de personnes par véhicule à la périphérie des centres
urbains… ;
 Prestataires : Caméraman ambulant, mécanicien, tôlier, électricien-automobile sans
moyens mécaniques ; professeur de dance ; Guérisseur, prestidigitateur ou
illusionniste ; Exploitants d’une laverie avec compteur d’eau et avec gardiennage ;
Tenant de salon de coiffure ayant de un (01) à trois (03) employés ; Exploitants de
photocopieurs, de machines à dactylographier ou ordinateurs pour traitement de textes
avec local et par machine (photocopieur, machine à dactylographier ou ordinateur).

- Relèvent de la catégorie C :
 Commerçants : Marchands de boissons non alcoolisée ; ambulant par voiture
automobile, Commerçant réalisant un CA annuel compris entre 5 et 10 millions,
Exploitant d’un débit de boissons hygiéniques et de vins dont le CA est inférieur à 15
millions ; Marchands de bois de chauffage ou à brûler disposant d’un tricycle ;
 Artisans : artisan fabriquant de maroquinerie
 Transporteurs : Exploitant de taxis par taxis
 Prestataires : Sage-femme donnant des soins à domicile, Tenant de salon de coiffure
ayant plus de cinq employés ; réparateur de téléviseurs et autres appareils audiovisuels
ne vendant pas de pièces détachées ;

- Relèvent de la catégorie D :
 Commerçants : Commerçant réalisant un CA annuel compris entre 15 et 10 millions,
Exploitant de boissons alcoolisées et autres dont le CA est inférieur à 15 millions ;
Exploitant de débits de boissons hygiéniques et de vins dont le CA est compris entre 10
et 15 millions ; Marchands de boissons alcoolisées, marchands de sable, gravier,
moellons, Vendeurs de piquets, bambous, et planches ; Bouchers ne disposant pas de
moyens frigorifiques, Marchands de bois de chauffage ou à brûler disposant d’un
véhicule
 Artisans : Tâcheron réalisant un CA compris entre 5 et 15 millions ;
 Transporteur : Transport urbain de masse et par véhicule ;
 Prestataires : Manucure, pédicure donnant des soins de beauté ; tenant de salon de
coiffure avec plus de cinq (05) employés, Loueur de bicyclettes ayant plus de 20
bicyclettes ; Loueur de bâches, chaises ou vaisselles dont le CA est compris entre 10
5
et 15 millions, tradi-praticiens ; Sage-femme, infirmier, masseur donnant des soins à
domicile.
3° Application du montant y afférent (art.C46) ; NB : dans les grandes métropoles comme les chefs-lieux de Région
ou les agglomérations urbaines, c’est le maximum prévu par chaque catégorie : soit 20 000- 40 000- 50 000- 100 000
selon la catégorie.
4° Détermination de la TDL y afférente (art.C58) :
 7 500f cfa/an si le principal de l’IL est inférieur ou égal à 30 000f cfa.
 9 000f cfa/an si principal de l’IL est compris entre 30 001 et 60 000f cfa.
 15 000f cfa/an si principal de l’IL est compris entre 60 001 et 100 000f cfa.

e- Les obligations du redevable


 Obligation de déclaration :
 Où ?
1° Au service des impôts de la commune ou du lieu d’établissement art.C46(1) et C47(4));
2° Si les services des impôts n’y sont pas installés : dans les bureaux de la mairie (art.C47(4)) ;
3° Pour les commerçants ambulants, au Centre des impôts ou à la Commune du lieu de leur
domicile (art.C47(2)).
 Quand ?
1° Si début d’activité, elle doit être déclarée dans les 15 jours qui suivent le démarrage;
2° Sinon dans les 15 jours qui suivent la fin de chaque trimestre ;
 Comment ?
A l’aide d’une fiche comportant plusieurs mentions prévues à l’art.C47(3) permettant
d’identifier au mieux le contribuable et la nature de l’activité.
4- Obligation de paiement ou le Recouvrement de l’Impôt libératoire:
4-1 Le recouvrement peut être amiable
 Quand ?
1° Principe : paiement spontané : le système étant déclaratif, les déclarations sont
autoliquidatives, ce qui a pour effet un paiement spontané au moment même de la
déclaration.21
2° Exception : à défaut de paiement spontané, la créance fiscale sera constatée sur AMR22 :
et le paiement devra s’opérer 15 jours après réception de l’AMR, sinon recouvrement forcé.
NB : Exceptionnellement l’IL est dû à compter du 1er jour du trimestre au cours duquel ils ont
commencé d’exercer pour ceux qui entreprennent en cours d’année (art.C47(5)).
 Où ?
- à la caisse de la recette municipale (art.C47(3)), généralement localisée au sein du Centre
des impôts émetteur, sinon localisée au sein des communes ne disposant pas de services
fiscaux. Il s’agit d’une exception au principe de l’unicité de caisse ou du monopole du Trésor
qui caractérise les impôts locaux dont l’IL fait partie.
- L’émission de l’impôt libératoire se fait par les services des impôts, en un bulletin d’émission
unique au profit de la commune ou de la commune d’arrondissement de localisation de
l’entreprise.
 Comment ? (article C128) :
- En espèces ou numéraire, contre quittances de la recette municipale ;
- Les paiements successifs sont annotés sur la fiche de suivi de l’impôt libératoire.

4-2 : Le recouvrement aussi peut-être forcé

21
Dans les 15 jours si début d’activité, sinon dans les 15 jours qui suivent la fin de chaque trimestre
22
Avis de Mise en Recouvrement qui est le titre exécutoire qui constate la créance fiscale sur un contribuable

6
Selon l’art.C130, les impôts locaux (et donc l’Impôt libératoire) font l’objet de
recouvrement forcé conformément aux dispositions du CGI. Et selon le CGI, l’émission d’un titre
de créance ou Avis de Mise en Recouvrement (AMR) (4-2-1) doit nécessairement précéder les
mesures de poursuite (4-2-2) en cas de recouvrement forcé.

4-2-1 : Préalable aux mesures de recouvrement forcé : l’émission d’un


titre de créance appelé AMR
En cas de non paiement de l’IL dans les délais légaux, le Chef de
Centre des Impôts émet un titre exécutoire dénommé ici Avis de Mise en Recouvrement (AMR),
qui constate officiellement la créance fiscale. Muni de ce titre de créance, l’administration fiscale
peut donc procéder au recouvrement forcé à travers les mesures de poursuite en recouvrement
forcé.
4-2-2 : Les mesures de poursuite en recouvrement
4-2-2.1 : Les mesures de poursuite de droit commun (art.L55 et suivants)
 La mise en demeure valant commandement de payer (OHADA)
 La saisie (OHADA)
 La vente (OHADA)
4-2-2.2 : Les mesures particulières de poursuite (art.L71 et suivants)
 L’avis à tiers détenteur ;
 La contrainte extérieure ;
 Le blocage des comptes bancaires ;
 La fermeture de l’établissement (scellés) ;
 La mise en fourrière de véhicule23 ;
 L’exclusion des marchés publics.

c-3 : Les incidents aux mesures de poursuite


Ils peuvent être du fait de l’administration lors des saisies ou ventes
illégales (c-3-1), ou du fait des contribuables en cas d’injures et de rébellion (c-3-2).
c-3-1 : Les saisies ou ventes illégales : les poursuites judiciaires (art.L69 et
C130(9))
Toute saisie ou vente contraire aux formalités prescrites par le
présent livre peut donner lieu à des poursuites judiciaires contre ceux qui y ont procédé et les
frais restent à leur charge.
c-3-2 : Les injures et rébellion (art.L70)
(1) Les agents de recouvrement des impôts, droits et taxes cités dans
le présent Livre bénéficient du régime de protection des agents publics prévu aux articles 152
à 158 du Code pénal camerounais :
- Outrage à l’autorité publique (fonctionnaire)24 : c’est-à-dire la diffamation, les injures, et les
menaces ;
- Violences à fonctionnaires25 : les sanctions peuvent aller de un (01) an jusqu’à la peine de mort ;

23
Article L 78.- (1) La non présentation d’une carte grise en cours de validité, de la patente de transport, du
timbre automobile, de la taxe à l’essieu, à l’autorité chargée du contrôle, notamment les agents de la Direction
Générale des Impôts spécialement habilités pour constater cette infraction, entraîne la mise en fourrière du
véhicule.
24
Est puni d'un emprisonnement de 3 mois à 3 ans et d'une amende de 100 000 à 2 000 000 de francs ou de
l'une des peines seulement, celui qui outrage sans pouvoir rapporter, en cas de diffamation, la vérité du fait
dilatoire, …les administrations publiques, et en raison de leurs fonctions, un fonctionnaire.
7
- Rébellion :
 Solitaire26 : qui incite à résister à l'application des lois, règlements ou ordres légitimes de
l'autorité publique, et qui par des violences ou voies de fait, empêche quiconque agissant
pour l'exécution des lois, des règlements ou ordres légitimes de l'autorité publique.

 En groupe27 : par au moins cinq (05) personnes la peine est de un (01) à trois (03) ans
d'emprisonnement et de cinq (05) à quinze (15) ans d'emprisonnement si deux d'entre elles
portent des armes ostensibles.

(2) En cas d’injures et de rébellion, ils établissent un procès-verbal


de rébellion qu’ils adressent au procureur de la République par la voie hiérarchique.

5- Obligation d’affichage28 et de présentation29


La Fiche de paiement de l’Impôt libératoire doit être affichée, accompagnée de la quittance de paiement ; elle
doit également être produite à la demande des autorités compétentes en matière d’assiette et de recouvrement dûment
mandatées.

6- Contrôle de l’Impôt Libératoire (Art.C132, C133, C145, C146)


Le problème des autorités habilitées à contrôler l’impôt libératoire est aussi préoccupant sur le plan pratique
(a) que celui des types de contrôle autorisés (b).

a- Les autorités habilitées à procéder au contrôle


Le contrôle des impôts locaux et donc de l’IL est exercé par les services fiscaux d’Etat. Toutefois,
certaines opérations de contrôle peuvent être organisées conjointement par les services de l’Etat et des Communes
après programmation concertée. Dans tous les cas, les modalités de contrôle des impôts communaux sont celles prévues
pour le contrôle des impôts et taxes de l’Etat. Rappelant ces dispositions légales, la lettre-circulaire du MINATD du 20
Octobre 2016 relative à la préparation et l’exécution des budgets communaux au titre de l’exercice 2017 précise que les
compétences en matière d’assiette, de contrôle, et de recouvrement relèvent des services habilités de la Direction
Générale des Impôts en ce qui concerne les impôts communaux (parmi lesquelles figure l’IL), et des services d’assiette
des communes pour les taxes communales à gestion propre30.

b- Les types de contrôles de l’impôt libératoire


Les assujettis à l’IL font surtout l’objet de plusieurs contrôles : ceux en vue de leur reclassement à la
Patente (du fait du chiffre d’affaires prévisionnel et du fait de l’importance de l’activité) (b-1) et recensement fiscal (b-2).

b-1 : Les contrôles de stocks en vue de reclassement


Pour leur imposition, c’est en fonction de leur chiffre d’affaires et exceptionnellement en fonction du
matériel d’exploitation ou de la nature de l’activité, que les contribuables sont classés soit dans le régime du réel, soit dans
le régime simplifié, soit enfin dans le régime de l’impôt libératoire31. Et donc en début d’activité, ce classement par régime
d’imposition s’opère en fonction du chiffre d’affaires prévisionnel du contribuable. Cela étant, le contrôle de ce chiffre

25
Est puni d'un emprisonnement de un à trois ans et d'une amende de 5.000 à 100.000 francs celui qui
commet des violences ou voies de fait contre un fonctionnaire, et de cinq (05) à dix (10) ans et une amende de
20.000 à 500.000 francs en cas de préméditation ou des blessures intentionnelles.
26
Article 157 du Code Pénal
27
Article 158 du Code Pénal
28
Article C47(7)
29
Article C47(9)
30
Taxe d’abattage, taxe sur le bétail, THS, ticket de marché, ticket de parking, droit de fourrière, permis de
bâtir, taxe sur les armes à feu…etc
31
Article 93 ter et quater du CGI
8
d’affaires prévisionnel (b-1.1) ou le contrôle de l’importance des activités menées (b-1.2) peut donner lieu à reclassement
à un régime d’imposition différent.
b-1.1 : Contrôle du fait du chiffre d’affaires prévisionnel32 :
C’est un contrôle à l’initiative du contribuable. En effet, lorsque le contribuable déclare (lui-
même) un chiffre d’affaires prévisionnel justifiant son reclassement, l’administration peut procéder à un contrôle inopiné
pour évaluer son stock de marchandises. Dans ce cas, l’avis de passage peut être servi lors de la première intervention
sur place.

b-1.2 : Contrôle du fait de l’importance des activités33 :


En cours d’exercice, l’administration peut décider de procéder au reclassement de certains
contribuables au regard de l’importance de leurs activités. A cette fin, elle initie des contrôles en vue d’évaluer leurs
stocks de marchandises, et de mieux apprécier leur chiffre d’affaires réel. Aussi doit- elle servir un avis de passage
respectant toutes les conditions de forme et de délai prévues par le Code Général des Impôts. Dans les deux hypothèses,
le contrôle est sanctionné par un Procès Verbal matérialisant le contrôle opéré.
L’article 93 quinquies précise néanmoins que les entreprises dont le chiffre d’affaires passe en
dessous des limites visées à l’article 93 quater34 restent dans leur régime initial pendant une durée de deux (02) ans.35
A l’observation, le stock référencé par la lettre du DGI susdite constitue l’un des éléments positifs visés par
l’article C47(12), critères de reclassement de l’impôt libératoire à la Patente.

b-2 : Le recensement fiscal


Recensement fiscal36 est organisé dans les trois (03) mois qui précèdent le début de chaque
exercice, en vue de la mise à jour du fichier fiscal. Il fait suite aux enquêtes cadastrales, organisées tous les cinq (05) ans
par les administrations et organismes du secteur et l’administration fiscale en rapport avec les Communes de localisation.
Les opérations d’ «enquêtes cadastrales » sont organisées suivant des modalités prévues par voie réglementaire37.

7- Réalisations de l’IL38

Année Réalisations Réalisation globale Quote-part Rang/12


des impôts locaux représentative de
l’Impôt Libératoire
2014 1 006 100 000 107 516 300 000 0,9% 8e
2015 1 213 800 000 120 568 300 000 1,01% 8e
2016 1 069 700 000 127 231 100 000 0,84% 8e
2017

8- Régime des sanctions (Articles C47(8) (11))

Pour les contribuables disposant d’un établissement fixe : la fermeture d’office et immédiate de
l’établissement, concomitamment à l’application d’une pénalité de 30 %39 de l’impôt dû40 en cas de non paiement de
l’impôt libératoire dans les délais légaux ou défaut d’affichage appuyé de quittance de paiement art. C47(11) et C47(8).

32
Lettre N° 6055/MINFI/DGI/LC/C du 19 décembre 2008
33
Lettre op.cit.
34
Chiffre d’affaires inférieur à 10 millions pour l’IL, Supérieur ou égal à 10 millions et inférieur à 50 millions
pour le RSI, et enfin supérieur ou égal à 50 millions pour le régime du Réel.
35
Voir aussi Circulaire LF 2012
36
Articles C145 et C146
37
Article C145 alinéa 2
38
Source : Rapports d’activité 2015 et 2016
39
Ce régime de sanction se distingue de celui de la Patente et des impôts d’Etat, où en cas de paiement tardif,
la pénalité est de 10% par mois de retard, avec un maximum de 30%. Y aurait-il pas lieu d’harmoniser ?
9
Pour les marchands ambulants et les transporteurs : la saisie des biens meubles non périssables, et leur
conservation à la fourrière municipale (conformément aux modalités prévues par la loi) art. C47(10).
NB : Les biens périssables ne peuvent être saisis qu’après une mise en demeure d’enlever servie au
contribuable selon les formes prévues par la loi41.

Une amende de 5 000 F CFA et fermeture d’établissement en cas de défaut d’affichage42 ou la non
production de la fiche de paiement de l’impôt libératoire à la demande des autorités dûment mandatées de procéder au
contrôle; (NB : pas de cumul des sanctions pour non paiement de l’IL avec celles applicables pour défaut d’affichage ou
de production de la fiche de paiement de cet impôt.)

9- Affectation du produit de l’impôt libératoire (Art.C115(2) et C47(3))

Le produit de l’impôt libératoire est dévolu entièrement aux communes et aux communes d’arrondissement.
C’est pour cette raison qu’il est directement acquitté à la caisse de la recette municipale (art.C47(3)) logée dans les
centres des impôts. Exit donc les communautés urbaines, et désormais le FEICOM dans la répartition.

10- Mise à disposition des Produits de l’IL

Contrairement aux autres impôts locaux, sa mise à disposition est si ce n’est directe, alors c’est immédiate
c’est-à-dire paiement dans la caisse de la recette municipale, sans le truchement ni du Feicom, ni du Trésor Public43.

Enseignants : LIHINACK Josué


TENE PENKA Simplice

ANNEXES

ANNEXE 1 : Tarif de la TDL (art.C58)

L’article C58 fixe des tarifs maxima de la TDL. Il appartient ainsi aux communes et communautés
urbaines bénéficiaires de communiquer aux services des impôts, les tarifs arrêtés par le conseil à l’intérieur des
fourchettes fixées par la loi. Lorsque les tarifs ne sont pas communiqués aux services, ces derniers appliquent
les tarifs maxima ci-après :

40
L’impôt dû est celui constaté par un titre de créance de créance rendu exécutoire par le Maire et pris en
charge par le receveur municipal. Par conséquent, pas de fermeture d’établissement sans titre exécutoire
préalable. Et pour le cas de l’impôt libératoire, il s’agit de l’AMR.
41
Circulaire conjointe
42
Article C47(8)

43
Article 127 alinéa 1 complété par l’article C47 alinéa 3
10
 Assujettis à la Patente ou à l’IL :
 7 500f cfa/an si le principal de l’impôt est inférieur ou égal à 30 000f cfa.
 9 000f cfa/an si principal de l’impôt est compris entre 30 001 et 60 000f cfa.
 15 000f cfa/an si principal de l’impôt est compris entre 60 001 et 100 000f cfa.
 22 500f cfa/an si principal de l’impôt est compris entre 100 001 et 150 000f cfa.
 30 000f cfa/an si principal de l’impôt est compris entre 150 001 et 200 000f cfa.
 45 000f cfa/an si principal de l’impôt est compris entre 200 001 et 300 000f cfa.
 60 000f cfa/an si principal de l’impôt est compris entre 300 001 et 400 000f cfa.
 75 000f cfa/an si principal de l’impôt est compris entre 400 001 et 500 000f cfa.
 90 000f cfa/an si principal de l’impôt est supérieur à 500 000f cfa.

 Les employés du secteur public ou privé :


 3 000f cfa/an si Salaire de base mensuel compris entre 62 000 et 75 000 ;
 6 000f cfa/an si Salaire de base mensuel compris entre 75 001 et 100 000 ;
 9 000f cfa/an si Salaire de base mensuel compris entre 100 001 et 125 000 ;
 12 000f cfa/an si Salaire de base mensuel compris entre 125 001 et 150 000 ;
 15 000f cfa/an si Salaire de base mensuel compris entre 150 001 et 200 000 ;
 18 000f cfa/an si Salaire de base mensuel compris entre 200 001 et 250 000 ;
 24 000f cfa/an si Salaire de base mensuel compris entre 250 001 et 300 000 ;
 27 000f cfa/an si Salaire de base mensuel compris entre 300 001 et 500 000 ;
 30 000f cfa/an si Salaire de base mensuel est supérieur à 500 000f cfa.

ANNEXE 2 : Extrait Circulaire LF 2005

Article 27 - caractère exclusif du paiement de l’impôt libératoire


L'impôt libératoire est un impôt synthétique. A ce titre, la précision apportée vise à
confirmer que l'impôt libératoire est exclusif du paiement de toute autre contribution. En
conséquence, vous ne devez plus réclamer d'autres droits au contribuable, sur son activité
soumise à cet impôt.
Par autre contribution, j'entends les impôts directs sur le revenu tels que l'IRPP et l’IS
ou la TVA.
Toutefois :
1°/ lorsqu'un contribuable est assujetti à l'impôt libératoire au titre d'une activité, les
opérations connexes réalisées par celui-ci suivent leur régime propre. Il en est ainsi de
l'opération de location d'un bien immeuble qui demeure passible de l'impôt foncier, le
contribuable devant acquitter la taxe foncière s'il est propriétaire de son immeuble.
En outre, si le contribuable réalise d’autres activités relevant du champ d'application de
l'IRPP, il est passible de cet impôt pour ces activités.
2°/ Lorsqu’un contribuable assujetti à l’impôt libératoire réalise des opérations
d’importation, le précompte sur achats est prélevé (au niveau de la douane) au taux de 10%44.
C’est à se demander si l’IL est encore un impôt synthétique, exclusif du paiement de toute
autre contribution.
Exemple 1:
Soit deux contribuables A et Z.

44
LF 2012

11
Au cours de l'exercice 2004, Monsieur A a perçu un revenu brut au titre des
traitements et salaires de montant 7 000 000 F et est propriétaire d'un taxi et d'un salon de
coiffure.
Monsieur Z quant à lui est propriétaire d'une quincaillerie, d'une boutique et d'une
boulangerie. Ces activités ont engendré respectivement les chiffres d'affaires suivants :
10 500 000 F, 8 500 000 F et 7 000 000 F.
La situation fiscale de ces contribuables s'établit ainsi qu'il suit :
1 - Situation fiscale de Monsieur A
Le revenu de montant 7 000 000 F relatif aux traitements et salaires perçus par
Monsieur A est passible de l'IRPP.
Par contre, les revenus tirés de l'exploitation du taxi et du salon de coiffure, quelque soit leur
montant, sont passibles de l'impôt libératoire en vertu des dispositions de l'article 205 bis du
Code Général des Impôts.

2- Situation fiscale de Monsieur Z


Les différents chiffres d'affaires réalisés par Monsieur Z au titre de l'exercice 2004 pris
isolément permettent que chacune des activités réalisées par celui-ci acquittent l'impôt
libératoire. Cependant, les revenus tirés de ces différentes activités sont des revenus
professionnels et comme tels doivent être appréciés dans 1eur globalité.
Ainsi pour la détermination du chiffre d'affaires de Z, on aura :
10 500 000 F + 8 500 000 F + 7 000 000 F = 26 000 000 F
Le montant total de ce chiffre d'affaires, supérieur au seuil de l'imposition à l'impôt
libératoire, est soumis à l'IRPP, catégorie des bénéfices artisanaux, industriels et
commerciaux.
Au cas où Z aurait acquitté l'impôt libératoire pour ces différentes activités, les services du
principal centre d'intérêts de Monsieur Z devront reclasser celui-ci dans le régime
d'imposition correspondant à son chiffre d'affaires global, lui réclamer le paiement de la
patente et imputer sur cette dernière, l'impôt libératoire préalablement acquitté.
Je demande par conséquent, aux différents Centres des Impôts de mutualiser les informations
afin de consolider les revenus tirés de l'exploitation de plusieurs activités exercées par un
contribuable.

Exemple 2 :
En 2005, la Circulaire de la LF en vigueur précisait le caractère exclusif du paiement de
l’impôt libératoire.
Démontrer en quoi ce caractère est aujourd’hui désuet.

12