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Organisation de la métrologie

en France. Le Cofrac

par Stéphane LAUDREL


Ingénieur de l’IUSTI (Institut universitaire des systèmes thermiques industriels)
Responsable d’accréditation
Section Laboratoire du Cofrac

1. Missions...................................................................................................... R 62 - 2
2. Organisation .............................................................................................. — 2
3. Système national de raccordement
ou « chaînes d’étalonnage »................................................................. — 2
3.1 Terminologie ................................................................................................ — 2
3.2 Structure des chaînes d’étalonnage........................................................... — 3
3.2.1 Laboratoire national de métrologie et laboratoires associés ......... — 4
3.2.2 Laboratoire d’étalonnage accrédité .................................................. — 4
3.3 Garanties du logotype Cofrac-Étalonnage ................................................ — 4
3.4 Reconnaissance mutuelle ........................................................................... — 5
3.5 Évolution en cours....................................................................................... — 6
3.5.1 Révision du référentiel d’accréditation des laboratoires................. — 6
3.5.2 Accréditation de l’activité de raccordement des laboratoires
nationaux et associés ......................................................................... — 6
4. Conclusion ................................................................................................. — 6
Références bibliographiques ......................................................................... — 6

e Comité français d’accréditation Cofrac, association à but non lucratif régie


L par la loi du 1er juillet 1901, a été constitué le 29 avril 1994 avec l’appui des
pouvoirs publics.
Ce système unique d’accréditation couvre la totalité des secteurs (laboratoires
d’essai, laboratoires d’étalonnage, organismes d’inspection, organismes certi-
ficateurs de système de management, organismes certificateurs de produits
industriels et agricoles). Il a été constitué à l’origine par la fusion de deux
organismes : le Réseau national d’essais RNE, chargé de l’accréditation des
laboratoires d’essai et le service du Bureau national de métrologie BNM-
FRETAC, chargé de l’accréditation des laboratoires d’étalonnage. Les activités
de ces deux organismes sont aujourd’hui sous la tutelle de la section laboratoire
du Cofrac.

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1. Missions Historique

Le Cofrac a pour objet (cf. Cofrac no 0001 Statuts ) : Les entreprises sont amenées à faire appel à de multiples
organismes ou laboratoires, à des fins réglementaires ou volon-
— de procéder à l’accréditation, conformément aux normes fran- taires, en vue d’apporter la preuve de la conformité de leurs pro-
çaises, européennes ou internationales, de tous organismes inter- duits, services ou systèmes d’organisation à certaines exigences
venant pour l’évaluation de la conformité à un référentiel, et dans techniques prédéfinies.
tous les domaines où une accréditation est utile ; cela concerne
notamment : L’un des enjeux de la construction européenne, et plus
largement, du commerce international, est d’obtenir la recon-
• les organismes certificateurs de produits et de services, naissance, par l’ensemble des pays concernés, des contrôles de
• les organismes certificateurs de systèmes « qualité » d’entre- cette conformité effectués par un organisme installé dans l’un
prises, de ces pays.
• les organismes certificateurs de personnel,
• les laboratoires d’essai, Ces éléments ont incité la plupart des pays à se doter d’outils
permettant d’apporter la preuve que leurs laboratoires et orga-
• les laboratoires d’étalonnage,
nismes respectent les exigences techniques précitées.
• les organismes d’inspection ;
Précédemment à l’avènement du Comité français d’accrédi-
— de développer la confiance du marché dans les organismes
tation (Cofrac), la France possédait un système d’accréditation
accrédités et dans les informations qu’ils délivrent, dans le cadre
relatif aux laboratoires d’essai et aux laboratoires d’étalonnage,
des activités pour lesquels ils sont accrédités, au moyen, notam-
à savoir le Réseau national d’essais (RNE) et le service d’accré-
ment, de leurs certificats, attestations, rapports et procès-verbaux ;
ditation du Bureau national de métrologie (BNM-FRETAC).
— de faire reconnaître à l’échelon européen ou international le
système français d’accréditation et de négocier des accords de coo- En revanche, rien n’était formalisé pour les organismes d’ins-
pération ou de reconnaissance bi- ou multilatéraux avec d’autres pection et les organismes certificateurs.
organismes accréditeurs ; Faisant suite aux orientations préconisées, les pouvoirs
— d’assurer la représentation des intérêts français dans les publics ont choisi en octobre 1993 de combler cette lacune par
instances et organismes européens et internationaux traitant de la mise en place d’un système national d’accréditation couvrant
l’accréditation. la totalité des secteurs (laboratoires d’essais, laboratoires
d’étalonnage, organismes d’inspection, organismes certifica-
teurs de système de management, organismes certificateurs de
produits industriels et agricoles) : Le Cofrac.
Jusqu’à la création du Cofrac, le BNM assurait seul les mis-
2. Organisation sions de réalisation et de maintien des étalons nationaux d’une
part et l’accréditation des laboratoires d’étalonnage d’autre
part. Aujourd’hui, si le BNM détient toujours le rôle d’établir et
La structure du Cofrac figure 1 se compose d’une assemblée de conserver les étalons nationaux, c’est à la Section Labora-
générale, d’un Conseil d’administration et de quatre sections char- toire du Cofrac que revient le rôle d’assurer la fonction d’évaluer
gées de l’évaluation et de l’accréditation. et de reconnaître et faire reconnaître la compétence technique
des laboratoires d’étalonnage en leur délivrant une accrédita-
Chaque section est pilotée par un comité de section. Les mis- tion.
sions du comité de section sont :
Aussi, ces deux organismes continuent d’assurer conjoin-
— de proposer à l’approbation du Conseil d’administration le tement le fonctionnement des chaînes d’étalonnage assurant la
règlement particulier fixant notamment les documents de référence traçabilité au système national de raccordement aux étalons
du Comité, sa composition et ses modalités de fonctionnement ; nationaux et d’en faire reconnaître la technicité à l’étranger.
— de décider des accréditations, de leur extension, de leur main-
tien, de leur renouvellement, de leur suspension et de leur retrait.
Dans la pratique, et avec l’autorisation du Conseil d’admini-
stration, les décisions relatives aux accréditations sont délégués,
dans la majorité des cas, au directeur du Cofrac. 3. Système national
La structure permanente est chargée de l’instruction et du suivi de raccordement ou
des dossiers, ce avec l’appui de commissions d’accréditation.
Les membres du Conseil d’administration et des Comités de
« chaînes d’étalonnage »
section sont répartis parmi quatre collèges, ce afin d’assurer la col-
légialité et l’impartialité des décisions prises : La Section Laboratoire est la section du Cofrac la plus impliquée
— les représentants des entités accréditées ; par le système national de raccordement du fait de ces missions
conjointes avec le Bureau national de métrologie BNM ([R 60],
— les représentants des groupements professionnels recourant
réf. [1]).
aux services des entités accrédités ;
— les représentants des utilisateurs finaux, des groupements de
consommateurs et des acheteurs publics ;
— les représentants des pouvoirs publics. 3.1 Terminologie
Par ailleurs, le Cofrac est doté, d’une part, d’une Commission
d’audit interne chargée de veiller à ce que les procédures appli- En matière de métrologie, la terminologie applicable est définie
quées soient à la fois pertinentes et respectées et, d’autre part, dans le Vocabulaire international de métrologie (VIM). Ce
d’une Commission des relations extérieures, chargée de proposer document [2] est une publication commune à sept organisations
et de suivre l’exécution des actions de promotion du Cofrac tant en internationales : le Bureau international des poids et mesures
France qu’à l’étranger. (BIPM), la Commission électrotechnique internationale (CEI),

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Assemblée
générale

Conseil
d'administration

Comité de section Comité de section


Comité de section Comité de section Certification Certification
Laboratoire Inspection entreprises produits
et personnels et services
et environnement

Commissions Commissions Commissions Commissions


techniques permanentes permanentes permanentes
d'accréditation d'accréditation d'accréditation d'accréditation

Figure 1 – Organigramme des instances Cofrac

l’Organisation internationale de normalisation (ISO), l’Organisation Notes


internationale de métrologie légale (OIML), la Fédération interna- Dans le cadre de la gestion d’un parc d’instruments de mesure,
tionale de chimie clinique (FICC), l’Union internationale de chimie la vérification permet de s’assurer que les écarts entre les valeurs
pure et appliquée (IUPAC) et l’Union internationale de physique indiquées par un appareil de mesure et les valeurs connues corres-
pure et appliquée (IUPAP). Ce document est par ailleurs reproduit pondantes d’une grandeur mesurée sont tous inférieurs aux
dans la norme française NF X 07-001 [3]. erreurs maximales tolérées, définies par une norme, par une
réglementation, une spécification du constructeur ou une prescrip-
tion propre au demandeur.
Étalonnage (VIM [2], § 6.11)
Ensemble des opérations établissant, dans des conditions
spécifiées, la relation entre les valeurs de la grandeur indiquées Traçabilité (VIM [2], § 6.10)
par un appareil de mesure ou un système de mesure, ou les Propriété du résultat d’un mesurage ou d’un étalon tel qu’il
valeurs représentées par une mesure matérialisée ou par un puisse être relié à des références déterminées, généralement
matériau de référence, et les valeurs correspondantes de la des étalons nationaux ou internationaux, par l’intermédiaire
grandeur réalisées par des étalons. d’une chaîne ininterrompue de comparaisons ayant toutes des
incertitudes déterminées.
Notes
Le résultat d’un étalonnage permet soit d’attribuer aux indica- Notes
tions les valeurs correspondantes du mesurande, soit de détermi- Ce concept est souvent exprimé par l’adjectif traçable.
ner les corrections à appliquer aux indications. La chaîne ininterrompue de comparaisons est appelée chaîne de
Un étalonnage peut aussi servir à déterminer d’autres propriétés raccordement aux étalons ou chaîne d’étalonnage.
métrologiques tels que les effets de grandeurs d’influence. La manière dont s’effectue la liaison aux étalons est appelée rac-
Le résultat d’un étalonnage peut être consigné dans un docu- cordement aux étalons.
ment parfois appelé certificat d’étalonnage ou rapport d’étalon-
nage.
3.2 Structure des chaînes d’étalonnage
Vérification de conformité (guide ISO/CEI 2 [4])
« Confirmation, par examen de preuves, qu’un produit, un Les chaînes d’étalonnage (figure 2) sont animées et coordon-
processus ou un service satisfait aux exigences spécifiées. ». nées conjointement par le BNM et le Cofrac. Le BNM a pour mis-
sion d’établir et de conserver les étalons nationaux, la Section
Laboratoire du Cofrac assurant la fonction d’évaluer et de recon-
Vérification (guide ISO/CEI 25 [5]) naître et faire reconnaître la compétence technique des labora-
toires d’étalonnage en leur délivrant une accréditation. Ce système
« Confirmation par examen et établissement des preuves que permet d’assurer et de démontrer, par une chaîne ininterrompue
les exigences spécifiées ont été satisfaites ». de comparaisons, le raccordement et la traçabilité aux étalons

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BNM-LNM Traçabilité interne


et BNM-LA LNM par étalonnage
et LA ou vérification

Laboratoire central
Laboratoires de métrologie
accrédités Laboratoire Étalons de référence
de l'industriel

Étalons de travail

Traçabilité externe assurée


par les laboratoires accrédités
Cofrac Équipements de mesure

Produits

Figure 2 – Structure de chaîne d’étalonnage

nationaux de tout étalon ou équipement de mesure, de tout maté-


riau de référence et de toute mesure effectuée sur le territoire
national.
Pour chaque grandeur ou unité de la grandeur, la chaîne d’éta-
lonnage correspondante est constituée d’un laboratoire national de
métrologie du BNM (BNM-LNM) ou d’un laboratoire associé au
BNM (BNM-LA), dont la fonction de transfert aux utilisateurs est
accréditée par le Cofrac, et de laboratoires de métrologie accrédi-
tés par le Cofrac, ces derniers ayant majoritairement une activité
commerciale.

3.2.1 Laboratoire national de métrologie


et laboratoires associés
Figure 3 – Logotype Cofrac-Étalonnage
Le laboratoire national de métrologie, qui a pour mission la défi-
nition, la maintenance et l’amélioration des étalons nationaux des
unités de base du système international d’unités SI, regroupe éga-
lement les activités de raccordement des mesures industrielles. Le logotype Cofrac-Étalonnage, apposé sur un certificat d’étalon-
Ces activités de raccordement sont évaluées et accréditées par le nage ou un constat de vérification, atteste entre autres que :
Cofrac qui pour cela s’appuie sur les compétences d’experts tech- — le laboratoire est accrédité pour la prestation effectuée, au
niques internationaux et plus particulièrement ceux d’EUROMET. moment de l’émission du certificat d’étalonnage ou du constat de
Les missions du laboratoire national de métrologie sont de raccor- vérification ;
der les étalons de haute qualité métrologique des laboratoires, — la traçabilité aux étalons nationaux est démontrée a priori sans
notamment ceux des laboratoires accrédités. D’autres laboratoires autre preuve nécessaire ;
sont également associés au BNM, ce pour des grandeurs sortant — les étalonnages ont une valeur incontestée tant en France qu’à
du périmètre de compétence des laboratoires nationaux. l’étranger, au travers de l’accord de reconnaissance multilatéral
européen et des accords bilatéraux signés avec des pays tiers ;
— l’accréditation du laboratoire satisfait aux exigences inter-
3.2.2 Laboratoire d’étalonnage accrédité nationales du Guide ISO/CEI 25 [5] ou de sa révision, la norme
NF EN ISO CEI 17025 [7].
On désigne par ce terme toute société ou organisme, autre que De ce fait, comme précisé dans le fascicule de documentation
les laboratoires nationaux et laboratoires associés, qui s’est vu X 07-015 [6], un document émis par un laboratoire d’étalonnage
reconnaître son aptitude à effectuer des étalonnages par la Section accrédité mais dépourvu du logotype Cofrac n’apporte, a priori,
Laboratoire du Cofrac. aucune des garanties précitées sans un contrôle du client de l’apti-
tude du prestataire à satisfaire à des exigences prédéfinies [2].
À ce jour, près de 300 laboratoires sont accrédités et assurent le
raccordement et la traçabilité des instruments de mesure et des
3.3 Garanties du logotype Cofrac-Étalonnage mesures elles-mêmes au système international d’unités (cf. encadré)
au travers des prestations d’étalonnage ou de vérification Cofrac, en
À l’issue des prestations réalisées sous accréditation, un certifi- laboratoire ou sur site client. Pour de plus amples informations, le
cat d’étalonnage ou un constat de vérification, selon le cas, est Cofrac met, à la disposition de tous, la liste des laboratoires d’étalon-
émis. Ce document porte le logotype Cofrac-Étalonnage (figure 3). nage accrédités par le Cofrac et leurs possibilités d’étalonnage,

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d’une part, sur les documents Cofrac no 2014 « Liste des laboratoires de l’European co-operation for Accreditation (EA), (anciennement
accrédités par la Section laboratoire – Secteur Étalonnage » et EAL, ex-WECC) organisme regroupant l’ensemble des organismes
no 2026 « Répertoire des possibilités d’étalonnage », et d’autre part, européens chargés de l’accréditation.
sur son site Internet : http://www.cofrac.fr.
Au 01/06/2001, dix-sept organismes d’accréditation de dix-sept
pays européens ont été signataires de l’accord de reconnaissance
Chaînes d’étalonnage multilatéral EA et sept autres pays sont signataires d’un accord
bilatéral de reconnaissance avec EA.
Radiométrie - Photométrie : radiométrie, photométrie, trans- De ce fait, un certificat d’étalonnage ou un constat de vérification
mission optique. revêtu du logotype du Cofrac-Étalonnage (figure 2) apporte les
Métrologie dimensionnelle : longueur d’onde laser, étalons mêmes garanties de traçabilité qu’un document émis par un labo-
matériels de longueur, règles, distances, étalons filetés, opti- ratoire d’étalonnage accrédité par l’un des signataires de l’accord
que, angles, tables à indexages, niveaux, erreur de forme, état bi ou multilatéral et portant le logotype du dit signataire.
de surface, instruments de mesure, instruments à cote variable,
plaques à billes. Le 02/11/2000, trente-huit organismes d’accréditation de
vingt-huit pays du monde ont signé le premier accord multilatéral
Électricité : électricité en courant continu, en courant alterna- mondial de reconnaissance mutuelle ILAC (International Labora-
tif, en haute fréquence, différence de potentiel, intensité de cou- tory Accreditation Cooperation ) des documents émis à l’issue des
rant, résistance électrique, rapport de tensions, puissance et prestations d’étalonnage et d’essai.
énergie, charge électrique, étalonnage de simulateurs ou d’indi-
cateurs de température par simulation électrique (partie
commune au domaine « température »), écart de transposition
en tension, écart de transposition en intensité, inductance, Pays signataires des accords - Organismes
capacité électrique, phase, puissance et énergie, puissance HF, d’accréditation
affaiblissement, facteur de réflexion, bruit radioélectrique.
Magnétisme : champ électromagnétique, flux magnétique,
Signataires de l’accord multilatéral de reconnaissance avec EA :
induction magnétique.
Temps - Fréquence : fréquence, intervalle de temps, stabilité, Allemagne – DKD Lituanie – LA
densité spectrale, mesure de vitesse de rotation, dérive. Autriche – BMWA Norvège – NA
Rayonnements ionisants : activité, débit de fluence neutro- Belgique – BKO-OBE Pays-Bas – RvA
nique, exposition, kerma dans l’air ou dans d’autres milieux, Danemark – DANAK Portugal – IPQ
dose absorbée dans l’air ou dans d’autres milieux, nouvelles Espagne – ENAC République tchèque – CAI
grandeurs dosimétriques. Finlande – FINAS Royaume-Uni – UKAS
France – COFRAC Slovaquie – SNAS
Température : points fixes, thermomètres à résistance, Irlande – NAB Suède – SWEDAC
couples thermoélectriques, autres thermomètres, pyrométrie Italie – SIT Suisse – SAS
optique, conductivité thermique, étalonnage de simulateurs ou
d’indicateurs de température par simulation électrique (partie Signataires d’un accord bilatéral de reconnaissance avec EA :
commune au domaine « Électricité-Magnétisme »).
Chimie et matériaux de référence : dureté, énergie de rupture Afrique du sud – SANAS Nouvelle Zélande – IANZ
par choc, mélanges gazeux, analyseurs de gaz, opacimètre, Australie – NATA Singapour – SAC-SINGLAS
conductimétrie, titrimétrie, pHmétrie. Brésil – INMETRO Hong Kong – HKAS
États-Unis – A2LA
Hygrométrie : température de rosée/gelée, humidité relative.
Masse : masse vraie et conventionnelle, masse volumique, Signataires de l’accord multilatéral de reconnaissance avec
volume de récipients et de volumes, viscosité cinématique, vis- ILAC (essai et étalonnage) :
cosité dynamique, constante de viscosité, vérification d’instru-
ment de pesage à fonctionnement non automatique. Afrique du Sud – SANAS Inde – NABL
Allemagne – DAP, DATech, Irlande – NAB
Force : force, couple, vérification d’outils dynamométriques à DACH, DKD Italie – SINAL, SIT
commande manuelle. Australie – NATA Japon – JCSS, JAB, JNLA
Pression : pression absolue, relative et différentielle de gaz, Belgique – BELTEST, BKO-OBE Norvège – NA
pression absolue, relative et différentielle de liquide, pression Brésil – INMETRO Nouvelle Zélande – IANZ
dynamique, vide. Canada – SCC Pays Bas – RvA
Acoustique République de Corée – KOLAS République Populaire de
Accélérométrie : accélération, sensibilité d’un capteur d’accé- Danemark – DANAK Chine – CNACL
lération. Espagne – ENAC République Tchèque – CAI
Débitmétrie gazeuse : débit massique et volumique, anémo- États-Unis – A2LA, ICB-ES, NVLAP Royaume Uni – UKAS
métrie. Suède – SWEDAC Singapour – SAC
Débitmétrie liquide : débit massique et volumique, volume Finlande – FINAS Suisse – SAS
dynamique, masse dynamique. France – Cofrac Taipei – CNLA
Hong Kong – HKAS Vietnam – VILAS, STAMEQ
Mesurage statique des volumes : jaugeage par méthodes
optiques, jaugeage par empotement.

La liste des signataires évoluant, il est nécessaire de vérifier que


l’organisme d’accréditation est effectivement connu et reconnu soit
3.4 Reconnaissance mutuelle directement auprès de l’organisme d’accréditation soit auprès de
l’organisme chargé de la reconnaissance mutuelle entre ces accré-
diteurs, ce via Internet :
De nombreux pays se sont dotés de système de raccordement
analogue aux chaînes françaises d’étalonnage. Aussi, un accord de — http://www.european-accreditation.org
reconnaissance multilatéral entre ces pays est né sous l’impulsion — http://www.ilac.org

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3.5 Évolution en cours compter d’octobre 2001, leur activité de transfert des étalons
nationaux vers d’autres étalons évaluée et, le cas échéant, accré-
ditée par le Cofrac. Cette évolution est accompagnée de la dispa-
rition de la terminologie « Centre d’étalonnage agréé » et
3.5.1 Révision du référentiel d’accréditation « Service de métrologie habilité » au profit de la locution plus
des laboratoires générale de laboratoire accrédité.
La révision des prescriptions générales, à la demande des labo-
ratoires et de leurs clients, concernant la compétence des labo-
ratoires d’étalonnage et d’essais, objet du guide ISO/CEI 25 de
1990 [5], s’est achevée avec la parution, en mai 2000 de la norme
NF EN ISO CEI 17025 [7] en langue française. L’application progres-
4. Conclusion
sive de cette nouvelle norme doit s’achever au 1er janvier 2003,
date à partir de laquelle tous les laboratoires d’étalonnage accrédi- Afin de favoriser la libre circulation des produits, la France s’est
tés auront été audités et devront être reconnus conforme à ce réfé- dotée en 1994 d’un système unique d’accréditation, à savoir le
rentiel pour conserver leur accréditation. Cofrac. La Section Laboratoire du Cofrac reste la plus impliquée
par les aspects métrologiques, support indispensable au dévelop-
pement scientifique et technique et base de l’équité des échanges.
3.5.2 Accréditation de l’activité de raccordement Après un nombre timide d’organismes accrédités, et avec la néces-
des laboratoires nationaux et associés sité pour les prestataires d’apporter à leur donneur d’ordre la
preuve de leur compétence technique, la Section Laboratoire a
Les laboratoires nationaux et associés ont pour mission la développé son offre d’accréditation permettant aujourd’hui à près
définition, la maintenance et l’amélioration des étalons nationaux de 300 laboratoires d’assurer le raccordement et la traçabilité des
des unités de base du système international d’unités, le trans- instruments de mesure et des mesures elles-mêmes aux étalons
fert des étalons nationaux vers d’autres étalons, notamment ceux nationaux, ce au travers des prestations d’étalonnage ou de vérifi-
des autres laboratoires accrédités. Ces laboratoires voient, à cation, en laboratoire ou sur site client.

Références bibliographiques

[1] ERARD (L.). – Organisation de la métrologie en taux et généraux de métrologie. AFNOR, déc. [6] X 07-015 Métrologie. Essais. Métrologie dans
France. Le BNM. R 60 Techniques de l’ingé- 1994. l’entreprise. Raccordement des résultats de
nieur. Traité Mesures et contrôle, mars 2002. [4] Guide ISO/CEI 2 Normalisation et activités mesure aux étalons. AFNOR, déc. 1993.
[2] VIM Vocabulaire international des termes fon- connexes. Vocabulaire général (1996).
damentaux et généraux de métrologie (1993). [5] Guide ISO/CEI 25 Prescriptions générales [7] NF EN ISO/CEI 17025 Prescriptions générales
[3] NF X 07-001 Normes fondamentales. Voca- concernant la compétence des laboratoires concernant la compétence des laboratoires
bulaire international des termes fondamen- d’étalonnage et d’essais (1990). d’étalonnages et d’essais. AFNOR, mai 2000.

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