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Close Air Support


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Josselin:​ “ Dépêchez-vous, on est sous le feu ennemi ! Viiiiite !! ”
Bryo:​ “ Au secours ! Au secours ! À l'AaAAAaaAAaAiiiIiIIIiIiide !!!! ”

Parce que ces formulations ne sont pas adaptés pour demander un soutien aérien efficace et
minimisant les risques de tirs fratricides, il a été instauré une procédure permettant d’une part
de maximiser l’efficacité du support aérien, et d’autre part de minimiser les risques, autant pour
les appareils et leurs pilotes, que pour les forces amies en présence. Le ​J​oint ​T​erminal ​A​ttack
C​ontroller (anciennement Forward Air Controller) est donc la personne chargée d’appliquer
cette procédure spécifique sur le terrain.

Cette documentation est là pour vous aider à mieux progresser sur le terrain et notamment
durant les missions CPC. Il s’adresse aux pilotes/gunners d’hélicoptères d’attaques, de drones,
d’avions d’attaques au sol comme de chasse, mais aussi et bien évidemment aux JTAC.

C’est un ​rôle exigeant​, qui ne sera pas forcément accessible à tous au premier abord.
Les choses à maîtriser pour que tout le monde s’amuse dans le rôle de JTAC :
- La technique et l’utilisation de la ​radio​, sa meilleure amie et son premier outil
- L’armement, munitions et capacités générales des Avions, Hélicoptères et engins
d’artillerie utilisés sur le serveur.
- Les techniques d’infiltration et d’opération discrète (inscrites dans une dynamique
d’opérations CCT-TACP).

Prenez connaissance que le Joint Terminal Attack Controller (JTAC) a le commandement des
opérations dans son secteur défini lors du briefing de mission.
De part son observation sur place, le JTAC a la meilleure connaissance des objectifs et du
terrain, et doit donc:

● connaître la situation de l’ennemi (type, nombre et position) du mieux possible


● connaître les intentions du commandant au sol et les ROE
● connaître précisément la position des forces amies, et leurs intentions
● valider les choix de cibles à traiter
● conseiller le commandant au sol sur la meilleure façon d’utiliser le soutien aérien
● soumettre les requêtes de CAS
● contrôler les paramètres de la mission CAS
● éviter les conflits entre les supports CAS
● fournir une première estimation des missions CAS
Contrôle Aérien Avancé

Même s’il ne s’agit pas du rôle principal d’un JTAC lors d’une mission sur le serveur conflit de
canard, il s’agit de la première étape dans l'exécution d’une frappe réussie.
Le but de cette mission est ce coordonner les aéronefs sur le théâtre d’opération pour obtenir
des frappes rapidement en toute sécurité pour les joueurs au sol et les pilotes, et de définir le
meilleur moyen de destruction de la cible.

Il doit donc construire une carte (mentale ou sur un carnet) qui définie les zones d’opération et
les moyens à sa disposition.

Le JTAC doit d’abord définir des zones sécurisées, prévoir les zones d’attente dans ces zones
sécurisées et définir les zones dangereuses dans lesquelles il ne fera intervenir les appareils
que dans une extrême nécessité.
Dans ses déplacements et/ou sa reconnaissance, un des premiers éléments à repérer est
l’anti-aérien, afin de définir ces zones avec précision.

Il doit ensuite avoir la liste des aéronefs et engin d’artillerie présents sur le théâtre et leur
armement.
Il doit donc lister avec eux par radio :
- Le ​type​ d’engin
- Leurs ​indicatifs
- Leur définir leurs ​emplacements​ / ​zones d’attente
- L’armement et ​munitions​ disponibles par appareil
- L’​équipement​ disponible (NVG, Thermal, Laser, etc…)
- La capacité ​cargo
- La quantité (et temps) de ​carburant​ disponible

Une dernière chose à faire est de définir un “​BullsEye/ IP / BP​”, un élément topographique
facilement identifiable qui servira de “point zéro” pour la définition de la position ou du
déplacement d’une cible. Le JTAC transmet sa nature, un éléments pour le reconnaître et ses
coordonnées GPS à ses différents interlocuteurs.

Une fois cette carte établie, il pourra coordonner sereinement les mouvements des appareils
sur la zone de combat et procéder à des missions de destruction de cible.

Cette coordination peut aussi prendre en compte les mouvements de troupes héliportés, ou la
coordination des missions de MEDEVAC.
Appui Aérien Rapproché

Le JTAC a la connaissance de sa mission et de ses moyens, il s’agit maintenant de procéder à


la frappe en tant que telle.

Les vrais militaires de l’OTAN de la vraie vie des balles qui tuent utilisent un processus appelé
“9 line” qui énumère les 9 informations nécessaires à la frappe.
Le but de cette liste est de transmettre au pilote les informations nécessaires à la frappe et à la
prise de décision rapide si un éléments venait à changer.
Compte tenu des enjeux moindres du jeux vidéo, il a été adapté et simplifié pour les missions
basiques ou simples​ du serveur :

Notre 9 Line simplifié :


- Type de cible​ : Véhicule blindé, non blindé, bâtiment, groupe d’infanterie
- L’​attitude de la cible​ : statique ou en mouvement, alertée ou en garnison
- La ​position de la cible : En priorité en coordonnées GPS, complété par sa position par
rapport au Bull’s Eye, ou à un éléments topographique clairement identifié.
- Le ​vecteur d’approche nécessaire pour la frappe. Ce point est particulièrement
important pour une frappe guidée laser.
- Le ​type de désignation​ de la cible : Laser, coordonnées GPS, Smoke, Visuel
- L’​armement​ demandé : type et nombre
- La coordonnées et/ou ​position d’amis​ par rapport à la cible

Le JTAC a à sa disposition plusieurs éléments pour ​désigner​ une cible :

- Une coordonnée GPS, je pense que c’est clair. Cette désignation convient à tout type de
munitions, et particulièrement aux munitions guidées par GPS comme les GBU-38,
GBU-32 et GBU-31.
- Désignation visuelle ou par grenade fumigène (smoke). Qui conviendra plutôt aux
passes canon ou roquettes ainsi qu’à une désignation précise pour un AGM-65 avec de
cibles multiples.
- La désignation laser sur laquelle nous allons revenir un peu plus en détail :
La désignation “Laser”

Le principe de la désignation laser est relativement simple, mais il y a certains écueils à éviter.
Le JTAC point son désignateur laser sur la cible, l’avion repère le point laser, verrouille la cible,
c’est à dire “lie” la GBU-12 au laser et largue la munition. La bombe suit ensuite le laser pour
atteindre sa cible.
A partir du moment où la cible est verrouillée et la bombe larguée, c’est le JTAC qui la dirige
avec son laser. La GBU-12 possède des ailettes qui lui servent à modifier sa trajectoire, le pilote
n’a plus d’action sur la situation. Si le laser est éteint ou bouge brusquement, la bombe oublie
ses modifications de trajectoire et tombe simplement.
L’avion doit aussi être capable de “voir” le laser. Si le JTAC voit la cible et le point laser sur
celle-ci, il faut aussi qu’il s’assure que ce point est visible du ciel.
On ne peut pas pointer sous un arbre, un hangar ou quelconque abri (ou pointer le toit).
On ne peut pointer un mur que s’il est dans l’axe du vecteur d’approche, un avion ne peut pas
imaginer le point sur le mur opposé au vecteur d’approche.

Une fois la cible détruite, le JTAC ne doit pas oublier de ​confirmer ou non la destruction de la
cible et de donner l’instruction à l’aéronef de rentrer sur sa zone d’attente ou de tenter une
nouvelle passe.
Planification:

❖ Commandement & Contrôle

Le Close Air Support (CAS) requiert une structure de commandement intégrée qui soit à la fois
flexible, adaptable et réactive pour exercer un contrôle précis des appareils et une meilleure
efficacité dans l'exécution des missions.
Le JTAC opère donc sous le commandement du responsable des opérations au sol, qui lui
délègue son autorité pour les missions d’appuis aérien. Le JTAC est donc opérationnellement
responsable de cet appui.

❖ Communication

Afin d'exercer un contrôle effectif sur la mission de support aérien et les moyens mis en oeuvre,
les communications entre le JTAC et les appareils doivent être une priorité constante et faire
l’objet de toutes les mesures visant à garantir la meilleure qualité de communication possible.
Dans ArmA 3, et avec le mode TFR, le masque terrain provoque des pertes dans la qualités
des communications. Au besoin, il ne faudra pas hésiter à prendre de la hauteur afin de rétablir
une qualité de communication optimale. De plus, et si possible, le JTAC et les appareils
d’attaque ne partageront pas les mêmes fréquences radios que les escouades, afin de ne pas
surcharger ces canaux.

❖ Intelligence & Reconnaissance

Afin de garantir un maximum de sécurité pour les appareils et les forces au sol, il est primordial
pour le JTAC d’avoir une connaissance optimale de la situation, de son environnement, des
forces amies et hostiles en présence et de leurs intentions respectives. La représentation de
l'ensemble de ces connaissances est appelée SITAC. Cette appréhension de la configuration
globale du terrain se fait principalement en assurant une veille continue des communications. Il
est impératif de clarifier la moindre incertitude. Savoir identifier celles-ci fait partie des
compétences d'un JTAC. Si les informations à sa disposition ne sont pas suffisantes, une
mission de reconnaissance ou des communications avec les forces sur zone devraient lui
permettre de compléter ses informations…
❖ Préparation

En début de mission, le JTAC doit porter le maximum d’attention au briefing général. De plus, il
doit tout particulièrement établir :
● la liste des appareils disponibles pour la mission.
● une liste de fréquences utilisables avec chaque appareil, et noter les indicatifs d’appel à
utiliser.
● une liste des moyens AA adverses connus ou soupçonnés, ainsi que leurs positions
présumées.
● avec les pilotes, le ou les IPs et éventuellement les circuits et altitudes.
● une zone d’opération et un plan d’action préalable prenant en compte les forces amies et
hostiles connues
Procédure:

Cette procédure vise à définir comment exécuter la mission d’appui lorsque le commandant au
sol donne l’ordre au JTAC d’appeler le CAS sur zone.

❖ Appareils sur piste

➢ Les appareils ne décolleront pas sans ordre explicite.


➢ Une fois en l’air, les appareils iront, sauf ordre contraire, tourner en circuit d’attente sur IP
tant qu’ils auront du carburant.

❖ Appareils sur IP

➢ Le JTAC doit savoir le temps de mission disponible des appareils en vol (quantité de fuel
disponible avant que l’appareil ne soit obligé de déclarer un “bingo fuel” et de rentrer à la base)
ainsi que les munitions disponible sur chaque appareil afin de pouvoir sélectionner celui ou
ceux offrant les meilleurs capacités pour effectuer la mission d’appui.

➢ L’Initial Point (IP) est le point de début de la phase d’attaque pour un appareil de support
aérien. C’est en principe à partir de ce point que l’appareil prendra la direction indiquée pour
effectuer la mission d’appui. C’est également à partir de ce point que le pilote de l’appareil sera
ou non autorisé à employer l’armement de son appareil.
(Avions CAS - Distance Minimum entre IP et Target : 4km.)

➢ La survie des appareils d’attaque doit être une priorité du JTAC. La plus grande menace
pour un appareil provient des moyens Anti-Aérien (AA) hostiles sur zone ou a proximité. Le
JTAC doit donc identifier ces moyens, et les neutraliser ou les faire neutraliser préalablement à
l'exécution de la mission d’appui. Un appareil de CAS ne doit pas être utilisé pour tenter de
neutraliser les moyens AA hostiles.
➢ Lorsque la cible à traiter est clairement identifiée, le JTAC doit annoncer clairement à
l’appareil d’attaque sa nature, son type et son nombre. (exemple : équipe de sniper, team
mortier, blindé léger, tank, camion, peloton d’infanterie, compagnie d’infanterie...).

➢ C’est le rôle du JTAC de définir l’armement à utiliser pour traiter la cible qui aura été définie
en fonction de sa nature, du nombre ou de son blindage, et de l’armement disponible sur les
appareils d’attaque.

➢ Les appareils d’attaque devront savoir, en temps réel, et de manière précise, la position de la
cible à traiter. Le JTAC devra donc fournir au pilote le maximum de références claires et
précises sur la position et la topographie environnant la cible, mais également sur les repères
permettant de la situer de loin comme de près. Au besoin, le JTAC pourra marquer la position
de la cible sur carte, et noter tout élément facilitant son repérage .

➢ Afin de minimiser le risque de tir fratricide, le JTAC doit informer les appareils d’attaque de la
présence sur zone de forces amies, et indiquer le plus précisément possible leurs positions.

➢ Les appareils d’attaque devront, une fois l’appui réalisé, pouvoir quitter la zone d’opération,
de la façon la plus sûre possible. À cet effet, le JTAC devra définir un axe de dégagement et
indiquer aux appareils quelle direction emprunter pour rejoindre cet axe.
Exemple :​ L’axe de mission est est/ouest, axe de dégagement ouest/est, mais il faut éviter les
SAM au nord… La direction sera donc SUD pour rejoindre l’axe d’évacuation.

❖ En approche sur cible

L’avion d’attaque va s’annoncer par “IN HOT”. À ce moment, le JTAC doit soit lui confirmer
l'exécution de la mission d’appui — avec ou sans permission de tir —, soit annuler.

➢ Décision du JTAC :

■ ​Annulation:​ en cas d’annulation de la mission, le JTAC doit en informer les appareils


clairement en utilisant le message “​Abort​” répété 3 fois.
■ ​Restriction d’armement:​ il peut arriver que la mission puisse se poursuivre avec des
restrictions sur l’emploi de l’armement (par exemple : force amies en train de quitter la
zone). L'autorisation d’utiliser l’armement n’est donné, dans cette situation,
qu’ultérieurement. Le JTAC annonce dans ce cas “​Continue​”. Il peut arriver que cette
autorisation ne soit pas accordée, auquel cas les appareils d’attaque se contenteront de
survoler la cible…
■ ​Autorisation de Tir:​ si la mission peut se poursuivre sans restriction sur l’armement, le
JTAC annonce “​Cleared Hot​”. L’appareil d’attaque est donc libre d’utiliser l’armement
prévu pour la mission d’appui.
■ ​Feu à Volonté:​ (Contrôle de type 3) Se reporter au chapitre “Mode de Contrôle” pour
les détails de ce mode de contrôle et la procédure afférente. Si cette autorisation de tir à
volonté est accordée, le JTAC annonce : “​Cleared to Engage​”

➢ Marquage Cible Sol :

En fonction du mode de contrôle (se reporter à l’annexe “Mode de Contrôle), le JTAC peut
employer un marquage au sol de la cible à traiter afin de faciliter son acquisition et sa
destruction par les appareils d’attaque. Dans ce cas, lorsque les appareils d’attaque arrivent sur
l’IP, le JTAC positionne son marquage laser (off) sur la cible et maintien ce positionnement
jusqu’à ce que les appareils d’appui soient en phase d’attaque.

❖ Avion en phase d’attaque

➢ Il est possible d’annuler la mission “aussi longtemps que les appareils n’ont pas largués
leurs munitions”... Le JTAC annonce 3 fois “​Abort, Abort Abort​” et demande confirmation
immédiate aux pilotes... À éviter sauf situation exceptionnelle. L’annulation tardive implique que
les appareils d’attaque vont survoler ou passer à proximité de la cible, puis dégager selon les
modalités prévues.

➢ Attaque

■ Cas n°1 : Cible Marquée via laser


● Lorsque l’avion arrive sur la zone d’attaque, il indique “​Contact​” pour confirmer qu’il
voit la zone d’attaque. Le JTAC allume son Laser de Désignation (LD) et annonce “Laser
On”
● Si l’appareil d’attaque voit le marquage laser, il annonce “​Spot​” et attaque la cible.
● Si l’appareil d’attaque ne voit pas le marquage laser, il annonce “​Negative Laser​” et
commence à se dégager selon les modalités prévues.
■ Cas n°2 : Cible Non Marquée via laser
● Lorsque l’appareil d’attaque vois la zone cible, il annonce “​Contact​”.
● Si l’appareil d’attaque voit le JTAC ou les forces amies, il annonce “​Visual​”.
● Si l’appareil d’attaque ne voit pas le JTAC ou les forces amies, il annonce “​Blind​”.
● Si l’appareil d’attaque voit la cible à traiter, il annonce “​Tally​” puis attaque.
● Si l’appareil d’attaque ne voit pas la cible à traiter, il annonce “​No Joy​” et commence à
dégager la zone selon les modalités prévues.

❖ Avion en Retour IP/ Base / Nouvelle mission d’appui

Une fois sorti de la zone d’opération, le JTAC devra indiquer aux appareils d’attaque l’étape
suivante qui peut être :
● retour sur IP
● retour à la base (RTB)
● nouvelle mission d’appui
Si la mission d’appui se poursuit sans retour sur point d’attente, le JTAC devra :
● soit définir un nouvel axe d’attaque depuis un nouveau IP
● soit définir un circuit pour permettre aux appareils de retourner sur l’IP précédent, en
tenant compte des menaces AA et de tous les éléments de la mission précédente.
Les modes de contrôles:

Contrôle de type 1:​ Dans ce mode de contrôle, le JTAC doit acquérir visuellement l’avion d’attaque et la
cible à traiter. Ce mode permet de garantir la meilleure efficacité possible de la mission CAS tout en
garantissant également la plus grande sécurité pour les forces amies au sol. Il s’agit du mode de contrôle
recommandé. La procédure standard exposée précédemment s’applique dans ce mode de contrôle.

Contrôle de type 2:​ Dans ce mode, le JTAC n’est pas capable d’acquérir visuellement la cible ​ou​ les
appareils d’attaque, ou les appareils d’attaque ne peuvent pas verrouiller le marquage au sol des cibles à
traiter. Les appareils d’attaque doivent donc utiliser des munitions sans guidage laser préalable, des
munitions à guidage radar ou des munitions non guidées. La procédure standard s’applique, à l’exception
de la validation du marquage au sol des cibles.

Contrôle de type 3:​ Ce mode n’est utilisé que lorsque le JTAC a besoin de traiter des cibles multiples au
moyen de frappes multiples lorsque les cibles à traiter ne peuvent être acquises visuellement par le JTAC
(exemple : colonne de véhicules se déplaçant sur une route hors de vue directe du JTAC).
Ce mode particulier diffère des modes de contrôle ​1​ et ​2 ​en ce qu’il admet que ;
● le JTAC n’a pas de visuel sur les cibles,
● ou le JTAC n’a pas de visuel sur les appareils d’attaque
● les appareils d’attaque ne peuvent acquérir de marquage au sol des cibles à traiter

Le risque d’incident de tir (fratricide ou civil) étant supérieur dans ce mode par rapport aux autres modes
de contrôle, une procédure spécifique en découle :
1. Avions sur IP :
JTAC confirme l’autorisation de tirer à volonté sur les cibles et annonce “​Cleared To Engage​”.
2. Avions en phase d’attaque :
Pilote indique qu’il va ouvrir le feu “​Commencing Engagement​”.
3. Avions en phase de dégagement :
Pilote annonce “​Engagement Complete​” afin de signaler qu’il quitte la zone
Demande De Frappe Simple.
Mis à jour le : 06/11/15.

La demande de frappe JTAC de manière simple se déroule avec les informations suivantes :
● Type d’armement à employer.
● Type de cible.
● Coordonnées.
● Vecteur d’entrée.
● Vecteur de sortie.

Exemple​ :

Hawkeye :​ Opérateur JTAC.


Hawg 1-1 :​ Avion d’attaque au sol de type A-10C.

Hawkeye :​ “Hawg 1-1 ici Hawkeye, vous me recevez ?”.


Hawg 1-1 :​ “Affirme Hawkeye.”.
Hawkeye :​ “Demande de frappe urgente, êtes-vous prêt à copier ?”.
Hawg 1-1 :​ “Confirmé prêt à copier.”.
Hawkeye :​ “Besoin de frappe GBU-12 sur blindé lourd aux coordonnées 185129, vecteur d’entrée nord et vecteur de sortie est,
possible présence anti-air sur Pyrgos.”.
Hawg 1-1 :​ “Reçu pour frappe GBU-12 sur blindé lourd en 185129 avec vecteur d’entrée nord et sortie est, confirmé ?”.
Hawkeye :​ “Confirmé Hawg 1-1, rappelez en approche finale pour illumination laser.”.

Arrivée vecteur nord de Hawg 1-1, 10 km avant survol cible.

Hawg 1-1 :​ “Hawg 1-1 en phase finale d’approche, illuminez la cible.”.


Hawkeye :​ “Laser on, autorisé engagement.”.
Hawg 1-1 :​ “Stable.”.
Hawg 1-1 : ​“Bombe larguée, dégagement droite.”.
Hawkeye :​ “Splash sur cible, merci, terminé.”.
Hawg 1-1 : ​“Reçu splash sur cible, retour IP Alpha, terminé.”.
Demande De Frappe Intermédiaire

A/C:​ …………. de …………. sur zone Alpha pour CAS


JTAC:​ Roger. Ce sera pour un contrôle de type 2, indiquer statut.
A/C:​ ………………….., 1 aéronef type …………., …………………………………………………….. autonomie carburant …..h.
JTAC:​ copy, rappelez prêt à copier le briefing.

A/C:​Prêt à copier.
JTAC:
IP> ………………...
CAP> …………………...
Distance> ………………...
Type de cible/élévation>………………...
Localisation>………………...
Amis>………………...
Egress/dégagement>………………...

Rappelez prêt à copier les remarks ?

A/C:​ Prêt à copier les remarks


JTAC: ​Armement: ………………………………………………….., autorisé à engager.

A/C: ​Read back …(vérifier données du dessus)


JTAC: ​ Good copy.

A/C:​ ……………………..., inbound, j’engage AAA à la GBU-12.


JTAC:​ Continue

A/C:​ In hot
JTAC: ​Cleared Hot

A/C:​Captured
A/C:​Rifle, ….secondes.
A/C:​: Egress, off 180
JTAC: ​splash confirmé, fin de transmission..
Demande De Frappe Avancée
Exemple type d’échange radio:

1- Prendre contact avec le l’aéronef et établir un IP:


JTAC:​ ​Recoil 26, Widow 51, indiquate availibility and status ?
A/C:​ ​ ​Widow 51, Recoil 26, Checking in, 2-ship A-10C, 5 km north of Pyrgos, flight altitude 1200 meters, 4 GBU-12, 2 AGM-65D, 1
30mm cannon each, 7 min playtime, abort code in the clear.
JTAC:​ ​Recoil 26, Widow 51, copy, standby for AO update.

2- Décrire la situation sur la zone de conflit:


JTAC:​ ​ ​Recoil 26, Widow 51, AO update. I’m a qualified JTAC embedded with a USMC infantry platoon, 300 meters south of
Kavala. This will be type II control. We’ve got a convoy marshaling north of our position preparing to move east. Multiple AAA and
MANPADS in the area. Stay north of friendly artillery operating 5 km south west.
Say when ready 9-LINE.
A/C:​ ​ ​Ready 9-LINE

3- Transmettre les données d’attaques:


JTAC: ​ ​ ​Recoil 26, Widow 51, as fragged (IP), 270 offset north, 10.4 (ten dot four), 3-0-0 feet, mechanized column, grid 0-7-0-7
Keypad 7, target marked with laser code 1688, 700 meters southwest, pilot discretion.
A/C: ​ ​Widow 51, Recoil 26, read back, 3-0-0 feet, 0-7-0-7 keypad 7, 700 meters southwest. Ready remarks
JTAC:​ ​ ​Good read back.

4- Transmettre l’armement à utiliser:


JTAC:​ ​ ​Recoil 26, Widow 51, request 2 GBU-12s, 100 meter spacing on an East to West run-in heading.
A/C:​ ​ ​Widow 51, Recoil 26, 2 GBU-12s, 100 meter spacing, East to West run-in
JTAC: ​ Good read back. Call in with direction.

5- Approcher du théâtre:
A/C: ​ ​Widow 51, Recoil 26, In from the east, 30 seconds.
JTAC:​ Recoil 26, Widow51, Continue
A/C:​ ​Contact, ​ready for spot
JTAC:​ Laser ON, Cleared hot
A/C:​ Target Captured
A/C:​ ​Bomb away, 05 seconds
A/C:​ Egress 180.
JTAC: ​Good hit, target destroyed, thanks Recoil 26.
Équipement du JTAC.

Pour ce qui est de l’équipement spécifique au JTAC on peut noter :


● Fusil d’assaut muni de lance-grenades avec fumigènes.
● Désignateur laser chargé.
● Fumigènes.
● Radio longue portée.
● Une feuille et un stylo.

Le lance-grenades peut permettre au JTAC de désigner grâce aux fumigènes les positions ennemies
(fumigènes rouges et oranges). Elles n’ont d’intérêt que lorsque l’avion ou l’hélicoptère engage au visuel
avec de l’armement non guidé, par exemple avec son canon ou ses roquettes. Il est conseillé également
de marquer sa propre position à l’aide d’une fumigène verte afin d’éviter les mauvaises “surprises”, d’où
l’intérêt aussi des fumigènes à main.

Le désignateur laser permet à l’opérateur JTAC de désigner des cibles pour les bombes GBU-12 ou
encore les missiles AGM-65 dans leurs versions guidées laser. Il peut, dans le cas où l’appareil possède
des GBU, aider aussi à repérer une zone pour des tirs canon ou roquettes. En effet, dans Arma 3, le fait
d’avoir l’armement GBU permet au pilote de “locker” le laser, lui permettant de repérer la zone ciblée puis
de passer sur son canon ou ses roquettes et de frapper le laser en se basant sur sa mémoire visuelle.

La radio longue portée (AN/ARC-210 pour le BLUFOR, AN/ARC-164 pour le INDEPENDENT, et


MR6000L pour le OPFOR) quant à elle permet de communiquer avec l’appareil. Sans radio, pas de
communication, et sans communication pas de frappe coordonnée et sans risque n’est possible.

La feuille et le stylo permettent de mémoriser facilement les nombreuses informations que vous aurez à
manier lors de votre mission en tant que JTAC (coordonnées, vecteurs d’approche, informations
diverses…).
Description Armement.
Mis à jour le : 06/11/15.

Côté “BLUEFOR”.

Canons​ :

● Canon GAU-8 Avenger avec obus de 30 mm​ :


Efficace contre : Infanterie, blindés légers, bâtiments et certains MBT sans risque AA et cibles aériennes
éventuellement.
Notes : Peut engager des chars lourds mais n'est pas optimal sur les MBT modernes. A utiliser contre les
groupes d'infanterie, les convois ou des cibles véhiculées isolées. Le passage canon expose beaucoup
l'appareil donc à utiliser sur des zones sans AA.

● Canon M61 Vulcan avec obus de 20 mm​ :


Efficace contre : Infanterie et voitures blindées sans risque AA et cibles aériennes principalement.
Notes : Canon interne du F/A-18 et du F-22. Principalement développé pour de l’engagement air-air mais
peut être utilisé pour du CAS léger.

● Canon GAU-12 Equalizer avec obus de 25 mm​ :


Efficace contre : Infanterie et blindés légers sans risque AA et cibles aériennes principalement.
Notes : Canon interne du F-35 et du AV-8B. Développé principalement pour l’engagement air-air mais
peut être utilisé pour le CAS léger.
Bombes​ :

● Bombes LGB guidées laser GBU-12 de 250 kg​ :


Efficace contre : Tout.
Notes : A utiliser sur des cibles fixes (de préférence) ou en mouvement et exposées, à marquer au laser.
Précision extrême. Largable à bonne distance : AA toléré.

● Bombes JDAM guidées GPS GBU-38 de 250 kg​ :


Efficace contre : Tout.
Notes : A utiliser sur des cibles fixes et exposées. Précision extrême. Largable à bonne distance : AA
toléré. Les coordonnées doivent être extrêmement précises pour garantir le succès de l’impact.

● Bombes JDAM guidées GPS GBU-32 de 500 kg​ :


Efficace contre : Tout.
Notes : A utiliser sur des cibles fixes et exposées. Précision extrême. Largable à bonne distance : AA
toléré. Les coordonnées doivent être extrêmement précises pour garantir le succès de l’impact.

● Bombes JDAM guidées GPS GBU-31 de 1000 kg​ :


Efficace contre : Tout.
Notes : A utiliser sur des cibles fixes et exposées. Précision extrême. Largable à bonne distance : AA
toléré. Les coordonnées doivent être extrêmement précises pour garantir le succès de l’impact.

● Bombes non guidées Mk 82 de 250 kg​ :


Efficace contre : Tout sans risque AA.
Notes : Précision dépendant du skill du pilote, même charge explosive que la GBU-12 (la GBU-12 étant
une Mk 82 avec kit de guidage laser supplémentaire). Le largage expose beaucoup l'appareil donc à
utiliser sur des zones sans AA. La destruction de véhicule lourd nécessite une précision extrême difficile
à atteindre sans guidage.

● Bombes SDB guidées GPS/laser/radar actif GBU-39 SDB de 113 kg​ :


Efficace contre : Tout.
Notes : Précision extrême. Charge explosive plus limitée que la Mk 82 mais compensée par sa précision
et ses capacités étendues. Largage pouvant être effectué à très longue portée grâce aux ailettes
déployées automatiquement par la bombe. Utilisation et dégâts finalement proches de l’AGM-65.

● Bombes SDB guidées GPS/laser/radar actif GBU-53/B de 113 kg​ :


Efficace contre : Tout avec risque AA négligeable.
Notes : Précision extrême. Charge explosive plus limitée que la Mk 82 mais compensée par sa précision
et ses capacités étendues. Largage pouvant être effectué à très longue portée grâce aux ailettes
déployées automatiquement par la bombe. Utilisation et dégâts finalement proches de l’AGM-65.
Missiles​:

● Missiles air-sol AGM-65​ :


Efficace contre : Véhicules blindés légers à lourds.
Notes : Engagement à distance : AA toléré.

● Missiles air-sol anti-radar AGM-88 HARM​ :


Efficace contre : Véhicules équipés de radar ou radar simple.
Notes : Missile anti-radar destiné à éliminer toute DCA équipée de radar. Utilisé par des appareils de
SEAD.

● Missiles air-mer AGM-84 Harpoon​ :


Efficace contre : Navires.
Notes : Peu d’utilité dans Arma car aucun navire lourd, et les simples vedettes de combat peuvent être
traitées avec l’AGM-65.

● Missiles air-air courte portée infrarouges AIM-9X Sidewinder​ :


Efficace contre : Avions et hélicos.
Notes : Le JTAC n'aura jamais à demander ce type d'armement car il s’agit d'autodéfense air-air pour
l'appareil ou d’AA de dogfight.

● Missiles air-air longue portée radar actif AIM-120 AMRAAM​ :


Efficace contre : Avions et hélicos.
Notes : Missile air-air longue portée de type “tire et oublie” grâce au radar actif. Le JTAC n’aura pas à
demander ce type d’armement car il s’agit d’un missile anti-aérien.

Roquettes​:

● Roquettes Hydra de 70 mm​ :


Efficace contre : Infanterie en groupe et véhicules légers sans risque AA.
Notes : Efficacité meurtrière sur groupes d'infanterie en zone dégagée. Expose l'appareil, attention au
risque AA.
Côté “OPFOR”.

Missiles​:

● Missiles air-sol Kh-29​ :


Efficace contre : Véhicules blindés légers à lourds.
Notes : Engagement à distance : AA toléré.

● Missiles air-sol guidés laser 9K121 Vikhr​ :


Efficace contre : Véhicules blindés légers à lourds.
Notes : Dans Arma le guidage laser n’est pas requis. Il fonctionne comme un missile AGM-114L. Présent
notamment sur le Ka-52.

● Missiles air-sol radioguidés 9M120 Ataka​ :


Efficaces contre : Véhicules blindés légers à lourds.
Notes : Guidage peu efficace dans Arma, similaire au filoguidage. Trouvable sur les Mi-24.

● Missiles air-air courte portée infrarouges R-73​ :


Efficace contre : Avions et hélicos.
Notes : Le JTAC n'aura jamais à demander ce type d'armement car il s’agit d'autodéfense air-air pour
l'appareil ou d’AA de dogfight.

● Missiles air-air longue portée radar actif R-77​ :


Efficace contre : Avions et hélicos.
Notes : Missile air-air longue portée de type “tire et oublie” grâce au radar actif. Le JTAC n’aura pas à
demander ce type d’armement car anti-aérien.

Canons​:

● Minigun YakB-12.7 de 12.7 mm​ :


Efficace contre : Infanterie et véhicules non blindés.
Notes : Minigun monté sur le Mi-24V. Arrose copieusement l’infanterie, les munitions partent vite.

● Canon GSh-30-2 de 30 mm​ :


Efficace contre : Infanterie et blindés légers.
Notes : Canon monté sur le Mi-24P et le Su-25 notamment. Attention sur le Mi-24 ce canon est fixe.
Bombes​:

● Bombes non guidées FAB-250 de 250 kg​ :


Efficace contre : Tout sans risque AA.
Notes : Précision dépendant du skill du pilote, même charge explosive que la KAB-250L (la KAB-250L
étant une FAB-250 avec kit de guidage laser supplémentaire). Le largage expose beaucoup l'appareil
donc à utiliser sur des zones sans AA. La destruction de véhicule lourd nécessite une précision extrême
difficile à atteindre sans guidage.

● Bombes LGB guidées laser KAB-250L de 250 kg​ :


Efficace contre : Tout.
Notes : A utiliser sur des cibles fixes (de préférence) ou en mouvement et exposées, à marquer au laser.
Précision extrême. Largable à bonne distance : AA toléré.

Roquettes​:

● Roquettes S-5 de 57 mm​ :


Efficace contre : Infanterie en groupe et véhicules légers sans risque AA.
Notes : Efficacité meurtrière sur groupes d'infanterie en zone dégagée. Expose l'appareil attention au
risque AA.

● Roquettes S-8DF de 80 mm​ :


Efficace contre : Infanterie en groupe et véhicules légers sans risque AA.
Notes : Efficacité meurtrière sur groupes d'infanterie en zone dégagée (charge thermobarique). Expose
l'appareil attention au risque AA.

● Roquettes S-8KOM de 80 mm​ :


Efficace contre : Véhicules légers à lourds sans risque AA.
Notes : Efficacité sur véhicules blindés en théorie mais RHS ne semble pas le prendre en compte.
Expose l'appareil attention au risque AA. Infanterie engageable. Cependant le suffixe “KOM” indique que
ces roquettes ont une charge HEAT dédiée aux blindés.
Code Brièveté Aéronautique.

Mis à jour le : 01/10/15.

Adaptation en français et à Arma de quelques termes trouvables sur le lien suivant


(​https://en.wikipedia.org/wiki/Multiservice_tactical_brevity_code​) par Lyecxi. Cette liste est encore en
“développement”. Certains termes sont assez durs à traduire en français tout en gardant la brièveté des
mots à employer. Ces termes ont pour but de simplifier les communications et de dire en peu de mots,
beaucoup de choses… Ils sont principalement dédiés aux communications inter-escadron.

Abandon.
Information d’abandon du dernier objectif ou de la dernière mission.

Arizona.
Information indiquant que l’appareil est à court de missiles anti-radar (AGM-88 HARM, Kh-58U...).

Bandit.
Terme utilisé pour désigner un aéronef confirmé hostile.

Bingo.
Le niveau de carburant minimum pour atteindre la base la plus proche a été atteint.

Bogey.
Contact radar aérien inconnu.

Break (Direction).
Exécution d'un virage très serré où toutes les capacités de virage de l’appareil sont mises en oeuvre.
Utilisé en général dans une manœuvre défensive lors d’une esquive de tirs.

Buddy Spike.
Contact radar aérien allié. Suivi d’une position relative.
Captured.
Capture d’une cible terrestre dans les optiques et paré à engager.

Cleared Hot.
Autorisation d'engagement.

Défensif.
Passage en mode défensif visant à éviter toute menace de type tir de missile/AAA. L’appareil qui passe
en mode défensif engagera toutes les manoeuvres d’évitement possibles en lâchant des leurres/paillettes
jusqu’à ce que la menace soit évitée (missile qui perd la trace ou missile évité).

Déploiement.
Initiation d'une manœuvre de positionnement vers une position de tir prévue.

Déviation.
Procéder à une mission alternative.

Engagement.
Terme général désignant le début d'une manœuvre dans le but de tuer, suite à l’acquisition visuel ou
radar de la cible.

Fox One/Fox Two/Fox Three/Fox Four.


Fox One pour un tir de missile radar semi-actif (AIM-7 Sparrow, R-27ER...).
Fox Two pour un tir de missile infrarouge (AIM-9 Sidewinder, R-73...).
Fox Three pour un tir de missile radar actif (AIM-120 AMRAAM, R-77...).
Fox Four pour un engagement au canon.

Ami.
Contact allié confirmé.

Crochet (Direction).
Virage à 180° à gauche ou à droite.
Hostile.
Contact anciennement “Bandit” confirmé comme cible à traiter car activement hostile.

Kill.
Autorisation de tir.

Laser On.
Directive d’activation du laser.

Magnum.
Tir d'un missile anti-radar (AGM-88 HARM, Kh-58U...).

Mud.
Contact terrestre doté de radar (AA probable).

No Joy.
Pas de visuel sur cible.

Dégagement (Direction).
Indication de manœuvre dans une direction après la fin d'une attaque.

Pop.
Mise à découvert de l'appareil en vue d'une attaque air-sol. Généralement une prise d’altitude.

Press.
Directive de continuer une attaque avec soutien mutuel des appareils sur l’AO.

Reprise.
Reprise de la dernière mission demandée.

Rifle.
Tir d'un missile air-sol de type AGM-114 Hellfire ou AGM-65 Maverick.
SAM (Direction).
Surface to Air Missile (missile sol-air) détecté dans la direction indiquée. Le terme SAM désigne souvent
le lanceur, pas le missile lui-même.

Séparation.
Désengagement temporaire ou définitif d’une formation aérienne.

Splash.
Impact confirmé de l’armement tiré sur la cible.

Spot.
Laser acquis.

Statut.
Demande d'un rapport d’une situation tactique (SITAC).

Stable.
Demande de stabilisation d'un pointeur laser.

Tally.
Visuel ou visuel radar sur une cible, un bandit, un bogey ou une position ennemie.

Poursuite.
Suivi d'une cible accompagné d'un verrouillage solide sur cette dernière.

Visuel.
Acquisition visuelle d’un allié ou d’une position alliée.

Wilco.
Will comply. Désigne le fait qu'une unité va obtempérer à un ordre reçu.

Winchester.
Pas d'armement restant. Souvent suivi d’un RTB et précédé d’une escarmouche.
Bolter.
Indication d’un appontage raté et d’une remise de gaz probable. Câble d’appontage raté très souvent.

Missile Missile.
Détection d’un missile anti-air dirigé vers la personne utilisant ces termes, le plus souvent lors d’une
échauffourée.

Missile Launch.
Détection d’un lancement de missile quelconque, potentiellement dangereux.

RTB.
Return To Base. Retour base.

DAKOTA :​ l’appareil a tiré toutes ses munitions Air Sol

Vocabulaire.
AAA (Triple A)​ : Anti-Aircraft Artillery. Artillerie Anti-Air. Désigne les moyens anti-aérien fonctionnant avec
de l’armement de type canon et mitrailleuse uniquement (ZSU-23-4 Shilka, ZU-23 ou M163 VADS).

MANPADS​ : MAN-Portable Air-Defense System. Système de défense anti-aérien portable par homme.
Désigne les systèmes anti-air portables par de l’infanterie de type missile (FIM-92 Stinger, 9K38 Igla ou
Titan AA).

SEAD​ : Suppression of Enemy Air Defenses. Suppression des défenses anti-aériennes ennemies. Terme
employé pour désigner une mission ou un appareil qui a pour objectif la destruction de positions ou de
véhicules anti-air utilisant un radar pour guider leur armement par le biais de missiles anti-radar comme
l’AGM-88 HARM ou le Kh-58U russe.

AO:​ Area of Operation. Zone opérationnelle définie par le commandement afin que les unités navales,
terrestres ou aéroportées puissent être en mesure de conduire des activités de combat ou de
non-combat.
IP/BP:​ Initial Point or Battle Position. Point de départ à partir duquel tout aéronef à voilure fixe s’engage
dans la direction de sa cible. Pour les aéronefs à voilures tournantes, il s’agit du point à partir duquel les
cibles peuvent être engagées.
ABORT CODE:​ Si des communications sécurisées sont utilisées, le “code d’abandon” ou “abort code”
d’une procédure de soutien aérien rapproché n’est pas nécessaire. Effectivement, si ce code n’est pas
défini auparavant entre le coordinateur JTAC et l’aéronef, “​ABORT, ABORT, ABORT​” est considéré
comme le standard. Lors de la transmission, ce standard est signalé par le JTAC comme “​Abort code
none​” ou “​Abort code in the clear​”.

TOT:​ Time on Target, désigne le temps d’arrivée de la munition sur la cible.

ROE:​ règles d’engagement (Rules of Engagement).

SITAC:​ Situation tactique.

By Lyecxi, Koj, Gritche & A|tus