Vous êtes sur la page 1sur 8

Université M’HAMED BOUGARA

Normes d’électricité
en général
2019-2020

BOUDOUKHA Bassel Abderrahamane : 161635064632


OUEDDANE Ibrahim El Khalil : 161637019789
Introduction :
Le terme normalisation peut être utilisé pour désigner dans le domaine industriel, le processus
permettant d'élaborer une norme à partir des usages et des meilleures pratiques.
Une norme technique est un référentiel publié par un organisme de normalisation
officiellement agréé par un État via une organisation nationale de standardisation (comme
Afnor pour la France), agréé au niveau Européen (comme le CEN ou le ETSI), ou encore issu
d'un traité international (comme ISO). Comme la langue anglaise ne marque pas la différence
entre norme et standard (« norme » se dit « standard » en anglais), on parle pour les normes de
standards de jure et pour les simples standards, de standards de facto. Un simple standard (de
facto) est généralement déterminé soit par un industriel pionnier ou en position dominante sur
un marché, soit par une association professionnelle ou un consortium d'acteurs industriels
(comme GS1, IEEE ou OASIS).
L'accès à des normes est généralement payant, et peu diffusé, alors que les standards sont plus
facilement diffusés. En particulier le standard Unicode (Unicode est un standard
informatique) est généralement mieux connu que la norme ISO/CEI 10646 (le fondement du
standard Unicode) qui en est un sur-ensemble.
Traditionnellement présents dans le secteur industriel, les normes et standards ont gagné le
domaine des services, notamment au travers des normes relatives aux processus et à la qualité
de service (ISO 9001 v 2015).
Définition :
Norme :
L'ISO (International Organization for Standardization) et la CEI donnent la définition
suivante :
« Document établi par consensus et approuvé par un organisme reconnu, qui fournit, pour des
usages communs et répétés, des règles, des lignes directrices ou des caractéristiques, pour des
activités ou leurs résultats, garantissant un niveau d'ordre optimal dans un contexte donné2. »
La norme est un document de référence sur un sujet donné. Il indique l'état de la science, de la
technologie et des savoir-faire au moment de la rédaction.
Pour être considéré comme une norme, le document doit remplir deux conditions :
- Les moyens et méthodes décrits doivent être reproductibles en utilisant et respectant
les conditions qui sont indiquées ;
- Elle doit avoir reçu la reconnaissance de tous.
La norme doit impérativement :
- Lister les méthodes pour reproduire un produit ou un service ;
- Être reconnue par les professionnels du milieu concerné.
C'est un référentiel incontestable commun proposant des solutions techniques et
commerciales. Elles sont utilisées pour simplifier les relations contractuelles.
Une norme est le résultat d'un consensus élaboré par un processus dit de normalisation.
Dans le cas général, un fabricant ou un prestataire de service n'est pas obligé de suivre une
norme. Cela dit, elles peuvent cependant être imposées :
- De manière contractuelle : lorsqu'un donneur d’ordre fixe des normes à respecter pour
la réalisation du contrat de référence ;
- De manière plus étendue : des dispositions légales ou réglementaires imposent — dans
des cas précis et définis — le respect de normes dans la conception, la composition, la
fabrication des biens et services — voir le cas des normes applicables aux installations
électriques, aux jouets pour enfants, aux appareils à pression, etc.
Exemple d'organismes de normalisation :
 Organismes internationaux :
 CEI : Commission électrotechnique internationale,
 CEN : Comité européen de normalisation
 ISO : L'Organisation internationale de normalisation,
 Organismes nationaux :
 AFNOR : Association française de normalisation
 UTE : Union technique de l'électricité
 ANSI : American National Standards Institute
 ASTM International: American society for testing and material
 BSI : British Standards Institute
 DIN : Deutsches Institut für Normung
 NBN : Institut belge de normalisation
 ILNAS : Institut luxembourgeois de la normalisation, de l'accréditation, de la sécurité
et qualité des produits et services
 JSA : Japanese Standards Association
Type de normes :
Selon leur contenu, on distingue quatre types de normes :
- Les normes fondamentales : elles donnent les règles en matière de terminologie,
sigles, symboles, conventions, métrologie (ISO 31 : grandeurs et unités).
- Les normes de spécifications : elles indiquent les caractéristiques, les seuils de
performance d'un produit ou d'un service (exemple : EN 2076-2 : Série aérospatiale -
Lingots et pièces moulées en alliages d'aluminium et de magnésium - Spécification
technique - Partie 2 - Lingots pour refusion).
- Les normes de méthodes d'essais et d'analyse : elles indiquent les méthodes et moyens
pour la réalisation d'un essai sur un produit (exemple : ISO 6506-1 : Matériaux
métalliques - Essai de dureté Brinell - Partie 1 : Méthode d'essai).
- Les normes d'organisation : elles décrivent les fonctions et les relations
organisationnelles à l'intérieur d'une entité (exemple : ISO 9001 : Systèmes de
management de la qualité et le processus qualité).
Protection des droits :
Le contenu d'une norme peut être protégé par des droits de propriété intellectuelle en plus de
ceux de l'éditeur de la norme. C’est le cas par exemple des normes européenne CEN ou
internationales (ISO).
Pour les normes, dans un tel cas, le propriétaire des droits s'engage à vendre ses droits à tout
le monde à un tarif raisonnable et non discriminatoire.
Installation électrique :
Une installation électrique est un ensemble cohérent de circuits électriques, d'appareillages
électriques. Elle peut se situer dans un bâtiment ou un ensemble de bâtiments à usage
d'habitation, industriel, commercial, ou de bureaux.
L'étude de l'installation électrique est faite par un architecte ou un bureau d'étude ou une
entreprise d'installation et de maintenance en électricité
La réalisation de l'installation électrique se fait par l'entreprise d'installation et de maintenance
en électricité ou un artisan électricien.
L'installation doit être conforme à la réglementation en vigueur dans le pays.

Normes électriques pour le domestique :


En France les installations domestiques doivent répondre à la réglementation des installations
électriques et à la norme NF C 15-1001, cette dernière indique les règles à respecter. Elle
permet d'augmenter la sécurité des habitants, le bon fonctionnement électrique et répond aux
besoins de connectivité des habitations (internet, télévision)
NF C 15-100 :
La norme française NF C15-100 réglemente les Installations électriques en basse tension en
France. Elle porte plus précisément sur la protection de l'installation électrique et des
personnes, ainsi que sur le confort de gestion, d'usage et l'évolutivité de l'installation. Elle
traite de la conception, de la réalisation, de la vérification et de l'entretien des installations
électriques alimentées sous une tension électrique au plus égale à 1 000 volts (valeur efficace)
en courant alternatif et à 1 500 volts en courant continu.
Elle est régulièrement remise à jour pour prendre en compte les évolutions des technologies et
techniques ainsi que des évolutions en matière de sécurité des installations en question. La
dernière version date de 2015. Son domaine d'application est très large : « bâtiments à usage
d'habitation ; bâtiments à usage commercial ; établissements recevant du public ;
établissements industriels ; établissements agricoles et horticoles ; bâtiments préfabriqués ;
terrains de camping et installations analogues ; chantiers, fêtes foraines, foires, expositions et
autres installations temporaires ; marinas ; installations d'éclairage public ou privé. ». Elle est
en grande partie harmonisée avec la norme européenne HD 384 du CENELEC (Elle-même
inspirée de la norme internationale 60364 du CEI (IEC 60364 (en))).
La norme mère de la NF C15-100 est la suite de la norme C11 apparue en 1911. Son titre s’est
transformé dans le temps en NF C11, USE 11 et enfin NF C15-100. La première édition de la
NF C15-100 apparaît en 1956. Elle évolue avec la généralisation de l’électricité dans
l’habitation et dans le domaine industriel où la demande de puissance électrique et la
protection des travailleurs nécessitent une normalisation. En 1969 elle est rendue obligatoire
pour les logements d’habitation neufs ; la prise de terre est imposée.
En mai 1991 elle est sous forme d’un classeur de couleur rouge. Elle exige notamment le
dispositif différentiel 30 mA sur les circuits prises de courant et la distribution du conducteur
de protection sur les circuits d’éclairage. La mise en place des canalisations et des matériels
électriques pour les salles d’eau et salles de bain doit respecter des règles selon des volumes
définis. Des arrêtés d’application du décret du 14 novembre 1988.
Afin d'assurer la protection des travailleurs dans les établissements mettant en œuvre des
courants électriques, certaines parties de la norme de 1991 sont rendues obligatoires pour les
établissements industriels. Elle est amendée en décembre 1994 et décembre 1995
(Amendements A1 et A2).
L’arrêté du 26/12/2011 fixe les conditions de vérification des installations électriques dans le
milieu professionnel. Seuls les organismes accrédités par le Cofrac sont en droit de réaliser les
vérifications initiales des installations électriques des locaux et dégagements accessibles
uniquement aux travailleurs. Les vérifications périodiques peuvent être réalisées par un
technicien compétent s'il fait partie des employés de l'entreprise et si le chef de l'établissement
peut justifier des compétences, des habilitations, de l'étalonnage des appareils de mesure
utilisés. Sinon c'est un organisme accrédité qui doit les réaliser. Contrairement à l'arrêté du
25/06/80 modifié (ERP) qui autorise qu'un technicien compétent puisse faire les vérifications
périodiques annuelle, rien ne définit exactement ce qu'est un technicien compétent par contre.
Équipement minimal des pièces :
La norme NF C 15-100 impose un nombre minimal d’équipements par pièce13,14 qui sont :
 Cuisine
o 1 point lumineux commandé, 6 prises de courant à 10/16 Ampères non spécialisées
dont 4 en hauteur ; 1 circuit à 32 ampères pour une cuisinière ou une plaque de cuisson
électrique, 2 circuits à 20 ampères pour alimentation des appareils de type lave-
vaisselle, four électrique, congélateur, etc.
 Séjour, pièce principale
o 1 point lumineux commandé, 1 prises de courant à 16 ampères + 1 par tranche de 4 m2
avec un minimum de 5, 1 prise RJ45, 1 prise TV (si absence de prise RJ45), 1 prise
téléphone.
 Chambre
o 1 point lumineux commandé, 3 prises de courant à 16 ampères, 1 prise RJ45.
 Couloir
o 1 point lumineux commandé, 1 prise de courant à 16 ampères dans les couloirs d'une
surface supérieure à 4 m2.
 Salle de bain
o 1 point lumineux commandé, 1 prise de courant à 16 ampères et 1 à proximité de la
commande d'éclairage.
 WC
o 1 point lumineux commandé.
 Extérieur
o 1 point lumineux commandé par entrée principale ou de service
 Circuits spécialisés
o Outre les appareils d'électroménager installés dans la cuisine, il convient de prévoir
des circuits spécialisés pour le chauffe-eau, le lave-linge, le sèche-linge, la chaudière
et ses auxiliaires, la pompe à chaleur, la climatisation, les appareils de chauffage
électrique, la VMC, l'alarme, les volets roulants, l'arrosage automatique, la piscine, le
portail électrique, etc.
Par exemple : à la salle de bain en détails :
Volumes de sécurité dans la salle de bain :

 Appareillage :
- Aucun appareillage n'est autorisé dans le volume 0 et le volume caché ;
- En volume 1 : seuls peuvent être installés des dispositifs de commande de circuits
TBTS alimentés au maximum en 12 V alternatif ou 30 V continu et dont la source est
installée hors volumes 0, 1, 2 ou volume caché ;
- En volume 2 : idem volume 1 ainsi que :
o Un socle de prise rasoir, alimenté par transformateur de séparation ;
o Des commandes incorporées à des ensembles mobiliers (IPX4) ;
o Un dispositif de connexion luminaire DCL.
- Hors volume : autorisé.
 Les socles de prises de courant installés dans le sol sont interdits.
 Production d'eau chaude :
Chauffe-eau à accumulation : installation hors volume.
Quand impossibilité d'installation dans hors volume :
- Accumulation vertical admis dans volume 2 ;
- Accumulation horizontal admis dans volume 1, placé le plus haut possible ;
Chauffe-eau instantané : possibilité d'installation en volume 1 et 2.
Ce dernier doit alors être alimenté par un câble sans boîte de connexion intermédiaire et le
circuit protégé par un dispositif différentiel 30 mA.
 Luminaires - Appareils de chauffage :
- Non autorisés dans volumes 0 et 1 sauf si alimenté en TBTS ;
- Autorisés en volume 2 si de classe II et protégé par DDR 30 mA.
 Lave-linge / Sèche-linge :
- Non autorisés dans volumes 0, 1 et 2.
En Belgique, les Normes doivent répondre aux règles du RGIE établies par le SPF économie
Un contrôle de l'installation est obligatoire tous les 25 ans et avant la mise en service de
l'installation par un organisme agréé par le SPF économie. Les normes sont nombreuses et
tendent à assurer la sécurité des occupants. Il existe un bon guide d'installation électrique pour
ceux qui font leur installation par eux-mêmes.
Le Japon met en place également à partir des années 1920 ses propres normes industrielles en
créant son propre organisme de normalisation, Japanese Industrial Standard (JIS).
Obligation règlementaire :
L'arrêté du 22 octobre 1969 règlementant les installations électriques des bâtiments
d'habitation imposait leur conformité aux normes NF C 14-100 (Installations de branchement
à basse tension) et NF C15-100 en vigueur au moment de la demande de permis de construire
ou de la déclaration préalable de construction.
L'arrêté du 3 août 2016 (entré en vigueur le 1er septembre 2016) est venu abroger l'arrêté du
22 octobre 1969. Ce nouvel arrêté précise des règles fondamentales minimales auxquelles tout
réseau électrique doit satisfaire. Son article 4 précise que les installations électriques des
bâtiments d'habitation conçues et réalisées selon les prescriptions des normes NF C 15-100 et
NF C 14-100 (pour la partie branchement) sont présumées satisfaire aux objectifs minimums
fixés par ce même arrêté.
Organismes de normalisation :
Les organismes de normalisation sont des organismes reconnus au niveau national ou
international. Ils peuvent être constitués soit par des États, soit par des consortiums
internationaux de professionnels. Dans l'acceptation européenne, la norme émane des
organismes officiels de normalisation.
Liste des codes électriques :
 National Electrical Code a été adopté pour une installation électrique aux États-Unis et
pour le Mexique, le Costa Rica, le Venezuela et la Colombie (Electrical wiring in
North America (en));
 IEC 60364 (en), publié par la Commission électrotechnique internationale, est utilisé
comme base pour les codes électriques dans de nombreux pays européens ;
 Canadian Electrical Code publié par la CSA est utilisé au Canada (Electrical wiring in
North America (en));
 La norme britannique BS 7671 est l’ensemble des réglementations relatives à
l’installation électriques au Royaume-Uni (Electrical wiring in the United Kingdom
(en))
 Norme australienne/néo-zélandaise AS/NZS 3000 :2007 Wiring Rules [archive] est
utilisé en Australie et en Nouvelle-Zélande ;
 NF C 15-100 est utilisé pour les installations basse tension en France ;
 RGIE – Règlement général sur les installations électriques est utilisé pour des
installations en Belgique ;
 AREI – Algemeen Reglement Elektrische Installaties est utilisé pour des installations
en Flandre, en Belgique.
Conclusion :
Pour comprendre les normes électriques Avant de se lancer dans des travaux électriques, que
cela soit un simple changement de prise de courant ou la rénovation complète d’une
installation, il est primordial de bien connaître la réglementation en vigueur. Ces normes vont
permettre de prévoir correctement les travaux et d’être couvert par l’assurance en cas de
sinistre.