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I.

définition
D’après la définition du Conseil de l’Europe :

« Il y a pollution de l'air lorsque la présence d'une substance étrangère ou une variation


importante de la proportion de ses constituants est susceptible de provoquer un effet nuisible,
compte tenu des connaissances scientifiques du moment, ou de créer une gêne. »

 Qu'est-ce que la pollution de l’air ?

La pollution de l'air est un mélange de substances chimiques, de particules et d'autres


éléments présents dans l'air en quantités susceptibles de causer du tort à l'environnement ou
de nuire à la santé ou au confort des humains, des animaux et des plantes.

II. LES PRINCIPALES SOURCES


On pourrait diviser ses causes en deux parties : tout d’abord, celles provenant directement de
la nature, puis celles qui sont dues à une action dévastatrice de l’homme appellée
anthropiques
.

1. Emissions atmosphériques d’origine naturelle


Les incendies de forêt, feux de brousse ou encore le volcanisme peuvent être à
l’origine d’émissions atmosphériques de polluants.
2. Emissions anthropiques
On appelle émissions atmosphériques anthropiques les émissions d’origine humaine. 
La distinction se fait couramment d’après la nature des sources d’émissions (sources
mobiles ou fixes) ou le secteur d’activité. La majorité des activités humaines est à
l’origine, directe ou indirecte, d’émissions de polluants.

a) Installations industrielles ou usines de production d’électricité 


L’industrie est un secteur à l’origine d’une grande partie des émissions atmosphériques.
L’usage de l’électricité n’émet pas de polluants sur le lieu de consommation, mais il génère
très souvent des émissions à l’endroit où cette électricité est produite. Exemples de polluants
émis par ce secteur : dioxyde de soufre (SO2), poussières, métaux, composés organiques
volatils (COV).
b) Transports 
Que le mode de transport soit aérien, maritime ou automobile, il participe aux émissions de
polluants atmosphériques. Exemples de polluants émis par ce secteur : oxydes d’azote (NOx),
particules dans les gaz d’échappement, monoxyde de carbone (CO).

c) Incinérations d’ordures ménagères 


Toute combustion génère des émissions, le brûlage des déchets que ce soit par un particulier
ou dans une installation dédiée est à l’origine de pollutions. Exemples de polluants émis :
métaux, acide chlorhydrique (HCI), dioxines.

d) Agriculture 
Le secteur agricole est responsable d’une partie de la pollution atmosphérique, par l’utilisation
de machines notamment, mais aussi à cause du recours aux produits phytosanitaires ou aux
épandages (émission d’ammoniac). Exemples de polluants émis : poussières, ammoniac
(NH3).
e) Activités domestiques 
En utilisant des produits phytosanitaires, des peintures, des produits ménagers, en cuisinant...
nous émettons tous des polluants atmosphériques. Exemples  de polluants émis : composés
organiques volatils.

f) Chauffage individuel et collectif 


Ce secteur est à l’origine d’une grande partie des émissions dans les régions tempérées.
Les polluants concernés sont généralement le dioxyde de soufre, le monoxyde de carbone, les
oxydes d'azote ou encore les particules fines.
La climatisation génère indirectement des émissions du fait de sa grande consommation
d’électricité mais également si le gaz réfrigérant n’est pas récupéré.

III. Les conséquences


Les conséquences de la pollution sont aussi nombreuses que les polluants ; elles affectent
aussi bien l’être humain lui-même que son environnement.

 Sur la santé

l’homme est directement atteint par cette pollution, surtout parce que l’homme respire et
lorsque l’air est pollué, les polluants entrent dans les poumons, ce qui entraîne une
aggravation des troubles cardiovasculaires et respiratoires, ainsi que des maladies pulmonaires
comme les bronchites, l’asthme, voire le cancer. L’homme est d’emblée atteint de ses
maladies, lorsque son environnement est fortement pollué

PHoTo

Les effets et leur intensité dépendent de la nature du (des) polluant(s), de la dose inhalée, mais
aussi des habitudes (tabagisme…) et de la vulnérabilité des personnes exposées (enfants,
personnes âgées, femmes enceintes, asthmatiques, cardiaques…). Les seuils de sensibilité et
les conséquences à une exposition à la pollution de l’air ne sont pas les mêmes pour tous. Cela
peut se traduire par :

▶ de la gêne et de l’inconfort : picotement des yeux, irritation du nez et de la gorge… ;


▶ des effets plus importants et plus gênants : nausées, toux, troubles respiratoires, aggravation
des symptômes d’asthme, allergies ;

▶ des cas extrêmes : détresse respiratoire et décès.

 Sur l’environnement

 Des rendements agricoles moins bons

Certaines cultures et forêts subissent les effets de la pollution de l’air, ce qui provoque des
baisses de production. Les pertes de rendement peuvent aller jusqu’à 20 %.

 Des bâtiments plus vite dégradés

La pollution de l’air salit et dégrade les matériaux et les bâtiments, entraînant de coûteux
travaux de ravalement et de rénovation. Les atteintes au patrimoine bâti sont parfois
irréversibles

 Des végétaux fragilisés

L’ozone troposphérique peut affecter des végétaux particulièrement sensibles de façon


chronique. La formation de nécroses sur les feuilles peut apparaître en quelques semaines et
se traduit à plus long terme par une dégradation du métabolisme des plantes et une réduction
de leur croissance

• «  Les conséquences de la pollution sont multiples, affectant aussi bien l’être humain
par des maladies tels que le cancer (du poumon ou de la peau), que l’écosystème dans
lequel il vit. Même si la pollution urbaine est un problème quotidien, les pluies acides,
l’effet de serre et la destruction de la couche d’ozone sont des problèmes nettement
plus difficiles à résoudre et qui pourraient être irrécupérables.

IV. Les bons Gestes pour réduire la pollution et


s’en protéger
 Je privilégie la marche, le vélo, les transports en commun ou le covoiturage

Limiter l’usage de la voiture, c’est aussi meilleur pour la santé : un enfant n’est jamais plus
exposé à la pollution de l’air que lorsqu’il est dans la voiture. 

• Modifier les pratiques dans l’industrie et l’agriculture

Les pouvoirs publics ont renforcé leurs exigences envers les industriels :

▶ en consolidant le cadre réglementaire (réduction des valeurs limites d’émissions pour les
installations de combustion…) ;
▶ en taxant les émissions polluantes pour inciter les industriels à utiliser des technologies
moins polluantes.

 Utiliser un chauffage performant

Les anciens systèmes de chauffage au fioul, au gaz et au bois ne sont pas assez performants et
ne permettent pas une bonne combustion: ils consomment beaucoup d’énergie, émettent des
polluants et sont peu efficaces.

 Composter les déchets du jardin ou les utiliser pour faire du paillage.

Cela améliore la fertilité du sol, limite l’arrosage et freine

le développement des mauvaises herbes et l'envol des particules.

 Minimiser ou supprimer l'utilisation des engrais et des produits phytosanitaires.

Des solutions alternatives existent comme le paillage ou l'association de certaines plantes pour
repousser les insectes indésirables

 Diversifier son alimentation et augmenter la part des céréales,

des légumes secs, des fruits et des légumes qui apportent de

nombreux nutriments.

 Consommer moins de viande.

 Privilégier les produits locaux

afin de minimiser l'impact du transport (routier, aérien, maritime).

 Préférer les fruits et légumes de saison

afin de ne pas polluer en chauffant les serres.

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