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UNIVERSITE ABDELMALEK ESSAA

Ecole Nationale de Commerce et de Gestion


National School of Management
Tél.: 039-31-34-87/88/89, Fax: 039-31-34-93, Adresse: B.P 1255 Tanger-Maroc

Examen de fin de semestre


Session de janvier 2012

Niveau  : 1ère année – Semestre 1


Responsable  : Mme. Ghizlan MAMOURI
Epreuve  : T.E.C. Fondamentales 1
Durée  : 1h30

Sujet :
Après une lecture approfondie de l’article ci-joint, proposer la prise de notes
de votre choix.

Un énorme marché pour le business vert


 
· Entreprises privées, gouvernement, ONG et
particuliers concernés

· Développement durable et environnement:


des normes incontournables pour l’entreprise

· Perte de marché, risque-crédit, retard dans la


conclusion de contrats… les conséquences

L’économie verte, voici un concept que


l’entreprise marocaine devra définitivement intégrer
dans son business plan. En effet, «le respect de
l’environnement et le développement sont devenus
un facteur de différenciation pour les entreprises,
qu’elles soient exportatrices ou tournées vers le
marché national». C’est en substance les propos
tenus par Saïd Mouline, président de la
Commission développement durable au sein de la Confédération patronale et directeur
du Centre de développement des énergies renouvelables (CDER).
Mais une entreprise respectueuse de l’environnement peut-elle donc être viable ?
Peut-elle gagner de nouvelles parts de marché en intégrant la dimension
environnementale? Ce sont autant d’interrogations auxquelles Mouline a apporté des
réponses au cours d’une table ronde organisée par la Chambre britannique de
commerce. «En intégrant le souci écologique, les PME doivent être conscientes
qu’elles peuvent être plus compétitives tout en réduisant leurs dépenses», affirme le
président du CDER.
En revanche, «les entreprises qui excluent la dimension environnementale courent
plusieurs types de risques», signale Mouline. Ces firmes risquent en effet de perdre
des parts de marché, une fermeture, voire rater des appels d’offres... Il faut souligner

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également le risque juridique, la dégradation de la cotation, les difficultés liées à l’accès
aux marchés financiers internationaux…
Au Maroc, la CGEM a élaboré une charte de responsabilité sociale de l’entreprise.
Mais pourquoi le privé commence aujourd’hui à intégrer la dimension environnementale
dans ses préoccupations? Il y a d’abord une législation concernant plusieurs domaines
tels que l’eau, la lutte contre la pollution de l’air, la gestion et l’élimination des déchets,
l’obligation de recourir à des études d’impact, la pollution marine… Tout un arsenal
juridique appelé à être renforcé.
En effet, «l’Etat se prépare à être exemplaire en élaborant une charte nationale de
l’environnement et du développement durable. Les entreprises privées devront donc à
leur tour se préparer à cette nouvelle donne», recommande l’expert. La charte, qui est
actuellement en gestation, concerne aussi bien l’Etat à travers ses différentes
institutions, le privé, les ONG que les particuliers. Toutes les parties prenantes seront
impliquées à l’échelle nationale pour enrichir cette charte. Document qui devrait être
signé devant le Souverain en avril prochain.
A préciser que le souci de l’environnement n’est pas lié uniquement au cadre
réglementaire. Les orientations internationales vont également dans ce sens et
s’appliquent aussi bien au secteur public que privé. Par conséquent, les entreprises
nationales sont interpellées en matière de respect de l’environnement, de la législation
en vigueur au Maroc et dans les pays clients… A titre d’exemple, «une société
marocaine de textile a été contrainte de réaliser une station d’épuration parce que son
client britannique l’avait exigé, même si cela n’est pas prévu par la loi marocaine»,
rappelle le président de la Commission développement durable à la CGEM.
Sur un tout autre registre, «l’économie verte sera la 3e économie mondiale car elle
recèle d’importantes opportunités», affirme le directeur du CDER. Pour preuve: le
Maroc ne dispose que de 4 décharges contrôlées alors que chaque ville devrait en
posséder une. De plus, le Maroc ne compte qu’une seule station de traitement des
eaux usées à Marrakech. Toutes les grandes villes devraient être dotées d’une station
identique. Autre niche, le transport en commun. Un secteur où de gros investissements
pourraient être réalisés.

Financement
Pour encourager le développement d’un tissu industriel écolo, plusieurs outils financiers
existent aussi bien sur le plan international que national. «Les industriels doivent se
préparer à solliciter ces financements et à en bénéficier», précise Mouline. Ainsi, la
Banque mondiale a débloqué 750 millions de dollars pour financer le Plan solaire
méditerranéen dans la région MENA.
Aussi, depuis sa création en 1998, le fonds de dépollution industrielle (Fodep) a-t-il
permis de financer 98 projets pour une valeur globale de 480 millions de DH.
Quant au Fonds national de l’environnement (FNE), il a permis de financer une série de
projets dans des secteurs non industriels pour une valeur totale de 230 millions de DH,
en 2009. Un portefeuille de 52 autres projets est également mis en œuvre dans le
cadre de l’Autorité nationale désignée du MDP (AND). Le Maroc devient donc le 2e
pays d’Afrique en matière de MDP (Mécanismes de développement propre). Plusieurs
projets sont déjà identifiés. Ils concernent l’éolien, l’énergie solaire, la gestion de
décharges, l’efficacité énergétique dans l’industrie…
Hassan EL ARIF
 
L’économiste, jeudi 14 janvier 2010.