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Comptabilité approfondie

Profession et cadre comptable


La profession comptable

Cas HEBERT - Corrigé

Cadre de la comptabilité

Note de synthèse

I- Autorité des nomes comptables (ANC)

A) Objectif

La normalisation comptable française était jusqu’en 2010 structurée autour de deux instances:
- Le Conseil national de la comptabilité (CNC), qui a été rénové par le décret 96-749 du 26 août 1996 et
ses textes d'application.
- Le Comité de la réglementation comptable (CRC), doté d'un pouvoir réglementaire, qui a été créé par la
loi portant réforme de la réglementation comptable (loi 98-261 du 6 avril 1998, JO du 7, art. 1 à 5)

Le Conseil national de la comptabilité avait pour mission, en tant qu'organisme consultatif placé auprès
du ministre chargé de l'Economie, d'émettre, dans le domaine comptable, des avis et recommandations
concernant l'ensemble des secteurs économiques.

L’ANC regroupe aujourd’hui en une seule entité les compétences du CNC et du CRC.

L'application obligatoire, depuis 2005, des normes IFRS pour l'établissement des comptes consolidés des
sociétés cotées françaises et de façon facultative pour les autres sociétés a profondément modifié les
enjeux des institutions comptables françaises.
La réforme des organismes de normalisation comptable vise donc à :
- simplifier et améliorer le processus de la réglementation comptable en regroupant toutes les parties
prenantes ;
- consolider les compétences afin de créer un unique régulateur français ;
- donner les moyens et une cohérence à la nouvelle autorité comptable pour s'imposer sur le plan
international face à l'IASB.

B) Structure de la nouvelle entité

L'ANC comprend un collège, des commissions spécialisées et un comité consultatif (ord. art. 2).
Le collège est composé de trois hauts magistrats (issus du Conseil d'État, de la Cour de cassation et de la
Cour des comptes), des représentants de trois régulateurs (AMF, commission bancaire et Autorité de
contrôle des assurances et mutuelles) et de neuf personnes nommées par le ministre chargé de
l'Économie, dont huit pour leurs compétentes en matière économique et comptable et un représentant
des organisations syndicales représentatives des salariés (ord. art. 2).
Son président est désigné par décret pour un mandat renouvelable de 6 ans (ord. art. 2).

C) missions de l'ANC

Les missions de l'ANC sont exercées par le collège (ord. art. 1) :


-> établir sous forme de règlements les prescriptions comptables générales et sectorielles que doivent
respecter les personnes physiques ou morales soumises à l'obligation légale d'établir des documents
comptables conformes aux normes de la comptabilité privée ;
-> donner un avis sur toute disposition législative ou réglementaire contenant des mesures de nature
comptable applicables à ces personnes, élaborée par les autorités nationales ;
-> émettre, de sa propre initiative ou à la demande du ministre chargé de l'Économie, des avis et des
prises de position dans le cadre de l'élaboration des normes comptables internationales ;

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-> veiller à la coordination et à la synthèse des travaux théoriques et méthodologiques conduits en


matière comptable et proposer toute mesure dans ces domaines, notamment sous forme d'études et de
recommandations.
Il pourra déléguer certaines de ces missions à des commissions spécialisées, excepté celle de
réglementation (ord. art. 2).

II- Comité de la réglementation comptable européenne

Afin d'assurer un contrôle politique approprié, le règlement européen a créé un mécanisme


communautaire pour évaluer les normes adoptées par l'IASB, le Comité de réglementation comptable. Ce
Comité, composé de représentants des États membres et présidé par la Commission, décide de l'adoption
éventuelle des normes sur la base de propositions de la Commission.

L'adoption d'une norme comptable internationale en vue de son application dans la Communauté est
soumise à certaines conditions. En premier lieu, son application doit donner une image fidèle et honnête
de la situation financière et des résultats d'une société, ce principe étant apprécié à la lumière des
directives du Conseil, sans impliquer une stricte conformité avec chacune des dispositions de ces
directives. Elle doit aussi répondre à l'intérêt public européen. Enfin, elle doit satisfaire à des critères
fondamentaux quant à la qualité de l'information requise pour l'établissement d'états financiers qui soient
utiles pour les utilisateurs.

Un comité technique comptable fournit son aide et ses compétences techniques à la Commission aux fins
de l'évaluation par celle-ci des normes comptables internationales.

Déjà en place depuis juin 2001 dans le cadre d'une initiative du secteur privé, ce comité technique,
baptisé EFRAG « European Financial Reporting Advisory Group» réunit les principaux acteurs de
l'information financière.

Il intervient en aval pour vérifier la conformité des normes aux prescriptions européennes et en amont
pour défendre les intérêts européens lors de l’élaboration des normes.

III- Normalisation comptable française et normes internationales de l’IASB

A) Pour les comptes consolidés

Pour les sociétés faisant appel public à l’épargne (APE), l’ANC a retenu l’application obligatoire des
normes IAS/IFRS depuis 2005.
Pour les sociétés ne faisant pas appel public à l’épargne (non APE), l’ANC a retenu l’application sur option
des normes IAS/IFRS.

En conséquence, le règlement 99-02 sur les comptes consolidés est maintenu pour les entreprises qui
n'appliqueront pas les normes IAS/IFRS tout en prenant en compte la nécessité de faire évoluer ce
règlement pour se rapprocher des normes IAS/IFRS. Ce règlement a été actualisé en 2005 pour le
rapprocher du référentiel international de l’IASB.

B) Pour les comptes individuels

Compte tenu du contexte institutionnel français, l’ANC a retenu de ne pas proposer l'application des
normes IAS/IFRS dans les comptes individuels.

Le règlement 99-03 relatif au plan comptable général doit évoluer avec le souci d'un rapprochement avec
les normes internationales.

Dès l'année 2000 le Plan comptable général a commencé à être modernisé à un rythme raisonnable et
dans la concertation avec les professionnels. La réforme touche donc toutes les entreprises tenues à des
obligations comptables.
Cette convergence est une véritable remise en cause de nos systèmes de pensée et de pratique
comptable.

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Des changements importants ont été introduits dans le PCG :

- Une définition du coût d'entrée des actifs qui prend désormais en compte des critères économiques ;
- Une durée d'amortissement déterminée par l'utilisation de l'actif par l'entreprise et non plus par les
usages, ce qui déconnecte de la pratique fiscale ;
- La décomposition de la valeur d'origine de certaines immobilisations en composants avec la nécessité
d'anticiper les dépenses de remplacement d'une partie substantielle d'une immobilisation afin de les
comptabiliser comme un composant séparé ;
- La disparition des charges différées et des charges à étaler ;
- La comptabilisation des droits de mutations, honoraires et frais d'actes dans le coût d'entrée des
immobilisations ou en charges sans possibilité d'étalement………………..

L'Administration fiscale a introduit des modifications dans les textes fiscaux afin de prendre en compte
ces changements importants.

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